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Spécial-Débat à la Commission de décolonisation (10/15-X-2009)   Lista de mensajes  
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*****E-ACTION PROTESTATION CONTRE LE "STATUT AVANCE" DU MAROC A
L'UE***
http://www.wsrw.org/index.php?parse_news=single&cat=111&art=923

*****NÉGOCIATIONS FRONT POLISARIO/MAROC***
http://www.arso.org/UNnegociations160308.htm

****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

*****WESTERN SAHARA RESOURCE WATCH******
http://www.wsrw.org/?dl=fr


S O M M A I R E


1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-MAROC-DÉBAT À LA COMMISSION DE DÉCOLONISATION

1.1. PRESSE ONUSIENNE
- ASSEMBLÉE GÉNÉRALE (14-X-2009): LA QUATRIÈME COMMISSION EXHORTE LES PARTIES
CONCERNÉES À POURSUIVRE LEURS NÉGOCIATIONS SUR LE SAHARA OCCIDENTAL ET GIBRALTAR
- ASSEMBLÉE GÉNÉRALE (12-X-2009): LA QUATRIÈME COMMISSION ADOPTE NEUF
RÉSOLUTIONS RELATIVES AUX TERRITOIRES NON AUTONOMES
- ASSEMBLÉE GÉNÉRALE (9-X-2009): QUATRIÈME COMMISSION: DE NOMBREUSES DÉLÉGATIONS
APPUIENT LES NÉGOCIATIONS SUR LE SAHARA OCCIDENTAL

1.2. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS (15-X-2009): 4ème Commission de l'AG de l'ONU: la question du Sahara
occidental est une question de "décolonisation" [AVEC LE TEXTE DU PROJET DE
RÉSOLUTION]
- DIASPORA SAHRAOUI/BELLACIAO (15-X-2009): Nouvelle victoire diplomatique pour
le peuple sahraoui
- SPS (15-X-2009): La communauté internationale réaffirme son attachement à
l'autodéterminations des Sahraouis (Ould Salek)
- SPS (13-X-2009): Territoires non autonomes: adoption par la 4ème commission de
l'ONU de résolutions favorisant la souveraineté
- SPS (11-X-2009): Sahara occidental: appel à un règlement juste consacrant
l'autodétermination du peuple sahraoui
- SPS (10-X-2009): Algérie: Le règlement juste du conflit du Sahara occidental,
apport décisif à l'unité du Maghreb

1.3. PRESSE MAROCAINE
- MAP (15-X-2009): L'UE préoccupée par les implications du conflit du Sahara sur
la sécurité dans la région (Ambassadeur)
- MAP (14-X-2009): La quatrième commission adopte un projet de résolution
réitérant l'appui de l'ONU au processus de négociations sur le Sahara
- MAP (15-X-2009): Le Maroc se félicite du consensus autour de la résolution sur
le Sahara <marocain> au sein de la 4ème commission
- MAP (10-X-2009): L'initiative d'<autonomie> a fait prendre un tournant décisif
au processus de recherche d'une solution politique (Loulichki)
- MAP (10-X-2009): La RDC se félicite des efforts "sérieux et crédibles" du
Maroc (Ambassadeur)
- MAP (10-X-2009): Le Gabon souligne le caractère "courageux et réaliste" de
l'initiative d'<autonomie>
- MAP (10-X-2009): Le Bénin "relève particulièrement" l'initiative marocaine
d'<autonomie>
- MAP (10-X-2009): La Guinée soutient l'initiative marocaine d'<autonomie>
- MAP (10-X-2009): La Guinée équatoriale réitère son appui à l'<intégrité
territoriale> du Royaume
- MAP (10-X-2009): L'initiative marocaine d'<autonomie>, "une voie appropriée
pour le règlement du différend" sur le Sahara (Burkina Faso)
- MAP (10-X-2009): La proposition marocaine d'<autonomie>, "une alternative
<sage et raisonnable> pour l'ensemble des parties " (Ambassadeur de Comores à
l'ONU)


1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
- LA TRIBUNE (14-X-2009): 4ème commission de l'Assemblée générale de l'ONU. Des
résolutions pour la souveraineté des territoires non autonomes
- L'EXPRESSION (10-X-2009): LE DOSSIER SAHRAOUI EN DÉBAT À L'ONU. Le Maroc dos
au mur
- HORIZONS (10-X-2009): Mourad Benmehidi à la quatrième commission de l'Onu :
«La Minurso doit s'ouvrir aux observateurs étrangers»
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (7-X-2009): Mourad Benmehidi à la quatrième commission de
l'Onu: «La Minurso doit s'ouvrir aux observateurs étrangers»


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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-MAROC-DÉBAT À LA COMMISSION DE DÉCOLONISATION

1.1. PRESSE ONUSIENNE
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2009/CPSD429.doc.htm

14/10/2009

Assemblée générale
CPSD/429
Département de l'information • Service des informations et des accréditations •
New York

Quatrième Commission
Soixante-quatrième session
9eséance – matin

LA QUATRIÈME COMMISSION EXHORTE LES PARTIES CONCERNÉES À POURSUIVRE LEURS
NÉGOCIATIONS SUR LE SAHARA OCCIDENTAL ET GIBRALTAR


Avant de poursuivre son débat entamé hier sur les questions relatives à
l'information, la Commission des questions politiques spéciales et de la
décolonisation (Quatrième Commission) a adopté ce matin, sans vote, un projet de
résolution relatif à la question du Sahara occidental qui appelle les parties à
poursuivre les négociations. Elle a également adopté, sans vote, un texte sur
la question de Gibraltar dans lequel elle demande aux parties d'apporter une
solution définitive à la situation. Les deux projets de résolution seront
soumis pour adoption à l'Assemblée générale.

La Quatrième Commission recommande ainsi à l'Assemblée générale d'appuyer le
processus de négociation sur le Sahara occidental en vue de parvenir à une
solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l'autodétermination du peuple sahraoui. Dans son explication de position, le
représentant du Maroc s'est réjoui du consensus, « résultat d'une concertation
fraternelle et fructueuse », entre sa délégation et celle de l'Algérie. Il a
également annoncé la reprise du cycle de négociations de Manhasset, sous l'égide
de l'Envoyé personnel du Secrétaire général.


S'agissant de la question de Gibraltar, la Commission a recommandé à l'Assemblée
de demander instamment aux Gouvernements britannique et espagnol d'apporter une
solution définitive à la question, tout en tenant compte des intérêts et des
aspirations du peuple du territoire.
La représentante de l'Espagne a estimé que l'autodétermination n'est pas le seul
principe pertinent pour parvenir à la décolonisation des territoires non
autonomes. Il existe en effet, s'est-elle expliquée, des cas particuliers dans
lesquels prévaut l'application du principe d'intégrité territoriale.

Mon pays, qui ne doute pas de sa souveraineté sur Gibraltar, a répliqué le
représentant du Royaume-Uni, ne peut accepter que le principe d'intégrité
territoriale s'applique à la décolonisation de Gibraltrar..

(...)

APPLICATION DE LA DÉCLARATION SUR L'OCTROI DE L'INDÉPENDANCE AUX PAYS ET AUX
PEUPLES COLONIAUX.

Décisions sur des projets de décision

La Commission a adopté sans vote un projet de résolution relatif à la question
de Gibraltar (A/C.4/64/L.5) par lequel elle recommande à l'Assemblée générale de
noter la création du Forum tripartite pour le dialogue sur Gibraltar.
L'Assemblée demanderait instamment aux deux Gouvernements d'apporter une
solution définitive à la question de Gibraltar, tout en tenant compte des
intérêts et des aspirations de Gibraltar. L'Assemblée applaudirait également à
l'heureuse issue de la réunion du Forum au niveau des ministres, qui a eu lieu
le 21 juillet 2009, et à la ferme volonté commune que ceux-ci ont affirmé de
progresser dans six nouveaux domaines de collaboration.

Par le projet de résolution sur la question du Sahara occidental (A/C.4/64/L.7),
adopté sans vote, la Commission recommande à l'Assemblée générale d'appuyer le
processus de négociations initié par la résolution 1754 (2007) et soutenu par
les résolutions 1783 (2007), 1813 (2008) et 1871 (2009) du Conseil de sécurité,
en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement
acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental.
L'Assemblée louerait aussi les efforts déployés, à cet égard, par le Secrétaire
général et son Envoyé personnel.

Elle inviterait, en outre, les parties à coopérer avec le Comité international
de la Croix-Rouge (CICR) et à s'acquitter de leurs obligations au regard du
droit international humanitaire. L'Assemblée prierait le Comité spécial chargé
d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la Déclaration sur
l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux de continuer à
suivre la situation au Sahara occidental et de lui présenter un rapport sur la
question à sa soixante-cinquième session.


Explications de position

Le représentant du Maroc s'est réjoui du consensus atteint pour la troisième
année consécutive. Ce consensus voulu et souhaité par tous les membres de cette
Commission, a-t-il estimé, est le résultat d'une concertation fraternelle et
fructueuse entre les délégations du Maroc et de l'Algérie, qui ont bénéficié du
« concours précieux » de collègues et amis ayant contribué à la réussite des
négociations. Il a souligné le « soutien unanime de la communauté
internationale au processus de négociations en cours sous les auspices de l'ONU
et son encouragement aux parties pour s'y investir de bonne foi et avec le
réalisme et la flexibilité requis ».

Ainsi, tout en renouvelant son appui ferme et résolu aux efforts du Secrétaire
général de l'ONU et de son Envoyé personnel, Christopher Ross, « la Quatrième
Commission, à l'instar du Conseil de sécurité, appelle toutes les parties à
apporter la démonstration de leur volonté politique de dépasser les blocages et
les clivages actuels et d'entrer dans une phase de négociations intensives et
substantielles pouvant garantir la progression vers une solution définitive de
ce différend », s'est encore félicité le représentant. Il a souligné que la
Commission reconnaissait aussi « avec la même appréciation les efforts sérieux
et crédibles du Maroc » et qu'elle rappelait aux parties « la nécessité de faire
preuve de réalisme et d'esprit de compromis qui sont inhérents à toute
négociation ».

Le représentant a formulé « l'espoir que l'esprit de compromis et de coopération
qui a permis la réalisation du consensus aujourd'hui, trouvera son prolongement
dans une attitude plus constructive et plus engagée lors de la reprise du
processus de Manhasset ». « Un tel changement dans les attitudes ne manquera
pas, nous en sommes certains, de rejaillir positivement sur le renforcement des
relations bilatérales et, partant, sur la redynamisation de la construction du
Maghreb », a-t-il conclu.


Le représentant de la Suède s'est, au nom de l'Union européenne (UE), félicité
de l'adoption « par consensus » de la résolution sur le Sahara occidental,
saluant les parties pour les efforts qu'elles accomplissent. L'UE réaffirme son
entier soutien aux efforts du Secrétaire général visant à parvenir à une
solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable » susceptible de
permettre l'autodétermination de la population du Sahara occidental, a-t-il
souligné. L'UE, a-t-il ajouté, continue d'encourager les parties à « œuvrer à
une solution dans le cadre des Nations Unies ». Elle demeure toutefois
préoccupée par les implications du conflit au Sahara occidental pour la sécurité
et la coopération dans la région, a encore dit le représentant.


La représentante de l'Espagne est revenue sur le projet de résolution VI contenu
dans le rapport A/64/23 adopté lundi dernier. Si elle s'est dite favorable au
principe d'autodétermination, elle a tenu toutefois à rappeler que celui-ci
n'est pas le seul principe pertinent pour parvenir à la décolonisation des
territoires non autonomes. Il existe en effet des cas particuliers dans
lesquels prévaut l'application du principe d'intégrité territoriale,
conformément à la doctrine établie par plusieurs résolutions de l'Assemblée
générale. Concernant le cas de Gibraltar, a ajouté la représentante, l'Espagne
est disposée à avancer sans délai vers une solution définitive qui ne peut
résulter que d'une négociation avec le Royaume-Uni, tout en prenant en compte
les intérêts et aspirations de la population de Gibraltar, a-t-elle conclu.


Le représentant du Royaume-Uni a souligné que son pays n'acceptait pas
l'assertion selon laquelle l'autodétermination n'était pas applicable en cas de
conflit de souveraineté. S'agissant de la souveraineté de Gibraltar, la
position britannique est bien connue, a-t-il rappelé. Le Royaume-Uni n'a aucun
doute sur sa souveraineté sur Gibraltar et sur ses eaux territoriales. Il ne
peut accepter que le principe d'intégrité territoriale soit applicable à la
décolonisation de Gibraltar. Le Gouvernement britannique n'accepte pas non plus
que l'existence d'un différend de souveraineté implique que la population de
Gibraltar n'ait pas droit à l'autodétermination. En conclusion, il a souligné
que le Royaume-Uni demeurait attaché au processus de dialogue trilatéral entre
les Gouvernements britannique, espagnol et gibraltarien.

(...)

------------------>
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2009/CPSD427.doc.htm

12/10/2009

Assemblée générale
CPSD/427
Département de l'information • Service des informations et des accréditations •
New York

Quatrième Commission
Soixante-quatrième session
7eséance – matin

LA QUATRIÈME COMMISSION ADOPTE NEUF RÉSOLUTIONS RELATIVES AUX TERRITOIRES NON
AUTONOMES

Par un autre texte, elle recommande à l'Assemblée générale d'assurer un appui
financier à l'Université pour la paix, basée au Costa Rica

La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation
(Quatrième Commission) a adopté, ce matin, 10 projets de résolution, dont neuf
concernant un certain nombre de territoires non autonomes, par lesquels
l'Assemblée générale engagerait les puissances qui les administrent à favoriser
leur évolution vers la souveraineté et réaffirmerait les droits des populations
à l'autodétermination.

Ces projets de résolution –dont cinq ont été adoptés à l'issue d'un vote– seront
soumis à l'Assemblée générale pour adoption finale. Ils ont donné lieu à des
explications de vote de l'Argentine et du Royaume-Uni qui ont réaffirmé leur
position respective sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud.
La Suède, au nom de l'Union européenne, s'est aussi exprimée.

En vertu d'un des neufs projets de résolution relatifs aux territoires non
autonomes, l'Assemblée générale prierait les puissances administrant ces
territoires de prendre des mesures efficaces pour protéger et garantir le droit
inaliénable des peuples des territoires non autonomes sur leurs ressources
naturelles, ainsi que leur droit d'établir et de conserver leur autorité sur
l'exploitation ultérieure de ces ressources. Ce texte a été adopté par 146 voix
pour, 2 contre (Etats-Unis et Israël) et 2 abstentions (France et Royaume-Uni).

Par un autre texte adopté par 98 voix pour et 50 abstentions, l'Assemblée
générale prierait les institutions des Nations Unies de fournir des informations
sur l'exploitation illégale des ressources naturelles, marines notamment.

Trois autres projets de résolution intitulés respectivement « Renseignements
relatifs aux territoires non autonomes communiqués en vertu de l'alinéa e de
l'Article 73 de la Charte des Nations Unies », « Application de la Déclaration
sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux » et «
Diffusion d'informations sur la décolonisation » ont également été adoptés à
l'issue d'un vote. Aux termes du second texte qui a reçu 140 voix pour et 4
abstentions (France, Israël, Royaume-Uni et États-Unis), l'Assemblée générale
prierait les puissances administrantes de communiquer ou de continuer de
communiquer régulièrement au Secrétaire général des renseignements statistiques
et autres de nature technique relatifs à la situation économique et sociale et à
l'éducation dans les territoires dont elles sont responsables.

En outre, la Quatrième Commission a adopté sans vote les projets de résolution
concernant les situations spécifiques de 13 territoires non autonomes sur les 16
inscrits sur la liste du Comité spécial de la décolonisation.

(....)
La Quatrième Commission doit encore se prononcer, dans les prochains jours, sur
des projets de résolution concernant Gibraltar et le Sahara occidental.

(...)
Projet de résolution I

Renseignements relatifs aux territoires non autonomes communiqués en vertu de
l'alinéa e de l'Article 73 de la Charte des Nations Unies

Aux termes du projet de résolution I, relatif aux Renseignements relatifs aux
territoires non autonomes communiqués en vertu de l'alinéa e de l'Article 73 de
la Charte des Nations Unies, adopté par 140 voix pour et 4 abstentions (France,
Israël, Royaume-Uni et États-Unis) par la Commission, l'Assemblée générale
prierait les puissances administrantes de communiquer ou de continuer à
communiquer régulièrement au Secrétaire général des renseignements statistiques
et autres de nature technique relatifs à la situation économique et sociale et à
l'éducation dans les territoires dont elles sont responsables. Elle les
prierait aussi de communiquer des renseignements aussi complets que possible sur
l'évolution politique et constitutionnelle des territoires en question, dans les
six mois suivant l'expiration de l'exercice administratif dans ces territoires.

Explication de vote résolution I

Le représentant du Royaume Uni a indiqué que sa délégation s'était abstenue. «
Nous ne nous opposons pas à ce texte et nous continuerons de nous acquitter de
nos obligations à cet égard », a-t-il assuré.


Projet de résolution II

Activités économiques et autres préjudiciables aux intérêts des peuples des
territoires non autonomes

Aux termes du projet de résolution II, relatif aux Activités économiques et
autres préjudiciables aux intérêts des peuples des territoires non autonomes,
adopté par 146 voix pour, 2 contre (Israël et États-Unis), et 2 abstentions
(France et Royaume-Uni) par la Commission, l'Assemblée générale réaffirmerait le
droit des peuples des territoires non autonomes à l'autodétermination. Elle
soulignerait l'utilité des investissements économiques étrangers réalisés en
collaboration avec les peuples des territoires non autonomes et conformément à
leurs vœux afin d'apporter une contribution valable au développement
socioéconomique desdits territoires, en particulier en période de crise
économique et financière. Elle réaffirmerait aussi les droits légitimes des
peuples de ces territoires sur leurs ressources naturelles.

L'Assemblée générale demanderait à nouveau aux gouvernements qui ne l'ont pas
encore fait de prendre des mesures législatives, administratives ou autres à
l'égard de ceux de leurs ressortissants et des personnes morales relevant de
leur juridiction qui possèdent ou exploitent dans les territoires non autonomes
des entreprises préjudiciables aux intérêts des habitants de ces territoires,
afin de mettre fin aux activités de ces entreprises. Elle inviterait les
gouvernements et les organismes des Nations Unies à prendre toutes les mesures
possibles pour que la souveraineté permanente des peuples des territoires non
autonomes sur leurs ressources naturelles soit pleinement respectée et
sauvegardée.

Enfin, l'Assemblée générale prierait instamment les puissances administrantes
concernées de prendre des mesures efficaces pour protéger et garantir le droit
inaliénable des peuples des territoires non autonomes sur leurs ressources
naturelles, ainsi que leur droit d'établir et de conserver leur autorité sur
l'exploitation ultérieure de ces ressources.

Explication de vote résolution II

Le représentant de l'Argentine a réaffirmé que l'applicabilité de ces
résolutions à un territoire donné dépendait de l'application de
l'autodétermination à ceux-ci. Il a évoqué le cas des îles Malvinas, Sandwich
du Sud et Géorgie du Sud, seule une solution négociée devant aboutir à résoudre
le contentieux en matière de souveraineté les concernant. Il a dénoncé
l'exploitation par le Royaume-Uni de ressources naturelles dans des zones
maritimes qui font partie intégrante du territoire de l'Argentine.

Le représentant du Royaume-Uni a rappelé que la position de son pays concernant
les îles Malvinas à ce propos était bien connue et qu'elle avait été réaffirmée
lors du débat général le 23 septembre 2009 dans le cadre d'un droit de réponse à
la Présidente de la République d'Argentine. Il ne peut y avoir de modification
de cette position « tant que les îliens eux-mêmes ne le souhaitent pas », a-t-il
conclu.


Projet de résolution III

Application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux
peuples coloniaux par les institutions spécialisées et les organismes
internationaux associés à l'Organisation des Nations Unies

Aux termes du projet de résolution III, relatif à l'Application de la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux par
les institutions spécialisées et les organismes internationaux associés à
l'Organisation des Nations Unies, adopté par 98 voix pour et 50 abstentions par
la Commission, l'Assemblée générale prierait les institutions spécialisées et
les autres organismes des Nations Unies intéressés de fournir des informations
sur les problèmes environnementaux auxquels se heurtent les territoires non
autonomes. Elle les prierait aussi de fournir des informations sur les effets
qu'ont sur ces territoires les catastrophes naturelles, sur les moyens d'aider
ces territoires à lutter contre le trafic de stupéfiants, le blanchiment
d'argent et d'autres activités illégales et criminelles. Elle les prierait
aussi de fournir des informations sur l'exploitation illégale des ressources
marines et autres ressources naturelles des territoires et la nécessité
d'utiliser ces ressources au profit de la population de ces territoires.

L'Assemblée générale demanderait aux puissances administrantes concernées de
faciliter, selon les besoins, la participation de représentants nommés ou élus
des territoires non autonomes aux réunions et conférences des institutions
spécialisées et autres organismes des Nations Unies portant sur des questions
qui les concernent. Elle recommanderait par ailleurs à tous les gouvernements
de redoubler d'efforts, au sein des institutions spécialisées et des autres
organismes des Nations Unies dont ils sont membres, pour que la priorité soit
accordée à la question de l'aide aux peuples des territoires non autonomes.

Le représentant de la Suède, au nom de l'Union européenne, a réaffirmé l'appui
de l'Union européenne aux institutions spécialisées de l'ONU dans leurs efforts,
en particulier dans les domaines techniques et éducatifs. L'Union européenne
est favorable à une exécution prudente des mandats des institutions des Nations
Unies et c'est pourquoi, sa délégation s'est abstenue.

Le représentant de l'Argentine a indiqué que la décision devrait s'appliquer en
vertu des résolutions pertinentes des Nations Unies

(...)
Projet de résolution VII

Diffusion d'informations sur la décolonisation

Par le projet de résolution VII, relatif à la Diffusion d'informations sur la
décolonisation, adopté par 150 voix pour, 3 contre (Israël, États-Unis et
Royaume-Uni), et une abstention (France), l'Assemblée générale prierait le
Secrétaire général de développer l'information fournie sur le site Web de
l'Organisation des Nations Unies sur la décolonisation et de continuer à y
inclure la série complète de rapports des séminaires régionaux. L'Assemblée
générale prierait le Département de l'information de poursuivre la mise à jour
des informations affichées sur le site Web concernant les programmes d'aide
destinée aux territoires non autonomes.

Explication de vote de la résolution VII

Le représentant du Royaume-Uni a souligné que son pays avait voté contre en
raison du « fardeau inacceptable » que représente ce texte.

Le représentant de l'Argentine a rappelé que le texte devrait être interprété en
vertu des résolutions pertinentes de l'Assemblée générale qui reconnaissent
toutes le caractère spécifique des îles Malvinas, des Sandwich du Sud et de la
Géorgie du Sud. La seule façon de résoudre ce différend suppose une reprise des
négociations entre l'Argentine et le Royaume-Uni, discussions qui prendraient en
compte les intérêts de ces îles, a-t-il ajouté.


Projet de résolution VIII

Application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux
peuples coloniaux

Au terme du projet de résolution VIII, relatif à l'Application de la Déclaration
sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, adopté par 152
voix pour, 3 contre (Israël, États-Unis et Royaume-Uni), et 2 abstentions
(Belgique et France), la Commission recommande à l'Assemblée de prier le Comité
spécial de continuer à chercher les moyens appropriés d'assurer l'application
immédiate et intégrale de la Déclaration et d'appliquer, dans tous les
territoires les mesures qu'elle a approuvées touchant les deux Décennies
internationales pour l'élimination du colonialisme. Elle prierait instamment
tous les États d'apporter, si nécessaire, une aide morale et matérielle aux
peuples des territoires non autonomes et prierait le Secrétaire général, les
institutions spécialisées et les autres organismes des Nations Unies d'apporter
une assistance économique, sociale et autres aux territoires non autonomes et de
continuer à le faire une fois que les territoires auront exercé leur droit à
l'autodétermination y compris à l'indépendance.

Explication de vote de la résolution VIII

Le représentant de l'Argentine a souligné, en ce qui concerne le paragraphe 7,
que les missions ne devraient effectuer leur visite que dans les territoires où
il n'existe pas de différend en matière de souveraineté.

Le représentant du Royaume-Uni a souligné que certains éléments de ce projet de
résolution demeuraient inacceptables pour sa délégation. Celle-ci demeure
attachée à la modernisation des relations avec les territoires d'outre-mer tout
en tenant compte de leur point de vue.

--------------->
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2009/CPSD426.doc.htm

09/10/2009
Assemblée générale
CPSD/426


Département de l'information • Service des informations et des accréditations •
New York

Quatrième Commission
Soixante-quatrième session
6eséance – après-midi

QUATRIÈME COMMISSION: DE NOMBREUSES DÉLÉGATIONS APPUIENT LES NÉGOCIATIONS SUR
LE SAHARA OCCIDENTAL


La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation
(Quatrième Commission) a tenu cet après-midi son débat général sur les questions
de décolonisation, au cours duquel de nombreuses délégations ont apporté un
soutien sans réserve au cycle de négociations sur le Sahara occidental, entamé à
Manhasset, près de New York, en 2007, et qui s'est poursuivi cet été en
Autriche. Cet échange a également permis d'évoquer la question de Gibraltar, le
Jammu-et-Cachemire faisant l'objet de droits de réponse.

Par ailleurs, plusieurs délégations ont déploré le fait que la Deuxième Décennie
internationale de l'élimination du colonialisme soit arrivée pratiquement à son
terme sans que l'on soit parvenu à clore définitivement ce chapitre.

Le débat a donné lieu à un plaidoyer de la plupart des délégations en faveur de
la recherche d'une solution de compromis. La plupart des délégations, tout en
réaffirmant le droit inaliénable à l'autodétermination, se sont en effet
prononcées en faveur du processus de négociation entamé à la suite de la
proposition d'autonomie pour le Sahara occidental formulée il y a deux ans par
le Maroc.


Dans une longue intervention à la clôture du débat, le représentant du Maroc a
émis l'espoir que les autres parties se décideraient enfin à s'engager dans le
processus de négociations avec l'esprit de compromis et de réalisme nécessaires.
Il a dit que « le temps était venu de faire prévaloir la politique de la main
tendue et de la fraternité retrouvée ».

Auparavant, le représentant de l'Algérie, qui avait plaidé en faveur de la tenue
d'un référendum d'autodétermination, a évoqué lui aussi la « communauté de
destin » des pays de la région. Il a exprimé la disposition de son pays à «
agir contre les déchirements fratricides ».



La Quatrième Commission se réunira lundi matin à 10 heures. Après avoir tenu un
dialogue interactif sur l'Université pour la paix, elle commencera à se
prononcer sur les projets de résolution relatifs à l'application de la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.


Les délégations suivantes se sont exprimées lors du débat général: Namibie au
nom de la Communauté de développement des États d'Afrique australe (SADC),
Gabon, Burkina Faso, Nicaragua, Bolivie, Éthiopie, République démocratique du
Congo, République-Unie de Tanzanie, Mozambique, Inde, Fidji, Pakistan, Brésil,
Nouvelle-Zélande, Lesotho, Espagne, Bahreïn, Papouasie–Nouvelle-Guinée, Iran,
Guinée équatoriale, République du Congo, Bénin, Zambie, Comores, Algérie,
Guinée, Maroc ; ont aussi exercé leur droit de réponse: Royaume-Uni, Inde,
Argentine, Pakistan.


DÉBAT GÉNÉRAL SUR TOUS LES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR RELATIFS À LA
DÉCOLONISATION

Déclarations

M. KAIRE MUNIONGANDA MBUENDE (Namibie), qui s'exprimait au nom de la Communauté
de développement de l'Afrique australe (SADC), a jugé important de rappeler que
l'Assemblée générale avait constamment reconnu le droit inaliénable du peuple
sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance et a appelé à l'exercice de
ce droit, conformément à la résolution 1514 (XV) de l'Assemblée générale. La
SADC estime que le combat du peuple sahraoui est un combat pour
l'autodétermination, fondé sur les principes de la décolonisation, de la
promotion des droits de l'homme et du droit international, a dit le
représentant. C'est également, a-t-il poursuivi, un préalable à la paix, à la
sécurité et à la stabilité du continent africain.
La SADC s'aligne sur la position constante de l'Union africaine selon laquelle
le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination et à
l'indépendance n'est pas négociable, a-t-il dit. Il a précisé que la Cour
internationale de Justice (CIJ) avait donné du crédit à cette position, dans son
Avis consultatif du 16 octobre 1975, en soulignant qu'il n'existait aucun lien
de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental avant la
colonisation espagnole du territoire.
Le représentant s'est dit préoccupé du fait que le dernier rapport du Secrétaire
général sur la question ne fasse état d'aucun progrès au cours de la période
examinée. Il est regrettable de noter que la position des différentes parties
n'a pas évolué depuis la fin du quatrième cycle des négociations de Manhasset de
mars 2008, a-t-il ajouté. Il a estimé que la poursuite de négociations directes
entre le Front POLISARIO et le Maroc était essentielle. Le représentant s'est
également dit préoccupé par les informations faisant état de violations des
droits de l'homme perpétrées contre le peuple sahraoui, appelant le Secrétaire
général à diligenter une enquête et à en faire rapport au Conseil de sécurité, à
l'Assemblée générale et au Conseil des droits de l'homme. La SADC, a-t-il
conclu, appuie l'adoption par la Quatrième Commission d'une résolution sur la
question du Sahara occidental soulignant les principes d'autodétermination et de
décolonisation.

M. MICHEL REGIS ONANGA NDIAYE (Gabon) a estimé que l'ONU devait intensifier ses
efforts et accorder un meilleur suivi de l'application des résolutions adoptées
sur les questions de décolonisation, a-t-il jugé. Le représentant s'est
félicité des avancées enregistrées à ce jour concernant la question du Sahara
occidental. Elles sont, a-t-il dit, conformes à l'esprit de dialogue et de
négociation qu'inspire l'Organisation, et à la logique des résolutions 1754
(2007) et 1783 (2007) du Conseil de sécurité sur cette question.
Le Maroc, a-t-il rappelé, a proposé d'accorder une <large autonomie> au Sahara
occidental mais sous la <souveraineté> du Royaume. Selon lui, cette proposition
qui postule <une forme d'exercice de l'autodétermination> au sein même de l'État
paraît <courageuse, audacieuse et réaliste>. Elle <prend en compte> les
intérêts des deux parties et peut donner lieu à des négociations susceptibles
d'aboutir au règlement définitif de la question, a jugé M. Ndiaye. Le
représentant a plaidé en faveur d'une intensification des efforts et a souhaité
que soit insufflée une dynamique nouvelle aux négociations de Manhasset engagées
sous les auspices du Secrétaire général. Il est urgent, a-t-il dit, de parvenir
à une solution définitive au différend <régional> qui a des conséquences sur la
stabilité dans la région. Il a enfin appelé les différentes parties à faire en
sorte que les particularismes qui existent deviennent des facteurs de
rapprochement pour la paix et le développement de l'Union africaine.

M. PAUL ROBERT TIENDRÉBÉOGO (Burkina Faso) a salué les efforts inlassables
déployés par l'ONU qui ont permis à de nombreux territoires d'exercer leur droit
à l'autodétermination. À la veille de la Deuxième décennie internationale pour
l'élimination du colonialisme, ces efforts doivent se poursuivre et
s'intensifier, notamment au bénéfice des 16 derniers territoires non autonomes,
a jugé le représentant. Selon lui, la coordination et la concertation
permanente entre les peuples des territoires et les puissances administrantes
doivent permettre des progrès substantiels. Il a exhorté la communauté
internationale à poursuivre les efforts de développement socioéconomique de ces
territoires, surtout en temps de crise économique.
Le représentant a noté l'intérêt et l'attention de la communauté internationale
en faveur du Sahara occidental et la nécessité d'y apporter une solution
politique acceptable par toutes les parties. Malgré les difficultés, la
dynamique insufflée lors du cycle de négociations de Manhasset a été maintenue,
s'est félicité M. Tiendrébéogo. Il a salué les efforts déployés par le nouvel
Envoyé personnel du Secrétaire général et par la Mission des Nations Unies pour
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Le représentant
a rappelé les propos du Président Blaise Compaoré devant l'Assemblée générale
selon lesquels l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut
d'<autonomie> de la <région> du Sahara est une voie <appropriée> pour le
règlement de ce différend.

M. JAIME HERMIDA CASTILLO (Nicaragua) a déclaré que son pays partageait les
préoccupations de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) au sujet de la crise
politique dans l'archipel des Turques-et-Caïques à la suite des mesures
unilatérales de la « puissance coloniale » à l'encontre des autorités élues. La
délégation nicaraguayenne « s'interroge sur la distinction sémantique entre la
dissolution d'un gouvernement élu et ce que l'on appelle en Amérique latine un
coup d'État ». Le Nicaragua, de concert avec le Mouvement des non alignés,
appelle à la restauration immédiate du Gouvernement constitutionnel de ce
territoire.
Le représentant nicaraguayen a évoqué ensuite « la condition coloniale de
Porto-Rico ». Il a rappelé que les sept dernières résolutions du Comité spécial
de la décolonisation sur les 28 relatives à ce territoire, avaient demandé que
l'Assemblée générale examine en profondeur la situation coloniale de l'île;
elles appellent aussi à ce que la puissance coloniale entame un processus
permettant à la population d'exercer son droit inaliénable à la libre
détermination et à l'indépendance, a-t-il dit.
Par ailleurs, le représentant du Nicaragua a exprimé la solidarité de son pays
avec la lutte de libération nationale du peuple sahraoui.
Il a enfin apporté son appui à l'Argentine dans le différend avec le Royaume-Uni
sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud. Il a conclu en
rappelant que ce 9 octobre était le quarantième anniversaire de la mort héroïque
d'Ernesto Che Guevara, « combattant infatigable contre l'oppression, le
colonialisme et l'impérialisme ».

M. JAVIER LOAYZA BAREA (Bolivie) a réitéré l'appui de sa délégation aux droits
de l'Argentine sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud.
Celle-ci réaffirme la légitimité de ces droits en exprimant la conviction de la
Bolivie que toute solution dans quelque différend que ce soit doit être le
résultat d'un dialogue sur des bases constructives et de confiance mutuelle afin
de « remédier à des situations et épreuves de force appartenant heureusement au
passé ». Par ailleurs, la cause du peuple portoricain a aussi l'appui de la
Bolivie. Cette cause doit trouver une issue dans le cadre de la recherche d'une
solution répondant au droit inaliénable à la libre détermination et à
l'indépendance de ce peuple en accord avec le droit international.
Quant au Sahara occidental, la Bolivie appuie le dialogue ouvert entre les
parties.

M. FESSEHA ASGHEDOM TESSEMA (Éthiopie) a indiqué que beaucoup avait été fait par
les Nations Unies pour permettre aux dernières colonies d'exercer leur droit à
l'autodétermination. Il a souhaité que ces efforts se poursuivent afin de
parvenir à l'élimination totale du colonialisme. Il a salué le rôle joué par le
Comité spécial des Vingt-Quatre et son soutien à ceux qui n'ont toujours pas
exercé leur droit à l'autodétermination. Le représentant a souligné la
nécessité d'accélérer le processus d'élimination du colonialisme. Dans ce but,
le soutien et la coopération des puissances administrantes est indispensable,
a-t-il dit.
Le représentant a cependant déploré le fait que certaines puissances
administrantes continuent de ne pas vouloir coopérer avec le Comité spécial.
L'année 2010 a été désignée comme celle de l'élimination du colonialisme, a
poursuivi le représentant. Il a regretté qu'il n'y ait pas suffisamment de
mesures encourageantes prises par les puissances administrantes. Il a, à cet
égard, réaffirmé la volonté de l'Éthiopie de faire tout ce qui est en son
pouvoir pour assurer la décolonisation des 16 derniers territoires non
autonomes. Le principe de l'autodétermination doit demeurer la seule solution
politique acceptable, a-t-il conclu.

Mme NDUKU BOOTO (République démocratique du Congo) a affirmé que la position de
son pays sur la question du Sahara occidental demeurait inchangée et
s'inscrivait dans le cadre des efforts des Nations Unies. Elle a réaffirmé la
nécessité d'aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable
et mutuellement acceptable qui mènera à l'autodétermination du peuple sahraoui.
La représentante a exhorté les parties et les États de cette région à coopérer
pleinement avec les Nations Unies pour progresser vers une solution politique.
La représentante a, par ailleurs, mis l'accent sur la proposition du Maroc sur
le statut de <large autonomie> pour le Sahara occidental. La République
démocratique du Congo appuie toutes les recommandations consensuelles et
impartiales prises par l'Assemblée générale, a-t-elle poursuivi. Enfin, elle
s'est dite encouragée par les premières discussions informelles sous les
auspices de l'Envoyé personnel du Secrétaire général, à Vienne, en Autriche,
entre les parties et les pays concernés par la question du Sahara occidental.

M. SEIF ALLI IDD, Vice-Ministre des affaires étrangères et de la coopération
internationale (République-Unie de Tanzanie), s'est félicité de la poursuite des
pourparlers entre le Maroc et le Front POLISARIO, constatant l'attitude
constructive des deux parties. Les discussions actuelles ont, selon lui, le
potentiel susceptible de permettre d'aboutir à l'autodétermination du peuple du
Sahara occidental, avec pour base la résolution 1871 du Conseil de sécurité.
Le représentant tanzanien, qui a constaté au passage que la Deuxième Décennie
pour l'élimination du colonialisme ne permettrait pas d'en finir avec ce
phénomène historique, a félicité tant le POLISARIO que le Royaume du Maroc pour
s'être engagés dans la voie de la raison. Il a félicité le Secrétaire général
de l'ONU pour son esprit imaginatif dans la recherche d'une solution. Il a
appelé le Conseil de sécurité, en particulier les cinq membres permanents, à
faire preuve d'autorité pour faire avancer le processus actuel. En conclusion,
la délégation tanzanienne a souligné que le projet de résolution actuellement
élaboré par la Quatrième Commission constituait un instrument nécessaire.

M. CARLOS COSTA (Mozambique) a exprimé l'attachement de son pays à la nécessité
de mettre fin au processus de décolonisation. Il a indiqué qu'à cet égard la
question du Sahara occidental, en suspens depuis de nombreuses années et ce, en
dépit des efforts multiples de la communauté internationale, méritait une
attention spéciale de la part de l'Assemblée générale. Il a exhorté toutes les
parties à s'impliquer et à renouveler leur engagement afin de trouver une
solution politique qui prendrait en compte le droit à l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental. Le représentant s'est félicité de la reprise
récente des discussions entre le Maroc et le Front POLISARIO lors de réunions
informelles en Autriche sous les auspices de l'Envoyé personnel du Secrétaire
général, M. Christopher Ross. Cette initiative, a-t-il dit, constitue une étape
importante visant à trouver une solution politique durable et acceptable à la
question de l'autodétermination du peuple Sahraoui.

M. MANJEEV SINGH PURI (Inde) a rappelé que l'indépendance de son pays en 1947
avait constitué l'un des jalons les plus importants de l'histoire de la
décolonisation. Malheureusement, a-t-il constaté, alors que le XXIe siècle
achève sa première décennie, le colonialisme demeure un sujet de préoccupation,
même si une des plus importantes réalisations des Nations Unies a consisté à
débarrasser la majeure partie du monde du colonialisme.
Le représentant a rappelé que la résolution 1541 prévoyait trois formules en
matière d'autonomie: indépendance, libre association avec un État indépendant ou
intégration dans un tel État. L'Inde, en tant que membre fondateur de l'ONU et
du Comité spécial, a été à l'avant-garde de la lutte contre le colonialisme,
a-t-il rappelé. Son représentant a réaffirmé en conclusion l'engagement de son
pays en faveur des nobles idéaux inscrits dans la Déclaration sur l'octroi de
l'indépendance aux pays et peuples coloniaux.

M. BERENADO VUNIBOBO (Fidji) a affirmé que les activités de la Quatrième
Commission ne cessaient de croître notamment à la veille de la fin de la
Deuxième Décennie de l'élimination du colonialisme. Il a estimé que les
anciennes colonies demeuraient en vertu de la persistance d'attitudes
colonialistes. Il a rappelé qu'en octobre 2010 son pays célébrerait le
quarantième anniversaire de son indépendance. À cet égard, les îles Fidji
soutiennent le processus de décolonisation des 16 derniers territoires non
autonomes, a indiqué son représentant.
Le représentant a souhaité que des préparatifs soient mis en place par les
puissances administrantes dans les territoires non autonomes afin de permettre
la prise de décision par les populations. Il a mis l'accent sur les défis
particuliers du processus de décolonisation auquel sont confrontées les îles
Falkland (Malvinas). Il faut une coopération des parties prenantes, a-t-il
affirmé, rappelant que les obstacles dans les négociations empêchaient des
progrès significatifs.

M. AMJAD HUSSAIN B. SIAL (Pakistan) a constaté avec regret que les progrès sur
la question de la décolonisation ces dernières années n'avaient pas répondu aux
buts que l'ONU s'était fixés. Et si la Deuxième Décennie internationale
s'achève, le colonialisme, lui, se poursuit, a-t-il noté. Le problème ne
provient pas d'un manque de résolutions ou de décisions mais plutôt d'une
absence de volonté politique pour les mettre en œuvre, estime le Pakistan. Les
puissances administrantes doivent afficher cette volonté politique afin de
s'engager dans un sens positif avec leurs territoires respectifs, a-t-il ajouté.
La négation du droit à l'autodétermination alimente le mécontentement, allume
les conflits et menace la paix et la sécurité, ce dont l'Asie et le Moyen-Orient
peuvent malheureusement témoigner, a-t-il noté.
Le Pakistan rappelle qu'en Asie du Sud le droit inaliénable à
l'autodétermination du peuple du Jammu-et-Cachemire est reconnu par un certain
nombre de résolutions du Conseil de sécurité. Et le Pakistan est disposé à
rechercher une solution pacifique au différend sur le Jammu-et-Cachemire qui
soit acceptable à toutes les parties. Une solution pacifique est impérative
pour une paix durable, la stabilité et le progrès en Asie du Sud, a-t-il
souligné. Il a émis par ailleurs le vœu d'un règlement pacifique par la
négociation dans le dossier du Sahara occidental.

Mme MARIA LUIA RIBEIRO VIOTTI (Brésil) a estimé qu'alors que doit s'achever en
2010 la Deuxième Décennie pour l'élimination du colonialisme, il semble que la
communauté internationale aura besoin de 10 années supplémentaires pour parvenir
à la décolonisation des 16 territoires non autonomes. Depuis la Première
Décennie, seul le Timor-Leste est parvenu à son indépendance, a-t-elle dit.
Cette situation invite à réfléchir sur la manière dont l'ONU peut revitaliser le
processus de décolonisation, a-t-elle poursuivi. Elle a souhaité une approche «
au cas pas cas ».
La question des îles Falkland (Malvinas) a longtemps été reconnue par les
Nations Unies comme constituant une situation coloniale particulière et bien
spécifique, a-t-elle dit. Le Brésil soutient le droit légitime de l'Argentine
sur ces îles, a-t-elle ajouté. Elle a plaidé en faveur d'une reprise des
négociations sur cette question entre le Royaume-Uni et l'Argentine.
Concernant le Sahara occidental, la représentante a mis l'accent sur les
discussions informelles de Vienne, en Autriche, étape préparatoire, a-t-elle
dit, au cinquième cycle de négociations de Manhasset. Elle a souhaité que ces
réunions conduisent à une solution politique juste, durable et mutuellement
acceptable par toutes les parties.

Mme KIRSTY GRAHAM (Nouvelle-Zélande) a évoqué le cas des îles Tokélaou,
rappelant l'engagement fort de son pays en faveur de l'autodétermination de cet
archipel sous administration néo-zélandaise. Après le second référendum
organisé il y a deux ans qui n'a pas permis d'aboutir à l'affirmation d'une
majorité suffisante en faveur d'un changement de statut, la délégation
néo-zélandaise a souligné que le choix avait été fait désormais dans le sens de
l'amélioration des services essentiels sur les atolls plutôt que de tenter un
nouvel acte d'autodétermination.

M. MOTLATSI RAMAFOLE (Lesotho) a affirmé qu'en tant qu'ancienne colonie son pays
connaissait exactement le sentiment qu'inspire une situation coloniale. Il a
souhaité que les 16 derniers territoires non autonomes aient la possibilité de
pouvoir décider de leur propre destin. La Charte des Nations Unies oblige les
puissances administrantes à prendre en compte l'intérêt des habitants des
territoires non autonomes, a-t-il rappelé.
Le représentant a mis l'accent sur la noble responsabilité des puissances
administrantes à parvenir à la décolonisation. Le processus de la
décolonisation est placé dans le cadre de négociations, a-t-il expliqué,
encourageant les parties à poursuivre leurs efforts.
Il a déploré que le Sahara occidental soit la dernière colonie du continent
africain. À cet égard, il s'est félicité des négociations engagées entre le
Maroc et le Front POLISARIO.

M. ROMAN OYARZUN (Espagne) a rappelé l'importance de la question de Gibraltar
pour sa délégation. L'Assemblée générale, a-t-il rappelé, a exprimé l'avis que
la situation coloniale de ce territoire contredisait la Charte des Nations
Unies. Les membres de la Commission savent bien aussi que le principe
d'autodétermination ne s'applique pas à la décolonisation de Gibraltar, a-t-il
dit, rappelant que ce principe s'appliquait aux peuples colonisés. Or, les
habitants actuels du rocher ne constituent pas un peuple colonisé: ils ont été
utilisés pour déposséder les autochtones espagnols du territoire qu'ils
habitaient, a-t-il expliqué. Et la doctrine de l'ONU relative à la
décolonisation consacre pleinement la défense des droits des autochtones face
aux intérêts des colonisateurs.
À quoi s'ajoutent deux controverses, a-t-il rappelé, celle résultant de la
cession du territoire au Traité d'Utrecht et celle de l'occupation d'une partie
du territoire par le Royaume-Uni sans aucune base légale. Bien que d'aucuns
aient pu prétendre convaincre de manière artificielle cette Commission que la
décolonisation et le différend de souveraineté étaient deux choses différentes,
l'Espagne ne peut admettre des affirmations tendant à considérer la doctrine des
Nations Unies comme anachronique et à qualifier ses critères d'irréels.

M. FAISAL AL ZAYANI (Bahreïn) a rappelé que depuis l'adoption de la Déclaration
sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, la communauté
internationale s'était efforcée de faire respecter les droits de l'homme. Il a
souligné la nécessité pour les 16 territoires non autonomes d'exercer leur droit
à l'autodétermination. À la veille de la Deuxième Décennie internationale de
l'élimination du colonialisme, le représentant a souhaité qu'un bilan soit fait.
La Deuxième Décennie a été proclamée parce que le plan d'action de la Première
Décennie n'avait pas été réalisé, a-t-il rappelé.
Le représentant a estimé que la Deuxième Décennie ne pouvait s'achever sans que
le monde ait été débarrassé du colonialisme. Il faut poursuivre la lutte pour
mettre en œuvre les objectifs de la Déclaration et trouver de nouveaux moyens
pour lutter contre le colonialisme, y compris en appliquant un certain nombre de
résolutions, a-t-il dit. Le colonialisme sape la coordination et la coopération
économique entre les pays, a-t-il également assuré.

M. DINO MAS (Papouasie-Nouvelle-Guinée) a estimé que si des progrès avaient été
accomplis alors que s'achève la Deuxième Décennie internationale de
l'élimination du colonialisme, beaucoup restait à faire, particulièrement dans
la région Pacifique où cinq territoires demeurent non autonomes. Concernant les
Samoa américaine, il a exprimé sa sympathie aux familles affectées par le récent
tsunami. Il a indiqué que son pays leur apportait assistance avec d'autres. Il
a appelé la puissance administrante à répondre aux revendications de la
population concernant le statut du territoire.
La Papouasie–Nouvelle-Guinée soutient par ailleurs le dialogue entre ladite
puissance et le peuple chamorru de Guam. S'agissant de la Nouvelle-Calédonie,
il a estimé que le haut niveau de la délégation de ce territoire aux travaux de
la Commission constituait « un bon signe de la coopération » entre les parties.
Enfin, le représentant a souligné que le cas de Tokélaou continuait d'apparaître
comme un modèle sur la manière de mener un processus d'autodétermination.

M. AMIR HOSSEIN HOSSEINI (République islamique d'Iran) a souligné que la
décolonisation devait demeurer une priorité de la communauté internationale. La
délégation iranienne souligne la responsabilité des puissances administrantes en
ce qui concerne le progrès politique, économique, social et éducatif des
populations des territoires qu'elles contrôlent. Il ne fait en effet aucun
doute, selon lui, que seules les populations qui jouissent d'un certain niveau
de connaissance politique et juridique concernant leurs droits et qui sont
libérées de toute mentalité de colonisé peuvent être à même de décider librement
de leur avenir. La délégation iranienne espère sincèrement que les Nations
Unies seront en mesure d'apporter aux populations de ces territoires le
changement et le soutien qu'elles méritent.

M. LINO SIMA EKUA AVOMO (Guinée équatoriale) a évoqué la question du Sahara
occidental, soulignant que les efforts devaient s'appuyer sur les décisions
prises dans les diverses résolutions du Conseil de sécurité et sur les
engagements pris par les parties en faveur du dialogue afin de parvenir à une
solution pacifique et démocratique.
La délégation équato-guinéenne considère que « l'initiative du Royaume du Maroc
visant à accorder une <large autonomie> au Sahara occidental <répond> au
principe d'autodétermination préconisé par la Charte des Nations Unies et
qu'elle constitue une base objective de négociations pacifiques entre les
parties susceptibles de conduire à une solution négociée dans un esprit de
réalisme et de compromis ».

M. RAPHAËL DIEUDONNÉ MABOUNDOU (Congo) a indiqué que la mise en œuvre de la
résolution 1514 de l'Assemblée générale demeurait une exigence. Le Congo
exprime son soutien au processus de décolonisation afin que tous les peuples qui
sont encore sous le joug colonial puissent exercer leur droit inaliénable à
l'autodétermination, a-t-il ajouté. Il a, à cette occasion, mis en avant le
rôle joué par le Comité spécial de la décolonisation et son suivi de la
situation dans tous les territoires non autonomes.
Le représentant a souhaité une coopération plus grande entre le Comité spécial
et les puissances administrantes. Il s'est félicité de la situation des
Tokélaou et de la participation de son peuple dans l'exercice de son droit à
l'autodétermination. Concernant le Sahara occidental, le Congo appuie les
résolutions du Conseil de sécurité et demande aux parties d'œuvrer pour une
phase plus intensive de négociations sur les questions de fond, a-t-il dit. Il
s'est en outre inquiété qu'à la veille de l'achèvement de la Deuxième Décennie
internationale de l'élimination du colonialisme aucun progrès significatif n'ait
été enregistré. Il faut redoubler d'efforts et rechercher des méthodes
constructives en vue d'aboutir au processus de décolonisation, a-t-il conclu.

M. JEAN-FRANCIS REGIS ZINSOU (Bénin) a salué les efforts déployés par le
Secrétaire général au Sahara occidental et par son ancien Envoyé personnel. Le
représentant a mis l'accent sur l'initiative proposée par le Maroc pour un
statut de <large autonomie> du Sahara occidental qui vise à un règlement
consensuel de la question. Il a félicité le nouvel Envoyé personnel, M.
Christopher Ross, pour son rôle joué dans les consultations informelles, à
Vienne, en Autriche, en août 2009, étape préparatoire au cinquième cycle des
négociations de Manhasset. Les parties, a-t-il dit, doivent mettre à profit ce
cadre de consultations pour opérer un rapprochement, surmonter leurs divergences
afin de mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui.

M. LAZAROUS KAPAMBWE (Zambie) a souligné que la crédibilité de cette
organisation reposait sur sa capacité à mettre en œuvre les décisions qu'elle
prenait. « Notre échec à agir de manière décisive dans certains cas comme celui
du Sahara occidental constitue une grande déception », a-t-il observé. Après
avoir rappelé les différentes décisions et plans concernant ce territoire depuis
plus de 30 ans, la délégation zambienne a souligné qu'il était « temps d'agir
pour les Nations Unies » désormais. Elle a appelé à l'établissement d'une
mission d'enquête internationale dans les régions tenues par les deux parties.
Le représentant de la Zambie a indiqué que son pays était un ami à la fois du
Maroc et du POLISARIO. Il encourage les négociations résultant du processus de
Manhasset. Il implore les parties à reconnaître que la souveraineté ne repose
pas dans les gouvernements mais dans les peuples.

M. SAID MOHAMED OUSSEIN (Comores) a souligné qu'au Sahara occidental comme
ailleurs « la force des armes et l'intransigeance devaient faire place à la
force de la conviction et aux valeurs de la négociation ». Cela est d'autant
plus vrai, a-t-il ajouté, qu'il « s'agit ici d'un même peuple, d'une même
nation, partageant les mêmes valeurs culturelles et religieuses ». Pour les
Comores, la proposition marocaine d'une <large autonomie> du Sahara occidental
présente « une alternative sage et raisonnable pour l'ensemble des parties
impliquées, garantissant une cohésion nationale et une stabilité pour toute la
région ». L'Union des Comores appelle les parties « à transcender leurs
divergences et à faire preuve de courage pour un rapprochement dans un dialogue
mutuel, franc et loyal sans lequel les efforts des Nations Unies resteront vains
».

M. MOURAD BENMEHIDI (Algérie) a indiqué que son pays se reconnaissait pleinement
dans les textes onusiens relatifs à la décolonisation. Les cas du Timor
oriental, de la Namibie et du Sahara occidental illustrent parfaitement la «
rectitude de cette position », selon lui. Il a rappelé que le Timor oriental,
territoire comparable par sa situation au Sahara occidental, a pu s'exprimer par
voie de référendum, ce qui a permis depuis lors à Timor-Leste de rejoindre la
communauté internationale. Il serait vain d'occulter les aspirations nationales
du peuple du Sahara occidental, a ajouté le représentant de l'Algérie.
Il s'agit d'une question de décolonisation qui n'a malheureusement pas été menée
à son terme, a-t-il observé. Elle suppose une démarche résolue et visionnaire.
Un cadre de règlements négociés a fait l'objet de multiples réflexions de la
part des pays d'Afrique et des Nations Unies, a-t-il souligné. L'Union
africaine a appelé à l'intensification des efforts en vue de la tenue d'un
référendum, a-t-il ajouté. Dans le cadre des Nations Unies, cette question est
tout aussi précise et affirmée afin de sortir le conflit de l'impasse, a-t-il
dit, rappelant les résolutions votées en ce sens. À chaque fois a été
réaffirmée l'option référendaire, a-t-il dit, l'Algérie a déploré les «
atermoiements » mais tout en se réjouissant de la relance présente des
pourparlers. L'Algérie a soutenu ce processus « en sa qualité de pays
observateur et voisin ». Elle a ainsi voulu contribuer à « assainir
l'atmosphère ». Elle continuera d'appuyer pleinement le Secrétaire général et
son émissaire, a-t-il assuré.
Plus de 18 ans après la mise en place de la Mission des Nations Unies pour
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), il a constaté que
le territoire demeurait fermé aux observateurs internationaux, souhaitant que
l'on « remédie à cette exception ». Le représentant de l'Algérie a enfin évoqué
la « communauté de destin » des pays de la région disant la disposition de son
pays à agir de concert avec ses voisins et à « agir contre les déchirements
fratricides ». La communauté internationale se doit de peser de tout son poids
pour permettre l'émergence d'une solution afin de contribuer à « l'élimination
du dernier réduit du colonialisme en Afrique ». L'Algérie veut espérer que
l'année 2010 verra se conclure toutes les questions inscrites à l'agenda de la
Commission de la décolonisation.

M. PAUL GOA ZOUMANIGUI (Guinée) a rappelé que le chemin parcouru vers la
décolonisation était appréciable mais qu'il fallait déployer davantage d'efforts
pour que les 16 derniers territoires non autonomes parviennent à la
décolonisation. Il a souhaité que tous les acteurs du processus de colonisation
redoublent leurs engagements afin de parvenir à la mise en œuvre du Plan
d'action de la Deuxième Décennie internationale du colonialisme. Il a ajouté
que son pays continuerait d'apporter sa contribution aux efforts de la
communauté internationale en vue d'éliminer le colonialisme.
Concernant le Sahara occidental, il a salué la détermination des parties à
coopérer avec l'ONU en vue de trouver une solution qui permettra d'assurer la
stabilité et le développement de la région et de permettre aux réfugiés
sahraouis de retrouver une vie normale. Il a invité les parties et les pays
voisins à travailler avec le nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général. Il
faut, a-t-il dit parvenir à un règlement politique, juste, durable conformément
à la résolution 1813 (2008) du Conseil de sécurité. Par ailleurs, il a mis en
avant la volonté des parties de poursuivre les négociations et a souhaité que le
cinquième cycle de pourparlers de Manhasset soit prochainement organisé. La
Guinée, a-t-il dit, soutient l'initiative marocaine pour la négociation d'un
statut de <large autonomie> de la <région> du Sahara.

M. MOHAMMED LOULICHKI (Maroc) a rappelé que bien avant son indépendance son pays
avait milité pour l'émancipation de tous les peuples sous domination coloniale.
Il a aussi rappelé que « le peuple marocain avait une attention particulière
pour le peuple frère d'Algérie avec lequel il a partagé les souffrances de
l'occupation coloniale ». Le peuple marocain, a-t-il ajouté, « considérait
alors que son indépendance demeurait inachevée tant que l'Algérie voisine
n'avait pas retrouvé la sienne ». Et, a-t-il assuré, c'est avec le même
engagement que le Maroc a œuvré au sein des Nations Unies à la codification de
la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux.
Celle-ci « a précisé le contenu et les limites du principe de
l'autodétermination », établissant clairement que tous les peuples ont un droit
inaliénable à l'exercice de leur souveraineté et à l'intégrité de leur
territoire national.
En 1976, a-t-il souligné, « le Maroc a <récupéré> <pacifiquement> <son> Sahara
et a <avancé> sur la voie du <parachèvement> de son <intégrité territoriale> ».
Cette <récupération> a été <formalisée> par un accord négocié avec l'Espagne. «
Dans la foulée de cette <réintégration>, une partie de la population du Sahara
<marocain> a été <déportée> et installée dans des camps inhospitaliers en
territoire algérien <sans possibilité> de circuler, de voyager ou de quitter son
lieu de >séquestration> », a-t-il encore affirmé. Déplorant une « attitude
hostile de l'Algérie », il a souligné que son pays n'avait « jamais insulté
l'avenir », s'attachant à épuiser tous les moyens de recours disponibles en vue
de dépasser ce différend. Il a indiqué que le Maroc s'était « investi dans la
recherche d'une solution ni vainqueur ni vaincu, voulue et recommandée par le
Conseil de sécurité et par la communauté internationale ». L'initiative en
faveur d'une <autonomie régionale> pour le Sahara s'inscrit dans ce cadre,
a-t-il expliqué. Mais face à la dynamique engendrée par celle-ci et face à
l'appréciation positive du Conseil de sécurité, « les autres parties ont opposé
la même politique d'obstruction », a-t-il noté.
Le représentant du Maroc a ensuite évoqué les visites sur le terrain de
l'émissaire du Secrétaire général, M. Christopher Ross, celui-ci pouvant alors
mesurer la volonté du Maroc d'appuyer ses efforts sans réserve. M. Loulichki a
émis l'espoir que les autres parties se décideraient enfin à s'engager avec
l'esprit de compromis et de réalisme requis dans le processus de négociations.
Le Maroc « souhaite avec la même sincérité normaliser et développer ses
relations d'amitiés et de coopération avec l'Algérie ». Le représentant du
Maroc a souligné en conclusion que la Commission devait « aujourd'hui plus que
jamais adresser un message d'unité aux parties, l'heure n'étant plus à
l'invective et à la polémique ». Pour le Maroc, « le temps est venu de faire
prévaloir la politique de la main tendue et de la fraternité retrouvée », ce qui
suppose que prévale l'esprit de compromis, notamment dans la rédaction d'une
résolution de la Commission qui devra être « équilibrée et consensuelle ».

(...)


>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7405

4ème Commission de l'AG de l'ONU : la question du Sahara occidental est une
question de "décolonisation"


New York (Nations unies), 15/10/2009 (SPS) La Commission des questions
politiques spéciales et de la décolonisation de l'ONU a affirmé, dans une
résolution, adoptée par consensus mercredi à New York, que la question du Sahara
occidental est une question de "décolonisation" et a réaffirmé le droit
inaliénable du peuple sahraoui à "l'autodétermination".

"Réaffirmant le droit inaliénable de tous les peuples à l'autodétermination et à
l'indépendance, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations
Unies dans sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960, qui contient la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux",
la résolution a rappelé à cet égard, "la responsabilité de l'Organisation des
Nations Unies à l'égard du peuple du Sahara occidental"

En outre, la résolution s'est félicitée des efforts déployés par le Secrétaire
général et son Envoyé personnel pour trouver une solution politique au conflit
qui soit mutuellement acceptable et "assure l'autodétermination du peuple du
Sahara occidental".

Voici le texte intégral de cette résolution :


Soixante-quatrième session
Commission des questions politiques
spéciales et de la décolonisation
(Quatrième Commission)
Point 39 de l'ordre du jour
Application de la Déclaration sur l'octroi
de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux



Résolution sur la question du Sahara occidental

L'Assemblée générale,
Ayant examiné de manière approfondie la question du Sahara occidental,
Réaffirmant le droit inaliénable de tous les peuples à l'autodétermination et à
l'indépendance, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations
Unies et dans sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960, qui contient la
Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux,
Considérant que toutes les formules possibles d'autodétermination des
territoires sont valables dès lors qu'elles correspondent aux vœux librement
exprimés des peuples concernés et qu'elles sont conformes aux principes
clairement définis dans ses résolutions 1514 (XV) et 1541 (XV), en date des 14
et 15 décembre 1960 respectivement, et d'autres résolutions qu'elle a adoptées,
Rappelant sa résolution 63/105 du 5 décembre 2008,
Rappelant également toutes ses résolutions et toutes celles du Conseil de
sécurité concernant la question du Sahara occidental,
Rappelant en outre les résolutions du Conseil de sécurité 658 (1990) du 27 juin
1990, 690 (1991) du 29 avril 1991, 1359 (2001) du 29 juin 2001, 1429 (2002) du
30 juillet 2002, 1495 (2003) du 31 juillet 2003, 1541 (2004) du 29 avril 2004,
1570 (2004) du 28 octobre 2004, 1598 (2005) du 28 avril 2005, 1634 (2005) du 28
octobre 2005, 1675 (2006) du 28 avril 2006 et 1720 (2006) du 31 octobre 2006,
Soulignant l'adoption par le Conseil de sécurité de ses résolutions 1754 (2007)
du 30 avril 2007, 1783 (2007) du 31 octobre 2007, 1813 (2008) du 30 avril 2008
et 1871 (2009) du 30 avril 2009,
Constatant avec satisfaction que les parties se sont rencontrées les 18 et 19
juin 2007 ainsi que les 10 et 11 août 2007, du 7 au 9 janvier 2008 et du 16 au
18 mars 2008, sous les auspices de l'Envoyé personnel du Secrétaire général et
en présence des pays voisins et qu'elles sont convenues de poursuivre les
négociations,
Se félicitant de la nomination de Christopher Ross comme Envoyé personnel du
Secrétaire général pour le Sahara occidental,
Se déclarant satisfaite que l'Envoyé personnel du Secrétaire général ait
organisé une réunion informelle les 10 et 11 août 2009 à Dürnstein (Autriche),
en vue de préparer le cinquième cycle de négociations,
Invitant toutes les parties et les États de la région à coopérer pleinement avec
le Secrétaire général et son Envoyé personnel, et les uns avec les autres,
Réaffirmant la responsabilité de l'Organisation des Nations Unies à l'égard du
peuple du Sahara occidental,
Se félicitant à cet égard des efforts déployés par le Secrétaire général et son
Envoyé personnel pour trouver au différend une solution politique qui soit
mutuellement acceptable et assure l'autodétermination du peuple du Sahara
occidental,
Ayant examiné le chapitre pertinent du rapport du Comité spécial chargé
d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la Déclaration sur
l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux,
Ayant également examiné le rapport du Secrétaire général,

1. Prend acte du rapport du Secrétaire général (2);
2. Appuie le processus de négociation initié par la résolution 1754 (2007) et
soutenu par les résolutions 1783 (2007), 1813 (2008) et 1871 (2009) du Conseil
de sécurité, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et
mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara
occidental, et loue les efforts déployés à cet égard par le Secrétaire général
et son Envoyé personnel;
3. Se félicite de ce que les parties se soient engagées à continuer de faire
preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au
dialogue afin d'entrer, de bonne foi et sans conditions préalables, dans une
phase de négociation plus intensive, en prenant note des efforts consentis et
des développements depuis 2006, assurant ainsi l'application des résolutions
1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008) et 1871 (2009) du Conseil de sécurité et
le succès des négociations;
4. Se félicite également des négociations qui ont eu lieu entre les parties les
18 et 19 juin 2007 ainsi que les 10 et 11 août 2007, du 7 au 9 janvier 2008 et
du 16 au 18 mars 2008 en présence des pays voisins sous les auspices de
l'Organisation des Nations Unies;
5. Invite les parties à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge
et à s'acquitter de leurs obligations au regard du droit international
humanitaire;
6. Prie le Comité spécial chargé d'étudier la situation en ce qui concerne
l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux
peuples coloniaux de continuer à suivre la situation au Sahara occidental et de
lui présenter un rapport sur la question à sa soixante-cinquième session;
7. Invite le Secrétaire général à lui présenter, à sa soixante-cinquième
session, un rapport sur l'application de la présente résolution.

(SPS)

010/090/000 150738 OCT 09 SPS

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http://bellaciao.org/fr/spip.php?article92575

Nouvelle victoire diplomatique pour le peuple sahraoui

jeudi 15 octobre 2009 (15h04)


Nouvelle victoire diplomatique du Front Polisario au niveau des Nations Unies.
Un succès rapporté par l'agence de presse espagnole Europa Press dans la dépêche
suivante :

La Quatrième Commission de l'ONU réaffirme le droit "inaliénable" du Sahara
Occidental à "l'autodétermination"

NUEVA YORK, 15 Oct. (EUROPA PRESS) -

La Commission des Questions Politiques Spéciales et de Décolonisation de l'ONU
(la Quatrième Commission) a déclaré, dans une résolution approuvée ce mercredi
soir, que le conflit du Sahara Occidental est un cas de "décolonisation" et que,
par conséquent, le peuple sahraoui a le "droit inaliénable" à
"l'autodétermination".

Dans une résolution approuvée par unanimité à New York, la Quatrième Commission
a rappelé "le droit inaliénable de tous les peuples à l'autodétermination et à
l'indépendance, conformément aux principes énoncés par la Charte des Nations
Unies dans sa résolution 1514 du 14 décembre 1960, qui contient la Déclaration
sur l'octroi de l'Indépendance aux pays et aux peuples colonisés".

Dans ce sens, la résolution rappelle la "responsabilité de Nations Unies en ce
qui concerne le peuple du Sahara Occidental". De la même manière, elle loue les
efforts déployés par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, et par son
envoyé personnel pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, pour chercher une
"solution politique juste, durable et acceptable pour tous" qui "garantit
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental".

Según el ministro de Asuntos Exteriores de la autoproclamada República Árabe
Saharaui Democrática (RASD), Mohamed Salem Uld Salek, la resolución supone un
reconocimiento por parte de la ONU de que el tema de Sáhara Occidental es "el
último caso colonial de África inscrito en su agenda de descolonización", según
informó la agencia de noticias SPS, próxima al Frente Polisario.

Selon le ministre des Affaires Etrangères de la République Arabe Sahraouie
Democratique (RASD), Mohamed Salem Ould Salek, la résolution constitue une
reconnaissance de la part de l'ONU de l'affaire deuSáhara Occidental comme
"dernier cas colonial de l'Afrique inscrit dans son agenda de décolonisation",
comme a informé l'agence de presse SPS, proche du Front Polisario.


Diaspora Saharaui

De : Diaspora Saharaui
jeudi 15 octobre 2009

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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7406

La communauté internationale réaffirme son attachement à l'autodéterminations
des Sahraouis (Ould Salek)


New York, 15/10/2009 (SPS) Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salem
Ould Salek, s'est félicité que la 4ème Commission de l'AG de l'ONU ait réaffirmé
son attachement à l'autodétermination du peuple sahraoui et a remercié tous les
pays et les organisations politiques et humanitaires pour leur soutien continu
et leur solidarité avec la cause juste du peuple sahraoui, dans une déclaration
écrite parvenue à SPS.

Voici le texte intégral de cette déclaration :
"La quatrième commission a adopté aujourd'hui par consensus la résolution sur le
Sahara occidental à travers lequel la communauté internationale réaffirme son
attachement à la défense et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et
l'indépendance.

L a résolution, qui a réitéré son soutien pour les négociations initiées en Juin
2007 à Manhsset a noté avec satisfaction les négociations menées à Dürnstein,
(Autriche) et a espéré que le processus de négociation se poursuivra dans
l'avenir proche avec le but d'atteindre un règlement juste et durable qui
garantit le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Cette résolution réaffirme que la question du Sahara occidental est une question
de décolonisation à résoudre en vertu des principes établis par l'Organisation
des Nations Unies dans la fameuse résolution 1514 relative à l'octroi de
l'indépendance aux peuples et aux pays qui souffrent de l'occupation coloniale.
Le Sahara occidental est considérée à juste titre par les Nations Unies comme le
dernier cas colonial en l'Afrique inscrite dans son agenda de la décolonisation.

La résolution a été précédée par une longue séance de la Commission, où des
dizaines de pays ainsi que des experts venant de tous les coins du monde, ont
exprimé leur plein appui à la cause sahraouie et leur ferme rejet des tentatives
et les manœuvres du Maroc pour légitimer son occupation coloniale du Sahara
occidental, leur dénonciation de la politique de violation des droits humains
dans les zones occupées et l'exploitation illégale des ressources naturelles du
peuple sahraoui par la puissance occupante.

Avec cette résolution, la communauté internationale renforce la légitimité des
aspirations du peuple sahraoui à vivre libres et souverains sur sa terre.

Le Polisario et le gouvernement de la RASD tiennent à remercier tous les pays et
les organisations politiques et humanitaires pour leur soutien continu et leur
solidarité avec la cause juste du peuple sahraoui. (SPS)


010/090/100 150750 OCT 09 SPS

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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7371

Territoires non autonomes: adoption par la 4ème commission de l'ONU de
résolutions favorisant la souveraineté


New York, 13/10/2009 (SPS) La 4ème commission de l'Assemblée générale (AG) des
Nations unies a adopté 9 résolutions relatives aux 16 territoires non-autonomes,
dont le Sahara Occidental, parmi lesquelles l'AG engage les puissances
administrantes à "favoriser leur évolution vers la souveraineté", a-t-on appris
mardi de source onusienne.

Ces résolutions réaffirment également les droits des populations de ces
territoires occupés à l'autodétermination.

Une résolution adoptée par 146 voix pour, 2 contre (Etats-Unis et Israël) et 2
abstentions (France et Royaume-Uni) appelle les puissances administrantes de
"prendre des mesures efficaces pour protéger et garantir le droit inaliénable"
des peuples de ces territoires non-autonomes sur leurs ressources naturelles,
ainsi que "le droit d'établir et de conserver leur autorité sur l'exploitation
ultérieure de ces ressources".

Une autre résolution, votée par 98 pays et qui a recueilli 50 abstentions,
demande aux institutions des Nations unies à "fournir des informations sur
l'exploitation illégale des ressources naturelles, marines, notamment".

D'autre textes votés à la majorité écrasante, appellent les puissances
administrantes de "communiquer ou de continuer de communiquer régulièrement" au
secrétaire général des Nations unies, des "renseignements statistiques et autres
de nature technique relatifs à la situation économique et sociale et à
l'éducation dans les territoires dont elles sont responsables".

La 4ème commission doit se prononcer "dans les prochains jours", sur des projets
de résolutions concernant le Sahara Occidental et Gibraltar, a-t-on annoncé de
source onusienne.

Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek, qui
prend part au débat général de la 4ème commission a souligné que de nombreux
pays, que ce soit à titre individuel ou au nom des groupes régionaux, qui sont
évoqué la question du Sahara Occidental devant cette instance, ont manifesté un
"très grand intérêt" pour sa décolonisation.

"Cet intérêt est un message très fort de la communauté internationale aux
décideurs dans le monde et au Conseil de sécurité de l'Onu pour qu'ils assument
leurs responsabilités vis-à-vis de la décolonisation du Sahara Occidental",
a-t-il souligné.

Plus de 55 pays, que ce soit à titre individuel ou au nom de groupes régionaux,
se sont exprimés sur la question du Sahara Occidental lors de débat général.

Le Sahara Occidental est la dernière colonie en Afrique. Il est considéré comme
territoire non-autonome par l'Onu depuis 1966.

Le Maroc et le Front Polisario ont engagé en juin 2007 des négociations
directes, sous l'égide de l'Onu, dont quatre rounds ont eu lieu depuis à
Manhasset, près de New York, et une réunion informelle à Vienne, sans aboutir à
un avancée réelle.
Le but de ces négociations, défini par le Conseil de sécurité, est de parvenir à
une solution politique au conflit au Sahara Occidental, qui respecte le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui. (SPS)


010/090/700 131845 OCT 09 SPS

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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7314

Sahara occidental: appel à un règlement juste consacrant l'autodétermination du
peuple sahraoui


New York (Nations unies), 11/10/2009 (SPS) La majorité des intervenants à la
4ème commission de l'Assemblée générale des Nations unies a appelé à un
règlement juste et durable de la question du Sahara occidental, réaffirmant "le
droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination".

Lors de son débat général vendredi soir sur les questions de la décolonisation,
de nombreux intervenants à la commission des questions politiques spéciales
et de la décolonisation (Quatrième commission) ont apporté leur soutien au cycle
de négociations sur le Sahara occidental, tout en réaffirmant "le droit du
peuple
sahraoui à l'autodétermination".


S'exprimant au nom de la Communauté de développement de l'Afrique australe
(SADC), M. Kaire Munionganda Mbuende (Namibie) a affirmé que son
organisation"appuie l'adoption par la Quatrième commission d'une résolution sur
la question du Sahara occidental" soulignant les principes d'autodétermination
et de décolonisation.
M. Mbuende s'est dit "préoccupé du fait que le dernier rapport du Secrétaire
général sur la question ne fasse état d'aucun progrès au cours de la période
examinée", soulignant que "la poursuite de négociations directes entre le Front
Polisario et le Maroc était essentielle".
Il a également exprimé sa préoccupation concernant "les violations des droits de
l'homme perpétrées contre le peuple sahraoui", appelant le Secrétaire général de
l'Onu à diligenter une enquête et à en faire rapport au Conseil de sécurité, à
l'Assemblée générale et au Conseil des droits de l'homme.

Dans le même contexte, Mme Nduku Booto (République démocratique du Congo), a
affirmé que la position de son pays sur la question du Sahara occidental
"demeurait inchangé et s'inscrivait dans le cadre des Nations unies".
Elle a réaffirmé notamment "la nécessité d'aider les parties à parvenir à une
solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui mènera à
l'autodétermination du peuple sahraoui".

Pour sa part, le vice-ministre tanzanien des Affaires étrangères et de la
Coopération internationale, s'est félicité de la poursuite des pourparlers,
estimant que "les discussions actuelles ont le potentiel susceptible de
permettre d'aboutir à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, avec
pour base la résolution 1871 du Conseil de sécurité".

De même pour M. Carlos Costa (Mozambique) qui a "exhorté toutes les parties à
s'impliquer et à renouveler leur engagement afin de trouver une solution
politique qui prendrait en compte le droit à l'autodétermination du peuple du
Sahara occidental".

De son côté, le représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations unies, M.
Mourad Benmehidi, a indiqué que l'Algérie se reconnaissait pleinement dans les
textes onusiens relatifs à décolonisation.
Ainsi, les cas du Timor oriental, de la Namibie et du Sahara occidental
illustrent parfaitement la "rectitude de cette position", a-t-il affirmé,
rappelant que la Timor oriental, territoire comparable par sa situation au
Sahara occidental, a pu s'exprimer par voie de référendum, ce qui a permis
depuis lors à Timor-Leste de rejoindre la communauté internationale.
Cette dernière "se doit de peser de tous son poids pour permettre l'émergence
d'une solution afin de contribuer à l'élimination du dernier réduit du
colonialisme en Afrique", a souligné M. Benmehidi.
Il a indiqué que "l'Algérie veut espérer que l'année 2010 verra se conclure
toutes les questions inscrites à l'agenda de la Commission de la
décolonisation".( (SPS)


010/090/700 111150 OCT 09 SPS

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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7297

Algérie: Le règlement juste du conflit du Sahara occidental, apport décisif à
l'unité du Maghreb


New York, (Nations unies) 10/10/2009 (SPS) Le règlement juste et durable du
conflit du Sahara occidental sera d'un apport décisif à la paix, à la stabilité
et à l'unité de l'ensemble du Maghreb, a souligné à New york, le représentant
permanent de l'Algérie auprès des Nations unies, M. Mourad Benmehidi.

"Pour être saine et solide, l'édification maghrébine postule une égale adhésion
à la vision généreuse d'un avenir prémuni à jamais contre les déchirements
fratricides", a souligné vendredi M. Benmehidi, lors de son intervention devant
la Quatrième commission de l'Assemblée générale de l'Onu au titre du débat
général sur les questions de décolonisation.

Le diplomate algérien a affirmé, dans le même sens, que l'Algérie, qui "fait du
projet d'un Maghreb uni et stable une priorité nationale, est résolue à agir de
concert avec ses voisins pour relancer le processus de construction maghrébine
sur des bases solides et durables".

Par ailleurs, M. Benmehidi a tenu à rappeler que la question du Sahara
occidental est "une question de décolonisation qui n'a pas été dûment menée à
son terme", ajoutant qu'elle est "malheureusement aussi un exemple type, tout à
la fois, du blocage et des opportunités perdues".

"Les lignes directrices pour sortir ce conflit de l'impasse sont connues. Elles
nécessitent une démarche résolue, volontariste dans l'immédiat et visionnaire à
long terme", a-t-il insisté, soulignant que le règlement de la question du
Sahara occidental "doit passer obligatoirement par l'exercice authentique par le
peuple de ce territoire de son droit à l'autodétermination".

"Partageant cette conviction, l'Onu et les Etats d'Afrique, rassemblés au sein
de leur organisation régionale, ont œuvré, dès le début du conflit dans la
cohérence et la clarté et dans la complémentarité de leur action, avec une
constance remarquable au rétablissement du peuple du Sahara occidental dans la
plénitude de ses droits", a rappelé le représentant permanent de l'Algérie à
l'Onu.

L'Assemblée générale, comme le Conseil de sécurité, a-t-il relevé, "ont
constamment réitéré leur appui au principe de la consultation référendaire",
déplorant, cependant, qu'"en contradiction de la clarté de ces positions, des
atermoiements ont retardé la poursuite des pourparlers directs (entre le Maroc
et le Front Polisario) pendant plus d'une année".

Evoquant la dernière rencontre tenue au mois d'août dernier à Duernstein en
Autriche entre le Maroc et le Front Polisario, M. Benmehidi a indiqué qu'à
l'instar des autres membres de cette assemblée, "l'Algérie se réjouit de cette
reprise du dialogue, tout en rendant hommage
aux efforts déployés par l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu, M.
Christopher Ross, dont la nomination a indéniablement contribué à instaurer un
climat de confiance", a-t-il noté.

"L'Algérie a soutenu ce processus en sa qualité de pays observateur et voisin
conformément aux termes de référence établis par le secrétaire général de
l'Onu", a souligné l'intervenant, ajoutant qu'elle y a pris part "pleinement
consciente de ses responsabilités à l'égard des peuples de la région" et
"convaincue que l'œuvre de la paix au Sahara occidental est dans l'intérêt de
tous les peuples de la région".

M. Benmehidi a assuré que l'Algérie "continuera d'apporter sa pleine
contribution au SG de l'Onu et à son envoyé personnel dans leurs efforts visant
à promouvoir une solution consensuelle conforme à la doctrine des Nations unies
en matière de décolonisation et permettant au peuple sahraoui d'exercer
librement son droit inaliénable à l'autodétermination".

Il a déploré, par ailleurs, le fait que plus de dix-huit (18) ans après la mise
en place de la Minurso, le territoire du Sahara occidental demeure fermé aux
observateurs étrangers et inaccessibles aux mécanismes d'investigation de l'Onu
en matière de droits de l'homme.

"Tout en demeurant engagée en faveur du respect de la légalité internationale
pour la décolonisation du Sahara occidental, la communauté internationale se
doit de remédier à cette exception", a-t-il martelé, ajoutant qu'elle doit aussi
"peser de tout son poids pour hâter l'avènement d'une solution mutuellement
acceptable qui garantisse le droit inaliénable du peuple sahraoui à
l'autodétermination". (SPS)


010/090/700 101832 OCT 09 SPS


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1.3. PRESSE MAROCAINE
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=121181

Adoption par consensus de la résolution par la 4e Commission de l'Onu

Publié le : 15.10.2009 | 06h32


Le Maroc <s'est félicité>, mercredi, de l'adoption par la quatrième Commission
de l'Assemblée générale de l'Onu d'une résolution sur le Sahara <marocain> qui,
en <s'abstenant> <une nouvelle fois> de faire mention du <référendum classique>
<à options extrêmes>, <écarte> les approches <dogmatiques> que <certaines
parties> continuent à vouloir <ressusciter>.

Le Maroc «<se félicite> de l'adoption, par consensus, ce jour, par la quatrième
Commission de l'Assemblée générale de la résolution relative au Sahara
<marocain>», indique un communiqué de la mission permanente du Maroc auprès de
l'Onu.

«Ce consensus, réalisé pour la troisième année consécutive, <illustre> la
<convergence> du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale sur les
fondamentaux de la solution politique voulue par la Communauté internationale»,
ajoute la même source.

Ces fondamentaux «se rapportent, tout d'abord, à l'exigence d'une négociation
intense et substantielle, empreinte de réalisme et d'esprit de compromis»,
relève la Mission permanente du Maroc.

«En effet, en <s'abstenant> pour la troisième année successive de faire mention
du <référendum classique> à <options extrêmes>, dont l'<inapplicabilité> a été
<amplement démontrée>, la nouvelle résolution de la quatrième Commission écarte
les approches <dogmatiques> que <certaines parties> continuent à vouloir
<ressusciter> et dont l'objectif ultime est de faire régresser, voire annihiler
les efforts des Nations unies «, précise le communiqué.

«Ces fondamentaux, poursuit la même source, concernent ensuite l'objectif des
négociations qui demeure l'émergence d'une solution politique médiane et
consensuelle, pour laquelle le Maroc a proposé son initiative d'<autonomie>,
perçue comme <crédible et sérieuse> par l'Onu autant que <par la Communauté
internationale>».

De la sorte, fait observer la même source, «les Etats membres de l'Onu marquent
leur détermination à consacrer la centralité du processus politique et à éviter
tout ce qui pourrait nuire à la poursuite du processus de Manhasset».

«Plus particulièrement, la quatrième Commission a confirmé les dispositions des
résolutions du Conseil de sécurité, notamment les résolutions 1813 (avril 2008)
et 1871(avril 2009) qui mettent l'accent, notamment, sur les efforts consentis
`depuis 2006 et les développements subséquents', en <référence claire> à
l'initiative d'<autonomie> présentée par le Royaume», ajoute le communiqué.

Elle souligne également «la responsabilité qui incombe aux Etats de la région de
coopérer avec les efforts des Nations unies mais aussi les uns avec les autres
pour contribuer à la réalisation des progrès sur la voie d'une solution
politique de compromis «, insiste la même source.

«Pour sa part, le Royaume du Maroc réaffirme sa disponibilité à traduire en
actions les vœux du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale et se tient
prêt à participer aux prochaines étapes de négociations, afin de parvenir à une
solution politique de compromis, dans le <respect> de la <souveraineté> et de
l'<intégrité territoriale> du Royaume».

Le Royaume du Maroc «espère que les autres parties démontreront le même sens
d'engagement et de responsabilité, en s'intégrant, durant les prochaines étapes
de négociations, dans la dynamique de compromis afin de mettre un terme aux
souffrances des populations des camps de Tindouf et concrétiser l'idéal
maghrébin», conclut le communiqué.


Par MAP

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/l_ue_preoccupee_par/view

L'UE préoccupée par les implications du conflit du Sahara sur la sécurité dans
la région (Ambassadeur)


New York (Nations Unies) - L'Union européenne (UE) a réaffirmé, mercredi à New
York, sa "préoccupation" quant aux implications du conflit du Sahara sur la
sécurité régionale.

"L'Union Européenne demeure préoccupée par les implications du conflit" du
Sahara sur la "sécurité et la coopération dans la région", a affirmé
l'ambassadeur, représentant permanent de la Suède auprès de l'ONU, M. Anders
Liden, qui intervenait au nom de l'UE, après l'adoption sans vote de la
résolution sur le Sahara, par la 4-ème commission de l'Assemblée générale de
l'ONU.
Il a également "réaffirmé le plein soutien" de l'UE pour les efforts du
secrétaire général de l'ONU en vue de parvenir à une "solution politique juste,
définitive et mutuellement acceptable".
"L'UE continue d'encourager les parties à œuvrer en vue de parvenir à une telle
solution dans le cadre des Nations Unies", a ajouté M. Anders, se félicitant de
la nomination et des efforts de l'ambassadeur Christopher Ross en tant qu'Envoyé
personnel du secrétaire général de l'ONU.
"Nous encourageons fermement les parties pour qu'elles continuent à œuvrer avec
lui (Christopher Ross) pour permettre au processus politique d'aller de
l'avant", a-t-il souligné.
L'UE exprime, en outre, "son soutien total aux négociations de Manhasset et se
félicite de la tenue de la rencontre informelle en Autriche (Durnstein 10-11
août), à l'invitation de M. Ross, pour préparer le 5-ème round des
négociations", a ajouté M. Anders.
L'Union européenne, a-t-il poursuivi, "se félicite de l'engagement des parties
de continuer de faire preuve de volonté politique et d'œuvrer dans une
atmosphère propice au dialogue en vue d'entrer, de bonne foi et sans condition
préalable, dans une phase plus intensive de négociations, qui tienne compte des
efforts et développements depuis 2006 et permette la mise en œuvre des
résolutions 1754, 1783, 1813 et 1871 et le succès des négociations".


Dernière modification 15/10/2009 14:30

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/la_quatrieme_commiss/view

La quatrième commission adopte un projet de résolution réitérant l'appui de
l'ONU au processus de négociations sur le Sahara


New York (Nations Unies)- La quatrième Commission de l'Assemblée générale de
l'ONU a adopté, mercredi sans vote, un projet de résolution réitérant l'appui
des Nations Unies au processus de négociations sur le Sahara, appelant de
nouveau "toutes les parties et les Etats de la région à coopérer pleinement avec
le Secrétaire général et son Envoyé personnel, et les uns avec les autres".

L'Assemblée générale "appuie le processus de négociations initié par la
résolution 1754 (2007) et soutenu par les résolutions 1783 (2007), 1813 (2008)
et 1871 (2009) du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à une solution
politique juste, durable et mutuellement acceptable", souligne le nouveau texte
qui confirme le soutien exprimé par l'AG lors de sa précédente session.
En vertu de cette résolution, qui devra être définitivement endossée lors d'une
prochaine séance plénière de l'AG, les Etats membres prennent "note des efforts
consentis et des développements depuis 2006", en référence, une nouvelle fois, à
la dynamique enclenchée par l'Initiative marocaine d'une autonomie pour la
région du Sahara en vue de mettre fin à ce différend régional.
Ils se félicitent également de "ce que les parties se soient engagées à
continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une
atmosphère propice au dialogue afin d'entrer, de bonne foi et sans conditions
préalables, dans une phase de négociations plus intensive" ainsi que des
négociations déjà engagées entre les parties, sous les auspices de
l'Organisation des Nations Unies.
L'Assemblée générale, qui salue la nomination de l'ambassadeur Christopher Ross
en tant qu'Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara, se déclare
"satisfaite" que ce dernier ait organisé une réunion informelle entre les
parties en août dernier à Duernstein, en Autriche, en vue de "préparer le 5ème
cycle des négociations".


Dernière modification 14/10/2009 16:56

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Le Maroc se félicite du consensus autour de la résolution sur le Sahara
<marocain> au sein de la 4ème commission


New York (Nations Unies)- L'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès
des Nations Unies, M. Mohamed Loulichki, a exprimé, mercredi à New York, la
satisfaction du Royaume à la suite de l'adoption, sans vote, par la quatrième
Commission de l'Assemblée générale de l'ONU d'un projet de résolution sur le
Sahara.

Le Maroc "se réjouit du consensus qui a marqué, pour la troisième année
successive, l'adoption par la quatrième Commission de la résolution relative au
Sahara <marocain>", a déclaré M. Loulichki soulignant que ce consensus " voulu
et souhaité par tous les membres de la Commission est le résultat d'une
concertation fraternelle et fructueuse entre les deux délégations du Royaume et
de l'Algérie".
"Le consensus auquel nous sommes parvenus réaffirme le soutien unanime de la
communauté internationale au processus de négociations en cours sous les
auspices de l'ONU et son encouragement aux parties pour s'y investir de bonne
foi et avec le réalisme et la flexibilité requis en vue de parvenir à une
solution politique de compromis qui soit agréable à toutes les parties", a-t-il
ajouté devant la 4ème Commission.
Ainsi et "tout en renouvelant son appui ferme et résolu aux efforts du
Secrétaire général de l'ONU et de son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, la
quatrième Commission, à l'instar du Conseil de sécurité, appelle toutes les
parties à apporter la démonstration de leur volonté politique de dépasser les
blocages et les clivages actuels afin d'entrer dans une phase de négociations
intensive et substantielle pouvant garantir la progression vers une solution
définitive à ce différend", a-t-il poursuivi.
"De même, en soulignant l'adoption par le Conseil de sécurité des résolutions
1754 et 1783 de 2007, la 1813 (2008) et la 1871 (2009), la Commission reconnaît
avec la même appréciation les efforts sérieux et crédibles du Maroc incorporés
dans sa proposition d'autonomie et rappelle aux parties la nécessité de faire
preuve de réalisme et d'esprit de compromis qui sont inhérents à tout processus
de négociations" a relevé M. Loulichki.
Il a également indiqué que "le consensus ainsi réalisé, au lendemain de la
réunion informelle de Vienne d'août dernier, est de bon augure pour la poursuite
des efforts de l'Envoyé personnel du Secrétaire général en vue de préparer la
reprise des négociations de Manhasset visant à dégager une solution politique
réaliste et de compromis".
A cet égard, l'ambassadeur a formulé "l'espoir que l'esprit de compromis et de
coopération qui a permis la réalisation du consensus d'aujourd'hui, trouvera son
prolongement dans une attitude plus constructive et plus engagée lors de la
reprise du processus de Manhasset et se traduira par une participation active de
l'ensemble des parties aux négociations".
M. Loulichki a, de même, fait part de sa certitude qu'" un tel changement dans
les attitudes ne manquera pas de rejaillir positivement sur le renforcement des
relations bilatérales et partant sur la redynamisation de la construction du
Maghreb".


Dernière modification 15/10/2009 14:09

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/sahara__l_initiative/view

L'initiative d'<autonomie> a fait prendre un tournant décisif au processus de
recherche d'une solution politique (Loulichki)

New York (NU) - L'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU,
M. Mohamed Loulichki, a souligné, vendredi soir à New York, que l'initiative
marocaine d'autonomie a fait prendre un tournant décisif au processus de
recherche d'une solution politique, et exprimé le "souhait ardent" du Royaume de
régler le différend sur le Sahara.

"Cette initiative qualifiée de sérieuse et de crédible par le Secrétaire général
autant que par le Conseil de sécurité des Nations Unies a créé une dynamique et
a fait prendre un tournant décisif au processus de recherche de la solution
politique souhaitée", a précisé M. Loulichki devant la quatrième Commission de
l'Assemblée générale de l'ONU.
Face à la dynamique engendrée par l'initiative d'autonomie et à l'appréciation
positive qui en a été faite par le Conseil de sécurité, les autres parties ont
opposé la même politique d'obstruction en invoquant la question des droits de
l'Homme dans les provinces du Sud du Royaume, a-t-il déploré.
A cet égard, l'ambassadeur a rappelé que "depuis dix ans le Maroc, sous
l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, s'est engagé dans un vaste chantier pour
consolider son identité plurielle et son respect de la dignité humaine et mis en
oeuvre des réformes ambitieuses concernant notamment les droits de la femme, le
développement humain, la justice transitionnelle et l'exercice effectif des
droits politiques, économiques sociaux et culturels pour tous les Marocains et
sur toute l'étendue du territoire nationale".
Ces efforts, a-t-il dit, ont été salués par l'ensemble de la Communauté
internationale et ont valu au Maroc le premier statut avancé auprès de l'Union
européenne, relevant également que lors de l'examen périodique universel
entrepris en avril 2007, le Conseil des droits de l'Homme s'est félicité des
réformes réalisées et a encouragé le Royaume à persévérer sur la voie du
renforcement de l'Etat de droit.
Il a ajouté que le Maroc, en préparant l'initiative d'autonomie, a veillé à y
incorporer des mécanismes garantissant le respect des droits de l'Homme, qui ont
contribué au renforcement de sa crédibilité et de sa pertinence.
"Ceux qui ont évoqué de prétendues violations des droits de l'Homme dans les
provinces du Sud donnent toute sa pertinence à l'adage selon lequel il est plus
facile d'arracher un brin d'herbe dans le pot de fleurs de son voisin qu'un
baobab de son propre jardin. Ils feraient mieux de méditer cet adage: qui a un
toit de verre ne s'aventure pas à jeter des pierres à son voisin", a-t-il, par
ailleurs, dit.
Le Maroc, comme tout Etat de droit, a-t-il poursuivi, respecte ses obligations
internationales et dispose de mécanismes d'alerte et de suivi en matière de
droit de l'Homme ainsi qu'un arsenal juridique et institutionnel qui garanti
l'exercice des droits humains par tous les Marocains quel que soit le lieu de
leur résidence.
"La même loi et les mêmes garanties s'appliquent à Casablanca comme à Smara et à
Oujda comme à Dakhla", a-t-il insisté.
"Il ne saurait y avoir, par conséquent, une exemption ou une immunité de
situation qui veut qu'une personne qui commet un crime ou un délit au nord du
Maroc se verrait appliquer la sanction prévue par la loi et que la même personne
qui, pour la simple raison qu'elle se déplace au sud du Maroc et s'autoproclame
défenseur des droits de l'Homme, échapperait à cette même loi. Il n'y a pas de
justice à géographie variable. La justice est la même, elle est une et
impersonnelle", a-t-il expliqué.
Pour ce qui est du processus de négociations, le diplomate a réitéré l'espoir,
au moment où l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, Christopher
Ross, s'apprête à reprendre ses efforts pour préparer le 5ème round de
Manhasset, que "les autres parties se décideront, enfin, à s'engager, avec
l'esprit de compromis et le réalisme requis par les résolutions du Conseil, dans
le processus de négociations et apporteront la preuve d'une réelle volonté de
rechercher avec le Maroc une solution politique de compromis et acceptable pour
tous".
Et de rappeler, qu'"au terme de ses deux visites dans la région, M. Ross a pu
mesurer la volonté du Maroc, exprimée, au plus haut niveau, d'appuyer sans
réserves ses efforts et de soutenir son action", ajoutant que "cette volonté, la
délégation marocaine l'a démontrée concrètement en participant activement et
positivement à la première réunion informelle organisée à Durnstein (Autriche)
et en y faisant preuve d'esprit d'ouverture, de conciliation et d'engagement
constructif" et que "malheureusement, on ne peut pas en dire autant des autres
parties dont les attitudes sont restées passives et figées".
"Aujourd'hui, plus que jamais, toutes les parties à ce différend doivent montrer
leur détermination à aller de l'avant, à s'engager avec sérieux et
responsabilité dans le processus de négociations sous les auspices des Nations
Unies", a-t-il ajouté.
M. Loulichki a exprimé le souhait ardent du Royaume de "régler ce différend et
favoriser le retour des populations des camps de Tindouf parmi les leurs afin
qu'elles puissent contribuer, elles aussi, à l'édification du Maroc nouveau et à
la prospérité de la région du Sahara".
"Le Maroc souhaite avec la même sincérité normaliser et développer ses relations
d'amitiés et de coopération avec l'Algérie dans l'intérêt des deux peuples et
l'ensemble du Maghreb", a-t-il insisté.
Le Royaume, a-t-il affirmé, "continue d'espérer et d'oeuvrer pour que le
gouvernement algérien mette fin à une situation anachronique de frontières
unilatéralement fermées depuis 15 ans et qui, non seulement frustre le désir de
communication et d'échange entre deux peuples voisins que tout unit, mais
pénalise aussi le développement économique et social de l'ensemble maghrébin et
limite sa capacité de surmonter les défis de tout genre qui l'interpellent".
Dans son adresse devant la 4ème commission, l'ambassadeur a, en outre, fait un
rappel historique soulignant que "bien avant de retrouver sa totale
indépendance, le Maroc a milité pour l'émancipation de tous les peuples sous
domination coloniale et apporté son soutien diplomatique et matériel aux
mouvements de libération authentiques, particulièrement dans notre continent
africain".
"Cet engagement du Royaume, a-t-il souligné, a été poursuivi et intensifié après
l'indépendance faisant du Maroc un lieu de convergence des efforts africains
pour la libération et l'unité du continent".
Et d'ajouter que "le peuple marocain avait une attention particulière pour le
peuple frère d'Algérie, avec lequel il a partagé les souffrances de l'occupation
coloniale, y compris le sacrifice suprême, et s'est identifié à ses ambitions
pour la libération et l'indépendance. Le peuple marocain considérait alors que
son indépendance demeurait inachevée tant que l'Algérie voisine n'a pas retrouvé
la sienne".
Et c'est avec le même engagement, a poursuivi le diplomate, que le "Maroc a
oeuvré au sein des Nations Unies à la codification de la déclaration sur
l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux pour en faire un levier
juridique et politique au service des peuples opprimés", soulignant que cette
déclaration a précisé le contenu et les limites du principe de
l'autodétermination et établi de manière "on ne peut plus claire que tous les
peuples ont un droit inaliénable à l'exercice de leur souveraineté et à
l'intégrité de leur territoire national" et que "toute tentative visant à
détruire partiellement ou totalement l'unité nationale et l'intégrité
territoriale d'un pays est incompatible avec les buts et les principes de la
Charte des Nations Unies".
Cette exigence du "respect de l'intégrité territoriale lors de la mise en oeuvre
de ce principe de l'autodétermination a trouvé sa consécration dans la
résolution 1541, adoptée le lendemain même de l'adoption de la résolution 1514
et dont la finalité était de prévenir tout abus dans l'application de ce
principe et d'assurer la stabilité des Etats nouvellement indépendants", a-t-il
noté.
"Etant donné le dépeçage dont a fait l'objet le territoire marocain sous
l'occupation coloniale multiple, le Maroc a récupéré des parties de son
territoire national à travers des étapes allant de 1956 à 1976", a-t-il rappelé.
"Il y a 34 années, face à une tentative coloniale de l'amputer de la partie
saharienne de son territoire national, le Maroc a eu une attitude de rejet,
celle-là même que l'Algérie avait adoptée en dénonçant en 1957, à juste titre
d'ailleurs, le projet de détachement de ses zones sahariennes au profit de
l'organisation commune des régions sahariennes", a précisé l'ambassadeur,
soulignant qu'"en 1976, le Maroc a récupéré pacifiquement son Sahara et a avancé
sur la voie du parachèvement de son intégrité territoriale. Cette récupération a
été formalisée par un accord négocié en vertu duquel l'Espagne a rétrocédé au
Maroc ses provinces du Sud, comme elle l'a fait en 1958 pour Tarfaya et 1969
pour Sidi Ifni".
Dans la foulée de cette réintégration, "une partie de la population du Sahara
marocain a été déportée et installée dans des camps inhospitaliers en territoire
algérien sans possibilité de circuler, de voyager ou de quitter son lieu de
séquestration. Depuis lors, cette population vit dans des conditions précaires
et inhumaines et se voit privée de ses droits les plus élémentaires et
particulièrement de son droit d'être recensée par le Haut Commissariat aux
Réfugiés, rapatriée et réunifiée", a conclu M. Loulichki.


Dernière modification 10/10/2009 12:02

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/sahara__la_rdc_se_fe/view

La RDC se félicite des efforts "sérieux et crédibles" du Maroc (Ambassadeur)

New York (NU) - L'ambassadeur représentant permanent de la République
démocratique du Congo, Ileka Atoki, s'est félicité, vendredi soir à New York,
des efforts "sérieux et crédibles" déployés par le Maroc pour parvenir à une
solution à la question du Sahara.

La RDC "observe avec intérêt la dynamique créée par l'Initiative du Royaume du
Maroc pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara et se
félicite des efforts sérieux et crédibles consentis par ce pays pour parvenir à
un règlement acceptable", a affirmé M. Atoki devant la 4ème Commission de
l'Assemblée générale de l'ONU.
La position de la République démocratique du Congo sur le Sahara a été
"constante et demeure inchangée", a tenu à préciser M. Atoki, dont le pays est
membre de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).
Cette position "s'inscrit dans le cadre des efforts des Nations Unies, de son
Secrétaire général et son Conseil de sécurité, lesquels n'ont de cesse de
réaffirmer leur volonté d'aider les parties à parvenir à une solution politique
juste, durable et mutuellement acceptable", a-t-il poursuivi.
Et le diplomate de souligner que son pays n'a de "cesse à exhorter les parties
et les Etats de cette région de continuer à coopérer pleinement avec les Nations
Unies pour progresser vers une solution politique", de poursuivre "le dialogue
et de faire preuve d'engagement et de volonté politique pour aboutir à une
solution acceptable pour tous".


Dernière modification 10/10/2009 12:04.

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/le_gabon_souligne_le/view

Le Gabon souligne le caractère "courageux et réaliste" de l'initiative
d'<autonomie>

New York (NU) - La proposition marocaine d'autonomie est non seulement
"courageuse, audacieuse, mais surtout réaliste" et comme " beaucoup d'autres
pays, le Gabon ne peut que la soutenir", a affirmé, vendredi soir à New York, M.
Michel Regis Onanga Ndiaye, de la mission permanente de la république gabonaise
auprès des Nations Unies.

"Cette proposition qui postule une forme d'exercice de l'autodétermination au
sein même de l'Etat, nous paraît non seulement courageuse, audacieuse, mais
surtout réaliste", a dit le diplomate gabonais devant la 4-ème commission de
l'Assemblée générale de l'ONU.
"Comme beaucoup d'autres pays, le Gabon ne peut que la soutenir", a-t-il ajouté,
se disant persuadé que "celle-ci prend en compte les intérêts des parties et
qu'elle peut donner lieu à des négociations sincères susceptibles d'aboutir au
règlement définitif de la question".
Le Gabon est "d'avis qu'il nous faut intensifier nos efforts et insuffler une
dynamique nouvelle aux négociations de Manhasset engagées sous les auspices du
secrétaire général, car il est urgent de parvenir à une solution définitive à ce
différend régional qui n'est pas sans conséquences sur les risques de
déstabilisation et autres activités à caractère criminel dans la région", a-t-il
dit devant ses pairs.
"Une coopération pleine et sincère de toutes les parties à ce différend avec le
soutien de la communauté internationale, est plus que jamais indispensable", a
ajouté le diplomate.


Dernière modification 10/10/2009 11:59

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/le_benin_releve_par/view

Le Bénin "relève particulièrement" l'initiative marocaine d'<autonomie>


New York (NU) - La République du Bénin " relève particulièrement" l'initiative
marocaine d'autonomie qui vise à un règlement "consensuel du problème" du
Sahara, a déclaré vendredi soir à New York, l'ambassadeur représentant permanent
du Bénin auprès des Nations Unies, M. Jean François R. Zinsou.

"Nous relevons particulièrement l'initiative marocaine pour un statut
d'autonomie qui vise à un règlement consensuel du problème" du Sahara "dans
l'esprit des efforts de la communauté internationale", a dit le diplomate devant
la 4-ème commission de l'Assemblée générale de l'ONU.


Dernière modification 10/10/2009 11:59

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/la_guinee_soutient_l/view

La Guinée soutient l'initiative marocaine d'<autonomie>


New York (NU) - La République de Guinée soutient "l'initiative marocaine pour la
négociation d'un Statut d'Autonomie de la région du Sahara", a affirmé, vendredi
soir à New York, M. Paul Goa Zoumanigui de la Mission permanente de la
république de Guinée auprès des Nations Unies.

"Mon pays, la République de Guinée soutient l'initiative marocaine pour la
négociation d'un Statut d'Autonomie de la région du Sahara et exhorte les
parties concernées à trouver une issue politique mutuellement acceptable au
différend", a dit le diplomate devant la 4-ème commission de l'Assemblée
générale des Nations Unies.


Dernière modification 10/10/2009 11:58

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/la_guinee_equatorial/view

La Guinée équatoriale réitère son appui à l'<intégrité territoriale> du Royaume


New York (NU) - L'ambassadeur représentant permanent de la Guinée Equatoriale
auprès de l'ONU, Lino Sima Ekua Avomo, a réitéré, vendredi soir à New York, son
appui à l'intégrité territoriale du Royaume et souligné que l'initiative
marocaine d'autonomie constitue une "base objective" pour les négociations.

L'initiative du Maroc visant à accorder une large autonomie aux provinces du Sud
"répond au principe d'autodétermination préconisé par la Charte des Nations
Unies et constitue une base objective de négociations pacifiques entre les
parties, à même de conduire à une solution négociée, dans un esprit de réalisme
et de compromis", a dit M. Ekua Avomo devant la 4-ème commission de l'assemblée
générale de l'ONU.
Dans ce contexte, la Guinée Equatoriale est convaincue que la communauté
internationale devrait accompagner le "processus de négociations en cours,
initié par le Conseil de sécurité, en vue de sa redynamisation", a-t-il dit.


Dernière modification 10/10/2009 11:58

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http://www.map.ma/fr/sections/accueil/l_initiative_marocai/view

L'initiative marocaine d'<autonomie>, "une voie appropriée pour le règlement du
différend" sur le Sahara (Burkina Faso)


New York (NU) - Le Burkina Faso a considéré, vendredi soir à New York,
l'initiative marocaine d'autonomie comme "une voie appropriée pour le règlement
du différend" sur le Sahara.

"Comme l'a souligné son excellence Blaise Compaore dans son allocution à la
64-ème assemblée générale de l'ONU, le Burkina Faso réaffirme son adhésion à la
résolution 1813 du Conseil de sécurité, soutient les efforts du secrétaire
général pour la recherche d'une solution politique, et considère l'Initiative
marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la gestion du Sahara
comme une voie appropriée pour le règlement du différend", a souligné
l'ambassadeur représentant adjoint de ce pays auprès de l'ONU, M. Paul Robert
Tiendrebeogo.
Il est "essentiel que les parties puissent, au cours des prochaines étapes du
processus, engager des négociations axées sur les questions de fond, et faire
les compromis nécessaires pour surmonter les difficultés et les divergences", a
ajouté le diplomate devant la 4-ème commission des Nations Unies.
De même, "nous invitons les pays de la région, les organisations sous-régionales
et régionales, ainsi que l'ensemble de la communauté internationale à les
accompagner dans cette dynamique", a dit M. Tiendrebeogo.


Dernière modification 10/10/2009 11:56

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http://www.map.ma/fr/sections/politique/la_proposition_maroc/view

La proposition marocaine d'<autonomie>, "une alternative <sage et raisonnable>
pour l'ensemble des parties " (Ambassadeur de Comores à l'ONU)


New York (Nations Unies),10/10/09- M. Oussein Said Mohamed de la mission
permanente de l'Union des Comores auprès des Nations Unies a qualifié, vendredi
soir à New York, la proposition marocaine d'autonomie d' " alternative sage et
raisonnable pour l'ensemble des parties ".
"La proposition marocaine d'une large autonomie au Sahara dans le respect de sa
souveraineté et de son intégrité territoriale présente à nos yeux, une
alternative sage et raisonnable pour l'ensemble des parties impliquées,
garantissant une cohésion nationale et une stabilité pour toute la région", a
affirmé M. Said Mohamed devant la 4ème Commission de l'Assemblée générale de
l'ONU.
Il a ajouté que " l'Union des Comores se félicite des efforts entrepris par le
Royaume du Maroc, qualifiés de sérieux et crédibles par le Conseil de Sécurité
dans sa résolution 1871 ", appelant " les parties impliquées, à transcender
leurs divergences et à faire preuve de courage pour un rapprochement, dans un
dialogue mutuel, franc et loyal "


Dernière modification 10/10/2009 14:32


>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.latribune-online.com/evenement/23880.html

4ème commission de l'Assemblée générale de l'ONU
Des résolutions pour la souveraineté des territoires non autonomes

14-10-2009


La 4ème commission de l'Assemblée générale (AG) des Nations unies a adopté 9
résolutions relatives aux 16 territoires non autonomes, dont le Sahara
occidental, par lesquelles l'AG engage les puissances administrantes à
«favoriser leur évolution vers la souveraineté», a rapporté hier l'APS citant
une source onusienne.
Ces résolutions réaffirment également les droits des populations de ces
territoires occupés à l'autodétermination.
Une résolution adoptée par 146 voix pour, 2 contre (Etats-Unis et Israël) et 2
abstentions (France et Royaume-Uni) appelle les puissances administrantes à
«prendre des mesures efficaces pour protéger et garantir le droit inaliénable»
des peuples de ces territoires non autonomes sur leurs ressources naturelles,
ainsi que «le droit d'établir et de conserver leur autorité sur l'exploitation
ultérieure de ces ressources». Une autre résolution, votée par 98 pays et qui a
recueilli 50 abstentions, demande aux institutions des Nations unies à «fournir
des informations sur l'exploitation illégale des ressources naturelles, marines,
notamment».
D'autre textes, votés à la majorité écrasante, appellent les puissances
administrantes à «communiquer ou continuer de communiquer régulièrement» au
secrétaire général des Nations unies des «renseignements statistiques et autres
de nature technique relatifs à la situation économique et sociale et à
l'éducation dans les territoires dont elles sont responsables». La 4ème
commission doit se prononcer «dans les prochains jours» sur des projets de
résolution concernant le Sahara occidental et Gibraltar.
Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, qui
prend part au débat général de la 4ème commission, a souligné que de nombreux
pays, que ce soit à titre individuel ou au nom des groupes régionaux, qui ont
évoqué la question du Sahara occidental devant cette instance, ont manifesté un
«très grand intérêt» pour sa décolonisation.
«Cet intérêt est un message très fort de la communauté internationale aux
décideurs dans le monde et au Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'ils assument
leurs responsabilités vis-à-vis de la décolonisation du Sahara occidental»,
a-t-il souligné. Plus de 55 pays, que ce soit à titre individuel ou au nom de
groupes régionaux, se sont exprimés sur la question du Sahara occidental lors du
débat général.Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique.
Il est considéré comme territoire non autonome par l'ONU depuis 1966.

--------------->
http://lexpressiondz.com/article/2/2009-10-10/68348.html

LE DOSSIER SAHRAOUI EN DÉBAT À L'ONU
Le Maroc dos au mur

10 Octobre 2009 - Page : 7


Le Maroc a été mis en demeure de reconnaître «le fait colonial» dont il est
l'auteur au Sahara occidental, devant la communauté internationale. Il a été
ainsi mis en exergue l'exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara
occidental par Rabat. Jeudi, les intervenants devant la 4e Commission de l'ONU
qui se tient à New York ont «fermement condamné» le pillage des richesses du
peuple sahraoui par le Royaume chérifien. «Nous appelons la quatrième commission
de l'ONU à réaffirmer la souveraineté permanente des peuples sur leurs richesses
naturelles afin de protéger celles du Sahara occidental», a déclaré Mme Kate
Lewis, coordinatrice internationale de la Western Sahara Ressource Watch (Wsrw),
qui regroupe des organisations de plus de 30 pays qui dénoncent l'exploitation
illégale des ressources naturelles sahraouies.

L'intervenante a, également, suggéré que la mission de la Minurso soit élargie à
la protection des ressources naturelles du Sahara occidental «exploitées
illégalement par l'occupant marocain.» Pour sa part, le président du groupe du
Sahara occidental au Parlement britannique, M.Jeremy Corbyn a souligné la
responsabilité morale des Nations unies dans le règlement du conflit du Sahara
occidental et dans la protection du peuple sahraoui. «Il est également de la
responsabilité de l'ONU de faire cesser le pillage des ressources naturelles du
Sahara occidental», a-t-il martelé. Pour le parlementaire britannique,
l'indépendance du Sahara occidental «ne profitera pas seulement aux deux parties
(Maroc et Polisario) mais à toute la région». De son côté, Mme Sahli Maya,
professeur de droit international, a indiqué que l'exploitation des ressources
du Sahara occidental «est convoitée par de nombreux groupes économiques
régionaux qui pactisent avec l'Etat occupant». L'universitaire algérienne a
indiqué que le droit international «consacre la règle selon laquelle le
territoire non autonome dans toutes ses composantes et ses ressources naturelles
ne peuvent être aliénées au profit d'un Etat occupant». Pour sa part, M.Saïd
Ayachi, représentant du Comité national algérien de solidarité avec le peuple
sahraoui, a évoqué les «graves violations» des droits de l'homme commises par le
Maroc dans les territoires sahraouis occupés, citant entre autres les
disparitions forcées, les détentions arbitraires, tortures, génocides et
déplacements internes forcés de la population. Dans un réquisitoire sévère,
M.Ayachi est revenu sur les conditions «difficiles» dans lesquelles vivent les
Sahraouis dans les camps de réfugiés, relevant que l'aide humanitaire qui leur
est destinée reste «très insuffisante.» Sur ce chapitre, «le Haut Commissaire
aux réfugiés, M.Antonio Gutteres, qui a visité les camps des réfugiés sahraouis
récemment, a été consterné par cette situation dramatique des réfugiés sahraouis
qui manquent cruellement de tout», a rappelé M.Ayachi. L'avocat algérien,
M.Sadek Bouguettaya, a lui dénoncé les «graves violations» des droits de l'homme
que subissent au quotidien les Sahraouis dans les territoires sahraouis occupés.
A ce titre, M.Bouguettaya souligne: «Le règlement de cette question passe par un
référendum d'autodétermination juste, libre et transparent.» Pour rappel, le
débat général sur les questions de décolonisation de la quatrième commission de
l'ONU devait se poursuivre jusqu'à hier soir.


Mohamed Sadek LOUCIF

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http://www.horizons-dz.com/la24/2628.html

Mourad Benmehidi à la quatrième commission de l'Onu :
«La Minurso doit s'ouvrir aux observateurs étrangers»

10 October 2009 04:00:00
R. I.

la question du Sahara occidental est «une question de décolonisation qui n'a
pas été dûment menée à son terme»

«Pour être saine et solide, l'édification maghrébine postule une égale adhésion
à la vision généreuse d'un avenir prémuni à jamais contre les déchirements
fratricides» et l'Algérie, qui «fait du projet d'un Maghreb uni et stable une
priorité nationale, est résolue à agir de concert avec ses voisins pour relancer
le processus de construction maghrébine sur des bases solides et durables»,
déclare M. Mourad Benmehidi, le représentant permanent de l'Algérie auprès des
Nations unies, dans son intervention devant la Quatrième commission de
l'Assemblée générale de l'Onu au titre du débat général sur les questions de
décolonisation.
Ces rappels sur l'UMA, faits, le diplomate algérien a enchainé sur la question
du Sahara occidental qui est, dit-il, «une question de décolonisation qui n'a
pas été dûment menée à son terme» et «un exemple type, tout à la fois, du
blocage et des opportunités perdues».
Selon le diplomate algérien, si le règlement de cette question «sera d'un apport
décisif à la paix, à la stabilité et à l'unité de l'ensemble du Maghreb», les
solutions sont connues.
«Elles nécessitent une démarche résolue, volontariste dans l'immédiat et
visionnaire à long terme», dit-il, soulignant que le règlement de la question du
Sahara occidental «doit passer obligatoirement par l'exercice authentique par le
peuple de ce territoire de son droit à l'autodétermination». «Partageant cette
conviction, l'Onu et les Etats d'Afrique, rassemblés au sein de leur
organisation régionale, ont œuvré, dès le début du conflit dans la cohérence et
la clarté et dans la complémentarité de leur action, avec une constance
remarquable au rétablissement du peuple du Sahara occidental dans la plénitude
de ses droits», a rappelé le représentant de l'Algérie qui a relevé l'appui
constant au principe de la consultation référendaire de l'Assemblée générale et
de sécurité et les «atermoiements» marocains qui ont retardé la poursuite des
pourparlers directs avec le Front Polisario pendant plus d'une année.
Evoquant la dernière rencontre tenue au mois d'août dernier à Duernstein en
Autriche entre le Maroc et le Front Polisario, M. Benmehidi a indiqué que
l'Algérie se réjouit de cette reprise du dialogue tout en rendant hommage aux
efforts déployés par l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu, M.
Christopher Ross, dont la nomination a contribué à instaurer un climat de
confiance. Avant de clore son intervention, M. Benmehidi a déploré le fait que
plus de dix-huit (18) ans après la mise en place de la Minurso, le territoire du
Sahara occidental demeure fermé aux observateurs étrangers et inaccessible aux
mécanismes d'investigation de l'Onu en matière de droits de l'homme.
«Tout en demeurant engagée en faveur du respect de la légalité internationale
pour la décolonisation du Sahara occidental, la communauté internationale se
doit de remédier à cette exception», a-t-il martelé, ajoutant qu'elle doit peser
de tout son poids pour hâter l'avènement d'une solution mutuellement acceptable
qui garantisse le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination.

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Jue, 15 de Oct, 2009 6:58 pm

ruizmi2004
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ruizmi2004
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15 de Oct, 2009
6:58 pm
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