****E-ACTION PROTESTATION CONTRE LE "STATUT AVANCE" DU MAROC A
L'UE***
http://www.wsrw.org/index.php?cat=133&art=808
http://www.wsrw.org/index.php?cat=133&art=809
******INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. MAURITANIE-COUP D'ÉTAT-MANOEUVRE POUR NEUTRALISER LA MAURITANIE
DANS LE CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL-COMPLICITÉS DES ALLIES DU
MAKHZEN-EVOLUTION DE LA SITUATION
1.1. COMPLICITÉ DU MAKHZEN
- LE JOURNAL (13-IX-2008): Putsch en Mauritanie. La main invisible du
Maroc?
1.2. COMPLICITÉS DES ALLIES DU MAKHZEN
- MAURITANIE-WEB/SUD ONLINE (12-IX-2008): Interview avec le président
Messaoud Ould Boulkheir
1.3. EVOLUTION DE LA SITUATION
- MAURITANIE-WEB (14-IX-2008): Déclaration du Rassemblement des
Forces Démocratiques (RFD)
- MAURITANIE-WEB (13-IX-2008): La rupture entre le RFD et les
putschistes à la Une à Nouakchott
- MAURITANIE-WEB (14-IX-2008): Le Vice-Président du Groupe Socialiste
au Parlement Européen, Monsieur Harlem DESIR, Répond à For-Mauritania
- MAURITANIE-WEB (12-IX-2008): L'AVOMM rejette les concertations
nationales en Mauritanie
1.4. UNE NOUVELLE FOI LE "GSPC" SERT LES INTÊRETS DU MAKHZEN AVEC SES
ATTENTATS-INSTRUMENTALISATION DU TERRORISME POUR ESSAYER DE LÉGITIMER
LE COUP D'ÉTAT EN MAURITANIE
- MAP (15-IX-2008): 12 soldats mauritaniens tués dans un accrochage
avec des éléments présumés d'Al-Qaeda
- AFP (15-IX-2008): Mauritanie: 12 soldats tués dans une embuscade
tendue par Al-Qaïda
2. SAHARA OCCIDENTAL-USA-MAGHREB-LE MAKHZEN ALARMÉ AVEC L'ÉCHEC DE
L'<OPÉRATION WALSUM> ET LES ELECTIONS AUX USA
- LE MATIN (14-IX-2008): McCain-Obama. L'âge au centre du duel
- MAP/LE MATIN (14-IX-2008): Sahara-USA-ONU: Quand le vent souffle
sur les voiles, il ne faut pas rester à quai
- AUJOURD´HUI LE MAROC (15-IX-2008): Condoleezza Rice et Ban Ki-moon
mettent à nu L'<amateurisme> du Polisario.
3. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL
- SPS/EL MOUDJAHID (15-IX-2008): Le PAM achemine plus de 1.000 tonnes
d'orge aux réfugiés sahraouis
- AFP (14-IX-2008): Sahara occidental : plus de 1.000 tonnes d'orge
pour les réfugiés sahraouis (Pam)
4. L'ALGÉRIE, OBSESSION DU MAKHZEN
- LE JEUNE INDÉPENDANT (15-IX-2008): «Kdé haja» ?
- LIBERTÉ (14-IX-2008): Fermeture de la frontière algéro-marocaine.
Les contrevérités de Ben jelloun
- LE JOUR D'ALGÉRIE (14-IX-2008): Ouverture des frontières algéro-
marocaines. Le plaidoyer intéressé de Tahar Benjelloun
5. RUSSIE-ALGÉRIE
- L'EXPRESSION (15-IX-2008): L'AMBASSADEUR DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE
À L'EXPRESSION: «L'Algérie achète nos Migs pour se protéger»
6. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-MYSTIFICATION DU MAKHZEN
- AUJOURD´HUI LE MAROC (15-IX-2008): Le <séparatisme> du Polisario
veut passer directement à la case indépendance en sautant la case
<autonomie> [AVEC NOTE]
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. MAURITANIE-COUP D'ÉTAT-MANOEUVRE POUR NEUTRALISER LA MAURITANIE
DANS LE CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL-COMPLICITÉS DES ALLIES DU
MAKHZEN-EVOLUTION DE LA SITUATION
1.1. COMPLICITÉ DU MAKHZEN
LE JOURNAL
(13-IX-2008)
Putsch en Mauritanie. La main invisible du Maroc?
Le royaume a été l'un des premiers à reconnaître la nouvelle junte
militaire qui a pris le pouvoir en Mauritanie.
Les services de renseignen1ents n1a.rocains auraient-ils été luis au
courant du projet du coup d'Etat?
Après le coup d'État en Mauritanie, survenu le 6 aout dernier, la
communauté internationale est toujours partagée sur la position à
adopter vis-à-vis du nouveau pouvoir.
Si le Maroc a très vite reconnu la nouvelle junte militaire, Alger a
catégoriquement refusé de recevoir des émissaires du nouveau maître
de Nouakchott, Mohammed Ould Abdel Aziz. Le président algérien
Abdelaziz Bouteflika a même affiché son soutien au président déchu,
Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
L'UE a, quant à elle, mis en garde les insurgés mauritaniens contre
le risque d'un «isolement» sur la scène international.
Plus sévères, la France et les Etats-Unis ont décidé de geler une 1)
partie de leur aide destinée à la Mauritanie.
Du coup, le soutien de Rabat soulève nombre de questions:
- où est l'intérêt du Maroc à soutenir le coup d'Etat du 6 août?
- Les renseignements marocains om-ils été mis au courant de cc putsch
avant son instigation?
- Quelle est la nature des liens des putschistes avec le royaume?
Amitiés marocaines
Plusieurs laissent croire que le nouvel homme fort mauritanien
est «l'homme des Marocains». Ce francophile diplômé de l'Académie
militaire de Meknès, où il fut le camarade de promotion d'un autre
putschiste le général Ould Ghazouani, compte plusieurs amitiés
marocaines.
A en croire certaines sources, ses relations avec Mohamed Yassine
Mansouri, le patron de la Direction générale des études et de la
documentation (DGED), et avec le colonel-major Mohamed Maïche, chef
du cinquième bureau, sont réputées très cordiales.
D'ailleurs, le Polisario l'a accusé en décembre 2007 d'avoir organisé
et facilité le retour, via la Mauritanie, d'une centaine de Sahraouis
des camps de Tindouf vers le Maroc. La DGED aurait été même mise au
courant du projet de Mohammed Ould Abdel Aziz.
Une source au ministère de l'Intérieur croit savoir que le nouveau
président mauritanien a effectué, en juin dernier, une visite privée
dans le royaume. La même source nous affirme que le général Ould
Ghazouani s'est rendu lui aussi au Maroc le 26 juillet, soit 11 jours
avant le putsch. Lors de ce déplacement, le chef d'état-major de
l'armée mauritanienne, qui était accompagné de l'ancien attaché
militaire de la Mauritanie à Rabat, aurait informé ses homologues
marocains de la crise politique dans son pays et leur aurait
notamment fait part de l'inquiétude des généraux mauritaniens sur une
possible mainmise des islamistes sur le pouvoir.
Le général Ould Ghazouani aurait également remis à ses interlocuteurs
marocains des fiches détaillées sur les dessous de certains grands
contrats économiques que le gouvernement du président Abdellahi avait
signés avec des opérateurs qataris et australiens et surtout avec
l'Algérie. Il s'agit notamment de la convention paraphée, en 2006,
par les ministères des Travaux publics algériens et mauritaniens pour
le lancement du projet d'une route à trois voies entre Tindouf et
Choum, en Mauritanie. Les enjeux géostratégiques (affaire du Sahara)
et économiques d'un pareil projet ne pouvaient laisser indifférent
Rabat qui, par ailleurs, n'a pas réussi à convaincre le président
Abdellahi de céder au Maroc la gestion déléguée du port de Nouadhibou.
Par ailleurs le report, pour des raisons de sécurité, de la visite de
Mohammed VI à Nouakchott, annoncée l'été dernier à deux reprises, et
le déplacement officiel du patron de la DGED en Mauritanie cinq jours
seulement après le nouveau putsch laisseraient indiquer que Rabat a
été mis au parfum de cet énième coup d'Erat au pays des Chenguittis.
De toute façon, c'est un secret de polichinelle, le Maroc a longtemps
déployé sa machine diplomatique er ses services de renseignements
pour prévoir, voire influer sur tout changement politique en
Mauritanie. Le voisin du sud est un élément central dans l'échiquier
du Maghreb, même un arbitre dans le rapport de force qui oppose le
Maroc à l'Algérie dans cette région.
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1.2. COMPLICITÉS DES ALLIES DU MAKHZEN
http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=5256
Interview avec le président Messaoud Ould Boulkheir
Date : 12/09/2008 à 10:06:58
Messaoud Ould Boulkheir, le président de l'Assemblée nationale
mauritanienne interrogé, trouve que la récente sortie du chef de
l'Etat sénégalais, Me Abdoulaye Wade sur la situation qui prévaut
dans son pays depuis le parvis de l'Elysée « est terriblement gênante
pour la Mauritanie militante ». Interpellé en outre sur une issue
possible du blocage institutionnel et politique du pays, il préconise
un retour à la légalité constitutionnelle comme seule alternative
crédible .
M . Messaoud Boulkheir, vous êtes de président de l'Assemblée
nationale de la Mauritanie, quel est l'état des relations entre
l'Assemblée nationale et la junte militaire ?
Ce sont des relations mi-figue, mi-raisin. L'Assemblée nationale est
divisée, éclatée entre parlementaires qui soutiennent le putch, et
d'autres qui s'en tiennent à l'arrêt constitutionnel. Je fais partie
de ces derniers, qui sont en fait les premiers bien évidemment. Les
relations entre les légalistes et la junte n'existe pas en matière de
rapport fonctionnel, de service, parce que nous ne reconnaissons pas
la junte, nous ne reconnaissons pas le gouvernement en place et donc
nous n'avons pas de rapport de quelque nature. Par contre, des
députés qui leur sont favorables, essaient, dans l'illégalité, tout
comme fonctionne la junte militaire, de faire fonctionner l'Assemblée
nationale, par le biais du premier Vice-président. Une session
extraordinaire a été soi-disant convoquée illégalement par le Général
et les députés essaient de régler, de trouver en fait un fond de
légalité à ce coup d'Etat. Ils n'y arrivent apparemment pas, parce
que depuis qu'ils ont commencé à étudier le problème, ils vont de
report en report. On ne se sait réellement pas si cela va aboutir à
quelque chose. En tous les cas, l'étau se resserre autour et de plus
en plus, ils se rendent compte que c'est une voie sans issue.
Quelle va être l'issue de ce blocage ?
L'issue de ce blocage ? On ne sait pas ! Il faudrait qu'il y ait une
sortie de crise et chacun a son point de vue. Pour l'écrasante
majorité de la population, pour une partie des parlementaires, une
partie des partis politiques, les plus progressistes et les plus
dynamiques, il n'y a pas de sortie de crise sans le retour à l'ordre
constitutionnel. Nous souhaitons que le Président de la République
reprenne la plénitude de ses fonctions, qu'une fois cela acquis,
qu'on essaie maintenant de trouver une sortie qui puisse se faire
autour d'un consensus général. On a dit qu'on était ouverts, qu'il
n'y avait pas de sujet tabou. Pour les tenants de l'autre sortie de
crise pourrait être de rééditer le circuit des autres processus qui
ont été mis en œuvre : débats, reconnaissance de la junte et puis lui
laisser un délai de supervision, et venir enfin à des élections qui
seront certainement contrôlées pas eux, avec des candidats choisis
par eux.
C'est un cycle que l'on voudrait voir banni pour de bon, et c'est la
raison pour laquelle nous le rejetons en bloc. Pour nous, il n'a pas
possibilité de concertation, de discussions, sauf le retour à l'ordre
constitutionnel.
Que vous inspire cette déclaration de Me Wade qui, du perron de
l'Elysée, déclare que la junte militaire est « sur la bonne voie »,
c'est-à-dire en perspective d'organiser des élections libres et
transparentes ?
En vérité, vous me mettez très mal à l'aise, parce que je ne voudrais
pas avoir l'affront de commenter les déclarations du doyen des Chefs
d'Etats de l'Afrique. Je suis un Africain, j'ai le respect du droit
d'aînesse, et je ne voudrais en aucun cas paraître pour effronté.
Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une déclaration qui
gêne profondément la Mauritanie militante, qui gêne profondément la
Mauritanie démocratique. Ce sont des propos auxquels on ne
s'attendait pas, surtout de sa part lui, qui est un voisin, qui est
une partie de nous-mêmes. La Mauritanie est une partie du Sénégal, et
vraiment c'est surprenant de sa part, et c'est très gênant. C'est le
moins que l'on puisse dire. Nous pensons que de tels propos auraient
pu être tenus justement par quelqu'un qui habite à 10 mille
kilomètres de la Mauritanie et pas par quelqu'un qui n'est séparé de
la Mauritanie que par un filet d'eau, et qui n'ignore en rien, la
réalité des choses et la sensibilité d'une telle situation.
Ayant choisi malheureusement le côté qu'il a choisi,le moins qu'on
puisse dire c'est que cela nous gêne profondément. Nous aurions voulu
tous, de part et d'autres, Sénégalais et Mauritaniens, de veiller sur
la bonne entente, la fraternité, sur la solidarité qui ont toujours
caractérisé nos rapports, et que nous devrions renforcer.
Par cette déclaration, bien évidemment, je crains que beaucoup de
choses puissent être remises en cause. Il n'est pas dit que ce
pouvoir auquel il apporte sa caution ne puisse faire long feu. IL y a
un autre aspect qui me parait pernicieux, c'est de faire cette
déclaration sur le perron de l'Elysée, comme pour laisser entendre
que le gouvernement français, appuie en tout ou partie, cette
déclaration.
Nous tenons à affirmer que la position du gouvernement français est
enregistrée et en bonne place. Elle est dans le sens du progrès, dans
le sens de la légalité et de l'ordre constitutionnel. Et ceci fait
que nous ne doutons pas que cela sera confirmer d'un moment à
l'autre, par cette France, qui pour nous occupe une très grande place
dans nos cœurs, parce qu'elle fait partie de nous même.
sudonline.sn
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1.3. EVOLUTION DE LA SITUATION
http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=5262
Déclaration du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD)
Date : 14/09/2008 à 17:42:01
Le Comité Permanent du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD)
s'est réuni le 12 Septembre 2008 sous la présidence de M. Ahmed Ould
Daddah, Président du Parti, à l'effet d'examiner un point unique à
l'ordre du jour : la situation politique actuelle du pays et les
perspectives de sortie de crise.
A cette occasion, le Président du Parti a présenté au Comité
Permanent un compte-rendu détaillé des rencontres, contacts et
initiatives qu'il a menés depuis l'événement du 06 Août 2008 avec le
Président du Haut Conseil Etat (HCE), les leaders des partis
politiques, les émissaires des partenaires extérieurs ainsi que des
résultats des concertations des groupes RFD au niveau de l'Assemblée
Nationale et du Sénat avec leurs homologues.
A la suite de ce compte-rendu et après une analyse approfondie de la
genèse de la crise qui prévaut actuellement, le Comité Permanent
rappelle que celle-ci trouve ses origines dans les errements passés
du régime déposé le 06 Août 2008 par le HCE, errements au sujet
desquels le RFD avait tiré, à maintes reprises et en temps opportun,
toutes les sonnettes d'alarme, en vain.
En ces circonstances particulières qui interpellent la conscience de
tous les patriotes mauritaniens à quelque bord qu'ils appartiennent,
le Comité Permanent réitère le profond attachement du RFD à l'unité
nationale, à la stabilité du pays, à la justice, à la paix sociale et
à l'épanouissement de notre peuple dans tous les domaines. Il
rappelle que ces nobles objectifs ne peuvent être atteints et
garantis que par le retour rapide au fonctionnement normal et
régulier des institutions constitutionnelles, consécutif à la tenue
d'élections présidentielles libres, transparentes et sincères. Ainsi
serait parachevé l'édifice constitutionnel avec un régime civil
authentiquement démocratique, jouissant de la pleine légitimité
populaire et du soutien indispensable de la communauté
internationale. Notre pays ne peut, en effet, être exposé ni
s'exposer à une quelconque menace d'embargo international.
Du reste, en considérant le 06 Août 2008 que son action s'inscrit
dans le cadre d'un redressement d'une situation de dérapage, le Haut
Conseil d'Etat s'est engagé à remettre le processus démocratique sur
les rails.
Dès le début et avec l'apparition des prémices de la crise actuelle,
le RFD n'a cessé de renouveler, avant et après le 06 Août 2008, ses
appels pressants à tous les acteurs de la scène nationale concernés
afin que l'intérêt supérieur de la Mauritanie et la raison puissent
l'emporter définitivement sur les contingences subjectives ou
partisanes, par l'instauration, sans retard, d'un large dialogue
national sincère en vue d'une sortie consensuelle de cette crise.
En réaffirmant sa ferme volonté de jouer pleinement son rôle dans ce
dialogue nécessaire ainsi que son entière disponibilité vis-à-vis du
HCE, du Parlement, des Partis politiques, en premier lieu ses alliés,
de la Société civile et des Partenaires au développement, le RFD
rappelle que pour la réussite d'un tel dialogue, il convient de bien
baliser le chemin en tenant compte de certains préalables, notamment :
1. la définition d'une période transitoire raisonnable ;
2. la non-candidature aux élections présidentielles des membres des
Forces Armées et de Sécurité en service au 06 Août 2008 ;
3. la formation d'un gouvernement d'union nationale chargé de gérer
la période transitoire ;
4. les leçons à tirer du blocage de l'ordre constitutionnel ayant
conduit au 06 Août 2008 et des aspects négatifs des journées
nationales de concertation de 2005.
Nouakchott le 12 Septembre 2008.
Le Comité Permanent
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http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=5260
La rupture entre le RFD et les putschistes à la Une à Nouakchott
Date : 13/09/2008 à 19:10:52
Nouakchott, (PANA via Mauritanie-web ) - Le début de rupture entre le
Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et les partis politiques
favorables au coup d'Etat militaire du 6 août, a été le principal
sujet commenté cette semaine par la presse mauritanienne.
Dans son éditorial du jeudi, le quotidien Biladi estime que «le front
pro- putsch se lézarde gravement avec le refus du Rassemblement des
forces démocratiques (RFD) d'entériner tout projet de sortie de crise
qui n'interdirait pas aux militaires de se présenter à la prochaine
élection présidentielle».
Le journal a déploré «une absence totale de projet d'avenir fiable de
la part des nouveaux tenants du pouvoir».
«Front des soutiens au coup d'Etat : la rupture est consommée», écrit
le quotidien L'Authentique dans son édition du jeudi.
«Le RFD suspend toute concertation avec les supporters du coup d'Etat
et ne prendra pas part à la séance plénière pour l'adoption d'une
feuille de route en vue d'une solution de sortie de crise», ajoute le
journal.
Evoquant «l'inéligibilité des militaires, Quotidien de Nouakchott
annonce la décision du principal parti de l'opposition de suspendre
sa participation à la coordination pro-putsch.
«Sans le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et le Front
national pour la défense de la démocratie (FNDD), une alliance de
cinq partis politiques opposés au coup d'Etat, les états généraux de
la démocratie prévus pour la fin du mois de septembre n'auront aucun
sens dans la mesure où ils regrouperont des forces politiques pour
lesquelles les désirs des militaires ont force de loi», estime le
journal.
Dans son commentaire, le quotidien Nouakchott-Info a mis l'accent sur
l'opposition du RFD la candidature des militaires lors de la
prochaine présidentielle dont la date n'a pas été fixée.
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http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=5261
Le Vice-Président du Groupe Socialiste au Parlement Européen,
Monsieur Harlem DESIR, Répond à For-Mauritania
Date : 14/09/2008 à 16:28:13
Le Vice-Président du Groupe Socialiste au Parlement Européen a
adressé une lettre en réponse à un courrier de For-Mauritania. Le
courrier en question traitait de la préparation de la résolution du 4
septembre votée par le Parlement Européen et malhonnêtement exploitée
par la junte militaire.
For-Mauritania, dans ce courrier qu'elle avait aussi adressé à
l'ensemble des Présidents et Vice-Présidents de groupe, attirait
l'attention des parlementaires sur le danger des ambiguïtés que
comporte le projet de résolution dont For-Mauritania s'était procuré
une copie.
Dans sa réponse à For-Mauritania, le Vice-Président Harlem Désir,
précise que "La résolution condamne par ailleurs sans équivoque le
coup d'Etat et demande le retour à la légalité constitutionnelle.
Elle demande également l'ouverture d'un dialogue politique,
conformément à l'article 96 des accords de Cotonou, qui pourrait
déboucher sur une remise en cause de la coopération de l'Union
européenne avec la Mauritanie."
Et voici le texte de cette réponse/
Nous vous remercions pour votre email, et nous comprenons vos
interrogations au sujet de cette résolution commune et de la position
de l'Union européenne à propos de la crise mauritanienne.
Néanmoins nous voudrions vous signaler que cette résolution co-signée
par des membres du Groupe Socialiste Européen, est conforme à la
position de l'Union européenne qui a soutenu la transition
démocratique et les élections présidentielles. Celles-ci ont ainsi
été validées par la communauté internationale et par les observateurs
européens.
La résolution condamne par ailleurs sans équivoque le coup d'Etat et
demande le retour à la légalité constitutionnelle. Elle demande
également l'ouverture d'un dialogue politique, conformément à
l'article 96 des accords de Cotonou, qui pourrait déboucher sur une
remise en cause de la coopération de l'Union européenne avec la
Mauritanie.
Espérant avoir répondu à vos attentes,
Bien cordialement,
Bureau parlementaire de Harlem Dés
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http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=5257
L'AVOMM rejette les concertations nationales en Mauritanie
Date : 12/09/2008 à 10:07:37
Paris, France (PANA via Mauritanie-web) - L'Association des veuves et
orphelins des militaires mauritaniens (AVOMM) a exprimé jeudi à Paris
son opposition aux journées de concertations nationales proposées par
le Premier ministre mauritanien Yahya Ould Mohamed Laghdaf pour
sortir leur pays de la crise politique née du coup d'Etat du 6 août
dernier.
«Ces journées de concertation ne sont qu'une farce imaginée par un
pouvoir en quête de légitimité. C'est de la poudre aux yeux. Nous
sommes farouchement opposés sur le fond et sur la forme de ces
journées», a déclaré le président de l'AVOMM, Ousmane Sarr.
S'exprimant au cours d'une conférence de presse, il a soutenu
que «les seules vraies assises nationales mauritaniennes ont eu lieu
en novembre 2007 sous le régime du président Sidi Ould Cheikh
Abdallahi démocratiquement élu par l'ensemble du peuple mauritanien».
«Toutes les sensibilités avaient été conviées à ces assises. Des
questions importantes comme l'unité nationale, le retour des
réfugiés, le passif humanitaire avaient été librement et largement
débattues. Nous ne croyons pas à d'autres assises nationales, surtout
pas celles organisées par une junte militaire», a poursuivi M. Sarr.
Il a souligne ses vives inquiétudes face à la remise en cause des
acquis du régime déchu sur le retour des Mauritaniens réfugiés au
Sénégal et au Mali après les émeutes inter-communautaires de 1989.
«Respectant sa promesse électorale, le président Ould Cheikh
Abdallahi a fait revenir au pays près de 5.000 réfugiés sous l'égide
du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR)», a
déclaré M. Sarr.
«Tout ce gigantesque effort est à présent remis en cause par les
putschistes. Le chef de la junte, le général Abdel Aziz, n'a parlé à
aucun moment des réfugiés et du passif humanitaire. Ce silence en dit
long sur la position de la junte sur ces questions sensibles», a
ajouté le président de l'AVOMM.
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1.4. UNE NOUVELLE FOI LE "GSPC" SERT LES INTÊRETS DU MAKHZEN AVEC SES
ATTENTATS-INSTRUMENTALISATION DU TERRORISME POUR ESSAYER DE LÉGITIMER
LE COUP D'ÉTAT EN MAURITANIE
http://www.map.ma/fr/sections/last_monde/12_soldats_mauritani/view
12 soldats mauritaniens tués dans un accrochage avec des éléments
présumés d'Al-Qaeda
Nouakchott, 15/09/08 - Douze soldats mauritaniens ont été tués dans
un accrochage avec des éléments présumés d'Al-Qaïda au Maghreb
islamique, lundi matin, apprend-on de sources concordantes à
Nouakchott.
L'accrochage s'est produit près de la localité de Tourine, à 850 km
au nord de Nouakchott, entre une patrouille de routine de l'armée
mauritanienne et des éléments présumés d'Al-Qaida, précise-t-on de
mêmes sources.
Dans cette même zone désertique, des éléments armés appartenant à la
même filière avaient attaqué en juin 2005 une caserne de l'armée
mauritanienne, faisant 17 morts et 39 blessés.
Dernière modification 15/09/2008 13:03
--------------------->
http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=5267
Mauritanie: 12 soldats tués dans une embuscade tendue par Al-Qaïda
Date : 15/09/2008 à 15:40:50
NOUAKCHOTT (AFP) — Douze soldats mauritaniens qui patrouillaient dans
l'extrême nord de la Mauritanie ont été tués lundi dans une embuscade
tendue par "des éléments de l'ex-GSPC" (rebaptisé Branche d'Al-Qaïda
au Maghreb islamique), a-t-on appris de source sécuritaire.
L'unité mauritanienne était "en mouvement de patrouille ordinaire sur
la frontière nord" quand l'attaque s'est produite, près de la
localité de Tourine, à 70 km à l'est de la ville de Zouérate, selon
la même source.
L'attaque a fait 12 morts côté mauritanien, a-t-elle ajouté, sans
préciser si les assaillants avaient subi des pertes.
La patrouille était "composée de 22 à 23 militaires" dont une dizaine
ont regagné leur base au terme de l'attaque, a indiqué la même
source, selon laquelle un convoi militaire fait actuellement route
vers la frontière marocaine pour se rendre sur les lieux de
l'attaque, la plus grave depuis trois ans.
En 2005, le Groupe salafiste de prédication et de combat (GSPC)
algérien avait revendiqué l'attaque menée contre une base militaire
dans le nord-est de la Mauritanie, qui avait fait quinze morts, deux
disparus et 17 blessés dans les rangs de l'armée et cinq morts parmi
les assaillants.
A la mi-août, le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI),
Abdelmalek Droukdel, avait exhorté les Mauritaniens à se "préparer à
la guerre".
Il avait estimé, dans un communiqué diffusé sur internet, que les
auteurs du coup d'Etat en Mauritanie, perpétré le 6 août, avaient
probablement eu "l'approbation de l'Amérique, de la France et
d'Israël".
Fin août, le chef présumé de la branche mauritanienne d'Al-Qaïda, El
Khadim Ould Esseman, avait appelé les musulmans à ne pas
reconnaître "le régime mécréant" dirigé à Nouakchott par le général
Mohamed Ould Abdel Aziz, dans une lettre rédigée en prison et
transmise à l'AFP.
Pays réputé calme, la Mauritanie s'était trouvée fragilisée par trois
attaques terroristes fin 2007-début 2008 qui avaient fait sept morts -
quatre touristes français et trois militaires mauritaniens.
Début avril, en périphérie de Nouakchott, des échanges de tirs entre
forces de l'ordre et jihadistes présumés s'étaient soldés par la mort
d'un policier et de deux islamistes.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. SAHARA OCCIDENTAL-USA-MAGHREB-LE MAKHZEN ALARMÉ AVEC L'ÉCHEC DE
L'<OPÉRATION WALSUM> ET LES ELECTIONS AUX USA
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=111&id=98130
McCain-Obama
L'âge au centre du duel
Le candidat démocrate serait trop jeune et le républicain trop vieux
Publié le : 14.09.2008 | 14h26
«Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait», disait Montaigne (1533-
1592). Ce dicton populaire est presque repris dans la campagne des
élections présidentielles américaines. Le candidat démocrate Barak
Obama est trop jeune et donc ne possède pas d'expérience politique.
John McCain, lui, aurait 72 quand il prêterait serment. Il serait le
plus vieux président américain pour un premier mandat. C'est ce
qu'ont indiqué des participants au duplex en direct de Paris-Rabat-
Casablanca, organisé jeudi 11 septembre, à «Dar América» dans la
capitale économique du Royaume pendant lequel une minute de silence a
été observée pour rendre hommage aux victimes des attentats du 11
Septembre 2001 de New York.
«M. McCain à 72 ans s'il est élu, il sera le plus vieux président
américain. Aux Etats-Unis, selon des statistiques, il ressort qu'à
partir de 60 ans, il y a de grande chance d'attraper la maladie
d'Alzheimer. Par ailleurs, c'est un homme qui a fait la guerre du
Vietnam et qui soutient Bush dans sa guerre en Irak. C'est quelqu'un
qui reste prisonnier des schémas de pensée qui ont prévalu au 20e
siècle.
En revanche, M. Obama, lui, propose de rompre avec tout passé. C'est
un produit du 2Ie siècle. C'est un homme hors pair qui a fréquenté
les grandes universités et au lieu d'intégrer les cabinets
d'affaires, il a préféré faire le travail social.
C'est un candidat idéal non seulement pour l'Amérique, mais pour le
monde entier», ont indiqué des invités à cette rencontre. Lors de ce
direct un participant de Rabat est prêt à voter pour Obama, mais il
reste réticent pour la simple raison que l'expérience politique du
candidat démocrate reste limitée. « Face à cet handicap et s'il est
élu président, l'entourage d'Obama a-t-il prévu de le renforcer ?»,
lance un universitaire. «C'est chose faite, puisque ce dernier a
choisi un très bon colistier, en l'occurrence, Joseph Biden, malgré
ses erreurs du passé. Au même moment, tout le staff qui a accompagné
l'ancien président Bil Clinton pendant ses deux mandats a rejoint
l'équipe sénateur de l'Illinois. Ce sont des personnes expérimentées
et qui ne s'occuperont des combats idéologiques. Dans l'histoire des
Etats-Unis, il y a eu des présidents qui avaient des CV bien remplis,
mais n'ont pas réalisé de grandes choses», a répondu de Paris une
représentante du candidat démocrate qui a ajouté que cette année les
Américains s'intéressent davantage aux élections et il faut éviter de
tomber dans le ridicule comme lors de l'illustre affaire de la fille
de Sarah Palin, la colistière républicaine, tombée enceinte alors
qu'elle est encore mineure.
Pour ce qui est de la politique étrangère des deux candidats, il
semble que McCain est bien décidé à suivre la Real Politique, chère
aux républicains et que ses idées restent figées. Au moment où de
plus en plus de gens disent qu'il faut sortir de l'Irak, lui continue
d'affirmer vouloir gagner cette guerre, dont l'ennemi n'est pas
toujours identifié.
Obama, lui, veut mettre fin à ce conflit pour se concentrer sur
l'Afghanistan. Car c'est de cette région que partent des armées
de «jihadistes» pour aller combattre sur d'autres champs de bataille.
Quant à la gestion de la crise géorgienne, pour les démocrates, les
républicains ont toujours continué à percevoir la Russie, avec des
lunettes du 20e siècle, comme lorsqu'il y avait l'Union soviétique.
Mais dans cette bataille à la magistrature suprême, les républicains
semblent usés par les huit années de mandats de Bush. Toujours sur le
registre extérieur, des intervenants ont voulu savoir quelle sera la
politique des deux candidats au Maghreb et surtout comment se
comportera Obama, lui, qui fréquente les dirigeants du Polisario ?
Pour le moment, Washington est préoccupé par ce différend qui bloque
toute coopération économique dans cette région. Un Américain vient
d'être nommé par le Secrétaire général des Nations unies pour
relancer les négociations.
Enfin, dans tout ce duel, y-a-t-il risque d'un vote raciste ? Sur ce
registre, il semble que la société américaine aujourd'hui est bien
mûre. D'après les sondages du New Times-CBS et de Fox News publiés
tous deux le 20 août, près d'un Américain sur deux se décidera le
jour du vote en fonction des programmes économiques et de l'emploi,
loin devant la guerre en Irak et le terrorisme. Pour McCain, la
relance économique passe par le libre commerce en étendant les zones
de libres échanges du Maroc à l'Afghanistan, sauf pour les Etats qui
soutiennent le terrorisme.
L'évolution de l'électorat
A mesure que se rapproche l'échéance des élections 2008, l'électorat
américain se trouve dans une situation unique et tumultueuse. Les
sondages montrent que la majorité des Américains sont hostiles à la
guerre dans laquelle le pays est engagé. Près de six ans après le 11
septembre 2001, la crainte d'une nouvelle attaque terroriste continue
de planer sur la conscience collective du public. Par ailleurs,
l'attitude des électeurs face à une panoplie de dossiers de politique
intérieure dénote une inquiétude croissante.
La grogne qui gagne le public a pour toile de fond un cynisme de plus
en plus prononcé à l'égard des dirigeants élus et dont l'unique
contrepoids est le sentiment que seule la puissance institutionnelle
du gouvernement des Etats-Unis a les moyens de surmonter les défis de
notre époque.
Par Rachid Tarik | LE MATIN
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http://www.map.ma/fr/sections/boite4/sahara-usa-onu___qua/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=98118
Sahara-USA-ONU: Quand le vent souffle sur les voiles, il ne faut pas
rester à quai
.- Par Abdelkrim El-Mouss -. Rabat, 14/09/08-
La déclaration jeudi du porte-parole du département d'Etat soulignant
que la position des Etats-Unis sur la question du Sahara, reste
inchangée, à valeur de rappel à l'ordre, à l'endroit de ceux qui ont
bizarrement décelé dans les propos à Rabat de Mme Condoleeza Rice, un
changement de cette position, oubliant ou feignant d'oublier, que
toute diplomatie qui se respecte, ne peut avoir en un laps de temps
extrêmement court, un comportement à la girouette tournant dans tous
les sens au gré de la force et de la direction des vents, qui plus
est, sur une question, en l'occurrence celle du Sahara, inscrite
depuis fort longtemps en bonne place sur l'agenda international.
Les Etats-Unis avaient exprimé clairement, et de manière solennelle,
au Conseil de Sécurité, à Washington, et partout ailleurs à diverses
occasions, leur soutien à la proposition marocaine d'un statut
d'<autonomie> au Sahara, sous <souveraineté du Royaume>, proposition
qu'ils considèrent comme "sérieuse et crédible", deux qualificatifs
entonnés également et à plusieurs reprises au Conseil de sécurité et
à l'Assemblée générale de l'ONU, instance suprême de régulation
internationale.
Tout récemment encore, plus précisément au mois de juin dernier, le
président George W.Bush avait réitéré cette même position dans une
lettre adressée à 'SM' le Roi Mohammed VI où il affirme textuellement
que l'<autonomie> sous <souveraineté marocaine> est la <seule>
solution <réaliste> au conflit du Sahara, et qu'un Etat indépendant
au Sahara, n'est guère une option <réaliste>.
La position américaine à ce sujet n'a donc pas changé d'un iota.
Prétendre le contraire par le biais d'une entreprise 'nauséabonde'
de 'désinformation', c'est renouer de nouveau avec cet "art" si
sombre qui consiste à brouiller les pistes et à répandre la brume sur
les repères.
De fait, sur la question du Sahara, la Maison Blanche ne fait que se
ranger du côté de la 'légalité' internationale décrétée par le
Conseil de Sécurité dans ses résolutions pertinentes, débattues et
votées à l'unanimité de ses membres.
Toutes convergent dans leur lettre et dans leur esprit, vers une
seule et même approche pour la solution du problème du Sahara, lequel
ne peut trouver dénouement, selon ces mêmes résolutions que par
une "solution politique" négociée, étant entendu, que dans leurs
documents officiels, les Nations Unies avaient déjà écarté l'idée du
référendum, qui s'est avéré totalement inapplicable après maintes
tentatives et une perte considérable de temps et d'énergie, tout
comme elles avaient estimé 'irréaliste' toute option indépendantiste,
conclusion à laquelle est parvenu M. Peter Van Walsum, à l'époque
envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, après plusieurs
visites dans la région, quatre rounds de négociations et divers
entretiens avec une multitude de responsables à tous les niveaux.
Cette conclusion est consignée en termes claires dans son deuxième
rapport 'approuvé' par le Conseil de sécurité, et explicitée dans son
exposé oral devant cette même instance qui l'a avalisée.
Il s'en est suivi une approbation internationale en plusieurs salves.
Pour les Nations Unies, il ne restait donc sur la table de
négociation que la proposition marocaine de statut d'<autonomie>,
comme idée centrale ouverte à la discussion et au débat de fond.
Quand Mme Condoleeza Rice parle de "nouvelles idées", ce que la
presse 'algérienne' qui n'est pas à sa première incartade,
a 'absurdement' interprété comme un revirement américain, elle
entendait par là, ce débat de fond auquel le Maroc appelle de ses
voeux sur la base de l'idée centrale d'autonomie.
Ceux qui ont constamment l'oeil en trou de serrure, sont pourtant
mieux placés pour savoir que le Maroc n'a jamais prétendu que sa
proposition, par ailleurs bien packagée, était un prêt à porter, à
prendre ou à laisser. Il s'agit plutôt d'une vaste plate-forme aux
contours mûrement réfléchis, susceptible d'être améliorée, enrichie,
complétée et éventuellement remodelée avec un seul 'préalable non
négociable', celui de la 'souveraineté' du Maroc sur l'<intégralité>
de 'son' territoire.
Toute idée nouvelle susceptible de fructifier le dialogue, de
permettre aux négociateurs de penser plus haut et de voir plus loin,
sera la bienvenue. C'est l'esprit même de la proposition marocaine.
Le chemin de la 'raison' est donc tout indiqué. Reste le courage
politique à enclencher pour s'y engager résolument.
Pour l'heure, il paraît toutefois que l'Algérie et le Polisario se
montrent plutôt dans l'<incapacité> de se projeter hors de l'approche
indépendance, synonyme pour elle d'autodétermination, une 'bien
curieuse assimilation' qui n'existe dans 'aucun' lexique politique ou
juridique à travers les âges.
Quand le Conseil de sécurité appelle dans sa dernière résolution,
au "réalisme et au sens du compromis", il entend par là qu'aucune
partie ne doit être réfractaire au devoir d'adaptation aux réalités
nouvelles sur le terrain, aucune partie ne doit rester sourde et
insensible au consensus international dûment construit et exprimé,
aucune partie ne doit vivre dans une bulle, totalement coupée de son
environnement immédiat et lointain.
De toute évidence, les joutes oratoires chassent les propos de fond,
tout autant que le discours carré tue le langage commun, annihile la
convivialité et la fraternité à travers lesquelles il importe de voir
le présent et d'entrevoir l'avenir.
Le problème du Sahara reste aux yeux de tous une épine enfoncée dans
la chair maghrébine. L'extraire au plus vite, est un devoir de tous,
s'affranchir de cet affrontement stérile entre deux pays frères, le
Maroc et l'Algérie, est une urgence, redonner espoir et perspectives
aux peuples maghrébins est un impératif de tout premier plan, une
espérance à ne pas fossoyer.
Dernière modification 14/09/2008 10:49
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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details63893.html
Condoleezza Rice et Ban Ki-moon mettent à nu L'<amateurisme> du
Polisario.
La position américaine sur l'affaire du Sahara n'a pas changé. La
précision est faite par le porte-parole du département d'Etat
américain, Sean McCormack, personnellement, lors d'un point de
presse, à Washington, et à travers une déclaration officielle écrite
qui a été remise aux représentants des médias, vendredi 12
septembre. «Notre position sur la question du Sahara reste inchangée.
Nous pensons qu'une certaine forme d'autonomie mutuellement acceptée
est la seule solution réaliste pour le Sahara Occidental», indique le
document américain. Une réponse claire, directe et ferme, aux
gesticulations de la direction du Polisario qui s'est permis ces
derniers jours d'affirmer, dans des déclarations officielles, que le
département d'Etat américain a changé de position sur la question du
Sahara en abandonnant son attachement à la 'solution' de
l'<autonomie>.
Jeudi 11 septembre, l'agence de presse du Polisario diffusait une
déclaration de l'ambassadeur polisarien à Alger, Brahim Ghali,
prétendant que la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice a
rejeté la proposition marocaine d'<autonomie> lors de sa visite à
Rabat, dernière étape de sa tournée maghrébine. La même déclaration
est rapportée, le même jour, par l'agence espagnole EFE. «Les propos
de Rice représentent un signe pour le Maroc à coopérer pour une
reprise des négociations substantielles sous les auspices de l'ONU»,
a déclaré l'ex-ambassadeur du Polisario à Madrid. Pour renforcer
cette lecture, trop personnalisée, des déclarations de Mme Rice au
Maroc, Brahim Ghali s'est basé sur ce qu'il a présenté comme une
analyse des observateurs marocains. En fait, «le temps est venu pour
résoudre ce problème», une déclaration faite par la responsable
américaine à Rabat, a été interprétée par un relais médiatique du
Polisario au Maroc comme un «changement de la position des USA sur le
conflit du Sahara». Mais, au-delà du fait qu'il s'agit d'une
lecture 'malhonnête' des déclarations, pourtant claires, de Mme Rice
au Maroc, Brahim Ghali montre encore une fois l'<amateurisme>, voire
l'<enfantillage>, de ceux qui gèrent l'affaire du Sahara tant à Alger
qu'à Tindouf. Car, au lendemain de ces déclarations 'hasardeuses', le
porte-parole du département d'Etat américain faisait le point en
rejetant sommairement les allégations du Polisario sans même citer
cette entité ni lui accorder une place dans le communiqué.
Mais, au moment où les agences de presse diffusaient le communiqué
américain, le Polisario était toujours sous le choc d'une autre gifle
qu'il venait d'encaisser. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-
moon, a lui aussi anéanti toutes les thèses polisariennes sur le
départ de l'ancien médiateur onusien pour le Sahara. Au moment où les
dirigeants de Tindouf – et leur relais médiatique au Maroc,
évidemment – chantaient victoire en affirmant que le secrétaire
général de l'ONU s'est plié aux exigences du Polisario en «limogeant»
son envoyé personnel, M. Ki-moon a tenu à préciser lors d'une
conférence de presse, jeudi 11 septembre à New York, que M. Van
Walsum était parti 'de son propre gré' et que le secrétaire général
n'avait jamais demandé son départ. «Je voudrais apporter une
clarification. Ce n'était pas ma décision de ne pas proroger son
contrat», a-t-il précisé avant de rendre hommage au diplomate
hollandais. «L'ancien Envoyé personnel a fait preuve d'une 'grande
habilité de leadership', d'<engagement> et de 'beaucoup de passion'
pour résoudre ce problème de longue date», a-t-il conclu.
En l'espace de 24 heures seulement, le Polisario a essuyé deux échecs
successifs dans ses tentatives schizophréniques de faire croire à une
victoire qui n'a jamais existé. Brahim Ghali, devrait apprendre,
grâce à ces deux gifles, que dans la diplomatie, il existe une grande
différence entre la réalité et les fantasmes.
Le 15-9-2008
Par : Omar DAHBI
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3. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=2546
http://www.elmoudjahid.com/em/monde/15195.html
Le PAM achemine plus de 1.000 tonnes d'orge aux réfugiés sahraouis
Alger, 15/09/2008 (SPS) Le Programme alimentaire mondiale (PAM) des
Nations unies a annoncé dimanche avoir acheminé un "lot historique"
de 1.008 tonnes d'orge aux réfugiés sahraouis, qui vivent depuis 1975
dans des camps près de la ville de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).
"C'est seulement la deuxième fois que le PAM a fait l'achat d'orge
depuis sa création en 1963 et ceci est le plus gros lot d'orge que le
PAM n'a jamais acheté", a déclaré le représentant du PAM en Algérie,
M. Richard Dalrymple, dans un communiqué de presse cité par l'Agence
de presse algérienne (APS).
"Lors de ma première visite dans les camps de réfugiés en janvier,
nos bénéficiaires m'ont demandé de l'orge qui est très prisé dans le
cadre de leur régime alimentaire traditionnel", a-t-il ajouté. "Je
suis ravi que le PAM fût en mesure de répondre aussi rapidement à
leur demande", s'est-il félicité.
M. Darlymple a expliqué que "vu que l'orge coûte beaucoup moins cher
que la farine de blé, le PAM peut fournir une quantité plus
importante à ce moment précis où les prix des produits alimentaires
sont élevés, tout en répondant aux préférences des bénéficiaires, ce
qui satisfait les parties".
Le PAM "collabore avec les autorités algériennes et celles du Sahara
occidental pour assurer une plus grande diversité des rations pour
les réfugiés. Outre l'orge, le riz sera fourni prochainement et
d'autres produits de base sont en cours de considération", a-t-il
assuré.
Le PAM, ajoute le communiqué, "travaille étroitement avec le Haut
commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le Croissant rouge
algérien et le Croissant rouge sahraoui avec l'appui immuable du
gouvernement algérien pour améliorer le service fourni à ses
bénéficiaires".
"C'est un parfait exemple sur ce qu'un bon partenariat avec un
objectif commun peut réaliser en s'assurant que les moyens de
subsistance soient maintenus pour les populations les plus
vulnérables", s'est réjouit le PAM.
"Outre les 125.000 rations alimentaires générales mensuelles fournies
aux réfugiés, le PAM fournit également 10.000 rations alimentaires
supplémentaires aux enfants souffrant de malnutrition et aux femmes
enceintes et mères allaitantes ainsi que 27.000 étudiants des écoles
primaires qui reçoivent des biscuits énergétiques en guise de
goûtés", indique le texte.
Le PAM est "le plus grand fournisseur d'aide humanitaire dans le
monde et, à la demande du gouvernement algérien, assiste les réfugiés
du Sahara occidental depuis 1986. Durant tout ce temps, le PAM a
fourni une assistance d'une valeur de plus de 160 millions de
dollars", conclut le communiqué.
Plus de 165.000 Sahraouis vivent dans les camps de réfugiés. Le
Croissant rouge sahraoui (CRS) a déploré à plusieurs reprises le
retard accusé dans l'acheminement de l'aide humanitaire provenant des
Nations unies. "Seulement 34 % des aides humanitaires provenant des
Nations unies aux réfugiés humanitaires sont arrivés et nous n'avons
plus de stock de sécurité", avait déclaré en juin le président du
CRS, M. Bouhoubeini Yahia, rappelle-t-on. (SPS)
020/090/700 150915 SEPT 08 SPS
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http://www.toutsurlalgerie.com/suite_sinformer.php?id=4794
Sahara occidental : plus de 1.000 tonnes d'orge pour les réfugiés
sahraouis (Pam)
Par AFP , le 14/09/2008 | réactions : 0
Le Programme alimentaire mondial (Pam) vient de fournir plus de mille
tonnes d'orge aux réfugiés sahraouis vivant depuis 1975 près de
Tindouf, a annoncé dimanche l'organisation
onusienne dans un communiqué à Alger. «C'est seulement la deuxième
fois que le Pam a fait l'achat d'orge depuis sa création en 1963 et
ceci est le plus gros lot d'orge que le Pam ait jamais acheté»,
précise le représentant du Pam en Algérie, Richard Darlymple, dans ce
communiqué.
Cette céréale, qui entre dans le cadre du régime alimentaire
traditionnel sahraoui, "coûte beaucoup moins cher que la farine de
blé et le Pam peut en fournir une quantité plus importante au moment
précis où les prix des produits alimentaires sont élevés", ajoute le
responsable du Pam. Outre "l'orge, du riz sera fourni prochainement
et d'autres produits de base sont en cours de considération", a-t-il
assuré.
Le Pam fournit également 125.000 rations alimentaires générales par
mois aux réfugiés, ainsi que "10.000 rations alimentaires
supplémentaires aux enfants souffrant de malnutrition, aux femmes
enceintes et mères allaitantes ainsi qu'aux 27.000 écoliers du
primaire sous forme de biscuits énergétiques", a-t-il rappelé. Le Pam
a fourni une assistance d'une valeur de plus de 160 millions de
dollars depuis 1986, date à laquelle son aide aux réfugiés du Sahara
occidental a commencé, à la demande du gouvernement algérien.
Plus de 165.000 Sahraouis vivent dans les camps de réfugiés. Le
Croissant rouge sahraoui (CRS) a déploré à plusieurs reprises le
retard accusé dans l'acheminement de l'aide humanitaire provenant
des Nations unies. "Seulement 34% des aides humanitaires provenant
des Nations unies aux réfugiés humanitaires sont arrivés et nous
n'avons plus de stock de sécurité", avait déclaré en juin le
président du CRS, Yahia Bouhabini Yahia, cité par l'agence APS.
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4. L'ALGÉRIE, OBSESSION DU MAKHZEN
http://www.jeune-independant.net/pages/commentaire.htm
Commentaire
«Kdé haja» ?
de Mohamed Zaâf
Tahar Benjelloun est un écrivain marocain francophone décoré, comme
le célébre général Bellounis, de la légion d'honneur par une France
reconnaissante mais non repentante. Tahar Benjelloun s'intéresse lui
aussi à la question des frontières. Un sujet à la mode au Maroc et en
France. Donc, comme son roi, il demande à ce que les frontières
sautent. Il trouve absurde qu'on puisse aujourd'hui fermer une
frontière. «A bas les frontières, laissez les jeunes des cinq pays de
la région créer un seul et grand Maghreb, uni démocrate et moderne»,
lance-t-il dans une générosité bonne pour les étals mais
préventivement mise à nue, en mars dernier, par notre ministre de
l'Intérieur Yazid Zerhouni. «Il n'est pas question de construire un
Maghreb où certains seront gagnants et d'autres perdants. Le Maghreb
ne se limite pas au Maroc et à l'Algérie. Tous les peuples qui le
composent doivent y trouver leur place», disait Zerhouni. Des propos
à la générosité moins obèse que celle de l'intellectuel mais qui
démontrent que la vision d'un flic d'Algérie peut être plus profonde,
plus correcte, plus équitable.
Si Benjelloun se prenait un laps de temps entre quat'z'yeux, il se
rendra peut-être compte qu'il est injuste et surtout contreproductif
de denier l'existence d'un sixième peuple, le peuple sahraoui, dans
notre Maghreb ? Lui qui parle de créer un ensemble «uni, démocratique
et moderne» trouve-t-il normal qu'on dénie à un peuple le droit de
s'autodéterminer ? Un droit qui figure dans toutes les résolutions
pertinentes de l'ONU et de notre organisation continentale.
Absolument toutes.
Et puis, Benjelloun pourra-t-il soutenir que la proposition marocaine
d'<autonomie> est aussi démocratique que celle du Polisario qui ouvre
totalement le jeu ? Dans son interview de jeudi dernier à
l'hebdomadaire italien l'Espresso, l'écrivain reprenait mot à mot les
paroles du roi exprimées dans son discours de juillet dernier. La
fermeture des frontières «est vécue par les deux peuples comme une
sanction collective, incompatible avec les liens de fraternité
historique, avec les exigences d'un avenir commun et les impératifs
de l'intégration maghrébine», disait notamment Mohammed VI.
Des personnalités politiques françaises commercialisent d'ailleurs le
même produit. On dit la situation «absurde» et on veut que les
frontières sautent, mais on ne pipe mot sur «le mur de la honte» qui
sépare du Nord au Sud le Sahara occidental en deux. Un mur de
conception sioniste mais qui se distingue des remparts israéliens par
les champs de mines qui le longent et empêchent les membres d'une
même famille de se réunir.
Jamais Benjelloun n'a consacré ne serait-ce qu'une syllabe à cet
ouvrage d'art que des Européens étaient venus dénoncer sur place.
Benjelloun a le don d'omettre de dire ce qu'il faut dire et de
discourir sur les ragots. Ne prétendait-il pas en mai dernier, dans
ce même hebdomadaire italien, que l'Algérie «vise à travers la
création d'un Etat sahraoui, sous son égide, à accéder à
l'Atlantique… ». Benjelloun était allé jusqu'à avancer que l'Etat
algérien «ne supporte pas l'idée que son voisin marocain ait une
double ouverture sur la mer». Alger s'accommoderait très bien du cas
espagnol mais pas de celui du Maroc, il le jalouse. Une pensée à
traduire en 30 langues à l'instar de ses livres qui, comme prétendait
Sarkozy, «parlent à des hommes innombrables sur toute la surface de
la terre ou presque». Sacré Sarkozy !
M. Z.
mohamed_zaaf@...
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=99604&titre=Les%
20contrevérités%20de%20Ben%20jelloun
(Dimanche 14 Septembre 2008)
Fermeture de la frontière algéro-marocaine
Les contrevérités de Ben jelloun
Par :Rubrique Radar
"Le côté absurde de cette situation est que l'Algérie et le Maroc se
considèrent comme des pays frères, ils partagent une histoire dont
les destins se sont croisés à plusieurs reprises, notamment durant la
guerre d'indépendance algérienne, lorsque le Maroc servait de
deuxième ligne pour les combattants du Front de libération nationale
(…) Peu à peu, cette fraternité s'est transformée en inimitié, non
déclarée, en raison de la délicate question du Sahara." Cette
déclaration est de l'écrivain marocain Tahar Ben jelloun. Dans un
entretien publié jeudi dernier par l'hebdomadaire italien L'espresso,
Ben jelloun estime que l'ouverture des frontières demeure la seule
solution pour parler d'un Maghreb uni et impute cette défaillance au
gouvernement algérien. Et si Benjelloun regardait du côté du royaume
chérifien ?
--------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/140908/une/Lejour.htm
Ouverture des frontières algéro-marocaines
Le plaidoyer intéressé de Tahar Benjelloun
Le Maroc ne sait plus à quel saint se vouer ni quelle partie
solliciter pour persuader Alger d'accepter la réouverture de ses
frontières ouest fermées depuis 1994 après que Rabat eut accusé ses
forces de sécurité d'être impliquées dans une fusillade dans un hôtel
de Marrakech.
En effet, après le souverain marocain (discours de son intronisation
prononcé le 30 juillet), les responsables politiques, entre autres
communiqués des AE marocaines en date du 20 mars 2008 et appel du PJD-
opposition parlementaire, les amis et alliés occidentaux) c'est au
tour, ce vendredi, de l'écrivain marocain Tahar Benjelloun de prendre
le relais et de développer un plaidoyer en faveur de cette
réouverture sur les colonnes de l'hebdomadaire italien l'espresso.
selon lui, l'ouverture des frontières algéro-marocaines donnera
l'opportunité aux jeunes des cinq pays de la région de «créer un
seul et grand Maghreb, uni, démocrate et moderne». Et d'ajouter qu'il
est de son point de vue «absurde» que des pays frères comme
l'Algérie et le Maroc qui «partagent une histoire dont les destins se
sont croisés à plusieurs reprises, aient vu peu à peu cette
fraternité se transformer en inimitié, non déclarée, en raison de la
délicate question du Sahara». L'écrivain oubliera de dire toutefois
dans cet entretien que c'est la position marocaine sur ce dossier qui
est une entrave à la normalisation des relations algéro-marocaines et
à l'édification de l'Union pour le Maghreb arabe. Dans son plaidoyer,
il soutiendra que «face à l'Union européenne, il est dans l'intérêt
des Etats maghrébins de s'unir, du moins sur les plans économique et
culturel, afin de créer une entité pouvant se comporter de façon
efficace par rapport aux européens pour le bien-être des peuples»,
relevant que l'ouverture des frontières «ne signifie pas baisser la
garde sur le volet du terrorisme, des trafiquants et des pirates : la
police, les forces de l'ordre et les douaniers seront toujours
présents pour filtrer et contrôler les passagers». Il a aussi
indiqué que «le fait d'empêcher un touriste d'aller passer ses
vacances de l'autre côté de la frontière, interdire la circulation
des produits culturels, ressemble fort à une sanction : les Algériens
et les Algériennes sont punis par un gouvernement qui exclut toute
possibilité d'aller en vacances dans le pays voisin, un pays qu'ils
aiment, mais que leur Etat dépeint comme un ennemi». Ce qui est
absolument faux. De même pour les produits culturels marocains. Pour
preuve, les cassettes d'artistes chérifiens sont vendues librement et
ces derniers sont conviés à tous les festivals ou manifestations
culturelles internationales organisées en algérie. En fait, c'est ce
qui fait le plus mal au Maroc. C'est ce manque à gagner pour leur
économie, qui se chiffre en millions de dollars, occasionné par la
fermeture des frontières terrestres. Benjelloun ne peut aussi
ignorer que les douaniers et policiers marocains sont très peu
regardants lorsque ce sont les quantités de plus en plus importantes
de kif, d'armes ou autres produits prohibés qui sont introduites en
Algérie. De même qu'ils sont d'un laxisme sans faille lorsque les
denrées alimentaires, les carburants, subventionnés par l'Etat
algérien, sont ramenés au Maroc. Et puis faut-il aussi lui rappeler
que l'Algérie n'a jamais empêché ses ressortissants d'aller faire du
tourisme dans le royaume. Pour ce faire, quiconque le veut peut
prendre l'avion. Les frontières aériennes sont ouvertes. Seules ses
frontières terrestres sont fermées et le demeureront jusqu'au jour où
les autorités algériennes décideront du contraire. Dernièrement, le
ministre des Affaires étrangères algérien Mourad Medelci a déclaré
qu'Alger avait l'ambition d'ouvrir ses frontières avec le Maroc dans
l'avenir, sans pour autant fixer la moindre échéance. Une
réouverture toutefois conditionnée, a-t-il ajouté,«mais il convient
de réunir les conditions idoines à travers la concertation et le
dialogue permanents» entre les deux pays. Le même discours que
tiennent tous les responsables algériens .
Par Nadia kerraz
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5. RUSSIE-ALGÉRIE
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-09-15/56272.html
L'AMBASSADEUR DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE À L'EXPRESSION: «L'Algérie
achète nos Migs pour se protéger»
15 Septembre 2008 - Page : 2
L'ambassadeur de la Fédération de Russie en Algérie revient
longuement dans cet entretien accordé à L'Expression sur les
relations entre les deux pays. Son Excellence Alexander Egorov estime
qu'il est tout à fait du droit de l'Algérie de renforcer son
potentiel militaire pour assurer sa sécurité. La polémique née suite
à l'affaire des Mig-29 est résolue, à en croire notre interlocuteur
suite à la dernière visite effectuée par le Président algérien en
Russie. M.Alexander Egorov s'étale sur le conflit au Caucase. Il
affirme que son pays n'a aucune visée expansionniste dans la région,
mais avertit que la Russie ne tolèrera pas de guerre sur ses
frontières.
L'Expression: L'Algérie et la Russie ont signé un accord de
partenariat stratégique en 2001, le premier du genre passé avec un
pays arabe ou africain. Peut-on faire le bilan de ce partenariat sept
ans après?
Alexander Egorov: Nos relations avec l'Algérie évoluent très
positivement. Durant les deux législatures de M. Poutine, il y a eu
au total cinq rencontres entre les deux présidents des pays
respectifs. Les relations ont repris après le creux affiché durant
les années 90, qui s'explique par le fait que les deux pays furent
occupés par les affaires internes qu'elles soient politiques ou
économiques. La vision de nos dirigeants est en totale concordance
sur les questions globales de sécurité dans le monde.
Bien évidemment, notre partenariat est stratégique dans le domaine
énergétique dans la mesure où les deux pays sont exportateurs et
producteurs de pétrole et de gaz. En octobre, nous avons adressé une
invitation au président du Parlement algérien. On organise très
prochainement une exposition des pays arabes à Moscou, en marge de
laquelle une rencontre est programmée entre le conseil d'hommes
d'affaires russes et la délégation algérienne.
L'accord d'armement signé entre la Russie et l'Algérie a soulevé
beaucoup de polémique. Les Mig 29 sont remplacés par les Sukhoi. Les
analyses se sont multipliées sur ce contrat. Est-ce que le dossier
est clos?
Je n'aimerais pas spécialement parler de cette question. C'est un
dossier confidentiel géré par les deux Etats. C'est à la partie
algérienne d'apprécier la qualité de cet accord. Je tiens à souligner
néanmoins que la coopération entre les deux pays dans le domaine
sécuritaire, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, est
très intéressante. Et elle va continuer.
Pensez-vous que la Russie a respecté les engagements auxquels elle a
souscrit dans l'accord d'armement?
Les deux chefs d'Etat se sont félicités en février du bon niveau de
coopération dans ce domaine. Si les dirigeants apprécient le
partenariat de cette manière, cela ne peut qu'être très rassurant.
La coopération militaire entre l'Algérie et la Russie n'est pas vue
d'un bon oeil par nos voisins. Certains pays n'ont pas hésité à
exprimer leurs craintes sur le potentiel militaire algérien. Que
pensez-vous?
La coopération militaire entre l'Algérie et la Russie n'est pas
dirigée contre un pays. L'Algérie a le droit de renforcer son
potentiel militaire. De garantir sa sécurité et sa souveraineté et de
préserver ses richesses. Tout cela se fait dans le cadre du respect
bien évidemment des règles internationales. Sur ce point, il n' y a
rien à reprocher aux deux nations. La Russie et l'Algérie développent
des relations tout à fait légitimes pour le bien des deux pays et
pour la sécurité régionale et internationale. La même coopération est
affichée dans le domaine de la sécurisation du marché énergétique.
L'option de l'Opep du gaz est-elle mort-née?
Là aussi, je rassure que notre coopération n'est pas dirigée contre
qui que ce soit. Les pays producteurs et exportateurs de gaz n'ont
pas l'intention de créer un monopole sur le marché. Mais il est tout
à fait de droit, de notre droit de nous concerter dans ce domaine
sachant les coûts très élevés des investissements que nécessite ce
secteur. Il est aussi très logique qu'on tente par tous les moyens de
défendre nos intérêts. Les pays importateurs le font, pourquoi devons-
nous nous résigner à dialoguer?
Cette concertation sera-t-elle sanctionnée par la création d'une Opep
du gaz?
Pas spécialement. A l'heure actuelle nous sommes en train de voir
comment consolider cette activité. Et comment réagir si les pays
européens décident d'instaurer une organisation des pays importateurs
de gaz. Bien évidemment, notre réponse ne saurait tarder. En
attendant, il est dans l'intérêt de la Russie et des pays
producteurs, notamment l'Algérie, de poursuivre les concertations.
L'accord signé entre Gazprom et Sonatrach portant sur la prospection,
l'extraction, le transport et la commercialisation du gaz naturel
établi en 2006 patine. Est-il remis en cause?
Gazprom n'a pas de représentation à Bruxelles mais a ouvert récemment
un bureau à Alger. Cela démontre l'intérêt réciproque que portent les
deux pays au partenariat énergétique.
L'Algérie a signé des accords de coopération nucléaire pacifique avec
la France et les USA. Un projet en perspective avec la Russie?
Il y a effectivement un accord en préparation. Son lancement dépendra
de l'Algérie.
La coopération économique reste le maillon faible du partenariat
algéro-russe. Comment expliquez-vous cela?
En effet, le volume des échanges commerciaux ne dépasse pas le seuil
de un milliard de dollars. Un niveau que nos deux présidents
respectifs jugent trop bas. Ce niveau s'explique par le fait que
l'Algérie n'exporte pas de gaz (un produit qui représente l'essentiel
de ses exportations), vers la Russie. Aussi, les importateurs
algériens préfèrent acheter le matériel russe de France pour réduire
les frais de transport. Mais, nous avons signé un accord très
intéressant dans le domaine du transport pour la modernisation du
réseau ferroviaire de la capitale. J'espère que d'autres accords
suivront.
Venons-en maintenant si vous voulez, à l'actualité européenne et plus
précisément les derniers développements de la situation en Géorgie.
L'accord UE-Russie signé le 13 août a semblé avoir quelques
difficultés d'application. Mercredi, le chef de la diplomatie russe,
M.Lavrov, a accusé les dirigeants européens d'avoir dénaturé ce texte
en évoquant un déploiement des observateurs internationaux sur «tout
le territoire géorgien». Or, Moscou estime que le texte initial
exclut l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. Est-ce le retour à la case
départ dans cette crise?
Tout d'abord, je souhaite exprimer les sincères regrets de mon pays
face à cette nouvelle guerre qui s'est déclenchée au Caucase. Une
guerre provoquée par nos amis géorgiens qui, instruits par les
Américains et d'autres pays occidentaux, ont employé la force contre
notre armée. Nos peuples, ceux d'Abkhazie, de Géorgie, et d'Ossétie
ont de tout temps vécu ensemble sans la moindre animosité. Des
milliers de Géorgiens vivent en Russie sans être inquiétés.
Honnêtement, l'on n'arrive pas à saisir la politique des dirigeants
de Tbilissi. Concernant maintenant l'accord signé le 13 août,
j'aimerais de prime abord apporter une précision. Ce n'est pas la
Russie qui a remis en cause son contenu. Mais c'est l'Union
européenne, représentée par le président français, qui semble avoir
reculé. Les deux parties, la Russie, en sa qualité de pays garant de
la sécurité dans la région en conflit, et M.Nicolas Sarkozy, dont le
pays assure la présidence de l'UE, se sont entendus le 8 août sur des
principes. Une fois partis de Moscou, nos amis français ont procédé à
des modifications du texte. Pis, à Tbilissi, M.Sarkozy a exhibé un
autre accord, qui porte la touche des Américains. La même démarche
fut adoptée pour le deuxième accord auquel vous faites allusion,
signé le 12 septembre. Ce n'est pas sérieux. Qui a donné le droit à
M.Sarkozy de revoir ces clauses. Nous nous sommes entendus sur le
fait que les observateurs internationaux soient déployés sur le
territoire géorgien, or l'Ossétie et l'Abkhazie n'appartiennent pas à
ce territoire. Ce sont deux entités indépendantes. Cela n'empêchera
pas la Russie de continuer le dialogue avec ses partenaires.
La communauté internationale juge alarmante, dangereuse et non
conforme au droit international la décision de la Russie de
reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.
Comment jugez-vous ces positions? Pensez-vous réellement que d'autres
pays appuieront dans l'avenir cette décision? Quel est l'intérêt de
cette indépendance si elle n'est pas entérinée officiellement par la
communauté internationale?
La reconnaissance de la Russie suffit pour que ce peuple continue à
vivre en paix. Pour qu'il continue à exister. Est-ce que vous pensez
sérieusement que quelqu'un va venir de Bruxelles pour mourir pour la
cause de l'Ossétie ou de l'Abkhazie? Non, bien sûr! Si nos amis
pensent que nous sommes prêts à reculer sur cette reconnaissance, ils
se trompent éperdument. La Russie ne fera pas marche arrière. La
reconnaissance de l'indépendance de ces deux entités vise à rétablir
la paix dans la région qui a connu trois guerres parce que les
dirigeants géorgiens, incités et armés à chaque fois par les
Américains, s'entêtent à régler le conflit par la force. Certains
observateurs évoquent les visées expansionnistes de la Russie qui
projetterait, selon eux, d'occuper une partie ou même la totalité de
la Géorgie. Cela n'a pas de sens. Bien au contraire, nous avons donné
l'indépendance à la Georgie et nous ne voulons pas la reprendre. Mais
la communauté internationale, les USA en premier lieu, doit savoir
que mon pays ne tolérera pas une guerre sur ses frontières. Venons-en
maintenant au droit international, j'aimerais poser cette question à
nos amis: qu'est-ce que les Kosovars, avec toute l'estime qu'on leur
doit, ont plus que les Ossètes et les Abkhazes? Pourquoi obliger les
deux peuples à vivre sous la coupe d'un Etat qu'ils rejettent.
Cela nous amène à parler de la présence militaire russe dans la
région...
Nous nous sommes entendus avec la communauté internationale sur un
agenda pour quitter la Géorgie. Nous avons entamé cette opération qui
s'étalera jusqu'au 10 du mois d'octobre avec l'espoir, bien sûr, que
les autorités de Tbilissi respectent leurs engagements en faisant
rentrer leur armée dans les casernes et en cessant les agressions
contre les deux entités indépendantes. La Russie n'a pas l'intention
d'occuper une partie de la Géorgie. Nous n'avons aucun intérêt à
rester là-bas. Concernant l'Ossétie et l'Abkhazie, c'est là un
dossier que nous allons discuter avec nos partenaires.
Qu'en-est-il de la présence d'observateurs internationaux en Abkhazie
et en Ossétie du Sud?
La décision finale revient aux deux peuples. Mais, je suis persuadé
que ce déploiement sera rejeté pour une raison très simple: les
observateurs qui sont déjà sur le terrain depuis quelques années
n'ont pu empêcher les agressions contre ces deux entités.
La Russie ne peut accepter un système mondial où les décisions sont
prises «par les seuls Etats-Unis», a déclaré le président russe
Dmitri Medvedev. Par ailleurs, les Etats-Unis envisagent de
réexaminer leurs relations avec la Russie, en annonçant leur
intention d'annuler l'accord de coopération nucléaire civile avec
Moscou, en réponse à la situation prévalant en Géorgie. L'Europe
tente de temporiser en favorisant le dialogue. La tension qui règne
entre la Russie et l'Occident, depuis le déclenchement de la crise au
Caucase nous rappelle étrangement la guerre froide. Les relations
internationales connaîtront-elles, selon vous, des changements ou des
modifications suite à cette crise?
Le temps de la guerre froide est totalement révolu. Nous ne sommes
plus dans la même conjoncture. Mais il est tout à fait normal que
chaque pays essaie de défendre et de préserver ses intérêts, sans,
bien évidemment, piétiner les règles internationales qui régissent
les relations entre les pays. La Russie ne peut tolérer que ses
soldats, envoyés dans la région nantis d'armes légères dans le cadre
des opérations de maintien de la paix, soient attaqués par l'armée
géorgienne équipée par les Américains et certains pays. La Russie a
dû riposter d'une manière adéquate. Je réitère que ce n'était pas
dans le but d'occuper une parcelle du territoire de la Géorgie, ni de
détruire les infrastructures ou les villes géorgiennes. Nous n'avons
pas le même plan que nos amis de l'Otan qui ont induit en ex-
Yougoslavie une guerre systématique, détruisant les villes et les
infrastructures de base. Cette guerre ainsi que le conflit en Géorgie
ont démontré les limites du système international de sécurité. Ils
mettent en relief la tendance de certaines puissances mondiales à
défendre leurs intérêts contre vents et marées. Pour cette raison, la
Russie propose à ses partenaires de se mettre autour d'une table pour
renforcer et moderniser le système international de sécurité. A
commencer par l'Europe.
Les principes existent, il suffit de les consolider. Il s'agit du
respect de l'intégrité territoriale et du droit des peuples à
l'autodétermination. Comment concilier ces deux principes? Autrement
dit, comment permettre au peuple de décider de sa destinée sans
toucher à l'intégrité territoriale des pays? Dans le cas du Kosovo on
n'a pas voulu conserver l'intégrité territoriale de la Serbie. Pour
quelle raison faut-il le faire avec la Géorgie si les peuples ossète
et abkhaze veulent leur autonomie.
Poutine a prévenu que la Russie va suspendre certains des engagements
pris dans le cadre de sa procédure d'adhésion à l'Organisation
mondiale du commerce (OMC) dans les secteurs de l'agriculture et de
l'assemblage industriel. De son côté, le président russe Dmitri
Medvedev affirme que la Russie est prête à aller jusqu'à une «rupture
des relations» avec l'Otan si l'Alliance atlantique ne veut plus
coopérer. Ses menaces constituent-elles une arme de guerre pour faire
fléchir l'Occident? Ou s'agit-il de réelles mesures que la Russie
compte entreprendre à l'avenir?
Non, la Russie n'a pas émis des menaces, mais l'on conçoit mal que
des décisions qui nous concernent soient prises en dehors de mon
pays. Les USA ont tout à fait le droit de réexaminer leurs relations
avec la Russie. Chose que nous sommes en mesure de faire aussi. Si
l'OMC juge nécessaire de revoir les accords contractés avec mon pays,
nous opterons certainement pour la réciprocité. Maintenant,
concernant l'Otan, la rupture des relations ne portera aucun
préjudice à la Russie. Bien au contraire, c'est l'Otan qui va pâtir
de cette mesure parce qu'elle a besoin des bases militaires russes
pour transférer son armada militaire en Afghanistan où elle mène une
guerre.
La Russie ne craint pas l'isolement?
Honnêtement, pensez-vous qu'on peut isoler la Russie? Bien sûr que
non. Aucun pays ne peut l'endiguer. Personne n'a intérêt à le faire.
Quelques années auparavant, la Russie aurait eu la même position dans
cette crise? Aurait-elle pu afficher la même résistance face à la
communauté internationale?
Peut-être que non. Mais en relations internationales, il y a des pays
qui s'effritent, d'autres qui se consolident.
La Russie appartient sans aucun doute à la deuxième catégorie.
Entretien réalisé par Achira MAMMERI
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6. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-VIEILLE MYSTIFICATION DU MAKHZEN
http://www.aujourdhui.ma/bonjour-details63891.html
Le <séparatisme> du Polisario veut passer directement à la case
indépendance en sautant la case <autonomie>
Les forces centrifuges en œuvre en Espagne tendent à s'accélérer. Le
séparatisme basque et catalan, notamment, multiplie les attaques
contre Madrid. Ces séparatismes manifestent de plus en plus fermement
leur volonté de vouloir délier leur destin de celui de la nation
espagnol. C'est une vraie épreuve politique pour le pouvoir central
espagnole d'autant plus que ces régions bénéficient d'une autonomie
très avancée qui leur confère, sur la forme et sur le fond, des
pouvoirs quasi «étatiques». Mais il est connu que tout système
autonomique — une perversité endogène — a, naturellement, vocation,
d'autant plus qu'il marche bien, à demander constamment davantage
d'autonomie et ce jusqu'à la réalisation d'une séparation totale. Il
porte cela en ses gènes. C'est, aujourd'hui, le cas catalan et basque.
Le <paradoxe> espagnol veut que tout ce qu'ils refusent pour eux, ils
sont enclins à vouloir <nous l'imposer>. Madrid refuse le séparatisme
en Espagne mais <le préconise> pour le Maroc.
[NOTE: LE MAKHZEN CHERCE À CONFONDRE L´'OPINION PUBLIQUE SUR LE
CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL QUI EST UN CONFLIT DE DÉCOLONISATION,
PAS DE SÉPARATISME]
La société espagnole est une société moderne et de progrès mais elle
s'accommode du fait colonial espagnol au Maroc. Les exemples sont
nombreux qui vont, par exemple, de la gestion du fait migratoire à
l'exploitation de ressources halieutiques. Le <séparatisme> du
Polisario, quant à lui, veut passer directement à la case
indépendance en sautant la case <autonomie>. Or, l'<autonomie> est la
<meilleure> — et l'<unique> — <solution> pour sortir les <séquestrés>
de Tindouf de l'impasse inhumaine dans laquelle ils sont maintenus et
trouver une solution durable au problème.
Pour le reste, 'tout' le monde sait, aujourd'hui, que le Maroc ne se
défera jamais du tiers de 'son' territoire pour le donner <à
l'Algérie par Polisario interposé>. C'est en ce sens que le cas
catalan et le cas basque sont différents. Notre problème à nous
c'est qu'il met en jeu un Etat voisin, soutenant les <séparatistes>,
qui cache mal ses appétits sur ce territoire puisqu'il a été jusqu'à
proposer le partage. C'est dire.
Le 15-9-2008
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
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