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Sahara Occidental/Droits humains (23/24-X-2009)   Lista de mensajes  
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******CAMPAGNE POUR LA LIBÉRATION DE YAHIA ET LES AUTRES PRISONNIERS
POLITIQUES***
http://fr.libertadpresossaharauis.com/page/carta

*****NÉGOCIATIONS FRONT POLISARIO/MAROC***
http://www.arso.org/UNnegociations160308.htm

****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

*****WESTERN SAHARA RESOURCE WATCH******
http://www.wsrw.org/?dl=fr


S O M M A I R E

1. HOMMAGE EN USA AUX HÉROS DE LA RÉSISTANCE
- SPS (22-X-2009): Aminetou Haidar reçoit le "Prix du Courage civil 2009"


2. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-DROITS HUMAINS

2.1. HYSTERIE DU MAKHZEN
- MAROC HEBDO (No 857): Ali Salem Tamek et ses complices sahraouis jugés pour
intelligence avec l'ennemi. L'espion qui nous revient d'Alger

2.2. CONDAMNATIONS INTERNATIONALES DES AGISEMENTS DU MAKHZEN
- SPS (24-X-2009): La Suède ''préoccupée'' par l'enlèvement des activistes
sahraouis des droits humains au Maroc
- SPS (24-X-2009): Des Sénateurs américains appellent à la libération de sept
Sahraouis enlevés au Maroc
- SPS (23-X-2009): L'Association européenne des juristes ''très préoccupée'' par
l'arrestation des sept militants sahraouis
- SPS (23-X-2009): L'ASDHOM craint ''le pire'' pour les sept activistes
sahraouis enlevés récemment au Maroc

2.3. CINISME DU MAKHZEN
- LE MATIN (23-X-2009): Un acte de <haute trahison>. Dénonciation de
l'<instrumentalisation> de la question des droits de l'Homme pour servir les
intérêts des <séparatistes>


3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-DROITS HUMAINS-NOUVELLE VAGUE DE
RÉPRESSION
- EL PERIODICO DE ARAGON/BELLACIAO (24-X-20099: Bouchraya Beyoun, délégué du
Front Polisario en Espagne : "Recrudescence de la répression contre les
activistes sahraouis".
- SPS (23-X-2009): Arrestation de la sœur de l'un des Sahraouis enlevé récemment
au Maroc

4. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-DROITS HUMAINS-CONFÉRENCE EN FRANCE
- SPS (24-X-2009): La gravité de la situation des droits de l'homme au Sahara
occidental soulignée lors d'une rencontre à Vitry-sur-Seine

5. ATTAQUE DU MAKHZEN CONTRE HUMAN RIGHTS WATCH
- AUJOURD'HUI LE MAROC (22-X-2009): HRW s'est <disqualifiée> de la scène morale
internationale


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. HOMMAGE EN USA AUX HÉROS DE LA RÉSISTANCE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7524

Aminetou Haidar reçoit le "Prix du Courage civil 2009"


New York, 22/09/2009 (SPS). L'ex prisonnière politique sahraouie, activiste des
droits humains, Aminetou Haidar, a reçu, mardi à New York, le "Prix du Courage
Civil 2009" octroyé par la "John Train Fondation" pour sa "résistance pacifique
au Sahara Occidental", ce qui en fait la première femme arabe à avoir reçu cette
prix.

Le Prix honore les personnes dont les actes extraordinaires, effectuée
délibérément, au fil du temps, ont démontré la résistance sans faille au prix de
grands risques personnels. Des qualités que la fondation, qui a suppléé en 2000
à la (Northcote Parkinson Fund), a trouvé dans la "Gandhi sahraoui" pour être
"une militante courageuse pour l'autodétermination du Sahara Occidental contre
l'occupation par le Maroc, ainsi que contre les disparitions forcées et les
violations commises contre les prisonniers de conscience".

La cérémonie de la remise du prix qui s'est déroulé au prestigieux Centre for
Foreign Relations à New York a été assistée par un grand nombre de personnalités
politiques, des avocats, des représentants les organisations humanitaires, des
diplomatiques et la presse.

"Ce prix est un hommage aux héros comme Aminetou Haidar, qui, malgré
l'intimidation, la torture et la disparition, a consacré sa vie à la lutte
légitime des peuples pour la liberté et l'égalité. Elle n'est pas un soldat, ni
un politique, mais une personne normale, qui a obtenu des résultats
impressionnants", a souligné le fondateur du prix, à l'ouverture de la
cérémonie.

"Le peuple sahraoui est très attaché aux principes humanitaires, à la
démocratie, aux droits humains, à l'égalité entre les sexes", a souligné Mme
Haidar au cours de la cérémonie, déplorant toutefois que la lutte de son peuple
"semble être oubliée".

En 1987, Mme Haidar a été parmi les 700 manifestants pacifiques arrêtés pour
avoir participé à un rassemblement en faveur d'un référendum. Plus tard, elle a
"disparue", sans inculpation ni jugement et détenue pendant quatre ans dans des
centres de détention secrets, où elle et 17 autres femmes sahraouies ont été
torturées. En 2005, la police marocaine l'a battue en détention pour sa
participation à une manifestation pacifique. Elle a été libérée au bout de 7
mois, grâce à la pression internationale, notamment d'Amnesty International et
du Parlement européen.

Depuis lors, Mme Haidar a parcouru le monde pour sensibiliser l'opinion
internationale sur les violations marocaines des droits humains au Sahara
Occidental et plaider pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

"Ses efforts ont contribué à changer la violence du Gouvernement marocain pour
disperser des manifestations pacifiques en faveur de l'indépendance, mais
malheureusement, ce même Gouvernement persiste dans la torture et le harcèlement
des défenseurs des droits humains sahraouis", a déploré la Fondation dans une
déclaration antérieure.

Mme Haidar a été né en 1967 à El Aaiun, au Sahara Occidental, mère de deux
enfants et titulaire d'un baccalauréat en littérature moderne, rappelle-t-on.

Elle a reçu le prix Robert F. Kennedy 2008 des droits de l'homme, le prix Silver
Rose Award 2007 (Autriche), en 2006 Juan Maria Bandres Human Rights Award
(Espagne). Elle a été lauréate du prix Andrei Sakarov Award pour les droits de
l'homme, de la part du Parlement européen, du prix Ginetta Sagan Fund Award de
Amnesty International (section des États-Unis). Elle a également été attribuée
du Prix Nobel de la paix, a ajouté la déclaration.

Le Prix international du Courage civil, a été parrainé depuis 2000, par la Train
Foundation appelée auparavant (Northcote Parkinson Fund), créé par John Train,
en 1987, dédié aux individus qui ont montré leur "ferme résistance aux mauvais
traitements et aux grands risques personnels". Train Fondation poursuivra cette
initiative en coopération avec les organismes similaires partout dans le monde.
(SPS)


010/090/000 221633 OCT 09 SPS


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2. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-DROITS HUMAINS

2.1. HYSTERIE DU MAKHZEN
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_857/html_857/espion.html

Ali Salem Tamek et ses complices sahraouis jugés pour intelligence avec l'ennemi
L'espion qui nous revient d'Alger


Nous avons reçu du directeur du magazine Economie et entreprises, Hassan Alaoui,
cette mise au point à notre article consacré à l'affaire qui l'oppose à la
société Primarios.

M. Sehimi


Une fois de plus, ils ont osé. Quoi? L'impardonnable. Ils continuent donc, et
ils ne semblent pas près de s'arrêter. Il faut donc réagir en actionnant les
rigueurs de la loi, mais aussi par un traitement politique approprié et
opératoire. Faute de quoi, cette nuisance pratiquement virale conduira à des
réactions d'anticorps d'une société qui n'accepte plus d'être bafouée au grand
jour et de manière récurrente par une bande de séparatistes anti-nationaux.
"Ils"? Ce sont les membres d'un groupuscule dirigé par Ali Salem Tamek et
comprenant d'autres énergumènes comme Brahim Dahane, Rachid Sghaïr, Degja
Lechgar et Salah Loubeihi. Qu'ont-ils commis? Rien de moins qu'une visite dans
les camps de Lahmada, commencée le 25 septembre 2009 et terminée à Alger le 8
octobre. Ils ont, à cette occasion, assisté à un défilé militaire organisé en
leur honneur par la direction du Polisario. Ils ont également tenu des réunions
avec des dirigeants de ce mouvement séparatiste ainsi qu'avec des hauts gradés
des services spéciaux algériens. Ils ont été gratifiés de fonds pour leur
permettre de financer leurs activités subversives et de relancer l'agitation
dans les provinces sahariennes.


Trahison

Le jeudi 8 octobre 2009, ces individus ont été interpellés à l'aéroport Mohammed
V de Casablanca par la police judiciaire à la demande du parquet général. Après
interrogatoire, ils ont été ensuite présentés à un juge d'instruction qui les a
inculpés du chef d'intelligence avec une puissance étrangère. Une qualification
minimale, mais l'on parle également de l'atteinte à la sûreté de l'Etat qui est
également recevable sur la base d'éléments de fait établis et non démentis
d'ailleurs par les inculpés.


Propagande

A n'en pas douter, l'on est face à une menée subversive. Celle-ci est le fait
d'un groupe d'individus, mais elle participe d'une démarche qui se déploie, ici
et là, suivant des modalités et des conjonctures particulières. Le personnage de
Ali Salem Tamek est cependant le "franchisé" le plus visible d'une chaîne
antinationale dont les maillons se trouvent tant au dedans qu'au dehors. Et son
parcours chaotique depuis près de deux décennies témoigne, malgré les
sinuosités, d'une feuille de route qui n'a guère changé: nourrir par tous moyens
la "com" ou
plutôt la propagande des slogans
séparatistes.


Agitation

Quand la presse algérienne, aux ordres comme toujours dans le dossier du Sahara,
s'échine à le présenter comme "le symbole des défenseurs sahraouis des droits
humains", elle compte duper qui?
D'où lui vient cet "engagement" pour une cause perdue et qui, d'ailleurs, n'est
pas la sienne?
Tamek est né en 1973, il faut le rappeler, l'année où le Polisario n'existait
pas et sa création ne faisait encore l'objet que d'un projet lors des assises du
Festival de la jeunesse arabe à Tripoli avant son officialisation un an plus
tard à Alger. Par quel processus cet individu s'est-il mué en "membre du peuple
sahraoui" -sa réponse à une question de MHI dans son numéro 590 du 30 janvier au
5 février 2004, alors qu'il était interrogé sur sa qualité de Marocain. Natif de
Assa-Zag, une localité située dans le Maroc non contesté, dans les frontières
donc du Royaume avant la <décolonisation> du Sahara, son père et sa mère sont
des nationaux de souche. D'où lui vient donc cette haine de soi qui le pousse à
renier sa filiation parentale et sa patrie? L'explication <psychanalytique>
n'est pas très loin sans doute: elle sera plus conséquente. Mais le fait n'en
demeure pas moins qu'il y a en lui de la graine de traître. Et tout l'écheveau
de ses actes depuis le début des années 1990 témoigne de cet état d'esprit et de
ce profond ressort psychologique de sa personnalité.


Parrainage

Ainsi, à vingt ans à peine, en 1993, le voilà qui connaît sa première
interpellation. Il est en effet arrêté alors qu'il tentait de pénétrer
clandestinement en Algérie. A-t-on idée, dira-t-on, alors que les frontières
avec ce pays voisin étaient largement ouvertes à l'époque? Arrêté et jugé avec
quatre autres "fugitifs", il sera condamné à cinq ans de prison. Il ne purgera
qu'un an à peine puisqu'ils bénéficiera d'une première grâce royale à la faveur
de l'amnistie générale décrétée par feu SM Hassan II, en août 1994.
Il recommence à s'activer et il fait l'objet d'une nouvelle interpellation en
décembre 1997 pour activités subversives à Dakhla-Villa Cisneros. Il est libéré
deux jours plus tard. Recruté par l'administration territoriale et affecté à
Touesgui (près de Assa-Zag), il refuse ce poste. Son salaire est suspendu et il
se voit privé de passeport. Il réagit et adresse une lettre ouverte au ministre
de l'Intérieur. En janvier 2000, il se marie et devient ensuite père d'une
fillette qu'il veut dénommer "Thaoura" (révolution). L'officier d'état-civil
refuse, invoquant à bon droit que ce n'est pas un prénom autorisé. De quoi
nourrir le rebond de son agitation.
Il opte alors pour l'entrisme: intégrer des institutions existantes et continuer
à œuvrer pour ses fantasme séparatistes et antinationaux -vieille technique
utilisée par tous ceux qui entendent miner de l'intérieur des associations ou
des instances ayant une vitrine légale. Il adhère ainsi dès sa création à la
section du Forum Justice et Vérité pour le Sahara et il devient membre du
conseil national de cette organisation.
Il y côtoie des gauchistes -les uns repentis, d'autres pas encore…- et y noue
des contacts qui lui donneront un carnet d'adresses, notamment en Espagne et en
Algérie. Il se fait également nommer chef du bureau de la CDT à Assa-Zag avant
d'être membre de la commission administrative de cette centrale syndicale. Il
prolonge même ce "légalisme" en obtenant le parrainage de la Gauche socialiste
unifiée (GSU) aux élections législatives de 2002.
Mais, derrière le miroir, il continue ses menées subversives, ce qui lui vaut
une arrestation le 26 août 2002 à Rabat. Transféré à Casablanca puis à Agadir,
il est condamné le 10 septembre 2002 à deux ans de prison ferme pour atteinte à
la sûreté de l'Etat. Quinze mois plus tard, il bénéficie de nouveau d'une grâce
royale accordée le 7 janvier 2004 à des dizaines d'autres détenus.


Hostilité

Il continue à défendre les <séparatistes>. Il multiplie les déclarations et
s'emploie à peaufiner un profil de représentant au Maroc des idées du Polisario.
Il recycle ainsi dans divers milieux la propagande antinationale. Il a tout fait
pour sortir de l'anonymat et se doter d'un "statut" à forte visibilité
médiatique. Il a fait du slogan "autodétermination du peuple sahraoui" un fonds
de commerce qu'il a rentabilisé non seulement du côté d'Alger et de Tindouf mais
aussi auprès de certaines associations adossées à des milieux hostiles au
Royaume à l'étranger.
La 18 juillet 2005, le voilà qui est de nouveau arrêté à l'aéroport de El Aaiun,
débarquant d'un vol régulier en provenance d'Espagne. Une mesure décidée sur
ordre du Procureur du Roi près la cour d'appel de cette ville. Ce haut magistrat
a tenu à préciser dans un communiqué que Ali Salem Tamek a été placé en garde à
vue pour "enquête" sur son rôle dans des manifestations qu'avait connues cette
même ville, quelques semaines auparavant.


Vandalisme

Cet indépendantiste sahraoui est fortement impliqué pour ses encouragement par
téléphone aux manifestants mais aussi pour la campagne de "solidarité" menée
avec eux dans certains milieux espagnols connus pour leur hostilité à
l'<intégrité territoriale> du Royaume.
Dans ce même dossier, il faut rappeler que vingt et un Sahraouis avaient déjà
été condamnés à diverses peines de prison pour "actes de vandalisme" et autres
méfaits à El Aaiun, en particulier le 24 mai 2005.
Malgré ses dénégations, Tamek est membre de la section de Hamid Bouzid, l'une
des structures internes des réseaux du Polisario dans les <provinces
sahariennes>. Son activité est éligible à deux registres qu'il s'emploie à
séparer avec soin. Le premier d'entre eux est celui des prises de position
"politique" et peut être résumé comme suit: revendication de l'autodétermination
comme étant un droit inaliénable garanti par les chartes internationales, option
de l'indépendance comme un "scénario possible", identité et personnalité du
peuple sahraoui dont le Polisario est "le représentant légitime unique". Bref,
il met en avant sa qualité de militant sahraoui.


Rente

Plus encore: il s'emploie, lui et les siens, à se parer du paravent associatif
pour tenter de masquer un activisme subversif qui cache leur vrai visage. C'est
ainsi que Ahmed Nassiri couple sa qualité de Secrétaire général du comité
sahraoui pour la Défense des droits de l'Homme de Smara avec celle de
responsable de l'AMDH dans cette même ville; que Dagja Lachgar est membre du
Bureau exécutif de l'Association sahraouie des victimes des violations graves
des droits de l'Homme commises par l'Etat du Maroc; que Yahdit Ettarouzi est
membre de l'AMDH (El Aaiun); que Salah Loubeihi est président autoproclamé du
Forum pour la protection des enfants sahraouis, membre du CODESA et de l'AMDH
(El Aaiun); et que Rachid Sghaïr est membre du comité d'action contre la torture
à Dakhla-Villa Cisneros.
Quant au second registre, il relève, lui, d'une comptabilité d'une autre nature:
celle d'actions et de menées frappées du sceau de la clandestinité et des mille
et une formes de la subversion. Des cellules ont été mises sur pied dans les
provinces sahariennes à cet effet. Elles ont exploité les problèmes sociaux que
connaît cette région -habitat, chômage des jeunes, diplômés ou non,… -pour les
agréger dans une revendication "indépendantiste". Quelques poignées
d'agitateurs, donc, se voulant une minorité agissante et se posant comme
l'expression d'une majorité silencieuse supposée par postulat de départ comme
acquise. Des mythes de sous-développé sont ainsi entretenus jusqu'à promettre
une société "émiratie" où chaque Sahraoui aurait droit à quelque 3.000 euros par
mois -la rente chimérique et en même temps la culture de la rente…


Dispositif

Ce segment habille tout cela d'un slogan: l'autodétermination pour
l'indépendance. En creux -et par rejet en même temps- il met en exergue la
répression de la puissance "coloniale" occupante. Il surdimensionne tous les
actes de ses membres et les grossit comme des faits de résistance devant forcer
le respect et lui gagner la sympathie et la solidarité même de certains milieux
et de certains cercles extérieurs. L'utilisation de l'Internet est l'un des
vecteurs de cette communication insidieuse. Les sites du Polisario sont ainsi
nourris d'informations de toutes sortes s'apparentant à l'agit-prop des régimes
totalitaires. Le téléphone cellulaire et les photos qu'il permet d'envoyer vient
compléter ce dispositif et assure une "couverture" en temps réel. Telle est
aujourd'hui cette équation.
Rien d'étonnant que les clients habituels de l'Algérie se mobilisent de nouveau
pour faire jouer une sorte d'effet de levier: prendre prétexte de l'arrestation
des sept individus pour reposer la question du Sahara au premier plan.
Que des ONG -tels le Mouvement nigérian de solidarité avec le peuple sahraoui
saisi par Aminatou Haïdar en visite au Nigeria ou telle autre association de
même acabit en Espagne- s'agitent ne doit pas surprendre. D'ailleurs, les
déclarations anti-marocaines faites par Aminatou Haïdar dans la capitale
nigériane, Abuja, sont de la même trempe que celles de M. Tamek.
Elle qualifie les autorités du Maroc de tous les noms et appelle «au soutien du
peuple sahraoui dans sa lutte contre l'occupant marocain…» Que Mohamed
Abdelaziz, président de la RASD saisisse le mardi 13 octobre courant le Conseil
de sécurité n'est rien d'autre qu'une manœuvre supplémentaire. Les intérêts
supérieurs du Royaume sont en cause. Ils doivent être préservés de la manière la
plus ferme qui soit. C'est dire que le dernier mot doit revenir à la loi et à la
justice. Les espaces de <liberté> et de <démocratie> du Maroc <Nouveau> ne
doivent pas servir de machine de guerre à des <séparatistes> et à leurs suppôts.
L'agitation et la subversion matinées de <trahison> appellent la mise en œuvre
d'une politique éradicatrice… Sans état d'âme !


Ali Salem Tamek, au journal algérien Liberté du 16 novembre 2008

"Le Maroc est toujours dans une logique expansionniste"

Liberté: Lors de la conférence internationale de Valence, vous avez dressé un
bilan fort inquiétant sur la situation des droits humains dans les territoires
occupés…
Ali Tamek: La situation est très grave dans le domaine des droits de l'homme.
Elle est le résultat de la répression féroce de l'occupation marocaine envers
les civils sahraouis. La liste des atteintes est longue; elle comprend les
enlèvements, la pratique courante de la torture, les viols, l'interdiction de
s'organiser, les procès expéditifs et iniques, les déplacements arbitraires et
la limitation de mouvement des militants sahraouis... Par ailleurs, les détenus
politiques sahraouis vivent une situation très difficile dans les prisons
d'El-Ayoun, d'Inzegane, de Taroudant, de Tiznit, de Marrakech et dans d'autres
pénitenciers. La répression est montée d'un cran, après le déclenchement de
l'Intifadha, en mai 2005, et après l'échec de la proposition d'autonomie du
Maroc.

Que vous inspire le fameux plan d'autonomie du Maroc?
Ali Tamek: La proposition de plan d'autonomie est unilatérale. C'est une
décision qui veut s'imposer à la place du choix souverain du peuple sahraoui.
Comme vous le savez, le Sahara occidental est un territoire non autonome qui
attend toujours d'être décolonisé. C'est un territoire dont le peuple,
c'est-à-dire le peuple sahraoui, attend toujours un référendum pour exercer son
droit à l'autodétermination. Or, le Maroc a beaucoup compté sur certaines forces
et certains pays dans le monde, tels que la France et les États-Unis, pour faire
passer sa proposition d'autonomie. Mais ses calculs se sont avérés faux. Mme
Rice, la ministre américaine des Affaires étrangères, n'a pas du tout parlé de
la proposition marocaine, en septembre dernier, lors de sa visite dans la
région. Ce qui explique, d'une certaine manière, pourquoi le Maroc a redoublé de
tant de férocité, en lançant à nouveau une campagne de répression en direction
des Sahraouis.

Un commentaire sur les derniers développements ?
Ali Tamek : Le Maroc est actuellement dans une phase de déception. D'ailleurs,
il ne s'est pas encore prononcé sur l'Américain Christopher Ross qui a été nommé
dernièrement au poste d'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au
Sahara occidental. Le Maroc continue d'attaquer l'Algérie, avec l'arrière-pensée
de brouiller les cartes. Ce pays maintient en outre son intransigeance vis-à-vis
de la question sahraouie. Avec un tel comportement, le Maroc est toujours dans
la logique expansionniste et encourage l'instabilité dans la région du Maghreb.

Est-il vrai que les autorités marocaines vous refusent l'accès à l'université?
Ali Tamek: Il m'est interdit d'étudier le droit général dans l'université
marocaine, en raison de mes responsabilités politiques et de mes positions en
faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.
L'an dernier, on m'a interdit d'étudier à l'université Hassan II de Mohammedia
et, cette année, le même refus m'a été signifié à l'université d'Ibnou Zohr
d'Agadir.


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2.2. CONDAMNATIONS INTERNATIONALES DES AGISEMENTS DU MAKHZEN
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7558

La Suède ''préoccupée'' par l'enlèvement des activistes sahraouis des droits
humains au Maroc


Stockholm, 24/10/2009 (SPS) Le Gouvernement suédois s'est déclaré "préoccupée"
par la situation des sept activistes sahraouis enlevés le 8 octobre dernier à
l'aéroport de Casablanca et assure un "suivi" continu de la question auprès du
Gouvernement marocain et auprès de l'UE, a écrit le ministre suédois des
Affaires étrangères, Carl Bildt, dans une lettre réponse au député Hans Linde.

"Après l'arrestation de 7 militants sahraouis des droits de l'homme, nous avons
fait parvenir au Maroc la préoccupation de la Suède pur la situation de ces
militants et avons réitéré l'importance du strict respect de leurs droits. Nous
avons également demandé au Maroc de nous tenir informés sur cette question", a
souligné la lettre écrite jeudi dernier, dont une copie est parvenue à SPS.

"Nous suivons de près à travers notre Ambassade à Rabat et aussi d'autres
canaux, l'évolution de cette situation et nous sommes en contact constant avec
les autres pays membres de l'Union européenne, dont elle assure la présidence
tournante, afin d'évaluer leurs points de vue sur la question et pouvoir
déterminer un possible suivi", a ajouté le ministre suédois.

"Comme j'ai eu l'occasion de souligner dans le passé, la Suède accorde une
grande importance à la question des droits de l'homme dans les relations qu'elle
entretient avec le Maroc, tant au niveau bilatéral qu'au sein de l'Union
européenne", a conclu M. Bildt. (SPS)


010/090/666 241444 OCT 09 SPS

---------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7561

Des Sénateurs américains appellent à la libération de sept Sahraouis enlevés au
Maroc


Washington DC, 24/10/2009 (SPS) Des sénateurs des États-Unis d'Amérique ont
exprimé, dans une lettre au roi du Maroc, leur "préoccupation" pour
l'arrestation des sept militants sahraouis des droits de l'homme le 8Octobre
dernier, par les autorités marocaines à leur retour des camps de réfugiés
sahraouis et demandé leur "libération".

"Nous pensons que cette action ne fera pas progresser les mesures de confiance
entre votre Gouvernement et le Front Polisario dans le conflit au Sahara
occidental et pourraient être préjudiciables à la réussite de l'ONU à parrainer
les négociations", souligne la lettre signée par les sénateurs James M. Inhofe ,
Sous-comité pour l'Asie orientale et Pacifique Affaires, Johnny, Sous-comité
pour les affaires africaines et Jim DeMint, Sous-comité pour les affaires
européennes au sein du sénat américain.

Les sénateurs américains ont exhorté le roi du Maroc à "défendre les valeurs
universelles de liberté, de démocratie, de solidarité, de justice et de
fraternité et de promouvoir les nobles idéaux des droits de l'homme, et de les
appliquer spécifiquement aux Sahraouis", conclu le lettre écrite vendredi, dont
une copie est parvenue à SPS.

Le sous-secrétaire d'Etat américain chargé des Affaires du Moyen-Orient, M.
Jeffrey Feltman, avait affirmé, mercredi à Alger, " la volonté" des Etats-Unis
d'Amérique de voir le conflit du Sahara occidental réglé de "manière
définitive". (SPS)


062/090/TRD/000 241526 OCT 09 SPS

------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7538

L'Association européenne des juristes ''très préoccupée'' par l'arrestation des
sept militants sahraouis


Bruxelles, 23/10/2009 (SPS) L'Association européenne des juristes pour la
démocratie et les droits de l'Homme dans le monde (AEJDH) s'est dite "très
préoccupée" par l'arrestation et la détention au secret des sept militants
sahraouis des droits de l'Homme, qui sont sous la menace de fausses accusations
des autorités marocaines.

Dans une lettre envoyée jeudi au président du Conseil de l'Union européenne et
Premier ministre suédois, John Fredrik Reinfeldt, l'association demande leur
"libération immédiate".

Elle a dénoncé qu'ils soient détenus comme des prisonniers d'opinions pour avoir
exprimé pacifiquement leur soutien à l'autodétermination du peuple sahraoui.

Dans cette lettre, le secrétaire général de l'AEJDH, Thomas Schmidt, informe le
président du Conseil de l'UE que les sept prévenus, qu'il a rencontrés lors de
sa visite récente aux camps de réfugiés sahraouis, appartiennent à un certain
nombre d'organisations de défense des droits de l'Homme et d'autres groupes de
la société civile.

Il lui demande notamment de faire tout son possible pour contribuer à la
libération des sept militants des droits de l'Homme emprisonnés, et rappeler au
royaume du Maroc ses obligations en vertu des pactes et protocoles
internationaux qu'il a signés. (SPS)


010/090/700 231951 OCT 09 SPS

------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7537

L'ASDHOM craint ''le pire'' pour les sept activistes sahraouis enlevés récemment
au Maroc


Paris, 23/10/2009 (SPS) L'Association de défense des droits de l'homme au Maroc
(ASDHOM) s'est déclarée "inquiète" face à la dégradation de la situation des
droits de l'Homme au Maroc et craint "le pire" pour les sept activistes
sahraouis enlevés récemment à Casablanca, souligne l'ASDHOM, dans un communiqué
publié à Paris, à l'issue d'une réunion de son Conseil d'administration.

"Après une semaine d'interrogatoires par les services secrets, ils ont été
déférés devant le tribunal militaire de Rabat", déplore l'ASDHOM, qui estime
qu'"un tribunal militaire et la résurgence d'une campagne de lynchage médiatique
font craindre le pire pour les sept arrêtés en particulier et pour les libertés
en général".

L'ONG marocaine a considéré que "ces arrestations bafouent un droit élémentaire,
celui de la liberté d'opinion et d'expression, tel qu'il est consacré par la
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, notamment dans son Article 19 "….

Les autorités reprochent aux sept protagonistes (Ali Salem Tamek, Brahim Dahane,
Ahmed Anasiri, Dagja Lachgar, Yahdih Ettarrouzi, Rachid Sghayar et Saleh
Lebayhi) leurs opinions et positions politiques quant à la question du Sahara
alors que leur engagement n'est un secret pour personne", souligne l'ASDHOM,
tout en rappelant que "certains sont d'anciens détenus politiques, ou victimes
de la disparition forcée durant les années de plomb et/ou membres d'associations
de défense des droits humains".

"Le vent qui souffle sur notre pays, ravive nos douleurs et des réminiscences
nous rappellent un passé, non lointain, où l'arbitraire s'est imposé au fil des
jours et des mois pour déboucher sur les sinistres +années de plomb+" a
également constaté.

En outre, l'ASDHOM a exprimé "ses inquiétudes" devant la dégradation de la
situation des droits de l'homme au Maroc et exige "la rupture par les autorités
marocaines de la logique sécuritaire et répressive basée sur des prétendues
+lignes rouges+ à ne dépasser".

" Tous les indicateurs sont au rouge. Les libertés des citoyens, des militants
associatifs et politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de
l'Homme sont mises à mal dès lors qu'il y a "franchissement" des sacro-saintes
"lignes rouges" : la monarchie, la religion et l'intégrité territoriale",
a-t-elle conclu. (SPS)


010/090/700 231949 OCT 09 SPS


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2.3. CINISME DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=121722

Un acte de <haute trahison>
Dénonciation de l'<instrumentalisation> de la question des droits de l'Homme
pour servir les intérêts des <séparatistes>

Publié le : 23.10.2009 | 17h19


L'<Association> des <portés disparus> au Polisario a condamné jeudi à Rabat les
agissements de Ali Salem Tamek et consorts qui ont visité les camps de Tindouf
et rencontré des hauts responsables militaires du Polisario. Pour le président
de cette <association> qui regroupe les anciens <victimes> du Polisario, le
groupe d'individus qui a rencontré les <tortionnaires> dans les camps de Tindouf
se sont mis dans leur tort et <décrédibilisé> leur action en se jetant dans les
bras des <bourreaux> qui ont fait subir aux populations sahraouies <les pires
sévices>. « Pour nous, anciennes victimes des <geôliers> du Polisario, ce
déplacement à Tindouf n'avait pas pour but de rencontrer de simples citoyens
comme ils le prétendent, mais de se réunir avec les <bourreaux> du Polisario qui
nous ont fait subir <la torture et la terreur> », souligne Dahi Aguai, le
président de l'<Association>. M. Aguai a souligné que la démarche du groupe de
Ali Salem Tamek devait être assimilée à un acte d'intelligence avec l'ennemi.

« C'est un acte de <haute trahison> à la <nation>, une <insulte> à l'adresse de
tous ceux qui ont souffert des <violations> des droits de l'Homme à Tindouf.
Sinon comment expliquer autrement le fait que des défenseurs des droits de
l'Homme visitent des infrastructures militaires », s'interroge-t-il.
Pour le président de l'<Association>, ces individus qui se drapent dans une
<fausse> volonté de promouvoir la liberté et la démocratie, sont en fait des
agitateurs qui alimentent l'esprit <scissionniste>. « Le communiqué émanant du
Polisario a été très clair : il a dit que ces individus étaient le bras des
<séparatistes> dans les <provinces marocaines du sud>, une sorte de cinquième
colonne ». M. Aguai a affirmé en outre que ces individus qui prétendent être les
chantres des droits de l'Homme dans les <provinces marocaines du sud> ne se sont
jamais préoccupés du sort des 800 Sahraouis <disparus> dans les prisons de
Tindouf . «Si ces individus étaient réellement préoccupés par la question des
droits de l'Homme dans les <provinces du sud>, pourquoi ils n'interpellent pas
le Polisario sur les cas de ces <disparus> dont beaucoup sont morts sous la
torture.

Comment peuvent-ils expliquer à l'opinion publique internationale la <barbarie>
des <geôliers> qui sont en fait des <stipendiés> des généraux algériens». M.
Aguai a souligné par ailleurs que l'Association des portés disparus au Polisario
avait saisi les ministères des Affaires étrangères des Etats-Unis, de France,
d'Espagne, de Belgique et du Portugal pour les sensibiliser au sort de leurs
citoyens qui ont longtemps croupi dans les prisons de Tindouf et dont beaucoup
sont morts dans des conditions obscures. «Les Premiers ministres français et
espagnol nous ont répondu favorablement, ce qui prouve qu'ils sont sûrs de la
présence de leurs citoyens dans les prisons de Tindouf.

Pour les autres pays, ils entreprennent des démarches secrètes pour élucider les
cas de leurs citoyens». M. Aguai a estimé que l'Algérie était tenue pour
responsable des <violations> des droits de l'Homme commises sur son sol par les
<tortionnaires> du Polisario, «et parce qu'elle livre aux tortionnaires des
passeports qui leur confèrent l'immunité diplomatique ».


<Geôles> de Tindouf

Le capitaine Ali Najab, qui a passé 25 ans dans les <geôles> de Tindouf, a tenu
à rappeler encore une fois les <atrocités> commises par le Polisario envers les
détenus. Il a raconté dans quelles conditions les tortionnaires achevaient tout
individu refusant de se rallier à leurs thèses. « J'ai passé plusieurs années
comme prisonnier de guerre. Mais je reste admiratif du courage de certains
sahraouis qui, au sein de Tindouf, ont refusé de renier leur <marocanité> et qui
ont refusé de porter les armes et de combattre leur concitoyens. Ils ont bien
sûr payé de leur vie leur courage et leur <loyauté> à la <patrie> ».


Repères
La <torture> pratiquée par le Polisario
- Le témoignage de la présidente de la section Rabat de l'<Association> des
<portés disparus> au Polisario a corroboré les dires de M. Najab.
-Elle a souligné que la torture était pratiquée par le Polisario depuis 1973,
bien avant que le Maroc ne récupère ses <provinces du sud>.
- «Les victimes n'étaient pas que des Marocains, ils étaient des Français et des
Espagnols qui étaient accusés de collaboration avec le Maroc. Beaucoup d'entre
eux sont morts dans le ministère de la Défense à Tindouf sous la <torture>».


Par Abdelwahed Rmiche | LE MATIN


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3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-DROITS HUMAINS-NOUVELLE VAGUE DE
RÉPRESSION
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article93005

Recrudescence de la répression contre les activistes sahraouis

samedi 24 octobre 2009 (11h05)


INTERVIEW

Bouchraya Beyoun, délégué du Front Polisario en Espagne : "Recrudescence de la
répression contre les activistes sahraouis".

24/10/2009 MARTA CAMBRONERO


- Vous vous êtes réuni avec plusieurs politiciens et syndicalistes pour
expliquer la recrudescence du conflit dans le Sahara Occidental. Qu'est-ce qu'il
s'est passé ?
- Il y a deux semaines, le Maroc a commencé une escalade de répression et
harcèlement contre des activistes des Droits Humains jusqu'au point de vouloir
présenter sept d'entre eux devant un tribunal militaire parce qu'ils ont
simplement visité les campements de réfugiés sahraouis. Le gouvernement marocain
dit que c'est un attentat contre la sécurité nationale. La situation est très
grave. Ils ont blindé le territoire. Les observateurs sont menacés pour qu'ils
n'entrent pas aux campements et ceux qui se trouvent à l'intérieur on leur a
confisqué les passeports pour qu'ils ne puissent pas sortir.

- Mais ceci est contraire au Droit International.
- C'est pourquoi nous nous sommes réunies avec le mouvement de solidarité avec
le Sahara, avec des syndicats et des représentants politiques, pour informer de
la situation et demander leur soutien. Nous cherchons des voix qui sont unies
dans une condamnation internationale, que ce soit du mouvement solidaire comme
de la société civile, pour exiger des garanties légales pour ces personnes qui
doivent affronter un tribunal militaire. L'appui depuis l'Espagne est le plus
important, parce que le conflit du Sahara est encore une matière ratée dans
l'histoire de sa démocratie. Dans l'ONU, figure comme responsable moral,
politique et juridique.

- Pourquoi croyez-vous que le Maroc a décidé d'augmenter la répression?
- Nous croyons qu'elle est destinée à empêcher le processus de négociations qu'a
entamé, il y a une année, le nouveau représentant de l'ONU pour la question du
Sahara Occidental, Christopher Ross. Nous avons un certain espoir que cet homme
puisse proposer une solution pour le peuple saharaui et cela n'intéresse pas le
Maroc. L'occasion que nous avons maintenant nous ne pouvons la rater parce que
nous croyons qu'il n'y aura pas un autre représentant de l'ONU après celui-ci.

- Dans quel sens les négociations avec l'ONU pour la résolution du conflit
durant cette dernière année ont-elles avancé?
- Ross a convoqué Marocains et sahraouis à Vienne le mois dernier. Nous évaluons
cette rencontre de manière très positive. Depuis l'ONU, on a clairement laissé
entendre que le status juridique du territoire reste à définir, que toutes les
propositions sont sur la table et qu'on travaillera avec les parties pour
obtenir une solution juste, définitive et acceptée, qui garantisse aux sahraouis
le droit à l'autodétermination et qui soit dans les résolutions du Conseil de
Sécurité des Nations Unies.


EL PERIODICO DE ARAGON
http://www.elperiodicodearagon.com/noticias/noticia.asp?pkid=533462

Diaspora Saharaui

De : Diaspora Saharaui
samedi 24 octobre 2009

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http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7547

Arrestation de la sœur de l'un des Sahraouis enlevé récemment au Maroc


Rabat, 24/10/2009 (SPS) La police marocaine a arrêté jeudi à la prison de
Salé-Rabat (Maroc), Mme. Salka Dehan, la sœur de l'activiste sahraoui des droits
humains, Brahim Dehan, enlevé le 8 octobre dernier en compagnie de six de ses
compatriotes à leur descente d'avion à l'aéroport de Casablanca et emprisonnés
actuellement au complexe pénitencier de Salé, a-t-on appris de source proche de
sa famille.

Les autorités pénitentiaires qui l'avaient dûment fouillées ont trouvé dans son
sac la somme de 500 dirhams (monnaie marocaine) et l'avaient transférées à la
police de salé pour être retenue en garde-à-vue et inculper pour être en
possession de cette somme, a-t-on précisé de même source.

"Elle sera ainsi empêchée de visiter son frère pour lequel elle a parcouru plus
d'un millier de kilomètres depuis El Aaiun (Sahara Occidental) jusqu'à Rabat,
mais, le comble, elle a été elle-même emprisonnée", se lamente sa famille.

Par ailleurs, les autorités d'occupation marocaine ont arrêté également, jeudi
dernier à Dakhla (Sahara Occidental), Mahfoud El Hit, qui était recherché pour
avoir participer en février 2008 à des manifestations pacifiques dans la ville
de Tan Tan (sud Maroc), réclamant le droit de son peuple à l'autodétermination.
(SPS)


010/090/110 241205 OCT 09 SPS


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4. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-DROITS HUMAINS-CONFÉRENCE EN FRANCE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=7567

La gravité de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental soulignée
lors d'une rencontre à Vitry-sur-Seine


Paris, 24/10/2009 (SPS) Les participants à la conférence sur la situation des
droits de l'homme au Sahara occidental ont souligné samedi à Vitry-sur-Seine, en
Ile de France, la gravité de la situation prévalant dans les territoires
sahraouis occupés et la nécessité de pressions internationales sur le Maroc pour
le contraindre à mettre fin aux violations des droits de l'homme dans cette
région.


M. Alain Adoubert, maire de Vitry, dans son allocution de bienvenue, a expliqué
que l'organisation de cette rencontre dans sa municipalité se veut "un combat de
solidarité, de justice et de droit (et une) continuité de l'élan de solidarité
avec le peuple sahraoui initié depuis 1983".

Le maire de Vitry, tout en faisant un rappel historique de la lutte sahraouie
contre l'occupation marocaine, a fustigé le silence et la complicité des médias
en France qui n'accordent aucune place à cette cause juste.

"La France a une responsabilité dans le drame que vit ce peuple car elle
cautionne et soutient le régime marocain. Elle ne peut ignorer l'existence de la
RASD reconnue par plus de 70 pays dans le monde, ni les résolutions de l'Onu
exigeant l'exercice du peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination",
a-t-il indiqué, tout en soulignant la nécessité de "passer à un autre stade
d'expression de la solidarité internationale avec le peuple sahraoui".


Le représentant du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au
Sahara occidental (CORELSO), Jean Paul Le Marec, a, pour sa part, abordé les
problématiques de la colonisation et de la répression, soulignant l'absence de
bases juridiques ou historiques prouvant la "souveraineté marocaine" sur ces
territoires.

Dans ce contexte, il a rappelé l'avis consultatif de la CIJ, rendu en 1975, dans
lequel elle rejette l'idée de souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et
souligne le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Jean Paul Le Marec a estimé que l'Intifada pacifique du peuple sahraoui dans les
territoires occupés, entamée en mai 2005, est "une troisième voie de lutte
pacifique se situant entre l'action diplomatique et la lutte armée".

L'orateur a souligné que "ce mouvement populaire s'enracine au sein de la
société et prend de l'ampleur. Il doit être relayée et amplifié par tous les
moyens à travers le monde afin de briser le mur du silence et de
l'indifférence", a-t-il indiqué.


Pour sa part, France Weil, avocate et membre de l'Association Droit-Solidarité,
a insisté sur la recrudescence ces dernières semaines de la violence et de la
répression marocaine exercée contre les militants des droits de l'homme et la
population sahraouie.

"Nous avons la responsabilité de les soutenir car la situation évolue
dangereusement pour eux comme le montre l'arrestation des 7 militants sahraouis
et leur traduction prochaine devant un tribunal militaire au Maroc", a-t-elle
indiqué.


Sa consoeur, Me Isabelle Leplantu, du Barreau de Paris, qui a assisté comme
observatrice internationale au récent procès du militant sahraoui Nâama Asfari,
a témoigné qu'elle a fait l'objet de menaces physiques par la police marocaine
qui voulait l'empêcher, coûte que coûte, d'accéder au tribunal pour assister au
procès.

"Les autorités marocaines sont de plus en plus menaçantes car elles ont peur des
observateurs étrangers qui risquent de dénoncer ces procès expéditifs et les
violations flagrantes des droits humains", a-t-elle expliqué.


Un représentant de l'Association de familles de prisonniers et disparus
sahraouis (AFAPREDESA) a longuement intervenu pour parler du problème des
disparus.
Il a noté que la pratique des enlèvements et des disparitions forcées est
apparue dès le début de l'occupation marocaine dans le but de faire taire toutes
les voix nationalistes, de semer la terreur parmi les populations et prendre en
otage les familles des militants.

Il a également relevé que les grandes vagues d'enlèvements se sont produites au
moment du déroulement des grandes offensives sahraouies comme de celle de Smara
en 1976. L'orateur a avancé le chiffre de 1.500 Sahraouis portés disparus depuis
1975, citant les données de la FIDH et de 151 prisonniers de guerre croupissant
encore dans les geôles marocaines.


Mme Sahli Maya, professeur du droit international et représentante du Comité
national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), a, à son tour,
indiqué que l'exploitation des ressources du Sahara occidental "est convoitée
par de nombreux groupes économiques régionaux qui pactisent avec l'Etat
occupant", ajoutant, dans le même contexte, qu'"on ne saurait réduire l'ampleur
du problème à quelques convoitises déclarées ou affichées".

Elle a également fait savoir que le droit international "consacre la règle,
selon laquelle le territoire non-autonome dans toutes ses composantes et ses
ressources naturelles ne peuvent être aliénées au profit d'un Etat occupant".

Pour elle, ce qui se passe dans les territoires occupés est une violation de ces
principes du droit international.


Ces différentes interventions ont été ponctuées par des témoignages
d'ex-disparus qui ont fait état des sévices et des tortures endurés durant leur
incarcération, notamment dans les centres Dar Moulay Cherif à Casablanca et de
Ouarzazet notamment.

Les débats qui ont suivi ces communications ont été marqués notamment par
l'intervention d'une avocate qui a dénoncé la conception française "à deux
vitesses" des droits de l'homme. "Les droits de l'homme ont une nationalité. La
France les défend lorsqu'elle a un quelconque intérêt ", a-t-elle déploré.

.

Indignée, Mme Sahli Maya a constaté que "les questions sahraouie et
palestinienne subissent le même traitement par la France qui ferme les yeux sur
les pratiques inhumaines et contraires au droit international de ses alliés
objectifs".

Cette conférence a été initiée par de nombreuses associations françaises de
soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui. (SPS)


010/090/700 241813 OCT 09 SPS


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5. ATTAQUE DU MAKHZEN CONTRE HUMAN RIGHTS WATCH
http://www.aujourdhui.ma/bonjour-details71741.html

HRW s'est <disqualifiée> de la scène morale internationale


Ce n'est pas parce que Human Rights Watch (HRW) nous épingle de temps à autre
que l'on doit se réjouir de ses difficultés morales. Un Etat quel qu'il soit, y
compris le nôtre — ou surtout le nôtre qui est en transition — doit accepter
qu'il y ait des guetteurs moralement qualifiés, éthiquement aguerris et
indépendants qui pointent ses dérapages, ses manquements ou ses défaillances en
matière de droits de l'Homme. Le seul objectif de ces dispositifs de protection,
qui ont pris beaucoup de poids avec l'universalisation de l'exigence
démocratique, est d'offrir à l'humanité un cadre d'existence soucieux,
intransigeant et respectueux de la dignité.
Maintenant pour revenir à HRW, la déclaration de son fondateur au New York Times
laisse très perplexe : «En tant que fondateur de Human Rights Watch, son
président pendant 20 ans et actuellement son président d'honneur, je me vois
contraint de faire une chose que je n'aurais jamais imaginée: me joindre
publiquement à ceux qui critiquent cette organisation.»
Quand les défaillances méthodologiques et éthiques étaient dénoncées par le
Maroc, surtout au sujet des <séparatistes>, on faisait mine de soupçonner notre
pays de vouloir s'absoudre de crimes innommables commis contre les droits de
l'Homme dans les <provinces du Sud>. Quand le Maroc invitait HRW à donner
symétriquement la pleine mesure de son talent à Tindouf, ses demandes étaient
accueillies avec une méfiance qui était une <insulte> à l'<objectivité>. En
adoptant, souvent, la stratégie de deux poids, deux mesures, HRW s'est
disqualifiée de la scène morale internationale. La déclaration de son fondateur
Robert L. Bernstein sanctionne sans détour cette dérive.


Le 22-10-2009 à 09:28
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI

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