*****NÉGOCIATIONS FRONT POLISARIO/MAROC***
http://www.arso.org/UNnegociations160308.htm
****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
*****WESTERN SAHARA RESOURCE WATCH******
http://www.wsrw.org/?dl=fr
S O M M A I R E
1. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES LIBÉRÉS
- PAS DE NOUVELLES
2. SAHARA OCCIDENTAL-CAMPS DE RÉFUGIÉS
- LE SOIR D'ALGÉRIE (15-VI-2009): ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT DANS LES CAMPS DE
RÉFUGIÉS SAHRAOUIS. Terka, les écoliers de la hmada
- LE SOIR D'ALGÉRIE (15-VI-2009): Paroles d'instits
- LE SOIR D'ALGÉRIE (15-VI-2009): MERIAM SALEK HAMADA, MINISTRE SAHRAOUIE DE
L'ÉDUCATION ET DE LA FORMATION: «Notre objectif est de développer les
compétences humaines»
- SPS (13-VI-2009): Le président de la République reçoit une délégation de
l'Union africaine
- SPS (9-VI-2009): Ouverture des festivités célébrant le 33ème anniversaire de
la journée du martyr
- LE JOUR D'ALGÉRIE (6-VI-2009): Une aide humanitaire de 10 millions d'euros.
L'Union européenne au secours des réfugiés sahraouis
- SPS (4-VI-2009): L'UE octroie une aide humanitaire de 10 millions d'euros aux
réfugiés sahraouis
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 399): Aide européenne. Enveloppe destination
Sahara
- SPS/EL MOUDJAHID (20/21-VI-2009): Opération d'aide humanitaire du CRA et
d'élus français en faveur des réfugiés sahraouis
3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS
3.1. FARCE ÉLECTORALE
- LE MONDE (16-VI-2009): Victoire du PAM, parti proche du roi, aux élections
municipales
- LE MATIN (13-VI-2009): <Provinces du Sud>. Forte implication des habitants
dans les communales
- MAP/LE MATIN (13/15-VI-2009): La forte participation dans les <provinces du
sud>, une illustration de l'attachement des populations à leur <marocanité>
- MAP (12-VI-2009): Le taux élevé de participation dans les <provinces du sud>
illustre l'attachement de leurs habitants à leur <marocanité> (Benmoussa)
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 401): Les rois du Sahara
- TEL QUEL (No. 377): Kidnapping politique. Touche pas à ma tribu !
- L'OBSERVATEUR (19-VI-2009): Les élections au Sahara. Après ma tribu, le
déluge!
3.2. INSTRUMENTALISATION DE LE SPORT POUR LÉGITIMER L'OCCUPATION
- LA VIE ÉCONOMIQUE (1-VI-2009): Un championnat international des sports
nautiques à Dakhla-Villa Cisneros en septembre
3.3. EL AAIUN
- AUJOURD'HUI LE MAROC (26-V-2009): El Aaiun: Le «Pavillon Bleu» décerné à Foum
El Oued
- AUJOURD'HUI LE MAROC (29-V-2009): El Aaiun: Hamdi Ould Errachid élu président
de la commune urbaine
- LE SOIR (29-VI-2009): La mairie de El Aaiun pour les Ould Errachid
- MAP (26-VI-2009): Moulay Hamdi Ould Errachid du PI élu président du conseil de
la commune urbaine de El Aaiun
- LIBÉRATION-MA (20-VI-2009): Hassan Derham élu président à El Marsa
- LIBÉRATION-MA (19-VI-2009): El Aaiun: Exposition itinérante sur la population
3.4. DAKHLA-VILLA CISNEROS
- MAP (1-VI-2009): Dakhla-Villa Cisneros: session de formation sur la
réalisation des projets d'établissements scolaires
- LA VIE ÉCONOMIQUE (1-VI-2009): Le wali de Dakhla-Villa Cisneros se fâche
contre les banques. a Elles ne veulent pas financer les projets Moukawalati
- MAP (16-VI-2009): Région de Rio de Oro-La Güera: constante évolution de
l'élevage camelin
3.5. TERRITOIRES SPOLIÉS
- LIBÉRATION-MA (25-VI-2009): Le docteur Bouhamia, directeur régional de la
Santé à El Aaiun: « Aucun cas de grippe porcine dans les <provinces sahariennes>
»
===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================
1. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES LIBÉRÉS
- PAS DE NOUVELLES
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2. SAHARA OCCIDENTAL-CAMPS DE RÉFUGIÉS
http://lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/15/article.php?sid=84553&cid=26
ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT DANS LES CAMPS DE RÉFUGIÉS SAHRAOUIS
Terka, les écoliers de la hmada
Dix-huit ans après le cessez-le-feu signé entre le Front Polisario et le Maroc,
le peuple sahraoui attend toujours la tenue d'un référendum d'autodétermination.
Dans cette situation de ni paix, ni guerre, des milliers de réfugiés tentent de
mener une vie «normale» dans un milieu des plus hostiles. Parmi eux, des élèves
et des étudiants qui suivent un cursus éducatif qui n'a nul autre pareil au
monde.
Dossier réalisé par Tarek Hafid
Brahim Saleh et Abdallahi Hamdi sautillent de joie. Les deux cousins, âgés de 10
et 11 ans, seront dès demain en vacances. «On va enfin pouvoir s'amuser pendant
quelques jours sans avoir à penser à l'école », lance Brahim en jetant son
cartable dans un coin de la kheïma, la tente familiale. Les enfants avalent d'un
trait un verre de thé brûlant préparé par Fatimatou, la mère de Brahim, et
ressortent aussitôt jouer avec leurs camarades. Leur joie est identique à celle
de tous les élèves du monde à la veille des vacances, mais leurs conditions de
vie sont tout à fait particulières. Brahim, Abdallahi, Leïla, Aminatou vivent à
Aoucerd, l'un des cinq camps de réfugiés sahraouis installés près de Tindouf,
dans le sud-ouest de l'Algérie. Tout au long de leur scolarité, les terka —
enfants en hassanya, langue ancestrale des Sahraouis — auront à suivre un
parcours fait souvent de privations et de peines.
À la lueur du néon
Pour l'instant, nos petits élèves sont considérés comme des «privilégiés»
puisqu'ils en sont encore au cycle primaire. Leur école, baptisée «Victimes de
Soweto», est l'une des plus importantes du camp de réfugiés d'Aoucerd. «Je suis
en cinquième. Cette année, notre classe n'est pas très chargée, nous sommes
juste vingt-cinq. Cela nous permet de suivre les cours dans de bonnes
conditions», explique Abdallahi. Il décrit une journée d'école : «Le matin, nous
avons classe de 8 heures 30 à 13 heures avec une récréation de 15 minutes à 11
heures. Après le déjeuner, on reprend les cours à 15 heures 30 jusqu'à 18
heures. Ce programme est quasiment identique tous les jours», raconte Abdallahi
entre deux éclats de rire. La soirée est souvent consacrée aux devoirs et aux
révisions. «Les professeurs nous encouragent à former des groupes, généralement
entre voisins. Chaque soir, l'un de nous accueille les autres membres du groupe
sous sa kheïma.» Ces séances sont particulièrement éprouvantes. Les tentes ne
sont illuminées que par la lueur blafarde d'un petit néon dont l'énergie
provient d'une batterie de voiture. Comme la quasi-totalité des camps sahraouis,
celui d'Aoucerd n'est pas alimenté en électricité. Outre le manque de moyens,
les enfants sahraouis sont tous confrontés à divers maux dus à la malnutrition.
Généralement, le repas familial se compose d'un plat de pâtes ou de semoule
agrémenté d'aliments en conserve. Les fruits et les légumes frais sont
difficiles à trouver et souvent chers. Depuis quelques années, les aides du
Programme alimentaire mondial (PAM) n'arrivent pas régulièrement, provoquant
presque des situations de disette dans les camps de réfugiés. Mais les écoliers
sahraouis n'en perdent pas pour autant leur âme d'enfants. D'ailleurs, c'est à
cet âge que leur est accordé le plus grand des privilèges : celui d'échapper à
la fournaise du désert durant les deux mois de l'été. Dès l'âge de 7 ans, chaque
enfant sahraoui a la possibilité de se rendre en vacances en Europe —
généralement en Espagne, en France ou en Italie — grâce à des programmes
organisés par des ONG occidentales. Les petits écoliers sont hébergés au sein de
familles d'accueil. Leïla garde un très bon souvenir de ses vacances. Elle tire
les photos de son dernier séjour d'une petite boîte en carton. «J'ai passé deux
mois dans la région de la Castia de la Mancha. Voici la famille chez qui
j'étais, dit-elle en montrant une photo de groupe. La maman s'appelle Flor et le
papa Raphaël. Ils ont deux grandes filles, Maria qui a 20 ans et Melissa 26 ans.
Elles ont été très gentilles avec moi. Je me suis beaucoup amusée avec elles. On
est allés à la piscine, on faisait des promenades et plein d'autres activités»,
raconte Leïla avec une pointe de nostalgie dans la voix. Cet été, elle
retournera encore une fois auprès de Maria et Melissa. Un ultime voyage car
chaque enfant n'a droit qu'à 5 séjours consécutifs. Dès l'âge de douze ans, les
adolescents doivent s'habituer à la chaleur suffocante et au soleil assommant de
la hmada, le désert aride qui caractérise la région de Tindouf.
Les globe-trotters du savoir
Le passage du cycle primaire au cycle moyen provoque un véritable chamboulement
dans la vie des écoliers. Ces derniers doivent quitter leurs familles pour
poursuivre leur scolarité en Algérie. Il faut, en effet, savoir que les collèges
et les lycées n'existent pas dans les camps de réfugiés. «Je suis très contente
de me rendre en Algérie. J'ai hâte de partir. Mais d'un autre côté, je sais que
ce ne sera pas facile car je ne verrai pas mes parents durant de longs mois»,
reconnaît Leïla. La petite fille est consciente de ce qui l'attend. Elle sait
que plus rien ne sera comme avant et qu'elle devra se faire à la dure vie de
l'internat. Agé aujourd'hui de 27 ans, Michane Sidi Salem Alate se remémore le
long parcours de sa scolarité. Il est, comme des milliers d'autres enfants
sahraouis, un véritable globe-trotter du savoir. Issu d'une famille de
combattants, il a dû se prendre en charge dès son plus jeune âge. «Mon père est
tombé au combat en 1982 près d'Amgala, au cours d'une importante bataille contre
l'armée marocaine. C'était un grand guerrier, un homme aux principes
inébranlables. Malheureusement, je ne l'ai pas connu. Je suis né quelques mois
seulement avant qu'il ne tombe en martyr», note Michane. A l'époque, les
réfugiés affluaient encore en grand nombre des territoires occupés par le Maroc.
Pour parer au plus pressé, les responsables du Front Polisario avaient installé
des écoles de fortune dans les campements. «J'ai fait mes premières années
d'école à Rabouni, le camp où sont installés les institutions et les services
administratifs. Puis j'ai poursuivi jusqu'en 6e dans un internat près du camp du
27-Février. Là, les conditions étaient très difficiles, nous avions très peu de
moyens et nous ne mangions pas beaucoup. Nous n'avions le droit de voir nos
parents que quelques jours par an. A l'époque, je n'avais pas de cartable, ni de
trousse. J'ai dû me contenter d'une boîte de munitions pour ranger mes cahiers
et mes livres», dit Michane en souriant. Il viendra par la suite en Algérie pour
suivre sa scolarité. On peut même dire qu'il a fait le tour des établissements
d'Algérie : Boussaâda, Beni-Abbès, Touggourt, Adrar, Aflou, Alger… Aujourd'hui,
Michane achève des études supérieures en sciences politiques à l'Université de
Batna. «Quand je repense à mon parcours, je considère qu'il y a énormément de
points positifs. Il est vrai que je suis passé par des situations très
difficiles que j'ai dû affronter seul, loin de mes parents. Mais j'estime que
c'est une excellente expérience.» Selon Michane, les relations avec ses petits
camarades algériens ont toujours été très bonnes. «En plus de l'amitié, il y
avait une forme d'entraide avec mes amis algériens. Généralement, les élèves
sahraouis ont de très bons résultats. Cela ne veut pas dire que les Algériens
étaient de mauvais élèves, mais en tant qu'internes, nous étions astreints à de
longues heures d'études après les cours. Nous n'avons qu'un seul mot d'ordre :
réussir.»
L'île des frères Castro
Il existe une autre catégorie de jeunes Sahraouis qui ont opté pour une voie
encore plus difficile. Une destination autrement plus lointaine que l'Algérie.
Ceux-là ont choisi de poursuivre leurs études à Cuba. «Ils partent enfants et
ils nous reviennent adultes», regrette Dija Lahbib, une sexagénaire dont le fils
est parti sur l'île des frères Castro. «Lahbib Mohamed Lamine nous a quittés à
l'âge de 12 ans. Il a fait le collège et le lycée là-bas, puis il a suivi des
études de métallurgie. J'ai subi son absence durant quatorze longues années»,
dit Dija Lahbib, en étouffant un sanglot. Le départ d'un enfant vers Cuba est
vécu comme une véritable déchirure pour les familles. Les années d'absence
s'expliquent par le fait que le gouvernement sahraoui n'a pas les moyens de
prendre en charge les frais de transport. Il y a donc un aller puis un retour…
des années plus tard. Mais les familles prennent ce sacrifice comme un mal
nécessaire. Les jeunes Sahraouis qui acceptent de suivre ce programme accèdent à
un niveau de formation très élevé. Médecins ou ingénieurs, ils constitueront, à
l'avenir, l'élite de l'Etat du Sahara Occidental indépendant.
La révolte des étudiants
Pour comprendre l'origine de ce sacrifice et, également, la place des élites au
sein de la société sahraouie, il est utile de revenir aux origines de la
création du Front Polisario. Actuellement conseiller du président de la
République, Khalil Ahmed, qui était lui-même étudiant, a participé activement à
ce mouvement. Un engagement qui lui vaudra d'être emprisonné et torturé par les
autorités marocaines. «On peut dire que 70% des membres fondateurs du Front
Polisario sont des universitaires. Au sein du comité exécutif, le commandement
de la révolution sahraouie, on peut citer, entres autres, El Ouali Mustapha
Sayed, Mohamed Abdelaziz ou encore Mahfoud Ali Beïba qui étaient tous des
étudiants.» Selon Khalil Ahmed, la prise de conscience de cette jeune élite est
le fruit d'un long processus. «C'est au début des années 1970 que les étudiants
et les lycéens sahraouis qui suivaient leurs études au Maroc ont commencé à
s'organiser. On peut dire que tout est lié à l'affaire des villes sahraouies de
Tan-Tan et de Tarfaya qui ont été offertes au Maroc par l'Espagne en 1958. Il
faut savoir que les populations de ces régions s'étaient engagées dans les rangs
de l'Armée de libération nationale sahraouie (ALS) contre le colonisateur
espagnol. Mais après les opérations militaires Ouragan et Ecouvillon de 1958 et
1959, ces familles ont été forcées à rester à Tan-Tan et Tarfaya. Pour encadrer
leurs enfants, le gouvernement marocain avait alors créé une école spéciale.
Celle-ci était située au centre du pays, à Taloudent. Ils l'ont appelée l'Ecole
des enfants de la Saguya El-Hamra. Les élèves issus des familles de résistants
ont été obligés de faire leur scolarité dans cette école. Devenus étudiants et
lycéens, ils commenceront à réfléchir au moyen de libérer leur pays. L'une de
leurs premières actions a consisté à organiser, en avril 1971, une grève
générale dans l'ensemble des universités marocaines pour protester contre la
visite du ministre espagnol des Affaires étrangères, Gregorio Lopez Bravo, venu
entamer des négociations avec les autorités marocaines à propos du Sahara
Occidental. Pour cela, ils ont obtenu la participation de l'Union nationale des
étudiants marocains (Unem), qui était de tendance marxiste-léniniste. On peut
dire que c'est une conscience embryonnaire qui s'est révélée. Puis à Tan-Tan,
durant les vacances scolaires, des étudiants ont organisé une manifestation à
l'occasion du Maoussem (fête religieuse)», note Khalil Ahmed. La manifestation
du Maoussem de Tan-Tan sera durement réprimée. Bien que les slogans n'étaient
pas anti-marocains, la riposte des forces de l'ordre a été d'une grande
violence. Ces évènements ont toutefois été un élément déclencheur. Les étudiants
et les lycéens sahraouis étaient finalement arrivés à l'évidence que le Sahara
Occidental ne pouvait être libéré de l'occupant espagnol que par ses propres
enfants et à l'intérieur même des territoires. «Pendant les vacances de l'été
1972, nous avions pris la décision d'organiser une campagne d'alphabétisation
dans l'ensemble des régions du Sahara Occidental. En plus de l'aspect éducatif,
cette initiative avait également un double objectif : elle nous a permis de nous
imprégner de la vie des populations nomades et de les mobiliser politiquement
autour de la question de l'indépendance », rapporte Khalil Ahmed.
Elite en stand-by
La révolte du peuple sahraoui a donc été menée par différentes forces. La
population nomade, qui n'a cessé de défendre son territoire depuis l'invasion
espagnole en 1884 ; les syndicalistes et les étudiants, qui se sont chargés de
structurer et d'organiser cette dynamique. Mais aujourd'hui, qu'en est-il des
nouvelles générations ? Le semblant de stabilité provoqué par le statu quo
imposé au dossier du Sahara Occidental a permis la formation, à un niveau très
appréciable, de milliers de jeunes. Cette élite, dont une grande partie n'a pas
eu à prendre les armes suite au cessez-le-feu entré en vigueur en 1991, est,
néanmoins, confrontée à la pire des plaies : le chômage. Le gouvernement
sahraoui a réussi à mettre en place des mécanismes efficaces en matière
d'éducation et d'enseignement. Néanmoins, il est toujours dans l'incapacité
d'initier des programmes pour l'emploi. Les quelques postes offerts sont
concentrés dans le secteur de la fonction publique. D'ailleurs, le fait de
mettre en œuvre des activités économiques créatrices d'emplois pourrait s'avérer
contraire au statut de réfugié. Actives sur les plans politique et culturel, les
jeunes élites sahraouies sont soumises à un stand-by socioéconomique. Diplôme en
poche, certains décident de s'expatrier. Le plus souvent en Espagne. Les autres
n'ont d'autre choix que de patienter dans la chaleur suffocante des camps. Tous
attendent impatiemment l'organisation d'un référendum qui leur permettrait de
revoir le Sahara Occidental. Mais un jour, sans doute, Brahim, Abdallahi, Leïla,
Aminatou et tous les terkas quitteront la hmada pour retourner travailler sur la
terre de leurs ancêtres.
T. H.
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http://lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/15/article.php?sid=84553&cid=26
Paroles d'instits
Le métier de professeur prend une tout autre dimension lorsqu'il est pratiqué
dans un camp de réfugiés. Outre les difficultés d'ordre matériel et le manque de
moyens, le personnel chargé de l'enseignement est confronté à des situations
très particulières. La première difficulté concerne l'apprentissage des langues
étrangères. «Les Sahraouis ont été colonisés par les Espagnols. Il est donc
normal que la première langue étrangère apprise par nos élèves soit l'espagnol.
Mais cette approche change totalement dès qu'ils se rendent à l'étranger pour
poursuivre leurs études. Ils sont alors obligés de maîtriser le français et
l'anglais. C'est un changement radical pour eux et s'avère être problématique à
gérer», explique Fatimatou, institutrice dans le camp de réfugiés d'Aoucerd.
Selon elle, l'idéal serait que les écoliers soient initiés au français dès la
troisième année primaire. «Cela faciliterait bien des choses une fois arrivés au
cycle moyen». Autre revendication du personnel enseignant : l'élaboration de
manuels scolaires, notamment ceux dédiés à l'histoire et à la géographie. «Nous
n'avons pas de livres scolaires d'histoiregéographie propre au
Sahara-Occidental. Nous sommes réalistes et savons qu'il n'est pas simple
d'élaborer des manuels spécifiques. Toutefois, il est nécessaire que les petits
Sahraouis apprennent l'histoire et la géographie de leur pays selon des normes
pédagogiques universelles. C'est primordial pour notre identité», souligne, pour
sa part, Khadidjatou, elle aussi institutrice à Aoucerd. Selon les deux
professeurs, l'élaboration de manuels sahraouis bute essentiellement sur des
problèmes d'ordre financier. «Nous estimons que les compétences en la matière
existent. Mais imprimer et éditer des livres nécessitent des moyens matériels et
financiers importants. Ici, dans le désert, nous n'avons ni maisons d'édition ni
imprimeries», reconnaissent-elles.
T. H.
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http://lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/15/article.php?sid=84553&cid=26
MERIAM SALEK HAMADA, MINISTRE SAHRAOUIE DE L'ÉDUCATION ET DE LA FORMATION :
«Notre objectif est de développer les compétences humaines»
Le Soir d'Algérie : Madame la Ministre, pouvez- vous présenter la politique
générale du gouvernement sahraoui en matière d'éducation ?
M. S. Hamada : L'un des principes fondateurs du Front Polisario porte sur le
développement des compétences humaines en matière d'éducation et de culture.
Lorsque l'Espagne a quitté le Sahara Occidental, 95% de la population était
analphabète. Aujourd'hui, grâce à la mise en œuvre d'une longue série de
programmes, ce taux approche le 0%. Ces programmes ont débuté par des campagnes
de lutte contre l'illettrisme durant les premières années de la lutte armée.
Elles étaient menées durant la période estivale par les étudiants sahraouis.
Depuis 1976, plusieurs milliers de jeunes Sahraouis sont sortis des universités.
Actuellement, nous mettons en place une stratégie visant à assurer une formation
en post-graduation pour nos diplômés, notamment dans les spécialités
scientifiques. Comme je vous le disais, notre objectif principal est de
développer les compétences humaines afin qu'elles participent à l'édification de
l'Etat sahraoui. Pour ce qui est de la politique générale en matière
d'éducation, celle-ci est basée sur deux principes directeurs: gratuité pour
tous et scolarité obligatoire pour les cycles primaire et moyen.
Quels sont les objectifs de cette politique à moyen et long terme ?
Nous sortons de la phase de lutte contre l'analphabétisme. A moyen terme, nous
comptons développer des programmes en matière de formation professionnelle. A
cela s'ajoute le programme destiné aux étudiants en post-graduation. Le peuple
sahraoui n'est pas très nombreux et, du fait de cette spécificité, nous devons
former des gens doués d'une grande polyvalence, qui auront à s'impliquer très
vite dans la vie de la cité une fois l'indépendance recouvrée.
Est-ce qu'il existe un projet d'ouverture de lycées dans les camps sahraouis ?
Dès les premières années d'exil, le Front Polisario a construit des écoles
primaires dans les camps. Puis, par la suite, des établissements consacrés au
cycle moyen ont été ouverts. Cette année, nous avons ouvert deux écoles dans les
camps d'Aoucerd et d'El-Ayoune. Nous comptons lancer d'autres établissements, à
l'avenir, afin de permettre aux élèves de poursuivre leur scolarité dans les
camps, du moins pour le cycle moyen.
Donc, les lycéens continueront à poursuivre leur cursus à l'étranger ?
Il est utile de préciser que nous n'avons pas les moyens humains et matériels
nécessaires pour permettre aux enfants sahraouis d'achever leur scolarité dans
les camps de réfugiés. Dès le début, les élèves ont dû se rendre dans des écoles
en Algérie, en Libye et à Cuba. Il est vrai que l'essentiel des lycéens sont
scolarisés en Algérie. Nous comptons énormément sur l'apport des ces pays.
Est-ce qu'il existe un programme de recrutement des universitaires au sein des
institutions gouvernementales ?
Nous vivons une situation très particulière. Il faut reconnaître qu'il est
difficile de recruter l'ensemble des diplômés dans leurs spécialités
respectives. Nous le faisons lorsque cela est possible. Néanmoins, tous les
universitaires, comme l'ensemble des Sahraouis, participent activement à la
libération du pays et ils se tiennent prêts à contribuer à la construction de
l'Etat du Sahara Occidental.
T. H.
---------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5684
Le président de la République reçoit une délégation de l'Union africaine
Chahid El Hafed,12/06/2009 (SPS) Le président de laRépublique, Mohamed Abdelaziz
a reçu, vendredi au siège de la Présidence une importante délégation de l'Union
africaine, dans le cadre d'une visite pour l'élaboration d'un rapport sur la
situation humanitaire des réfugiés sahraouis.
La délégation dirigée par l'Ambassadeur de la République de Sierra Leone auprès
de l'Union, M. Andrew Bangali, en compagnie de Mme Makrin Mkhanga chargée des
affaires politiques, de la situation des réfugiés et des personnes déplacées en
Afrique et de l'Ambassadeur de la République sahraouie auprès de l'Union
africaine, M. Lahbib Breika.
"Le but de cette visite est d'évaluer la situation des réfugiés sahraouis, et de
faire un rapport sur les besoins de ces réfugiés à l'Union africaine", a déclaré
M. Andrew l'audience avec le président de la République, M. Abdelaziz.
M. Andrew a réitéré la position de l'Union africaine en faveur du droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui.
La délégation a eu des entretien avec les responsables sahrouis, dont le
président du Conseil national (Parlement), M. Mahfoudh Ali Beiba, le ministre de
l'Intérieur M. Boulahi Sid, ainsi que le Wali d'Aousserd, M. Aliyn Kentaoui.
(SPS)
084/090/TRD 121650 JUIN 09 SPS
-------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5641
Ouverture des festivités célébrant le 33ème anniversaire de la journée du martyr
Awsserd (camps de réfugiés sahraouis), 09/06/2009 (SPS) Les festivités célébrant
le 33ème anniversaire de la journée du martyr ont été marquée par l'annonce de
la fin de l'année scolaire 2008-2009 à la Wilaya d'Awsserd, en présence du
président de la République, Mohamed Abdelaziz, des membres du Secrétariat
nationaldu Front Polisario, du Parlement et du Gouvernement de la RASD.
Le membre du secrétariat national du Front Polisario, wali d'Aousserd, Aliyen
Habib El Kentaoui, a rendu un vibrant hommage aux martyrs de la cause sahraouie
à leur tête, le fondateur de la révolution du 20 mai 1973, El Wali Moustapha
Sayed, tombé le 9 juin 1976 au champs d'honneur.
"Cet anniversaire est le fruit des efforts et un acquis historique de la lutte
du peuple sahraoui pour la libération nationale",a-t-il dit, ajoutant
qu'aujourd'hui "il est un exemple de sacrifice et de fidélité qui demeurent
gravés dans la mémoire collective des Sahraouis au long des années".
Pour sa part, la ministre de l'Education, Mme Mariem Salek Hmada a félicité les
éléves et étudiants sahraouis à cette occasion, précisant que "cet évènement
revêt une importance particulière pour les générations futures qui sont appelées
à assumer leur responsabilté pour le recouvrement de l'indépendance nationale".
Des expositions reflétant le soulèvement de l'indépendance dans les territoires
occupés du Sahara Occidental, un marché des jeux pour les enfants, des
divertissements populaires et des magasins pour la vente des jeux, ont été
ouverts au public à l'occasion du 33ème anniversaire de la journée du martyr.
(SPS)
020/090/000 092000 JUIN 09 SPS
----------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/060609/une/Lejour.htm
Une aide humanitaire de 10 millions d'euros
L'Union européenne au secours des réfugiés sahraouis
La Commission européenne a alloué avant-hier une aide humanitaire de l'ordre de
10 millions d'euros pour les réfugiés sahraouis des camps de Tindouf, a indiqué
l'agence de presse sahraouie (SPS).
Cette aide est destinée à répondre aux besoins fondamentaux des réfugiés en
nourriture (produits de consommation courante), en soins de santé, en eau
potable, installations sanitaires ainsi qu'en approvisionnement en tentes.
Ainsi, ajoute SPS, la nouvelle décision précise que 5,5 millions d'euros sont
consacrés à la fourniture d'une aide alimentaire «régulière» et «diversifiée» :
des produits alimentaires de première nécessité et des aliments frais, notamment
pour le mois de ramadhan, ainsi qu'un soutien nutritionnel garantissant aux
réfugiés un apport approprié en vitamines et micronutriments.
Un montant de 4,5 millions d'euros est destiné à l'amélioration des conditions
de vie des réfugiés en leur assurant un accès adéquat aux services de base tels
que les soins de santé, l'eau, la gestion des déchets et en leur fournissant des
biens essentiels, notamment des tentes et des produits d'hygiène.
Pour l'acheminement de l'aide aux bénéficiaires, il est prévu que les
opérations seraient mises en œuvre par les partenaires opérationnels d'Echo :
des ONG, des agences spécialisées des Nations unies et la Croix-Rouge et le
Croissant-Rouge. Les aides seront acheminées par l'intermédiaire du service
d'aide humanitaire de la commission (Echo).
L'aide allouée par la Commission européenne s'inscrit dans la stratégie de
cette dernière et qui consiste «à se concentrer sur les régions de grands
besoins humanitaires et sur les crises oubliées». Dans un communiqué, Olli Rehn,
le commissaire chargé du développement et de l'aide humanitaire à la Commission
européenne, a souligné que les réfugiés sahraouis «sont victimes d'un des plus
anciens conflits `'gelés'' et oubliés. Et tant que ce conflit ne trouve pas
d'issue politique et diplomatique, les réfugiés continueront de dépendre quasi
exclusivement de l'aide internationale pour leur survie». Cela en affirmant que
«la Commission s'engage à aider ces personnes vulnérables jusqu'à ce qu'une
solution politique soit trouvée à leur situation difficile».
L'UE est l'un des principaux donateurs dans cette longue crise humanitaire.
Depuis 1993, la Commission a fourni plus de 143 millions d'euros sous forme
d'aides aux réfugiés sahraouis, manifestant ainsi sa solidarité à l'égard des
victimes de cette crise prolongée.
Pour rappel, le Croissant- Rouge sahraoui (CRS) a lancé dernièrement un SOS
à la communauté internationale l'interpellant sur la situation critique dans les
camps de réfugiés de Tindouf et sur les besoins urgents et capitaux pour que ces
derniers puissent passer le mois de ramadhan dans de bonnes conditions.
Par Habiba Ghrib
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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5570
L'UE octroie une aide humanitaire de 10 millions d'euros aux réfugiés sahraouis
Bruxelles, 04/06/2009 (SPS) La Commission européenne a alloué jeudi 10 millions
d'euros d'aide humanitaire pour répondre aux besoins fondamentaux des réfugiés
sanhraouis en aide alimentaire, soins de santé, eau potable et installations
sanitaires et serviront aussi à la fourniture de tentes et de produits de
consommation courante.
En vertu de la nouvelle décision, 5,5 millions d'euros sont ainsi consacrés à la
fourniture d'une aide alimentaire "régulière" et "diversifiée" : des produits
alimentaires de première nécessité et des aliments frais, notamment pour le mois
de ramadan, ainsi qu'un soutien nutritionnel garantissant aux réfugiés un apport
approprié en vitamines et micronutriments.
Par ailleurs, un montant de 4,5 millions d'euros est destiné à l'amélioration
des conditions de vie des réfugiés en leur assurant un accès adéquat aux
services de base tels que les soins de santé, l'eau, la gestion des déchets et
en leur fournissant des biens essentiels, notamment des tentes et des produits
d'hygiène.
Les opérations seront mises en œuvre par les partenaires opérationnels d'ECHO :
des ONG, des agences spécialisées des Nations unies et la Croix-Rouge/le
Croissant-Rouge. Les aides seront acheminées par l'intermédiaire du service
d'aide humanitaire de la commission (ECHO).
La Commission européenne a alloué cette aide "conformément à sa stratégie
consistant à se concentrer sur les régions de grands besoins humanitaires et sur
les crises oubliées", a-t-on souligné dans un communiqué.
"Ces réfugiés sont victimes d'un des plus anciens conflits +gelés+ et oubliés.
Tant que ce conflit ne trouve pas d'issue politique et diplomatique, les
réfugiés continueront de dépendre quasi exclusivement de l'aide internationale
pour leur survie", a déclaré Olli Rehn, commissaire chargé du développement et
de l'aide humanitaire.
Il a également affirmé que "la Commission s'engage à aider ces personnes
vulnérables jusqu'à ce qu'une solution politique soit trouvée à leur situation
difficile".
Les réfugiés sahraouis vivent depuis plus de 30 ans dans quatre camps situés
dans la région de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie). L'UE est l'un des principaux
donateurs dans cette longue crise humanitaire. Depuis 1993, la Commission a
fourni plus de 143 millions d'euros sous forme d'aide aux réfugiés sahraouis,
manifestant ainsi sa solidarité à l'égard des victimes de cette crise
prolongée.(SPS)
020/090/700 041400 JUIN 09 SPS
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http://www.lejournal-press.com/periscopes.php?numero_j=399
Aide européenne
Enveloppe destination Sahara
Jeudi 4 juin, la Commission européenne débloquait 10 millions d'euros d'aide
humanitaire en faveur des populations sahraouies installées dans des camps. «Ces
réfugiés sont victimes d'un des plus anciens conflits, gelés et oubliés. Tant
que ce conflit ne trouve pas d'issue politique et diplomatique, les réfugiés
continueront de dépendre quasi exclusivement de l'aide internationale pour leur
survie», a précisé Olli Rehn, commissaire à l'Aide humanitaire. Près de 5,5
millions d'euros seront consacrés à l'aide alimentaire, le reste étant alloué à
l'amélioration des conditions de vie des réfugiés, rapporte l'AFP. Cette somme
de 10 millions d'euros s'ajoute aux quelque 130 millions d'euros fournis depuis
1993 par Bruxelles qui s'engage à «aider ces personnes vulnérables jusqu'à ce
qu'une solution politique soit trouvée à leur situation difficile».
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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=5754
http://www.elmoudjahid.com/accueil/monde/37301.html
Opération d'aide humanitaire du CRA et d'élus français en faveur des réfugiés
sahraouis
Alger, 20/06/2009 (SPS) Une opération d'aide humanitaire conjointe regroupant le
Croissant-Rouge algérien (CRA) et des élus français sera organisée à la veille
du mois de ramadan prochain, a indiqué samedi à Alger le président du CRA, M.
Hadj Hamou Benzeguir.
Cette aide composée notamment de produits alimentaires et vestimentaires devra
être acheminée depuis la France via le port d'Oran pour rejoindre les camps de
réfugiés sahraouis, a précisé M. Benzeguir lors d'une rencontre de coordination
et de préparation de cette aide en présence d'une forte délégation française
représentative d'élus français qui ont récemment visité les camps de réfugiés
sahraouis.
Le président du CRA a rappelé que, le 27 février dernier, des associations et
élus français ont visité les camps de réfugiés et pris un engagement de les
aider en acheminant des denrées alimentaires.
"Ces élus français, qui ont également pris l'engagement d'aider ces réfugiés sur
le plan politique, ont déjà entamé la collecte au niveau des différentes régions
de France", a-t-il ajouté. (SPS)
020/090/700 201900 JUN 09 SPS
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3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS
3.1. FARCE ÉLECTORALE
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/06/15/victoire-du-pam-parti-proche-du\
-roi-aux-elections-municipales_1206956_3212.html
Victoire du PAM, parti proche du roi, aux élections municipales
LE MONDE | 15.06.09 | 18h15 • Mis à jour le 15.06.09 | 18h15
Le Parti de l'authenticité et de la modernité (PAM), créé il y a quelques mois
par un ami d'enfance du roi Mohammed VI, Fouad Ali El Himma, a remporté les
élections municipales du vendredi 12 juin. Le PAM, un rassemblement de
transfuges d'autres partis, a raflé 21,7 % des suffrages devant l'Istiqlal
(nationaliste, 19 %) et le Rassemblement national des indépendants (RNI, 14,8
%). Vient ensuite l'Union socialiste des forces populaires (USFP, 11,6 %). Le
score modeste des islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD,
5,4 %) tient au fait que, faute de moyens, il n'a présenté que 8 000 candidats
pour les quelque 27 000 sièges à pourvoir. Mais à Rabat et Casablanca,
notamment, il arrive en tête.
"Nous avons gagné", a déclaré le secrétaire général du PJD, Abdelillah
Benkirane. Le taux de participation s'est élevé à 52 % sur l'ensemble du royaume
mais avec des disparités très importantes. A Casablanca, il n'a été que de 29 %,
alors qu'au Sahara occidental, occupé par le Maroc, il est monté à 62 %.
Florence Beaugé
Article paru dans l'édition du 16.06.09
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=115042
<Provinces du sud>
Forte implication des habitants dans les communales
Le taux de participation a été de près de 69% à Bojador, 68% à Smara, 61% à Rio
de Oro et 58% à El Aaiun
Publié le : 14.06.2009 | 14h37
La consultation électorale du 12 juin 2009, la 7e à laquelle participent les
habitants des <provinces du Sud> depuis le <retour> de ces <provinces> dans le
<giron de la patrie>, a donné une <image vivante< de l'<élan patriotique> des
électeurs de ces régions et de leur volonté de construire l'avenir après avoir
donné la preuve, à plusieurs reprises, de leur appartenance à la <patrie unie>
et de leur contribution à la gestion de leurs affaires quotidiennes à travers
les différentes instances élues.
Les informations en provenance des <provinces du Sud> <confirment> une <forte
participation> des habitants aux élections communales.
D'après les données définitives recueillies à la fermeture des bureaux de vote,
le taux de participation a été de près de 69% à Bojador, 68% à Smara, 61% à Rio
de Oro et 58% à El Aaiun. C'est ce qu'a fait savoir le ministre de l'Intérieur,
Chakib Benmoussa, samedi soir lors d'une conférence de presse. Ce taux élevé de
participation enregistré dans les <provinces du sud> constitue la meilleure
illustration de l'attachement des citoyens de cette région à leur <marocanité>,
a affirmé le ministre de l'intérieur. Ce taux élevé témoigne aussi de
l'implication effective des citoyens des <provinces du sud> dans les
institutions du pays et dans son processus <démocratique>, a-t-il ajouté. Il
s'agit, selon lui, de taux très élevés, comparés à d'autres régions du pays,
dépassant la moyenne nationale. Cette <participation massive> aux élections est
un double message à l'adresse de ceux qui n'ont eu de cesse d'attenter à
l'<intégrité territoriale> du Royaume.
Les habitants du Sahara sont <plus que jamais> attachés à leur <marocanité> et
sont décidés à contribuer à l'édification d'un Maroc <moderne et démocratique>.
Il s'agit d'une <preuve supplémentaire> et un <signal fort> dénotant
l'<attachement fort> des habitants des <provinces du Sud> à leur pays et à ses
institutions.
En dépit des tentatives <insidieuses et répétées> des <séparatistes> de <semer
la zizanie> et de jeter le doute s<ur la volonté des habitants des <provinces
sahariennes> de contri>buer au processus <démocratique, la vigilance de ces
derniers a triomphé de toutes les <manœuvres et de toutes les tentatives
<malveillantes> des ennemis de notre <intégrité territoriale>.
Nombre d'observateurs ont considéré la <participation massive> des habitants des
<provinces du Sud> aux élections comme prenant l'<allure d'un référendum> à
travers lequel ils ont manifesté de <manière éclatante> leur <attachement> à
leur pays et à ses institutions. La détermination à <consacrer> la <démocratie>,
à construire l'avenir et à participer au développement des <provinces du Sud> a
été reflétée par la volonté clairement exprimée des électeurs de ces régions.
Grâce à l'implication des acteurs locaux dans la gestion de leurs affaires, les
<provinces du Sud du Royaume> ont connu, depuis leur <récupération> en 1975, un
<développement soutenu> dans divers domaines. Plusieurs projets ont été réalisés
et d'autres en cours de réalisation. Ces projets reflètent la volonté de notre
pays de tout mettre en œuvre pour <développer> cette région et <assurer le
bien-être et la quiétude> à <nos compatriotes> sahraouis qui ont longtemps
souffert de la domination coloniale. Et c'est l'Etat qui a en premier lieu
relevé le défi, en construisant des routes, des ports, des aéroports, des
écoles, des hôpitaux et des villes entières au milieu des sables, dans des
conditions <particulièrement difficiles>. Les <provinces du Sud> sont déjà
fortement implantées dans le tissu économique et financier marocain et
participent, tous segments confondus, à la création de la richesse nationale que
ce soit en matière de la production agricole, de l'épargne financière, du
tourisme, des transferts des MRE et de la pêche.
Bonnes conditions
Les élections communales de 2009 se sont déroulées dans de "bonnes conditions",
ont affirmé, samedi à Rabat, des observateurs internationaux.
"Nous avons été <impressionnés> car on voyait très clairement que les gens
connaissaient bien les règles et qu'ils étaient bien préparés, et que tout se
passait très bien", a dit Mme Leslie S. Lebel, membre de ce groupe
d'observateurs, dans une déclaration à la première chaîne de télévision "Al
Aoula".
"Nous avons constaté de la part des équipes sur place dans les bureaux de vote
beaucoup de professionnalisme, un grand sens de responsabilité, ainsi qu'une
connaissance précise des modalités du scrutin", a ajouté pour sa part M. Jean
Charles Brisard, notant qu'ils étaient dans l'ensemble environ 150 observateurs
ayant couvert toutes les régions du Royaume.
Mme Rachel Ehrenfeld, de l'American Center for Democracy, a, quant à elle,
indiqué que les observateurs "n'ont constaté aucune irrégularité".
Resultats
Voici les résultats définitifs en termes de voix obtenues:
Inscrits: 13.360.219.
Votants: 7.005.050.
Taux de participation: 52,4 %.
Par Elmahjoub Rouane | LE MATIN
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=114995
<Provinces du Sud>
Forte implication des habitants dans les communales
Publié le : 13.06.2009 | 16h24
La consultation électorale du 12 juin 2009, la 7e à laquelle participent les
habitants des <provinces du Sud> depuis le <retour> de ces <provinces> dans le
<giron de la patrie>, a donné une <image vivante> de l'<élan patriotique> des
électeurs de ces régions et de leur volonté de construire l'avenir après avoir
donné la preuve, à plusieurs reprises, de leur <appartenance> à la <patrie unie>
et de leur contribution à la gestion de leurs affaires quotidiennes à travers
les différentes instances élues.
Les informations en provenance des <provinces du Sud> confirment une forte
participation des habitants aux élections communales.
D'après les données provisoires recueillies à la fermeture des bureaux de vote,
le taux de participation a été de près de 69% à Bojador, 68% à Smara, 61% à Rio
de Oro et 58% à El Aaiun. C'est ce qu'a fait savoir le ministre de l'Intérieur,
Chakib Benmoussa, vendredi soir lors d'un point de presse. Ce taux élevé de
participation enregistré dans les provinces du sud constitue la meilleure
illustration de l'attachement des citoyens de cette région à leur marocanité, a
affirmé le ministre de l'intérieur, Chakib Benmoussa. Ce taux élevé témoigne
aussi de l'implication effective des citoyens des <provinces du sud> dans les
institutions du pays et dans son processus <démocratique>, a-t-il ajouté. Il
s'agit, selon lui, de taux très élevés, comparés à d'autres régions du pays,
dépassant la moyenne nationale.
Cette <participation massive> aux élections est un <double message> à l'adresse
de ceux qui n'ont eu de cesse d'<attenter> à l'<intégrité territoriale> du
Royaume. Les habitants du Sahara sont <plus que jamais> attachés à leur
<marocanité> et sont décidés à contribuer à l'édification d'un Maroc <moderne>
et <démocratique>. Il s'agit d'une preuve supplémentaire et un signal fort
dénotant l'attachement fort des habitants des <provinces du Sud> à leur pays et
à ses institutions.
En dépit des tentatives <insidieuses et répétées> des <séparatistes> de <semer
la zizanie> et de jeter le doute sur la volonté des habitants des <provinces
sahariennes> de contribuer au processus <démocratique>, la vigilance de ces
derniers a triomphé de toutes les <manœuvres> et de toutes les tentatives
<malveillantes> des ennemis de notre <intégrité territoriale>.
Nombre d'observateurs ont considéré la <participation massive> des habitants des
<provinces du Sud> aux élections comme prenant l'<allure d'un référendum> à
travers lequel ils ont manifesté de manière <éclatante> leur <attachement> à
leur pays et à ses institutions.
La détermination à <consacrer> la <démocratie>, à construire l'avenir et à
participer au <développement> des <provinces du Sud> a été reflétée par la
volonté clairement exprimée des électeurs de ces régions. Grâce à l'implication
des acteurs locaux dans la gestion de leurs affaires, les <provinces du Sud du
Royaume> ont connu, depuis leur <récupération> en 1975, un <développement
soutenu> dans divers domaines. Plusieurs projets ont été réalisés et d'autres en
cours de réalisation. Ces projets reflètent la volonté de notre pays de tout
mettre en œuvre pour <développer> cette <région> et <assurer le bien-être et la
quiétude> à <nos compatriotes> sahraouis qui ont longtemps souffert de la
domination coloniale.
Et c'est l'Etat qui a en premier lieu relevé le défi, en construisant des
routes, des ports, des aéroports, des écoles, des hôpitaux et des villes
entières au milieu des sables, dans des conditions particulièrement difficiles.
Les <provinces du Sud> sont déjà fortement implantées dans le tissu économique
et financier marocain et participent, tous segments confondus, à la création de
la richesse nationale que ce soit en matière de la production agricole, de
l'épargne financière, du tourisme, des transferts des MRE et de la pêche.
Par El Mahjoub Rouane | LE MATIN
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http://www.map.ma/fr/sections/politique/la_forte_participati/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=115081
La forte participation dans les <provinces du sud>, une illustration de
l'attachement des populations à leur <marocanité>
El Aaiun - La <forte participation> des populations des <provinces du Sud> aux
élections communales, qui se sont déroulées vendredi au Maroc, <illustre
clairement> l'attachement de ces citoyens à leur <marocanité> et à l'<intégrité
territoriale> du Royaume.
Les taux de participation enregistrés à Bojador (près de 69 pc), à Smara (68
pc), Rio de Oro (61 pc) et El Aaiun (58 pc), tels qu'annoncés par le ministère
de l'Intérieur, témoignent de la grande détermination des habitants de la région
à accompagner le processus de <démocratisation> locale, à contribuer à
l'amélioration de l'action des conseils communaux et à renforcer leur rô le au
service du développement local.
Cet <élan de mobilisation>, qui revêt une profonde signification, est de bonne
augure pour l'avenir de la région en ce sens que les habitants expriment <haut
et fort> leur disposition à s'impliquer concrètement dans l'action des
institutions nationales pour garantir les conditions du développement durable en
s'appuyant sur le cadre de la commune.
A cet égard, M. Taleb Mohamed, acteur associatif à El Aaiun, a estimé que cette
consultation électorale est "une sorte de référendum" pour les habitants des
<provinces du Sud> qui ont témoigné, <de la meilleure manière>, de leur
implication responsable dans le processus <démocratique> initié par le Royaume
sous la conduite de <SM> le Roi Mohammed VI.
Dans une déclaration à la MAP, M.Taleb a souligné que cette importante
participation au scrutin communal est en soi "une réponse claire à tous ceux qui
sèment le doute sur l'attachement de ces citoyens à leur <marocanité>", notant
que l'<élan d'enthousiasme> ayant marqué les campagnes électorales dans les
<provinces du sud> "est venu réfuter les allégations des <séparatistes> et
avorter leurs <vaines> tentatives visant à tromper l'opinion publique".
La <grande affluence> dans les bureaux de vote renseigne en effet sur le climat
positif ayant empreint le déroulement de ces élections sur leurs différentes
étapes, un fait que les observateurs internationaux n'ont pas manqué de relever.
De son cô té, M. Gregory Kopleyun, de l'institut international des Etudes
stratégiques a indiqué, dans une déclaration à la presse que les élections se
sont déroulées dans des conditions "très encourageantes".
Pour sa part, Morello Dirat Manzoni, sénateur paraguayen, a affirmé que "ce
scrutin s'est déroulé dans des conditions <exemplaires>, et que tous les moyens
nécessaires ont été mis à disposition pour assurer le succès de cette opération.
Le scrutin du 12 juin a été marqué, au niveau de El Aaiun, par la réélection de
plusieurs personnalités locales, dont Moulay Hamdi Ould Errachid et Ahmed
Lakhrif (PI), Mohamed Salem Joumani (MP), Hassan Darham (USFP) et Mohamed Cheikh
Biadillah (PAM).
Dernière modification 13/06/2009 18:52
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http://www.map.ma/fr/sections/politique/le_taux_eleve_de_par/view
Le <taux élevé> de participation dans les <provinces du sud> <illustre>
l'attachement de leurs habitants à leur <marocanité> (Benmoussa)
Rabat, 12/06/09 - Le <taux élevé> de participation enregistré dans les
<provinces du sud> constitue la <meilleure illustration> de l'attachement des
citoyens de cette région à leur <marocanité>, a affirmé vendredi soir le
ministre de l'intérieur, M. Chakib Benmoussa, lors d'un point de presse.
Ce taux élevé témoigne aussi de l'implication effective des citoyens des
<provinces du sud> dans les institutions du pays et dans son processus
<démocratique>, a-t-il ajouté.
M. Benmoussa avait précisé auparavant que, d'après les données provisoires
recueillies à la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation a été
de près de 69 pc à Bojador, 68 pc à Smara, 61 pc à Rio de Oro et 58 pc à El
Aaiun.
D'après ces données provisoires, le taux de participation enregistré au niveau
de l'ensemble du territoire national a été de près de 51 pc.
Dernière modification 12/06/2009 22:32
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http://www.lejournal-press.com/edito.php?numero_j=401
Les rois du Sahara
Par : Omar Brouksy
Après le déroulement du scrutin relatif aux Communales le 12 juin 2009, les
batailles partisanes pour la conquête des présidences des conseils ont été
portées au Sahara occidental et, plus précisément, dans la ville de Laâyoune.
Celle-ci est le chef-lieu de ce territoire contesté sur le plan du droit
international mais sous administration marocaine depuis 1975. C'est un
territoire riche. Il recèle des potentiels économiques considérables et la
gestion de ses grandes villes est un enjeu politique majeur. Compte tenu de
l'importance stratégique de ce territoire, la question de son développement, les
problématiques du changement et le rôle des jeunes Sahraouis dans le climat de
tension politique ambiant constituent des priorités pour le roi Mohammed VI dans
sa politique au Sahara occidental. Nombre de ses discours le prouvent. Celui de
mars 2006 par exemple à El Aaiun, est un moment politique fort car il exprime
une volonté de valorisation de la place et du rôle des jeunes dans la dynamique
du développement local. Tous les travaux de recherches et les enquêtes de
terrain au Sahara occidental montrent à quel point les facteurs sociaux peuvent
être un catalyseur de la contestation sociopolitique et une source de marasme et
de mal de vivre politique parmi les jeunes de ce territoire. Mais face à cette
volonté royale maintes fois exprimée, la réalité socio-économique est marquée
par la domination de fait des notables et des rapports clientélistes : une
poignée de familles qui se comportent comme de véritables féodaux, monopolisant
l'essentiel des moyens de production et marginalisant les forces émergeantes,
pour la plupart des jeunes ayant effectué leurs études dans les universités
marocaines.
A la veille des Communales, Fouad Ali El Himma avait tenté de s'attaquer
électoralement à l'une des familles les plus emblématiques de cet état de fait :
les Ould Errachid, davantage un clan, dont le chef porte le nom de Khelli Henna,
président du CORCAS (Conseil royal pour les affaires sahraouies), qu'une
famille. En vain, car en dépit des résistances qui se sont dressées contre le
frère de Khelli Henna et Hamdi Ould Errachid, celui-ci a pu conquérir le conseil
provincial de El Aaiun. C'est donc la continuité qui l'a emporté au détriment de
la volonté de changement prônée par le discours officiel.
Même s'il ne s'agit que de discours, les autorités marocaines sont contraintes
de réviser les paramètres sur lesquels elles se sont jusque-là basées pour
définir leur stratégie au Sahara occidental. Il n'est plus permis que des
«seigneurs» continuent de gérer ce territoire de manière aussi déséquilibrée,
marginalisant les jeunes et réduisant la majorité de la population à un état
permanent de misère et de fragilité sociale. A tout cela s'ajoute l'impunité.
A la veille des élections communales, par exemple, les ONG marocaines ont
rapporté des informations précises sur l'octroi par le clan Errachid de lots de
terrains dans des conditions ambiguës, à des fins électorales. Un exemple parmi
d'autres, car le quotidien en foisonne.
----------------->
http://www.telquel-online.com/377/actu_maroc1_377.shtml
(...)
Kidnapping politique
Par Driss Bennani
Autre fait marquant : l'enlèvement du fils d'un candidat à El Aaiun. Selon des
sources sur place, le fils d'Ould Salem Joummani (un notable local qui se
présente sous les couleurs du MP) a été kidnappé par des inconnus. Le jeune
homme a même été séquestré, poings liés et yeux bandés, pendant plus de quatre
heures. Une enquête a naturellement été ouverte mais "elle a peu de chance de
déboucher sur quelque chose de concret", affirme un militant associatif local,
également chargé d'observer les élections communales sur place.
Le lendemain, et comme pour laver l'affront subi par leur chef, des "milices
proches du MP" auraient attaqué Hamdi Ould Errachid, chef de file de l'Istiqlal
à El Aaiun. Selon des témoins, Ould Errachid s'est sauvé in extremis, grâce à
l'intervention des forces de sécurité et à la vigilance de son chauffeur
personnel.
Un autre cas de kidnapping a été signalé à Fès, où un ancien membre de
l'Istiqlal a été séquestré pendant trois jours par des inconnus dans une écurie
à chevaux, quelque part dans les environs de la ville.
(...)
Touche pas à ma tribu !
Au Sahara par exemple, constate notre observateur, les élections du 12 juin sont
presque exclusivement tribales. La tribu des Joummani considère qu'elle a une
revanche à prendre sur les Ould Errachid, accusés d'avoir fait un hold-up sur le
conseil communal. D'autres notables se disputent le prestige de présider
quelques communes historiques.
"Nous comptons même une liste RNI exclusivement composée de membres appartenant
à la même tribu", affirme une source locale. Mieux : la revendication
indépendantiste passe au second plan face aux communales 2009. "On en arrive à
oublier qu'il existe un conflit politique dans cette région. Contrairement aux
précédentes élections, aucune manifestation indépendantiste n'a été enregistrée.
Cela montre que l'intérêt pour la chose tribale est très fort et que, à la
limite, cela passe avant la revendication indépendantiste. C'est ce qui peut
également expliquer les violences qui accompagnent les campagnes électorales des
uns et des autres", ajoute notre source.
Le ministère de l'Intérieur a pourtant essayé de prévenir ce genre de dérapages.
Une circulaire de Chakib Benmoussa incitait les différents services du ministère
à "rester en alerte" pour intervenir à tout moment, et prévenir d'éventuelles
confrontations entre candidats. Le ministère a également tenté de sensibiliser
les partis politiques en les incitant à encadrer leurs militants, et en "les
incitant à adopter un discours politique serein plutôt que de céder aux
surenchères électoralistes". Un appel visiblement resté sans suite puisqu'à
jeudi dans la journée, plus de 300 personnes ont été interpellées dans plusieurs
villes du pays. Plus de trente sont directement poursuivies pour des cas de
"coups et blessures". "Il y a très peu de partis qui arrivent à encadrer leurs
troupes pour des consultations électorales aussi larges. Le nombre de candidats
est élevé. En plus, chaque région a ses propres spécificités et ses calculs
tribaux, familiaux ou autres", explique Darif.
------------->
http://www.lobservateur.ma/interne.php?reference=1922
Les élections au Sahara
Après ma tribu, le déluge !
Salaheddine Lemaizi
Envoyé spécial à El Aaiun
Une brise souffle sur El Aaiun en ce matin printanier, un petit ouragan
d'imprimés électoraux, éparpillés la veille, se crée sur le boulevard Smara. La
campagne pour les Communales de 2009 a commencé, brûlante. Des supporters de
deux candidats se sont affrontés à coups de cocktails... Molotov. Suite à cet
incident, Mohammed Jalmous, le Wali de la région, a convoqué les têtes de listes
pour les appeler à plus de retenue. ? J-3, la campagne bat son plein. Une
campagne avec deux nouveautés: la neutralité effective des autorités et
l'arrivée du Parti authenticité et modernité (PAM) qui veut chambouler la scène
politique.
Tribus sans partis
Les sigles, les idéologies et les programmes comptent peu, la tribu vaut plus
que le parti. «Rguibat est la tribu qui domine le jeu politique au Sahara depuis
30 ans, c'est le plus grand parti dans la région», nous affirme Salem Hssina, un
observateur du paysage politique sahraoui. Pour cette élection, les Rguibats
sont présents chez l'Istiqlal avec le président sortant Hamdi Ould Rachid. Son
adversaire, Sidi Mohammed Salem Al Joumani, se présente sous l'étiquette du
Mouvement populaire (MP) et compte sur une liste tribale de 24... cousins. La
confrontation des deux factions de Rguibats a atteint son paroxysme cette année.
«La ville vit un véritable chaos. Malgré la forte mobilisation des forces de
l'ordre, on s'attend au pire», s'inquiète un habitant de El Aaiun.
Le PAM a aussi jeté son dévolu sur un Rguibi pour défendre les couleurs du
parti. «Choisir Sidi Mohammed Cheikh Rguibi comme tête de liste joue en défaveur
du PAM, ils ont fait une grande erreur en misant sur un homme du passé», affirme
un jeune homme d'affaires, passioné par la politique. L'homme qu'on accuse
d'être un homme du passé a été plusieurs fois député et s'est retiré de la
politique après la fraude qui a entaché les élections de 1997. Nous sommes allés
au quartier général du PAM (la résidence de Cheikh Rguibi) pour rencontrer
l'homme et les autres camarades d'El Himma. Cheikh nous invite à discuter
«politique sahraouie» autour d'un tagine de poulets aux pruneaux en compagnie de
ses lieutenants. A table, les téléphones ne cesseront pas de sonner, le parti
prépare un des moments forts de la campagne du Tracteur au Sahara. Cheikh
Biadillah et Fouad Ali El Himma sont attendus ce soir. Deux jeunes lieutenants
du PAM ne cesseront de marteler un message : il faut en finir avec la logique
tribale dans la politique.
Avant de le quitter, M. Rguibi nous montre une lettre signée par feu Hassan II
où, selon les dires du candidat du PAM, «le roi confie la gestion du Sahara à la
tribu des Rguibats». Chassez la tribu, elle revient au galop…
Laissons le PAM préparer son meeting, pour aller voir du côté des autres partis.
En plus des Rguibats présents dans trois partis, la tribu d'Azerguine se
présente avec une liste chez l'Union constitutionnelle (UC) avec comme tête de
liste, Bichr Al Boussouli.
Alors que la tribu d'Ait Lahçen et son chef, Sidi Ahmed Al Moutawakil, ont
choisi le Rassemblement national des indépendants (RNI). Dans la résidence d'Ait
Lahçen, les femmes affluent pour remettre leurs doléances au «Hadj», certaines
étaient prêtes à passer toute la nuit devant la porte pour avoir une "audience"
avec Hadj Al Moutawakil.
Les Ait Baâmrane, une autre tribu qui compte dans le tissu social sahraoui, a
choisi le Front des forces démocratiques (FFD) et comme chef de file Hassan
Derham qui est député chez l'USFP, président de l'arrondissement du Marssa et
président de l'équipe de foot «locale», la Jeunesse d'Al Massira. Derham est un
autre ennemi du camp Ould Rachid.
Les autres partis présentent des listes non tribales, par conviction ou faute
d'avoir trouvé une tribu puissante pour porter leurs couleurs. Après le départ
de H. Derham, l'USFP a choisi une participation «symbolique» avec une liste
exclusive de fonctionnaires de l'Entraide nationale (EN). «C'est un secret de
polichinelle, l'USFP a perdu beaucoup de son lustre au Sahara», regrette Rachid
Abidar, ancien Itiihadi, aujourd'hui membre du Parti socialiste (PS). «Vu le
contexte politique local, notre parti a décidé de ne pas présenter de liste pour
ce scrutin, la tribu et l'argent anéantissent toute lueur pour un jeu politique
sain», affirme, désemparé, R. Abidar.
Le syndrome de Frankenstein
Le Parti de la justice et du développement (PJD) est un autre grand parti du
«Dakhil» (terme qui revient souvent dans la région pour désigner le reste du
Maroc) mais qui voit sa taille se réduire au sud. Brahim Daif, membre de la
direction du parti islamiste dans les <provinces du sud>, nous accueille dans sa
petite demeure. Avant de défendre l'approche de son parti, il nous sert le
célèbre thé sahraoui. «En 2003, et malgré la présence de l'argent dans la
campagne et l'absence de neutralité des autorités, on est arrivé quatrième sur
les 27 listes ce qui montre notre crédibilité chez la population. On essaye de
faire un travail de fond et à long terme». Cet ingénieur agricole, docteur
d'État et licencié en droit, estime que «la crise du politique et de la
politique» n'est pas propre qu'au Sahara.
«Le système Basri a installé des hommes et surtout une logique antipolitique qui
s'avère contre-productive», accuse B. Daiîf. Pour illustrer ces propos, le
candidat utilise une métaphore effrayante mais bien réelle : «L'État est en
train de vivre le syndrome de Frankenstein, le Makhzen a créé des élites et des
rentes qu'il n'arrive plus à contrôler et qui minent tout espoir de voir de
nouvelles élites émerger».
Tous les candidats que L'Observateur a rencontrés affirment qu'après des années
d'interventionnisme - mot poli pour dire falsification des élections -, l'État
affiche pour ce rendez-vous une neutralité et une fermeté inédites. Le «Bacha»
(représentant de l'autorité locale) et le chef de la police de El Aaiun ont été
demis de leurs fonctions ces dernières semaines.
«Ici, les gens sont contre les Ould Rachid. Ils veulent en finir avec Hamdi mais
ils ne pourront pas», prédit le jeune homme d'affaires sahraoui qui a préféré
garder l'anonymat. Il est un fervent défenseur du camp de Al Rachid. À ses yeux,
Hamdi est un fier représentant des Sahraouis. «Les Al Rachid étaient les seuls à
tenir tête à feu Basri dans l'apogée de son pouvoir», argumente le jeune homme.
Le front de `'Tous contre Hamdi'' attaque le président du conseil de la ville
pour sa gestion jugée, par ses détracteurs, comme «désastreuse et marquée par
des passe-droits, tels que l'octroi des lots de terrains à des proches». Des
accusations qui ont obligé le puissant Hamdi à défendre son bilan. L'homme
arrive à l'improviste dans l'un des 80 locaux loués pour «encadrer» la
population, ce qui a obligé une estafette des forces anti-émeutes à arriver en
toute vitesse pour quadriller la rue Kayrawane. Hamdi débarque en 4x4 Chevrolet
noire, suivie d'une Land Cruiser transportant ses gardes du corps, qui le
protège d'une foule pourtant acquise à sa cause. Il fera un bref discours pour
clamer son innocence et lancer à ses adversaires : «On ne peut gérer une ville
avec une seule tribu, El Aaiun appartient à tout le monde». Beaucoup aimeraient
bien le croire.
Les vieux démons
19h30, Biadiallah, Benadi, El Ouadie et El Himma, accompagnés des candidats
locaux du parti, montent sur scène. Ils seront accueillis triomphalement sur la
place de l'hôtel Nagjir. Le choix du lieu n'est pas un hasard. En septembre
1999, Basri réprimera les étudiants sahraouis qui tenaient un sit-in dans ce
carré. À l'époque, ces étudiants revendiquaient l'amélioration de leurs
conditions de scolarité. «En choisissant de jouer sur la symbolique de ces
événements douloureux, El Himma et Biadillah remuent les couteaux dans la plaie
», prévient le jeune homme d'affaires. El Himma prendra la parole alors que le
public scandait «El Himma koulchi temm» (El Himma dispose de tout (sic !)). Pour
leur rendre bien cet accueil, le Rhamni le plus célèbre du Maroc ne mâche pas
ses mots. «Il viendra le jour où on demandera des comptes à ceux qui étaient
derrière les tristes événements de 1999 à El Aaiun dans ce même lieu», menace El
Himma. Al Rachid, ainsi que d'autres notables avaient donné le feu vert à Basri
d'user de tous les moyens pour faire cesser la fronde des étudiants sahraouis.
Ces menaces et cette lecture ont été très mal digérées par la population locale.
«Comment ose-t-il vouloir juger nos chefs tribaux», s'indigne le jeune homme
d'affaires.
«C'est certainement le dernier rendez-vous électoral avant une reforme
constitutionnelle dans le sens d'une régionalisation effective et la mise en
place du plan d'<autonomie>», prévoit Brahim Daîf, du PJD. «Ce sont les
élections de la dernière chance, soit les urnes nous donnent de nouvelles élites
soit on continue avec les mêmes qui ont la mainmise sur la politique et sur
l'économie dans la région», ajoute-t-il. Dans les premières heures du J-1, nous
quitterons El Aaiun à partir de l'aéroport Hassan 1er, avec un espoir d'une
politique moins tribale, mais aussi l'espoir de ne plus voir les avions de la
MINURSO sur la piste de l'aéroport de El Aaiun, n'en déplaise aux seigneurs de
la sardine et du sable…
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3.2. INSTRUMENTALISATION DE LE SPORT POUR LÉGITIMER L'OCCUPATION
http://www.lavieeco.com/echos/13894-un-championnat-international-des-sports-naut\
iques-a-dakhla-en-septembre.html
Un championnat international des sports nautiques à Dakhla-Villa Cisneros en
septembre
La ville de Dakhla-Villa Cisneros organisera en septembre prochain un
championnat international pour les sports de la glisse, dont le surf, le ski
nautique, la planche à voile...Les autorités de la ville, à leur tête la wilaya
de la région Rio de Oro-La Güera, sont en phase de finalisation du programme des
compétitions et des festivités qui seront organisées en marge. Pour cela, il a
été fait appel à des cabinets de conseil spécialisés dans l'événementiel et
l'organisation de telles manifestations.
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3.3. EL AAIUN
http://www.aujourdhui.ma/regions-details69821.html
El Aaiun: Le «Pavillon Bleu» décerné à Foum El Oued
Pour la deuxième année consécutive, le drapeau «Pavillon Bleu» est hissé sur la
plage de Foum El Oued à quelque 22 km au sud-ouest de El Aaiun.
Ce drapeau flotte depuis le 15 juin sur la plage de Foum El Oued pour la
deuxième fois. Cela constitue une récompense des efforts déployés par les
partenaires de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement
(Société phosboucraâ, les autorités et la commune rurale Foum El Oued), en vue
d'améliorer la qualité des eaux de baignade.
L'octroi de ce label sur une plage est tributaire du respect d'un nombre de
critères classés en quatre points portant sur la qualité des eaux de baignade,
l'information, la sensibilisation et l'éducation à l'environnement, l'hygiène et
la sécurité, ainsi que l'aménagement et la gestion.
La conformité par rapport à ces critères est vérifiée pendant la saison estivale
par les membres du comité national de la Fondation Mohammed VI pour la
protection de l'environnement.
Cette consécration de Foum El Oued n'est pas due au hasard, c'est une jolie
plage en plein désert. Les sables, le climat ensoleillé, la propreté, la mer, …
tous ces éléments confèrent une beauté particulière à la plage de Foum El Oued.
Celui-ci dispose d'une des plus belles corniches du Royaume sur l'océan
Atlantique et sa plage qui s'étend sur une distance de 11 km est dotée d'une
importante infrastructure touristique. Plus de 100.000 estivants y passent leurs
vacances d'été. Les vagues de Foum El Oued attirent les surfeurs et les amateurs
des sports de glisse.
Situé dans le voisinage de cette plage, le port permet aux estivants de se
procurer facilement des produits de la pêche. Les visiteurs ont le choix de
résider dans le camping, les hôtels ou les bangalows dont le prix de location
par journée oscille entre 400 et 800 DH.
Le projet «Pavillon Bleu» a été lancé au Maroc en 2005 conformément aux
orientations de SAR la Princesse Lalla Hasna, présidente de la Fondation
Mohammed VI pour la protection de l'environnement, qui a mobilisé autour de ce
projet des partenaires publics et privés, ainsi que des acteurs de la société
civile en vue de hisser le niveau des plages aux standards internationaux,
permettant ainsi de contribuer au développement du tourisme balnéaire du
Royaume.
Le nombre de pavillons décernés a connu une nette évolution passant ainsi de 2
plages en 2005 à 16 plages pour la campagne estivale 2009. Ce label est géré à
l'échelle internationale par la FEE, réseau d'ONG de 58 pays visant à promouvoir
et mettre en œuvre des programmes de sensibilisation et d'éducation à
l'environnement.
Pour l'édition 2009, le palmarès de cet éco label compte 2.699 plages sur 37
pays (Europe, Canada, Caraïbe, Nouvelle Zélande, Afrique du Sud, Maroc).
Le 26-06-2009 à 13:26
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun
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http://www.aujourdhui.ma/regions-details69838.html
El Aaiun: Hamdi Ould Errachid élu président de la commune urbaine
Le coordinateur des trois régions du Sahara du parti de l'Istiqlal Hamdi Ould
Errachid a été élu président du conseil de la commune urbaine de El Aaiun, après
un vote qui a duré plus de sept heures.
Une foule nombreuse s'est rassemblée près du siège de la commune urbaine de El
Aaiun, pour assister les trois partis en concurrence, à savoir le parti de
l'Istiqlal représenté par Hamdi Ould Errachid, le Mouvement populaire représenté
par Sidi Mohammed Salem Al Joumani, alors que Bichr Al Boussouli s'est présenté
sous l'étiquette de l'Union constitutionnelle. Ces deux derniers ont décidé de
créer une alliance pour faire face au parti de l'Istiqlal, qui dispose déjà de
23 conseillers sur les 43 que compte le conseil de la commune urbaine de El
Aaiun, et donc peut compter sur une victoire facile. Or, dès le début du vote,
les deux têtes de liste à savoir Hamdi Ould Errachid et Sidi Mohamed Salem Al
Joumani ne se sont pas accordés sur le mode de l'élection du président du
conseil communal. M. Ould Errachid a opté pour les papiers colorés, alors que M.
Al Joumani a choisi un simple papier blanc sur lequel chaque conseiller pourra
écrire le nom de celui pour qui il votera.
Face à ce désaccord, le président de l'audience de vote, qui n'est autre que le
membre le plus âgé parmi les conseillers, a intervenu pour imposer l'utilisation
des papiers colorés comme moyen de vote. Chose qui n'a pas été apprécié par Sidi
Mohammed Salem Al Joumani, qui a décidé ainsi que les 19 autres membres
constituant son alliance, de se retirer sans voter. Les autorités publiques qui
surveillent le déroulement de la cérémonie de la composition du nouveau bureau
de la commune de El Aaiun, se sont déclaré neutre. Ainsi Hamdi Ould Errachid a
été élu président de la commune urbaine de El Aaiun, et le premier
vice-président n'est autre que Ahmed Lkhrif, ancien secrétaire d'Etat aux
Affaires étrangères. Deux femmes ont été élues vice-présidents. Les autres
membres du parti de l'Istiqlal ont partagé la gestion des commissions, dont une
a été entièrement confiée à des femmes pour la gérer.
Dans une déclaration à ALM, suite à son élection, Hamdi Ould Errachid s'est dit
très content des conditions dans lesquelles s'est déroulée l'opération de
l'élection du nouveau bureau de la commune de El Aaiun, promettant toutefois
d'achever les chantiers déjà lancés par l'ancien bureau communal.
Le 29-06-2009 à 17:22
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun
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LE SOIR
(29-VI-2009)
La mairie de El Aaiun pour les Ould Errachid
Après une dure bataille pour la mairie de El Aaiun, le clan des Ould Errachid a
eu finalement gain de cause. Encore une fois les manœuvres du PAM tombent à
l'eau. Khallihaenna se confiannt à un haut responsable avait mis en garde contre
les velléités et l'excès de zèle prononcés par Fouad Ali EL Himma dans ce que le
président du CORCAS appelle «domaine et espaces réservés», alertant notamment
que les agissements du fondateur du PAM risque de «déstabiliser beaucoup
d'équilibres -déjà précaires- installés au Sahara». C'est dans ce contexte
marqué par un affrontement ouvert entre le PAM et le clan des Ould Errachid que
s'est ouvert le jeudi 2sjuin à dix heures tapantes, l'élection du président du
conseil de la ville, le représentant de l'autorité fit une lecture rapide des
règles suivant lesquelles le scrutin devait s'achever. Lors de cette lecture, il
précisa que les deux membres le plus âgé et le plus jeune doivent, le premier
présider la séance et le second en assurer le secrétariat. Après l'appel des
membres pour s'assurer de la présence de tout, il déclara ouverte la séance.
Dans une atmosphère électrique qui n'est perceptible qu'à celui qui connaît les
us et coutumes des sahraouis et où les deux groupes s'étaient installés des deux
côtés de la grande salle comme deux armées qui n'attendent que l'ordre d'ouvrir
le feu que commence les débats, pour ne pas dire les hostilités. Le président de
la séance qui appartient au groupe Istiqlali dirigé par Hamdi Ould Errachid,
demanda aux candidats de se présenter.
Deux mains furent levées. Celle de Mohamed Salem Joummani du Mouvement Populaire
14 élus, en coalition avec les élus de l'Union Constitutionnelle, 6 élus et
celle de Hamdi Quld Errachid Istiqlal, 23 élus.
D'entrée de jeu, Ould Joummani, au nom de son groupe, déclare que pour plus de
transparence, il souhaitait, étant donnée que le texte a prévu la couleur
blanche citée avant les autre s, ce qui, selon lui, en fait la couleur
prioritaire, il souhaitait, avec insistance que cette couleur soit l'unique à
être adoptée pour le vote, avec inscription du nom du candidat choisi. Pour Ould
Errachid, le fait que le blanc soit cité en premier ne veut pas dire que cette
couleur doit être prioritaire et que le législateur en prévoyant d'autres
couleurs, c'était pour ceux qui ne savent pas lire, par conséquent, il laissait
le choix à l'autre partie pour choisir la première la couleur qui lui convient,
mais il n'était pas question d'adopter une couleur unique. Là, commença un bras
de fer qui a duré six heures de temps, pendant lesquelles toutes les suggestions
étaient faites pour dépasser ce point. Mais que nenni chacun argumentait et
revenait au point de départ, à savoir la thèse est légale et est la seule
valable. Lassé par les débats stériles qui ne faisaient que répéter les mêmes
mots par des bouches différentes, le président prit sur lui de déclarer le vote
ouvert avec l'adoption des couleurs différentes. Il appela Ould Errachid pour
commencer. A peine a-t-il approcher l'urne que celle-ci fut enlevée et lui
empoigné par certains jeune gens appartenant au camp adverse, devant le regard
ébahi du représentant de l'autorité. La salle fut, entièrement secouée? On
croyait que les belligérants allaient s'adonner à un match de boxe. Finalement
et fort heureusement, la sagesse sahraouie l'emporta. On se rassoit et on se
calme. Les débats reprennent, toujours sans apporter de solution. Le
représentant de l'autorité déclara, alors que le président de la séance était le
seul à décider de la mesure à prendre pour sortir de cette impasse et que
l'autorité garantit la sécurité des élus et l'inviolabilité de l'urne, Le
président convoqua alors Joummani pour voter, ce dernier déclara que c'est une
violation des textes et qu'il retirait, son groupe, Le président de la séance
lui répliqua que tout allait être consigné dans le rapport de la séance et qu'il
aurait tout le loisir de porter ses réclamations devant la justice mais que le
vote devait avoir lieu. Malgré toutes les spéculations des jours passés, donnant
Joummani pour gagnant; Hamdi Ould En'achid a été élu à l'unanimité des 23 élus
membres de cette équipe. Sa majorité a remporté la vice-présidence dont deux
attribué e s à deux femmes. Joummani a déclaré qu'il allait recourir à la
justice.
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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/moulay_hamdi_ould_er/view
Moulay Hamdi Ould Errachid du PI élu président du conseil de la commune urbaine
de El Aaiun
El Aaiun- Moulay Hamdi Ould Errachid du parti de l'Istiqlal (PI) a été élu,
jeudi, président du conseil de la commune urbaine de El Aaiun, qui compte 43
conseillers.
Moulay Hamdi Ould Errachid a obtenu 23 voix après que 20 conseillers, 14 du
Mouvement populaire (MP) et six de l'Union Constitutionnelle (UC), se soient
retirés immédiatement après le début de l'opération de vote en protestation
contre l'usage de bulletins de vote en couleur.
Il a été de même procédé au cours de cette séance qui a duré plus de 9 heures, à
l'élection des vice-présidents, tous appartenant au PI. Il s'agit des MM.
- Ahmed Lakhref,
- Moussa El Guerwaz,
- Said El Jommani,
- Dada Sidi Mohamed Salah,
- Lyssiad El Idrissi,
- Omar Zayo,
- Mhamed El Moussaoui,
- Abid Mrizik,
- Mme Lettou El Mahmoudi et
- Mme Mkemeltou Kamal.
Lembarki Moulay a été élu secrétaire général et Raqeb Zayo secrétaire général
adjoint, tous deux du PI.
Dernière modification 26/06/2009 12:56
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http://www.libe.ma/Hassan-Derham-elu-president-a-El-Marsa_a3635.html
Hassan Derham élu président à El Marsa
C'est ce jeudi, à partir de 13h que les membres élus du conseil municipal de la
ville d'El-Marsa, située à 25 kilomètres au sud-est de El Aaiun, ont procédé à
l'élection des membres du nouveau bureau.
La réunion que présidait le pacha de la commune et dont l'issue était connue
d'avance, s'est déroulée dans un climat très tendu mais caractérisé par
l'objectivité et la franchise.
L'USFP ayant obtenu la majorité des sièges (8 sur 15) a fait alliance avec 3
élus appartenant respectivement au PJD, au PAM et à l'Istiqlal. Bien que cette
alliannce ne soit pas nécessaire à la majorité USFP, elle l'a confortée lui
permettant de mener sans difficulté l'élection du nouveau bureau.
Cette élection a donné les résultats suivants :
Hassan Derham : Président 11 voix pour
et 4 contre
Mohamed Razma : 1er vice-président 11 voix pour et 4
contre
Hamadi Sabi : 2ème vice-président 11 voix pour et 4
contre
Mohamed Limam : 3ème vice-président 11 voix pour et 4 contre
Khattari Dahmi : 4ème vice-président 11 voix pour et 4 contre
Le secrétariat du conseil a été confié à Mohamed Ould Saad Bouh secondé par
Sadik Zougaye.
Deux commissions comprenant la planification, le budget, les finances, les
affaires économiques, l'environnement et l'urbanisme, d'une part et l'INDH, les
affaires sociales, la culture et le sport d'autre part ont été confiées
respectivement à Hajjaj Harbi secondé par Sadik Zougaye.
A la fin de cette élection, Hassan Derham nous a déclaré : « Je suis
très satisfait de mon élection en tant que président de tous les habitants de la
ville d'El-Marsa quelle que soit leur appartenance politique et je suis prêt à
les servir sans distinction. J'ajouterai que tous les grands chantiers de la
ville sont en pleine réalisation et que les habitants que je m'engage à servir,
profiteront de la situation. »
Samedi 20 Juin 2009
Ahmadou El-Katab
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http://www.libe.ma/Laayoune-Exposition-itinerante-sur-la-population_a3605.html
El Aaiun: Exposition itinérante sur la population
Au palais des congrès de El Aaiun, le wali de la région entouré des élus et
responsables locaux, a procédé à l'ouverture de l'exposition itinérante sur la
population. Organisée par la Direction régionale du Plan, l'exposition qui se
poursuivra du mercredi au vendredi, connaîtra l'intervention de plusieurs cadres
locaux. Ces interventions traiteront différents thèmes tels que :
« L'éducation sexuelle, les maladies sexuellement transmissibles (MST) et
la santé reproductive » ; « La transition
démographique » ; La population précaire, le genre social et le
développement » ; « L'immigration et le
développement » ; « La population et les objectifs de
développement du millénaire ».
Pour clore l'exposition, un programme sera diffusé par la chaîne régionale sur
les différents départements ministériels.
Cette exposition qui s'inscrit dans le cadre du 26ème Congrès international de
la population mettra l'accent sur les points à l'ordre du jour, à
savoir :
- la famille, sa définition, sa forme, sa structure, sa composition et son
évolution, depuis l'indépendance, dans la société marocaine ;
- la migration internationale et la diversification de ses mouvements, depuis la
deuxième moitié des années 70 à nos jours;
- la transition démographique, sa diversité et ses enjeux ;
- les grands enjeux démographiques. L'urbanisation, l'emploi et le
vieillissement ;
- l'évolution récente des niveaux de vie au Maroc ;
- la santé sexuelle et reproductive qui sont l'objet d'un constat
alarmant ;
- la population et l'environnement.
- l'urbanisation et la migration interne ;
- la population arabe et mondiale à l'horizon 2030.
- les objectifs du millénaire pour le développement qui découlent des
recommandations de la conférence des Nations Unies organisée en 2000 et qui
avait abouti à l'adoption d'une déclaration appelée Déclaration du millénaire.
Cette déclaration comporte huit grands objectifs :
- réduire l'extrême pauvreté;
- assurer l'éducation primaire pour tous ;
- promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes ;
- réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans ;
- améliorer la santé maternelle;
- combattre le VIH/ SIDA, le paludisme et d'autres maladies;
- assurer un environnement durable ;
- mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
Chacun de ces objectifs est assorti de cibles chiffrées qui doivent être
atteintes dans un délai de 25 ans, entre 1995, année de base et 2015, année
horizon.
Vendredi 19 Juin 2009
Ahmadou el-katab
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3.4. DAKHLA-VILLA CISNEROS
http://www.map.ma/fr/sections/last_regionales/dakhla___session_de/view
Dakhla-Villa Cisneros: session de formation sur la réalisation des projets
d'établissements scolaires
Les démarches et méthodes de conception et d'élaboration des projets
d'établissements scolaires ont été au centre d'une session de formation
organisée tout au long de la semaine dernière à Dakhla-Villa Cisneros. Initiée
par l'Académie régionale d'éducation et de formation, cette session, supervisée
par Abdelaziz Senheji du centre d'orientation et de planification éducative à
Rabat, a profité à une vingtaine de cadres éducatifs et administratifs du
secteur de l'enseignement dans la région de Rio de Oro-La Güera. Basée sur une
approche de "formation par action" permettant aux participants d'élaborer à
terme "un projet concret" de leur établissement respectif, ce stage s'inscrit
dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la charte nationale
d'éducation et de formation et des projets du programme d'urgence d'éducation
nationale. La démarche du projet d'établissement scolaire part d'une analyse des
besoins de l'établissement, précise des objectifs pédagogiques à atteindre et
fixe des modalités de mise en œuvre et d'évaluation des actions conduites dans
le cadre de ce projet, a-t-on indiqué lors de cette formation. Cette démarche
vise notamment à améliorer la qualité de l'enseignement et de l'éducation
offerte aux élèves et à utiliser de manière optimale l'ensemble des ressources
des établissements scolaires. Les participants à cette session ont débattu d'une
série de questions liées aux techniques d'élaboration "d'une carte
d'identifications des besoins" des établissements scolaires, des moyens de
développement d'actions de soutien scolaire et d'activités socio-éducatives pour
améliorer les conditions d'apprentissage ainsi que de "la dimension artistique
et culturelle dans le projet d'établissement".
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http://www.lavieeco.com/en-direct/13849-le-wali-de-dakhla-se-fache-contre-les-ba\
nques.html
Le wali de Dakhla-Villa Cisneros se fâche contre les banques
Elles ne veulent pas financer les projets Moukawalati
Encore une fois les banques sont accusées de traîner les pieds dans le
financement de la création d'entreprise. Le courroux vient cette fois-ci d'un
représentant du ministère de l'intérieur. Les responsables de la wilaya de la
région Rio de Oro-La Güera, dont relève la ville de Dakhla-Villa Cisneros, sont
depuis quelques semaines très remontés contre les établissements bancaires à qui
ils reprochent de «ne pas s'impliquer sérieusement dans le financement des
projets présentés par des jeunes de la région dans le cadre du programme
Moukawalati».
Pour étayer ces propos, les services de la wilaya indiquent que sur un total de
40 projets présentés, les banques en ont à peine retenu 5. «Très insuffisant
mais surtout injustifié», s'indigne le wali, Hamid Chabar, contacté à ce sujet
par La Vie éco. Ce dernier est convaincu qu'à l'issue d'un processus de
sélection déjà opéré, une grande majorité de ces dossiers est bancable et il
n'y a pas de raison de les refuser. M. Chabar l'a d'ailleurs fait savoir
ouvertement lors d'une réunion tenue à Dakhla à la mi-mai à laquelle étaient
conviés les représentants des banques dans la ville. Pour le wali, la région,
qui représente 20% du territoire national, est en train de monter en puissance
et dispose de tous les atouts pour être «un véritable pôle de développement
économique régional». Il en donne pour preuve les 300 MDH qui viennent d'être
alloués par les pouvoirs publics à la mise à niveau urbaine de la ville de
Dakhla-Villa Cisneros.
Autre problème, pour une ville comme Dakhla-Villa Cisneros, la décision en
matière bancaire est prise au sein des divisions régionales qui se trouvent
soit à El Aaiun ou Agadir, soit carrément au niveau central à Casablanca. Un
éloignement qui n'arrange guère les choses. «Si aujourd'hui nous parlons de
régionalisation, les banques devraient songer à en faire de même en rendant leur
processus de décision plus souple», plaide le wali.
S.B
01-06-2009
-------------->
http://www.libe.ma/Dakhla-se-penche-sur-sa-mise-a-niveau-urbaine_a3200.html
Dakhla-Villa Cisneros se penche sur sa mise à niveau urbaine
300 millions de dirhams. Tel est le montant des investissements, objet de la
convention multipartite signée dernièrement, pour faire de Dakhla un véritable
pôle urbain équilibré et à vocation touristique.
Les multiples projets conçus par différentes études sectorielles permettront de
confirmer Dakhla-Villa Cisneros, porte <du Maroc> sur l'Afrique, comme capitale
d'un vaste espace régional en pleine mutation économique, indique Abdellatif
Ennahli, directeur de l'Agence urbaine de la région Rio de Oro-La Güera et
Awsserd.
La convention a pour objectif de définir les modalités de partenariat entre les
signataires, pour le financement et l'exécution du programme de développement
urbain de la <province> sur la période 2009-2012.
Ce programme d'envergure consiste en l'achèvement de la viabilisation des
quartiers sous-équipés et l'aménagement d'artères, de places et d'espaces verts.
Des projets structurants aussi avec l'achèvement de ceux en cours comme le
centre d'accueil et de conférences, le centre de vacances, les terrains de
sports ou encore les annexes au complexe sportif. Il est également question de
la création d'une école nationale du tourisme et des sports nautiques ainsi que
d'une zone d'activités économiques. Est prévu, aussi l'achèvement de la
viabilisation de la zone industrielle Essalam.
Les équipements socioéconomiques sont également inclus dans ce programme, comme
la construction d'un marché de gros et d'une gare routière.
Pour la protection de l'environnement, une station d'épuration des eaux usées,
(Step), sera finalisée.
Par ailleurs, une étude environnementale sur la vulnérabilité de la baie de
Dakhla-Villa Cisneros sera lancée. Sur le plan des équipements à caractère
religieux, la réhabilitation de la mosquée «Masjid El Aik» sera, pour sa part
parachevée…
Samedi 30 Mai 2009
A.E.K.
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http://www.wabayn.com/maroc/160609-r-gion-de-oued-eddahab-lagouira-constante-vol\
ution-de-l-levage-ca.html
Région de Rio de Oro-La Güera: constante évolution de l'élevage camelin
16-06-2009
L'élevage camelin a connu ces dernières années une évolution soutenue dans la
région de Rio de Oro-La Güera, à la faveur des actions menées pour assurer
l'accroissement de l'effectif du cheptel et l'amélioration de sa productivité.
Selon des données fournies par la direction provinciale de l'agriculture à
Dakhla, le nombre de camelins a atteint plus de 25.000 têtes dans la région de
Rio de Oro-La Güera, qui, en raison de son caractère pastoral et l'existence de
plusieurs points d'eau, attire des éleveurs de chameaux d'autres régions
limitrophes.
Ce développement soutenu de l'élevage camelin a été favorisé par le lancement de
plusieurs actions portant sur l'aménagement de points d'eau, la mise à la
disposition des éleveurs de citernes pour l'abreuvement du cheptel, la pose de
panneaux de signalisation sur certains tronçons routiers et la subvention
d'aliments de bétail, indique la même source.
Ces actions ont été complétées par l'organisation de manifestations de
sensibilisation et d'information sur cette activité agricole et des tournées des
services techniques et vétérinaires dans toutes les communes en collaboration
avec les services concernés.
Les principales races camelines élevées dans la région sont le Grezni (60 pc),
le Marmouri (35 pc) et le Khouwari (5 pc). Leur effectif total était de l'ordre
de 600 têtes en 1979 et 18.000 têtes en 2000.
La production annuelle de lait camelin au niveau de la région de Rio de Oro-La
Güera s'élève à quelque 4 millions de litres (contre 600.000 litres du lait
bovin), alors que la production de la viande rouge est estimée à 2.500 tonnes et
la production de laine est de l'ordre de 2,5 tonnes par an.
Le lait et la viande camelins occupent une place de choix dans le menu des
ménages de la région de Rio de Oro-La Güera, comme partout dans les autres
agglomérations et centres des <provinces du sud du Royaume>.
Considérés comme des aliments majeurs, ils font l'objet d'une demande de plus en
plus accrue, tant pour leur qualité nutritionnelle que pour leur valeur
symbolique.
Dans le cadre du plan vert provincial, il est notamment prévu la
commercialisation de 3.000 tonnes de lait camelin par an à l'horizon 2020,
l'augmentation de la production des viandes rouges de 50 pc à l'horizon 2013 et
de 74 pc à l'horizon 2020.
La région de Rio de Oro-La Güera compte deux unités territoriales agricoles, la
première se situe au niveau de la zone cô tière et est dédiée aux cultures
intenses et à forte valeur ajoutée (cultures des primeurs).
La deuxième zone, à vocation pastorale (12.900.000 ha), englobe l'arrière-pays
et des terres arides et semi-arides, propices aux activités d'élevage (diversité
du couvert végétal et cheptel important : 26.000 têtes camelines, 32.000 têtes
ovines, 25.000 tête caprines).
MAP
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3.5. TERRITOIRES SPOLIÉS
http://www.libe.ma/Le-docteur-Bouhamia,-directeur-regional-de-la-Sante-a-Laayoun\
e-Aucun-cas-de-grippe-porcine-dans-les-provinces_a3714.html
Le docteur Bouhamia, directeur régional de la Santé à El Aaiun: « Aucun cas de
grippe porcine dans les <provinces sahariennes> »
Dernièrement certains confrères ont écrit que des cas de grippe porcine ont été
enregistrés à Tan Tan, donc dans les <provinces sahariennes>.
Pour en avoir le cœur net et informer ses lecteurs, Libération a posé la
question au docteur Bouhamia, directeur régional de la santé à El Aaiun.
Entretien.
Libé : Docteur, d'aucuns ont parlé de cas de grippe porcine à Tan Tan.
Est-ce qu'il y a eu des cas de ce fléau dans les <provinces du Sud>?
Docteur Bouhamia : A ce jour, aucun cas n'a été enregistré. Que ce soit à
El Aaiun ou ailleurs dans les autres provinces sahariennes. Nous sommes très
vigilants.
Quelles sont les mesures prises pour prévenir ce fléau ?
Pour prévenir ce fléau, la Direction de la santé au niveau de Laâyoune a ouvert
des centres de santé que nous appelons des postes frontières de santé tant à
l'aéroport Hassan 1er de El Aaiun que dans les différents ports de la région.
Des centres ont aussi été ouverts à la périphérie de la ville à Boucraâ,
El-Marsa et Tarfaya. Des équipes sont mobilisées 24 heures sur 24, des séances
de sensibilisation et de formation ont été organisées en faveur du personnel des
établissements publics de santé, aussi bien en ville que dans la périphérie et
un renforcement de la surveillance de la grippe est en vigueur.
Par ailleurs, des réunions de sensibilisation avec le poste de commandement
provincial ont lieu régulièrement. En plus de cela, des lots de médicaments
ainsi que des masques, des combinaisons, des lunettes des thermomètres frontaux,
des gants jetables et des blouses ont été distribués dans les différents
centres de santé. En ce qui concerne les confrères du privé, des kits et des
manuels de procédures ont été distribués.
Pour la sensibilisation du grand public que comptez-vous entreprendre ?
Pour la sensibilisation du grand public, nous avons prévu en plus d'entretiens
au cours du journal télévisé, avec la chaîne de télévision régionale de El Aaiun
qui est très suivie au niveau des trois régions, nous comptons organiser des
tables rondes qui, nous en sommes sûrs, auront un grand impact sur la population
de ces régions.
Peut-on dire que pour le moment aucune anomalie n'est à signaler ?
En effet, dans l'état actuel des choses, rien à signaler, tout va bien.
Jeudi 25 Juin 2009
Propos recueillis par Ahmadou El-Katab
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