****E-ACTION PROTESTATION CONTRE LE "STATUT AVANCE" DU MAROC A
L'UE***
http://www.wsrw.org/index.php?cat=133&art=808
http://www.wsrw.org/index.php?cat=133&art=809
******INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm
S O M M A I R E
1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU
1.1. PRESSE ONUSIENNE
- ASSEMBLÉE GÉNERALE/DÉPARTMENT DE L'INFORMATION (9-X-2008): LA
COMMISSION DES QUESTIONS POLITIQUES SPÉCIALES ET DE LA DÉCOLONISATION
ENTEND DES INTERVENTIONS CONCERNANT LE SAHARA OCCIDENTAL ET LA
NOUVELLE-CALÉDONIE
1.2. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS (11-X-2008): Francesco Bastagli: "Il est temps que l'ONU trouve
une solution au problème du Sahara occidental"
- SPS (10-X-2008): Les groupes des pays africains et des Caraïbes
appellent à la décolonisation du Sahara occidental
1.3. PRESSE MAROCAINE
- MAP/LE MATIN (10-X-2008): "Autonomie" pour la "région" du Sahara,
Une démarche "démocratique" bénéficiant d'un "large soutien international"
- MAP/LE MATIN (11-X-2008): ONU-Afrique: Plusieurs délégations se
dissocient d'une "prétendue" déclaration faite au nom du groupe
africain sur le Sahara
- MAP/LE MATIN (11-X-2008): Le Sénégal réitère son soutien au Maroc
1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
- APS (11-X-2008):Sahara occidental: l'Algérie appelle à une solution
conforme à la légalité internationale
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=13025
2. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-COMPLICITÉ DU GOUVERNEMENT AVEC LE
MAKHZEN-SOLIDARITÉ DU PEUPLE AVEC LE SAHARA
- LIBERTE (11-X-2008): Conflit du Sahara Occidental. Rabat demande à
Madrid d'aider à une issue au conflit
- PANA (10-X-2008): Rabat sollicite l'aide de Madrid sur la question
sahraouie
- LE MATIN (10-X-2008): L'Espagne et le Sahara "marocain"
- LE MATIN (10-X-2008): Maroc-Espagne. Une alliance stratégique sur
tous les plans. Le Président de la Rioja visitera le Maroc, les 14 et
15 octobre
- L'OPINION (10-X-2008): Abbas El Fassi reçoit la vice-présidente du
gouvernement espagnol. La question du Sahara et la coopération
bilatérale au centre des entretiens
- LIBERATION-MA (10-X-2008): Visite au Maroc de la première
vice-présidente du gouvernement ibérique. Le pas de deux maroco-espagnol
- MAP/LE MATIN (10-X-2008): Relations maroco-espagnoles. Le Premier
ministre satisfait de la qualité
- MAP/LE MATIN (9-X-2008): Confiance réciproque. Les deux pays voisins
"se connaissent", <s'apprécient> et "se respectent"
3. FRANCE-MAROC
- L'EXPRESSION (11-X-2008): Le Maroc n'aura pas son TGV
4. MAURITANIE-COUP D'ÉTAT
4.1. ÉVOLUTION DE LA SITUATION-RÉPRESSION
- EL MOUDJAHID (11-X-2008): Mauritanie: Le président de l'Assemblée
prône des élections présidentielles anticipées et le retour d'Abdallahi
- ANI/MAURITANIE-WEB (11-X-2008): Le FNDD soutient la déclaration de
Messoud Ould Boulkheir
- AFP/MAURITANIE-WEB (11-X-2008): Mauritanie: le Front anti-putsch
apprécie l'initiative du président de l'Assemblée
===================================-========================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU
1.1. PRESSE ONUSIENNE
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2008/CPSD399.doc.htm
9/10/2008
Assemblée générale
CPSD/399
Département de l'information • Service des informations et des
accréditations • New York
Quatrième Commission
5e séance – après-midi
LA COMMISSION DES QUESTIONS POLITIQUES SPÉCIALES ET DE LA
DÉCOLONISATION ENTEND DES INTERVENTIONS CONCERNANT LE SAHARA
OCCIDENTAL ET LA NOUVELLE-CALÉDONIE
La Commission des questions politiques spéciales et de la
décolonisation (Quatrième Commission) a entendu cet après-midi les
pétitionnaires ayant demandé à s'exprimer sur la situation au Sahara
occidental et en Nouvelle-Calédonie avant d'entamer son débat général
sur la décolonisation.
Quatorze représentants d'associations et d'organisations diverses
intéressées par la question du Sahara occidental ont pris la parole
pour plaider en faveur d'un règlement du conflit qui, depuis plus de
trois décennies, est un frein à l'intégration et au développement de
la région du Maghreb. Certains pétitionnaires ont apporté leur
témoignage sur le mode de vie qui prévaut dans les camps de réfugiés
sahraouis de Tindouf, dans le sud-est de l'Algérie. Certains de ces
intervenants ont estimé que les réfugiés ne jouissent pratiquement
d'aucun droit dans ces camps, une des pétitionnaires employant même le
mot « esclavage » pour décrire ce qu'elle avait vu. Elle a ajouté que
les réfugiés devraient avoir la possibilité de faire le choix de
revenir dans la partie du Sahara placée sous administration marocaine.
M. Francesco Bastagli, ancien Représentant spécial du Secrétaire
général pour le Sahara occidental, a pour sa part déclaré qu'au
lendemain de sa démission, en 2006, il avait été apostrophé par une
femme sahraouie dans une rue de la ville de El Aaiun. Son
interlocutrice lui avait alors dit: « Merci de ne rien faire pour le
peuple sahraoui! » « Ce message ne s'adressait pas seulement à moi »,
a ajouté M. Bastagli, « mais aussi à cette Commission ». Pour la
énième fois l'an dernier, l'Assemblée générale a réaffirmé la
responsabilité des Nations Unies envers le peuple du Sahara
occidental, a dit Francesco Bastagli. Et pourtant, a-t-il ajouté, 33
ans après qu'elle ait été saisie de la question, l'ONU n'a pas été
capable de faire en sorte que les Sahraouis exercent leur droit à
l'autodétermination. Il est donc temps que les Nations Unies
renoncent à prêter attention à des discours vides de sens et optent
pour une stratégie d'actions, a conseillé l'ancien Représentant du
Secrétaire général. Il a prévenu que si l'on veut éviter une montée
du mécontentement qui serait susceptible de conduire à des troubles,
ou même à un conflit ouvert au Sahara occidental, il faut agir
rapidement.
La réunion de la Quatrième Commission s'est poursuivie par l'examen de
la question de la Nouvelle-Calédonie, deux représentants de ce
territoire français du Pacifique ayant demandé à s'exprimer. M.
Julien Boanemoi, sénateur coutumier kanak, a constaté que son peuple,
les Kanaks, devenait de plus en plus minoritaire dans son propre pays,
le flux de la migration en provenance de la métropole ayant
considérablement augmenté depuis la signature des Accords de Matignon
et de Nouméa de 1998. Il a appelé la Quatrième Commission à se rendre
en mission en Nouvelle-Calédonie. « L'avenir du peuple kanak est sous
votre responsabilité », a-t-il dit. « Aidez-le à fermer avec dignité
cette parenthèse de l'histoire qu'est le colonialisme », a-t-il plaidé.
Constatant que la France ne semblait pas souhaiter l'indépendance du
territoire de Nouvelle-Calédonie, M. Rock Wamytan, Conseiller spécial
auprès de la Présidence du Sénat coutumier, a souhaité que l'ONU fasse
respecter par la France l'Accord de Nouméa. « Elle fait tout pour
garder la Nouvelle-Calédonie dans son giron et dans celui de l'Europe
», a-t-il accusé. Il a exprimé son inquiétude concernant la décision
prise par le Président français, M. Nicolas Sarkozy, de regrouper en
Nouvelle-Calédonie les moyens militaires français présents dans la
région du Pacifique « dans le but d'assurer à la France une présence
dans l'arc territorial mélanésien ».
Lors du débat général qui a suivi, plusieurs États Membres ont affirmé
le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination. Le
représentant du Pakistan a évoqué au passage les situations similaires
dans lesquelles vivent les peuples de Palestine et du Cachemire. Le
représentant de l'Inde a regretté que son collègue pakistanais ait
mentionné le Cachemire au cours de ce débat. « Le Cachemire fait
partie intégrante de l'Union indienne », a-t-il rappelé. Le
représentant du Kenya ayant apporté de son côté le soutien du Groupe
africain à l'autodétermination du Sahara occidental, la délégation de
Maroc s'est désolidarisée de cette déclaration, indiquant qu'elle
n'avait pas été consultée sur son contenu.
Outre les délégations citées, se sont aussi exprimées celles de: la
Dominique, au nom du CARICOM; la République islamique d'Iran; la
Namibie; le Sénégal et la République du Congo.
Demain, la Quatrième Commission poursuivra son débat général sur la
décolonisation et se prononcera sur une douzaine de projets de
résolution.
AUDITION DE PÉTITIONNAIRES
Sahara occidental
M. LORENZO OLARTE CULLEN, ancien Président de l'archipel des Canaries,
a évoqué les liens fraternels et historiques entre les îles Canaries
et le Sahara occidental. Il a affirmé que des progrès extraordinaires
avaient été accomplis dans le territoire depuis que le Maroc y a
établi sa souveraineté. M. Olarte Cullen, après avoir relaté les
événements survenus après la mort du général Franco, et qui ont
conduit à la fin du mandat espagnol sur le Sahara, a dit que l'on
aurait pu alors ne pas écarter l'établissement de liens de libre
association entre l'Espagne et le Sahara occidental, comparables à ce
qui existe entre les Canaries et sa métropole.
L'orateur a remercié le Maroc pour avoir offert au Sahara occidental
l'autonomie, une proposition qui n'est pas sans risque pour un État
centralisé, a-t-il noté. Il a ajouté que le territoire devrait
disposer de sa propre assemblée, et d'une justice veillant sur les
droits de l'homme et les libertés fondamentales. Cela suppose un
processus de réconciliation qui permettrait enfin la réunification des
familles, a-t-il recommandé.
M. MIKAEL SIMBLE, du Comité norvégien de soutien au Sahara occidental,
a rappelé que de nombreux textes internationaux avaient confirmé
l'illégalité de l'occupation marocaine du Sahara occidental. « En
dépit de cela, des sociétés privées et publiques exploitent les
richesses naturelles de ce territoire non autonome en collaborant avec
l'occupant, ce qui complique la résolution du conflit », a relevé M.
Simble. C'est la raison pour laquelle le Comité norvégien a porté
plainte pour recel, en août dernier, contre la société Yara
International, spécialisée dans les engrais et contrôlée
majoritairement par l'État norvégien. Cette société importe des
phosphates du Sahara pour alimenter son usine norvégienne alors
qu'elle s'était engagée à ne plus s'approvisionner dans le territoire,
a indiqué l'intervenant qui a cité d'autres sociétés qui exploitent
les richesses du Sahara occidental et dont certaines sont basées aux
États-Unis. Ces sociétés peuvent s'attendre à une pression
grandissante pour qu'elles cessent de s'approvisionner en matières
premières au Sahara occidental, a-t-il assuré. Il a engagé des pays
comme la France et les États-Unis à placer le respect pour le droit
international et la liberté d'autrui avant leurs propres intérêts.
M. MARC LOUIS ROPIVIA, de l'Université Omar Bongo, de Libreville, au
Gabon, a mis en avant la solution d'autonomie proposée par le Maroc
qui s'inscrit « dans une perspective d'intégration nationale ». Le
royaume du Maroc n'est pas une puissance coloniale, a-t-il poursuivi,
mais un pays qui a lutté contre les dominations étrangères de la
France et de l'Espagne. Le royaume chérifien a d'ailleurs été le
premier à se positionner, en 1963, en faveur du Sahara occidental pour
qu'il figure sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU,
a-t-il ajouté.
La position innovante du Maroc est en phase avec les conceptions
modernistes du territoire et témoigne de sa volonté de voir les
peuples du Maghreb vivre ensemble dans un tissu politico-économique
harmonieux, a jugé le professeur Ropivia. Selon lui, le Maroc propose
une autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine, dans le respect
de l'intégrité territoriale. Il a conclu son propos en précisant que
la proposition du Maroc présente, pour l'ensemble des parties
maghrébines impliquées, des garanties incontestables de cohésion
nationale et de stabilité régionale et constitue l'ancrage d'une
évolution vers l'Union du Maghreb arabe (UMA).
Mme JANE BAHAIJOUB, de l'Organisation « Family Protection », a évoqué
les souffrances « des milliers de gens innocents » réfugiés dans les
camps de Tindouf en Algérie. Je crois, a-t-elle ajouté, qu'il est
grandement temps pour la communauté internationale de dissocier le
politique de l'humanitaire dans ce conflit. Tandis que les parties
sont en quête d'une solution, on devrait permettre à la population des
camps de choisir entre le retour au Maroc et une vie dans des
conditions plus favorables, a-t-elle estimé. L'oratrice a indiqué que
l'Algérie avait accueilli 4 000 réfugiés palestiniens en leur donnant
pratiquement les mêmes droits qu'à ses ressortissants. Pourquoi les
autorités algériennes ne font-elles pas de même avec les Sahraouis?
a-t-elle demandé.
Évoquant « l'esclavage » des camps de Tindouf, l'oratrice a demandé
pour quelle raison le Haut Commissariat pour des Nations Unies pour
les réfugiés (HCR) n'avait jamais été autorisé à effectuer un
recensement dans ces camps, les seuls chiffres disponibles étant ceux
des autorités algériennes, à savoir 158 000 personnes réfugiées en
plein désert depuis 1975, un chiffre qui n'a pas évolué avec le temps.
Mme Bahaijoub s'est demandée comment une telle stabilité
démographique était possible et a indiqué que le chiffre de 90 000
personnes apparaît plus réaliste si l'on se fie à l'aide fournie aux «
personnes les plus vulnérables » par le HCR et le Programme
alimentaire mondial (PAM). « Et, selon certaines organisations non
gouvernementales, ce chiffre est encore probablement exagéré »,
a-t-elle dit. Elle a souhaité que l'on demande au POLISARIO, à qui
allait l'aide fournie en surplus, et a conclu qu'il apparaissait
évident que le maintien des camps de Tindouf servait uniquement à
donner de la crédibilité au POLISARIO tout en maintenant la tension au
Maghreb. « Ce mouvement ne représente manifestement qu'une fraction
de la population sahraouie, et seule l'option de l'autonomie paraît
réaliste », a conclu l'oratrice.
M. ERIC CAMERON, de l'Organisation Action du monde pour les réfugiés,
Norvège, a dénoncé la situation des réfugiés du Sahara occidental qui
vivent dans les camps de Tindouf, en Algérie, depuis 1976 « dans des
conditions inhumaines depuis plus de 30 ans » et dépendant de l'aide
humanitaire internationale. M. Cameron a sensibilisé la Quatrième
Commission sur l'importance de l'enregistrement et de l'identification
des réfugiés afin de les protéger. L'enregistrement doit être un
processus permanent et pourtant, la population qui vit dans les camps
de Tindouf n'a jamais fait l'objet d'un enregistrement crédible,
a-t-il estimé en indiquant que les chiffres actuels sont contestés et
que le nombre de 165 000 réfugiés reste « une hypothèse ».
Il a par ailleurs dénoncé la situation des réfugiés, « souvent séparés
alors qu'ils sont de la même famille ». Les enfants sont déportés,
a-t-il accusé. « La liberté de mouvement et de circulation est
restreinte dans les camps et contrôlée par le Front POLISARIO », a
ajouté M. Cameron. Il a conclu son propos en précisant qu'un grand
nombre de réfugiés ont disparu, « notamment dans les camps de Tindouf
» et il a appelé l'Assemblée générale à prendre des mesures et à
recenser la population sahraouie.
M. PEDRO PINTO LEITE, de la Plateforme internationale des juristes
pour Timor-Leste, qui s'exprimait aussi au nom d'une autre association
néerlandaise se consacrant à la question du Sahara occidental
(Stichting Zelfbeschikking West Sahara), a fait un exposé juridique du
problème en rappelant que la décennie pour l'élimination du
colonialisme arrivait à son terme. Il a dénoncé la « mauvaise foi
dont a fait preuve » et la contradiction dans laquelle s'est placé le
Maroc: il a noté que ce pays, bien qu'ayant accepté la tenue d'un
référendum d'autodétermination, jugeait, en même temps, qu'il est «
impossible d'établir le corps électoral concerné à moins que le vote
ne serve uniquement à se prononcer sur un statut d'autonomie interne ».
L'orateur a proposé la mise sur pied d'un tribunal pour juger les
crimes commis dans la partie occupée du territoire du Sahara
occidental. Il a estimé que la raison pour laquelle le Maroc s'est
opposé à la publication, en 2006, d'un rapport de la Haut-Commissaire
aux droits de l'homme était dû au fait que le document établissait un
lien clair entre le refus du droit à l'autodétermination des Sahraouis
et les violations des droits de l'homme qui en ont résulté.
M. JUAN SOROETA LICERAS, de l'organisation non gouvernementale (ONG)
Droit public international, a jugé que l'occupation du Sahara
occidental par le royaume du Maroc était illégale et était « un
véritable viol du droit international ». Le Maroc n'est pas la
puissance administrante du territoire mais, tout simplement, la
puissance occupante, a-t-il estimé. Le peuple sahraoui doit pouvoir
bénéficier du droit à l'autodétermination, a-t-il poursuivi. Les
réfugiés sahraouis veulent revenir sur leur territoire, a rappelé M.
Soroeta Liceras. Le conflit ne cessera tant que le peuple sahraoui ne
pourra retrouver son territoire, a-t-il prévenu. Il a conclu son
propos en lançant un appel demandant aux membres de la Quatrième
Commission de ne pas céder à la pression du Maroc. « Il faut
promouvoir la décolonisation du Sahara occidental », a-t-il préconisé.
M. JOSÉ LUIS JIMÉNEZ s'est présenté comme étant un « simple
pétitionnaire » et a estimé que l'Algérie devait renoncer « à disposer
d'un État tampon et renoncer à faire souffrir le peuple marocain ».
L'orateur a estimé qu'il fallait un « compromis éthique » devant «
l'insécurité patrimoniale et physique » dont souffrent « ceux qui
refusent les diktats séparatistes ». Il a souhaité attirer
l'attention sur un fait qu'il a qualifié d'inquiétant, en évoquant à
cet égard, « la quasi impossibilité de recueillir des témoignages dans
les camps de Tindouf ». Il a souligné qu'il existait désormais deux
sortes de Sahraouis: « ceux qui disposent du droit de vote et ceux qui
n'ont jamais vu un bulletin de vote de leur vie ».
M. FRANCESCO BASTAGLI, ancien Représentant spécial du Secrétaire
général pour le Sahara occidental, a déclaré qu'un soir d'août 2006,
quelques jours après sa démission, il se promenait dans un quartier
pauvre de la ville de El Aaiun, lorsqu'une femme lui a lancé: « Merci
de ne rien faire pour le peuple sahraoui! » Ce message ne s'adressait
pas seulement à moi, a-t-il ajouté, mais aussi à cette Commission, et
c'est la raison pour laquelle je vous le rapporte aujourd'hui.
« Pour la énième fois, l'an dernier, l'Assemblée générale a réaffirmé
la responsabilité des Nations Unies envers le peuple du Sahara
occidental. » « Et pourtant », a ajouté M. Bastagli, « 33 ans plus
tard, l'ONU n'a pas été capable de faire en sorte que les Sahraouis
exercent leur droit à l'autodétermination ». Au-delà de cette «
injustice historique », l'ONU a l'obligation fondamentale de placer
les intérêts de la population au-dessus du reste, en attendant qu'elle
puisse se gouverner elle-même, a-t-il ajouté, en citant le Chapitre XI
de la Charte et en évoquant le pillage des ressources naturelles du
Sahara occidental. « En attendant un acte d'autodétermination et, en
l'absence d'une administration légitime, c'est à l'ONU que revient le
rôle de fournir une assistance économique et sociale au peuple
sahraoui », a ajouté M. Bastagli. Il a critiqué les « rapports
soporifiques » soumis à la Commission et les a comparés « aux
informations substantielles fournies par les puissances administrantes
d'autres territoires non autonomes ». Il est temps pour l'ONU de
renoncer à se contenter de paroles vides de sens et d'opter pour
l'action, a conclu l'orateur, si l'on veut éviter une montée du
mécontentement susceptible de conduire à des troubles, voire à un
conflit ouvert.
M. JAVIER P. MORILLAS GOMEZ, de l'Observatoire de l'emploi de la
Communauté de Madrid, a exposé l'activité de son organisme qui sert en
particulier à mesurer le niveau de l'immigration illégale en Espagne,
« conséquence de la situation désastreuse qui prévaut en Afrique du
Nord ». Une partie de ces « sans papiers » sont la conséquence, selon
lui, « de la frustration et de la pauvreté matérielle provoquées par
la coûteuse occupation du Sahara occidental ». Il s'agit d'une
dépense improductive qui ne va pas aux investissements et qui, au
contraire, fait du tort au développement de la région, a-t-il estimé.
L'orateur a dénoncé « le sort de ces miséreux arrivés dans de frêles
embarcations », amenés en Espagne par une « industrie de l'immigration
». Il a estimé que la situation actuelle favorisait la montée des
frustrations et de l'extrémisme sur le plan politique alors que,
parallèlement, le trafic de drogues vers l'Europe est de plus en plus
florissant. Il a mis en garde contre la possible émergence d'une «
alliance narcoterroriste » et a conclu par la nécessité de décoloniser
le Sahara occidental si l'on ne veut que cette sombre prophétie se
réalise.
M. DIALLO BABACAR, du Centre d'études diplomatiques et de stratégie,
Dakar, au Sénégal, a estimé que le statut du Sahara dit « espagnol »
n'aurait jamais dû être analysé comme celui d'une colonie, mais comme
celui d'un territoire et plus précisément, d'un territoire marocain,
annexé et occupé par l'Espagne. « Du point de vue du droit
international, le retrait de l'Espagne d'une partie du territoire
marocain qu'elle occupait sous l'appellation de Sahara espagnol, a
mené à une situation où il est resté entre les mains des autorités
légitimes du royaume du Maroc », a-t-il ajouté. Il a salué le « coup
de génie de Mohamed VI » pour la proposition que le souverain marocain
a faite concernant un statut d'autonomie pour le Sahara occidental.
Selon lui, « le plan marocain constitue la seule alternative au
conflit du Sahara occidental ». Il a lancé un appel à toutes les
délégations pour qu'elles s'approprient cette idée et la soutiennent,
et leur a notamment demandé de « soutenir le projet de Mohamed VI qui
ouvre de nouvelles perspectives ».
Mme ANJA OKSALAMPI, du Comité international pour les prisonniers de
Tindouf (CIPT) et de l'Association YAAKAARE-REDHRIC de lutte contre le
racisme et l'esclavage, a déclaré avoir visité « à plusieurs reprises
» les camps de Tindouf et avoir constaté qu'il n'y a « aucune liberté
d'expression dans ces campements ». Les Sahraouis qui sont en
Mauritanie, au Maroc ou en Espagne, ne seront pas écoutés car on dira
toujours d'eux qu'ils sont des « instruments de la propagande
marocaine », a dit la pétitionnaire. Les réfugiés, même les enfants,
ne peuvent pas parler de leur cas personnel et répondent
invariablement par des phrases stéréotypées telles que: « mon sort n'a
aucune importance en comparaison avec le martyre que vit mon peuple »,
a-t-elle ajouté. Selon elle, « une révolte s'est produite dans les
camps en 1988 », et a simplement été qualifiée de « débordements » par
le Front POLISARIO.
L'oratrice a rappelé que son organisation avait déjà réclamé, il y a
trois ans, et devant la Quatrième Commission, l'ouverture d'une
enquête internationale sur le sort des prisonniers de guerre marocains
et mauritaniens. Elle a dénoncé « l'esclavagisme pratiqué par le
POLISARIO » en citant divers témoignages dont plusieurs proviendraient
de journalistes.
Mme GILONNE D'ORIGNY, pétitionnaire, a rappelé que « les
pétitionnaires sont présents aujourd'hui devant la Quatrième
Commission parce qu'il y a 33 ans, le futur roi Juan Carlos de
l'Espagne avait signé un accord secret avec le roi du Maroc Hassan II
». Mais le Sahara occidental n'appartenait pas à l'Espagne,
s'est-elle insurgée. Aujourd'hui il faut faire appliquer la tenue
d'un référendum pour l'autodétermination des Sahraouis sous les
auspices des Nations Unies », a-t-elle poursuivi. « Le Maroc, avec
l'appui de la France, s'est toujours ingéré dans le fonctionnement de
la Mission des Nations Unies au Sahara occidental », a-t-elle accusé.
Le Maroc a d'ailleurs essayé d'imposer un plan d'autonomie, a dit Mme
d'Origny. Elle a appelé la Quatrième Commission à agir et à permettre
au Sahara occidental de quitter « la liste des 16 territoires occupés ».
Nouvelle-Calédonie
M. JULIEN BOANEMOI, sénateur coutumier de l'aire d'Ajië-Aro, a
constaté que le peuple kanak devenait de plus en plus minoritaire dans
son propre pays, le flux de migration en provenance de la Métropole,
ayant considérablement augmenté depuis la signature des Accords de
Matignon et de Nouméa en 1998, et cela malgré les promesses du Premier
Ministre français de l'époque, Michel Rocard. Le seul moyen retenu
pour freiner ce flux incessant était la restriction sur le droit de
travailler qui devait faire l'objet d'un projet de loi, ce qui est
resté lettre morte. « Le but est clair: il s'agit de peupler la
Nouvelle-Calédonie de Français afin de noyer les Kanaks sur le plan
démographique pour les priver de l'accès à l'indépendance », a accusé
le Sénateur.
Le dualisme de la société kanake s'accentue, a-t-il constaté. « D'un
côté, il y a ceux qui sont cantonnés dans leurs provinces et leurs
tribus dans un mode de vie considéré comme « hors normes ». « S'ils
ne sont pas dans ce genre de situation, ils sont alors agglutinés dans
la périphérie de Nouméa », a déploré M. Boanemoi. Les tiraillements
qui en découlent déclenchent des ravages sociaux aux effets négatifs
–délinquance des jeunes, suicides, usage de drogues, alcoolisme-, a
souligné l'orateur. Il a dénoncé par ailleurs la spéculation foncière
effrénée dont est victime la Nouvelle-Calédonie.
Il a constaté qu'après 155 ans de colonisation, il n'y a encore aucun
avocat kanak inscrit au barreau de Nouméa. Sur la même lancée, il a
constaté qu'il n'y a qu'un seul magistrat kanak, un seul professeur
d'université, trois médecins et quelques dizaines d'ingénieurs
autochtones. En conclusion, il a appelé la Quatrième Commission à se
rendre en mission en Nouvelle-Calédonie. « L'avenir du peuple kanak
est sous votre responsabilité », a-t-il conclu; « aidez-le à fermer
avec dignité cette parenthèse de l'histoire qu'est le colonialisme ».
M. ROCK WAMYTAN, signataire FLNKS de l'Accord de Nouméa, et Conseiller
spécial auprès de la Présidence du Sénat coutumier, a mis en avant le
processus de décolonisation de la Nouvelle-Calédonie qui est retardé,
alors que de toute évidence la France ne semble pas souhaiter
l'indépendance du territoire. « Elle a fait tout pour garder la
Nouvelle-Calédonie dans son giron et dans celui de l'Europe », a-t-il
accusé. Il a rappelé que le peuple autochtone kanak de
Nouvelle-Calédonie s'est toujours battu pour son indépendance, et que
lorsqu'il a signé les Accords de Matignon en 1988, c'était dans le but
de parvenir à un accord de décolonisation. Mais, le processus de
décolonisation s'enraye tandis que le pillage des ressources
s'accentue, a déploré le représentant kanak.
Il a exprimé son inquiétude concernant la décision prise par le
Président français, Nicolas Sarkozy, de regrouper en
Nouvelle-Calédonie les moyens militaires français présents dans la
région du Pacifique « dans le but d'assurer à la France une présence
dans l'arc territorial mélanésien ». Cela va à l'encontre de
l'Article 18 du plan d'action qui précise que les États Membres
devraient s'abstenir d'utiliser les territoires non encore autonomes
comme bases, ou installations militaires, a poursuivi M. Wamytan. Il
a appelé la Quatrième Commission à la vigilance sur le processus
d'émancipation engagé en Nouvelle- Calédonie. Il a souhaité que l'ONU
fasse respecter par la France l'accord de Nouméa qui est un accord de
décolonisation par essence. Il a conclu son propos en demandant
qu'une enquête de l'ONU soit conduite concernant le pillage des
ressources naturelles du territoire de Nouvelle-Calédonie par la
Puissance administrante.
DÉBAT GÉNÉRAL
M. YASIR IQBAL (Pakistan) a constaté la lenteur des progrès en matière
de décolonisation et indiqué que son pays appuyait les recommandations
du Comité spécial. Il a rappelé la responsabilité des puissances
administrantes qui doivent permettre aux peuples qu'elles dominent
dans les territoires non autonomes, de se développer. Il a rappelé
que la domination étrangère constituait un déni aux droits de l'homme.
Il a émis l'espoir que l'on pourrait parvenir à l'autodétermination
du peuple du Sahara occidental avant de souligner que le problème se
posait aussi pour la Palestine et le Cachemire. Il a émis l'espoir
que le processus d'Annapolis permettrait d'avancer en ce qui concerne
la Palestine, et que les négociations en cours entre son pays et
l'Inde permettraient de débloquer une impasse vieille d'un demi-siècle
au Cachemire.
M. CRISPIN S. GREGOIRE (Dominique) s'est exprimé au nom de la
Communauté des Caraïbes (CARICOM). Il a souhaité apporter l'appui de
la CARICOM au processus d'autodétermination du peuple sahraoui. Il a
dit que la CARICOM s'inquiétait de l'augmentation du nombre de
violations des droits de l'homme qui sont perpétrées contre le peuple
sahraoui, et a exhorté la Haut-Commissariat aux droits de l'homme à
publier, dès que possible, les résultats des enquêtes portant sur ces
violations. Par l'intermédiaire de son porte-parole que je suis, a
dit M. Grégoire, la CARICOM attire l'attention sur le travail
qu'accomplit le Secrétaire général pour favoriser le processus de
négociations de Manhasset, qui doit faire progresser le dialogue entre
le Maroc et le Front POLISARIO.
M. Grégoire a appelé la Quatrième Commission à redoubler d'efforts et
à parvenir à mettre en œuvre le mandat de la décolonisation qui lui a
été confié dans les territoires encore occupés et, à assurer le
respect des droits de l'homme dans le déroulement du processus
d'autodétermination des peuples de ces territoires. Par ailleurs, le
représentant de Dominique, parlant au nom de la CARICOM, a détaillé
les missions que doit remplir la Quatrième Commission dans le
processus de décolonisation. Il a regretté qu'en ce XXIè siècle, « la
conduite à bon terme du processus de décolonisation continue
d'échapper aux États Membres de l'ONU ». Chaque année, des
déclarations d'appui sont faites par les États Membres à l'intention
des représentants des territoires non autonomes. La mise en œuvre des
promesses faites reste l'un des obstacles les plus fondamentaux à
franchir dans le processus qui nous intéresse, a précisé M. Grégoire.
La CARICOM déplore que si au cours des deux dernières décennies un
certain nombre de propositions ont été faites, elles n'ont cependant
pas été prises au sérieux. Il est temps que nous envisagions
l'obtention de résultats concrets, a-t-il conclu.
M. PAUL BADJI (Sénégal) a souligné que le statu quo n'était « ni
viable, ni acceptable ». « Il nous faut trouver des solutions hardies
», a-t-il ajouté, et c'est justement en cela que la proposition de la
partie marocaine, visant à accorder une large autonomie au Sahara
occidental mais dans le cadre du respect de la souveraineté du royaume
du Maroc, trouve toute sa pertinence et sa sagesse ». Cette
proposition, que « le Sénégal soutient et endosse », lui semble «
réaliste et raisonnable », a dit M. Badji. Le Sénégal est convaincu
que seules des négociations sincères et loyales peuvent conduire à un
règlement juste et durable de la question. Il appelle en conséquence
chaque partie à « faire preuve de réalisme » et « à lâcher du lest »,
ce qui est le but de toute négociation. M. Badji s'est inquiété par
ailleurs du constat de M. Peter Van Walsum, ancien Envoyé spécial du
Secrétaire général des Nations Unies, devant le Conseil de sécurité
selon lequel une impasse plus profonde s'est installée au cœur d'un
processus qui avait justement pour but de sortir de l'impasse.
M. ESHAGH AL HABIB (République islamique d'Iran) a félicité les
Nations Unies pour le travail qu'elles mènent dans le domaine de la
décolonisation. « Il convient toutefois d'accentuer celui-ci, alors
qu'il ne reste plus que deux ans avant la fin de la Décennie sur
l'élimination du colonialisme », a-t-il cependant ajouté, exhortant
les puissances administrantes à appuyer le travail de l'ONU afin
d'éliminer complètement la « calamité » du colonialisme.
Dans le même temps, le Comité spécial doit trouver de nouvelles
initiatives plus innovantes, a estimé M. Habib. Ce serait un revers
pour les Nations Unies si cette deuxième Décennie contre le
colonialisme devait s'achever sans progrès notable, a souligné le
représentant de l'Iran qui a rappelé que son pays appuyait pleinement
le droit des peuples dominés à exercer leur droit inaliénable à
l'autodétermination. Il a évoqué la poursuite de la colonisation qui
se pratique désormais « sous des formes nouvelles », estimant que les
politiques des Nations Unies devraient revoir certains critères face
aux problèmes qui se posent aux pays et aux territoires dominés, dont
la petite taille et la viabilité entravent parfois leur droit à
l'autodétermination, et à qui l'accès à la souveraineté peut être
dénié par les oppresseurs sous le « prétexte de la modernité » et du
pseudo-processus démocratiques. Le représentant de l'Iran a suggéré
au Secrétaire général de nommer soit un représentant spécial, soit un
groupe de travail pour étudier la manière de renforcer l'efficacité du
travail de l'ONU dans le domaine de la décolonisation. La réflexion à
mener devrait aussi porter sur les moyens d'empêcher la formation de
nouvelles formes de colonialisme.
M. AJAI MALHOTRA (Inde) a souligné que le monde continue d'être aux
prises avec le colonialisme, un système « archaïque » qui nie les
principes mêmes de la liberté, de la dignité, des droits de l'homme et
de la démocratie. Rappelant que 16 zones géographiques figurent
encore sur la liste des territoires non autonomes, il a plaidé pour
une intensification de la mise en œuvre des diverses résolutions et
recommandations adoptées par les Nations Unies en vue de l'éradication
du colonialisme. Le représentant indien a souligné l'importance, dans
cette entreprise, de tenir compte des particularités de chaque
territoire. Il a demandé que ceci se fasse dans un cadre et dans des
délais appropriés. Reconnaître les aspirations politiques des peuples
de ces territoires est fondamental pour mettre en place les décisions
qui leur permettront de développer les structures et les institutions
politiques et socioéconomiques de leur choix, a dit le représentant.
M. Malhotra a également insisté sur l'importance d'assurer une large
diffusion des informations en ce qui concerne les options qui
s'offrent aux populations de ces territoires. Il s'est, par ailleurs,
félicité de ce que les actions des puissances administrantes aient,
ces dernières années, été imprégnées d'un bon esprit de coopération et
de flexibilité. Il a salué en particulier « l'exemple des Tokelaou »
et a tenu à féliciter la coopération dont a fait preuve la
Nouvelle-Zélande avec le Comité spécial des Vingt-Quatre sur cette
question.
À la fin de sa déclaration, le représentant de l'Inde a souligné que
son collègue du Pakistan n'aurait pas dû parler du Jammu-Cachemire et
évoquer ainsi, devant la Quatrième Commission, un territoire qui est
partie intégrante d'un autre État Membre.
M. ZACHARY D. MUBURI-MUITA (Kenya) a pris la parole au nom du Groupe
des États d'Afrique et a regretté qu'il y ait encore dans le monde 16
territoires non-autonomes qui figurent sur la liste de décolonisation
des Nations Unies. Il a souhaité que tous les États Membres de l'ONU
réaffirment leurs engagements en faveur de la mise en œuvre de la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples
coloniaux. Le représentant a appelé à plus de collaboration de la
part des puissances administrantes, notamment pour qu'elles facilitent
les missions des Nations Unies sur le terrain. Ces puissances
devraient aussi transmettre régulièrement des informations sur les
conditions qui règnent dans les territoires dont elles sont
responsables et faire en sorte qu'il ne soit pas porté atteinte aux
droits des peuples concernés, a dit le représentant kényen. M.
Muburi-Muita, a relevé que le Sahara occidental est le dernier
territoire non autonome en Afrique, et a rappelé que l'Assemblée
générale a reconnu le droit inaliénable du peuple sahraoui à
l'autodétermination et à l'indépendance. Au nom du Groupe des États
d'Afrique, le représentant a exhorté la Quatrième Commission, et à
travers elle, l'ONU et les États Membres, à mettre en œuvre rapidement
la résolution 1514 (XV) de l'Assemblée générale, et il a invité le
Front POLISARIO et le Maroc à continuer de participer aux
négociations, dans le but d'arriver à une solution juste et durable.
M. KAIRE MUNIOGANDA MBUENDE (Namibie) a rappelé que le droit à
l'autodétermination est un droit fondamental inscrit dans la Charte et
que les Nations Unies peuvent être fières d'avoir engagé le processus
qui a conduit à la célébration de la deuxième Décennie internationale
pour l'élimination du colonialisme. Alors que cette deuxième Décennie
contre le colonialisme touche à sa fin, les Nations Unies
peuvent-elles cependant promettre l'élimination de cette anomalie
qu'est le colonialisme?, a interrogé l'ambassadeur. La Namibie veut
faire avancer le processus et parvenir à l'autodétermination des
territoires occupés, a-t-il souligné.
M. Mbuende a dit que la Namibie était inquiète de la situation qui
règne au Sahara occidental. Il a estimé qu'il n'y a pas de liens
juridiques entre le Maroc et le Sahara occidental et qu'il faut dont
trouver une solution politique durable et acceptable. La Namibie a
pressé le Conseil de sécurité afin qu'il donne pour mandat à la
Mission des Nations Unies, d'organiser un référendum au Sahara
occidental (MINURSO), de surveiller et de contrôler les violations des
droits de l'homme dans le territoire sahraoui, a dit le représentant.
Par ailleurs, la Namibie est inquiète au sujet du peuple palestinien,
a-t-i poursuivi. Il a dit que son pays souhaitait la création d'un
État palestinien souverain, d'un État palestinien indépendant dans
lequel le peuple palestinien pourra enfin vivre dans la paix. Il a
conclu son propos en demandant à la Quatrième Commission de faire
avancer le processus de décolonisation au Sahara occidental, en
Palestine et dans les autres territoires occupés.
M. RAPHAEL-DIEUDONNE MABOUNDOU (République du Congo) a relevé avec
préoccupation que la deuxième Décennie pour l'élimination du
colonialisme s'achevait sans progrès significatif dans la mise en
œuvre du Plan d'action pour l'élimination du colonialisme. La
République du Congo réaffirme qu'il est « plus qu'urgent » de parvenir
à l'achèvement du processus de décolonisation, a souligné M.
Maboundou. Elle appelle les puissances administrantes à coopérer
pleinement avec le Comité spécial des Vingt-Quatre en vue de la
jouissance, par les peuples non autonomes, de ce droit fondamental de
l'homme qu'est le droit à l'autodétermination.
Concernant le Sahara occidental, la République du Congo demande aux
parties de continuer à faire preuve de volonté politique afin d'entrer
dans une phase de négociations « sur les questions de fond » afin de
parvenir à une « solution politique juste, durable et mutuellement
acceptable », a dit M. Maboundou. Il a déclaré qu'il était nécessaire
qu'il y ait une coopération plus étroite entre le Comité spécial des
Vingt-Quatre et les puissances administrantes en vue d'élaborer un
programme de travail constructif répondant au cas particulier de
chaque territoire.
En fin de réunion, la délégation du Maroc a fait part de sa surprise
concernant la déclaration du Kenya, prononcée au nom du Groupe des
États d'Afrique. Elle s'est dissociée de cette déclaration en
indiquant qu'elle n'avait jamais été consultée sur la teneur de celle-ci.
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1.2. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=2745
Francesco Bastagli : "Il est temps que l'ONU trouve une solution au
problème du Sahara occidental"
New York (Nations unies), 11/10/08 (SPS) L'ancien Représentant spécial
du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Francesco Bastagli a
estimé qu'"il est temps que les Nations unies trouvent une solution
juste et durable au conflit du Sahara occidental", au cours de son
intervention devant la 4ème commission de l'Assemblée générale de l'ONU.
M. Bastagli avait été apostrophé par une femme sahraouie au lendemain
de sa démission, en 2006, dans une rue de la ville d'El Aaiun occupée.
Son interlocutrice lui avait alors dit: "Merci de ne rien faire pour
le peuple sahraoui!", "Ce message ne s'adressait pas seulement à moi",
a ajouté M. Bastagli, "mais aussi à cette Commission et c'est la
raison pour laquelle je vous le rapporte aujourd'hui", a-t-il précisé.
"Pour la énième fois l'an dernier, l'Assemblée générale a réaffirmé la
responsabilité des Nations Unies envers le peuple du Sahara
occidental", a dit Francesco Bastagli. Et pourtant, " 33 ans après
qu'elle ait été saisie de la question, l'ONU n'a pas été capable de
faire en sorte que les Sahraouis exercent leur droit à
l'autodétermination", a-t-il regretté.
Au-delà de cette " injustice historique", l'ONU a l'obligation
fondamentale de placer les intérêts de la population au-dessus du
reste, en attendant que cette population puisse se gouverner
elle-même, a-t-il ajouté.
Citant le Chapitre XI de la Charte de l'ONU, M. Bastagli a évoqué le
pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, soulignant
qu'"il revient à l'ONU le rôle de fournir une assistance économique et
sociale au peuple sahraoui dans l'attente d'un acte
d'autodétermination et, en l'absence d'une administration légitime".
"Il est donc temps que les Nations Unies renoncent à prêter attention
à des discours vides de sens et optent pour une stratégie d'actions",
a averti l'ancien Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU
au Sahara occidental.
"Il faut agir rapidement afin d'éviter une montée du mécontentement
qui serait susceptible de conduire à des troubles, ou même à un
conflit ouvert au Sahara occidental", a-t-il conclu. (SPS)
082/090/000 111300 OCT 08 SPS
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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=2732
Les groupes des pays africains et des Caraïbes appellent à la
décolonisation du Sahara occidental
New York (Nations unies), 10/10/2008 (SPS) Le groupe des pays
africains et la Communauté des Caraïbes (Caricom) aux Nations unies
ont appelé jeudi à parachever le processus de décolonisation au Sahara
occidental et à garantir le droit de son peuple à l'autodétermination.
"Nous appelons à la rapide exécution de la résolution 1514 de
l'Assemblée générale de l'Onu", portant sur les droits des peuples et
des pays coloniaux et datant de 1960, a déclaré l'ambassadeur du Kenya
aux Nations unies, M. Zachary Mubuti-Muita, au nom du groupe africain.
En Afrique, "le Sahara occidental demeure le seul territoire non
autonome, en dépit de la constante reconnaissance par l'Assemblée
générale de l'Onu du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination",
a-t-il ajouté, lors du débat sur la décolonisation à la quatrième
commission des Nations unies.
"Nous exhortons le Maroc et le Front Polisario à reprendre leurs
négociations directes, conformément à la résolution 1754 du Conseil de
sécurité, adoptée en 2007, sans conditions préalables et de bonne foi,
afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement
acceptable", a-t-il poursuivi.
"Il n'y a aucune réelle justification à continuer à reporter la
poursuite des pourparlers", a-t-il estimé. Les deux parties au conflit
du Sahara occidental, le Maroc et le Front Polisario, ont eu quatre
rounds de négociations directes sous l'égide des Nations unies depuis
juin 2007.
Ces pourparlers, qui se sont tenus à Manhasset, près de New York,
n'ont pas abouti à une avancée et le cinquième round, accepté dans le
principe par les deux parties, tarde à se concrétiser.
"Le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à
l'autodétermination et à l'indépendance n'est pas négociable", a
affirmé de son côté l'ambassadeur de la Namibie, M. Kaire Mbuende.
La Cour internationale de Justice (CIJ) a affirmé dans son avis
consultatif en 1975 qu'il n'y avait pas de lien de souveraineté
territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental et l'Assemblée
générale de l'Onu avait qualifié en 1979 d'"occupation" la présence
marocaine dans ce territoire, a-t-il rappelé.
"Toute tentative de diversion à ce propos serait une violation du
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a souligné M. Mbuende.
Le diplomate namibien a appelé Rabat à adhérer "sans retard" au
référendum d'autodétermination au Sahara occidental, sur la base du
Plan de paix de l'Onu de 1991, qui avait été accepté par les deux
parties au conflit.
Il a également appelé à étendre le mandat de la Minurso (Mission de
l'Onu pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental) afin
d'inclure la protection des droits de l'homme.
La Caricom, par la voix de l'ambassadeur de la République Dominicaine,
M. Crispin Gregoire, a plaidé pour la publication officielle du
rapport du Haut commissariat de l'Onu aux droits de l'homme (HCDH)
élaboré en 2006 sur les violations des droits humains dans les
territoires sahraouis occupés par le Maroc.
"La Caricom réaffirme son soutien à l'autodétermination du peuple du
Sahara occidental, qui représente à notre avis le moyen le plus viable
pour parachever la décolonisation de l'Afrique", a-t-il également dit.
M. Gregoire a aussi exprimé "l'appui de la Communauté des Caraïbes au
processus de négociations de Manhasset et appelé le secrétaire général
de l'Onu à poursuivre ses efforts dans ce sens, afin de trouver une
solution compatible avec les résolutions pertinentes du Conseil de
sécurité et l'avis de la CIJ".
Le règlement de la question du Sahara occidental "servirait la paix
durable et la coopération dans cette partie du monde", a déclaré pour
sa part le représentant du Pakistan.
La quatrième commission a commencé lundi l'examen de la question
sahraouie et a entendu durant quatre jours des délégués des pays
membres et une soixantaine de "pétitionnaires", représentants d'ONG ou
individus désireux de s'exprimer sur l'une des questions portés à
l'ordre du jour.
Le débat sur le Sahara occidental se poursuivra vendredi après-midi
lors d'une séance où sera présenté un projet de résolution sur cette
question. Le texte sera adopté par consensus si aucune délégation ne
s'y oppose, ou bien sera soumis au vote dans le cas contraire.
Une fois adoptée en commission, la résolution sera transmise à
l'Assemblée générale, dont les travaux devront se terminer le 19
décembre. (SPS)
020/090/700 101000 OCT 08 SPS
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1.3. PRESSE MAROCAINE
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=99686
"Autonomie" pour la "région" du Sahara
Une démarche "démocratique" bénéficiant d'un "large soutien international"
Publié le : 10.10.2008 | 11h39
Le statut d'<autonomie> pour la <région> du Sahara proposé par le
Maroc est une "solution réaliste" et une "démarche démocratique qui
bénéficie d'un large soutien de la part de la communauté
internationale", a indiqué jeudi, devant la 4e Commission de l'Onu,
Sidney Assor du Comité international pour les prisonniers de Tindouf
(CIPT).
"C'est aux autres parties maintenant de faire le nécessaire pour
avancer sur la voie de la paix et de la réconciliation", a-t-il dit.
M. Assor a, cependant, exprimé 'ses doutes' sur les intentions réelles
de l'Algérie et du Polisario qui "n'ont fait preuve d'aucune bonne foi
et, encore moins, de la volonté d'avancer vers la paix".
L'orateur a, par ailleurs, appelé à une enquête internationale sur le
sort des personnes disparues dans les camps de Tindouf en Algérie.
"Après la libération des derniers prisonniers marocains, les autorités
algériennes et du Polisario, responsables directs de 'violations
flagrantes' du Droit international, sont appelés à élucider le sort
des personnes disparues dans les camps", a plaidé M. Assor, insistant
en outre sur la nécessité de remettre "Les dépouilles des prisonniers
morts dans ces camps à leurs proches".
"L'Algérie assume une lourde responsabilité dans cette tragédie",
a-t-il dit, soulignant l'urgence de "faire pression sur les autorités
algériennes pour lever le siège imposé aux camps afin de permettre à
tous ceux qui le souhaitent de rejoindre leurs familles et proches
dans le sud du Maroc".
Par MAP
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http://www.map.ma/fr/sections/boite_annonce/onu-afrique___plusie/view
ONU-Afrique : Plusieurs délégations se dissocient d'une prétendue
déclaration faite au nom du groupe africain sur le Sahara
New York (Nations Unies), 11/10/08 - Les représentants de plusieurs
pays africains ont tenu, vendredi, à se dissocier d'une déclaration
erronée sur le Sahara faite la veille devant la quatrième Commission
de l'ONU, au nom du groupe africain, par l'ambassadeur du Kenya qui a,
lui-même, reconnu son erreur.
"Le Sahara occidental demeure le dernier territoire non autonome sur
le continent bien que l'Assemblée générale de l'ONU ait constamment
reconnu le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à
l'indépendance", avait déclaré, prétendument, au nom de ce groupe, le
représentant permanent du Kenya auprès de l'ONU, Zachary Muburi-Muita.
La délégation marocaine, qui avait aussitô t exprimé son étonnement
devant de tels propos, a appelé à l'ordre l'ambassadeur zambien qui a
tenté, le lendemain, d'avaliser cette position dans son intervention
également devant la quatrième commission.
L'ambassadeur, représentant permanent du Maroc à l'ONU, M. El Mostafa
Sahel, a ainsi demandé un point d'ordre pour rappeler que son
homologue kenyan a "présenté des excuses pour son erreur parce que son
texte n'a jamais été discuté au sein du groupe, dont le Royaume fait
partie, et qu'une déclaration commune ne figurait même pas à l'ordre
du jour de ce groupe".
M. Sahel a également insisté pour que la Commission ne considère pas
"le message délivré la veille comme engageant le groupe africain".
Suite à cette mise au point, le président de la Commission,
l'ambassadeur d'Argentine, M. Jorge Martin Arturo Argello, a redonné
la parole à l'ambassadeur zambien pour poursuivre son intervention,
lui demandant de "tenir compte du point d'ordre de l'ambassadeur du
Maroc".
De leurs cô tés, nombre d'ambassadeurs africains, notamment du Gabon,
de la Guinée équatoriale et du Burkina Faso, n'ont pas manqué
d'exprimer leur désaccord total avec les propos du représentant kenyan.
Ils ont ainsi souligné, lors de leurs interventions, qu'ils se
dissocient de cette déclaration car ne reflétant nullement une
quelconque position commune du groupe africain à l'ONU.
Dernière modification 11/10/2008 12:08.
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=99717
Sahara
Le Sénégal réitère son soutien au Maroc
Une proposition marocaine
Publié le : 10.10.2008 | 16h50
L'ambassadeur représentant permanent du Sénégal auprès des Nations
unies, Paul Badji, a réitéré, jeudi, le soutien de son pays à la
proposition marocaine "pertinente et sage" d'octroi d'une autonomie au
Sahara dans le cadre de la 'souveraineté du Royaume', soulignant que
seules des négociations "sincères et loyales" sont de nature à
favoriser un règlement juste et durable de ce dossier.
"II nous faut trouver des solutions hardies et c'est justement en cela
que la proposition de la partie marocaine visant à accorder une large
autonomie au Sahara, mais dans le cadre du 'respect' de la
'souveraineté' du Royaume du Maroc, trouve toute sa pertinence et sa
sagesse", a affirmé M. Badji devant la 4e commission de l'Assemblée
générale de l'ONU. Cette proposition, que le Sénégal soutient et
endosse, "nous semble réaliste et raisonnable parce qu'elle pourrait
permettre aux parties de trouver un dénominateur commun", a-t-il
ajouté, appelant au réalisme et au compromis pour maintenir l'élan que
le Secrétaire général de l'ONU a imprimé aux négociations.
Le Sénégal a "la claire conscience que seules des négociations
sincères et loyales peuvent conduire à un règlement juste et durable
de ce dossier qui a connu tant d'impasses successives", a-t-il, en
outre, déclaré. Il a également appelé à la poursuite de "bonne foi des
négociations, en tenant compte des efforts réalisés depuis 2006 et des
faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution
politique juste, durable et mutuellement acceptable".
Par MAP
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1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=13025
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=2738
Sahara occidental: l'Algérie appelle à une solution conforme à la
légalité internationale
[Aps 11/10/08] NEW YORK - Le processus de négociations sur
l'autodétermination au Sahara occidental entre le Maroc et le Front
Polisario a "plus que jamais besoin" de l'appui de la communauté
internationale, a souligné l'Algérie vendredi à l'Onu, appelant à
trouver une solution "conforme à la légalité internationale". Le but
de ces négociations directes entre les deux parties au conflit du
Sahara occidental, dont quatre rounds ont eu lieu depuis juin 2007
sous l'égide des Nations unies, est de "parvenir à une solution juste
et définitive" à propos de ce territoire non autonome, a rappelé
l'ambassadeur permanent de l'Algérie auprès de l'Onu, Mourad Benmehidi.
"Les efforts doivent maintenant se concentrer sur la recherche d'une
solution conforme à la légalité internationale et au Droit
international", a-t-il ajouté, dans une déclaration devant la
quatrième commission de l'Assemblée générale de l'Onu, chargée de la
décolonisation. "La réalité politique doit se conformer à la légalité
internationale et au Droit international et non l'inverse", a-t-il
souligné.
Alors que les deux parties au conflit sont convenues d'un cinquième
round de négociations, la tenue de celui-ci, a déploré M. Benmehidi,
"continue d'être élusive pour la seule raison que l'une des deux
parties, le Maroc, a tardé à apporter au secrétaire général (de l'Onu)
l'appui que toutes les autres parties concernées et intéressées lui
ont déjà exprimé dans ses efforts visant à préserver le momentum de la
négociation".
"Aboutir à un règlement négocié requiert patience et persévérance",
a-t-il aussi relevé.
"Aussi, la Communauté internationale, dont la volonté s'exprime à
travers cette assemblée, se doit d'oeuvrer à l'instauration du
nécessaire climat de confiance en prenant au cours de la présente
session une décision qui ouvre la voie à l'avènement d'une solution
mutuellement acceptable et qui garantisse le droit inaliénable du
peuple sahraoui à l'autodétermination", a souligné le représentant de
l'Algérie.
Il a rappelé que l'Assemblée générale de l'Onu avait su faire de la
sorte lors de sa 62e session, l'année dernière, et lors des sessions
précédentes.
Lors des quatre rounds des négociations, qui ont eu lieu à Manhasset,
près de New York, "le Front Polisario s'est fondé sur la légalité
internationale et l'application de la Charte des Nations unies pour
réclamer l'exercice libre et sans contrainte du droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination, sans aller jusqu'à préjuger du choix
qui sera fait par ce peuple", s'est-il félicité.
De son côté, le Maroc "voudrait voir sa proposition d'<autonomie> dans
le cadre de la <souveraineté marocaine> avalisée comme étant la
<seule> base des négociations dès le commencement de celles-ci, ce qui
préjuge à l'avance du résultat des négociations et de l'issue du
processus de décolonisation", a-t-il comparé.
"En exigeant que cette proposition doit constituer la base des
négociations, le Maroc veut se dérober une fois de plus à ses
engagements de coopérer à l'application des résolutions pertinentes du
Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale et veut faire une
lecture unilatérale du principe de l'autodétermination en refusant de
satisfaire à l'exigence d'un référendum libre et juste, dans lequel
serait proposée l'<autonomie> en tant qu'option à choisir parmi
d'autres options", a affirmé le diplomate algérien.
M. Benmehidi a, d'autre part, souligné que le peuple sahraoui, comme
tous les autres peuples, "est légitimement en droit de se réclamer" de
la Déclaration universelle des droits de l'homme, dont l'année 2008
marque le 60e anniversaire de sa proclamation par l'Assemblée générale
de l'Onu.
Il a dénoncé le fait que le Sahara occidental, depuis plus de
trente-trois ans, "a été érigé en zone de non-droit, où toutes les
résolutions, déclarations et conventions internationales garantes du
droit des peuples et des droits de l'homme sont violées au quotidien".
"Il ne serait que justice que la population sahraouie des territoires
occupés du Sahara occidental bénéficie d'une protection internationale
adéquate face à la répression féroce dont elle est victime et dont
témoignent la presse indépendante et des organisations non
gouvernementales mondialement connues lorsqu'elles arrivent à
contourner le mur du silence qui entoure ce territoire", a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu'il est "essentiel que le huis clos imposé dans les
territoires occupés du Sahara occidental soit levé afin de permettre
aux journalistes, aux parlementaires et aux membres des organisations
humanitaires d'accéder librement au dit territoire et de contacter la
population sahraouie sans entraves".
"Il est tout aussi essentiel que les réfugiés sahraouis en territoire
algérien, auxquels l'Algérie accorde une hospitalité fraternelle, ne
soient plus l'enjeu des manoeuvres politiciennes de la puissance
occupante du Sahara occidental et bénéficient d'une sollicitude accrue
en matière d'assistance humanitaire de la part de la communauté
internationale", a noté l'ambassadeur d'Algérie.
Il a affirmé que c'est par sa lutte glorieuse pour l'indépendance et
son "devoir de solidarité et de justice", que l'Algérie évoque "de
manière constante, ici (à l'Onu) et ailleurs, et de soutenir partout
où il est violé, le droit des peuples à se déterminer souverainement
sur leur devenir et à s'opposer à ceux qui veulent remplacer la
suprématie du droit en lui substituant la logique de la force".
[Aps 11/10/08]
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2. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-COMPLICITÉ DU GOUVERNEMENT AVEC LE
MAKHZEN-SOLIDARITÉ DU PEUPLE AVEC LE SAHARA
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=100868&titre=Rabat%20demande%20%E0%20\
Madrid%20d'aider%20%E0%20une%20issue%20au%20conflit
(Samedi 11 Octobre 2008)
Conflit du Sahara Occidental
Rabat demande à Madrid d'aider à une issue au conflit
Par : R. I./Agences
Le Premier ministre marocain Abbas El-Fassi a demandé l'aide de
l'Espagne pour trouver une solution au conflit du Sahara Occidental,
lors d'une rencontre à Rabat avec Maria Teresa Fernandez de la Vega,
vice-présidente du gouvernement espagnol. "J'ai demandé à l'Espagne
d'aider à ce que ce problème trouve une issue car nous désirons un
Maghreb arabe uni, nous ne voulons pas de conflit avec nos voisins et
parce que, dans la région, il existe un problème de terrorisme", a
notamment déclaré M. El-Fassi lors d'un point de presse à Rabat. "Nous
travaillerons de manière active pour trouver une solution juste à ce
conflit, et qu'on parvienne à un accord accepté par tous", a déclaré
de son côté Mme De la Vega lors de ce point de presse conjoint.
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http://www.africanmanager.com/articles/118918.html
Rabat sollicite l'aide de Madrid sur la question sahraouie
par : PANA
Le Premier ministre marocain, Abbas El- Fassi, a sollicité l'aide de
l'Espagne pour trouver une solution au conflit du Sahara occidental,
vieux de plus de 30 ans, lors d'une rencontre, jeudi à Rabat, avec la
vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la
Vega, indique un communiqué de la Primature rendu public vendredi à Rabat.
"J'ai demandé à l'Espagne d'aider à ce que ce problème trouve une
issue car nous désirons un Maghreb arabe uni, nous ne voulons pas de
conflit avec nos voisins et parce que, dans la région, il existe un
problème de terrorisme", a souligné M. El-Fassi, cité par le communiqué.
L'Union du Maghreb arabe (UMA), créée le 17 février 1989 à Marrakech,
regroupe, outre le Maroc, l'Algérie, la Libye, la Tunisie et la
Mauritanie. Cet ensemble sous-régional est littéralement paralysé
depuis le dernier sommet tenu à Tunis en avril 1994 à cause de
divergences entre Rabat et Alger sur le conflit du Sahara Occidental.
M. El Fassi s'est, en outre, déclaré "satisfait" du soutien
international à la proposition d'autonomie du Sahara occiental, sous
souveraineté marocaine, selon la même source.
Selon le communiqué de la Primature marocaine, Mme de la Vega a
exprimé la disposition du gouvernement espagnol à jouer un rôle actif
pour parvenir à une solution à ce conflit, ajoutant que son pays est
"confiant" quant à l'aboutissement du processus de négociations sur
cette question, entamé à Manhasset (banlieu new- yorkaise) et que
Madrid oeuvre activement à la recherche d'une solution durable et
acceptée par toutes les parties.
"Nous oeuvrons activement pour trouver une solution durable et
acceptée par les parties, qui mette fin à ce contentieux", a affirmé
Mme de La Vega, qui a entamé mercredi une visite de travail et
d'amitié de deux jours au Maroc.
En avril 2007, le Maroc a présenté à l'ONU une initiative pour la
négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara. Il s'agit
d'un projet de large autonomie, que le Roi Mohammed VI propose
d'accorder au Sahara occidental dans le cadre de la souveraineté et de
l'intégrité territoriale du royaume alaouite.
Cette proposition, selon Rabat, permettra aux populations du Sahara
occidental de gérer -elles-mêmes et démocratiquement- leurs affaires à
travers des organes législatif, exécutif et judiciaire dotés de
compétences exclusives. Elles disposero nt également des ressources
financières nécessaires au développement de la région dans tous les
domaines.
Quant à l'Etat marocain, il conservera ses compétences dans les
domaines régaliens, en particulier la Défense, les Relations
extérieures et les attributions constitutionnelles et religieuses du
souverain chérifien.
Cette proposition est rejetée par le Front Polisario qui réclame
l'indépendance totale de l'ancienne colonie espagnole.
Le Maroc et le Front Polisario poursuivent depuis juin 2007, sous
l'égide de l'ONU, des négociations à Manhasset, destinées à déterminer
l'avenir du territoire.
Ancienne colonie espagnole, le Sahara Occidental est sous contrôle du
Maroc depuis 1975. Le Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame un
référendum d'autodétermination dans lequel l'indépendance serait l'une
des trois options offertes. Les deux autres options étant le
rattachement au Maroc et l'autonomie.
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=99723
Editorial
L'Espagne et le Sahara "marocain"
Publié le : 10.10.2008 | 17h31
Une solution durable et consensuelle ! C'est par ces mots que Maria
Teresa de la Vega, vice-présidente du gouvernement espagnol, vient de
s'exprimer lors de sa visite à Rabat sur la question du Sahara. Elle
traduit à l'évidence la position du gouvernement que préside José
Rodriguez Zapatero qui soutient sans nuances le processus de
négociations sur cette affaire sous l'égide des Nations unies. Elle
confirme aussi sa volonté de contribuer à sa solution définitive.
Langage diplomatique, certes, mais la déclaration de la
vice-présidente du gouvernement espagnol a ceci de remarquable qu'elle
affirme « œuvrer activement pour trouver une solution durable et
acceptable par les parties ». Ni clause de style ni simple propos, les
mots utilisés d' « acceptable par les parties » nous revoient à un
autre langage, celui des Nations unies, mis en œuvre depuis des années
à propos de toute solution envisagée au Sahara.
Autrement dit, rien ne saurait être imposé ni bouleverser la donne
actuelle qui, pour sortir le dossier de l'ornière dans laquelle
polisario et gouvernement algérien l'ont mis et souhaiter un succès
quelconque, est placée en principe sous le signe de la négociation. Le
Maroc s'est constamment prêté de bonne grâce – et de bonne foi surtout
– aux recommandations des Nations unies. Alors qu'il est chez lui et
bien à l'aise dans son Sahara 'récupéré' depuis 1975, il ne s'est
'jamais' pour autant déjugé de son 'attachement' à la légalité. La
vice-présidente du gouvernement espagnol ne peut pas ne pas en prendre
acte de cette disposition du Royaume du Maroc, puisque celui-ci a
engagé une procédure de revendications auprès des Nations unies depuis
1958, alors que le Sahara était encore sous la tutelle de l'Espagne,
ensuite il n'a pas cessé d'inviter le général Franco à une négociation
pour que celui-ci 'rétrocédât' le Sahara à <son ayant droit, le Maroc>.
C'est dire que les dirigeants espagnols, quels que soient leur niveau
de responsabilité ou leur appartenance politique, connaissent les
tenants et aboutissants de l'affaire du Sahara. C'est avec l'Espagne,
sous l'égide des Nations unies, que le Maroc a négocié en octobre et
novembre 1975 sa <rétrocession> et signé le 14 novembre le pertinent «
Accord de Madrid » qui entérine solennellement la <décolonisation> du
<territoire marocain du sud>.
En participant aux négociations de Manhasset pendant quatre rounds
entre juin 2007 et mars 2008, le Maroc a montré sa <constante bonne
foi> et sa confiance, jamais entamée, dans le processus de négociations.
Il s'est appliqué à la lettre au respect des recommandations du
Conseil de sécurité qui exigent des parties le réalisme et la bonne
foi. Et c'est d'autant mieux convaincu de ces dispositions émises en
2005 par l'ONU que le Maroc a élaboré un document d'une <grande
valeur> et d'une <immense portée>: l'initiative pour l'<autonomie> au
Sahara. Que le polisario et l'Algérie s'y soient opposés n'a pas
empêché en revanche le Conseil de sécurité, les Etats-Unis, l'Union
européenne, les pays arabes et d'autres de la juger « crédible » et la
considérer comme l'unique voie à présent pour sortir de l'impasse. En
avril dernier, dans son ultime rapport de recommandations – qui
constitue jusqu'ici l'unique document officiel sur cette affaire –
Peter van Walsum, ancien représentant de M. Ban Ki-moon au Sahara, a
publiquement annoncé que « l'indépendance au Sahara était une option
irréaliste » ! Ce n'était pas un propos gratuit lancé à la cantonade
ni non plus un vague à l'âme qui s'était emparé de l'émissaire de
l'ONU. C'était la traduction expressive d'un constat: l'<autonomie> ou
rien d'autre !
Par LE MATIN
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=99719
Maroc-Espagne. Une alliance stratégique sur tous les plans
Publié le : 10.10.2008 | 17h17
Succès de la visite effectuée par la première vice-présidente du
gouvernement espagnol
Les relations de l'Espagne avec le Maroc sont appelées à aller dans le
sens du renforcement du bon voisinage basé sur le respect des intérêts
des autres, la défense des intérêts propres avec transparence et dans
le cadre de la coopération et la promotion des valeurs communes des
sociétés des deux rives de la Méditerranée. La visite de travail et
d'amitié de deux jours effectuée par la première vice-présidente du
gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega, au Maroc, a
été un succès sur tous les plans. Succès que confirment ses entretiens
de haut niveau avec les responsables marocains concernant un grand
nombre d'intérêts qu'ont les deux pays en commun sur les plans
économique, de la sécurité et des mouvements migratoires. Au cours de
son séjour au Maroc, Mme de la Vega a eu, jeudi 9 octobre, un
entretien avec le Premier ministre, Abbas El Fassi. En recevant la
vice-présidente du gouvernement espagnol, qui était accompagnée du
ministre des Relations extérieures Miguel Angel Moratinos, le Premier
ministre a réaffirmé «l'attachement de S.M. le Roi Mohammed VI à
développer et à renforcer ces liens dans tous les domaines», indique
un communiqué de la Primature.
Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette entrevue, M. El
Fassi a rappelé que l'Espagne est le deuxième investisseur étranger au
Maroc, notamment dans les secteurs du tourisme, de l'habitat et des
nouvelles technologies. Ces entretiens ont permis de faire l'état des
lieux des relations bilatérales, a ajouté le Premier ministre,
affirmant que le Maroc est confiant quant à l'avenir de ces «relations
importantes dans tous les domaines». Pour sa part, Mme de la Vega
s'est félicitée des «entretiens fructueux» qu'elle a eus avec le
Premier ministre, soulignant que les relations bilatérales ont
enregistré des avancées «très positives» au cours des derniers mois,
particulièrement depuis la visite au Maroc du président du
gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, en juillet
dernier. La responsable espagnole a indiqué que les deux pays
entretiennent une «alliance stratégique» grâce au dialogue, à la
collaboration et aux consultations régulières entre leurs
gouvernements. Dans ce cadre, elle a annoncé la tenue de la 9e réunion
de haut niveau maroco-espagnole qui aura lieu au cours de la deuxième
quinzaine du mois de novembre en Espagne.
Lors de cette réunion, il sera question de conclure un nouvel accord
de coopération économique et financière. Dans ce cadre, Maria Teresa
Fernandez de la Vega a signalé la nécessité d'étudier des formules de
coopération économique envers lesquelles l'Espagne et le Maroc ont des
intérêts partagés, comme celui de l'énergie, les transports ou les
services sanitaires, et aussi de profiter de l'expérience et la
collaboration dans le domaine des télécommunications, du tourisme ou
des énergies renouvelables. «Le Maroc, principal partenaire commercial
de l'Espagne en Afrique et le deuxième en dehors de l'Union
européenne, connaît la plus importante période de croissance et de
stabilité économique et historique, en concret plus du 3% de façon
continue durant les derniers huit années et avec une projection pour
2008 qui s'approche du 6%», a soutenu dans ce sens la responsable
espagnole lors de sa rencontre, mercredi 8 octobre à Casablanca, avec
des entrepreneurs espagnols et marocains.
Selon des données officielles, en 2008, les importations en provenance
du Maroc ont augmenté à 18%, pratiquement 10 points en dessus de la
moyenne des achats en Espagne. Ainsi, malgré l'incertitude
internationale qui existe dans le domaine économique, Fernandez de la
Vega a garanti que le gouvernement de l'Espagne offrira son appui à
ceux qui peuvent souffrir plus des conséquences de la situation
économique, «avec solvabilité, tout en garantissant que ce capital de
confiance et de fiabilité sur lequel on a appuyé notre croissance et
notre stabilité, ne se dilapide pas». Elle a rappelé que le Président
du gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour le renforcement de
la confiance en notre système financier, en garantissant les épargnes
des citoyens jusqu'aux 100.000 euros et en créant un fonds à charge du
Trésor de 30.000 millions, pouvant être élargi à 50.000 pour acheter
des actifs financiers. Sur le plan politique et s'agissant de la
question du Sahara, l'Espagne a assuré qu'elle était confiante quant à
l'aboutissement du processus de négociations entamé à Manhasset et
qu'elle œuvre activement à la recherche d'une solution durable et
acceptée par les parties à ce contentieux.
«Nous œuvrons activement pour trouver une solution durable et acceptée
par les parties, qui mette fin à ce contentieux», a également déclaré
la vice-présidente du gouvernement espagnol. A signaler que la
responsable ibérique a également eu des entretiens avec le ministre
des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïb Fassi Fihri, et la
secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération, Latifa Akharbach, axés sur l'examen de plusieurs volets
de la coopération et du dialogue politique entre les deux pays.
Le Président de la Rioja visitera le Maroc, les 14 et 15 octobre
Le Président de la communauté autonome de la Rioja, Pedro Sanz Alonso,
visitera le Royaume, les 14 et 15 octobre. Lors de cette visite, le
responsable espagnol sera accompagné par les présidents de la Chambre
de commerce et de la Fédération d'entrepreneurs de la Rioja, ainsi que
par le conseiller de la Présidence et celui de l'Industrie, de
l'Innovation et de l'Emploi, ainsi qu'un bon nombre d'hommes
d'affaires. Sanz Alonso visitera les installations de l'entreprise
Carlasa, de la Rioja à Médiouna (Casablanca).
A Rabat, il animera une conférence à l'Institut Cervantes, sur les
opportunités d'investissement dans la région de la Rioja et dans la
ville de San Millan de la Cogolla, lieu de naissance de la langue
espagnole.
Par El Mahjoub Rouane | LE MATIN
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http://www.lopinion.ma/spip.php?article19596
Abbas El Fassi reçoit la vice-présidente du gouvernement espagnol
La question du Sahara et la coopération bilatérale au centre des
entretiens
Le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, a reçu, hier jeudi 9 octobre
2008 au siège de la Primature, Mme Maria Teresa Fernández de la Vega,
vice-présidente du gouvernement espagnol, qui était accompagnée par le
ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, M.
Miguel Angel Moratinos.
Lors de cette rencontre, le Premier ministre marocain a exprimé sa
satisfaction de la qualité des relations entre le Maroc et l'Espagne
dans les domaines politique, économique et social, estimant le bilan
de la coopération bilatérale de très positif.
M. Abbas El Fassi a exposé les derniers développements de la question
de l'intégrité territoriale, réitérant la détermination du Maroc à
parvenir à une solution réaliste et définitive au conflit artificiel à
travers notamment l'initiative présentée par le Maroc pour des
négociations sur l'établissement d'un statut d'<autonomie> au Sahara.
Il a également exprimé sa satisfaction du soutien international à
l'initiative marocaine appelant l'Espagne à contribuer aux efforts de
la communauté internationale pour parvenir à une solution au conflit
'artificiel'. Il a, dans le même contexte, réitéré la ferme volonté du
Maroc à édifier un Maghreb arabe fort et solidaire.
Le Premier ministre a, d'autre part, évoqué la dynamique que
connaissent les relations économiques entre les deux pays et résidant
tout particulièrement dans le bon niveau des investissements espagnols
au Maroc ainsi que dans l'afflux des touristes espagnols qui occupent
la deuxième place dans ce domaine.
M. Abbas El Fassi a, en outre, salué le bon niveau des relations de
coopération entre le Maroc et l'Union Européenne et exprimé
l'aspiration du Maroc à bénéficier d'une « position avancée » dans ses
relations avec l'Union Européenne.
De son côté, Mme Maria Teresa Fernández de la Vega a salué les
relations exceptionnelles qui lient les deux pays et les efforts du
Maroc dans la lutte contre l'immigration clandestine ainsi que le
niveau de coopération entre le Maroc et l'Espagne dans la lutte contre
le terrorisme.
Au sujet de la question de l'intégrité territoriale du Maroc, la
vice-présidente du gouvernement espagnol a exprimé la disposition de
l'Espagne à jouer un rôle dynamique dans la recherche d'une solution
au conflit 'artificiel'.
Les entretiens ont également porté sur la préparation de la prochaine
session de la Haute Commission mixte de coopération projetée au
courant de cette année en Espagne.
Les deux parties ont, par ailleurs, évoqué l'importance de la
signature d'un nouvel accord de coopération économique et financière
et de la création d'un groupe de travail mixte dans le domaine des
énergies renouvelables.
Edité le: vendredi 10 octobre 2008
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http://liberation.press.ma/default.asp?id=30053
Visite au Maroc de la première vice-présidente du gouvernement ibérique
Le pas de deux maroco-espagnol
Pas espagnol ou pas de deux ? La visite de travail et d'amitié de la
première vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa
Fernandez de la Vega, et ses entretiens avec le Premier ministre
s'inscrivent certes dans le cadre des «rencontres de haut niveau»
entre les deux pays. Il n'en demeure pas moins que son séjour est le
premier du genre qu'elle entreprend à Rabat. Ce qui lui confère une
importance autre que symbolique, puisqu'il intervient à un moment où
les relations bilatérales viennent de retrouver leurs couleurs d'antan
même si la question migratoire commence à les assombrir quelque peu.
Accompagnée d'une équipe de premier choix, comprenant notamment Miguel
Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères, Mme de la Vega ne
manquera pas de saisir l'occasion pour évoquer avec ses interlocuteurs
marocains les principaux dossiers de l'heure. Et donc de jauger les
progrès réalisés depuis la réunion qu'Abbas El Fassi a tenue avec son
homologue José Luis Rodriguez Zapatero, le 12 juillet dernier.
Placée sous le signe de la coopération bilatérale comme en atteste la
réunion de Mme de La Vega avec les entrepreneurs marocains et
espagnols installés au Maroc et le discours qu'elle leur a adressé
mercredi à Casablanca, cette visite a permis de rappeler quelques
données fondamentales.
Notamment que les relations bilatérales sont fondées sur « une
confiance réciproque, une connaissance mutuelle cimentée par la
proximité et une expérience commune construite par la volonté »,
qu'elles sont séculaires et qu'elles unissent « deux pays voisins qui
se connaissent, s'apprécient et se respectent ».
Visite au Maroc de la première vice-présidente du gouvernement espagnol
L'excellence des relations économiques entre les deux pays constitue,
d'après elle, « le meilleur exemple d'une manière d'appréhender une
économie engagée vis-à-vis de la société, qui s'implique dans cette
dernière et contribue à son progrès, tout en enrichissant son tissu
social, générant des postes d'emploi et améliorer le bien-être ».
Après avoir précisé que le Maroc « reste le principal partenaire
commercial de l'Espagne en Afrique et le deuxième hors de l'Union
Européenne », elle a indiqué qu' « en 2008, les importations
espagnoles en provenance du Royaume ont augmenté de 18 %, soit 10
points au-dessus de la moyenne des importations espagnoles du reste du
monde ».
Soit. Mais pour que ces relations demeurent aussi bonnes et prétendent
à un avenir meilleur, il faudrait les protéger à la fois contre des
aléas de la conjoncture économique et contre les retournements des
situations politiques.
Aussi majestueux et spectaculaire qu'il puisse être, le pas espagnol
demeure, de ce fait, un mouvement individuel peu maîtrisable. Un
cheval et son cavalier, même s'ils font la paire, ne peuvent, en
effet, former un tableau d'ensemble aussi beau et aussi reproductible
qu'une séquence de ballet ou une chorégraphie.
C'est donc un pas de deux que Madrid et Rabat devraient initier
puisqu'ils sont condamnés par la géographie à vivre ensemble et en
bonne intelligence.
Ahmed Saaidi
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http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=99695
Relations maroco-espagnoles
Le Premier ministre satisfait de la qualité
Publié le : 10.10.2008 | 13h44
Le Premier ministre, Abbas El Fassi, a fait état, jeudi à Rabat, de sa
satisfaction de la qualité des relations entre le Maroc et l'Espagne
dans les domaines politique, économique et social, indique un
communiqué de la Primature.
En recevant la vice-présidente du gouvernement espagnol, Mme Maria
Teresa Fernandez de la Vega, qui était accompagnée du ministre des
Relations extérieures Miguel Angel Moratinos, le Premier ministre a
réaffirmé "l'attachement de S.M. le Roi Mohammed VI à développer et à
renforcer ces liens dans tous les domaines".
Le Premier ministre a donné, à cette occasion, un aperçu sur les
derniers développements de la question de l'intégrité territoriale,
réitérant la détermination du Maroc à parvenir à une solution
<réaliste et durable> à ce conflit <artificiel> à travers la
présentation de l'initiative de négociation d'un statut d'<autonomie>
de la <région> du Sahara en vue de permettre aux populations locales
de gérer leurs propres affaires, dans le cadre de l'<intégrité
territoriale> du Royaume et de la <souveraineté nationale>.
M. El Fassi s'est également déclaré satisfait du soutien international
à l'initiative marocaine, appelant l'Espagne à "contribuer aux efforts
de la communauté internationale en vue de trouver une solution à ce
conflit <artificiel>", tout en soulignant la ferme volonté du Maroc de
voir naître un Maghreb arabe fort et solidaire.
D'autre part, le Premier ministre a mis en avant la dynamique que
connaissent les relations économiques bilatérales, en particulier
l'excellent niveau des investissements espagnols au Maroc et l'afflux
grandissant des touristes ibériques.
Le Premier ministre s'est, en outre, félicité de l'excellence des
liens unissant le Maroc et l'Union européenne (UE), réitérant
l'aspiration du Royaume à un statut avancé avec l'UE.
Selon le communiqué, Mme de la Vega a mis en exergue les relations
existant entre les deux pays et loué les efforts déployés par le Maroc
en matière de lutte contre l'immigration clandestine et de la qualité
de la coopération bilatérale dans le domaine de la lutte antiterroriste.
S'agissant de la question du Sahara, poursuit-on de même source, elle
a fait part de la disposition du gouvernement espagnol à jouer un rôle
actif pour parvenir à une solution à ce conflit.
Les deux parties ont, par ailleurs, évoqué les préparatifs de la
prochaine session de la Réunion de haut niveau maroco-espagnole,
prévue au courant de cette année en Espagne.
Elles ont aussi souligné l'importance de la signature d'un nouvel
accord de coopération économique et financière et de la création d'un
groupe d'action conjoint dans le domaine des énergies alternatives.
Par MAP
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=99657
Confiance réciproque
Les deux pays voisins "se connaissent", <s'apprécient> et "se respectent"
Publié le : 09.10.2008 | 19h55
La vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de
la Vega, a affirmé, mercredi à Casablanca, que les relations
maroco-espagnoles sont fondées sur "une confiance réciproque, une
connaissance mutuelle cimentée par la proximité et une expérience
commune construite par la volonté''.
Mme Fernandez de la Vega, qui s'exprimait lors d'une rencontre avec
des hommes d'affaires marocains et espagnols, a ajouté que ces
relations séculaires unissent "deux pays voisins qui se connaissent,
s'apprécient et se respectent" comme en témoigne l'excellence des
relations économiques bilatérales. Ces liens de coopération sont
également "le meilleur exemple d'une manière d'appréhender une
économie engagée vis-à-vis de la société, qui s'implique dans cette
dernière et contribue à son progrès, tout en enrichissant son tissu
social, générant des postes d'emploi et améliorant le bien-être",
a-t-elle dit.
La responsable espagnole a, dans ce sens, noté que le Maroc, qui reste
le principal partenaire commercial de l'Espagne en Afrique et le
deuxième hors de l'Union Européenne, connaît la plus grande phase de
croissance et de stabilité économique. Et de poursuivre qu'en 2008,
les importations espagnoles en provenance du Maroc ont augmenté de 18
%, soit 10 points au-dessus de la moyenne des importations espagnoles
du reste du monde, appelant au renforcement des relations économiques
bilatérales en œuvrant à améliorer notamment les procédures douanières
et à favoriser l'investissement. Elle a d'autre part exprimé le vœu de
voir cette rencontre, à laquelle ont pris part l'ambassadeur d'Espagne
à Rabat, M. Luis Planas et la délégation accompagnant la responsable
espagnole, favoriser le rapprochement entre les hommes d'affaires des
deux pays et partant réussir à améliorer les conditions des opérateurs
aussi bien en Espagne qu'au Maroc.
De son côté, le président de la Chambre espagnole de commerce,
d'industrie et de navigation de Casablanca, Francisco Albert, a, dans
une déclaration à la MAP, souligné l'importance de cette rencontre qui
vise à favoriser le contact et les liens entre les hommes d'affaires
marocains et espagnols. Il a ajouté que la visite de la
vice-présidente du gouvernement espagnol au Maroc est de nature à
renforcer davantage les relations économiques et commerciales entre
les deux pays.
Par MAP
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3. FRANCE-MAROC
http://www.lexpressiondz.com/dequoi/2008-10-11.html
Le Maroc n'aura pas son TGV
Le projet de TGV marocain semble tomber à l'eau. Trop cher! La Sncf
vient de rapatrier de Rabat tous les ingénieurs qui travaillaient sur
le projet.
Le Royaume chérifien n'a pas les moyens de répondre favorablement au
devis présenté par les ingénieurs de la Sntf. La facture dépasse ce
qu'imaginait l'acheteur. Si l'on se fonde sur une moyenne d'environ 10
millions d'euros le kilomètre, elle pourrait avoisiner les 2 milliards
d'euros pour les 200 kilomètres de Kenitra -Tanger. L'affront, le
régime marocain l'a subi en comprenant qu'il aurait à régler la
majeure partie de la douloureuse. Comme si, après avoir préféré
acheter des F16 américains d'occasion plutôt que des Rafale à
Dassault, le bon roi Mohammed VI pensait que la France allait lui
offrir son train électrique...Ainsi, les grandioses rêves ferroviaires
de Mohammed VI en ont pris un sacré coup ces derniers temps.
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4. MAURITANIE-COUP D'ÉTAT
4.1. ÉVOLUTION DE LA SITUATION-RÉPRESSION
http://www.elmoudjahid.com/accueil/monde/16942.html
Mauritanie: Le président de l'Assemblée prône des élections
présidentielles anticipées et le retour d'Abdallahi
10-10-2008 à 20:49
EL MOUDJAHID
Le président de l'Assemblée nationale mauritanienne, Messaoud Ould
Boulkheir, a proposé jeudi dernier une sortie de crise basée sur un
retour au pouvoir du président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi pour
superviser une élection présidentielle anticipée, ont rapporté des
agences de presse.
Le retour au pouvoir du M. Ould Cheikh Abdallahi se fera ''pour une
période déterminée, suffisante pour l'organisation d'élections
présidentielles libres et transparentes, la formation d'un
gouvernement de consensus chargé de conduire les élections, une
réconciliation nationale où il n'y aura ni vainqueur ni vaincu", a
déclaré M. Ould Boulkheir dans un entretien publié par le journal
mauritanien "Al Badil".
M. Ould Boulkheir, opposé au coup d'Etat militaire du 6 août dernier
qui a renversé le premier président démocratiquement élu en
Mauritanie, a prôné également l'adoption d'une "formule" qui
garantirait un avenir aux responsables du coup d'Etat militaire.
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http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=5383
Le FNDD soutient la déclaration de Messoud Ould Boulkheir
Date : 11/10/2008 à 16:10:41
Nouakchott, Mauritanie(ANI) - Les dirigeants du Front national pour la
défense de la démocratie (FNDD) ont qualifié la proposition de Messoud
Ould Boulkheir, président de l'assemblée nationale relative à la
sortie de crise de "bon cadre de discussion".
Dans une interview publiée par un journal local d'expression arabe,
Ould Boulkheir, avait déclaré qu'une sortie de crise devrait commencer
par le retour au pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdellahi pour superviser
des élections présidentielles anticipées.
Selon un communiqué rendu public vendredi, le FNDD "voit dans cette
initiative qui préconise le retour à la légalité incarnée par le
président élu comme base de solution, un bon cadre de discussion". Il
se dit notamment «disponible pour en examiner les développements
lorsque s'engagera un débat sérieux dans les conditions objectives et
démocratiques requises ».
M. Ould Boulkheir a prôné jeudi "le retour au pouvoir du M. Ould
Cheikh Abdallahi pour une période déterminée", suffisante pour
l'organisation d'une élection présidentielle "libre et transparente"
et la "formation d'un gouvernement de consensus chargé de conduire les
élections".
Voici le texte intégral de cecommuniqué:
Le FNDD a examiné avec beaucoup d'intérêt l'initiative annoncée par le
Président de l'Assemblée Nationale, Monsieur Messaoud Ould Boulkheïr.
Tout en louant l'engagement du Président Messaoud, le FNDD tient à
apporter les observations suivantes:
1- cette initiative revêt une importance certaine puisqu'elle émane du
Président de l'Assemblée Nationale avec tout ce qu'il représente comme
poids constitutionnel et démocratique.
2- Elle dénote d'une disponibilité manifeste à rechercher une solution
à la grave crise dans laquelle se débat le pays du fait du coup d'Etat
du 06 Août dernier.
3- Le Front National pour la Défense de la Démocratie voit dans cette
initiative qui préconise le retour à la légalité incarnée par le
Président élu, Sidi Mohamed Ould Cheïkh Abdallahi comme base de
solution, un bon cadre de discussion, et le Front National pour la
Défense de la Démocratie se tient disponible pour en examiner les
développements lorsque s'engagera un débat sérieux dans les
4- conditions objectives et démocratiques requises.
Nouakchott, le 10/10/ 2008
LA CONFERENCE DES PRESIDENTS
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http://www.avomm.com/Mauritanie-le-Front-anti-putsch-apprecie-l-initiative-du-pr\
esident-de-l-Assemblee_a6417.html
Mauritanie: le Front anti-putsch apprécie l'initiative du président de
l'Assemblée
NOUAKCHOTT (AFP) — Le Front national pour la défense de la démocratie
(FNDD) en Mauritanie, coalition de partis hostiles au putsch du 6
août, a considéré vendredi que les propositions du président de
l'Assemblée nationale constituaient un "bon cadre de discussion" pour
sortir de la crise.
Messaoud Ould Boulkheir, président de l'Assemblée depuis l'élection en
mars 2007 du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, avait estimé qu'une
sortie de crise passait par le retour au pouvoir du président renversé
pour superviser une élection présidentielle anticipée.
Le FNDD "voit dans cette initiative qui préconise le retour à la
légalité incarnée par le président élu comme base de solution, un bon
cadre de discussion", selon un communiqué publié vendredi soir.
Le Front anti-putsch "se tient disponible pour en examiner les
développements lorsque s'engagera un débat sérieux dans les conditions
objectives et démocratiques requises", conclut son texte.
Le FNDD a refusé de participer aux journées de concertation que la
junte veut organiser dans les jours qui viennent, sous le titre "états
généraux de la démocratie".
M. Ould Boulkheir a prôné jeudi "le retour au pouvoir du M. Ould
Cheikh Abdallahi pour une période déterminée", suffisante pour
l'organisation d'une élection présidentielle "libre et transparente"
et la "formation d'un gouvernement de consensus chargé de conduire les
élections".
Il a souhaité une "formule" qui garantirait un avenir aux membres de
la junte aux commandes du pays depuis deux mois.
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui dirige la junte, a de nouveau
affirmé vendredi à la radio La voix de l'Amérique qu'une élection
présidentielle allait être organisée. Il a déclaré n'avoir "rien
décidé encore" sur sa candidature, en soulignant néanmoins qu'un
militaire était en droit de se présenter s'il quittait l'armée.
Le coup d'Etat a été condamné par la communauté
internationale,notamment par l'Union africaine qui menace la junte de
sanctions.
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