*****NÉGOCIATIONS FRONT POLISARIO/MAROC***
http://www.arso.org/UNnegociations160308.htm
****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm
*****WESTERN SAHARA RESOURCE WATCH******
http://www.wsrw.org/?dl=fr
S O M M A I R E
1. MAROC-DROITS HUMAINS
1.1. VIOLATION DES DROITS DES MINORITÉS
- LIBERTÉ (5-IX-2009): Les prénoms berbères toujours interdits. Le Maroc épinglé
par Human Rights Watch
- DRZZ (8-IX-2009): Maroc: un apartheid linguistique
- LE SOIR (8-IX-2009): Prénoms amazighs. La position de Human Rights Watch
- TEL QUEL (No. 389): HRW l'amazighe
1.2. LIBERTÉ D'EXPRESSION-COMPARAISON MAROC/ALGÉRIE
- LE JEUNE INDÉPENDANT (14-IX-2009): Tous des canards enchaînés ?
1.3. LIBERTÉ D'EXPRESSION-CINISME DU MAKHZEN
1.3.1. LE GOUVERNEMENT JOUE LA POLICE
- TEL QUEL (No. 391): Presse. La polémique Hassar
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 408): Hassar, ce subversif
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 408): Hassar a-t-il menti ?
- MAP/AUJOURD'HUI LE MAROC (15-IX-2009): <Démenti> de la participation de Hassar
à l'enquête de la PJ
1.3.2. UNE MALADIE TABOU
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 408): La maladie de la discorde
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 408): Sacrebleu !
- TEL QUEL (No. 389): Presse et pouvoir. A quand la détente ?
- TEL QUEL (No. 389): Presse. l'affaire Rotavirus
- EL KHABAR (11-IX-2009): Santé du roi du Maroc. D'autres journalistes devant le
tribunal, en octobre
- LE JOUR D'ALGÉRIE (10-IX-2009): Pour avoir publié des articles sur l'état de
santé de Mohamed VI. Sale temps pour la presse marocaine
- LE MONDE (7-IX-2009): Maroc: interdit de spéculer sur la santé du roi
- LE MONDE (4-IX-2009): Au Maroc, une "hérésie juridique" au secours du roi
- LIBERTÉ (7-IX-2009): Le parquet décide d'interroger les directeurs de deux
autres journaux. Les articles sur la santé de Mohammed VI au peigne fin
- EL KHABAR (7-IX-2009): La police interroge les directeurs de deux autres
journaux
- MAP (10-IX-2009): Le directeur d'Al Michâal et deux journalistes déférés
devant la justice le 1er octobre
- YABILADI (7-IX-2009): Maroc : Plusieurs journalistes entendus par la police ce
week-end
- LIBÉRATION-MA (12-IX-2009): Le directeur d'Al Michâal et deux journalistes
déférés devant la justice
- LIBÉRATION-MA (9-IX-2009): L'affaire Al Jarida Al Oula: Le parquet décide de
poursuivre Anouzla et Bouchra Edaou
- AUJOURD'HUI LE MAROC (8-IX-2009): La presse objet de deux nouvelles enquêtes
- MAP (5-IX-2009): Le parquet ordonne une enquête avec le directeur de
l'hebdomadaire +Al Ayyam+ sur un article concernant la santé de <SM> le Roi
- MAP (5-IX-2009): Le parquet ordonne une enquête avec le directeur de
l'hebdomadaire Al Michaâl sur un article concernant la santé de <SM> le Roi
- EL KHABAR (5-IX-2009): Fin de l'audition du directeur du journal Al Jarida Al
Oula
1.3.3. UN SONDAGE INTERDIT
- TEL QUEL (No. 388): Sondage interdit. Les leçons d'un ratage
- LIBÉRATION-MA (4-IX-2009): Sondage interdit, maladie du Roi : Les
professionnels réclament des états généraux de la presse
1.3.4. LES CARICATURES ROYALES INTERDITS
- AFP (29-IX-2009): Le quotidien Akhabar Al Youm poursuivi pour avoir publié une
caricature
- YABILADI (29-IX-2009): Caricature d'un membre de la famille royale : Saisie
d'Akhbar Al Youm
- L'OPINION (30-IX-2009): Pour atteinte au drapeau national et au respect dû à
un membre de la Famille Royale. Le ministère de l'Intérieur poursuit en justice
le quotidien "Akhbar Al Youm"
1.3.5. CINISME
- AUJOURD'HUI LE MAROC (7-IX-2009): "Amalgame"
- MAP (10-IX-2009): Naciri plaide pour un dialogue sérieux pour aller de l'avant
dans la pratique des <libertés> de presse au Maroc
- CONTINENTAL NEWS (25-IX-2009): L'ennemi extérieur, un instrument du pouvoir
marocain
1.4. TORTURES ET PRISONNIERS POLITIQUES
- TEL QUEL (No. 389): Boudkour "délocalisée"
- TEL QUEL (No. 390): Abderrahim Jamaï a énergiquement protesté contre le
transfert à Kelaât Sraghna de Zahra Boudkour
- LE SOIR (14-IX-2009): L'OMDH rend visite Chakib Al Khayari
1.5. LA LIBERTÉ RELIGIEUSE, BAFOUÉE
- AFP (21-IX-2009): Maroc: une femme disparaît après un essai de manifestation
de "non-jeûneurs"
- AFP (25-IX-2009): Maroc: la journaliste opposée au jeûne obligatoire est
réapparue
- LE MONDE (19-IX-2009): Au Maroc, haro sur les "dé-jeûneurs", rebelles du mois
de ramadan
- LE POST (19-IX-2009): Maroc: Peine de prison pour des personnes ayant rompu le
jeûne en Public!
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 409): «Le droit de jeûner ou pas, publiquement ou
non, n'est pas à marchander»
- AFP (15-IX-2009): Maroc/ramadan: six personnes accusées de tentative de
rupture de jeûne
- MAP/AUJOURD'HUI LE MAROC (16-IX-2009): Le Conseil des ouléma dénonce «avec
force» la tentative de rupture publique du jeûne
- AUJOURD'HUI LE MAROC (18-IX-2009): Affaire des jeûneurs: <Provocation
juvénile> ou <attaque contre l'Islam> ?
- AUJOURD'HUI LE MAROC (18-IX-2009): Dr Mustapha Benhamza : «Ces gens ne font
qu'entacher l'image de notre pays»
1.6. EXPLOTATION DES ENFANTS
- L'EXPRESSION (23-IX-2009): Le Maroc exploite ses enfants
1.7. LA FARCE DU MAKHZEN, MISE AU NU
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 408): Années de plomb. Amnesty interpelle le CCDH
2. UNE MONARCHIE ARCHAIQUE, DESPOTIQUE ET MILLIONAIRE
- YABILADI (24-IX-2009): Insolite : L'Aston Martin royale se fait réparer en
Angleterre
- TEL QUEL (No. 391): Royal mécano
- LE JOURNAL HEBDOMADAIRE (No. 408): Les flops de la communication officielle
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
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1. MAROC-DROITS HUMAINS
1.1. VIOLATION DES DROITS DES MINORITÉS
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/lire.php?ida=172955&idc=103
Santé du roi du Maroc
D'autres journalistes devant le tribunal, en octobre
Le directeur de l'hebdomadaire indépendant Al Michaâl, Idriss Chahatane,
comparaîtra le 1er octobre devant un tribunal pour avoir publié une "fausse
information" sur la santé du roi Mohammed VI, a-t-on appris jeudi auprès de
l'intéressé.
Deux autres journalistes de ce journal arabophone, Rachid Mohamed et Mustapha
Hiram, comparaîtront devant le tribunal de première instance de Rabat ce jour-là
pour les mêmes raisons, a-t-il déclaré à l'AFP.
Le 29 septembre, Ali Anouzla, directeur et rédacteur en chef du quotidien
arabophone Al Jarida Al Oula (indépendant), les aura précédés, pour avoir lui
aussi publié une "fausse information" sur la santé du roi.
L'auteur de l'article incriminé, Bouchra Edaou, est également convoquée le 29
septembre.
Idriss Chahatane et Noureddine Miftah, directeur de l'hebdomadaire Al Ayam,
avaient été entendus par la police les 5 et 6 septembre dans les locaux du
commissariat central de Rabat après plusieurs articles sur la santé du roi.
Interrogé par l'AFP, Noureddine Miftah a déclaré jeudi n'avoir été contacté
ni par la police ni par le parquet.
A la fin du mois d'août, Idriss Chahatane avait publié un article intitulé
"Al Michaâl dévoile les raisons du communiqué du Palais au sujet de la maladie
du roi qui a inquiété l'opinion publique".
Al Michaâl avait également publié une interview d'un médecin, Mohamed Ben
Boubakri, intitulée: le virus "rotavirus, sa cause est l'immunodéficience... ou
l'allergie".
Selon le procureur, ces articles comportent des "faits mensongers et de
fausses informations".
Le 26 août, le palais royal avait annoncé que le souverain avait été placé en
convalescence pour cinq jours en raison d'une "infection" ne présentant "aucune
inquiétude sur sa santé".
Le roi "présente une infection à rotavirus avec signes digestifs et
déshydratation aiguë nécessitant une convalescence de cinq jours", avait indiqué
le communiqué signé par Abdelaziz Maaouni, médecin personnel du roi.
11-09-2009
------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=121035
(Samedi 05 Septembre 2009)
Les prénoms berbères toujours interdits
Le Maroc épinglé par Human Rights Watch
Par :Rubrique Radar
Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi le refus du Maroc d'autoriser ses
citoyens à donner des prénoms berbères à leurs enfants. C'est ce qu'a indiqué le
journal online Tout sur l'Algérie qui a repris un communiqué publié par
l'organisation. Selon l'ONG américaine de défense des droits de l'Homme, de
nombreux Marocains, du Maroc et de l'étranger, se sont vu refuser le droit
d'inscrire leurs enfants sur les registres d'état civil sous prétexte qu'ils
portent des prénoms berbères. Selon la loi marocaine, les prénoms devront avoir
"un caractère marocain". Mais "apparemment, les administrations locales
interprètent cette exigence comme signifiant des prénoms d'origine
arabo-islamique, même si les citoyens berbères sont natifs du Maroc", note HRW.
L'ONG évoque des cas d'humiliation subis par les parents ainsi que l'insécurité
de voir leur nouveau-né dépourvu d'identité juridique durant plusieurs mois. Le
traitement des recours introduits par les parents s'effectue dans des délais
souvent trop longs, avec de nombreux refus d'accorder des autorisations, affirme
HRW.
---------->
http://www.drzz.info/article-35811298.html
Maroc: un apartheid linguistique
Mardi 8 septembre 2009
Human Rights Watch (HRW) vient de publier un rapport dangereux sur l'attitude
du Maroc qui a empêché plusieurs citoyens de faire inscrire leurs enfants sous
des noms berbères au registre d'état civil.
Bien que la législation marocaine stipule que les premiers noms doivent avoir un
"caractère marocain", les autorités locales "interprètent souvent cette
disposition comme signifiant que les noms doivent être d'origine
arabo-islamique, même si les citoyens berbères sont originaires du Maroc",
explique le communiqué de HRW.
Le Maroc est officiellement un pays arabe .La supériorité de l'arabe – et des
arabes – est ostensiblement affichée. L'État marocain pratique un racisme
déclaré et une ségrégation entre ses citoyens. Aux termes de la loi marocaine n°
37-99, des noms amazighs comme Bahac, Damya, Diyia, Mayssa, Guraya, Yuba, Ijja,
Aderfy, Amzin, Idir, Massinissa, Tihia, Tinass, Taynust, Sifaw, Massin sont
apparemment interdits dans les registres d'état civil, de mariage ou de décès.
Présenté il y a quelques mois à la Chambre des Conseillers, la loi sur
l'arabisation a fait l'objet de nombreuses critiques de la part des Amazighs
marocains, qui affirment qu'il vise surtout à poursuivre la politique
d'arabisation dont ils sont victimes.
La Constitution du pays ne reconnaît pas aussi la langue des Amazighs, le
tamazight. Son préambule stipule que « le Royaume du Maroc, Etat musulman
souverain, dont la langue officielle est l'arabe, constitue une partie du Grand
Maghreb Arabe ».
Au Maroc l'arabe officiel est devenue l'emblème d'un apartheid linguistique ,
et ce dans plusieurs secteurs : le système éducatif, l'audiovisuel, la culture
et les services d'état civil qui refusent d'enregistrer les nouveaux nés qui
portent des prénoms berbères.
Cet acte discriminatoire constitue une violation à la déclaration des Droits de
l'Homme dont le Royaume du Maroc est signataire aux côtés de l'Union Européenne
qui lui a accordé en contrepartie « un statut avancé » le 13 octobre 2008.
L'occultation délibérée, par l'élite au pouvoir, de la profondeur historique de
l'amazighité de ses valeurs culturelles et linguistiques, le Maroc fonde une
politique raciste et ségrégationniste. La conception monolithique de la
souveraineté par l'État, qui se veut arabe et exclusivement arabe, engendre la
contestation de l'ordre linguistique unique et inique de la parole – de la
langue – imposée.
Les multiples lois sur l'arabisation totale de la vie publique, des
institutions, des entreprises… contrastent avec le discours du pouvoir qui
déclare initier la construction d'un consensus autour de l'acceptation du
pluralisme. L'arabisation, avec toutes les mesures répressives et radicales qui
les accompagnent, témoigne d'un apartheid linguistique.
En s'obstinant dans cette politique d'arabisation et d'assimilation forcée des
Berbères, le Royaume marocain commet l'un des crimes les plus horribles car elle
prive ce pays d'une composante essentielle de son histoire, identité et culture.
C'est par ailleurs le patrimoine de toute l'humanité qui sera privé de cet
apport millénaire car cette culture berbère ne peut représenter qu'une richesse
aussi bien pour le Maroc que pour l'Humanité.
Ftouh Souhail
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LE SOIR
(8-IX-2009)
Prénoms amazighs
La position de Human Rights Watch
Human Rights Watch (HRW), a dénoncé, jeudi 3 septembre, le refus du Maroc
d'autoriser ses citoyens à donner des prénoms berbères à leurs enfants. Selon
l'ONG américaine de défense des droits de l'Homme, de nombreux Marocains du
Maroc et de l'étranger se sont vus refuser le droit d'inscrire leurs enfants sur
les registres d'état civil sous prétexte qu'ils portent des prénoms berbères.
Selon la loi locale, les prénoms devront avoir "un caractère marocain". Mais
«apparemment les administrations locales interprètent cette exigence comme
signifiant des prénoms d'origine arabo-islamique, même si les citoyens berbères
sont natifs du Maroc», note HRW.
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http://www.telquel-online.com/389/lessentiel_389.shtml
HRW l'amazighe
Human Rights Watch vient de publier un mémorandum pour permettre aux parents
marocains de choisir, librement, des prénoms d'origine berbère pour leurs
enfants. L'ONG a même saisi par écrit le ministre de l'Intérieur Chakib
Benmoussa, mais sa requête est restée sans suite. HRW se base sur la loi
régissant l'état civil, qui impose aux parents de choisir un prénom "à caractère
marocain". Or, l'amazighité est le fondement même de la marocanité, souligne
HRW.
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1.2. LIBERTÉ D'EXPRESSION-COMPARAISON MAROC/ALGÉRIE
http://www.jeune-independant.net/pages/commentaire.htm
Tous des canards enchaînés ?
N'autre vision
Par Mohamed Zaâf
Pour mesurer les espaces de liberté conquis par la presse nationale, il
suffirait de comparer les réactions respectives au Maroc et en Algérie face au
traitement médiatique des problèmes de santé du roi Mohammed VI et du président
Bouteflika.
Un proverbe arabe dit que «derrière chaque homme éminent, il y a une femme».
Robert Ménard, lui, disait, alors qu'il était à la tête de Reporters sans
frontières, que derrière chaque quotidien algérien – éminent ou pas – il y a un
général. On n'a jamais su sur quelle base il partait pour affirmer cette
conviction, mais on a su en revanche que lui roulait, entre autres, pour des
gradés américains. Sans… publicité. Aujourd'hui, on nous répète encore que le
champ médiatique algérien est policé alors que le terrain dit que les journaux
bousculent les tabous, remettent en cause les gestes et faits du gouvernement et
se lancent parfois sans sourciller dans des attaques où les dénigrements et
l'insulte atteignent des pics jamais osés par nos pires ennemis à l'étranger.
Pour mesurer les espaces de liberté conquis par la presse nationale, il
suffirait de comparer les réactions respectives au Maroc et en Algérie face au
traitement médiatique des problèmes de santé du roi Mohammed VI et du président
Bouteflika. Chez nous, il ne se trouve pas un seul membre de l'exécutif, chef
d'Etat compris, ayant échappé aux morsures de la presse privée. En fait, bien
que vulnérable et désorganisée, la presse chez nous s'avère plus offensive, plus
agressive que tous nos partis uniques réunis. «Takoul el ghella wa tseb el
mella», comme on dit. Peut-être, mais elle n'arrive pas à être ce «quatrième
pouvoir» malgré l'existence d'une armada de 76 journaux. Un nombre que d'aucuns
jugent excessif et qu'on doit ramener à quatre ou cinq, de façon à pouvoir les
compter sans erreur sur les doigts d'une main. Un nombre dont rêvait Bouteflika
pour les partis bien que «l'excès de richesses ne fasse pas de mal», comme
disait feu Kasdi Merbah. En tout cas, avec 76 canards privés dans l'arène, il
aurait été difficile à l'époque de délocaliser la voix de la Palestine du
boulevard des Martyrs. Et le manitou qui excelle dans l'asservissement de la
presse, c'est peut-être celui-là même qui, derrière le rideau, avait pu réduire
au silence cette voix qui donne si mauvaise conscience aux cousins et assimilés.
Les sources d'allaitement de la presse ? Si la plupart vont chercher le biberon
chez notre ANEP, il y en a qui vont là où s'attablent les Menard.
M. Z.
mohamed_zaaf@...
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. LIBERTÉ D'EXPRESSION-CINISME DU MAKHZEN
1.3.1. LE GOUVERNEMENT JOUE LA POLICE
http://www.telquel-online.com/391/lessentiel_391.shtml
Presse. La polémique Hassar
Officiellement, Saâd Hassar n'a assisté à aucun interrogatoire.
Curieux rebondissement dans le dossier des journalistes poursuivis dans le cadre
de "l'affaire rotavirus". Il y a quelques jours, le ministère de l'Intérieur
s'est fendu d'un communiqué niant catégoriquement la présence de Saâd Hassar,
ministre délégué à l'Intérieur, lors des interrogatoires des journalistes
poursuivis dans les locaux de la police judiciaire (PJ) à Rabat. Faux, rétorque
Ali Anouzla, directeur de la publication d'Al Jarida Al Oula. "J'ai vu de mes
propres yeux M. Hassar sortant du bureau du chef de la PJ le jeudi 3 septembre.
L'officier qui m'interrogeait me l'a d'ailleurs confirmé", écrivait Anouzla dans
un éditorial paru en milieu de semaine. "Le ministère a nié la présence de
Saâd Hassar aux interrogatoires. Pire, il a profité de cette malheureuse affaire
pour douter du professionnalisme de la presse indépendante. J'ai estimé qu'il
était de mon devoir de réagir", explique Anouzla. A l'écriture de ces lignes,
l'Intérieur n'a toujours pas démenti cette nouvelle version des faits.
-------------->
http://www.lejournal-press.com/edito.php?numero_j=408
Hassar, ce subversif
Par : Aboubakr jamaï
L'intrusion folklorique du secrétaire d'Etat à l'Intérieur Mohamed Saâd Hassar
dans les séances d'interrogatoires des journalistes convoqués par la police
judiciaire dans le cadre de l'affaire de la couverture médiatique de la maladie
du Roi, est aussi incongrue que riche d'enseignement. Incongrue comme l'est
souvent le comportement des autorités lorsqu'il s'agit d'affaires concernant le
Roi. C'est un peu comme si l'Etat perdait de sa contenance. L'enquête étant
menée par la police judiciaire et le Parquet qui relèvent du ministère de la
Justice, la présence du secrétaire d'Etat à l'Intérieur violait le principe de
séparation des pouvoirs. Ceci à quelques semaines d'un discours du Roi
soulignant les problèmes de la Justice marocaine.
D'un autre côté, Hassar a fait irruption dans la salle où était interrogé un des
journalistes convoqués brandissant un article d'un quotidien arabophone dans
lequel l'auteur déplorait l'attitude de ces confrères qui ont osé aller au delà
de la communication officielle du Palais. L'argument massue de l'auteur est que
les incertitudes sur la santé du Roi, résultant des spéculations de ses
confrères, feront fuir les investisseurs étrangers. Argument évoqué à répétition
par la flopée d'enquêteurs qui se sont succédé pour interroger les journalistes
d'Al Jarida Al Oula, Al Michâal et Al Ayyam.
En réalité et sans doute à leurs corps défendant, le Secrétaire d'Etat à
l'Intérieur et l'auteur de l'article d'un quotidien arabophone ne pouvaient
offrir argument plus percutant contre la nature de système politique. Verrait-on
un retrait massif des investisseurs étrangers de Grande-Bretagne, de France et
d'Allemagne si le Premier ministre britannique Gordon Brown, le Président
français Nicolas Sarkozy ou encore la Chancelière allemande Angela Merkel
tombaient malades ? Probablement pas. Comme la monarchie marocaine, ces
dirigeants «exécutifs» président au fonctionnement de l'Etat. S'ils venaient à
souffrir d'ennuis de santé, le CAC 40, le Dax et le Footsie tout au plus
toussoteraient. Pour quelles raisons les économies de ces pays seraient-elles
immunisées contre les plus hauts dirigeants et celle du nôtre serait tellement
sensible à la santé de Mohammed VI ? La réponse tient en la nature des
institutions politiques. Les leurs sont modernes, les nôtres sous-développées.
C'est bien le propre de la modernité politique que de ne plus assujettir le sort
d'une communauté politique au destin d'un seul homme. Croyant assommer les
pauvres journalistes interrogés d'un argument qui se veut par ailleurs moderne
puisque, notez qu'il n'invoque pas la sempiternelle sacralité du Roi mais la
santé de l'économie du pays, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur offre une
critique involontairement subversive de l'archaïsme de nos institutions. Non, ce
ne sont pas les journalistes qui ont brodé sur les informations relatives à la
santé du Roi qui mettent en danger la stabilité du pays. Ce sont ceux qui
contribuent à perpétuer des pratiques politiques d'un autre âge, qui font d'un
homme par nature faillible l'alpha et l'oméga du fonctionnement politique et
économique du pays qui compromettent l'avenir de notre pays.
------------->
http://www.lejournal-press.com/periscopes.php?numero_j=408
Hassar a-t-il menti ?
Dans un communiqué publié le mardi 8 septembre, le ministère de l'Intérieur
dément les informations selon lesquelles Mohamed Saâd Hassar, secrétaire d'Etat
au même département, a assisté aux interrogatoires menés par la police contre
les journalistes dans le cadre du dossier sur la maladie du roi. Pourtant, la
plupart de ces mêmes journalistes sont catégoriques : M. S. Hassar était bel
bien présent à la wilaya, ce dimanche 6 septembre, et il a assisté
personnellement aux interrogatoires. Le journaliste Mustapha Hayrane, de
l'hebdomadaire Al Michâal, apporte des détails précis sur cette présence d'un
membre de l'Exécutif au cœur du système judiciaire : «M. Hassar portait une
chemise de couleur bleu ciel et un pantalon de couleur sombre. Il tenait un
exemplaire du quotidien Al Massae. Lorsqu'il est entré dans la salle d'audition,
il nous a montré la chronique de Rachid Niny et nous a dit que désormais, on
devait prendre pour exemple de presse patriote le journal Al Massae». Le
ministère de l'Intérieur aurait-il alors menti ? Rappelons que la présence d'un
membre du gouvernement dans une institution judiciaire constitue une grave
violation du principe de séparation des pouvoirs, si séparation il y a.
------------->
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details70988.html
<Démenti> de la participation de Hassar à l'enquête de la PJ
La participation du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Saâd
Hassar, à l'enquête de la police judiciaire suite à la publication d'articles
sur la santé de SM le Roi a été démentie par le ministère de l'Intérieur.
Le ministère de l'Intérieur a démenti catégoriquement, samedi 12 septembre, les
allégations de certains organes de presse sur la participation du secrétaire
d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Saâd Hassar, à l'enquête de la police
judiciaire de Rabat suite à la publication d'articles sur la santé de SM le Roi
Mohammed VI.
«Le ministère de l'Intérieur dément catégoriquement ces allégations sans
fondement ni preuve et souligne que la procédure judiciaire en cours se déroule
en toute transparence et sans aucune interférence», indique un communiqué du
ministère.
Le communiqué fait suite aux informations relayées par certaines organes de
presse prétendant que le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur
aurait assisté ou participé à l'enquête diligentée par les services de la police
judiciaire de Rabat sous l'autorité du Parquet suite à la publication d'articles
sur la santé de SM le Roi Mohammed VI.
Le procureur général près le tribunal de première instance de Rabat avait
ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête minutieuse avec le
directeur de l'hebdomadaire «Al Ayyam», suite à la publication dans le numéro
391, du 4 septembre 2009, d'un article intitulé «L'énigme de l'annonce, pour la
première fois, par le Palais d'un malaise de santé dont le Souverain a été
victime...» Le Parquet a ordonné également une enquête avec «toute personne
impliquée dans cette affaire».
Le procureur général près le même tribunal avait ordonné aussi à la police
judiciaire de diligenter une enquête avec le directeur de l'hebdomadaire «Al
Michaâl», suite à la publication dans le numéro 226, du 3 septembre 2009, d'un
article sur la santé de SM le Roi. Le Parquet a, en outre, ordonné une enquête
avec «toute personne impliquée» dans cette affaire, concernant la publication de
cet article intitulé «Al Michaâl dévoile les raisons du communiqué du Palais au
sujet de la maladie du Roi qui a inquiété l'opinion publique...».
Le Parquet près le tribunal de première instance de Rabat avait également
ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête minutieuse avec le
directeur de publication du journal «Al Jarida Al Oula», suite à la publication,
le 27 août 2009, d'un article intitulé «La maladie du Roi reporte les causeries
religieuses et son déplacement à Casablanca», ainsi qu'avec toute personne
impliquée dans cette affaire.
Le procureur général avait indiqué que les articles en question comprennent «des
faits mensongers et de fausses informations concernant la santé de Sa Majesté le
Roi, contrairement à la vérité contenue dans le communiqué officiel publié par
le ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie, signé par
le Pr. Abdelaziz Maouni, médecin personnel de SM le Roi, directeur de la
clinique du Palais royal».
Le 14-09-2009 à 10:01
Par : Mohamed Asswab (Avec MAP)
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3.2. UNE MALADIE TABOU
http://www.lejournal-press.com/archives_eve.php?id=1345
La maladie de la discorde
Dix journalistes du quotidien Al Jarida Oula et des hebdomadaires Al Michaâl et
Al Ayyam ont passé de longues heures d'interrogatoires pour avoir commenté la
maladie du roi. Cinq d'entre eux sont poursuivis pour «publication de fausses
informations avec mauvaise foi». Récit.
Par : Hicham Houdaïfa
Tout a commencé suite à un communiqué émis par la maison royale le 26 août
dernier. Signé par le professeur Abdelaziz Maâouni, médecin personnel du roi et
directeur de la clinique du Palais royal, le communiqué stipule que Mohammed VI
était en convalescence pour cinq jours, en raison d'une «infection à rotavirus
avec signes digestifs et déshydratation aiguë» ne présentant «aucune inquiétude
pour sa santé». Une première dans les annales du Palais. Le lendemain, Al Jarida
Al Oula publie un article signé par la journaliste Bouchra Edaou : «La maladie
du roi reporte les causeries religieuses et son déplacement à Casablanca» où une
source «médicale anonyme» affirmera que «l'origine du rotavirus contracté par le
roi serait dûe à l'utilisation de corticoïdes contre l'asthme et qui sont
responsables du gonflement du corps et de la diminution de l'immunité».
A la recherche de la source
Le 1er septembre, le ministère public ordonne l'ouverture d'une «investigation
minutieuse» sur l'article d'Al Jarida Al Oula. Le même jour, Ali Anouzla reçoit
une communication téléphonique du chef de la police judiciaire de Rabat lui
ordonnant de se diriger après le ftour au siège de la PJ en compagnie de Bouchra
Edaou. Selon la MAP, c'est le médecin personnel du souverain qui a saisi le
président du Conseil des médecins à propos de cet article, «qui se fonde sur une
source médicale anonyme contenant des informations et allégations dénuées de
tout fondement». Une source proche des deux journalistes raconte le détail des
interrogatoires.
«En plus des questions sur les parcours personnel et professionnel des
journalistes, les questions vont focaliser sur l'identité de la source médicale
qui a commenté le communiqué.» Les deux journalistes passeront près de 80 heures
d'interrogatoires étalés sur trois jours.
Al Jarida Al Oula a essayé d'expliquer aux Marocains des termes techniques
contenus dans le communiqué. Les enquêteurs voulaient impérativement que les
journalistes leur livrent la source. Ce qu'ils n'ont jamais fait.» Les
enquêteurs ont également discuté avec les journalistes des motivations de la
publication de l'article et des implications d'un tel texte. Les interrogatoires
vont reprendre le lendemain mercredi 2 septembre. «L'interrogatoire se
focalisera sur la source médicale citée dans l'article. Bouchra va passer la
nuit dans les locaux de la BNPJ alors que sa famille n'avait pas de nouvelles
d'elle et que la police ne lui a pas permis d'utiliser son téléphone. Ali va
sortir à l'aube avant de revenir le jeudi matin à 09h30.» On répétait aux
journalistes qu'il leur fallait la source et que l'affaire se compliquait de
plus en plus. «Le jeudi, il était question de bonne ou de mauvaise foi, du choix
de la photo du roi qui a illustré l'article et même la technique d'écriture de
l'article incriminé. L'un des journalistes avait aperçu Mohamed Saâd Hassar,
secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur juste en fin d'après-midi.»
Les journalistes sont libérés juste avant le ftour. Ils sont convoqués le lundi
7 septembre pour recevoir leurs convocations qui les citent à comparaître le 29
septembre devant le tribunal de première instance de Rabat.
Le directeur de publication de Al Jarida Al Oula est accusé de «délit de
publication, avec mauvaise intention, de fausse information, d'allégations et de
faits mensongers». Bouchra Edaou est poursuivie pour y «avoir contribué».
«Ecrivez comme à Al Massae !»
Mustapha Haïrane, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Al Michaâl, raconte les
conditions qui ont entouré son interrogatoire. Le directeur de la publication
Idriss Chahtane ainsi que le journaliste Rachid Mahamid ont également été
convoqués par la police. «J'ai reçu un coup de téléphone de la BNPJ vers 20h30
du 5 septembre dernier m'ordonnant de me diriger immédiatement vers les locaux
de la police à Rabat. Malgré ma réticence et le fait que je n'ai pas été notifié
par écrit, j'ai obtempéré». Haïrane se pointe vers 21h00 à la préfecture de
police de Rabat. Il fait la conversation aux policiers en attendant que l'on
procède à l'interrogatoire. «J'ai dû attendre jusqu'à trois heures du matin
avant que le commissaire pointe. Il va alors me poser une série de questions sur
ma vie personnelle et sur mon parcours professionnel. J'ai répondu aux
questions».
Fin de l'interrogatoire à 05h30 et rendez-vous est pris le lendemain à 11h30.
«Nous n'avons pratiquement pas dormi. On nous a bien sûr confisqué nos
téléphones et l'on nous a mis dans des pièces différentes. A tout moment, on te
fait sentir que tes faits et gestes sont examinés. Les questions ne vont
commencer qu'après le ftour ramené par nos familles.» Cette fois-ci, c'est le
contenu du dossier du numéro du 3 septembre 2009 titré «Al Michaâl dévoile les
raisons du communiqué du Palais au sujet de la maladie du roi qui a inquiété
l'opinion publique» qui est le sujet principal de l'interrogatoire.
«Ils ont focalisé sur l'entretien que l'on a réalisé avec le journaliste
espagnol Pedro Canales qui a été le premier à écrire un article sur l'état de
santé du roi en mars 2008 après le séjour prolongé du monarque en France. J'ai
répondu que lorsque ce dernier avait publié son article, il y avait un démenti
officiel sans que le journaliste espagnol ne soit convoqué ou inquiété. Pour
nous journalistes marocains, c'est un tout autre traitement qui nous est réservé
!»
D'autres enquêteurs se joindront aux premiers. Haïrane note la présence de
Mohamed Saâd Hassar. «L'interrogatoire était serré. Les enquêteurs posaient
plusieurs questions à la fois. Le débat va se focaliser sur la presse et sur la
ligne éditoriale que les journaux marocains devraient adopter. C'est ainsi que
Hassar va me montrer une copie du journal Al Massae avec la chronique de Rachid
Niny commentant l'interpellation des journalistes marocains en me lançant :
c'est cette presse qui devrait exister au Maroc.»
Le rédacteur en chef d'Al Michaâl devra également se justifier sur d'autres
questions. «C'était un interrogatoire corsé. J'ai quitté les lieux vers 01h00
pour revenir le lendemain et passer une autre journée chez les policiers
pratiquement sans rien faire. Après le ftour, j'ai fait la conversation jusqu'à
01h00 du matin. Puis, ils nous ont dit qu'ils allaient nous appeler s'ils
avaient besoin d'informations complémentaires.» Ce qu'ils ne vont pas tarder de
faire. Les trois journalistes devront comparaître le 1er octobre prochain pour
répondre à l'acte d'accusation de «délit de publication, avec mauvaise
intention, de fausse information, d'allégations et de faits mensongers».
Le cas des cinq journalistes de l'hebdomadaire Al Ayyam nous a été raconté par
le journaliste Youssef Bajaja. L'interrogatoire a commencé le samedi 5 septembre
avec quatre journalistes d'Al Ayam. En plus de Youssef Bajaja, il y avait le
directeur de la publication Nouredine Miftah, la rédactrice en chef Maria
Moukrim ainsi que Mohamed Saâdouni. En plus de Mustapha Mansour avec qui la
police va enquêter la soirée du dimanche 6 septembre. «Ils nous ont ôté nos
portables et mis dans des pièces à part. La plupart des questions tournaient
autour des motivations derrière la publication d'un tel dossier et pourquoi Al
Ayyam ne s'est-il pas limité à publier le communiqué tel qu'il est». Le parquet
reproche à Al Ayam la publication d'un article intitulé «l'énigme de l'annonce,
pour la première fois, par le palais d'un malaise de santé dont le souverain a
été victime». «Nous avons été surtout surpris par des enquêteurs qui nous
reprochaient que nous ayons adopté une version autre que le communiqué alors que
dans les cinq pages du dossier, il n'y avait pas matière à justifier cette
assertion.» Les journalistes passeront la nuit du samedi au dimanche à la BNPJ
sans avoir droit à un dîner ou au shour.
Le lendemain, même topo : «Nous avons dû répondre aux mêmes questions avant
d'être libérés le dimanche à 17h00. Nous sommes tous en état d'alerte parce que
les enquêteurs nous ont demandé d'être à leur disposition à chaque moment.» Le
Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a rendu public un communiqué
dans lequel il s'élève contre le comportement de la police vis-à-vis des
journalistes. «Les journalistes ont subi un long interrogatoire sans motif
apparent. Ils ont passé de longues heures dans le poste de police dans des
conditions difficiles. Ils ont été privés de sommeil et de nourriture. Même la
convocation ne s'est pas faite dans le respect de la procédure», peut-on lire
dans le communiqué du syndicat. Dont acte…
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http://www.lejournal-press.com/archive_articles.php?id=1362
Sacrebleu !
Polémique. Cet été, la santé du chef de l'Etat a fait la Une de plusieurs
journaux marocains. Analyse.
Par : Khalid Jamaï
Depuis quelques semaines, le nom du professeur Abdelaziz Maaouni est sur toutes
les lèvres. Plus, il a fait la Une de nombreux journaux. L'intrusion médiatique
de ce spécialiste de la médecine interne date du communiqué diffusé, le mercredi
le 26 août, par le directeur du Protocole et de la Chancellerie annonçant que le
Roi présente une infection à «rotavirus», (appelé aussi «virus» démocratique)
avec signes digestifs et déshydratation aigus nécessitant une convalescence de
cinq jours.
Ce communiqué appelle quelques remarques.
D'abord, il n'est pas signé par M. Abdelhaq El Mrini qui dirige ce département.
Par contre, il est paraphé par le professeur Abdelaziz Maaouni, médecin
personnel du roi et directeur de la clinique du Palais. Or, le statut juridique
de M. Maaouni lui donne-t-il autorité de signer en lieu et place d'un ministre
un communiqué émanant du ministère du Protocole et de la Chancellerie ? (Voir
dépêche de la MAP en date de 26 août 2009).
S'agissant de la santé du chef de l'Etat, n'aurait-il pas été plus adéquat, plus
rassurant pour les citoyens, qu'un tel communiqué émane d'une équipe médicale
pluridisciplinaire incluant pour le moins un virologue, comme c'est le cas dans
les pays démocratiques ? Sans remettre en question la compétence du professeur
Maaouni, on ne peut s'en tenir, lorsqu'il s'agit de la santé du chef de l'Etat,
à un seul avis. Nul n'est à l'abri d'une erreur.
Interrogations légitimes
Cela ne veut pas dire pour autant qu'il y ait eu erreur. De plus, le
diagnostique de n'importe quel médecin ne peut être perçu comme «vérité»
absolue, car aucun praticien n'est infaillible. Plus étrange encore, ce
communiqué n'eut pas de suite. C'est dire qu'il est tombé comme un cheveu sur
la soupe, car dans les pays respectueux de leurs citoyens, lorsqu'il s'agit de
la santé du chef de l'Etat, l'équipe chargée du suivi médical publie, selon
l'évolution positive ou négative de la maladie, des bulletins de santé afin d'en
informer l'opinion publique. Ce qui ne fut pas le cas du suivi du bulletin de
santé du souverain qui se résuma à un unique communiqué orphelin.
Puis ce fut le black-out. N'aurait-il pas été adéquat de publier un nouveau
bulletin annonçant que la maladie a été enrayée et que le souverain a retrouvé
la santé ? La non-publication de guérison est-elle de nature à rassurer
l'opinion publique ? Difficile à croire. A la suite du communiqué du 26 août, la
presse dite indépendante a essayé de faire son travail et a posé toutes sortes
de questions aussi bien d'ordre médical que politique, et même
constitutionnelles. Elle l'a fait dans le strict respect des règles
déontologiques et selon les impératifs qui président au journalisme
d'investigation.
Notons au passage que le professeur Maouni aurait dû tenir une conférence de
presse pour répondre aux interrogations légitimes de la presse aussi bien
nationale qu'internationale. Ce qui aurait permis de limiter dans une très
large mesure rumeurs, spéculations et interprétations diverses concernant la
santé du monarque, et faire ainsi l'économie de la crise qui a éclaté entre le
Pouvoir et la presse indépendante principalement. Or, ces investigations de la
presse indépendante qui ont été perçues comme une violation de la loi ont amené
le procureur du roi, et non le procureur général, près le tribunal de Première
instance de Rabat à ordonner à la police judiciaire de diligenter une enquête
«minutieuse» auprès des directeurs de trois quotidiens, Al Jarida El Oula, El
Michaal et El Ayam, sur les articles publiés traitant de la santé du souverain.
Il est bien entendu que le procureur a le droit, de par ses prérogatives,
d'ordonner de telles enquêtes. Mais il peut aussi le faire suite au dépôt d'une
plainte ou sur instruction de ses supérieurs. En a-t-il été ainsi ?
Au demeurant, relevons l'emploi de l'adjectif «minutieuse». Qualificatif qui
détonne dans le jargon juridique pour qui, en principe, toute enquête doit être
minutieuse. En principe ! Par ailleurs, le communiqué du procureur indique,
selon une dépêche de la MAP, que l'article d'El Ayam «comprend des faits
mensongers et de fausses informations concernant la santé de Sa Majesté le Roi,
contrairement à la vérité contenue dans le communiqué officiel publié par le
ministère de la Maison royale, du Protocole et la Chancellerie, signé par le Pr.
Abdelaziz Maouni médecin personnel de SM le Roi, directeur au palais royal».
En fait, le procureur semble s'être référé, pour lancer son enquête «sur la
vérité énoncée» par un professeur de médecine. Une première et du jamais vu dans
la pratique judiciaire marocaine ! Or, toute vérité est relative et le
Professeur en question ne jouit pas de l'infaillibilité. Il ne s'agit que d'un
diagnostique établi par un médecin, et comme tout diagnostique, il est peut-être
discutable. Mais, pour notre procureur, il s'agirait presque d'une vérité
«révélée» ! Ce faisant, M. le Procureur fait de la «vérité» du professeur
Maaouni une «vérité» sacrée qui ne saurait être discutée. N'est-ce pas là une
hérésie, une atteinte flagrante à la procédure et une manœuvre d'un responsable,
de nature à influencer le déroulement de l'enquête ? Après la «Pierre Sacrée»,
la «Ammaria sacrée», «Le sondage sacré», c'est désormais le tour au
«Diagnostique médical sacré».
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http://www.telquel-online.com/389/edito_389.shtml
Presse et pouvoir. A quand la détente ?
Par Ahmed R. Benchemsi
La presse n'est pas l'ennemie du pouvoir. L'intimider ne servira qu'à tendre
encore plus la situation, et ce n'est dans l'intérêt de personne.
La semaine dernière, pas moins de 10 journalistes ont été convoqués pour
interrogatoire à la préfecture de police de Rabat, pour répondre de la
publication d'"informations mensongères sur l'état de santé de Sa Majesté le
roi". Jusque-là, rien d'anormal. Ouvrir une enquête sur un présumé délit (la
diffamation en l'occurrence) en procédant à
l'interrogatoire des concernés, relève des prérogatives légitimes des forces de
l'ordre. Sauf que, une fois de plus, cela a tourné au harcèlement : à nos
confrères, coupés du monde après qu'on leur ai confisqué leurs téléphones
portables, les mêmes questions ont été posées un nombre incalculable de fois par
plusieurs équipes d'interrogateurs, relevant de différents services. Et tout
cela a duré 20 heures pour certains, et jusqu'à… 40 heures pour d'autres !! Dans
ces conditions, il ne s'agit plus d'interrogatoires, mais d'arrestations
déguisées – ou de gardes à vue non notifiées, ce qui revient au même. Ce n'est
pas à proprement parler illégal, puisqu'aucun texte ne limite les durées des
interrogatoires (ce qui est une grave anomalie, en passant). Mais ce type de
traitement est d'habitude réservé aux terroristes, ou présumés tels. Il faut
croire que c'est ainsi que l'Etat considère désormais les journalistes.
Il est juste de relever que les écrits de nos confrères sur la santé de Mohammed
VI étaient pour partie mal informés ou fondés sur des sources manifestement
douteuses. Certains ont aussi relayé des rumeurs en les présentant comme telles
– un procédé qui n'est pas anti-déontologique, mais qui peut se révéler spécieux
dans certains contextes. Est-ce que cela justifie, pour autant, que des
journalistes soient traités comme des criminels ? Non, mille fois non. Quand on
enferme les gens pendant 40 heures et qu'on leur pose la même question cent fois
de suite, on ne cherche pas à reconstituer des faits mais à intimider, voire à
casser moralement les interrogés. Qu'ils soient journalistes ou non, c'est
injustifiable.
Que s'est-il passé ? Après la publication par le cabinet royal d'un communiqué
sur la santé de Mohammed VI (une première historique, qui a suscité de multiples
interrogations), des journalistes ont cherché à en savoir plus. Ils ne faisaient
là que leur métier. Quoi de plus légitime que s'interroger sur la santé d'un
dirigeant qui tient tout le pouvoir entre ses mains ? Mais à qui demander ? Dans
les démocraties, où la publication de bulletins de santé des chefs d'Etat est
une pratique courante, il y a toujours des cellules de communication chargées de
répondre aux questions de la presse. Au Maroc, dès qu'il s'agit du roi, c'est
l'omerta à tous les niveaux. Ce n'est pas une raison pour prêter foi à des
sources douteuses, mais l'absence de toute source officielle devrait être, au
minimum, une circonstance atténuante. Sauf que l'Etat est à mille lieues de
cette logique. Témoin, le communiqué du procureur qui a ordonné les
interrogatoires, affirmant crânement que "la vérité est contenue dans le
communiqué officiel" et nulle part ailleurs. Un communiqué de deux phrases, pas
une de plus !! Elle est bien courte, cette "vérité" à laquelle la police a
reproché à nos confrères de "ne pas s'être tenus" (!!). C'est comme si, en
publiant ces fameuses deux phrases, le Palais estimait en avoir "assez fait"…
voire "déjà trop fait". Et qu'il était entré dans une colère noire dès qu'un mot
(ou une page) de trop a été publié(e) sur le sujet. Résultat, en bout de chaîne
: des policiers transformés en inquisiteurs et des journalistes traités comme
des malfrats.
Il est urgent de décrisper, pacifier et rationaliser les relations entre la
presse marocaine et le Palais royal. Et pour cela, il n'y a pas d'autre moyen
que de nommer un porte-parole du Palais, ou d'y instituer une cellule de
communication dotée d'une marge de manœuvre suffisante. C'est la condition de la
transparence, et toutes les démocraties la remplissent depuis longtemps. La
presse n'est pas l'ennemie du pouvoir. L'intimider, tenter de l'encercler et/ou
de l'étouffer par des manœuvres policières ou capitalistiques douteuses ne
servira qu'à tendre encore plus la situation. Ce qui ne servira les intérêts de
personne, et surtout pas du Maroc.
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http://www.telquel-online.com/389/actu_maroc1_389.shtml
Presse. l'affaire Rotavirus
En une semaine, dix journalistes de trois publications ont été entendus par la
police. Cinq d'entre eux, inculpés, risquent même jusqu'à cinq ans de prison.
Tout a commencé par un communiqué du ministère de la Maison royale, du Protocole
et de la Chancellerie, publié par la MAP le 26 août, informant que "Sa Majesté
le roi Mohammed VI présente une infection à rotavirus (…) nécessitant une
convalescence de cinq jours. L'état de santé de Sa Majesté le roi ne justifie
aucune inquiétude". L'annonce, première du genre sous l'ère Mohammed VI,
devient une information incontournable pour les médias. Alors que la plupart se
contentent de reprendre le communiqué officiel, le quotidien arabophone Al
Jarida Al Oula va plus loin. Et titre en Une le lendemain : "La maladie du roi
reporte les causeries religieuses et son déplacement à Casablanca". Dans cet
article, la journaliste Bouchra Edaou affirme, en se basant sur "une source
médicale anonyme", que "l'origine du rotavirus contracté par le roi serait due à
l'utilisation de corticoïdes contre l'asthme et qui sont responsables du
gonflement du corps et de la diminution de l'immunité".
Anouzla ouvre le bal
Mardi 1er septembre, Ali Anouzla, directeur de publication d'Al Jarida Al Oula,
reçoit un coup de téléphone. Un homme se présentant comme membre de la police
judiciaire lui apprend qu'il est attendu le jour même à 21 heures à la
préfecture de police de Rabat, en compagnie de Bouchra Edaou. Une fois sur
place, les deux journalistes se voient confisquer leurs téléphones avant d'être
séparés. Informés de l'objet de leur assignation, ils sont interrogés par une
quinzaine d'enquêteurs de différents services de sécurité. "Ils nous ont posé un
tas de questions sur tout et rien. Ce qui les intéressait, c'était de savoir
pourquoi nous ne nous étions pas contentés de publier le communiqué officiel.
Ils voulaient aussi connaître l'identité de notre source, que nous avons bien
sûr refusé de révéler", raconte Ali Anouzla, "libéré" avec sa collègue le
lendemain à 6 heures du matin. Tous les deux sont priés de revenir à 10 heures
pour un complément d'enquête. Entre-temps, un communiqué du procureur du roi
parvenu à la MAP annonce l'ouverture "d'une enquête minutieuse" sur le directeur
d'Al Jarida Al Oula et la journaliste Bouchra Edaou pour avoir publié un article
comportant "des faits mensongers et de fausses informations concernant la santé
de Sa Majesté, et qui sont dénués de tout fondement".
Le second interrogatoire est plus long que le premier. Beaucoup plus long. Les
deux journalistes vont être les hôtes de la PJ durant 40 heures. "C'était
pénible, même si les enquêteurs nous ont toujours traités avec respect". Cette
fois-ci, les deux journalistes ne sont pas les seuls à avoir été "invités" par
la police. Un médecin soupçonné d'être leur source, dont le nom a été retrouvé
sur le téléphone d'Anouzla, est convoqué. Il reconnaît collaborer de temps en
temps avec le quotidien arabophone mais nie être celui qui l'a "tuyauté" à
propos de la maladie du roi. Il est finalement relâché. Tout comme Anouzla et
Edaou, jeudi 3 septembre à 20 heures.
A qui le tour ?
Au moment où les deux journalistes d'Al Jarida Al Oula retrouvent leur liberté,
les kiosquiers de nuit de la capitale reçoivent les hebdomadaires arabophones de
la semaine. Deux d'entre eux, Al Ayam et Al Michaâl, consacrent leurs
couvertures à la maladie du roi. Hasard ou coïncidence, les deux journaux ont
opté pour le même titre : "La vérité sur la maladie de Mohammed VI". Al Ayam y
évoque les rumeurs sur la santé du roi et s'interroge sur la nature de sa
maladie. Al Michaâl donne, pour sa part, la parole à un médecin qui explique la
nature et les symptômes du rotavirus, ainsi qu'au journaliste espagnol Pedro
Canales qui affirme que ses "sources médicales à Paris lui ont assuré que
Mohammed VI était atteint d'une maladie incurable".
Samedi 5 septembre, à 18h30, Driss Chahtane, directeur de la publication d'Al
Michaâl, est prié par téléphone de se rendre à 21 heures à la préfecture de
police de Rabat, accompagné des journalistes Mustapha Hirane et Rachid Mhamid
qui ont rédigé l'article incriminé. Quelques minutes plus tard, Maria Moukrim,
rédactrice en chef d'Al Ayam, reçoit un appel de même nature. Elle est invitée à
être accompagnée de son patron, Nourreddine Miftah, et de deux membres de la
rédaction, Youssef Bajaja et Mohamed Saadouni. A l'heure indiquée, tout ce beau
monde se retrouve donc au siège rbati de la police. Dépossédés de leurs
téléphones portables et séparés les uns des autres, ils ont droit au même
traitement que leurs confrères d'Al Jarida Al Oula. Durant 9 heures d'affilée,
les sept journalistes sont interrogés pêle-mêle sur leur vie personnelle, leurs
parcours professionnels, leurs voyages à l'étranger. Et sur les raisons qui les
ont amenés à publier leur dossier sur la maladie du roi.
Zizanie à tous les étages
Chahtane raconte : "On nous accusait d'être de mauvaise foi, de vouloir semer la
zizanie dans le pays". Libérés dimanche à 6 heures du matin avec pour consigne
de revenir à 11 heures, les sept journalistes apprennent que le parquet a
ordonné à leur encontre, comme pour Al Jarida Al Oula, l'ouverture d'une
enquête. A 11 heures, le groupe de journalistes auquel s'est joint Mustapha
Mansour, d'Al Ayam, convoqué lui aussi, reprend place pour une nouvelle séance
d'interrogatoire, légèrement différente de la précédente. "En plus des questions
habituelles, ils nous ont demandé avec insistance pourquoi nous avons choisi
telle photo, opté pour telle expression, ou tel titre, etc.", raconte un des
journalistes d'Al Ayam, libéré avec ses collègues le jour même à 18 heures.
Quant à ses confrères d'Al Michaâl, ils ont dû patienter jusqu'au lendemain,
lundi 7 septembre, à 1 heure du matin.
Plus tard dans la journée, un communiqué du procureur du roi, diffusé par la
MAP, donne une idée sur les intentions de l'Etat dans cette affaire : Ali
Anouzla et Bouchra Edaou comparaîtront devant la justice le 29 septembre pour
"délit de publication avec mauvaise intention, de fausse information,
d'allégations et de faits mensongers". Idem pour les 3 journalistes d'Al
Michaâl, dont le procès est attendu le 1er octobre. Les 5 journalistes risquent
des condamnations allant d'un à cinq ans de prison.
Zoom. Des soutiens et… une critique
L'affaire "Rotavirus" fait réagir. Forcément. L'AMDH a soutenu les journalistes
incriminés, considérant que l'affaire est "un nouvel épisode dans la série
d'ennuis que subit au quotidien la presse marocaine". Le Syndicat national de la
presse marocaine a envoyé pour sa part une lettre aux ministres de la Justice,
de l'Intérieur et de la Communication dans laquelle il pointe du doigt "des
conditions d'interrogatoire difficiles comme s'il s'agissait de criminels
dangereux". De l'étranger, en plus du soutien de Reporters Sans Frontières, les
journalistes en question ont reçu le soutien du Committee to Protect Journalists
qui a demandé aux autorités marocaines de mettre fin à la procédure en cours.
Par ailleurs, la Fédération marocaine des médias a publié le 3 septembre un
communiqué à contre-courant affirmant que "la sphère privée du souverain devient
pour certains titres un véritable fonds de commerce". En réaction, 4 directeurs
de journaux (Abdellah Chankou, Mohamed Hafid, Abderrahim Ariri et Driss
Chahtane) ont démissionné de l'instance présidée par Kamal Lahlou, n'ayant pas
été consultés avant la publication de ce communiqué.
---------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/100909/Rubriques/evenement.htm#9
Pour avoir publié des articles sur l'état de santé de Mohamed VI
Sale temps pour la presse marocaine
Au royaume du Maroc la presse a toute la latitude de dénigrer un pays qui
s'appelle Algérie et risque gros si elle ose écrire ou prononcer le nom du roi
Mohamed VI si ce n'est pour faire les éloges de sa majesté.
C'est ce qui vient d'être vérifié, encore une fois, avec l'affaire des
hebdomadaires indépendants Al- Ayam et Al-Michaâl. Dimanche dernier, la police
judiciaire marocaine a achevé l'audition des directeurs de ces deux
hebdomadaires qui ont publié des articles sur la santé du roi marocain.
Noureddine Miftah, d'Al Ayam, Idriss Chahatane d'Al Michaâl, et plusieurs autres
journalistes des deux journaux ont été entendus samedi et dimanche par la police
judiciaire à Rabat, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet. Ils ont
pu quitter le poste de police mais ce n'est pas encore fini puisque la police
les a informés qu'elle pourrait les convoquer de nouveau à tout moment. Les
policiers qui avaient interrogé ces journalistes ne s'étaient pas contentés du
communiqué officiel diffusé par le palais royal marocain sur l'état de santé du
roi Mohamed VI. Le 26 août dernier, le palais royal marocain avait annoncé que
le roi avait été placé en convalescence pour cinq jours en raison d'une
«infection» ne présentant «aucune inquiétude sur sa santé». Des articles sur la
santé du roi ont été publiés dans quelques journaux marocains, dans leur édition
du lendemain, expliquant la ma-ladie, ce qui n'a pas été du goût du palais royal
marocain. La machine judiciaire a été mise en marche. Le procureur général avait
indiqué avoir ordonné à la police d'ouvrir une enquête «minutieuse» auprès des
deux journaux. Avant ces auditions, Ali Anouzla, directeur et rédacteur en chef
du quotidien indépendant Al Jarida Al-oula a été entendu par la police
judiciaire marocaine. Il avait lui aussi publié un article sur la santé du roi
Mohamed VI, le 27 août dernier. Pas uniquement lui, puisque Ali Anouzla et la
journaliste du quotidien, Bouchra Eddou, auteur de l'article mis en cause ont
été entendus à Rabat par la police judiciaire trois jours consécutifs. Ali
Anouzla a été informé qu'il comparaîtra le 29 septembre devant un tribunal de
Rabat pour avoir publié dans le journal qu'il dirige une «fausse information»
sur la santé du roi Mohamed VI, a indiqué un procureur lundi dernier.
Comparaîtra avec lui la journaliste Bouchra Eddou, auteur d'un article intitulé
«la maladie du roi reporte les causeries religieuses et son déplacement à
Casablanca». Le directeur et rédacteur en chef du quotidien Al-Jarida Al-Oula
est accusé de «délit de publication avec mauvaise intention, de fausse
information, d'allégations et de faits mensongers». Autant d'accusations qui
illustrent l'acharnement des autorités marocaines contre cette presse.
Quatre directeurs de journaux démissionnent
La Fédération marocaine des médias (FMM) a rendu public, par la suite, un
communiqué dans lequel sont dénoncés ces articles de presse puisqu'il y est
écrit que «la sphère privée du souverain (le roi Mohamed VI, NDLR) devient, pour
certains titres, un véritable fonds de commerce dont on n'hésite pas à exploiter
les retombées en termes de gains», publié par l'agence officielle marocaine MAP.
Quatre directeurs de journaux indépendants, Abdallah Chenkou (Le Canard Libéré,
hebdomadaire satirique francophone), Mohamed Hafid (Al Hayat Al Oussbouiya),
Abderahim Ariri (Al Waan Alaan) et Driss Chahtan (Al Michaâl), ont démissionné
de cette fédération pour protester contre le fait qu'ils n'avaient pas été
consultés avant la publication de ce communiqué. Ils ajoutent avoir été surpris
de voir ce communiqué publié tandis que plusieurs journalistes parmi ceux
concernés par cette affaire se trouvaient encore dans des locaux de la police
judiciaire.
Le précédent Ali Lemrabet
Les harcèlements contre la presse au Maroc ne datent pas de cette affaire mais
gagnent en ampleur, rétrécissant à chaque fois davantage le champ de la liberté
d'expression au pays du roi Mohamed VI. Ali Lemrabet est un journaliste marocain
connu pour son talent et pour les exactions commises par les autorités
marocaines et il continue à en être la victime. Il a été condamné par la justice
marocaine à verser une amende de 50 000 dirhams et à 10 ans d'interdiction
d'exercer le journalisme pour diffamation. Il lance en mars 2000 «Demain» une
publication qui sera interdite par les autorités marocaines en décembre de la
même année pour «atteinte à la stabilité de l'Etat», suite à la publication d'un
article mettant en cause la gauche marocaine dans la tentative de coup d'Etat de
1972. L'acharnement se poursuit.
M. Abi
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http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/09/07/maroc-interdit-de-speculer-sur-\
la-sante-du-roi_1236890_3212.html#ens_id=1235919
Maroc: interdit de spéculer sur la santé du roi
Depuis presque une semaine, la police marocaine procède à l'interrogatoire des
journalistes qui ont émis des doutes sur un communiqué royal relatif à la santé
du roi. Le 26 août, le Palais avait annoncé que Mohammed VI était en
convalescence pour cinq jours, en raison d'une "infection à rotavirus avec
signes digestifs et déshydratation aiguë" ne présentant "aucune inquiétude pour
sa santé". Croyant voir dans ce bulletin - une première - le signe qu'il était
désormais possible d'écrire sur la santé du roi, plusieurs quotidiens
arabophones, en particulier Al-Jarida Al-Oula, Al-Ayam et Al-Michaal, ont
enquêté sur ce rotavirus. Dès la publication des articles, le ministère public a
ordonné "une enquête minutieuse" pour savoir quelles étaient les sources des
journalistes. Dix d'entre eux, selon le quotidien espagnol El Pais, ont été
interrogés par la police, parfois huit heures d'affilée. Depuis plusieurs
années, la santé du roi alimente les conversations privées au Maroc.
Florence Beaugé
Article paru dans l'édition du 08.09.09
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http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/09/04/au-maroc-une-heresie-juridique-\
au-secours-du-roi_1235814_3212.html#ens_id=1235919
http://www.africatime.com/maroc/nouvelle.asp?no_nouvelle=478847&no_categorie=
Au Maroc, une "hérésie juridique" au secours du roi
Snder le peuple sur son roi est un sacrilège. Les Marocains l'ont découvert le
1er août quand la police a investi, à Casablanca, les locaux de l'imprimerie de
TelQuel et de sa version arabophone Nichane, les deux premiers hebdomadaires du
royaume, pour procéder à la saisie puis à la destruction des 100 000 exemplaires
tirés. Motif : ils contenaient un sondage, (réalisé en partenariat avec Le
Monde), sur le bilan des dix premières années de règne de Mohammed VI.
Le 4 août, le tribunal administratif de Casablanca rejetait la plainte de
TelQuel qui avait réclamé l'annulation de cette saisie, l'estimant "illégale".
Aucune loi au Maroc n'interdit les sondages, faisait valoir le groupe de presse,
et aucune loi n'autorise à détruire des journaux sans décision de justice. Le
tribunal administratif n'avait alors pas motivé son refus. Ce n'est que le 28
août que TelQuel a pu avoir connaissance des attendus du jugement.
La cour motive sa décision non parce qu'elle l'estime légalement fondée, mais
parce que, dit-elle, "c'eut été improductif de l'invalider, puisque, de toute
façon, les exemplaires saisis avaient déjà été détruits". Un raisonnement qui
fait dire à Ahmed Benchmesi, directeur du groupe TelQuel, que "la justice
marocaine a justifié une violation de la loi... par une autre violation de la
loi !" Pour lui, "on ne pouvait imaginer meilleure conclusion à une séquence qui
a été une hérésie juridique de bout en bout".
Sondage interdit
L'attitude des autorités marocaines a paru d'autant plus incompréhensible que le
sondage interdit, réalisé par LMS-CSA, filiale au Maroc de l'institut de
sondages français CSA, était extrêmement positif pour le souverain qui était
crédité de 91 % d'opinions favorables. Pour avoir maintenu la publication de
cette enquête en dépit des avertissements des autorités marocaines, Le Monde du
4 août a été censuré au Maroc. "La monarchie ne peut être mise en équation, même
par la voie d'un sondage", devait justifier le ministre de la communication,
Khalid Naciri. Mercredi 2 septembre, la "ligne rouge" qu'est le roi a de nouveau
été rappelée. Le directeur du quotidien arabophone Al-Jarida Al-Oula a été
convoqué par la police tandis qu'une enquête était ouverte par le parquet de
Rabat. Dans un article consacré au roi, le journal avait osé mettre en doute un
bulletin de santé officiel publié par le palais royal.
Florence Beaugé
Article paru dans l'édition du 05.09.09.
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=121201
(Lundi 07 Septembre 2009)
Le parquet décide d'interroger les directeurs de deux autres journaux
Les articles sur la santé de Mohammed VI au peigne fin
Par : R. I./Agences
La question de l'état de santé du souverain marocain n'en fini pas de faire
couler beaucoup d'encre et de salive. Le procureur général de Rabat a ordonné
samedi à la police d'ouvrir une enquête "minutieuse" auprès des directeurs des
hebdomadaires marocains (indépendants) Al Ayam et Al Michaâl suite à la
publication cette semaine d'articles sur la santé du roi Mohammed VI, a-t-on
appris de source officielle. Le parquet reproche au directeur d'Al Ayam,
Noureddine Miftah, la publication d'un article intitulé "l'énigme de l'annonce,
pour la première fois, par le palais d'un malaise de santé dont le souverain a
été victime". Dans cet article, Al Ayam évoque les "rumeurs" sur la santé du roi
et "s'interroge sur la nature de la maladie du souverain". Le procureur général
a également demandé à la police d'entendre le directeur d'Al Michaâl, Idriss
Chahtane, après la publication d'un article titré : "Al Michaâl dévoile les
raisons du communiqué du Palais au sujet de la maladie du roi qui a inquiété
l'opinion publique". Dans ce dossier, Al Michaâl a publié une interview d'un
médecin, Mohamed Ben Boubakri, intitulée : le virus "rotavirus, sa cause est
l'immunodéficience... ou l'allergie". Selon le procureur, ces articles
comprennent des "faits mensongers et de fausses informations", "contrairement à
la vérité contenue dans le communiqué de la Maison royale, signé par le
professeur Abdelaziz Maouni, médecin personnel du roi". Le parquet a également
ordonné une enquête avec "toute personne impliquée" dans cette affaire. Le 26
août, un communiqué du palais avait annoncé que le roi avait été placé en
convalescence pour cinq jours en raison d'une "infection" ne présentant "aucune
inquiétude sur sa santé". Le roi "présente une infection à rotavirus avec signes
digestifs et déshydratation aiguë nécessitant une convalescence de cinq jours",
avait indiqué le communiqué signé par le professeur Abdelaziz Maaouni.
L'ouverture d'une enquête auprès d'Al Michaâl et Al Ayam vient s'ajouter à celle
qui a concerné en début de semaine Ali Anouzla, directeur et rédacteur en chef
du quotidien Al Jarida Al Oula, après la publication le 27 août d'un article sur
la santé du roi. Ali Anouzla et la journaliste du quotidien, Bouchra Eddou,
auteur de l'article incriminé, ont été entendus à Rabat par la police trois
jours consécutifs au cours desquels ils ont comparu libres.
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http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/lire.php?ida=172389&idc=103
La police interroge les directeurs de deux autres journaux
Les directeurs des hebdomadaires marocains (indépendants) Al Ayam et Al Michaâl
ont été interrogés dimanche par la police pour le deuxième jour consécutif après
la publication d'articles sur la santé du roi Mohammed VI, a-t-on appris de
sources concordantes.
Noureddine Miftah (Al Ayam) et Idriss Chahatane (Al Michaâl) ont été convoqués
par la police samedi soir et dimanche dans les locaux du commissariat central de
Rabat pour être entendus sur des articles publiés cette semaine, selon ces
sources.
Outre MM. Miftah et Chahatane, la police interroge aussi deux autres
journalistes d'Al Ayam, Mériem Moukrim et Youssef Bajaja.
Le procureur général de Rabat avait indiqué samedi soir avoir ordonné à la
police d'ouvrir une enquête minutieuse auprès des deux publications.
Le parquet reproche à Al Ayam la publication d'un article intitulé "l'énigme de
l'annonce, pour la première fois, par le palais d'un malaise de santé dont le
souverain a été victime".
Le procureur général n'a pas non plus apprécié un article d'Al Michaâl titré:
"Al Michaâl dévoile les raisons du communiqué du Palais au sujet de la maladie
du roi qui a inquiété l'opinion publique".
Al Michaâl a également publié une interview d'un médecin, Mohamed Ben Boubakri,
intitulée: le virus "rotavirus, sa cause est l'immunodéficience... ou
l'allergie".
Selon le procureur, ces articles comprennent des "faits mensongers et de fausses
informations".
Le 26 août, le palais royal avait annoncé que le souverain avait été placé en
convalescence pour cinq jours en raison d'une "infection" ne présentant "aucune
inquiétude sur sa santé".
Le roi "présente une infection à rotavirus avec signes digestifs et
déshydratation aiguë nécessitant une convalescence de cinq jours", avait indiqué
le communiqué signé par le professeur Abdelaziz Maaouni, médecin personnel du
roi.
L'audition des directeurs d'Al Michaâl et Al Ayam vient s'ajouter à celle, en
début de semaine dernière, d'Ali Anouzla, directeur et rédacteur en chef du
quotidien Al Jarida Al Oula. Celui-ci avait publié le 27 août un article sur la
santé du roi.
Ali Anouzla et la journaliste du quotidien, Bouchra Eddou, auteur de l'article
incriminé, ont été entendus à Rabat par la police trois jours consécutifs.
07-09-2009
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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/le_directeur_d_al_mi/view
Le directeur d'Al Michâal et deux journalistes déférés devant la justice le 1er
octobre
Rabat- Le directeur de publication de l'hebdomadaire Al Michâal, Idriss Chahtane
et deux journalistes de la même publication, Rachid Mhamid et Mustapha Hirane,
seront déférés, le 1er octobre, devant le tribunal de 1ère instance de Rabat
pour publication d'une fausse information et d'allégations mensongères.
Un communiqué du procureur du Roi près le tribunal de première instance de
Rabat, dont copie est parvenue jeudi à la MAP, précise qu'après l'enquête
diligentée par les services de la police judiciaire au sujet de l'article publié
par le journal dans son numéro 394 du 3 septembre, le Parquet général près la
même juridiction a remis une convocation directe à Idriss Chahtane poursuivi
pour "délit de publication, avec mauvaise intention, de fausse information,
d'allégations et de faits mensongers".
Rachid Mhamid et Moustapha Hirane, auteurs de l'article, ont été destinataires
d'une convocation similaire pour leur participation aux faits susmentionnés,
conformément aux articles 42 et 68 du Code de la presse.
Dernière modification 10/09/2009 13:09
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http://www.yabiladi.com/article-societe-3430.html
Maroc : Plusieurs journalistes entendus par la police ce week-end
Publié le 07.09.2009 | 10h55
Après Ali Anouzla, deux responsables de publications et des journalistes doivent
faire face à la police. Le procureur général de Rabat a ordonné le samedi 5
septembre, à la police d'ouvrir une enquête « minutieuse » auprès des directeurs
des hebdomadaires Al Ayam et Al Michaâl suite à la publication d'articles sur la
santé du roi Mohammed VI, rapporte l'AFP qui cite une source officielle.
Le parquet de la capitale reproche au directeur de l'hebdomadaire Al Ayam,
Noureddine Miftah, la publication d'un article intitulé « l'énigme de l'annonce,
pour la première fois, par le palais d'un malaise de santé dont le souverain a
été victime », ajoute l'AFP. Le papier incriminé « s'interroge sur la nature de
la maladie du souverain ».
Le procureur a également demandé à la police d'interroger le directeur d'Al
Michaâl, Idriss Chahtane, suite à la publication dans le numéro 226, du 3
septembre 2009 selon la MAP, d'un article sur la santé du roi. Ce dernier est
titré « Al Michaâl dévoile les raisons du communiqué du Palais au sujet de la
maladie du roi qui a inquiété l'opinion publique ». Le cas de ce deuxième hebdo
semble plus compliqué. En effet, dans le dossier mis en cause, Al Michaâl a
aussi publié une interview d'un médecin, Mohamed Ben Boubakri, intitulée: le
virus « rotavirus, sa cause est l'immunodéficience... ou l'allergie ».
Comme pour le journal Al Jarida Al Oula, le procureur leur reproche d'avoir
édité des articles comprenant des « faits mensongers et de fausses informations
(…), contrairement à la vérité contenue dans le communiqué de la Maison royale,
signé par le professeur Abdelaziz Maouni, médecin personnel du roi ».
Les deux directeurs de publication ont été interrogés au commissariat central de
Rabat le samedi soir et dans la journée du dimanche. On apprend en outre de
l'agence de presse française que les enquêteurs ont aussi interrogé deux autres
journalistes d'Al Ayam, Mériem Moukrim et Youssef Bajaja.
Auparavant, d'autres journalistes ont été entendus durant trois jours
consécutifs dans cette même affaire de publication d'articles sur la santé du
souverain. Il s'agit d'Ali Anouzla directeur et rédacteur en chef du quotidien
Al Jarida Al Oula et la journaliste du quotidien, Bouchra Eddou, auteur de
l'article incriminé.
Ibrahima Koné
Copyright Yabiladi.com
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http://www.libe.ma/Le-directeur-d-Al-Michaal-et-deux-journalistes-deferes-devant\
-la-justice_a5353.html
Le directeur d'Al Michâal et deux journalistes déférés devant la justice
Le directeur de publication de l'hebdomadaire Al Michâal, Idriss Chahtane et
deux journalistes de la même publication, Rachid Mhamid et Mustapha Hirane,
seront déférés, le 1er octobre, devant le tribunal de 1ère instance de Rabat
pour publication d'une fausse information et d'allégations mensongères.
Un communiqué du procureur du Roi près le tribunal de première instance de
Rabat, dont copie est parvenue jeudi à la MAP, précise qu'après l'enquête
diligentée par les services de la police judiciaire au sujet de l'article publié
par le journal dans son numéro 394 du 3 septembre, le Parquet général près la
même juridiction a remis une convocation directe à Idriss Chahtane poursuivi
pour "délit de publication, avec mauvaise intention, de fausses informations,
d'allégations et de faits mensongers".
Rachid Mhamid et Moustapha Hirane, auteurs de l'article, ont été destinataires
d'une convocation similaire pour leur participation aux faits susmentionnés,
conformément aux articles 42 et 68 du Code de la presse.
Samedi 12 Septembre 2009
L
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http://www.libe.ma/L-affaire-Al-Jarida-Al-Oula-Le-parquet-decide-de-poursuivre-A\
nouzla-et-Bouchra-Edaou_a5269.html
L'affaire Al Jarida Al Oula : Le parquet décide de poursuivre Anouzla et Bouchra
Edaou
C'est le 29 septembre que comparaitront devant la justice nos confrères «d'Al
Jarida Al Oula», en l'occurrence le directeur de publication du journal Ali
Anouzla et la journaliste Bouchra Edaou, auteur de l'article "La maladie du Roi
reporte les Causeries religieuses et Son déplacement à Casablanca", publié par
le journal dans son numéro 394 du 27 août dernier.
C'est le procureur du Roi près du tribunal de première instance de Rabat qui en
a décidé ainsi après de sempiternels interrogatoires menés par la police
judiciaire et où, selon certaines sources d'autres services sécuritaires
auraient participé. Le parquet reproche au directeur dudit quotidien, le fait
d'avoir publié avec mauvaise intention de fausses informations ainsi que des
allégations et de faits mensongers. En termes juridiques notre confrère Anouzla
est accusé de délit de publication. Quant à la journaliste Bouchra Edaou, elle
sera poursuivie pour contribution aux faits précités.
On se rappelle que suite au communiqué du palais royal sur la mise en
convalescence du roi pour cinq jours en raison d'une infection sans inquiétude,
Al Jarida Al Oula avait publié à la Une un article qui affirmait que selon
certaines sources médicales, qui ont gardé l'anonymat, que l'origine de la
maladie du souverain est la prise de corticoïdes contre l'asthme. Le même thème
avait mis les directeurs d'Al Ayam et d'Al Machaal sous enquête par le parquet.
Par ailleurs, quatre membres de la Fédération marocaine de presse qui se
trouvent être des directeurs d'hebdomadaires viennent de démissionner pour
dénoncer un communiqué publié dans l'affaire d'Anouzla au nom de cette
fédération. Mais il y a des signes qui ne trompent pas !Des signes
coureurs d'un changement qui s'opère dans le paysage journalistique et qui doit
se faire à travers un véritable dialogue national et non via le clientélisme et
les déclarations ou les prises de positions agressives entre les confrères.
Mercredi 09 Septembre 2009
KAMAL MOUNTASSIR
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http://www.aujourdhui.ma/nation-details70900.html
La presse objet de deux nouvelles enquêtes
Le Parquet a ordonné une enquête avec les directeurs des hebdomadaires Al Ayyam
et Al Michaâl suite à la publication dans leurs derniers numéros d'articles
concernant la santé de SM le Roi.
Le procureur général près le tribunal de première instance de Rabat a ordonné à
la police judiciaire de diligenter une enquête minutieuse avec le directeur de
l'hebdomadaire «Al Ayyam», suite à la publication dans le numéro 391, du 4
septembre 2009, d'un article intitulé «L'énigme de l'annonce, pour la première
fois, par le Palais d'un malaise de santé dont le Souverain a été victime...» Le
Parquet a ordonné, en outre, une enquête avec «toute personne impliquée dans
cette affaire». Le procureur général près le même tribunal a ordonné également à
la police judiciaire de diligenter une enquête avec le directeur de
l'hebdomadaire «Al Michaâl», suite à la publication dans le numéro 226, du 3
septembre 2009, d'un article sur la santé de SM le Roi. Le Parquet a, en plus,
ordonné une enquête avec «toute personne impliquée» dans cette affaire,
concernant la publication de cet article intitulé «Al Michaâl dévoile les
raisons du communiqué du Palais au sujet de la maladie du Roi qui a inquiété
l'opinion publique...».
Deux communiqués du procureur général près le tribunal de cette juridiction,
rendus publics, samedi 5 septembre, indiquent que chacun des deux articles en
question «comprend des faits mensongers et de fausses informations concernant la
santé de Sa Majesté le Roi, contrairement à la vérité contenue dans le
communiqué officiel publié par le ministère de la Maison royale, du Protocole et
de la Chancellerie, signé par le Pr. Abdelaziz Maouni, médecin personnel de SM
le Roi, directeur de la clinique du Palais royal».
A rappeler que le Parquet près le tribunal de première instance de Rabat avait
ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête minutieuse avec le
directeur de publication du journal «Al Jarida Al Oula», suite à la publication,
le 27 août 2009, d'un article intitulé «La maladie du Roi reporte les causeries
religieuses et son déplacement à Casablanca», ainsi qu'avec toute personne
impliquée dans cette affaire. Un communiqué du procureur du Roi près cette
juridiction indique que l'article en question «comprend des faits mensongers et
de fausses informations concernant la santé de Sa Majesté le Roi, et qui sont
dénués de tout fondement».
Le communiqué ajoute que le journal «s'est basé sur des sources anonymes
contrairement à la vérité contenue dans le communiqué officiel publié par le
ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie, signé par le
professeur Abdelaziz Maouni, médecin personnel de Sa Majesté le Roi, directeur
de la clinique du Palais royal». On apprend, par ailleurs, que le Pr. Maouni a
saisi le président du Conseil régional des médecins de la région Nord-Centre
concernant l'article précité «qui se fonde sur une source médicale anonyme
contenant des informations et allégations dénuées de tout fondement, et
contraires aux vérités médicales et scientifiques avérées» pour prendre les
dispositions qui s'imposent.n
Le 08-09-2009 à 13:53
Par : Mohamed Asswab (Avec MAP)
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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/le_parquet_ordonne_u/view
Le parquet ordonne une enquête avec le directeur de l'hebdomadaire +Al Ayyam+
sur un article concernant la santé de <SM> le Roi
Rabat - Le procureur général près le tribunal de première instance de Rabat a
ordonné à la police judiciaire de diligenter une <enquête minutieuse> avec le
directeur de l'hebdomadaire +Al Ayyam+, suite à la publication dans le numéro
391, du 4/9/2009, d'un article intitulé "l'énigme de l'annonce, pour la première
fois, par le Palais d'un malaise de santé dont le Souverain a été victime..."
Le parquet a également ordonné une enquête avec "toute personne impliquée dans
cette affaire".
Un communiqué du procureur du roi près cette juridiction, parvenu samedi soir à
la MAP, indique que l'article en question "comprend des <faits mensongers> et de
<fausses informations> concernant la santé de <Sa Majesté> le Roi, contrairement
à la <vérité> contenue dans le communiqué officiel publié par le ministère de la
Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie, signé par le Pr. Abdelaziz
Maouni, médecin personnel de <SM> le Roi, directeur de la clinique du Palais
royal".
Dernière modification 05/09/2009 21:27
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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/le_parquet_ordonne_u8130/view
Le parquet ordonne une enquête avec le directeur de l'hebdomadaire Al Michaâl
sur un article concernant la santé de <SM> le Roi
Rabat - Le procureur général près le tribunal de première instance de Rabat a
ordonné à la police judiciaire de diligenter une <enquête minutieuse> avec le
directeur de l'hebdomadaire +Al Michaâl+, suite à la publication dans le numéro
226, du 3/9/2009, d'un article sur la santé de <SM> le Roi.
Le parquet a également ordonné une enquête avec "toute personne impliquée" dans
cette affaire, concernant la publication de cet article intitulé "Al Michaâl
dévoile les raisons du communiqué du Palais au sujet de la maladie du Roi qui a
inquiété l'opinion publique...".
Un communiqué du procureur du roi près cette juridiction, parvenu samedi soir à
la MAP, indique que l'article en question "comprend des <faits mensongers> et de
<fausses informations> concernant la santé de <Sa Majesté> le Roi, contrairement
à la <vérité> contenue dans le communiqué officiel publié par le ministère de la
Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie, signé par le Pr. Abdelaziz
Maouni, médecin personnel de <SM> le Roi, directeur de la clinique du Palais
royal".
Dernière modification 05/09/2009 21:30
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http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/lire.php?ida=172085&idc=103
Fin de l'audition du directeur du journal Al Jarida Al Oula
L'audition par la police d'Ali Anouzal, directeur du quotidien arabophone Al
Jarida Al Oula, suite à la publication d'un article sur la santé de Mohammed VI,
s'est achevée au bout de trois jours, a-t-on appris vendredi.
"Jeudi soir, la police à Rabat m'a informé que les auditions étaient terminées
pour le moment", a affirmé à l'AFP Ali Anouzla, également rédacteur en chef d'Al
Jarida Al Oula.
M. Anouzla a précisé qu'il avait pu regagner son domicile après chaque audition,
au cours desquelles il comparaissait libre.
Al Jarida Al Oula avait annoncé jeudi qu'une autre journaliste du quotidien,
Bouchra Eddou, auteur de l'article incriminé, avait elle aussi été interrogée
durant trois jours par la police.
Mardi, le parquet de Rabat a ordonné l'ouverture d'une "enquête minutieuse" sur
Ali Anouzla à la suite de la publication, le 27 août, d'un article intitulé "la
maladie du roi reporte les causeries religieuses et son déplacement à
Casablanca".
Selon le parquet, l'article comprenait "des faits mensongers et de fausses
informations concernant la santé de Sa Majesté le Roi". Le journal "s'est basé
sur des sources anonymes, contrairement à la vérité contenue dans le communiqué
officiel (...) signé par le médecin personnel" du roi.
Selon l'agence officielle MAP, le médecin personnel du souverain a saisi le
président du Conseil des médecins à propos de cet article, "qui se fonde sur une
source médicale anonyme contenant des informations et allégations dénuées de
tout fondement".
Dans son édition du 27 août, Al Jarida Al Oula avait cité une source "médicale
anonyme" affirmant que "l'origine du rotavirus contracté par le roi serait du à
l'utilisation de corticoïdes contre l'asthme et qui sont responsables du
gonflement du corps et de la diminution de l'immunité".
La veille, un communiqué du palais royal avait annoncé que Mohammed VI avait été
placé en convalescence pour cinq jours en raison d'une "infection" ne présentant
"aucune inquiétude sur sa santé".
Le roi, ajoutait le texte, "présente une infection à rotavirus avec signes
digestifs et déshydratation aiguë nécessitant une convalescence de cinq jours".
05-09-2009
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3.3. UN SONDAGE INTERDIT
http://www.telquel-online.com/388/edito_388.shtml
Sondage interdit. Les leçons d'un ratage
Par Ahmed R. Benchemsi
TelQuel, Nichane et Le Monde ont donc été saisis car "sonder le peuple sur son
roi est sacrilège". Retour sur ce déplorable incident, qui est la négation même
du principe de démocratie.
D'abord, rappelons les faits. Samedi 1er août 2009, un bataillon de police a
investi les locaux de l'imprimerie de TelQuel et Nichane, à Casablanca. Quelques
heures plus tard, le ministre de l'Intérieur ordonnait la saisie, puis la
destruction des 100 000 exemplaires des deux magazines, parce qu'ils contenaient
un sondage, réalisé en partenariat avec Le Monde, sur le bilan des 10 ans de
règne de Mohammed VI. Même s'il créditait le roi de 91% d'opinions favorables,
le ministre de l'Intérieur a jugé "le principe même" de ce sondage "totalement
inacceptable". La saisie et la destruction qu'il a ordonnées n'en étaient pas
moins illégales, puisque non seulement aucune loi au Maroc n'interdit les
sondages, quel que soit leur sujet, mais aucune loi non plus n'autorise l'Etat à
détruire des journaux sans décision de justice. Au moment où nos numéros "après
censure" passaient sous presse, nous ne savions pas encore ce qu'il adviendrait
du recours déposé le jour même auprès du tribunal administratif, comme nous y
autorise la loi, contre la décision de saisie. Deux jours plus tard, le tribunal
a tranché : sans surprise, notre recours était rejeté. Mais les attendus du
jugement n'avaient pas été publiés sur le coup.
C'est donc l'info de la rentrée : le tribunal administratif a finalement motivé
sa décision. La saisie ordonnée par le ministre de l'Intérieur a été validée,
non parce que le tribunal l'a estimée légalement fondée, mais parce que,
tenez-vous bien, "c'eût été improductif de l'invalider, puisque de toute façon,
les exemplaires saisis avaient déjà été détruits" ! Autrement dit, la justice
marocaine a justifié une violation de la loi… par une autre violation de la loi
!! On ne pouvait imaginer meilleure conclusion à une séquence qui a été une
hérésie juridique de bout en bout.(1)
Maintenant, réfléchissons ensemble. Quel crime de lèse-majesté avions-nous donc
commis pour mériter une telle punition ? Sonder l'opinion des Marocains sur leur
roi, nous a-t-on reproché, consiste à "porter atteinte à l'ordre public"
(article 37 du Code de la presse), "manquer au respect dû au roi" (article 41)
et même "violer la Constitution" (particulièrement son article 23, qui stipule
que "la personne du roi est inviolable et sacrée"). Sauf qu'aucune de ces
accusations ne nous a été notifiée officiellement, à ce jour.
Le porte-parole du gouvernement s'est contenté de les brandir sur divers médias,
dans un flot de paroles souvent contradictoires. Or les paroles s'envolent, mais
les écrits restent. Et aucun écrit officiel ne nous accuse de quoi que ce soit.
Fallait-il attester, dans un document portant sceau de l'Etat ou de la justice,
que recueillir l'opinion du peuple sur son leader porte atteinte aux fondements
du régime ? Cela aurait consisté à assumer, officiellement, que la démocratie au
Maroc est une plaisanterie. Le Palais n'a pas voulu aller jusque-là. Ceux qui
ont décidé cette censure savent bien, malgré tous les discours et les
faux-semblants, que la "sacralité royale" ne saurait être un prétexte pour
bâillonner le peuple en interdisant les sondages d'opinion. Cela ne marche pas,
cela ne peut pas marcher. Pas à l'époque du worldwide Web, qui rend toute
censure profondément désuète. Dans les heures qui ont suivi la saisie de
TelQuel, Nichane et Le Monde, des centaines de sites Web ont publié et commenté
les résultats de ce sondage, dont l'écho est parvenu jusqu'en… Nouvelle Zélande
!(2) Demain, il y aura d'autres sondages sur le roi, venus du Maroc ou
d'ailleurs. Et il sera tout aussi vain de les "interdire". Réaffirmons-le avec
force et tranquillité : à l'heure d'Internet, la censure est un combat
d'arrière-garde, forcément voué à l'échec. Les autorités, qui ne peuvent
l'ignorer, ont saisi nos magazines quand même. Ce faisant, elles ont
probablement voulu nous "donner une leçon".
Quelle est cette "leçon", au fond ? "Le roi du Maroc est sacré, donc personne
n'a le droit d'émettre une opinion sur lui" ? Bien sûr que non ! Les télévisions
publiques n'arrêtent pas de tendre leurs micros à des Marocains qui émettent
l'opinion que le roi est parfait et infaillible ; cela n'a jamais dérangé
personne. Soyons clairs : ce ne sont pas toutes les opinions sur le roi qui
dérangent, mais seulement les opinions négatives. Pas celles de ces 9% de
Marocains qui, dans notre sondage, ont estimé "plutôt négatif" ou "très négatif"
le bilan des 10 ans de règne de Mohammed VI. Ceux-là "passent" encore, tant
qu'on peut leur opposer un taux d'approbation qui dépasse le seuil symbolique
des 90%. Non, le véritable souci du Palais, c'est que si les sondages sur le roi
se banalisent, d'autres opinions négatives s'exprimeront peut-être à l'avenir –
et peut-être même qu'elles seront majoritaires. Or ça, aux yeux de ceux qui nous
gouvernent, c'est inconcevable, inacceptable. Voilà le nœud du problème.
Allons droit au but. Les opinions négatives des peuples sur leurs dirigeants ont
toujours existé, et existeront toujours à divers degrés, quels que soient le
pays et son régime politique. C'est valable aussi pour le Maroc, et le Palais,
malgré toute l'irritation qu'il peut en concevoir, n'y peut rien. Se boucher les
oreilles en martelant "personne ne peut critiquer le roi", quand des millions de
gens le font chaque jour, ce n'est pas une posture souveraine. C'est un aveu de
faiblesse, voire de détresse.
Pourquoi les sondages inquiètent-ils tant le Palais ? Ce n'est pas parce qu'on
émet une opinion négative sur la monarchie qu'on a envie de la renverser pour
autant. Le porte-parole du gouvernement a rappelé que "le roi n'exerce pas un
mandat électif historiquement daté". Raison de plus pour qu'il n'ait rien à
craindre des sondages ! Dans les démocraties électives, les sondages négatifs
sur les chefs d'Etat sont pour ces derniers de réels motifs d'inquiétude,
puisqu'ils compromettent leur réélection. Rien de tel ne peut arriver au Maroc,
où le souverain a toute sa vie devant lui pour accomplir son œuvre, que le
peuple l'approuve ou pas. Il se trouve, et ce n'est pas le moins absurde de
cette aventure, que notre sondage censuré plébiscitait Mohammed VI ! Cela aurait
dû, en toute logique, le conforter dans la voie qu'il a tracée depuis 10 ans
pour le Maroc, malgré ce qu'elle peut avoir de contestable. La question, du
reste, n'est pas là. Même si l'opinion du peuple est négative, elle peut
toujours changer. Tout dépend de ce que le Palais, puisque c'est lui qui détient
le pouvoir, fera pour l'infléchir. Agir ainsi, ce serait respecter le peuple,
tenir compte de son opinion pour mieux cerner ses attentes, et mieux y répondre.
Ce serait digne et pacifique. Censurer l'opinion du peuple d'office, quelle
qu'elle soit, est en revanche, comme l'a écrit avec verve et talent le directeur
du Monde, "une injure au peuple".
On pourrait parler de démocratie. On pourrait rappeler que la liberté d'exprimer
son opinion sur le chef de l'Etat, aussi critique puisse-t-elle être, en est un
fondement. On pourrait rappeler, enfin, que la liberté d'expression est un droit
du peuple, plus encore qu'un droit de la presse. Et que sans cette liberté-là,
il est absurde de prétendre à la démocratie. Mais le Maroc, on l'a compris, n'en
est pas une. Puisons donc, puisque le Pouvoir agite la "spécificité marocaine"
tel un chiffon rouge, dans le fondement spécifique de notre système monarchique,
à savoir la bey'â, ou allégeance. Voici ce qu'en disait feu Hassan II, le "père
de la nation" : "L'allégeance est comme une bride, qui tient le roi d'un côté et
ses sujets de l'autre"(3). Aujourd'hui, c'est comme si le Palais considérait que
cela ne fonctionne que d'un seul côté. Cette bride qu'est l'allégeance "tient"
bien le peuple, mais ne saurait "tenir" le roi. C'est au contraire lui qui la
tient, et seul le peuple est bridé, notamment dans son droit à dire librement ce
qu'il pense. C'est là une inquiétante dérive.
Un dernier mot. L'utilisation du terme "Palais", tout au long de cet éditorial,
n'est évidemment pas innocente. Pourquoi ne pas citer "le roi" directement ?
Parce que le halo de secret qui l'entoure est tel qu'on ne peut jamais dire
jusqu'à quel point il intervient ou pas dans une décision – et notamment une
décision aussi contestable que censurer la presse de son pays. En revanche, il
est certain (et même confirmé) que la poignée d'"amis" qui l'entourent ont joué
un grand rôle dans cette déplorable affaire de sondage interdit. Que ces gens,
que nous désignons ici par "Palais", sachent qu'en ternissant ainsi l'image du
Maroc dans le monde, ils ont rendu un très mauvais service à leur roi. Piètre
manifestation d'"amitié" que voilà. Puissent-ils y réfléchir sereinement,
maintenant que l'orage est passé.
(1) En passant, aucune notification officielle de la destruction de nos 100 000
exemplaires n'existait jusque-là. La Justice du royaume, qu'elle en soit
remerciée, vient de nous en fournir une.
(2) Sur la blogosphère marocaine en particulier, la page web du monde.fr qui
commentait des résultats partiels du sondage a été téléchargée des dizaines de
milliers de fois. Depuis quelque temps, notre propre dossier "censuré" de
TelQuel, qui présente l'intégralité des résultats et de nos commentaires,
circule aussi sur la Toile.
(3) Hassan II, La mémoire d'un roi, entretiens avec Eric Laurent, Plon, 1993
------------>
http://www.libe.ma/Sondage-interdit,-maladie-du-Roi-Les-professionnels-reclament\
-des-etats-generaux-de-la-presse_a5151.html
Sondage interdit, maladie du Roi : Les professionnels réclament des états
généraux de la presse
L'affaire de « Al Jarida Al Oula » est venue rompre avec la torpeur d'un Ramadan
particulièrement caniculaire, cette année. Après le sondage interdit de cet été,
voici que le quotidien que dirige Ali Anouzla est, à son tour, dans l'œil du
cyclone. Le parquet a ordonné à la police judiciaire de « diligenter une enquête
minutieuse avec le directeur de publication, suite à la publication, le 27 août,
d'un article intitulé « La maladie du Roi reporte les causeries religieuses et
son déplacement à Casablanca », ainsi qu'avec toute personne impliquée dans
cette affaire ».
On s'en souvient, « Al Jarida Al Oula » avait publié un article révélant, sur la
base de sources médicales anonymes, que la maladie du Souverain serait en fait
due à un traitement de corticoïdes. Une version qui contredit pour le moins
fortement le communiqué officiel et particulièrement précis signé du médecin
particulier du Roi, Dr Maouni.
Cette affaire vient poser de nouveau la pratique journalistique et le respect de
la déontologie en terre marocaine. Au lendemain de l'interdiction de Tel Quel et
Nichane pour cause d'un sondage sur le chef de l'Etat, le ministre de la
Communication et porte-parole du gouvernement avait publié une tribune libre
pour en appeler à un débat national sur la presse. Trop de dérapages, trop de
procès, trop de malentendus sur fond d'un code de la presse presque aux
oubliettes. « Mais l'Etat lui-même est-il prêt à ouvrir un tel débat avec la
presse ? La question se pose d'autant plus que le blocage du code de la presse
empêche toute avancée. A cela, il faut ajouter que les choses s'étaient
entre-temps durcies avec l'emprisonnement du journaliste Hormatallah», explique
Younès Moujahid, le président du Syndicat national de la presse marocaine. Il
n'empêche, au SNPM on se dit prêt à la participation d'un grand débat national
sur la presse. « Un débat qui doit obligatoirement réunir l'ensemble des
parties, pouvoirs publics, presse partisane et presse indépendante et qui se
pencherait avec sérieux et profondeur sur la pratique journalistique et la
déontologie dans notre pays », soutient celui qui préside aux destinées du
Syndicat national de la presse marocaine.
Des recommandations qui engageraient toutes les parties
Les points de débat –et de divergences aussi- sont nombreux. Quelle forme donner
au conseil de la presse, cette instance qui aurait en charge la régulation du
secteur ? De quel code de déontologie faut-il se prévaloir ? Celui basé sur les
fondements constitutionnels du pays ou bien une déontologie telle
qu'universellement admise et que réclament les professionnels de la presse ? «
De la même manière, il est temps de débattre, comme nous le proposons, de
l'institution de la rédaction en chef. Au Maroc, le rédacteur en chef n'a pas de
statut ni professionnel ni légal alors qu'il doit être en principe le gardien de
la déontologie au sein de l'entreprise de presse. Il faut savoir que c'est le
directeur de publication qui est responsable au regard de la loi. C'est
d'ailleurs pourquoi le SNPM réclame une rédaction du code de la presse selon une
grille professionnelle ».
Si le SNPM est prêt à l'organisation d'un débat national sur la presse qui
aurait des allures d'états généraux –« à condition que nous dégagions des
accords et des recommandations qui seraient immédiatement exécutés », tient à
préciser Y. Moujahid- à la fédération marocaine des éditeurs de journaux, FMEJ,
on admet volontiers que « les choses sont véritablement complexes ». « Bien sûr
qu'il y a un fort besoin de débat. Mais dans le même temps, les divergences sont
tellement profondes, les avis tellement partagés que tout tourne autour d'un
code de la presse frappé de blocage », affirme Bahia Amrani, membre du bureau
national de la FMEJ. Celle qui est directrice du « Reporter » est conscience des
dérapages journalistiques. Mais pour elle, pas question de légiférer sur
l'exception que sont ces dérapages. « La règle, c'est en fait la majorité,
c'est-à-dire tous les autres journaux qui sont respectueux de la déontologie et
pour le reste, il y a le recours à la justice».
La FMEJ est prête, elle aussi, à s'impliquer dans ces états généraux de la
presse. A la fédération, on ne se fait pas d'illusion : ce sera le grand
déballage, la grosse lessive. « S'il faut en passer par là pour aboutir à des
textes qui régulent et qui soient respectés par les deux parties, c'est-à-dire
l'Etat et les professionnels de la presse, faisons-le », conclut ce membre
dirigeant de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux.
Vendredi 04 Septembre 2009
Narjis Rerhaye
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1.3.4. LES CARICATURES ROYALES INTERDITS
http://www.journaux.ma/maroc/actualite-marocaine/le-quotidien-akhabar-al-youm-po\
ursuivi-pour-avoir-publie-une-caricature
Le quotidien Akhabar Al Youm poursuivi pour avoir publié une caricature
Le ministère de l'Intérieur a annoncé lundi sa décision de poursuivre en justice
le quotidien arabophone Akhbar Al Youm pour non respect dû à un membre de la
famille royale, et de prendre d'autres mesures contre les "moyens et les locaux"
de cette publication.
Le ministère reproche à Akhbar Al Youm d'avoir publié dans son édition des 26-27
septembre une "caricature en relation avec la célébration par la famille royale
d'un événement à caractère strictement privé", en allusion à la célébration à
Rabat du mariage du prince Moulay Ismaïl durant le week-end.
Le prince Moulay Ismaïl, a épousé Anissa Lehmkuhl, une ressortissante allemande
de confession musulmane.
"L'utilisation de l'étoile de David dans la caricature suscite (...) des
interrogations sur les insinuations de ses auteurs et dénote des penchants
d'antisémitisme flagrant", note le communiqué du ministère.
Celui-ci a en outre indiqué qu'il prendra également à l'encontre du journal des
"mesures appropriées concernant ses moyens et ses locaux".
L'agence de presse MAP affirme pour sa part que le prince Moulay Ismail a décidé
lui aussi "d'initier une action en justice dans le cadre de cette affaire".
En août, les hebdomadaires Tel Quel et Nichane ont été saisis pour avoir publié
un sondage sur la monarchie.
Des actions en justice sont également en cours à l'encontre de plusieurs
journalistes, accusés d'avoir publié une "fausse information" sur la santé du
roi Mohammed VI.
AFP : 29.09.2009 - 08:45:00
-------------->
http://www.yabiladi.com/article-politique-1817.html
Caricature d'un membre de la famille royale : Saisie d'Akhbar Al Youm
Publié le 29.09.2009 | 19h46
Dans un communiqué parvenu lundi à la MAP, le ministère de l'Intérieur a décidé,
de poursuivre en justice « Akhbar Al Youm » et de procéder à la saisie des
numéros de ce journal. Motif : la publication par ce quotidien arabophone d'une
« caricature en relation avec la célébration par la famille royale d'un
événement à caractère strictement privé ».
L'affaire remonte au week-end dernier. En effet, le roi Mohammed VI avait
présidé les cérémonies de célébration du mariage du prince Moulay Ismail avec
Anissa Lehmkuhl d'origine allemande. Le ministère reproche Akhbar Al Youm, la
publication dans son édition des 26-27 septembre d'une caricature représentant
Moulay Ismail. Pour l'Intérieur, elle « constitue manifestement une atteinte au
respect dû à un membre de la famille royale ».
Le journal est accusé d'avoir eu « recours à l'utilisation tendancieuse du
drapeau national (…) en faisant outrage à l'Emblème du Royaume ». Et ce n'est
pas tout. « L'utilisation de l'étoile de David dans la caricature suscite (...)
des interrogations sur les insinuations de ses auteurs et dénote des penchants
d'antisémitisme flagrant », note le communiqué du ministère. Le dessinateur
Khalid Gueddar, interrogé par le quotidien espagnol El Pais, a rétorqué que « le
fonctionnaire qui a confondu l'étoile verte marocaine avec le symbole bleu du
judaïsme a une déficience visuelle ».
Le département de Chakib Benmoussa avait ajouté dans son communiqué qu'il
prendrait des « mesures appropriées concernant les moyens et les locaux » du
journal. Malgré qu'ils ne contiennent pas la caricature en question, les numéros
du lundi et du mardi ont été saisis par la police, informe El Pais. De même, la
police « a fermé notre bureau à Rabat et à Casablanca, et a bloqué nos comptes
», s'est plaint à El Pais, Taoufik Bouachrine, directeur d'Akhbar al Youm.
Bouachrine qui nie le fait que la caricature contenait une étoile de David comme
l'a indiqué le communiqué du ministère, a ajouté que « la loi ne permet pas à
l'Intérieur d'agir de cette façon, mais elle a été ignorée. Seuls les tribunaux
peuvent interdire une publication ».
Enfin, on apprend de la MAP, que le prince Moulay Ismail, qui est aussi cousin
de Mohammed VI, a décidé d'intenter une action judiciaire contre le journal
Akhbar Al Youm.
Ibrahima Koné
Copyright Yabiladi.com
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http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&info=1081&date_ar=2009-9-30%2017:16\
:00
Pour atteinte au drapeau national et au respect dû à un membre de la Famille
Royale
Le ministère de l'Intérieur poursuit en justice le quotidien "Akhbar Al Youm"
Le ministère de l'Intérieur a décidé, conformément aux lois en vigueur, de
poursuivre en justice le quotidien "Akhbar Al Youm", pour avoir publié une
"caricature en relation avec la célébration par la famille royale d'un événement
à caractère strictement privé ", et de procéder à sa saisie.
Dans un communiqué diffusé par la MAP, le ministère souligne que cette
caricature, publiée par ce quotidien dans l'édition du 26-27 septembre 2009,
"constitue manifestement une atteinte au respect dû à un membre de la famille
royale".
"Au delà, et avec le recours à l'utilisation tendancieuse du Drapeau National,
la caricature porte atteinte à un symbole de la Nation, en faisant outrage à
l'Emblème du Royaume", ajoute le communiqué affirmant que "l'utilisation de
l'étoile de David dans la caricature suscite par ailleurs des interrogations sur
les insinuations de ses auteurs et dénote de penchants d'antisémitisme
flagrant".
"Le ministère de l'Intérieur, à la lumière des éléments disponibles sur cette
affaire, a décidé, conformément aux lois en vigueur, de poursuivre en justice le
quotidien Akhbar Al Youm, et de procéder à sa saisie, tout en prenant les
mesures appropriées concernant ses moyens et ses locaux", indique la même
source.
On apprend par ailleurs que Son Altesse le Prince Moulay Ismail a décidé
d'initier une action en justice dans le cadre de cette affaire.
>>>>>>>>>>>>
1.3.5. CINISME
http://www.aujourdhui.ma/bonjour-details70895.html
"Amalgame"
Le traitement par la presse de la maladie du Roi a eu des rebondissements
judiciaires sérieux. En fait un certain nombre de journaux, trois au total,
s'appuyant sur le communiqué du Palais Royal— un geste de <transparence> inédit
— ont cru devoir aller plus loin dans l'analyse, l'investigation et le
commentaire. Cela relève, compte tenu de la nature exceptionnelle de l'événement
— la santé du chef de l'État n'est pas un sujet banal —, de l'exercice normal de
la profession sauf quand cet exercice est confronté à des données protégées par
le secret médical, au droit à la vie privée, à la désinformation, à la
<manipulation> de sources anonymes ou à la propagation de <fausses>
informations, de rumeurs, etc. Le Code de la presse actuel, en son état, qui
encadre la liberté d'expression dans notre pays et les principes déontologiques
qui balisent, normalement, — même si l'on peut regretter leur faiblesse—, la
pratique de ce métier, sont de nature à qualifier les pratiques saines et de
bonne foi de celles qui ne le sont pas. A cet effet, une procédure judiciaire
est en cours sous l'autorité du procureur général de Rabat, et probablement, la
justice aura en toute sérénité, nous l'espérons, son mot à dire. Maintenant
est-ce que, pour autant, les associations professionnelles légitimes et
compétentes, essentiellement, au Maroc, le SNPM (Syndicat national de la presse
marocaine) et la FMEJ (Fédération marocaine des éditeurs de journaux), doivent
se lancer, pour le principe, dans une escalade de communiqués de défense
automatique des confrères mis en cause alors que l'affaire est en instruction ou
multiplier, d'une manière irresponsable, comme cela a été fait, les
condamnations intempestives et immatures des journalistes incriminés alors que
la justice ne s'est pas encore exprimée.
On ne peut être juge et partie, c'est contraire à l'Etat de droit. Sur le fond,
et sans se cacher derrière ses oreilles, si des délits sont qualifiés, que la
justice passe ! Mais avec toutes les garanties de droit nécessaires. Les
professionnels de la presse au Maroc ont toujours assumé leurs responsabilités
devant les tribunaux du Royaume. Ils le font tous les jours.
Mais <hystériser> l'opinion publique contre la presse en <manipulant> de
<pseudo> comités professionnels ou de <fausses> structures représentatives est
une voie sans issue.
De même, profiter de cette malheureuse, et regrettable, affaire pour installer,
entre les titres de presse, l'<amalgame>, la confusion et mettre un avant un «
Tous pourris » dédouanant est une démarche dénuée d'intelligence.
Soyons clairs, la presse marocaine a un profond respect pour SM le Roi. C'est à
lui qu'elle doit cette <liberté nouvelle> qui lui permet d'exercer son métier,
en gros, <convenablement>. Elle a été au même titre que l'ensemble de la nation
affectée par la nouvelle de sa maladie. Que certains titres aient commis des
erreurs, ou des fautes, dans le traitement professionnel du sujet cela peut se
concevoir. Cela relève de la justice mais sans escalade judicaire. Cela ne fait
de ses titres ni des ennemis de la nation, ni de dangereux terroristes, ni des
antimonarchistes. Les problèmes de la presse marocaine sont nombreux et
identifiés depuis longtemps. Les solutions existent. Les projets aussi. Mais la
réforme ne peut pas se faire dans le déni des partenaires représentatifs et
sérieux, dans l'exclusion du secteur de la presse de l'agenda gouvernemental,
ni, pour finir, dans la manipulation du secteur en opposant de fausses
expériences médiatiques — créées à cet effet pour discréditer l'ensemble —
contre d'authentiques projets éditoriaux qui contribuent à la vie démocratique,
au demeurant réelle, de ce pays.
Le 07-09-2009 à 10:13
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI
-------------->
http://www.map.ma/fr/sections/politique/m._naciri_plaide_pou/view
Naciri plaide pour un dialogue sérieux pour aller de l'avant dans la pratique
des <libertés> de presse au Maroc
Rabat, 10/09/09 - Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement,
M. Khalid Naciri a plaidé pour un dialogue sérieux pour aller de l'avant dans la
pratique de la liberté de la presse au Maroc, et considéré que le moment est
aujourd'hui opportun pour engager ce chantier.
"Ce dialogue est à même de rétablir la situation et d'instaurer un climat de
coopération positif et responsable", a affirmé le ministre lors d'un point de
presse, jeudi à Rabat, à l'issue du Conseil de gouvernement.
Le ministre a, en outre, déploré la situation actuelle de la pratique
journalistique dans nombre de supports, et qui, a-t-il dit, "connaît, on doit
tous le reconnaître, de graves dérives".
M. Naciri a, dans ce sens, appelé l'ensemble des acteurs à se conformer aux
règles juridiques et déontologiques.
"Le véritable problème ne réside pas dans le code de la presse, mais dans la
pratique", a souligné M. Naciri, notant que l'Etat, dans sa relation avec la
presse, "a largement dépassé ce qui est prévu dans ledit code".
Il a, en outre, rappelé la tenue récemment d'une réunion avec la fédération des
Editeurs et la Fédération marocaine des médias et le Syndicat national de la
presse marocaine (SNPM), affirmant à cet égard que le ministère demeure disposé
à discuter de toutes les questions relatives à la pratique journalistique dans
le Royaume.
Dernière modification 10/09/2009 16:40
--------------->
http://www.continentalnews.fr/actualite/editorial,145/l-ennemi-exterieur-un-inst\
rument-du-pouvoir-marocain,8915.html
L'ennemi extérieur, un instrument du pouvoir marocain
Une dépêche de Casafree signale que le ministre de la justice que la justice est
un secteur qui joue un rôle important dans la stabilité du pays et l'exercice
des libertés.
La polémique soulevé par la maladie du roi Mohamed VI a été une véritable
défaite pour la partie qui prône une certaine liberté de presse à ce sujet.
D'après Yabiladi, "le camp des «réfractaires» à toute forme de traitement
médiatique sur la base de témoignages ou écrits de personnes ressources non
identifiées a pris le dessus sur son…concurrent. Ceci au nom de la stabilité du
pays, le souci de préserver la construction démocratique et afin de ne pas
servir et cautionner les intérêts des «ennemis»…identifiés du Maroc. A savoir
une certaine presse étrangère, plus particulièrement espagnole avec par exemple
le journaliste espagnol Pedro Canales, mais aussi le front Polisario."
Si ce n'est pas la faute de l'Algérie, c'est la faute de l'Espagne ou du
Polisario. Jusqu'à quand les marocains vont admettre ce genre d'arguments qui
visent à leur garder soumis à la volonté de ceux qui ont toujours mis en cause
la stabilité du pays : ses gouvernants? Ce sont eux qui menacent la stabilité du
pays par leurs mesures de répression, par leur corruption et clientélisme qui
ont maintenu le peuple marocain dans la pauvreté et la dictature des fassis.
Ils utilisent l'argument de la stabilité du pays comme instrument de pouvoir
tout en mettant en place une société policière pour permettre à une minorité de
conserver ses privilèges sur le dos du peuple marocain et en détriment de ses
libertés. Ils distillent la peur à travers les médias pour vous faire oublier
les vrais problèmes. Les journalistes qui ont vendu leurs âmes au diable, tels
que Rachid Nini et les éditorialistes de la presse des faux partis politiques,
Libération, El Bayane, al-Alam, etc. participent d'une façon scandaleuse dans
cette campagne sophistiquée de manipulation et de désinformation.
La santé du roi n'aurait jamais été un sujet de discussion si le palais royal
n'avait pas diffusé ce communiqué mensonger pour justifier l'absence du roi aux
cérémonies du 40e anniversaire de la Révolution Libyenne. Là encore, on a jeté
la faute au journal espagnol El IMPARCIAL et à la traduction de son article par
un blog sahraoui.
Ce genre de situation gênante aurait pu être évitée, s'il n'y avait pas cette
fâcheuse habitude du régime de lier toute sa politique intérieur et extérieur au
dossier du Sahara Occidental. Une affaire qui dure depuis de 34 ans et continue
d'être le moyen le plus efficace pour simuler ce faux consensus dont le but réel
est de ligoter la société marocaine et l'empêcher d'avancer en matière de
libertés et de droits de l'homme.
Pas plus loin qu'il y a deux semaines, le conseiller royal Mohamed Moâtassim a
réuni les leaders de plusieurs partis politiques pour les inciter à condamner la
tentative de rupture du jeûne en public, initiée par le mouvement MALI. Selon
Moâtassim, un "complot étranger" vise à déstabiliser le royaume à travers ce
genre d'actions. Pire encore, Moâtassim a mis dans le même sac les émeutes
sociales de Sidi Ifni et Sefrou.
Le discours du pouvoir marocain glisse dans le délire et les marocains,
déconcertés, regardent ce spectacle avec stupeur.
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1.4. TORTURES ET PRISONNIERS POLITIQUES
http://www.telquel-online.com/389/lessentiel_389.shtml
Boudkour "délocalisée"
Zahra Boudkour, jeune étudiante emprisonnée à Marrakech, a été transférée vers
la prison de Kelaât Sraghna en milieu de semaine. Selon des sources
associatives, Boudkour a été transférée, ainsi que certains de ses camarades, à
la veille d'une visite du roi Mohammed VI à la prison Boulmharez. "Leur présence
gênait visiblement le protocole, qui craignait des actions de protestation en
parallèle à la visite du roi", explique un militant associatif.
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http://www.telquel-online.com/390/lessentiel_390.shtml
Abderrahim Jamaï a énergiquement protesté contre le transfert à Kelaât Sraghna
de Zahra Boudkour
Me Abderrahim Jamaï a énergiquement protesté contre le transfert à Kelaât
Sraghna d'une détenue politique (Zahra Boudkour) à cause d'une visite royale à
la prison de Marrakech. Dans une tribune publiée dans la presse, le bâtonnier
s'adresse à Abdelhafid Benhachem, responsable de l'administration pénitentiaire,
et affirme que les prisonniers ne sont pas des esclaves, et qu'il faut préserver
leur dignité.
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LE SOIR
(14-IX-2009)
L'OMDH rend visite Chakib Al Khayari
Cette fois-ci c'est la bonne. Une ONG marocaine a enfin réussi à franchir les
portes de la prison de Oukacha, à Casablanca pour rendre visite à Chakib Al
Khyari, le Président de l'Association du Rif des droits de l'Homme, Le militant
rifain a reçu vendredi dernier la présidente de l'Organisation marocaine des
droits de l'Homme (OMDH) et Son représentant local. Amina Bouayach et Mohamed
Bensalah ont donc inauguré une nouvelle ère dans les relations entre la
direction des prisons et les ONG marocaines. Des associatifs s'attendent à ce
que cette initiative se généralise pour tous les autres détenus du pays. Un
appel a été lancé dans ce sens par l'OMDH suite à cette visite. Les militants
associatifs ont apporté un message de solidarité et de soutien total de tous les
humanitaires du pays à Chakib Al Khyari. Bouayach et Bensalah ont été également
autorisés à présenter à Chakib Al Khyari divers objets offerts par les militants
de l'OMDH. Bouayach et Bensalah ont déclaré à l'issue de leur visite que Je
militant, incarcéré depuis le 17 février dernier, est en bonne santé. D'autres
visites de solidarité sont programmées dans les semaines à venir.
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1.5. LA LIBERTÉ RELIGIEUSE, BAFOUÉE
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ha6rIVNUzr1hrGsgWFAQSulhsD5w
Maroc: une femme disparaît après un essai de manifestation de "non-jeûneurs"
(AFP) – 21 sept. 2009
RABAT — L'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH, indépendante) a
affirmé lundi à Rabat être "sans nouvelles" depuis jeudi d'une journaliste
franco-marocaine soupçonnée d'être l'organisatrice d'une tentative de
manifestation de "non-jeûneurs" durant le ramadan au Maroc.
"Zineb El-Rhazoui ne s'est pas manifestée depuis jeudi dernier et sa famille
affirme elle aussi n'avoir plus de nouvelles d'elle", a déclaré à l'AFP la
présidente de l'AMDH, Khadija Ryadi.
Zineb El-Rhazoui appartient au Mouvement alternatif pour les libertés
individuelles (Mali), une association présente sur Facebook mais dont les
autorités affirment tout ignorer.
La journaliste faisait partie d'un groupe de six jeunes Marocains qui ont tenté,
le 13 septembre, d'organiser une manifestation à Mohammedia (à une trentaine de
km au sud de Rabat) pour dénoncer une loi qui punit au Maroc la "non observation
publique par les musulmans du jeûne du mois de ramadan".
"Tout Marocain musulman qui (la) viole publiquement (...) est puni d'un à six
mois de prison et une amende", selon la loi 222 du code pénal.
"Des informations contradictoires circulent sur Zineb. On ignore si elle a
disparu d'une manière illégale ou si elle se cache pour éviter la tension liée à
ses récentes activités", a poursuivi Khadija Ryadi, avant d'indiquer que l'AMDH
avait saisi le ministère de la Justice.
Cinq des six jeunes membres du Mali - qui militent pour l'abrogation de cette
loi 222 - ont été interrogés par la police dans le cadre d'une enquête
judiciaire.
Zineb El-Rhazoui a reçu elle aussi une convocation orale de la police pour être
interrogée jeudi à Mohammedia mais la police affirme "catégoriquement ignorer où
elle se trouve".
"Cette fille n'a pas été interrogée jeudi et elle ne se trouve pas chez la
police à Mohammedia ou ailleurs au Maroc", a déclaré à l'AFP une source proche
de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
L'AFP a tenté, en vain, de joindre Me Abderrahim Jamaï, l'avocat de Zineb
El-Rhazoui.
L'une des amies de Zineb El-Rhazoui, Ibtisam Lachgar, avait toutefois indiqué
dimanche à l'AFP avoir eu jeudi un dernier contact au téléphone, puis un échange
de courriels, avec la journaliste.
"Zineb m'a dit ce jour-là qu'elle ne savait toujours pas si elle devait répondre
ou non à la convocation de la police. Je n'ai plus eu de nouvelles depuis, son
téléphone portable étant constamment fermé.".
Ibtisam Lachgar avait également confié à l'AFP que Zineb lui avait dit que,
compte tenu de la tournure prise par cette affaire, "elle ne voulait voir
personne". "Je ne veux pas me montrer, aurait-elle ajouté. Je pense à rester
cloîtrée dans un appartement".
"Il est possible qu'elle soit entrée en clandestinité pour échapper à la tension
créée par la dénonciation de l'attitude des non-jeûneurs" du Mali, a pour sa
part déclaré à l'AFP Mourad Bekkouri, un avocat spécialiste des courants
islamiques.
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http://www.lematin.ch/flash-info/medias/maroc-journaliste-opposee-jeune-obligato\
ire-reapparue
Maroc: la journaliste opposée au jeûne obligatoire est réapparue
La journaliste Zineb El-Rhazoui, soupçonnée d'être l'inspiratrice d'une
tentative de manifestation de "non-jeûneurs" durant le ramadan au Maroc et dont
on était sans nouvelles depuis plusieurs jours, est réapparue mercredi, a-t-on
appris officiellement jeudi.
AFP - le 24 septembre 2009, 12h44
Zineb El-Rhazoui, qui a la double nationalité franco-marocaine, s'est rendue
mercredi après-midi au commissariat de police de Mohammédia (70 km au sud de
Rabat), a-t-on indiqué de source policière.
"Elle a été interrogée sur des faits en violation des lois marocaines, a-t-on
ajouté de même source. Nous avons agi dans le strict respect des juridictions
marocaines qui interdisent la non-observation, d'une manière ostentatoire, du
jeûne pendant le ramadan".
Les autorités ont souligné que la journaliste serait à nouveau entendue "en cas
de besoin".
L'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH, indépendante) avait affirmé
lundi être "sans nouvelles" depuis le jeudi 17 septembre de Zineb El-Rhazoui,
soupçonnée par la police d'avoir voulu organiser un pique-nique symbolique à
Mohammedia le 13 septembre pour dénoncer une loi qui punit au Maroc "la non
observation publique du jeûne du mois du ramadan".
"Zineb El-Rhazoui ne s'est pas manifestée depuis jeudi dernier et sa famille
affirme elle aussi n'avoir plus de nouvelles d'elle", avait déclaré à l'AFP la
présidente de l'AMDH, Khadija Ryadi.
Zineb El-Rhazoui appartient au Mouvement alternatif pour les libertés
individuelles (Mali), un groupe de discussion présent à l'origine sur Facebook
mais dont les autorités affirmaient tout ignorer.
Selon le journaliste Aziz El Yaakoubi, également membre du Mali, Zineb
El-Rhazoui s'était éclipsée pendant plusieurs jours, "le temps que la situation
se calme". Son audition par la police de Mohammedia a commencé à 16h00 mercredi
et s'est terminée vers 01h30 du matin jeudi, a précisé à l'AFP Aziz El Yaakoubi.
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http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/09/19/au-maroc-haro-sur-les-de-jeuneu\
rs-rebelles-du-mois-de-ramadan_1242511_3212.html
Au Maroc, haro sur les "dé-jeûneurs", rebelles du mois de ramadan
LE MONDE | 19.09.09 | 14h38 • Mis à jour le 19.09.09 | 14h38
Si le ramadan ne se terminait pas bientôt, je recommencerais. Et l'année
prochaine, s'il le faut, je le referai." Zineb El-Rhazoui, 27 ans, a de la
constance. Fin août, aux premiers jours du ramadan, la jeune femme et une amie
pédopsychiatre de 34 ans, Ibtissam Lachgar, ont créé un "groupe alternatif" sur
le site social Facebook. Objectif : la défense au Maroc de "toutes les libertés.
Toutes, même celles qui choquent comme la défense des homosexuels et la liberté
du culte", insiste Zineb El-Rhazoui, jointe par téléphone.
Première action : en plein ramadan, synonyme de jeûne pour les musulmans,
"organiser un pique-nique symbolique" - et discret - dans une forêt de
Mohammedia, une ville moyenne, facile d'accès à mi-chemin entre Rabat et
Casablanca. Une première dans un pays où le non-respect du jeûne est toléré, à
condition de rester non ostentatoire.
Combien sont-ils à se retrouver à la gare de Mohammedia dimanche 13 septembre
avec leurs sandwichs ? Sans doute guère plus d'une poignée, mais la jeune femme
n'a pas le temps de compter ses "amis" car, à peine arrivée, raconte-t-elle,
"des policiers - ils étaient des dizaines - nous ont interpellés, insultés,
fouillés, avant de me remettre dans le train, flanquée d'agents du
contre-espionnage". Zineb El-Rhazoui est actuellement recherchée par la police.
Une demi-douzaine de convives ont eu moins de chance qui ont été arrêtés à
Mohammedia. Plusieurs sont toujours gardés à vue. Quelques-uns ont choisi la
clandestinité.
L'affaire des "dé-jeûneurs", comme on les surnomme, est devenue une affaire
d'Etat qui fait les choux gras de la presse et de la télévision. Ce sont de
"jeunes inconscients qui ont voulu pêcher en eau trouble", a lancé le ministre
de la communication, Khalid Naciri. "Discuter d'une liberté individuelle qui ne
respecte pas l'islam ouvre la porte au non-respect de la patrie et de
l'institution monarchique", a prévenu un dignitaire religieux, Abdelbari Zemzmi.
Et Mustapha Ramid, le chef du groupe parlementaire du Parti de la justice et du
développement (PJD, islamo-conservateur), de conclure : "Nous ne pouvons
accepter que des musulmans dé-jeûnent publiquement."
UN À SIX MOIS DE PRISON
Les autres partis politiques - y compris les socialistes membres de la coalition
gouvernementale - ne sont pas en reste qui, après avoir été convoqués au Palais
royal par un conseiller de Mohammed VI, ont dénoncé l'initiative prise par le
Mouvemement alternatif pour la défense des libertés individuelles (MALI) sur
Facebook.
A l'appui de leur condamnation, l'article 222 du code pénal qui stipule que
"tout individu notoirement connu pour son appartenance à l'islam qui rompt
ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le ramadan" encourt une
peine d'un à six mois de prison. En revanche, l'Association marocaine des droits
de l'homme (AMDH) a pris la défense des "dé-jeûneurs".
Pendant ce temps, sur Facebook, le MALI fait recette. Ils sont plus d'un millier
à avoir rejoint les deux femmes fondatrices du mouvement alternatif.
Jean-Pierre Tuquoi
Article paru dans l'édition du 20.09.09
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http://www.lepost.fr/article/2009/09/17/1700443_maroc-peine-de-prison-pour-des-p\
ersonnes-ayant-rombu-le-jeune-en-public.html
Maroc: Peine de prison pour des personnes ayant rompu le jeûne en Public!
Par Robin Des Blogs
le 19/09/2009 à 20:44
Dans une suite fracassante de l'action menée par le mouvement MALI, qui visaient
à revendiquer le droit aux libertés individuelles, par une rupture du jeûne en
public, 15 personnes ont été poursuivies, mercredi 16 Septembre 2009, par la
cour de première instance de Casablanca, pour le dit motif. Deux individus
auraient été condamnées à des peines allant de un à six mois.
Pour rappel, cette affaire avait défrayé la chronique au Maroc, du fait que le
non respect du Ramadan est le seul exercice religieux qui une fois non respecté
en public, est passible d'une poursuite judiciaire. Le mouvement, MALI, avait
fait un coup de pub pour sa cause en interpellant la presse ibérique, pour
couvrir cette action de choc et par le même biais faire pression sur les
autorités pour une abrogation des textes de loi, visant à inhiber les libertés
individuelle, dans un pays où la liberté de culte est garantie par la
constitution, toujours selon le communiqué du groupuscule sur Facebook.
Ce rebondissement, confirme, donc, la volonté de l'Etat marocain, de pérénniser
sa politique vis à vis de manifestations de ce genre. Des cas de lèse sentiment
public mitigés, quand on sait que bien d'autres phénomènes, relatant de la même
réference religieuse sont négligés, voire baffoués par le pouvoir lui même.
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http://www.lepost.fr/article/2009/09/17/1700087_pharisaisme-d-etat.html
Pharisaïsme d'Etat.
Par Robin Des Blogs
le 17/09/2009 à 07:55,
Avant de me lancer dans le sujet dont je veux vous parler aujourd'hui,
j'aimerais bien m'excuser la promesse non tenue pour la couverture du mois de
Ramadan. J'ai eu des empêchements d'ordre professionnel qui m'ont pris tout mon
temps. Qu'à cela ne tienne, Ramadan est presque fini certes, mais, puisque le
meilleurs est à la fin, toujours, je vous rapport un fait qui va faire rire pour
certains et rougir d'indignation plein d'autres. Dans tous les cas, un débat
fait rage chez nous au Maroc ces derniers jours, pourquoi pas lui donner une
autre dimension.
Mali, est un groupe de jeunes gens qui a soulevé une grosse question il y a
quelques jours, en tentant de rompre le jeûne du ramadan en public, dans une
revendication claire du droit à la liberté de culte et au respect des libertés
individuelles, bafoués par le joug judiciaire, religieux et moral de l'Etat
Marocain. C'est dire que la chose libertaire au Maroc est entrain de devenir
très importante, au vu et au su de toutes les instances qui jusque là, n'ont
jamais eu à composer avec autant de courage de la part d'un peuple dont les
références ont toujours été la religion, la tradition et les cultes hérités des
anciens.
Personnellement, je regarde ce phénomène sous un tout autre angle, dans la
mesure où ce qui m'interpelle le plus, c'est ce pharisaïsme de l'Etat qui ne
finit pas d'exacerber tous les sentiments de dégoût, de ces gens qui en ont
marre de vivre dans un système fait de trop de non dits. Ce qui me fait rire,
c'est que cet Etat là, qui incrimine la rupture du jeûne en public pour tout
individu reconnu en tant que musulman, légalise la vente de l'alcool, les jeux
d'argent et se soucie peu des autres facettes de la religion islamique.
Pourquoi juste le Ramadan ? Tant qu'on y est, pourquoi ne pas obliger les gens à
faire leur prière, les femmes à porter le Hijab et tout le monde à passer à la
caisse en bonne et due forme au moment de la Zakat. Comme ça on réforme tout un
système politico socio-économique et on en finit avec cette face balafrée qui
n'est ni celle d'un pays musulman, ni celle d'un pays Laïc, juste un amalgame
d'erreurs et de fourberies, placardées en codes castrateurs, plus qu'autre
chose.
Ne pas faire le Ramadan, est comme ne pas faire la prière, un péché grave, sauf
que personne n'a le droit de punir les gens pour ça, du moment que le pays a un
système judiciaire basé sur des lois ne relevant pas de la Charia, à l'exception
de l'héritage et du mariage. Personne n'a le droit de juger les gens, ni de leur
infliger une peine ou une autre, juste parce qu'ils ont voulu ne pas faire comme
les autres.
Si le Maroc a fait le choix de l'islam modéré, c'est justement pour ne pas
tomber dans le piège de l'extrémisme, or la justice marocaine, avec le maintient
d'une lois pareille, est entrain de cautionner la montée en puissance des
lyncheurs publics, qui ne font leur travail qu'à moitié, puisque personne
n'irait se scandaliser pour tous les gens qui campent dans les terrasses de
cafés à l'heure de prière, mais même un ivrogne de première classe, te ferait
son musulman pieu s'il a l'occasion de voir quelqu'un manger ou boire en journée
pendant le Ramadan.
Schizophrénie ou pharisaïsme volontaire, ceci est un écart de conduite qu'il
faut penser à redresser, par l'abrogation de tous les textes inhibiteurs de
liberté, au sens large du terme et que tout le monde fasse bon ce qu'il lui
plait, sinon par l'instauration ou l'incorporation de la charia dans le système
judiciaire pour de bon et punir tous les musulmans qui ne sont pas de bons
musulmans au Maroc, et là, bonjours les dégâts!
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http://www.lejournal-press.com/entretien.php?numero_j=409&categorie=Entretien
«Le droit de jeûner ou pas, publiquement ou non, n'est pas à marchander»
Abdellah Zaâzaâ, fondateur du réseau associatif Resaq
Par : Hicham Houdaïfa
Que pensez-vous de l'acte de l'association Mali ? (1)
Je pense que l'initiative de Mali est légitime et pertinente. Je sais qu'elle ne
donnera pas de résultats immédiats, mais sa valeur, c'est de poser le débat. Je
ne pense pas qu'au débat entre lecteurs de journaux ou acteurs politiques mais
aussi au sein de la population. En dehors des cas d'incitation à l'intolérance
qu'ils peuvent susciter, je crois que les tenants du respect de la société
seront surpris de voir que même les pratiquants vont dans le sens de la
démocratie, celle du développement pour et par les citoyens, pas celle du
maintien d'un ordre politique basé sur le carcan des interdits. A propos de la
rupture publique du jeûne en dehors des heures rituelles, je voudrais d'abord
dire, pour ne pas avoir l'air de quelqu'un de neutre - qui n'est pas concerné
autrement que par un souci intellectuel ou de curiosité – que personnellement,
je ne jeûne pas durant le mois du ramadan et cela depuis près de quarante
années. Il ne m'est pas venu à l'esprit que l'heure de revendiquer la rupture
publique du jeûne (et d'agir en conséquence) était arrivée et devrait être
dépénalisé. Je n'y est pas pensé parce qu'en fait ce n'est (n'était ?) pas une
priorité parmi les miennes, pour moi qui fonctionne par rapport à des priorités
qui me semblent plus accessibles. J'avais peut-être tort. En tout cas Il faut
dater cette initiative du groupe Mali et ne pas la laisser tomber.
Quel est votre avis sur l'article 222 qui incrimine la rupture du jeûne en
public ?
Je pense que cet article doit être abrogé. Cette revendication ne se limite pas
seulement à ceux qui ne «ramdanent» pas, mais à beaucoup de personnes pieuses
qui font le ramadan mais qui en ont marre que la politique de l'Etat soit basée
sur des interdits de ce genre. Ce n'est pas parce que les gens rompent le
ramadan publiquement que les convictions des croyants seraient ébranlées. Et
disons même que si tel était le cas cela voudrait tout simplement dire que ces
gens ne sont croyants que par peur de cet article 222.
Comment évaluez-vous la réaction de l'Etat à travers ses structures religieuses
et politiques ?
La réaction de l'Etat et ces appendices démontrent tout simplement, qu'aucune
page de notre histoire n'est tournée. L'éternelle histoire de l'intervention
étrangère. Nous faire croire que nous sommes une nation assiégée. Tous les
acquis d'aujourd'hui ont été, un moment donné, qualifiés de valeurs
antinationales, anti-islamiques. ça a commencé avec
Hassan II et ça continue avec Mohammed VI. Comment voulez-vous croire à un
changement de l'intérieur du régime ?
Mais la majorité des Marocains ne partage pas votre avis…
Comment voulez-vous que sous un régime despotique les gens expriment ouvertement
ce qu'ils pensent quand toute revendication est qualifiée d'être suscité par des
forces étrangères ? Si aujourd'hui il y a des acquis, et il y en a, il a bien
fallu qu'au départ, des minorités (en apparence) lancent des revendications et
les assument non seulement en parole mais aussi en les mettant autant que
possible en pratique. Et chaque acquis, alors qu'i l n'était qu'une
revendication, a toujours était désigné (qualifié) de valeur importée par les
ennemis de la nation. Le droit de jeûner ou pas, publiquement ou non, d'être
homosexuel ou non, d'avoir des points de vue différents sur le Sahara ne sont
pas des droits à marchander, mais des droits, disons, naturels.
(1) Mouvement alternatif pour les libertés individuelles.
BIO
1954. Naissance à Casablanca.
1975. Arrestation à Casablanca.
1989
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