***E-ACTION PROTESTATION CONTRE LE "STATUT AVANCE" DU MAROC A
L'UE***
http://www.wsrw.org/index.php?parse_news=single&cat=111&art=923
*****NÉGOCIATIONS FRONT POLISARIO/MAROC***
http://www.arso.org/UNnegociations160308.htm
****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
*****WESTERN SAHARA RESOURCE WATCH******
http://www.wsrw.org/?dl=fr
S O M M A I R E
1. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC
1.1. LE FAIT ACCOMPLI DE L'OCCUPATION, DÉNONCÉ À L'ONU
- SPS (7-VI-2009): M. Abdelaziz appelle Ki Moon à empêcher les élections
marocaines dans les territoires du Sahara Occidental
- TOUT SUR L'ALGÉRIE (8-VI-2009): Elections locales marocaines : le Front
Polisario s'oppose à leur tenue au Sahara occidental
1.2. COMÉDIE ET CONTRADICTIONS DU MAKHZEN
- MAP/LE MATIN (6-VI-2009): La solution consensuelle proposée par le Maroc est
<conforme> au principe de l'autodétermination (Ministre des AE)
- MAP (8-VI-2009): Hilale: Le droit à l'autodétermination <obsolète> à l'ère de
la mondialisation et des regroupements régionaux
- SPS (7-VI-2009): La mondialisation et la propagande marocaine: sujet d'une
conférence d'un professeur sahraoui
1.3. PANIQUE DU MAKHZEN
- L'EXPRESSION (7-VI-2009): Les fausses consolations du Makhzen
1.4 LA "RÉCOMPENSE" DU MAKHZEN POUR LA TRAHISON
- BELLACIAO (6-VI-2009): Cri d'un "rallié"
2. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-MAROC-EXPANSIONISME DU MAKHZEN
- LE SOIR (6-VI-2009): Maroc-Espagne; le frontières maritime a' l'ONU
3. SAHARA OCCIDENTAL-ANNALYSE
- LES DÉBATS (3-VI-2009): Yahia Zoubir, spécialiste des relations
internationales, s'exprime sur le Sahara occidental: «On n'a jamais invoqué le
chapitre 7 de la Charte de l'ONU dans ce conflit »
4. RASD-PANAMA-BRÉSIL
- SPS (4-VI-2009): Le nouvel ambassadeur sahraoui présente ses lettres de
créances au président, Martin Torrijos
- SPS (6-VI-2009): Message de condoléances du président de la République à son
homologue brésilien
5. RASD-NAMIBIE
- SPS (5-VI-2009): Le nouvel ambassadeur sahraoui présente ses lettres de
créances au président namibien, Hifikepunye Pehambia
6. SAHARA OCCIDENTAL-UE-FRANCE
- WSRW (4-VI-2009): Le troisième parti français soutient le Sahara Occidental
7. SAHARA OCCIDENTAL-AUSTRALIE
- SPS (7-VI-2009): ACTU demande au Gouvernement australien de soutenir
l'autodétermination au Sahara Occidental
8. MAROC-LE MAKHZEN EXTÉRIEUR S'ACTIVE
- MAROC HEBDO (No. 840): ÉMIGRÉS. Cinq centres culturels en 2009
9. MAURITANIE-COUP D'ÉTAT
9.1. PRESSE SAHARAOUIE
La président de la République satisfait de l'accord entre les parties de la
crise politique en Mauritanie
9.2. PRESSE ALGÉRIENNE
- APS (8-VI-2009): Washington pour des élections libres, honnêtes et
transparentes
- EL WATAN (6-VI-2009): Un accord de sortie de crise a été signé jeudi à
Nouakchott. Le grand ouf des Mauritaniens
- EL WATAN (6-VI-2009): Sghair Ould M'Bareck : « La démocratie en Mauritanie,
j'y crois encore »
- EL WATAN (6-VI-2009): Yahya Ould Ahmed Waghf. Premier ministre renversé: «
Nous avons été pris en otages »
- HORIZONS (6-VI-2009): L'Algérie se félicite de l'accord signé
- LIBERTÉ (6-VI-2009): Sortie de crise en Mauritanie. Prochaine étape, des
présidentielles transparentes
- APS/EL MOUDJAHID/LIBERTÉ (6-VI-2009): L'Algérie enregistre "avec satisfaction"
l'accord intervenu entre les parties mauritaniennes
- EL WATAN (7-VI-2009): Le colonel Ely Ould Mohamed Vall abat ses cartes
9.3 PRESSE MAROCAINE
- AFP/AUJOURD'HUI LE MAROC (5-VI-2009): Triomphe de l'opposition après le report
de la présidentielle
9.4. PRESSE FRANÇAISE
- AFP (7-VI-2009): Mauritanie: le Front anti-putsch "peut l'emporter s'il reste
uni"
- AFP (7-VI-2009): Dissolution du HCE, condition Sinéquanone de SIDIOKA avant sa
démission Imminent
- LE MONDE (6-VI-2009): En Mauritanie, deux militaires, proches parents,
s'affrontent pour la présidence
9.5. PRESSE MAURITANIENNE
- PANA/MAURITANIE-WEB (8-VI-2009): Bruxelles salue l'accord consensuel entre les
parties mauritaniennes
- MAURITANIE-WEB (6-VI-2009): Le président conditionne sa démission par la
dissolution du Haut Conseil d'Etat
- POINTS CHAUDS (6-VI-2009): Messaoud Ould Boulkheir serait le candidat unique
du FNDD
10. MAROC-SERVICES SÉCRETS
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 398): Pays-Bas
Un indic dans la police
- TEL QUEL (No. 376): Un "espion" à la barre
- TEL QUEL (No. 375): RG. Espions de proximité
===================================-========================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC
1.1. LE FAIT ACCOMPLI DE L'OCCUPATION, DÉNONCÉ À L'ONU
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5613
M. Abdelaziz appelle Ki Moon à empêcher les élections marocaines dans les
territoires du Sahara Occidental
Bir Lehlu (territoires libérés), 07/06/2009 (SPS) Le président sahraoui, Mohamed
Abdelaziz a demandé dimanche au SG de l'ONU, Ban Ki Moon "d'intervenir en
urgence auprès des autorités marocaines afin d'empêcher l'extension des
élections locales marocaines prévu vendredi prochain aux territoires sahraouis
sous occupation marocaine".
"Une telle attitude marocaine représente une provocation politique flagrante qui
entrave les efforts de la communauté internationale pour la reprise des
négociations pour l'autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux
principes et résolutions de l'ONU", a ecrit le président de la République dans
sa lettre à Ban Ki-Moon, parvenue à SPS.
"Je vous réitère ma demande de voir l'ONU en tant que responsable du territoire
assumer intégralement cette responsabilité" dans l'attente de la décolonistaion
de la dernière colonie en Afrique., a-t-il ajouté.
Voici le texte intégral de la lettre du président sahraoui Mohamed Abdelaziz au
SG de l'ONU Ban Ki Moon :
Monsieur le Secrétaire général,
Secrétaire Général des Nations Unies
New York
Bir Lehlu 07 juin 2009
Le Gouvernement du Royaume du Maroc se prépare à organiser le 12 juin 2009, des
élections locales devant inclure le territoire du Sahara occidental.
Le Gouvernement de la République sahraouie, en tant que membres de l'Union
africaine et le Front Polisario, considèrent que ces élections sont illégales de
la part des forces marocaines en ce qui concerne le Sahara Occidental et ne se
basent sur aucun fondement juridique. Elles constituent également une
provocation délibérée à la veille de la deuxième visite dans la région de votre
Envoyé personnel, Christopher Ross, qui introduit de nouvelles et graves
difficultés sur la voie de la reprise des négociations directes que vous avez
soutenu comme le Conseil de sécurité en tant que moyen pour la relance du
processus de paix.
Conformément aux résolutions pertinentes de l'Organisation des Nations Unies et
la décision de la Cour internationale de justice du 16 Octobre 1975, réaffirmé
par l'avis juridique du 29 Janvier 2002, l'ancien Secrétaire général adjoint du
Département des affaires juridique, M. Hans Corell, selon lesquels le Maroc n'a
aucune souveraineté sur le Sahara Occidental et est juridiquement distinct et
séparé du territoire marocain. Ce territoire est également à l'ordre du jour du
Comité spécial des 24 et de l'Assemblée générale qui est en cours d'un processus
de décolonisation, par la voie de l'exercice du peuple sahraoui de son droit
inaliénable à l'autodétermination et l'indépendance. Le Maroc est un pays qui
occupe le Sahara occidental, selon les résolutions 3437 et 3518 de l'Assemblée
générale.
En raison de la résistance légitime du peuple sahraoui et aux efforts de
décolonisation de l'ONU, le Maroc s'est engagé devant le Conseil de sécurité à
travers la signature du plan de règlement (1991) et les plans de paix qui le
compléte à coopérer avec l'ONU et sa mission au Sahara occidental, (MINURSO)
pour l'organisation du référendum d'autodétermination à l'appel de la communauté
internationale.
Comme vous le savez, le Maroc, malgré les efforts louables de M. James Baker, en
tant qu'Envoyé personnel de votre prédécesseur, Kofi Annan, a décidé en 2004 de
de tourner le dos à l'ONU et de se dérober de ses engagement, en essayant
d'imposer à la communauté internationale de légitimer son occupation illégale du
Sahara Occidental. par une politique du fait accompli pour renforcer la mise en
œuvre de l'exploitation illégale des ressources naturelles du territoire, la
répression et les violations des droits les plus élémentaires et les dites
élections, en violation directe des résolutions pertinentes de l'ONU concernant
le Sahara Occidental.
Vous conviendrez avec moi, Monsieur le SG, le fait que cet état de choses ne
peut pas continuer indéfiniment aux yeux du peuple sahraoui, qui a cru à
l'engagement de l'ONU pour l'organisation du référendum d'autodétermination, ni
aux yeux de cette même mission présente sur le territoire, incapable jusqu'à
présent d'inclure en son mandat la protection des droits huamins des Sahraouis,
en raison de l'intransigeance marocaine.
Cet état de choses ne peut pas continuer indéfiniment, également aux yeux de
l'Afrique, qui n'accepte pas que le Sahara occidental fasse l'exception du
principe de l'autodétermination ayant conduit à la décolonisation du continent,
ni aux yeux du monde qui ne peut pas croire ou accepter que le Maroc continue à
bénéficier d'une sorte de droit de veto soutenu par certains au sein du système
des Nations Unies.
Cette attitude marocaine représente une provocation politique flagrante visant
entraver les efforts de la communauté internationale pour la reprise des
négociations pour l'autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux
principes et résolutions de l'ONU.
Devant ces préoccupations, je vou demande, Monsieur le Secrétaire général,
d'agir en temps voulu, et de façon publique et suffisante pour empêcher la tenue
des élections marociane au Sahara occidental, un territoire occupé illégalement
par le Maroc et qui se trouve sous la responsabilité de l'ONU.en attente
décolonisation.
Veillez agréer, Monsieur le Secrétaire général, l'expression de ma haute
considération.
Mohamed Abdelaziz
Secrétaire général du Front POLISARIO". (SPS)
020/090/100 072050 JUIN 09 SPS
------------->
http://www.tsa-algerie.com/Elections-locales-marocaines---le-Front-Polisario-s-o\
ppose-a_7147.html
Elections locales marocaines : le Front Polisario s'oppose à leur tenue au
Sahara occidental
Par rafik tadjer , le 08/06/2009
Le Front Polisario entend empêcher le Maroc d'organiser des élections locales
dans les territoires occupés du Sahara occidental. Le président de la République
arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, a en effet appelé le
secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à "intervenir en urgence"
pour empêcher l'extension des élections locales marocaines aux territoires
sahraouis occupés, a indiqué lundi l'agence de presse sahraouie SPS.
"Une telle attitude représente une provocation politique flagrante de la part du
Maroc qui entrave les efforts de la communauté internationale à reprendre des
négociations pour l'autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux
principes et résolutions de l'Onu", a souligné M. Abdelaziz, dans une lettre
adressée dimanche à M. Ban, citée par SPS. L
e gouvernement marocain s'apprête à organiser, vendredi 12 juin, des élections
locales devant inclure le territoire du Sahara occidental. M. Abdelaziz a
réitéré notamment sa "demande de voir l'Onu en tant que responsable du
territoire, assumer intégralement cette responsabilité dans l'attente de la
décolonisation de la dernière colonie en Afrique", a ajouté SPS.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2.. COMÉDIE ET CONTRADICTIONS DU MAKHZEN
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/la_solution_consensu/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=114566
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=114625
La <solution consensuelle> proposée par le Maroc est <conforme> au principe de
l'autodétermination (Ministre des AE)
Londres - La <solution consensuelle>, proposée par le Maroc pour le règlement de
la question du Sahara, dans le cadre du respect de son <intégrité territoriale>,
est <conforme> au principe de l'autodétermination, a affirmé le ministre des
Affaires étrangères et de la coopération, M. Taib Fassi Fihri.
La nécessité de chercher une telle solution politique de gagnant-gagnant s'est
imposée suite à l'impasse due à l'<inapplicabilité> d'un référendum, a dit le
ministre, qui était l'invité de l'émission "Fi Assamim", diffusée mercredi soir
par la chaîne de télévision en langue arabe de la BBC.
Les Nations Unies sont parvenues, dès l'année 2000, à la conclusion que cette
option référendaire était <inapplicable> du fait des difficultés liées à
l'identification des votants potentiels, a dit M. Fassi Fihri, soulignant que le
Maroc a proposé l'initiative d'<autonomie> pour servir de plate-forme pour les
négociations.
Rappelant la <récupération> graduelle par le Maroc de <ses> territoires qui
étaient sous occupation espagnole, dont les régions de Sidi Ifni, <Tarfaya> et
les régions du nord, M. Fassi Fihri a indiqué que l'autodétermination
<n'implique nullement> le seul recours au référendum, qui ne signifie
nécessairement pas le choix entre des options extrêmes.
Il a ajouté que la majorité des sahraouis se trouvent sur le territoire marocain
où ils <s'intègrent parfaitement>, participent aux opérations électorales et
<jouissent des libertés qui règnent au Maroc>, expliquant que le Royaume tente
de parvenir à une solution avec l'Algérie et avec le Polisario, qui se trouve
sur le territoire algérien.
Le Polisario n'a <jamais> existé durant la période coloniale espagnole, a
martelé M. Fassi Fihri, ajoutant que ce mouvement <ne peut en aucun cas>
prétendre représenter les sahraouis.
"Nous cherchons une solution acceptable pour toutes les parties afin de dépasser
l'impasse et être en mesure de bâtir le Maghreb arabe", a-t-il ajouté, assurant
que le Maroc ne souhaite pas un retour aux hostilités dans la région, en
particulier après les efforts consentis au sein des Nations Unies et sur le plan
international.
Ces efforts doivent être pris en compte, a-t-il dit, soulignant toutefois que le
Maroc demeure prêt à défendre son <intégrité territoriale>.
Il a qualifié de "très négatives" les positions figées des autres parties,
soulignant que le Maroc a assumé ses responsabilités en réagissant positivement
à l'appel des Nations Unies.
Il a ajouté que le Maroc est prêt à s'engager dans une régionalisation élargie
en commençant par les provinces du sud et, ce dans le cadre du respect des
dispositions de la Constitution.
M. Taib Fassi Fihri a, par ailleurs, mis l'accent sur les liens de <fraternité>
qui existent entre les peuples marocain et algérien frère et les relations de
respect qui unissent SM le Roi Mohammed VI et le Président M. Abdelaziz
Bouteflika.
Le Maroc est attaché à la normalisation des relations avec l'Algérie notamment à
travers l'ouverture des frontières, a-t-il dit, ajoutant que le Maroc est prêt à
coopérer sur le plan bilatéral avec l'Algérie et en vue de parvenir à une
solution à la question du Sahara <marocain> dans le cadre de l'ONU, conformément
à l'appel du Conseil de sécurité.
L'ouverture des frontières est de nature à combattre les activités économiques
illicites, a dit le ministre, soulignant la nécessité pour les deux pays voisins
de travailler ensemble pour la normalisation des relations.
Le Maroc a proposé de distinguer la question du Sahara de l'intégration
maghrébine, a poursuivi le ministre, expliquant que la question du Sahara peut
être traitée dans le cadre des Nations Unies.
"Nous n'avons reçu aucune réaction positive de la part des <frères> algériens",
a déploré M. Fassi Fihri, soulignant que la construction du Maghreb arabe est
une nécessité stratégique et économique.
Or, la fermeture des frontières maroco-algériennes représente une entrave à
l'intégration dans la région, a-t-il déploré.
S'agissant de la question des deux <présides occupés> de Ceuta et Melilla, le
ministre, qui a réitéré l'attachement du Maroc aux vertus du dialogue y compris
au sujet de la question de ces deux <présides>, a souligné que Ceuta et Melilla
sont deux villes <marocaines>.
Le Maroc avait appelé au dialogue sur cette question, a-t-il fait observer,
rappelant que Feu SM Hassan II avait demandé un tel dialogue dans le cadre d'une
cellule de réflexion.
Notant que ce dossier fait l'objet des discussions entre le Maroc et l'Espagne,
M. Fassi Fihri a relevé que le rapprochement maroco-européen n'entame en rien la
<marocanité> de Ceuta et Melilla, soulignant <qu'il n'y a pas lieu> de faire une
comparaison quelconque entre la question du Sahara et celle des deux <présides>.
Le ministre a émis le souhait de parvenir à une solution à cette question dans
un cadre bilatéral avec l'Espagne.
Revenant sur la question de l'immigration clandestine, M. Fassi Fihri a noté que
le Maroc traite cette question dans le cadre de sa souveraineté. Le Maroc est
devenu un pays à la fois de transit <et d'accueil> de cette immigration en
provenance de l'Afrique sub-saharienne, a-t-il dit, ajoutant qu'un dialogue est
engagé avec l'Union européenne dans le but de parvenir à une vision globale
fondée sur trois axes: la lutte contre l'immigration clandestine,
l'encouragement de l'immigration régulière et le développement économique des
pays émetteurs.
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a, par ailleurs, abordé
les relations maroco-iraniennes, expliquant que le Maroc a pris la décision de
rompre les relations diplomatiques avec Téhéran suite aux déclarations
<provocatrices> faites par certains milieux iraniens qui ont réservé un
traitement singulier au Maroc suite à l'expression de solidarité par le Maroc
envers le Royaume de Bahreïn, à l'instar de 44 autres pays arabes et étrangers.
Il a également abordé la décision du Maroc de transférer son ambassade du
Venezuela à la République Dominicaine, rappelant dans ce sens la décision de
Caracas de désigner son ambassadeur à Alger en tant qu'ambassadeur auprès de
l'entité <fantomatique> de la RASD et de mettre en place une commission
conjointe avec une telle entité.
Abordant la situation au Moyen-Orient, M. Taib Fassi Fihri a rappelé la position
que le Maroc adopte depuis plusieurs décennies, à savoir le règlement global du
conflit israélo-arabe à travers le retrait israélien de tous les territoires
arabes occupés, y compris ceux du Liban et de la Syrie et la mise en place d'un
Etat palestinien viable sur tous les plans.
Il a, dans ce sens, souligné l'importance de la coordination dans le cadre de la
Ligue arabe, rappelant que le Maroc fait partie du comité chargé du suivi de
l'initiative arabe de paix.
La cause palestinienne demeure au cœur des préoccupations de SM le Roi Mohammed
VI, qui œuvre, en Sa qualité de Président du Comité Al-Qods, pour un règlement
du conflit, a-t-il dit, appelant Israël à accepter un règlement sur la base de
la vision de deux Etats indépendants.
Dernière modification 06/06/2009 16:10
--------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/m._hilale__le_droit/view
Hilale: Le droit à l'autodétermination <obsolète> à l'ère de la mondialisation
et des regroupements régionaux
Genève-L'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des
Nations unies à Genève, M. Omar Hilale, a affirmé, lundi devant le Conseil des
Droits de l'Homme (CDH) de l'ONU, que le droit à l'autodétermination dans sa
dimension conjoncturelle des années soixante <est devenu obsolète> à l'ère de la
mondialisation et des regroupements régionaux.
Pour M. Hilale, les différents modes de consultation populaire ainsi que
l'option de la négociation, particulièrement quand elle est recommandée par le
Conseil de Sécurité font désormais loi, tant elles répondent à une démarche
évolutive du droit international dictée par le Conseil de Sécurité et
<préservent> le principe du <consensus> et de l'<inclusivité>.
Le diplomate intervenait dans le cadre de la 11ème session du CDH sur le point
relatif à la Promotion et protection de tous les droits de l'Homme, civils,
politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au
développement.
Il a fait remarquer, à cet égard, que la résolution 1514 et le principe de
l'autodétermination auquel elle a donné naissance sont les éléments les plus
controversés du droit international en raison de leur <instrumentalisation>.
Bien plus, a-t-il déploré, ce droit né dans le contexte de la décolonisation et
de la guerre froide a été depuis perverti car utilisé à des fins géostratégiques
et à des objectifs de quête de leadership à travers le démembrement des Etats et
la <balkanisation> des régions.
M. Hilale trouve surprenant d'insister par <opportunisme politique> pour <figer
voire momifier> le principe de l'autodétermination dans une année déterminée,
1960, et faire abstraction de l'évolution positive de ce droit, de ses nouvelles
interprétations, et surtout des mutations des relations internationales et des
changements géostratégiques survenus depuis.
Il est également <incompréhensible>, a-t-il relevé, que dans le cadre de la
doctrine et la pratique internationale très riches et variées, en matière
d'autodétermination, il soit procédé à une sélection <arbitraire> des formes de
cette autodétermination et ignorer voire délégitimiser les autres formes
d'exercice de ce droit.
L'ambassadeur marocain a affirmé, par conséquent, que tout activisme, y compris
l'<instrumentalisation> des principes de droit tel celui à l'autodétermination
de nature à provoquer le démembrement d'un Etat ou porter atteinte à son
intégrité territoriale, constitue une violation du droit international, des
principes de la Charte et des résolutions onusiennes sur les relations amicales
et le bon voisinage entre les Etats.
M. Hilale a fait remarquer que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
de 1948 ainsi que la résolution 60/251 portant création du Conseil des Droits de
l'Homme en 2006, en passant par la Déclaration et le Plan d'action de Vienne de
1993 ont réaffirmé que les droits de l'Homme sont universels, indivisibles,
indissociables et interdépendants et se renforcent mutuellement.
Il a, par conséquent, insisté sur l'importance d'éviter toute subordination ou
conditionnement infondés de l'exercice d'un droit à l'exercice d'un autre,
notant que le report ou la suspension de l'exercice d'un ensemble de droits
jusqu'à la satisfaction d'autres relève de la <pure rhétorique> et conduirait à
la création d'une multitude de zones de <non droit> où toutes les <exactions> et
les <violations> sont permises.
Le diplomate a expliqué que de ce contexte découle trois primats, à savoir le
fait que le droit international et l'ordre international contemporains ont été
fondés sur le socle de l'Etat Nation et du principe sacro-saint de l'intégrité
territoriale des Etats et que les relations amicales interétatiques sont basées
sur le principe du respect mutuel de l'existence des Etats à l'intérieur de
leurs frontières authentiques.
Il a aussi signalé, dans ce même ordre d'idées, que la Charte de l'ONU et toutes
les résolutions pertinentes tant du Conseil de sécurité que de l'Assemblée
générale, sont fondées sur la responsabilité première de préserver la paix et la
sécurité dans le monde et le règlement des différends notamment territoriaux par
le dialogue et la négociation.
M. Hilale a fait observer que la résolution 1514 n'est qu'une pièce d'un large
arsenal juridique évolutif des résolutions onusienne marquant les différentes
acceptions, notamment constitutionnelles, prises par le droit à
l'autodétermination, avant de s'interroger : comment peut-on continuer à ignorer
la résolution 1541 de l'AGNU, adoptée le lendemain de la 1514. Comment peut-on
continuer à omettre dans l'analyse la résolution 2526 de 1970, qui précise les
formes d'exercice et le modus operandi de ce droit?.
Pour lui, la légalité internationale ne peut se réduire à une seule résolution,
plaidant que toutes les résolutions de l'assemblée générale se valent et que
toute interprétation fondée sur une supposée hiérarchisation de ces résolutions
et toute sélectivité, attribuant arbitrairement la prépondérance à une
résolution sur les autres est contraire au droit et à la pratique onusienne.
Et de conclure : la légalité internationale puise sa source et sa force des
résolutions du Conseil de Sécurité relatives au règlement des différends
politiques territoriaux. Le Conseil de sécurité est dépositaire de la
responsabilité première de garantir la paix et la sécurité dans le monde. La
portée et la valeur juridique de ses résolutions font autorité par rapport aux
résolutions de l'Assemblée Générale.
Dernière modification 08/06/2009 14:15
------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5603
La mondialisation et la propagande marocaine: sujet d'une conférence d'un
professeur sahraoui
Chahid El Hafed, 07/06/2009 (SPS) Le Dr sahraoui, M. Saleh Mohamed Sidahmed,
professeur à l'Université de Paris et Rhône, a animé dimanche à l'institut,
Bassiri pour la formation, une conférence sous le thème de la mondialisation et
de la propagande marocaine pour imposer sa politique du fait accompli au Sahara
occidental.
Dans son évaluation de la thèse marocaine, M. Saleh a constaté l'échec de Rabat,
à faire passer sa "proposition", précisant que cette "proposition n'a pas de
légitimité juridique sous l'hégémonie d'un régime autoritaire".
Rappelant que le Droit international et la légitimité internationale sont au
coté du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, M. Saleh a averti contre
"les tentatives marocaines visant a écarter la question du Sahara Occidental des
médias".
Pour le Dr, la politique internationale à la lumière de la mondialisation n'est
plus régi par la légalité ou le Droit international, sinon elle dépend de la
situation economique et sociale, ainsi que l'évolution internationale.
S'adressant aux médias et aux intellectuels sahraouis ayant assisté à cette
conférence, M. Saleh a relevé l'importance de l'information et le rôle de la
communication dans la sensibilisation de l'opinion publique internationale
autour de la question du Sahara Occidental, appelant l'élite sahraouie "à
faciliter la communication entre les générations actuelles et futures". (SPS)
020/090/000 071200 JUIN 09 SPS
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. PANIQUE DU MAKHZEN
http://www.lexpressiondz.com/dequoi/2009-06-07.html
Les fausses consolations du Makhzen
Les déclarations du président américain Barack Obama faites au Caire, selon
lesquelles le Maroc a été le premier pays au monde à avoir reconnu
l'indépendance des Etats-Unis, ont été accueillies avec faste par le Royaume
chérifien. «Ces déclarations nous réconfortent dans notre amitié avec ce pays»,
a affirmé le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement,
M.Khalid Naciri. Maigre consolation lorsqu'on sait les efforts déployés pour que
le président Obama fasse un geste envers les ambitions expansionnistes
marocaines. Le réconfort exprimé par le ministre Naciri équivaut à une recherche
désespérée de miettes à récolter pour une cause perdue, surtout si l'on tient
compte que la position américaine envers le conflit du Sahara occidental a fait
un virage à 90° depuis la dernière réunion du Conseil de sécurité, tenue le 30
avril 2009, et l'adoption de la résolution 1871.
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1.4 LA "RÉCOMPENSE" DU MAKHZEN POUR LA TRAHISON
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article86987
Cri d'un "rallié"
samedi 6 juin 2009 (14h28)
"La Patrie est clémente et miséricordieuse" était l'appel lancé par Hassan II en
1988 dans le but de cultiver la repentance dans les esprits des combattants du
Front Polisario et les pousser à rallier le Maroc.
Les médias marocains prétendent que ces repentis ont bénéficié de beaucoup
d'avantages : emploi bien rémunéré et logement confortable. Les sahraouis qui
ont mordu l'hameçon et ont rejoint le Maroc ont dû faire face à la cruelle
réalité des mensonges des responsables marocains. En effet, une fois sur le sol
marocain, ni vu ni connu. Les protestations, les sit-in devant les bureaux du
ministère de l'intérieur n'ont servi à rien.
Les citoyens marocains dont la majorité vivent dans des conditions déplorables
sont contre les avantages octroyés aux sahraouis qu'on a appelés "les ralliés".
Ils exigent les mêmes droits et le même traitement. Cela a créé des problèmes
pour le palais.
L'un des hommes qui ont été touchés par cette propagande est Daha Khalili, un
homme qui approche la cinquantaine, cultivée, originaire de la ville de Tan-Tan,
blessé dans la guerre contre le Maroc et ancien ensignant dans les camps de
réfugiés sahraouis en Algérie. Son caractère convivial a fait qu'il soit
apprécié de tous.
Après des années sans nouvelles de lui, le voilà qui fait son apparition par la
grande porte et avec sa photo publiée dans le journal arabophone marocain "Al
Watan" à côté d'un article des plus touchants. Il exprime son amertume à cause
du piège dans lequel il est tombé en croyant qu'il allait pouvoir profiter d'une
vie agréable au Maroc.
Sous le titre de "Cri d'un rallié", Daha demande aux sahraouis de "renoncer à
toute idée de quitter les camps de réfugiés pour rejoindre le Maroc pour ne pas
être déçus" comme ce fut son cas. Il "regrette d'avoir abandonné ses principes,
ses convictions, ses nobles objectifs pour un emploi précaire et une maison
insalubre". "Rassurez-vous", dit-il, "nous n'avons rien gagné qui puisse
susciter votre jalousie". "La malédiction de la trahison nous poursuit",
ajoute-t-il. "Certains des ralliés sont morts à cause de maladies graves,
d'autres à cause d'accidents de la route et d'autres sont devenus addictes à
l'alcool et à la drogue" sans oublier "ceux qui sont considérés comme des clowns
par une population qui les méprit et les marginalise". Il rappelle qu'ils
avaient "rallié le Maroc avec la tête baissée" et demande à ses concitoyens de
réfléchir à une solution qui "les laissera avec la tête en haut" sans perdre
leur dignité. Finalement, il se dit qu'un pays qui n'a pas su accueillir une
poignée de repentis ne pourra jamais accueillir toute la population sahraouie
qui se trouve dans les camps de la dignité.
P.S. : L'article a été publié par Al Watan le 28 mai 2009.
De : Diaspora Sahraouie
samedi 6 juin 2009
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2. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-MAROC-EXPANSIONISME DU MAKHZEN
LE SOIR
(6-VI-2009)
Maroc-Espagne; le frontières maritime a' l'ONU
Le 22 juin, la Commission des limites du plateau continental de l'ONU devra
examiner cette épineuse question.
Le problème de la délimitation des frontières maritimes entre le Maroc et les
Iles Canaries émerge de nouveau. Le 22 juin, la Commission des limites du
plateau continental de l'ONU devra examiner cette épineuse question, après que
Madrid ait sollicité, fin mai, l'avis de cette instance pour étendre sa
souveraineté au-delà des 370 kilomètres nautiques pour atteindre 648,2 km. Le
journal Publico rapporte que Madrid a présenté le 11 mai, un rapport qualifié de
«scientifique», à la Commission des limites du plateau continental de l'ONU,
appelant à une extension de sa plateforme continentale dans les fonds marins à
l'ouest des Iles Canaries. Le 16 mai, cinq jours après, le Maroc a fait savoir à
ladite commission son total refus de toute modification «unilatérale» des
frontières maritimes, obligeant ainsi la partie espagnole à initier des rounds
de discussions pour résoudre ce problème. L'opposition des autorités marocaines,
poursuit le quotidien espagnol, s'appuie sur l'article 83 de la Convention des
Nations Unies sur le droit des mers de 1984, lequel stipule qu'en cas de litige
entre pays voisins sur la délimitation de leurs frontières maritimes, des
négociations sont prévues pour trouver un compromis. La question des frontières
maritimes est un sujet que les nombreuses rencontres entre hauts responsables
évitent d'aborder. Et pourtant depuis 2005 il existe un comité maroco-espagnol
chargé de l'examen de cette question, dont les réunions se font très rares, la
dernière en date remontant à l'automne 2005.
Madrid a sollicite' l'avis de cette instance pour étendre sa souveraineté
au-delà des 37 km.
L'année 2001 a connu un sérieux différend entre Rabat et Madrid sur les
exploitations pétrolières dans cette zone. Le Maroc avait conclu des accords
avec des firmes françaises et américaines et le gouvernement d'Aznar avait fait
de même en signant un accord avec la société espagnole Repsol. Si les prochains
rounds de négociations échouent, le recours à l'arbitrage de la Cour de La Haye
demeure l'ultime voie pour régler ce dossier.
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3. SAHARA OCCIDENTAL-ANNALYSE
http://www.lesdebats.com/editionsdebats/030609/monde.htm#1
Yahia Zoubir, spécialiste des relations internationales, s'exprime sur le Sahara
occidental:
«On n'a jamais invoqué le chapitre 7 de la Charte de l'ONU dans ce conflit »
Yahia H. Zoubir est professeur en relations internationales et en management
international à Euromed Marseille, école de management en France. Il a déjà
enseigné aux Etats-Unis, notamment à Washington et en Arizona. Il est auteur de
plusieurs ouvrages et articles, publiés dans des revues spécialisées en Europe,
aux USA et au Moyen-Orient.
Entretien réalisé par Z'hor Chérief
Les Débats : En avril dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une
résolution sur le Sahara occidental. Quelle lecture faites-vous de ce texte ?
Yahia H. Zoubir : La résolution 1871 est une prolongation du statut quo pour une
autre année. Elle réitère ce qui avait été dit dans la résolution 1813 de 2008.
Les mêmes contradictions ayant servi au blocage sont répétées. La dernière
résolution parle du droit à l´autodétermination du peuple sahraoui, mais insiste
sur une solution acceptable aux deux parties…donc chacune a un droit de veto. En
même temps, elle félicite le Maroc pour les «efforts crédibles et sérieux» pour
sa proposition d´autonomie et ne fait que prendre note de la proposition
sahraouie, pourtant basée sur la légalité internationale. Ce qui est illogique
dans cette résolution et les précédentes, c'est qu'on se félicite d´une
proposition illégale du point de vue du droit international… Le Maroc n´a pas le
droit de proposer quoi que ce soit aux Sahraouis, il n´a aucune souveraineté sur
le territoire sahraoui.
Comment se fait-il que la France ait bloqué le dossier des droits de l'homme ?
La France, un des 5 membres au Conseil de Sécurité, a un droit de veto. Elle
peut bloquer toute résolution qu´elle n'approuve pas. Ceci dit, il y a eu un
semblant de compromis, puisque la résolution 1871 parle de l´importance de
«réaliser des progrès concernant la dimension humaine».
Vous avez déclaré récemment que l'évolution de la question sahraouie dépendra du
couple franco-américain… ?
Oui, soit il y a alignement dans les positions des deux pays, soit les
Etats-Unis décident, sous le leadership de Barack Obama, d´exécuter une
politique qui serve uniquement leurs intérêts, sans tenir compte des intérêts
français. La question est de savoir si le président Obama favorisera
l´application du droit international ou s'il continuera à favoriser une
politique fondée sur le réalisme politique, donc sur un soutien continu à la
position marocaine.
Pourquoi soutenez-vous alors que la solution au conflit se trouve dans
l'application du chapitre 7 de la Charte de l'ONU. N'y a-t-il pas contradiction
dans vos propos ?
Je serais le plus grand des naïfs en relations internationales, si je faisais
une telle affirmation. Dans tous mes écrits… même dans mon dernier article (*)
avec Hakim Darbouche, j´ai toujours précisé qu´on invoque le chapitre 7 dans
certains conflits, par exemple la guerre faite à l'Irak en 1991 après son
invasion du Koweït, alors qu'on ne l'a jamais invoqué concernant la question
sahraouie. Les Etats-Unis et la France avaient fait des efforts considérables
pendant les années 1970 pour que cela ne se produise pas. En 2003, on n'a même
pas voulu imposer le plan Baker II, pourtant favorable au Maroc… Comment
voulez-vous qu´on applique le chapitre 7 ? Cela relèverait de la chimère… Mais,
la question du chercheur est de comprendre pourquoi le chapitre 7 est appliqué
en Irak ou pourquoi un Etat indépendant est créé au Kosovo, alors qu'on dénie le
droit des Sahraouis d´avoir leur propre Etat. D'ailleurs, je suis tout à fait
d'accord avec le Pr Mohand Issad, lorsqu´il dit que le Sahara Occidental est
déjà un Etat indépendant, étant donné que la puissance colonisatrice, l´Espagne,
s´en est retirée. Evidemment, la question trouve sa réponse dans les enjeux
géopolitiques et la baisse intensité du conflit sahraoui.
Les USA ne s'opposent pas à l'autodétermination des Sahraouis. Que gagnent-ils
alors à soutenir le statu quo ?
De part leur histoire, les Etats-Unis ne sont pas opposés au principe du droit à
l´autodétermination. A l'exception d'une parenthèse faite à la fin des années
1980, sous Bush/Baker, les administrations qui se sont succédées ont favorisé le
statut quo. Cela montre le soutien des USA à leur allié marocain, sans pour
autant gêner leurs relations avec l´Algérie. Tant que cet équilibre dans les
relations avec les deux puissances régionales (Algérie et Maroc) est maintenu,
le statut quo reste la meilleure politique. L´argument toujours avancé à
Washington est que l'indépendance du Sahara déstabiliserait la monarchie et
qu´une annexion du territoire par le Maroc, avec la bénédiction de l´ONU, aurait
des effets graves dans la région et risquerait de provoquer une guerre entre
l´Algérie et le Maroc.
A la mi-mai, vous avez révélé que des personnalités comme Madeleine Albright et
David Welch, sont impliquées dans la rédaction du plan d'autonomie marocain. Sur
quelles preuves vous appuyez-vous ?
Il y a confusion entre les choses. La première a un lien avec la question
précédente… Certes, j'ai affirmé qu´un lobby informel, constitué de Madeleine
Albright, le général Wesley Clarke, David Welch et des anciens officiels et
académiciens proches du Maroc, tentent d´influencer la nouvelle administration
US, en soutenant qu´il est de l´intérêt des USA et du Maghreb de régler le
conflit du Sahara occidental par l'exécution du plan d´autonomie marocain,
présenté comme la seule solution possible… Je vous invite à lire « Why the
Maghreb matters : threats, opportunites and options for effective American
engagement in North Africa », publié conjointement par le Potomac Institute for
Policy Studies et le SAIS de l´Université Johns Hopkins. J´ai aussi dit que
l´existence de lobbies ou leur constitution est une action légale et légitime
aux Etats-Unis, et que donc les Sahraouis et les pays qui les soutiennent
peuvent faire la même chose. Le système américain le permet. Mais, je n´ai pas
dit que ces anciens officiels sont impliqués dans la rédaction du plan marocain
d´autonomie… Pour l'autre remarque, je m'appuie sur ce que David Welch a
lui-même déclaré devant le Congrès, le 6 juin 2007. Il a en effet affirmé que
"we worked with them [Moroccans] on it [autonomy plan] », c'est-à-dire que "nous
avons travaillé avec les Marocains sur le plan d´autonomie ». Cela relève donc
du domaine public. Je dis donc et répète que c´est tout à l´honneur du Maroc
d´avoir su construire des relations très étroites avec les USA et même avec la
France. La monarchie marocaine a fait ce choix, il y a 2 siècles de cela…
En cas d'échec du 5è round des négociations, ne craignez-vous pas le retour à la
guerre ?
Une reprise des armes, sur le plan du droit, est légitime. Mais, le Maghreb a
besoin de développement et de stabilité. Une guerre pourrait avoir des
conséquences fâcheuses. Déjà, on constate une course à l´armement dans la
région. J´espère sincèrement que les pourparlers vont aboutir. Je pense que si
les Etats-Unis soutiennent Christopher Ross dans sa mission, en tirant les
leçons de l´échec de James Baker, et surtout en appliquant la partie de la
résolution qui insiste sur des pourparlers sans conditions préalables, peut-être
y aura-t-il une avancée.
Selon vous, quel rôle peut jouer l'Algérie aujourd'hui dans le règlement du
conflit ?
La position de l´Algérie est consistante et respectable. Mais, répéter
constamment qu´elle s´en tient à la légalité internationale, alors que le
conflit est à sa porte, n'est pas une politique. Je pense que la meilleure
perspective est de faire revivre l´UMA, qui est d´une importance capitale pour
l´avenir de la région. Je pense qu´avec de la bonne volonté entre les dirigeants
maghrébins, des scénarios peuvent être construits, qui permettraient de sortir
de ce statut quo qui ne peut perdurer sans risque d´explosion et dont les
conséquences ne favoriseraient certainement pas les peuples de la région.
(*) Conflicting International Policies and the Western Sahara Stalemate,
International Spectator, 43:1er mars 2008, pp. 91-105.
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4. RASD-PANAMA-BRÉSIL
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5577
Le nouvel ambassadeur sahraoui présente ses lettres de créances au président,
Martin Torrijos
Panama, 04/06/2009 (SPS) Le nouvel ambassadeur sahraoui au Panama, Ali Mahmoud a
presenté jeudi ses lettres de créances au président, Martin Torrijos, en sa
qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RASD auprès de la
République du Panama, selon un communiqué de l'ambassade sahraouie à Panama.
La cérémonie s'est déroulée au Palais de la Présidence de la République du
Panama, en présence de MM. Samuel Lewis Navarro et Fabio Mendez, respectivement
: ministre des affaires étrangères et directeur du protocole de la Présidence.
L'ambassadeur sahraoui a réitéré la volonté du Gouvernement de la RASD à
consolider les relations bilatérales avec le Panama, soulignant les liens
historiques existants entre les deux pays et la position ferme du Panama de
soutien à la juste cause du peuple sahraoui, a ajouté la même source.
Cet engagement et cette fidélité au principe d'autodétermination et à la
souveraineté, a-t-il dit, ont conduit la République du Panama à être l'un des
premiers pays à reconnaitre la RASD, le 23 juin 1978, a rappelé le diplomate
sahraoui.
Il a d'autre part, réitéré la disponibilité du Gouvernement sahraoui à coopérer
avec les efforts de la communauté internationale pour la recherche d'une
solution devant permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit inalmiénable à
l'autodétermination et à l'indépendance par la voie d'un réféendum juste,
transparent et démocratique sous les auspices de l'ONU.
Pour sa part, le président du Panama, Martin Torrijos a exprimé la position
constante de son pays, de soutien au droit inaluénable du peuple sahraoui et aux
efforts de la communauté internationales.
Il est à rappeler que la cérémonie a été ouverte par l'hymne national de la
République du Panama et cloturée par l'hymne national sahraoui. (SPS)
020/090/100 042300 JUIN 09 SPS
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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5586
Message de condoléances du président de la République à son homologue brésilien
Bir Lehlou, 06/06/2009 (SPS) Les président de la République, Mohamed Abdeaziz a
exprimé, vendredi, ses vives condéleances à son homologue du Brésil, Luis Inacio
Lula de Silva à la suite de la perte tragique des dizaines de citoyens
brésiliens dans la plus grande faillite aérienne, de l'airbus appartenat à la
compagnie aérienne, Air France, dans l'océan atlantique.
"Au nom du peuple et du Gouvernement sahraouis, ainsi qu'en mon nom personnel,
permettez-moi d'exprimer nos sincères condoléances aux familles des victimes de
cet accident doulereux qui a coûté la vie à des dizaines des citoyens
brésiliens", a regretté le président la République dans un message adressé à son
homologue brésilien, dont une copie est parvenue à SPS.
"Le peuple sahraoui qui est unis par des liens historiques et curturels avec les
peuples d'Amérique Latine, partage avec vous ces moments les plus difficiles", a
ajouté le texte. (SPS)
082/090/100 06100 JUIN 09 SPS
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5. RASD-NAMIBIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5578
Le nouvel ambassadeur sahraoui présente ses lettres de créances au président
namibien, Hifikepunye Pehambia
Windhoek, 05/06/2009 (SPS) Le nouvel ambassadeur sahraoui, Louchaa Mohamed
Lamine Soueilem a présenté ses lettres de créances au président, Hifikepunye
Pehambia, en sa qualité de d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de
la RASD auprès de la République de la Namibie.
Le diplomate sahraoui a exprime au nom du président de la République, Mohamed
Abdelaziz, du Gouvernement et du peuple sahraouis, les remerciements pour le
soutien de la juste cause du peuple sahraoui pour son indépendance et sa
liberté.
Pour sa part le président namibien, Hifikepunye Pehambia a réaffirmé la position
constante du Gouvernement et du peuple de la Namibie de soutien au droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui pour le recouvrement de son indépendance.
Ont pris part à cette cérémonie le ministre des affaires étrangères et le
directeur du protocole auprès de la Présidence de la République de la Namibie.
(SPS)
020/090/100 051700 JUIN 09 SPS
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6. SAHARA OCCIDENTAL-UE-FRANCE
http://www.wsrw.org/index.php?parse_news=single&cat=111&art=1178
Le troisième parti français soutient le Sahara Occidental
"Les futurs députés européens d'Europe Ecologie travailleront donc à mettre fin
au pillage des ressources du Sahara occidental", a déclaré le parti français
dans une lettre à WSRW. Europe Ecologie est le troisième grand parti politique
français pour les élections européennes le 7 juin.
04.06 - 2009 19:02
Dans une lettre à Western Sahara Resource Watch le 2 juin 2009, Europe Ecologie,
parti des Verts, déclarent leur soutien total au droit des sahraouis à
l'autodétermination, et à l'exclusion du Sahara Occidental des accords de pêche
EU-Maroc.
Nous avons « toujours défendu le respect des droits du peuple Sahraoui, et
notamment leur droit à l'autodétermination. Le Sahara Occidental est en effet
peut-être la dernière colonie d'Afrique, étant passé de l'oppression espagnole à
l'oppression marocaine en 1975. » dit le courrier.
Et le parti de poursuivre :
" Sur la question des droits de pêche au large des côtes sahraouies, le groupe
Vert/ALE avait déposé deux amendements au rapport Varela en 2006 visant à
exclure explicitement les eaux territoriales du Sahara Occidental des accords de
pêche avec le Maroc. Ces eaux territoriales n'appartiennent en effet pas au
Maroc.
Nous regrettons fortement que ces amendements aient été rejetés et estimons que
l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union européenne viole le droit
international.
Nous continuons cependant à défendre l'idée que tout arrangement économique
concernant ce territoire doit profiter au peuple Sahraoui. Les futurs députés
européens d'Europe écologie travailleront donc à mettre fin au pillage des
ressources du Sahara occidental. ".
Lire la lettre d'Europe Ecologie à WSRW ici.
http://www.wsrw.org/files/dated/2009-06-04/europe-ecologie_02.06.2009.pdf
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7. SAHARA OCCIDENTAL-AUSTRALIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5604
ACTU demande au Gouvernement australien de soutenir l'autodétermination au
Sahara Occidental
Chahid El Hafed, 07/06/2009 (SPS) Le Conseil australien des syndicats (ACTU) a
adopté jeudi une motion de soutien à la cause sahraouie, au cours de son Congrès
qui s'est tenu à Brisbane du 2 au 4 juin courant, selon lequel, il appelle le
Gouvernement à soutenir l'autodétermination au Sahara Occidental
ACTU a demandé au Gouvernement australien de soutenir le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination, conformément aux résolutions de l'ONU et
l'extension du mandat de l'ONU au Sahara occidental à la protection des droits
de l'homme.
L'Organisation des Nations Unies a échoué dans ses efforts pour la
décolonisation au Sahara Occidental occupé par le Maroc depuis 1975, a déploré
l'organisation australienne.
L'ACTU est une organisation nationale australienne fondée en 1927 représentant
un grand nombre de syndicats dans chaque État et territoire de l'Australie.
(SPS)
020/090/000 071300 JUIN 09 SPS
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8. MAROC-LE MAKHZEN EXTÉRIEUR S'ACTIVE
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_840/PDF_840/page04et06et08.p\
df
ÉMIGRÉS. Cinq centres culturels en 2009
Le Maroc a annoncé,le 19 mai 2009,qu'il construira en 2009 ses cinq premiers
centres culturels à
l'étranger,notamment à Paris et à Bruxelles, dans le cadre d'un plan d'action en
faveur de quelque 3,2 millions de Marocains résidant à l'étranger (MRE).
Les autres centres culturels seront prévus en Espagne, au Canada et en Libye, a
déclaré le ministre chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger,
Mohamed Ameur. Outre la construction des cinq centres culturels,le plan d'action
est axé sur un programme d'urgence pour l'enseignement de la langue arabe et de
la culture d'origine pour les enfants des MRE et sur l'organisation d'activités
culturelles dans les pays d'accueil.La communauté marocaine à l'étranger est
passée de 1,6 million de personnes en 1992 à plus de 3,2 millions en 2009.
85% des MRE sont installés en Europe, 9% dans les pays arabes du Golfe et 6% en
Amérique
du Nord.
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7. MAURITANIE-COUP D'ÉTAT
7.1. PRESSE SAHARAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5587
La président de la République satisfait de l'accord entre les parties de la
crise politique en Mauritanie
Chahid El Hafed, 06/06/2009 (SPS) Le président da la République, Mohamed
Abdelaziz, a exprimé sa satisfaction, à la suite de la signature jeudi de
l'Accord de sortie de crise en Mauritanie officiellement signé par les grands
pôles politiques.
"Le Gouvernement de la RASD, la direction du Front Polisario et le peuple
sahraoui dans son ensemble sont satisfaits de cet accord après les négociations
qui ont eu lieu à Dakar et à Nouakchott, mettant fin à la crise qui a secouée le
pays depuis le 8 aout dernier, afin de créer un climat prometteur devant
permettre aux mauritaniens et aux mauritaniennes d'ouvrir une nouvelle page de
l'histoire de la Mauritanie, partant de la reconciliation nationale", a déclaré
le président de la République dans un point de presse..
"Enregistrant avec satisfaction ce développemnt positif, le Gouvernement de la
RASD, exprime ses félicitations à l'élite mauritanienne et à l'ensemble du
peuple frère de Mauritanie, pour cet acquis historique, par lequel, ils ont
exprimé avec sagesse et clairvoyance leur volonté de surmonter les obstacles,
metttant les intérets du peuple et la nation mauritanienne au dessus de toute
autre considération", a-t-il précisé.
Il s'est a également dit confiant que "l'élite politique mauritanienne est
capable de surmonter de la crise et de concrétiser les chapitres de cet accord
afin de restaurer la démocratie et la stabilité dans le pays".
M. Abdelaziz a enfin, rappelé les liens d'amitié et de fraternité et de
bonvoisinage unissant les deux peuples frères, exprimant le plein soutien de la
RASD au peuple mauritanien, sa direction, ses partis et son élite pour la
construction de la Mauritanie afin qu'elle puisse récupèrer sa place sur la
scène régionale et internationale, a-t-il conclut. (SPS)
020/090/100 061100 JUIN 09 SPS
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7.2. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=6363
Washington pour des élections libres, honnêtes et transparentes
Date : 08/06/2009 à 10:31:33
(APS)-Le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique salue le rôle joué par le chef
de l'Etat Abdoulaye Wade dans les négociations de Dakar qui ont abouti à la
signature d'un accord entre les forces politiques de ce pays, indique un
communiqué du département d'Etat parvenu à l'APS.
Le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique applaudit les partis (politiques)
mauritaniens pour avoir obtenu un accord consensuel qui va restaurer l'ordre
constitutionnel à travers une transition, pour résoudre la crise politique
actuelle'', souligne la même source.
`'Nous félicitons le Président Wade du Sénégal pour sa vision et sa quête
persistante d'accord. L'accord représente un succès louable pour l'Union
africaine et les peuples africains dans la résolution des crises'', mentionne le
document.
Il assure que le gouvernement des Unis-Unis, `'en collaboration avec les autres
membres du Groupe de contact international, va soutenir activement toutes les
parties signataires de l'accord, y compris les efforts pour que les élections
soient organisées de manière libre, honnête et transparente''.
Les trois pôles politiques mauritaniens ont conclu, le 2 juin, dans la capitale
sénégalaise, six jours de négociations en signant un accord de sortie de crise,
en présence du facilitateur, le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade.
L'accord de Dakar prévoit le report du premier tour de l'élection présidentielle
initialement prévu le 6 juin jusqu'au 18 juillet et, au cas échéant,
l'organisation d'un second tour, le 1-er août prochain. Le document prévoit
également la mise en place d'''un gouvernement consensuel de transition'', au
plus tard le 6 juin.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) devra également être
recomposée après la formation du gouvernement. Les différents pôles signataires
de l'accord de Dakar y seront représentés. La Mauritanie traverse une crise
politico-institutionnelle née du coup d'Etat d'août dernier qui a renversé le
président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
-------------->
http://www.elwatan.com/?page=article_print&id_article=128002
Un accord de sortie de crise a été signé jeudi à Nouakchott
Le grand ouf des Mauritaniens
Nouakchott. Jeudi 4 juin. Les Mauritaniens se lèvent les yeux braqués sur le
Palais des congrès, où devrait être scellé, d'un instant à l'autre, l'avenir de
leur pays.
Nouakchott (Mauritanie). De notre envoyé spécial
La signature de l'accord-cadre de sortie de crise conclu à Dakar, mardi dernier,
aurait lieu le soir. Mais rien n'est encore sûr en ce début de matinée
caniculaire. La cérémonie devait initialement avoir lieu mercredi, le lendemain
de la conclusion de l'accord, grâce à la médiation sénégalaise et à l'aide de la
communauté internationale. Le report de la veille fait douter les Nouakchottois.
Ils s'interrogent si cet accord va être entériné dans la journée. Dans la rue,
on parle du refus du général Ould Abdelaziz de libérer les détenus du coup
d'Etat dont le Premier ministre, Yahya Ould Ahmed Waghf, arguant que cela
n'était pas écrit dans l'accord. L'attente se fait longue. En début
d'après-midi, le doute se dissipe avec l'annonce de la libération de tous les
détenus du coup d'Etat. Quelques heures plus tard, l'avion du président
sénégalais, Abdoulaye Wade, facilitateur des négociations entre les trois
parties protagonistes, atterrit à l'aéroport international de Nouakchott. Le
Palais des congrès connaît une affluence nombreuse de « supporters » et «
supportrices » de « Aziz », prénom du général Ould Abdelaziz par lequel les
Mauritaniens le désignent. Mais seules les personnes accréditées y accèdent. A
l'intérieur du palais se trouve déjà une foule compacte d'hommes et de femmes en
melahfa traditionnelle (long voile multicolore qui l'enveloppe de la tête aux
pieds) frappée de l'effigie du général Ould Abdelaziz. « On les a fait venir
pour chauffer la salle », lâche un journaliste mauritanien.
On remarque également des portraits du président déchu, Sidi Cheikh Ould
Abdellahi. Les délégations arrivent l'une après l'autre. Dès l'apparition du
général Ould Abdelaziz, la salle se met à l'acclamer. Des cris « vive Aziz »
fusent de partout. Les représentants des différentes parties se mettent à table
et signent l'accord sous le regard veillant du président Wade. Les facilitateurs
des négociations, dont les représentants de l'Union africaine et des Nations
unies, apposent également leur signature sur ce document qui devrait remettre la
Mauritanie sur les rails. Les « témoins », dont le représentant de l'Union
européenne, signent aussi l'accord. Avant de se rendre au palais, le président
Wade a reçu les trois chefs des parties protagonistes au niveau de la résidence
d'Etat, où ils ont procédé à une première signature de l'accord. Celui-ci
prévoit la démission volontaire du président renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi
et la formation d'un gouvernement d'union nationale, avant un scrutin
présidentiel le 18 juillet. Les signataires sont les représentants du Front
national de la défense de la démocratie (FNDD) ayant dénoncé le coup d'Etat, le
Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d'Ahmed Ould Daddah et le parti du
général Aziz, l'UDP. Le président déchu ne participait pas à cette cérémonie.
Mais le président Wade, venu spécialement pour l'événement, lui rend un «
hommage » appuyé, évoquant son « grand patriotisme ».
Consensus pour revenir à la légalité
Prenant la parole à la fin de la cérémonie, M. Wade déclare : « Vous étiez dans
une situation de prise du pouvoir par un groupe militaire, ce qu'on appelle un
coup d'Etat, et par la force du dialogue, nous avons pu rétablir l'ordre
républicain grâce à l'abnégation du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi. »
Assis à côté du représentant du FNDD, Ould Mawloud, le général Ould Abdelaziz a
l'air défait. Le président Wade poursuit son allocution en disant : «
Simplement, il a compris – ce que beaucoup de chefs d'Etat ne veulent pas
comprendre – qu'entre le pouvoir et le peuple, il y avait quand même un écart.
Et il a accepté qu'on consulte à nouveau le peuple sur le pouvoir. C'est un
grand geste. » M. Wade affirme n'être avec aucune partie et n'avoir accepté
d'assurer la médiation que pour « rétablir l'ordre constitutionnel ». Il ne cite
Mohamed Ould Abdelaziz que dans ses « remerciements » aux leaders politiques
ayant fait des concessions pour que l'accord aboutisse. Auparavant, les
représentants des trois parties protagonistes ont pris la parole pour remercier
la communauté internationale de les avoir aidés à surpasser leurs divergences et
à s'entendre sur un minimum dans l'intérêt du pays et de son peuple. Le leader
du RFD affirme « sa bonne volonté » d'aller jusqu'au bout de cet accord qui,
selon lui, « marque le début d'une nouvelle ère qui s'annonce positive pour
l'avenir de la Mauritanie ». Le général Aziz ne fait aucune déclaration. Il se
contente de se lever de temps à autre pour calmer les dizaines d'hommes et de
femmes qui, pendant toute la cérémonie, ont couvert les discours de leurs cris «
Aziz ! Aziz ! ». Un négociateur du Front antiputsch a été contraint de renoncer
à son intervention sous l'intensité des hurlements tout en lâchant au microphone
: « N'importe qui aurait pu remplir la salle. »
Par la suite, le représentant du camp du général, à savoir Sid Ahmed Ould
Rayess, assure de leur détermination à « mener cette transition apaisée,
ensemble, avec toutes les forces politiques, jusqu'à la tenue des élections ».
Au bout de deux heures, la cérémonie prend fin. A l'extérieur du palais, des
centaines de personnes attendent la sortie du général Aziz. Certains disent être
là pour « Sidi », d'autres pour Ould Daddah. Assises à même le sol, des femmes
enveloppées de voiles légers et colorés forment un demi-cercle d'amies : « C'est
l'euphorie. On l'a eu, finalement, cet accord ! C'est l'échec du coup d'Etat du
6 août, le début d'une nouvelle ère. » D'autres personnes leur répondent de
l'autre côté du trottoir : « Aziz a prouvé qu'il est bien le président de toute
la Mauritanie, bien qu'il ait la majorité dans le pays. »L'animosité des uns
envers les autres fait craindre des affrontements. Des renforts de police
arrivent et dispersent la foule. Le général Aziz salue, de sa voiture, ses
partisans avant de partir en trombe. La prochaine présidentielle, fixée au 18
juillet, s'annonce d'ores et déjà serrée. Certains évoquent la candidature de
Ely Mohamed Vall, d'autres parlent d'un possible retour de Maaouiya Ould
Sid'Ahmed Ould Taya, renversé en 2005 par les mêmes militaires qui ont déchu
Sidi. Si aucune annonce officielle n'a été faite, il reste que l'accord de Dakar
lui offre l'opportunité de participer, au même titre que tous les autres
citoyens, à la présidentielle de juillet prochain.
Par Mokrane Ait Ouarabi
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http://www.elwatan.com/?page=article_print&id_article=128003
Sghair Ould M'Bareck :
« La démocratie en Mauritanie, j'y crois encore »
Ancien Premier ministre (2003-2005) du temps de Ould Taya, Sghair Ould M'Bareck
s'est porté candidat à l'élection présidentielle du 6 juin qui a été reportée au
18 juillet, suite à la conclusion d'un accord entre les différents acteurs de la
crise née du coup d'Etat du 6 août 2008.
Selon lui, l'accord entériné jeudi à Nouakchott signe l'ouverture d'une nouvelle
page pour la Mauritanie. « Je suis très optimiste. L'accord est intéressant dans
ce sens où il tend à harmoniser les rapports de la classe politique. Le reste
est une question de détails », a-t-il indiqué jeudi dans une déclaration à El
Watan. Sghair Ould M'Bareck ne regrette pas le coup d'Etat : « Le pays était
bloqué sous l'ancien président Abdallahi. Et c'est lui-même qui a provoqué
délibérément ce coup d'Etat en limogeant de façon unilatérale un groupe
d'officiers supérieurs.
Je comprends la réaction de ces officiers qui est tout à fait légitime à mes
yeux. » Sghair Ould M'Bareck, qui maintient sa candidature pour la prochaine
élection présidentielle, pense que le pays est sur le point de voir le bout du
tunnel. « Nous sommes au niveau de sortie de crise », souligne-t-il, estimant
qu'il est toujours possible d'instaurer la démocratie en Mauritanie. « De la
démocratie en Mauritanie, une tâche difficile, certes, mais c'est toujours
possible. J'y crois. »
Par M. A. O.
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http://www.elwatan.com/?page=article_print&id_article=128004
Yahya Ould Ahmed Waghf. Premier ministre renversé
« Nous avons été pris en otages »
Le Premier ministre mauritanien renversé par le putsch du 6 août, emprisonné
depuis six mois, a été remis en liberté jeudi après-midi, comme l'avait exigé
l'opposition dans le cadre des négociations d'un accord de sortie de crise.
Vous venez d'être libéré après plus de six mois de détention suite au coup
d'Etat du 6 août 2008. Qu'avez-vous à dire ?
Je suis très content de retrouver mes amis et frères après cette réconciliation
qui a eu lieu à Dakar. Nous étions pris en otages dans le cadre de ce coup
d'Etat opéré contre le président Sidi Cheikh Ould Abdellahi. Cet accord est une
chance historique pour la Mauritanie. La vie démocratique va reprendre avec la
prochaine élection présidentielle du 18 juillet.
Le coup d'Etat a été qualifié par ses instigateurs de « rectification ». Qu'en
pensez-vous ?
J'ai toujours combattu ce coup d'Etat. Il n'y avait rien à rectifier. Tout le
monde sait en Mauritanie que cela n'est que diversion pour prendre le pouvoir.
Aujourd'hui, on l'a vérifié.
Comment trouvez-vous l'accord de sortie de crise conclu à Dakar ?
Nous sommes très optimiste au niveau du Front national de la défense de la
démocratie. Nous allons nous employer pleinement pour sa mise en application.
Nous veillons à ce qu'il soit respecté pour le bien du peuple mauritanien. Le
chemin est encore long et difficile. Nous allons faire tout pour que la
démocratie triomphe et pour que le pays retrouve la stabilité.
Par Mokrane Ait Ouarabi
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http://www.horizons-dz.com/rubriques/la24.htm#1
L'Algérie se félicite de l'accord signé
L'Algérie se félicite» de l'accord de sortie de crise, signé solennellement
jeudi soir par les représentants de la classe politique mauritanienne à
Nouakchott en présence du meneur du coup d'Etat militaire du 6 août, le général
Mohamed Ould Abdel Aziz, et de l'organisation du premier tour de l'élection
présidentielle prévu le 18 juillet prochain.
Outre le report du scrutin, cet accord, «arraché» après six jours de
négociations à Dakar sous l'égide du Groupe de contact international, prévoit la
démission volontaire de Sidi Ould Cheïkh Abdallahi, le président renversé, et la
mise en place d'un gouvernement d'union nationale de transition. L'Algérie
enregistre, selon un communiqué du porte-parole du ministère des Affaires
étrangères, «avec satisfaction l'accord intervenu à Nouackchott», «se félicite
de cette réalisation majeure» qui définit les voies et moyens pour un retour
rapide à l'ordre constitutionnel» et forme le vœu de voir «la communauté
internationale se mobiliser pour aider les parties mauritaniennes à s'inscrire
dans un programme démocratique irréversible».
Alger, qui a réclamé, le 13 août 2008, dans une première réaction au
renversement du président élu Sidi Ould Cheïkh Abdallahi, le «rétablissement de
l'ordre constitutionnel» conformément à sa «position constante qui condamne les
changements de pouvoir en violation des règles constitutionnelles» n'a, poursuit
le communiqué, «ménagé aucun effort pour contribuer au retour de la stabilité
dans ce pays voisin en encourageant les parties mauritaniennes à faire preuve de
responsabilité afin de parvenir, à travers un dialogue exclusif, à une solution
à la crise». L'Algérien Saïd Djinnit, le représentant du secrétaire général des
Nations unies à ces négociations, a adressé «les félicitations» de Ban Ki-moon
aux Mauritaniens, qui ont appris hier la candidature de l' ancien président de
transition en Mauritanie (2005-2007) à la prochaine présidentielle.
Le colonel Ely Ould Mohamed Vall compte se poser en rival du général Aziz, qui
était donné favori avant cette candidature inattendue.
Djamel B.
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=115916&titre=Prochaine%20%E9tape,%20%\
20des%20pr%E9sidentielles%20transparentes
(Samedi 06 Juin 2009)
Sortie de crise en Mauritanie
Prochaine étape, des présidentielles transparentes
Par :Djamel Bouatta
Les choses sérieuses vont pouvoir commencer en Mauritanie. Un gouvernement de
transition doit en effet être formé au plus tard aujourd'hui, selon l'accord de
Dakar. La route des urnes pour le patron de la junte militaire qui pensait
gagner sans coup férir le scrutin présidentiel sera plus ardue.
L'ex-chef de la junte militaire et l'opposition ont signé l'accord de sortie de
crise en Mauritanie à Dakar. Les présidentielles du 6 juin sont reportées au 18
juillet et une administration provisoire d'union nationale sera mis en place
durant cette étape pour organiser des élections transparentes et sortir ainsi le
pays de l'impasse politique. L'opposition s'est félicitée de cet accord même si
elle n'a pas obtenu toutes ses revendications.
Chaque protagoniste de la crise a sacrifié un peu de ses exigences et,
apparemment, c'est la junte militaire qui a donné le plus en acceptant le report
mais aussi en ouvrant davantage le jeu des élections. En réalité, les militaires
ne pouvaient pas faire autrement face aux multiples pressions des partenaires
étrangers de la Mauritanie et à l'isolement dans lequel se trouve le pays depuis
le renversement, en août dernier, du premier chef d'État librement élu par le
général Mohamed Ould Abdel Aziz.
Les partis d'opposition crédibles ne voulaient pas participer aux élections
programmées par les militaires et l'ONU, l'UA, l'UE et les États-Unis avaient
estimé ensemble qu'un scrutin boycotté par l'opposition ne représenterait pas un
retour à l'ordre constitutionnel réclamé par eux.
L'accord conclu à Dakar prévoit un gouvernement de transition dont les 26 postes
seront réparties "à parts égales" entre des personnalités désignées par la junte
et des hommes politiques d'opposition. La communauté internationale s'est
déclarée prête à apporter son aide pour le scrutin du 18 juillet qui sera suivi,
si nécessaire, d'un second tour le 1er août.
Le délai est court mais les dirigeants de l'opposition sont prêts à se lancer
dans le bain. Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces
démocratiques (RFD), principale force contre le putsch militaire devrait
normalement se porter candidat. Le Front national pour la défense de la
démocratie, une coalition opposée à la junte représentée, a lui aussi laissé
entendre qu'il était prêt à participer à l'élection.
Le FNDD est à la recherche de son candidat. La nouveauté dans ces élections
déclarées désormais ouvertes, est l'entrée dans la course de l'ex-colonel Ely
Ould Mohamed Vall, ancien chef de la junte au pouvoir de 2005 à 2007, qui a
conduit une transition présentée comme exemplaire, avant de quitter la
présidence avec les honneurs de la communauté internationale. Quand son cousin,
le général Ould Abdelaziz qui a organisé le dernier putsch, a pris le pouvoir au
mois d'août dernier, Vall était à l'étranger en train d'apprendre l'anglais et
il ne s'est jamais exprimé publiquement sur le coup de force de l'armée, qu'il
aurait condamné en privé. Son entrée dans la course, si elle se confirme, change
évidemment la donne. Même s'il est difficile d'évaluer sa popularité ou son
poids dans les milieux traditionnels qui sont porteurs de voix et au sein de
l'armée, l'ex-colonel donnera du fil à retordre à son cousin. Vall, selon ses
amis, est depuis 2007 dans la position de guetteur de bonnes opportunités pour
un retour par les urnes, à l'image de Amadou Toumani Touré au Mali. Parmi les
nouveaux candidats potentiels sinon, il y a également Ahmedou Ould Abdallah,
l'envoyé spécial de l'ONU pour la Somalie. Avec les candidats du FNDD, qui a
mené la fronde anti-putsch et celui du RFD, le principal parti d'opposition et
le général et le cousin d'ex-chef de junte, le jeu risque d'être beaucoup plus
ouvert en juillet prochain qu'il ne l'était. Les observateurs s'attendaient à ce
qu'en cas de scrutin le
6 juin, le général Abdel Aziz remporte la victoire en l'absence d'opposition
sérieuse, ses partisans espèrent que sa décision de reporter l'élection jouera
en sa faveur.
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http://www.elmoudjahid.com/accueil/monde/36172.html
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=115917&titre=L'Alg%E9rie%20enregistre\
%20avec%20satisfaction%20l'accord%20%20intervenu%20entre%20les%20parties%20mauri\
taniennes
L'Algérie enregistre "avec satisfaction" l'accord intervenu entre les parties
mauritaniennes
L'Algérie a enregistré "avec satisfaction" l'accord intervenu jeudi à Nouakchott
entre les parties mauritaniennes, indique le porte-parole du ministère des
Affaires étrangères dans un communiqué. L'Algérie "se félicite de cette
réalisation majeure du dialogue politique qui a réuni tous les acteurs
politiques mauritaniens et qui a défini les voies et moyens d'une sortie de
crise par un retour rapide à l'ordre constitutionnel", a-t-on relevé de même
source. L'Algérie "qui a suivi, au cours de ces derniers mois, avec la plus
grande attention, l'évolution de la situation politique en Mauritanie, n'a
ménagé aucun effort pour contribuer au retour à la stabilité dans ce pays voisin
en encourageant toutes les parties mauritaniennes à faire preuve de
responsabilité afin de parvenir, à travers un dialogue inclusif, à une solution
de la crise", a-t-on précisé. L'Algérie "qui a également appuyé les efforts de
médiation initiés dans le cadre de l'Union africaine (UA) avec le soutien actif
de la communauté internationale, s'est mobilisée au sein des organes politiques
supérieurs de l'UA et notamment le Conseil de paix et de sécurité, pour soutenir
le dialogue engagé entre les parties mauritaniennes, afin de favoriser une
solution consensuelle et hâter, ainsi, le retour à l'ordre constitutionnel",
souligne la même source. L'Algérie "forme le vœu de voir la communauté
internationale se mobiliser pour aider les parties mauritaniennes à s'inscrire
dans un processus démocratique irréversible", a-t-on ajouté.
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http://www.elwatan.com/?page=article_print&id_article=128094
Il se présente à la présidentielle mauritanienne
Le colonel Ely Ould Mohamed Vall abat ses cartes
Le colonel Ely Ould Mohamed Vall revient. Ancien président du Conseil militaire
pour la justice et la démocratie (CMJD), institué au lendemain du coup d'Etat de
2005 renversant le président Ould Taya, « Ely », comme aiment à l'appeler les
Mauritaniens, décide de se présenter à la présidentielle du 18 juillet prochain.
Nouakchott (Mauritanie) : De notre envoyé spécial
« Ce n'est plus une hypothèse, Ould Vall est candidat. Il va revenir en sauveur
de la Mauritanie », nous a affirmé l'un de ses proches. La nouvelle confirmée de
manière officielle vendredi soir et reprise par les chaînes de télévision
satellitaires, a été considérée comme un « tsunami » politique par nombre de
Mauritaniens. « Ely n'est pas n'importe qui. Il dispose d'une bonne aura, que ce
soit au niveau national ou international. Il a laissé la meilleure image de
lui-même durant son passage à la tête de la Mauritanie et il a surtout gagné la
confiance de tout le monde en respectant point par point les étapes de la
transition (2005-2007) », nous indique un journaliste mauritanien. Si pour
certains sa candidature a été une surprise, pour d'autres elle n'en est pas une.
Le colonel Ely Ould Mohamed Vall n'a jamais caché son ambition de devenir
président de la Mauritanie. « Ses engagements vis-à-vis de la communauté
internationale l'ont contraint de renoncer (momentanément) à sa volonté de
briguer un mandat présidentiel. Aujourd'hui, une occasion lui est offerte et il
la saisit », nous explique une source proche de son entourage familial. Le
colonel Vall n'était pas autorisé comme tous les autres membres du CMJD. Mais
depuis l'élection le 25 mars 2007 de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi,
président de la République, Ely s'est mis au « frigo » attendant de bonnes
opportunités pour son retour par les urnes, à l'image d'Amadou Touré au Mali.
Mais, comme s'accordent à le dire nombre d'observateurs mauritaniens, le coup
d'Etat opéré par le général Mohamed Ould Abdel Aziz le 6 août 2008 et sa
candidature à la présidentielle du 6 juin 2009, finalement reportée, semble
avoir perturbé ses plans.
L'accord de Dakar et le report de l'élection présidentielle au 18 juillet lui
offre une bonne opportunité de briguer un mandat présidentiel. Surtout qu'il
s'est démarqué du putsch de l'été dernier en déclarant à la presse : « Si la
junte persiste, elle enfoncera le pays dans un tunnel bouché. » Sa volonté de
participer à cette élection, il l'a exprimée dès l'annonce de l'accord de sortie
de crise conclu à Dakar. Selon l'agence mauritanienne d'information, il aurait
reçu mercredi dernier des jeunes qui lui auraient demandé de se présenter et il
leur a déclaré ceci : « C'est une requête qui ne peut être refusée pour deux
raisons : d'abord, parce qu'elle émane de la jeunesse laquelle est de bonne foi
et je suis heureux que vous soyez avec moi. Ensuite, parce que c'est une affaire
bien plus importante que tout autre chose. »
Hommage à la classe politique
Jeudi dernier au soir, au cours de la cérémonie de signature de l'accord de
sortie de crise en Mauritanie, un communiqué signé Ely Ould Mohamed Vall avait
été distribué aux journalistes, maintenant une certaine ambiguïté sur cette
candidature. « Je ne ménagerai aucun effort en vue de renforcer la démocratie
véritable dans notre pays en mettant ma modeste expérience au service du peuple
mauritanien dans cette phase décisive de son évolution politique », a-t-il
indiqué. Et d'ajouter : « Quand ce peuple avait, en 2005, décidé l'instauration
d'une véritable démocratie, nombreux, à l'époque, avaient été ceux qui avaient
mis en doute sa capacité à réaliser un tel objectif parce que simplement ceux-là
ignoraient la grandeur de ce peuple et sous-estimaient sa maturité politique et
sa force de détermination. » Rappelant les différentes crises qu'a connues la
Mauritanie, Ould Mohamed Vall rend hommage à la classe politique pour le courage
et le sens de maturité politique dont elle a fait preuve tout au long de cette
nouvelle crise dans toute sa complexité et avec tous les dangers dont elle est
porteuse. Il félicite ainsi tous les acteurs politiques qui « sont parvenus,
dans ces moments particulièrement difficiles de notre histoire à faire prévaloir
la voie de la sagesse et le sens de l'intérêt suprême de la nation ». En se
portant candidat à la présidentielle, Ely se posera en rival du général Aziz qui
s'est récemment dépouillé de l'habit militaire pour prendre la tête d'un parti,
l'Union pour la République (UPR), majoritaire au Parlement. Les cartes de l'un
ne sont pas nécessairement celles de l'autre, la compétition s'annonce d'ores et
déjà serrée entre ces deux militaires de la même famille.
Qui est Mohamed Vall ?
Né en 1952 à Nouakchott, Ely Ould Mohamed Vall est un militaire de carrière qui
était le chef de la Sûreté nationale de la Mauritanie pendant 20 ans sous le
régime de Maaouiya Ould Sid Ahmed Taya (1984-2005). Cela avant de prendre part à
son renversement en 2005 avec le général Ould Abdel Aziz qui dirigeait alors la
garde présidentielle. Il a fréquenté plusieurs écoles de troupe en France de
1966 à 1973, comme il a été dans l'Académie militaire de Meknès (Maroc) d'où il
en sortit major. Parallèlement à sa carrière militaire, il a effectué des études
universitaires obtenant ainsi une licence en droit. Ely est issu de la même
famille que le général Ould Abdelaziz. Les deux appartiennent à la même tribu au
pouvoir depuis de longues années, à savoir la tribu Ouled Bousbaâ.
Par Mokrane Ait Ouarabi
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9.3 PRESSE MAROCAINE
http://www.aujourdhui.ma/maghreb-details69441.html
Triomphe de l'opposition après le report de la présidentielle
Des centaines de Mauritaniens opposés au putsch du 6 août ont accueilli dans
l'euphorie l'accord de Dakar. Le texte prévoit la formation d'un gouvernement
d'union nationale.
Euphoriques, comme enfiévrés, des centaines de Mauritaniens opposés au putsch du
6 août ont accueilli avec triomphe l'accord de Dakar sur le report de la
présidentielle, perçu par ces militants comme «la mise en échec du coup d'Etat».
Un petit vent chaud et sec balaie les visages. Il est 1h00 du matin mercredi et
près de 1.500 personnes acclament soudain le vrombissement d'un avion,
impatientes de voir surgir les trois délégations mauritaniennes qui ont paraphé,
mardi, à Dakar un texte d'accord, après six jours de négociations. Le scrutin
présidentiel prévu samedi, que l'opposition boycottait, est reporté au 18
juillet pour permettre la participation de toutes les forces politiques, selon
l'annonce faite par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh
Tidiane Gadio, médiateur. Et le texte prévoit la formation avant le 6 juin d'un
gouvernement d'union nationale, composé à parité de pro-putsch et
d'anti-putsch.Assises à même le goudron, des femmes enveloppées de voiles légers
et colorés forment un demi-cercle d'amies. «C'est l'euphorie. On l'a eu,
finalement, cet accord! C'est l'échec du coup d'Etat du 6 août, le début d'une
nouvelle ère, «inchallah», démocratique...», assure l'une d'elle. «Ce que l'on
souhaite, c'est que l'armée ne vienne plus dominer la vie politique: les
militaires dans les casernes, pas au palais présidentiel!», insiste cette cadre
de 34 ans, baissant les yeux fardés de noir. A peine arrivés de Dakar, les
négociateurs du Front national de défense de la démocratie (FNDD), coalition de
partis opposés au putsch, sont soulevés de terre par les militants qui crient le
nom de «Sidi» en référence au président renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
«Nous remercions la communauté internationale, et en premier le chef de l'Etat
sénégalais (Abdoulaye Wade, médiateur), de nous avoir aidés à dépasser cette
crise pacifiquement», lance un membre du Front, Mohamed Moustafa Ould Bedrédine
de l'Union des forces du progrès (UFP). «Maintenant, nous donnons rendez-vous à
(Mohamed Ould Abdel) Aziz le 18 juillet pour l'abattre démocratiquement!»,
poursuit-il à l'adresse de l'ex-chef de la junte candidat à la présidentielle.
Plus loin, la chanteuse et sénatrice Malouma jubile parmi d'autres militantes du
plus grand parti d'opposition, le Rassemblement des forces démocratiques (RFD)
d'Ahmed Ould Daddah. «Les forces démocratiques l'ont emporté», assure-t-elle,
avant d'entonner «un chant en l'honneur de l'unité nationale». Comme si le coup
d'envoi d'une nouvelle campagne venait d'être donné, M. Ould Daddah entre puis
sort dans l'aéroport, sous les vivats de ses partisans qui le désignent comme
«prochain président».
Un journaliste mauritanien commente anonymement : «Vous voyez, pour les
anti-putsch, cet accord est une victoire. Mais les autres, partisans du général
Mohamed Ould Abdel Aziz qui s'attendaient à son élection samedi, sont un peu
découragés». Massées sous deux palmiers, des femmes scandent des «Aziz!». «Il
est le président des pauvres», affirme Fatima Sid Ahmed, 41 ans, reprenant une
expression des médias d'Etat. «Aziz a prouvé qu'il est bien le président de
toute la Mauritanie car, bien qu'il ait la majorité dans le pays, il a bien
voulu écouter la minorité», assure aussi Mohamed Souleymane Bellal, ingénieur de
30 ans.Les anti-putsch, largement majoritaires dans ce rassemblement nocturne,
répliquent «Aziz, dictateur!». Comme ils le font depuis août, les deux camps
s'invectivent, se défient, sans déchaîner pour autant la violence. «L'essentiel,
c'est bien que tout le monde s'exprime», se réjouit un homme en boubou.
Laurence BOUTREUX (AFP)
Le 05-06-2009 à 12:46
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9.4. PRESSE FRANÇAISE
http://www.mauritanie-web.com/actualite-6358-6366.html
Mauritanie: le Front anti-putsch "peut l'emporter s'il reste uni"
Date : 07/06/2009 à 15:38:36
NOUAKCHOTT (AFP) — Le Front anti-putsch en Mauritanie "peut l'emporter" à
l'élection présidentielle prévue le 18 juillet s'il présente "une candidature
unique", a affirmé samedi à l'AFP le président de l'Assemblée nationale et un
des responsables du Front, Messaoud Ould Boulkheir.
"Nous avons tous poussé pour une candidature unique au sein du Front national
pour la défense de la démocratie (FNDD)", la coalition de partis,
d'organisations et de personnalités opposés au coup d'Etat militaire du 6 août,
a-t-il dit à Nouakchott.
"Le Front peut, s'il reste uni, tenir la dragée haute à tous les autres
candidats et l'emporter", a estimé M. Ould Boulkheir, deux jours après la
signature d'un accord de sortie de crise reportant notamment au 18 juillet la
présidentielle prévue samedi. Il a refusé de dire s'il se présenterait lui-même
à ce scrutin. Il avait déjà été candidat en 2007.
Mais le général Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-chef de la junte, "a une longueur
d'avance démesurée parce qu'il est en campagne depuis qu'il a pris le pouvoir il
y a dix mois et que le groupe international de contact sur la Mauritanie a été
relativement souple et patient avec lui", a-t-il ajouté.
Quand Mohamed Ould Abdel Aziz était à la tête de la junte, "la radio et la
télévision d'Etat matraquaient nuit et jour qu'il était le président des
pauvres, le président anti-corruption. C'était la démagogie et le populisme
habituels", a-t-il dit.
"Et l'administration actuelle a été mise en place par lui: les préfets,
gouverneurs, chefs militaires, dirigeants de la police...", a-t-il relevé.
"On a bien essayé de faire reculer davantage l'échéance électorale (pendant les
négociations à Dakar, ndlr) pour avoir le temps de nous préparer mais nous
n'avions pas été soutenus par la communauté internationale", a-t-il assuré.
"Malgré cela, tout reste ouvert. Beaucoup de gens qui couraient derrière Aziz
lorsqu'il était chef de la junte ne sont pas prêts à voter en sa faveur (...)
maintenant qu'il n'est plus le maître", a-t-il fait valoir.
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http://www.pointschauds.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=1593
Dissolution du HCE, condition Sinéquanone de SIDIOKA avant sa démission Imminent
Posté le 07 June 2009 à 00:00:00 CEST par webmaster1
Le président mauritanien renversé il y a dix mois, Sidi Ould Cheikh Abdallahi,
"souhaite" que la junte au pouvoir depuis le putsch soit dissoute avant qu'il ne
démissionne volontairement, a déclaré dimanche son porte-parole à l'AFP.
La démission volontaire du président, élu en mars 2007 et destitué le 6 août
2008 par des militaires, est prévue par l'accord de sortie de crise
solennellement signé vendredi à Nouakchott.
Le président du Sénat doit assurer l'intérim, avant une élection présidentielle
le 18 juillet.
"Le président ne pose aucun préalable à la formation du gouvernement d'union
nationale qui dirigera la transition, mais il souhaite quand-même voir
intervenir la dissolution du Haut Conseil d'Etat (HCE, junte) avant sa démission
volontaire" a ajouté Ahmed Ould Samba.
M. Ould Cheikh Abdallahi a reçu durant le week-end, à son domicile de Lemden
(250 km à l'est de Nouakchott), des membres du groupe de contact international
sur la Mauritanie qui lui "ont officiellement remis une copie de l'accord de
sortie de crise et ont discuté avec lui de ses modalités d'application".
Les tractations pour la formation du gouvernement de transition se poursuivaient
dimanche à Nouachott.
Les portefeuilles ministériels doivent être répartis de façon paritaire entre
les partisans du général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz et l'opposition au
coup d'Etat.
Selon une source diplomatique mauritanienne, il était normalement prévu que le
président déchu signe lundi le décret de formation du nouveau gouvernement.
M. Ould Cheikh Abdallahi "voudrait que le rôle attendu de lui en tant que
président de la République se fasse dans les conditions normales, c'est-à-dire
au palais présidentiel" a précisé son porte-parole.
Copyright 2009 AFP
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http://www.pointschauds.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=1589
En Mauritanie, deux militaires, proches parents, s'affrontent pour la présidence
Posté le 06 June 2009 à 00:00:00 CEST par webmaster1
LE MONDE Réagissez Nouakchott Envoyé spécial
Après le faux départ d'une élection que tout indiquait réglée d'avance au profit
d'un candidat putschiste, la course à la présidence a commencé vendredi 5 juin
par un coup de théâtre.
La veille, la communauté internationale était parvenue après d'âpres
négociations à convaincre le pouvoir et l'opposition (celle-ci, réunie au sein
du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD), prévoyait de
boycotter le scrutin prévu trente-six heures plus tard), de reporter le vote au
18 juillet afin que tout le monde y participe. Vendredi, nouvelle surprise de
taille, par une déclaration à la télévision, un acteur de poids sortait à son
tour de sa retraite.
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Cadrage En Mauritanie, deux militaires, proches parents, s'affrontent pour la
présidence
Edition abonnés Archive : L'opposition mauritanienne mobilisée contre
l'électiprésidentielle
La situation est claire. L'affrontement de deux cousins germains va dominer
cette présidentielle au détriment d'autres compétiteurs, dont l'opposant
historique Ahmed Ould Daddah. L'un est le général Mohammed Ould Abdelaziz, 52
ans. Il fait figure de favori.
Il est l'homme fort du pays, auteur du dernier coup d'Etat en date, le 6 août
2008, dans ce petit pays de 3 millions d'habitants qui ne connut pratiquement
que cette pratique en matière d'alternance de pouvoir . Son adversaire est un
autre militaire, son aîné de six ans, le colonel Ely Ould Mohammed Vall, fort de
ses réseaux tissés par vingt années passées à la tête de la Sûreté nationale.
Les deux cousins issus du même ensemble tribal des Ouled Bou Sba ont été mêlés,
pour les empêcher ou les faire aboutir, à la plupart des coups de force de ces
vingt dernières années. Plus récemment, ils ont à leur crédit d'avoir
opportunément sorti de leur chapeau Sidi Ould Cheikh Abdallahi, en 2007, le
premier président démocratiquement élu de Mauritanie sous les applaudissements
de la communauté internationale. Puis, la présidence controversée de "Sidi" a
séparé la route des deux hommes. Le 6 août 2008, "Aziz" déposait le président.
Ely Vall n'avait guère pleuré le limogeage du président Abdallahi, accusé
d'avoir dilapidé en quelques mois un immense mouvement d'espoir. Mais le colonel
n'avait pas apprécié le coup de force, lui qui s'était forgé l'image du père
d'une transition démocratique réussie peu fréquente en Afrique.
Depuis, Ely Vall cultivait le mystère qui sied à un professionnel des services
secrets. Il se tenait à l'écart des médias, mais recevait des personnages
influents. Sur la terrasse de la dernière de ses luxueuses villas, dans l'îlot
Sé, de Nouakchott, la capitale, distant d'un jet de pierre de la présidence, ce
membre de la Fondation Chirac distillait ses analyses aux diplomates étrangers.
"Pour l'élection, les deux candidats chasseront en partie sur les mêmes terres",
reconnaît-on dans l'entourage du général Aziz. L'un et l'autre chercheront à se
prévaloir du soutien de l'armée, un acteur incontournable dans la quête du
pouvoir. Et aussi celui des cheikhs et hommes d'affaires, indispensables
financiers et apporteurs de voix.
"Ely Vall n'a jamais fait de politique", rétorque Mohammed Ali Sherif, le chef
de la majorité parlementaire du général Aziz. Ce sera un vrai concurrent,
explique-t-il, "s'il se bat comme nous contre les maux qui ont entaché les
pouvoirs précédents". Référence ironique voilée aux interrogations qui courent
les rues de Nouakchott, la capitale, sur l'origine de l'immense fortune
attribuée à Ely Vall. Le candidat Aziz a, lui, axé sa campagne sur la lutte
contre "la gabegie". Il compte aussi s'appuyer sur le bilan du "mouvement de
rectification" qu'il a initié depuis sa prise de pouvoir. Au milieu de Hay
Saken, un immense bidonville où s'entassent près de 30 000 personnes, Sidi Ben
Kattra, qui broie son dos à de menus travaux payés moins de 3 euros la journée,
loue ainsi celui qui s'est autoproclamé le "président des pauvres". "Grâce à
"Aziz", des routes ont été construites, les prix alimentaires ont baissé. Que
Dieu lui permette d'être élu pour continuer son oeuvre", expliquait ce Négro
mauritanien au seuil de sa baraque de tôles et de toiles plantée au milieu de
dunes.
Christophe Châtelot
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9.5. PRESSE MAURITANIENNE
http://www.mauritanie-web.com/actualite.php?id=6365
Bruxelles salue l'accord consensuel entre les parties mauritaniennes
Date : 08/06/2009 à 16:37:48
Bruxelles,(Belgique PANA via Mauritanie-web) - L'Union européenne salue l'accord
signé à Dakar par les parties mauritaniennes dans le cadre de la médiation du
président du Sénégal, Abdoulaye Wade, sous l'égide de l'Union africaine (UA) et
avec le soutien des Nations unies (ONU), ainsi que du Groupe de contact
international.
Dans un communiqué remis lundi à la presse à Bruxelles, la Commission européenne
souligne que cet accord répond aux souhaits de respect de la constitution
exprimés par l'UE, et met fin à la période d'incertitude et de déstabilisation
que ce pays a connu depuis le coup d'Etat du mois d'août 2008.
En conséquence, poursuit le communiqué, l'Union européenne est prête à envisager
une reprise graduelle et progressive de la coopération avec la Mauritanie, au
titre du Fonds européen de développement (FED), l'instrument financier de
l'Accord de Cotonou signé en juin 2000 à Cotonou, et liant pour 20 ans l'Union
européenne aux 78 Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).
Le communiqué souligne en outre que l'Union européenne suivra avec attention la
mise en oeuvre de l'accord consensuel, en partenariat avec l'Union africaine, et
fera tout son possible pour apporter son soutien à la nouvelle transition dans
l'espoir que la Mauritanie puisse le plus rapidement possible réduire les
conséquence économique et sociale des 10 mois de gestion du pays en dehors du
cadre constitutionnel et dans une situation conflictuelle.
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http://www.mauritanie-web.com/actualite-6356-6366.html
Le président conditionne sa démission par la dissolution du Haut Conseil d'Etat
Date : 06/06/2009 à 21:47:55
Selon des sources proches du| président Sidi Mohamed ould cheikh Abdellah ce
dernier refuserait de démissionner tant que le Haut Conseil d'Etat qui l'a
renversé le 6 août 2008 n'aura pas été dissout. Cette position si elle se
confirme mettrait en difficulté l'accord signé entre la mouvance favorable au
général Mohamed Ould Abdel Aziz, ancien chef de la junte et candidat à la
prochaine élection présidentielle, le Front National pour la Défense de la
Démocratie (FNDD), favorable au premier président élu , Sidi Mohamed Ould Cheikh
Abdallahi et le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD)- principale
formation de l'opposition avant le coup d'Etat.
Il vise un retour à l'ordre constitutionnel par une démarche inclusive
impliquant les 3 pôles.
L'accord cadre comporte le report au 18 juillet du scrutin présidentiel
initialement prévu pour le 6 juin 2009, la formation d'un Gouvernement
transitoire d'union nationale, d'une Commission électorale nationale
indépendante (CENI) consensuelle et la libération des détenus politique.
-------------->
http://www.pointschauds.info/fr/modules.php?name=News&file=article&sid=1590
Messaoud Ould Boulkheir serait le candidat unique du FNDD
Posté le 06 June 2009 à 00:00:00 CEST par webmaster1
NOUAKCHOTT (NECHRA) - D'une source proche du FNDD, nous venons d'apprendre que
Messaoud Ould Boulkheir serait le candidat unique du Front National de Défense
de la Démocratie. Dans une déclaration à la presse, le Président de l'Union des
Forces du Projet (UFP), Mohamed Ould Maouloud avait dit qu'il militera pour une
candidature unique au sein du FNDD. Demain Ahmed Ould Daddah, président du
Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) se réunira avec son bureau exécutif
et son conseil national, certainement pour statuer sur la participation de son
partie aux élections présidentielles.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
10. MAROC-SERVICES SÉCRETS
http://www.lejournal-press.com/periscopes.php?numero_j=398
Pays-Bas
Un indic dans la police
Le Parquet de La Haye a annoncé mercredi 27 mai la mise en examen d'un ancien
policier néerlandais d'origine marocaine soupçonné d'espionnage. Redouane
Lemhaouli, 38 ans, est accusé d'avoir transmis aux autorités marocaines des
informations confidentielles de la police hollandaise. Renvoyé de son poste de
brigadier en juillet 2008 lorsque l'affaire éclate, l'homme appartiendrait,
selon la justice néerlandaise à un vaste réseau d'espions basé aux Pays-Bas.
L'ancien policier, originaire du Rif, est une véritable figure locale à
Rotterdam, connu pour son engagement au sein de la communauté marocaine.
-------------->
http://www.telquel-online.com/376/lessentiel_376.shtml
Un "espion" à la barre
Les autorités hollandaises ont décidé de poursuivre en justice Redouane
Lemhaouli, ancien commissaire de police de Rotterdam. En juillet dernier, le
fonctionnaire d'origine marocaine a été démis de ses fonctions car soupçonné
"d'avoir transmis des informations issues des registres de police au
gouvernement marocain entre 2006 et mai 2008".
--------------->
http://www.telquel-online.com/375/couverture_375.shtml
RG. Espions de proximité
Par
Hassan Hamdani et Mohammed Boudarham
Abdelhak Bassou. Patron des renseignements généraux, la police qui surveille les
Marocains au quotidien.
Vous ne savez rien d'eux, ils savent tout de vous. Enquête sur le premier
service secret du royaume.
"Le modèle policier marocain fut dominé dès sa naissance par une priorité
absolue donnée à l'ordre public", analyse Police Magazine. Une façon de voir,
ajoute le mag' des flics du royaume, marquée par une "présence accrue sur le
terrain". La revue ne croit pas si bien dire. Un service de police a embouteillé
en particulier ce terrain : les Renseignements généraux, RG de leur petit nom.
Rattachés à la
Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), ils sont chargés depuis
l'indépendance de collecter et d'analyser des informations en tout genre. Sous
le règne de Hassan II, "l'ordre public" devient en priorité un ordre politique à
protéger. Grâce à une police de proximité proche des Marocains au mauvais sens
du terme. Les RG se voient confier la tâche de ficher les opposants au régime,
les filer, noter leurs faits et gestes, mêmes les plus anodins. Ayant fêté leurs
53 ans, le 16 mai dernier, les RG continuent de croquer dans la vie des autres à
pleines dents. Hier, ils mâchaient le travail aux sécuritaires en surveillant la
gauche et ses projets de lendemains qui chantent. Depuis les attentats kamikazes
du 16 mai 2003, ils se font les crocs sur un nouveau sujet d'inquiétude : les
Marocains susceptibles de se transformer en pop corn humain.
Le barbier de service
17 avril 2008. La jeunesse du PJD tient congrès à Rabat. La barbe marxiste a
fait place à une pilosité religieuse chez les jeunes. Mais le barbier est le
même, ni de droite ni de gauche, fidèle à un seul slogan : "On vous le dit
d'entrée au moment de votre affectation. Notre seule opinion politique doit être
Allah Al Watan Al Malik", confie un inspecteur des RG. Ses collègues sont
disséminés dans l'assistance, à peine discrets. Ils se cachent davantage pour la
forme, tout le monde sachant qu'ils sont là. Suivre la vie politique et
syndicale, au fil des congrès et de manifestations en sit-in, vous transforme à
la longue en éléments du décor. L'officier des RG supervisant la pêche à l'info
a même droit à un siège à l'entrée de la salle. Il se plaint auprès d'un
journaliste d'être obligé de travailler un dimanche. Tout ça, c'est la routine
pour lui. Un détail trouble cependant son ennui. Des jeunes du PJD se font
prendre en photo au fond de la salle. Ils ont cintré leur front d'un bandeau
vert : le bandana des brigades Azzedine Al Qassam, une branche armée du Hamas.
Cela relève du décorum et de l'actualité. C'est dans l'air du temps, tout au
plus. Mais l'officier en prend tout de même note. Car c'est son boulot l'air du
temps, le sentir, le nez à la recherche de l'odeur discordante. Il "chemcheme",
selon le jargon des RG. Au plus près du corps social. De ses besoins primaires
parfois. Comme manger.
Du pain et eux
Les kamikazes de Hay Farah auraient ainsi été trahis par leur estomac. Le
propriétaire d'un four du quartier aurait tiqué devant une commande
inhabituelle. Un client venait de déposer huit pains à cuire au lieu des deux
habituels. "Moul ferran" en aurait parlé au moqddem du quartier. Fidèle à la
voie administrative, le fonctionnaire transmet le tuyau à l'inspecteur des RG du
commissariat le plus proche. En temps ordinaire, ce dernier aurait classé l'info
à la rubrique des chiens écrasés. Mais ce n'était pas un jour comme les autres.
Un kamikaze venait de se faire exploser dans un cyber de Sidi Moumen, deux
autres à quelques pas du consulat américain de Casablanca. Le Maroc est en
alerte. Six pains en trop, le compte n'est pas bon, c'est peut-être un scoop.
Quelques jours plus tard, les forces de l'ordre encerclent le quartier,
accompagnées d'agents de la DGED et de la DST. Les RG, quant à eux, restent en
retrait, au sein de la foule des curieux… Hay Farah illustre leur place dans le
dispositif des renseignements marocains. A cheval entre la police et les
services secrets, ils informent mais n'agissent pas. Ils sont le back-office
dans l'entreprise du renseignement, chargés d'alimenter une base de données,
afin de fournir en temps et en heure des noms, des lieux et des dates. "Les
informations recueillies par les RG ont permis les rafles massives après le 16
mai", explique à ce propos Mohamed Darif, spécialiste des mouvements islamistes.
Sauf qu'aujourd'hui, l'info label RG n'aurait plus autant la cote dans la lutte
contre le terrorisme. Noter les petits riens du quotidien, leur raison d'être,
c'est avoir la tête dans le guidon. Ne pas voir loin alors que cela se passe
ailleurs : "En 2006, l'Etat a dû admettre que le terrorisme au Maroc avait des
ramifications internationales. Chargée d'enquêter à l'étranger, la DGED est
devenue tête de file dans le recueil de renseignements", analyse Darif. Et les
RG has been du coup, accusés de radoter, à l'instar d'un vieil agent secret
dépassé par les événements.
Trop d'infos tue l'info
Le 16 mai est venu aggraver la maladie. Des informateurs se sont mis à noter
tous les signes extérieurs de religiosité, transformant le service de police en
tout à l'égout. "On nous signale des trucs sans importance. Un vendeur de détail
a trouvé suspect, un jour, le comportement d'un habitant car il allait à la
mosquée trop souvent. Vérification faite, il y priait 5 fois par jour, quoi de
plus normal", confie un inspecteur des RG. "C'est le principe du trop
d'informations tue l'information", analyse Darif. Ce reproche est fait aux RG
depuis toujours?: obstruer les canaux de renseignements avec des infos sans
aucune valeur. "Au lendemain de l'indépendance, on a donné des postes au sein
des RG à des résistants dont on ne savait pas quoi faire. La qualité des
informations recueillies s'en est ressentie", explique Darif. L'analyse n'était
pas au rendez-vous non plus, à en croire plusieurs militants ayant eu affaire à
eux : "J'ai été interrogé à la fin des années 80 par un commissaire des RG. Il
était incapable de me situer sur l'échiquier politique. On lui avait écrit la
question à me poser sur un bout de papier. Cela vous donne une idée de son
niveau intellectuel", ironise Mohamed Sebbar, président du Forum vérité et
justice. Le peu d'intérêt porté à la compétence des agents se serait fait
ressentir même dans le choix des patrons. Le meilleur exemple reste Brahim
Hmiri, responsable des RG au milieu des années 1990. Nommé à la tête de la DGSN,
Hafid Benhachem l'a mis au placard illico presto. Il est allé jusqu'à afficher
dans tous les commissariats du royaume une circulaire soulignant l'incompétence
supposée du patron des RG…
Agents new look
"L'Etat a décidé de moderniser ses services de renseignements suite aux
attentats de 2003. Les RG ont aussi eu droit à un programme de mise à niveau",
explique Mohamed Darif. Au bas de l'échelle, les petites mains sont désormais
sommées de trier de manière plus stricte le bon grain de l'ivraie. Repérer la
pépite dans un fatras d'infos faisandées. Et la livrer toute chaude aux patrons
à Rabat pour l'analyse. Pour cela, le service tberguig de la police s'est lancé
depuis peu dans une mise à niveau de ses cadres. C'est ainsi qu'en 2007, près
d'une cinquantaine de hauts gradés des RG sont partis aux Etats-Unis s'initier
aux méthodes du FBI. La base, elle, n'a pas eu droit à un voyage exotique. On
l'a plutôt renvoyée sur les bancs de l'école : "Une formation continue pour les
agents chargés du renseignement a été mise en place", explique une source
sécuritaire. Une manière de combler une lacune : les futurs agents des RG
suivent un tronc commun à tous les flics du royaume sans cours spécifique sur la
récolte d'infos.
Les effectifs ont aussi été rajeunis. Le lifting saute d'ailleurs aux yeux pour
qui fréquente les couloirs des tribunaux lors des procès des islamistes. Il est
devenu courant de croiser dans la salle d'un tribunal des agents en jeans, tout
propres sur eux. "Ce sont nos jeunes !", vous signale tout fier un officier des
RG. Les plus audacieux, quelques semaines après le grand saut, se sentent déjà
comme des poissons dans l'eau. Ils n'hésitent pas à aborder les avocats des
accusés, sonder un proche parent, voire même discuter d'un article sur le procès
avec le journaliste concerné.
Université à la loupe
Ces jeunes pousses peuvent aussi être affectées à la surveillance des facultés.
C'était déjà valable à l'époque de Basri, qui avait infiltré des éléments des RG
à l'université afin de surveiller les étudiants d'extrême gauche. Le campus de
Fès a ainsi bénéficié d'une "attention particulière" suite aux événements
sanglants du début des années 1990. "Il était courant de voir des étudiants
attaquer, à jets de pierre, des voitures des RG traversant le campus
universitaire", témoigne un ancien étudiant à Fès. Le service de police a aussi
noyauté la faculté de Fès en recrutant des informateurs parmi les étudiants. En
réponse, les militants d'extrême gauche organisaient des procès symboliques pour
juger les indics démasqués. Aujourd'hui Basri n'est plus, mais les RG
surveillent autant les facs, collant au plus près de l'actualité estudiantine
toujours aussi agitée. Simple exemple, entre autres, les manifestations
d'étudiants sahraouis de l'Aïd El Kébir dernier, à la gare routière d'Agadir.
Voulant rentrer chez eux pour la fête, coûte que coûte, deux d'entre eux sont
morts dans l'agitation générale. En réaction, les RG se sont mis en branle en
quadrillant les facultés comptant une présence massive de Sahraouis. Ils ont
aussi investi les gares. Comme cet agent des RG qui a passé semaine à la station
ferroviaire de Mohammédia, en jellaba et babouche, pour signaler tout risque de
débordement.
Photo souvenir
Les RG ont une obsession chevillée au corps : ficher les nouvelles têtes tentées
par la contestation. "On photographie tous les visages inconnus lors des
réunions d'étudiants d'extrême gauche ou de diplômés-chômeurs", raconte un
inspecteur des RG, qui s'est vu plusieurs fois confier la mission de retrouver
le domicile des "clichetés". "On commence toujours l'enquête par une tournée des
mouqataâs du secteur en demandant à voir les moqaddems". Un vague air de
ressemblance, croit seulement distinguer l'un d'entre eux ? L'inspecteur va tout
de même vérifier à l'adresse indiquée. Si la piste est un cul-de-sac, pas grave.
On passe aux moqaddems suivants. C'est juste une question de patience car, au
final, le "suspect" est toujours localisé. "J'entame une conversation avec un
habitant du quartier sous un prétexte quelconque. Si cela accroche entre nous,
je lui montre la photo en racontant un bobard. Que je le cherche car il doit de
l'argent à un vieux haj, par exemple. C'est une histoire qui marche bien",
confie-t-il. Le voisin accepte d'aller frapper à la porte du vilain débiteur.
"Je menace le suspect de lui faire un scandale s'il ne rend pas l'argent à
l'haj. Il accepte toujours de me suivre pour une explication. J'indique
discrètement au taxi de passer par le boulevard Zerktouni", poursuit
l'inspecteur. Pause surprise au niveau de la préfecture de police de Casablanca.
Le jeune homme se retrouve, étonné, dans un bureau à l'étage où on lui conseille
gentiment de "changer de fréquentations".
T'as du réseau ?
"Les gens collaborent avec une facilité déconcertante", lance, apathique, un
inspecteur des RG. Il trouve la délation presque normale, le tberguig étant un
sport national au royaume, moins fatigant que le football. Plus sarcastique, un
haut responsable de la police nationale a résumé un jour la situation : "Le
Maroc a une chance formidable. Il compte 30 millions d'informateurs potentiels".
Du citoyen lambda au militaire à la retraite, le contact établi par les RG prend
mille et une formes. S'arc-boutant sur le réseau officiel des moqadems, ils
recrutent aussi dans une masse d'informateurs informels, s'immisçant dans tout
le champ professionnel. A voir comment procèdent les RG, il n'y a jamais trop
d'indics. A chacun son utilité, son champ de vision, ses détails. Parmi les
informateurs potentiels, les pompistes. De leurs stations-service, ils repèrent
les voitures neuves, jugent, à la tête du client, s'il a le profil pour conduire
un tel bolide. Les profilers de la pompe à essence, aussi performants qu'ils
puissent être, restent des indics anonymes. "Dans le rapport, on indique que
l'information nous a été transmise par un agent de la circulation, pour ne pas
créer d'embrouilles avec les dirigeants des chaînes de station-service",
justifie cet inspecteur. Ça, c'est de l'entraide. Les vendeurs de détail ont
aussi leur utilité. Et pour cause?: leur emplacement, à un poste fixe, leur
permet d'observer les passants. Leur carré de rue, avec vue dégagée des deux
côtés, laisse le champ libre à toute sorte d'investigation statique. Même
intérêt pour les chauffeurs de bus et de taxi, sur la route toute la sainte
journée. Les RG amassent l'information, après le service du conducteur, dans les
dépôts. Dans la même veine romantique, le rôle de la Lydec dans les
renseignements généraux?: tout nouvel abonnement leur est faxé illico presto. Et
tout ça, pour combien ? 700 DH par mois pour l'indic lambda qui a fait ses
preuves. Il faut le vouloir.
Tous les chats sont gris
4ème étage de la préfecture de police de Casablanca. Un grand tableau plein de
chiffres. Les codes des enquêtes en cours s'égrènent : 411, 413, etc. Elles ont
été ouvertes pour beaucoup grâce à des infos glanées par les RG. Parmi les cas,
sexe, drogues et trafic en tous genres. La moisson nocturne a été bonne grâce à
la surveillance des bars, boîtes de nuit et cabarets. Hiboux de nuits, ils
contrôlent l'horaire de fermeture, le respect de la législation sur l'alcool. La
ronde des inspecteurs englobe aussi les casinos dans le cadre de la "police des
courses et des jeux". Il y a bien entendu, derrière la tournée pépère, comme une
directive administrative, une face obscure. "L'aire d'intervention de la police
de la réglementation (les RG, ndlr) est une aire de menace par excellence", note
Abdellatif Agnouch, professeur en sécurité publique à l'université de Settat.
L'"aire de menace" devient ipso facto une zone de pêche à l'info auprès des
videurs et des gérants de boîtes de nuit. Et last but not least, les prostituées
: "Elles sont utiles pour lutter contre le deal de cocaïne dans les boîtes de
nuit", précise un inspecteur des RG. Elles prennent note aussi d'"un client
habituel qui dépense subitement trop d'argent". Au cœur des excès, là où cela se
passe aussi pour les RG. Presque à la marge, un autre de leur territoire de
chasse : "On a répertorié 75 000 homosexuels à Casablanca", lâche un inspecteur
au détour d'une phrase. Scribe des mœurs des autres, il recrute beaucoup
d'informateurs parmi eux. La boucle est bouclée…
Comment remonte l'information (Voir infographie)
RG/DST. Même combat
La police a un membre de la famille qu'elle ne veut pas voir sur la photo : la
DST. Ce département de la DGSN est pourtant le débouché naturel des RG. Les uns
aspirent l'information, font la poussière dans les coins, remontent du linge
sale. Les agents de la DST jaugent la qualité, recoupent avec leurs propres
informateurs, recrutés dans les mêmes cercles. Et passent à l'action, s'il y a
lieu. Hier les gauchistes, aujourd'hui les islamistes, la DST procède à des
arrestations alors qu'elles sont du seul ressort de la police judiciaire (PJ et
BNPJ). Rattachée pour la forme à la DGSN, elle a de qui tenir en tant
qu'héritière du CAB1. La DST existe mais n'a aucune enseigne officielle. Pas
plus présentable que son père, on préfère la laisser dans l'ombre. Un réseau
terroriste est arrêté et interrogé par ses soins ? Le patron des RG se coltine
le boulot de directeur de la communication du renseignement marocain. Abdelhak
Bassou a ainsi accordé une interview, en juillet 2008, à l'agence Associated
press pour annoncer le démantèlement d'une cellule terroriste. Le boss des RG
est préfet. Sur une carte de visite, ça fait plus propre que les centres de
détention de Temara où sévit la DST.
Driss Basri. A bonne école
Le ministre de l'Intérieur de Hassan II est le premier de la classe à donner en
exemple aux agents des RG. Il est l'un des leurs, celui qui a fini au plus haut
de l'échelle, grâce à son acharnement à mémoriser visages et faits. Major de sa
promotion à l'école de police de Kénitra, Basri choisit de faire ses premières
armes au sein du service de renseignement des flics. Affecté à Rabat, là où cela
se passe, il hante les milieux politiques et syndicaux très remontés contre
Hassan II au début des années 1960. Ce climat tendu lui offre l'opportunité
qu'il attendait. L'opposant Fkih Basri est arrêté lors d'une rafle visant les
cadres de l'UNFP accusés d'avoir fomenté un complot contre le roi. Les policiers
viennent de pêcher un gros poisson, mais l'ignorent. Tous sauf un : Si Driss.
Venant à passer par là, Basri reconnaît le Fkih et en informe son patron, le
ministre de l'Intérieur Mohamed Oufkir. Le sieur Driss est récompensé en retour.
Il est promu commissaire chargé de chapeauter les RG à Rabat. Sa maîtrise du
renseignement, acquise au sein des RG, lui vaut d'être nommé à la tête de la
direction des affaires générales (DAI). Cette division du ministère de
l'Intérieur, chargée de collecter et filtrer les informations, lui ouvrira les
portes du nirvana. Le must chez les flics, la DST dont il prend les rênes en
1973. Sur les bons rails, le train Basri arrivera à bon port. Hassan II l'adoube
ministre de l'Intérieur en 1979. Capo di tutti cappi des renseignements.
Tabit. Déformation professionnelle
Au centre du plus grand scandale de mœurs du Maroc, l'ex-patron des RG à
Casablanca avait un vice caché. Le commissaire partait à la chasse aux femmes
dans les rues de la métropole, avant de filmer ses ébats avec elles. L'homme
aurait aussi couché sur vidéo les frasques d'une belle palette d'hommes
politiques et de hauts responsables. Pour arriver à ses fins, il a usé de moyens
liés à son boulot et d'un savoir-faire acquis dans le cadre de ses fonctions.
Ainsi, la garçonnière du boulevard Abdellah Ben Yassine à Casablanca, où "l'haj
Hamid" a sévi, était sans doute une planque des RG servant aux interrogatoires
discrets, et un "coin détente" pour les gradés du service. Le commissaire Tabit
a aussi utilisé des techniques très en vogue au sein des RG : chantage et
fichage. Il savait manier une caméra pour accumuler les preuves matérielles,
mais aussi repérer ses victimes grâce à sa connaissance des dédales de
Casablanca, des lieux de plaisir et milieux troubles. Tabit est fusillé le 5
septembre 1993, emportant dans la tombe la multitude de secrets accumulés. Il
est le dernier condamné à mort à avoir été exécuté. Triste (dés)honneur pour
Tabit et les RG.
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