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#3005 De: arso <arso@...>
Fecha: Do, 31 de Oct, 2004 9:43 am
Asunto: Media francophones/ Sélection de presse du 30.10.04
arso2fr
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1. RASD
DECLARATION DE  Mr. MOHAMED SALEM OULD SALEK, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
2. ALGERIE- RASD - ONU
LA NOUVELLE REPUBLIQUE: Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères
3. ALGERIE - FESTIVITES 1ER NOVEMBRE - SAHARA
LE MONDE (FR): Sans ostentation, l'Algérie célèbre le 50e anniversaire du début de la "guerre de libération"
4. MAROC - SAHARA - TUNISIE
AP: Sahara Occidental: «message écrit» du roi Mohammed VI au président Ben Ali
5. MAROC - DROITS HUMAINS
TELQUEL (MA): Sahara. Tamek, le retour
6. MAROC- ESPAGNE - SAHARA
TEL QUEL (MA): Diplomatie. Madrid soutient BakerŠ et le Polisario

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1. RASD

DECLARATION DE  Mr. MOHAMED SALEM OULD SALEK, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Gouvernement de la RASD n'a jamais entretenu de relations diplomatiques avec le Gouvernement de la République de Serbie et Monténégro, c'est pourquoi il ne peut qu'exprimer son étonnement devant les informations rapportées par la presse selon lesquelles ce pays  a décidé mettre fin à ses relations officielles avec l'Etat sahraoui.

Par contre, la RASD a entretenu des relations diplomatiques avec la République fédérative de Yougoslavie, mais celles-ci ont cessé d'exister depuis l'éclatement de l'Etat fédéral yougoslave au début des années 90.

La diplomatie marocaine mise à rude épreuve par le refus de la communauté internationale de cautionner son aventure coloniale au Sahara occidental cherche fébrilement et par tous les moyens, quitte à excaver dans les cimetières, à occulter cette réalité tangible particulièrement au niveau du continent africain dont l'un des poids lourds la République d'Afrique du sud vient d'établir des relations diplomatiques avec la RASD.

Bir Lahlou, le 27 octobre 2004

2. ALGERIE- RASD - ONU

LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18249&idc=4

A  la suite de l'adoption, jeudi, de la résolution 1570 sur le Sahara-occidental, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait la déclaration suivante : «C'est avec une grande satisfaction que l'Algérie a accueilli l'adoption par le Conseil de sécurité, à l'unanimité de ses membres, de la Résolution 1570 sur le sahara-occidental.  L'Algérie s'en réjouit d'autant plus que cette résolution est venue opportunément rappeler la pertinence de la Résolution 1495 par laquelle le conseil de sécurité avait apporté son plein appui au plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara-occidental et appelé les parties au conflit, le Maroc et le Front polisario, à l'accepter et à le mettre en ¦uvre, et confirmer par là même, la validité dudit Plan de paix qui demeure pour le Conseil de sécurité et la Communauté internationale dans son ensemble la solution politique optimale pour le règlement de la question du Sahara-occidental. Elle s'en réjouit ensuite parce que le Conseil de sécurité a réaffirmé sa position constante concernant le règlement de la question du Sahara-occidental qui doit être fondé sur l'exercice par le peuple du Sahara-occidental de son droit à l'autodétermination, conformément aux buts et principes de la charte des Nations unies.  L'Algérie qui forme le v¦u que la prorogation du mandat de la minurso pour une durée de six mois soit mise à profit par les parties en conflit pour accepter et appliquer le plan de paix,  continuera à apporter son plein appui aux efforts des Nations unies pour la mise en ¦uvre dudit plan».
30-10-2004

3. ALGERIE - FESTIVITES 1ER NOVEMBRE - SAHARA

LE MONDE (FR)       
Sans ostentation, l'Algérie célèbre le 50e anniversaire du début de la "guerre de libération"
LE MONDE | 30.10.04 | 13h25  *  MIS A JOUR LE 30.10.04 | 1http://abonnes.lemonde.fr/web/imprimer_article/0,1-0@2-3212,36-385207,0.html
La presse écrite, plus que la radio et la télévision d'Etat, accorde une large place à l'histoire du 1er novembre. La présidence algérienne met l'accent sur le rassemblement national.
Alger de notre envoyé spécial

Le ramadan n'est pas la période idéale pour célébrer le 50e anniversaire d'une date mythique en Algérie : le 1er novembre 1954, le jour du déclenchement de la "guerre de libération", devenu depuis, celui de la fête nationale. Les Algériens ont l'esprit ailleurs. Pendant la journée, le pays vit dans une sorte de demi-sommeil. Il ne se réveille que le soir, lorsque la rupture du jeûne donne le signal d'une exubérance inhabituelle. Le centre d'Alger, la capitale, devient alors une sorte d'aimant qui attire, jusque tard, les hommes autant que les voitures.

Comme lors des ramadans précédents, un cinéma en plein air a été installé près de la Grande Poste. La nuit tombée on s'y presse en famille. La séance est gratuite. La nouveauté, cette année, tient à la programmation. Initialement, elle privilégiait les films de divertissement. Elle a dû faire une place aux films touchant à l'Algérie et à son passé : un soir Titanic, le lendemain La Bataille d'Alger sur écran géant ; Taxi 2 et Chronique des années de braise...

L'incursion de l'histoire du 1er novembre est très prononcée dans les médias. Davantage que la radio et la télévision d'Etat, la presse écrite consacre, depuis plusieurs jours, une large place au 50e anniversaire du début de la guerre de libération.

TÉMOINS FRANÇAIS

Elle le fait de façon surprenante, privilégiant le point de vue français. Ce sont le plus souvent des acteurs, des chercheurs ou des journalistes de l'ancienne métropole qui sont sollicités, comme si l'Algérie était à court de témoins ou d'universitaires. Les quelques colloques organisés dans la capitale prouvent pourtant le contraire.

Dans ce retour aux sources de l'indépendance, l'Etat se fait discret. Un défilé militaire devait avoir lieu lundi 1er novembre, ce qui aurait permis de renouer avec une tradition abandonnée à la fin des années 1980. Le spectacle de l'armée aurait certainement rempli de joie et de fierté les Algériens. Mais le président Abdelaziz Bouteflika, selon un communiqué de la présidence, a décidé de l'annuler pour témoigner de l'"attachement - des Algériens - à la paix et à une vie paisible (...) avec le reste du monde". Le 1er novembre, ajoute le communiqué de la présidence, doit être placé sous le signe de la "paix (...) avec les voisins".

Le message s'adresse au Maroc qui, ces dernières semaines, a accusé Alger, en termes très virulents, de manipuler le Front Polisario et, partant, d'empêcher une solution au Sahara occidental, une zone que Rabat revendique et occupe depuis plus d'un quart de siècle.

Sera-t-il entendu ? Rien n'est moins certain, car, dans le même temps où était annoncée l'annulation de la parade militaire, le président Bouteflika réaffirmait, mercredi 27 octobre devant le Parlement, que "l'Algérie n'est pas partie prenante au conflit". C'est justement cette neutralité algérienne proclamée que les Marocains jugent mensongère.

Mais, dans son discours, le chef de l'Etat algérien a développé plusieurs autres thèmes qui lui tiennent à c¦ur. D'abord celui de la démocratie et de sa construction, nécessairement progressive selon lui : elle est "semblable aux cycles d'enseignement. Il est impossible de passer des classes primaires à l'université". Ensuite, celui de la réconciliation nationale : gage d'une société acceptant la "diversité d'opinion" et "la tolérance".


4. MAROC - SAHARA - TUNISIE

AP
Sahara Occidental: «message écrit» du roi Mohammed VI au président Ben Ali
30 octobre 2004
TUNIS (AP) - Le ministre marocain des Affaires étrangères Mohamed Ben Aïssa a transmis samedi au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali un «message écrit» du roi Mohammed VI.
Sans en dévoiler le contenu, l'émissaire marocain, cité par l'agence de presse tunisienne TAP, a déclaré avoir «informé le chef de l'Etat tunisien des derniers développements dans la région et, en particulier, de la question du Sahara marocain».
Ces derniers temps, la tension est montée d'un cran entre Rabat et Alger à la suite de la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) par l'Afrique du Sud, le Maroc accusant l'Algérie d'être derrière cette reconnaissance.
Le chef de la diplomatie marocaine a ajouté avoir porté à la connaissance du président Ben Ali «les efforts que déploie Sa Majesté le roi pour réduire la tension et parvenir à un règlement pacifique et définitif de cette question, de manière à préserver l'intégrité territoriale du Maroc et les spécificités de cette région» du Sahara.
Tout en étant intransigeant sur la «marocanité» du Sahara Occidental, qu'il a au demeurant annexé depuis 1975, Rabat manifeste une disposition à accepter un règlement de compromis, notamment l'octroi d'un statut d'autonomie à ce territoire.
Ancienne colonie espagnole, le Sahara Occidental est également revendiqué par le front Polisario, soutenu par l'Algérie.
Ce différend entrave par ailleurs le processus d'intégration de l'Union du Maghreb arabe (UMA), une entité sous-régionale qui regroupe l'Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. AP
BB/cr
© AP - The Associated Press. Tous droits réservés.


5. MAROC - DROITS HUMAINS
TELQUEL (MA)
Sahara. Tamek, le retour
http://www.telquel-online.com/148/actu_148.shtml
Ali Salem Tamek (opposant sahraoui) reprend son activité revendicative. Lundi dernier, il a mené une manifestation dans la petite ville d'Assa pour exiger son passeport. Souffrant de plusieurs maladies depuis sa sortie de prison (17 grèves de la faim), Tamek envisage de se soigner à l'étranger. "Les autorités refusent de me remettre mon passeport, malgré la grâce royale, suite à laquelle je suis censé recouvrer tous mes droits civiques. En me refusant ce document, les responsables vident cette mesure de tout son sens". Tamek demande aussi l'ouverture d'une enquête pour déterminer l'origine de certaines maladies, qu'il dit avoir contracté en milieu hospitalier. Quid de sa volonté de rejoindre les rangs du Polisario ? "Jamais, répond Tamek. Je suis chez moi. Les responsables marocains doivent admettre que des Sahraouis résidant au Maroc ont des convictions contraires à l'unanimité nationale".

6. MAROC- Espagne - SAHARA

TEL QUEL (MA)
Diplomatie. Madrid soutient BakerŠ et le Polisario
http://www.telquel-online.com/148/actu_148.shtml
L'Espagne vient d'annoncer, par la voix de son ministre des A.E Moratinos, son soutien officiel au plan de James Baker, au même titre que les États-Unis. Rien d'étonnant à cela, tant l'attitude espagnole, malgré les aléas de la diplomatie et de la communication, n'a jamais réellement changé sur le fond, que les gouvernants soient de droite ou de gauche. Une nouvelle preuve en sera apportée le 13 novembre où une grande manifestation de soutien au Polisario est prévue à Madrid. C'est une marche qui devra se rassembler au centre de la ville avant de se diriger vers le siège du gouvernement espagnol. Plusieurs syndicats et partis politiques seront de la partie, à commencer par le PSOE de Zapatero, actuellement au pouvoir.



#3004 De: wsahara@...
Fecha: Sáb, 30 de Oct, 2004 4:13 am
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 28-X-2004
wsahara@...
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Mensaje: 1
De: Khatry Beirouk y Carlos Ruiz Miguel
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 28-X-2004


Temas de este resumen:
____________________________________________________________
____________________________________________________________


S U M A R I O

1.SAHARA-MARRUECOS-ESPAÑA

–MINUTO DIGITAL: Marruecos está comprando material de guerra
  http://www.minutodigital.com/noticias/mohamed002.htm

- SEMANAL DIGITAL: GUERRA INTESTINA - Marruecos lava sus conflictos internos en
España
http://www.elsemanaldigital.com/articulos.asp?idarticulo=22199

- TOTALNEWS: Sahara: anexión o autonomía parcial
http://www.totalnews.com.ar/mundo/2004/27-10-04-22.htm


- MINUTO DIGITAL:   BAJA: Miguel A. Moratinos
http://minutodigital.com/


2. SAHARA-ESPAÑA
- CONVOCATORIA MANIFESTACIÓN
SAHARA: 30 AÑOS DESPUÉS, NO MÁS TRAICIONES



3. SAHARA-MARRUECOS-ARGELIA
– EFE: Buteflika aboga por diálogo entre el Polisario y Marruecos
  http://www.efe.es/includesasp/noticias.asp?opcion=6&id=7185098


4. SAHARA-ARGELIA-ESPAÑA
–Visita Ministro de Asuntos Exteriores de Argelia
http://www.mae.es/mae/ACTUALIDAD/verDocumento.jsp?idNodo=61846&plantilla=Plantil\
laSimpleSinScroll&color=%237BA5C8


5. SAHARA-MARRUECOS-AFRICA
–LA RAZON: Argelia delega en tres presidentes africanos mediar ante Mohamed VI
sobre el Sahara
http://www.larazon.es/noticias/noti_int17799.htm


6. SAHARA-SERBIA MONTENEGRO-MARRUECOS
–EUROPA PRESS: El Frente Polisario afirma que no tenía relaciones diplomáticas
con Belgrado y acusa a Rabat de manipulación
 
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041027194231&tabID=1&ch=\
69



=========================================================
SÁHARA-INFO: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
=========================================================

1.SAHARA-MARRUECOS-ESPAÑA

–MINUTO DIGITAL: Marruecos está comprando material de guerra
  http://www.minutodigital.com/noticias/mohamed002.htm

Uno de los países más belicosos de las últimas décadas es Marruecos. Desde su
independencia ha librado guerras y promovido actos de guerrilla y terrorismo
contra todos sus vecinos: España, Argelia y Mauritania. Desde 1975 ocupa un
territorio que fue español, el Sáhara Occidental, a cuyos pobladores niega el
ejercicio del derecho de autodeterminación en desobediencia a las peticiones de
la ONU. Marruecos es, después de Israel, el Estado que más veces ha incumplido
las resoluciones del organismo internacional.

El último acto violento reconocido sin ningún genero de dudas por el Gobierno
marroquí fue la ocupación del islote de Perejil, bajo soberanía española,
cometido en julio de 2002. Por ahora es una teoría la participación de los
servicios secretos marroquíes en los atentos de marzo pasado en Madrid.

El Ministerio de Defensa español ha descubierto que las Fuerzas Armadas Reales
marroquíes están adquiriendo desde hace unos pocos meses material bélico, en
concreto desde la victoria socialista. El tipo de armamento es el adecuado para
la guerra en el desierto, por lo que el nuevo despliegue militar no se dirige,
esta vez, contra España.

El principal enemigo de Marruecos que combate en el desierto es el pueblo
saharaui, cuyo representante legítimo, la República Árabe Saharaui Democrática
(RASD), acaba de ser reconocida por la principal potencia africana: la
República de Sudáfrica.

Desde el ascenso al poder de Rodríguez Zapatero (PSOE), Marruecos ha contado con
un nuevo aliado en su pretensión de legitimar la ocupación del Sáhara, unido a
su tradicional apoyo en la ONU y la UE: Francia. Durante el gobierno de José
María Aznar, España se alineó claramente con la postura favorable a permitir a
los saharauis votar en un referéndum de autodeterminación y, además, inclinó a
Estados Unidos a su bando, del que también forman parte Argelia y las decenas
de países que han reconocido a la RASD.

Ahora, tanto Rodríguez Zapatero como su ministro de Exteriores, Miguel Ángel
Moratinos, se han declarado a favor de buscar una ‘nueva’ solución al
conflicto, incluso al margen del Consejo de Seguridad de la ONU y del Plan
Baker II, lo que beneficia a Marruecos.

La preocupación es grande entre los saharauis afincados en España y los
refugiados en Tinduf. Si tras 30 años exterminio y exilio y 16 de guerra (desde
1991 hay un alto el fuego), los saharauis descubren que la ONU va a aprobar la
invasión marroquí de su patria, la guerra puede reanudarse. Para tal
eventualidad, Marruecos, nuevo aliado preferencial de Estados Unidos, se está
armando.

Al Ministerio de Defensa español también han llegado los rumores de
enfrentamientos entre patrullas marroquíes y argelinas, aunque como provienen
de Rabat se toman como una intoxicación.

Las consecuencias de la reanudación de la guerra en el Sáhara serían nefastas
para España. Por un lado, aumentaría el flujo de inmigrantes marroquíes, debido
al reclutamiento forzoso y el empobrecimiento mayor aún del país, y el régimen
de Mohamed VI padecería nuevas convulsiones. Por otro lado, la tensión se
trasladaría a Argelia, suministrador de gas natural a España y con la que
manteníamos una relación privilegiada rota por el PSOE.

Los saharauis están tratando de movilizar a la opinión pública española, que ha
estado siempre de su lado, aunque no ciertos medios de comunicación. Ya se ha
celebrado una manifestación en Bilbao y hay otra anunciada en Sevilla; para el
13 de noviembre se ha convocado una tercera en Madrid.

La política exterior de Rodríguez Zapatero, marcada por el antiamericanismo y,
también, la supeditación a Francia y, en consecuencia, a los intereses
marroquíes, puede ser la culpable del estallido de una nueva guerra en el
Magreb.


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- SEMANAL DIGITAL: GUERRA INTESTINA
Marruecos lava sus conflictos internos en España
http://www.elsemanaldigital.com/articulos.asp?idarticulo=22199

La persecución de Mohamed VI contra Driss Basri, el legendario ministro del
Interior de Hassan II, ha llevado a una queja formal de marroquíes residentes
en España ante su embajador.

28 de octubre. A sus 65 años, Driss Basri continúa siendo considerado un hombre
de inmenso poder en Marruecos. En 1973 ya encabezaba los servicios de
inteligencia, y durante veinte años, de 1979 a 1999, fue un ministro del
Interior muy temido, y a quien se consideraba de facto como un primer ministro
en la sombra. Hombre de la máxima confianza de Hassan II, al acceder al trono
su hijo Mohamed VI vio cómo comenzó a menguar su poder, siendo destituido de
todos sus cargos.

El sultán marroquí continúa viendo en él un peligro, como lo prueba la denuncia
presentada ayer ante el embajador de Marruecos en España, Abdesalam Baraka, por
el responsable de comunicación de la Asociación Sáhara Marroquí (ASM),
Abdelouahed El Khalil. La ASM fue una creación de Driss Basri en su estrategia
de anexión del Sáhara Occidental a Marruecos. Su objeto, pues, no podría ser
más cercano a las intenciones de Mohamed VI y su boicot al Plan Baker II. Sin
embargo, el Majzén desconfía de cualquier iniciativa que tenga su origen en
Basri, y desde hace meses los miembros de la ASM están sufriendo detenciones
ilegales y registros domiciliarios en Marruecos, hasta el extremo de que tres
de ellos se han exiliado en España.

El problema es que los servicios secretos del reino alauita no se detienen ante
fronteras, menos aún las españolas, y menos todavía desde la llegada al poder
de José Luis Rodríguez Zapatero. Según la denuncia presentada ante su propio
embajador por los miembros de la ASM, el pasado día 21 tres de ellos fueron
amenazadas en Madrid y Málaga "por un grupo de personas de origen marroquí
armadas con armas de fuego".

La denuncia de Abdelouahed El Khalil continúa de la siguiente guisa: "Este
grupo, a quien calificamos de terroristas y mercenarios, nos dieron un
ultimátum de 30 días para que la ASM cesara toda actividad y sus miembros
cualquier declaración ante los órganos de la prensa; en contrapartida,
responsables marroquíes se pondrían en contacto con nosotros para agradecernos
financieramente nuestros años de militancia. De rechazar esta oferta, nosotros
y nuestras familias lo pagarían muy caro".

A continuación los denunciantes enumeran los actos represivos de que han sido
víctimas por parte de "los servicios de seguridad marroquíes": detención de la
esposa de su presidente, robo de vehículos, allanamiento de la oficina en
Madrid... e incluso el intento de implicarles en el asesinato en España de
Hicham Mandari (el opositor a Mohamed VI sobre cuya muerte las autoridades de
ambos países han corrido un tupido velo de silencio). Desde hace seis meses, el
Majzén ha ordenado a todas sus embajadas que no acojan a ningún miembro de la
ASM ni les asistan sin órdenes directas de Rabat, según indican los firmantes
alegando "el testimonio de tres diplomáticos".

El mensaje al embajador concluye afirmando que la ASM no cesará en sus
actividades, que no son mercenarios como para cobrar por su militancia, y que
seguirán defendiendo la marroquinidad del Sáhara Occidental.


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- TOTALNEWS: Sahara: anexión o autonomía parcial
http://www.totalnews.com.ar/mundo/2004/27-10-04-22.htm

Desde que Sudáfrica reconociera la República Árabe del Sahara, a mediados de
septiembre, crece en Marruecos el temor de que muchos otros países sigan el
ejemplo sudafricano. Marruecos es partidario de una solución política al
conflicto y, por tanto, rechaza la celebración de un referéndum. Las opciones
son: anexión o autonomía parcial en el sistema estatal marroquí.
El primer ministro español, Rodríguez Zapatero, había tranquilizado a Marruecos
al opinar que ningún país involucrado en el conflicto podrá ser obligado a
aceptar una solución. Ese punto de vista también es compartido por la ONU, que,
desde 1991, mantiene estacionadas en ese territorio las fuerzas de paz de
MINURSO.
Argelia y el Frente Polisario siempre han defendido la celebración del
referéndum, al tiempo que se mantiene también la opción de independencia para
el Sahara Occidental. El rey de Marruecos, Mohamed VI, y el presidente
argelino, Bouteflika, han tratado por todos los medios de obrar con cautela y,
recientemente, se mantuvo durante varios meses un puente aéreo para que los
habitantes del campamento de refugiados de Tindouf, en Argelia, pudieran
visitar a sus familiares en El Aiún. Para centenares de saharauis, ésa ha sido
la oportunidad de ver a sus familiares en más de 30 años.
Sin embargo, en el territorio, ocupado por Marruecos desde 1976, comienzan a
cambiar las cosas y crece el descontento. Cuando, en 1999, el monarca marroquí,
Mohamed VI, quiso visitar Es-Samara y El Aiún, estallaron disturbios que fueron
reprimidos violentamente. Los incidentes ocasionaron la destitución del odiado
ministro de Asuntos Interiores, Driss Basri.
Mohamed Daddach, un miembro del Polisario que había permanecido 25 años preso en
las cárceles marroquíes, fue puesto en libertad. Sin embargo, su liberación no
logró disminuir el descontento popular, el cual sigue aumentando día a día,
principalmente entre los jóvenes. Las perspectivas para la juventud no son nada
prometedoras, y los jóvenes autóctonos saharauis siguen siendo excluidos de las
posiciones de importancia en el Gobierno regional.
Aunque el descontento concierne más bien el Gobierno y no a Polisario, la
situación coloca a las autoridades marroquíes ante un enorme dilema, pues, si
bien la represión siempre es contraproducente, también puede serlo la
democracia. Tanto Mohamed Daddach como los demás partidarios del Frente
Polisario ventilan abiertamente sus ideas, y observadores marroquíes temen que
el Frente POLISARIO adelante una astuta estrategia de ´Intifada´, con el fin de
desencadenar una rebelión entre la población saharaui, al tratar de provocar
deliberadamente más represión por parte de Marruecos.
Para Marruecos, hallar una solución al conflicto posee vital importancia. Un
Sahara Occidental independiente no es ninguna opción, pues otras regiones del
país, como la zona del Rif, podrían seguir su ejemplo, lo que causaría el
desmembramiento de Marruecos. Según Marruecos, la solución es la autonomía
regional.
El próximo 31 de octubre, el Concejo de Seguridad de la ONU deberá decidir, por
enésima vez, si se prolonga el mandato de las tropas de paz de MINURSO por
otros dos meses, en uno de los conflictos de más larga duración en el mundo
entero.


--------------------------------->>

- MINUTO DIGITAL:   BAJA: Miguel A. Moratinos
http://minutodigital.com/
  Miguel A. Moratinos
  Como ya viene siendo habitual, la política exterior española se parece
  mucho al caos. Marruecos, Argrlia y el Frente Polisario declaran estar
  en línea con España. El problema llega cuando comprobamos que cada país
  habla en términos diferentes sobre lo tratado con el jefe de la
  diplomacia española. viendo los problemas que se avecinan, habría que
  preguntar: ¿A que estamos jugando en política exterior?


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2. SAHARA-ESPAÑA
- CONVOCATORIA MANIFESTACIÓN
SAHARA: 30 AÑOS DESPUÉS, NO MÁS TRAICIONES



Asociación Provincial de Amistad con el Pueblo Saharaui de Sevilla
                                                             c/ Virgen de la
Antigua, 4, bajo dcha. 41011 Sevilla
                              Tel. 954 282 205. Mov. 687 708 074. Fax: 954 282
046.
                                          E-mail:comunicacion@...

POR  NUESTROS HIJOS SAHARAUIS
SAHARA: 30 AÑOS DESPUÉS, NO MÁS TRAICIONES

                                             Fernando Peraita Lechosa
    Presidente


En el documental de Michael Moore, Fahrenheit 9-11, éste entrevista a unos
congresistas republicanos a la salida del congreso. Les dice que ya que han
votado favorablemente a la invasión de Irak y, por tanto, al envío de tropas
estadounidenses y que, dado que tienen hijos en edad militar, les ha traído los
formularios de inscripción en las fuerzas armadas para que puedan ir a combatir
a Irak. Todos los congresistas le miran como a un loco y salen corriendo sin
decir palabra.

Está claro que los congresistas mandan a su país a la guerra contando con que
tanto ellos cómo sus hijos no tendrán que participar en ella, y que ésta es
sólo para los pobres, cuya única salida en la vida es alistarse al ejército
para ir a matar a otros pobres, iraquíes en este caso, afganos, vietnamitas o
lo que les manden... Y en muchos casos morir en tierra extraña, odiados por las
poblaciones locales,  para preservar las riquezas de los ricos de su país, de
los kuwaitíes o de otros.

En estos últimos meses el gobierno español ha iniciado un acercamiento a
Marruecos, que en el caso del Sahara Occidental se ha reflejado en un
alineamiento con la política francesa de buscar una solución al conflicto fuera
del marco de Naciones Unidas, procurando unas conversaciones entre Argelia y
Marruecos, obviando al Frente POLISARIO, legítimo representante del Pueblo
Saharaui, que sólo la postura firme de Argelia ha conseguido frenar.

Esta postura de alineamiento con las tesis marroquíes ha culminado con la
abstención de España en el voto favorable al Plan Baker II en la IV Comisión de
la O.N.U., la pasada semana.

Esto significa que España apuesta, traicionando una vez mas a los saharauis, por
un Sahara marroquí, aunque, eso sí, con una amplia autonomía en la democracia
marroquí.

Y en toda España, pero sobre todo aquí, en Andalucía, sabemos lo que significa
democracia marroquí: vemos a los jóvenes marroquíes huyendo en pateras y
muriendo en el estrecho. Vemos que más del 50% de la población marroquí es
analfabeta, vemos el estado de la mujer, sabemos cuál fue la actuación del
sultán Mohamed VI en el terremoto de Alhucemas, impidiendo el reparto de la
ayuda humanitaria hasta su llegada, cuatro días después.

Y sabemos cuál es el trato que reciben los saharauis en los territorios
ocupados, torturas, violaciones, desapariciones...

Pues bien, bajo ese régimen de terror, según ha votado en la ONU el gobierno del
señor Zapatero en una actitud similar a la de los congresistas republicanos,
bajo ese régimen de terror, quiere nuestro gobierno que crezcan “nuestros hijos
saharauis“, a los que queremos y cuidamos durante los veranos, a los que
educamos  junto a sus padres biológicos.

Y nosotros le preguntamos lo siguiente a nuestro presidente, que ganó las
elecciones apelando al respeto a la Legalidad Internacional:¿a usted le
gustaría que sus dos hijas crecieran en un régimen como el marroquí, donde la
mujer no tiene ningún derecho y donde la salida de todos los jóvenes de las
clases populares es la emigración, muchas veces en patera, pagando a la mafia
policial y arriesgando la vida? ¿En un país donde no se respetan los derechos
humanos más elementales y donde siguen abiertas las cárceles secretas donde van
a desaparecer los presos políticos? ¿Bajo el poder omnímodo de un tirano que
gasta miles de millones en caprichos en Occidente mientras que el pueblo pasa
hambre a 14 km. de Europa?

Estamos seguros de que a usted, como buen padre que es, no le gustaría ese
futuro para sus hijas, y eso es lo que nos pasa a nosotros: queremos lo mejor
para “nuestros hijos saharauis”, queremos que crezcan entre su gente, en su
país, en un país libre, democrático y progresista como el que están creando los
saharauis, con las oportunidades que les brindará un gobierno elegido entre toda
la población. Por tanto, le decimos que esta nueva  traición que su gobierno
está perpetrando contra el Pueblo Saharaui la hacen ustedes NO EN NUESTRO
NOMBRE, y que lucharemos con todas nuestras fuerzas para que España asuma de
una vez por todas el papel que le corresponde en el conflicto, apoyando sin
dudas la celebración del referéndum de autodeterminación a que el Pueblo
Saharaui tiene derecho.

POR NUESTROS HIJOS SAHARAUIS, POR SUS PADRES Y HERMANOS, POR TODO EL PUEBLO
SAHARAUI:
NO A UNA NUEVA TRAICIÓN DEL GOBIERNO ESPAÑOL
NO EN NUESTRO NOMBRE
EL SAHARA, PARA LOS SAHARAUIS


ACUDE BAJO EL LEMA SAHARA: 30 AÑOS DESPUÉS, NO MÁS TRAICIONES A LAS
MANIFESTACIONES DE:

Sevilla, 28 de octubre, a las 19:00 h. Salida desde Plaza Nueva.
Madrid:13 de noviembre, a las 12:00 h. Salida desde Plaza de Atocha.

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3. SAHARA-MARRUECOS-ARGELIA
– EFE: Buteflika aboga por diálogo entre el Polisario y Marruecos
  http://www.efe.es/includesasp/noticias.asp?opcion=6&id=7185098

Argel, 27 oct (EFE).- El presidente argelino, Abdelaziz Buteflika, abogó hoy por
la instauración de un diálogo entre el Frente Polisario y Marruecos para
alcanzar un acuerdo definitivo en el conflicto del Sáhara Occidental. En un
discurso pronunciado ante los miembros del Parlamento con motivo de la
celebración del 50 aniversario del 1 de noviembre de 1954 (comienzo de la
guerra de independencia contra Francia), el jefe del Estado argelino precisó
que este diálogo debe hacerse bajo los auspicios de la ONU.
"Es necesario que haya un diálogo entre las partes en conflicto, el Frente
Polisario y Marruecos, y este diálogo debe ser supervisado por la ONU dentro
del Plan Baker", declaró Buteflika.
Al citar el Plan Baker, el presidente argelino aludía al propuesto por el
antiguo secretario de Estado de EEUU, James Baker, ex representante especial
del secretario general de la ONU para el Sáhara Occidental.
Este plan, aceptado por los saharauis y Argelia, pero rechazado por Marruecos,
prevé un período de autonomía de cinco años para la antigua colonia española,
seguidos de un referéndum de autodeterminación.
"Argelia no es parte en este conflicto y no podría reemplazar al pueblo
saharaui. La cuestión del Sáhara Occidental no es motivo de enfrentamiento
entre el presidente de Argelia y el Rey de Marruecos", declaró Buteflika.
El presidente dijo que el pueblo argelino siente un respeto, alimentado por la
fraternidad y el espíritu de buena vecindad hacia el pueblo marroquí. EFE

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4. SAHARA-ARGELIA-ESPAÑA
–Visita Ministro de Asuntos Exteriores de Argelia
http://www.mae.es/mae/ACTUALIDAD/verDocumento.jsp?idNodo=61846&plantilla=Plantil\
laSimpleSinScroll&color=%237BA5C8

El 26 de octubre el Ministro de Asuntos Exteriores de la República Democrática y
Popular de Argelia, Abdelaziz Beljadem, efectuará una visita a España .

La visita del MAE de Argelia se inscribe en el marco de contactos habituales que
España mantiene con los países del Norte de África, vecinos y socios
estratégicos de nuestro país.

Concretamente, la visita del Ministro Beljadem es devolución de la que efectuó
el Ministro el pasado 3 de mayo y se encuadra en el programa de contactos
fluidos e intensos entre los Ministros de los dos países. Cabe recordar que con
este encuentro serán cuatro las veces que los MAEs de España y Argelia se hayan
reunido durante los seis meses de la actual legislatura: el 3 de mayo (primer
Viaje oficial que el MAEC realizó al Norte de África desde su toma de
posesión), el 14 de julio, acompañando al Presidente del Gobierno en su viaje
oficial a Argel, y en septiembre en Nueva York, al margen de las reuniones de
la 59ª Asamblea General de las NNUU.

El Ministro de Exteriores argelino iniciará su visita siendo recibido por el
Presidente del Gobierno español. Posteriormente, y tras la reunión de trabajo
que mantendrá con su homólogo español, será recibido en audiencia por S.M. el
Rey de España.

Está previsto que en la reunión de trabajo que mantendrán los Ministros de
Asuntos Exteriores se traten tanto cuestiones bilaterales como las cuestiones
regionales e internacionales de mayor actualidad.

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5. SAHARA-MARRUECOS-AFRICA
–LA RAZON: Argelia delega en tres presidentes africanos mediar ante Mohamed VI
sobre el Sahara
http://www.larazon.es/noticias/noti_int17799.htm

Pedro Canales
Rabat- El presidente de Argelia, Abdelaziz Buteflika, ha delegado en un trío de
presidentes africanos mediar ante el rey de Marruecos Mohamed VI para
«encontrar una solución definitiva al conflicto del Sahara aceptada por las dos
partes en conflicto; el Reino alauí y el Frente Polisario». Buteflika ha
declarado en público que está dispuesto a «suscribir incondicionalmente el
acuerdo» al que puedan llegar los presidentes de Senegal, Nigeria y Sudáfrica,
Abdulaye Wade, Olusegun Obasanjo y Thabo Mbeki respectivamente, en su
mediación.
El compromiso de Buteflika se produce en un momento de tensión en el Magreb. El
jefe del estado argelino añadió que «de ninguna manera, el Sahara Occidental es
un casus belli entre Argelia y Marruecos», y excluyó toda confrontación armada
entre los dos vecinos. Buteflika ha enviado a su ministro de Exteriores,
Abdelaziz Beljadem a París y a Madrid, para trasmitir este mismo mensaje. La
Prensa de Marruecos y Argelia había creado la alarma sobre una hipotética
concentración de tropas en la frontera entre ambos países.
La propuesta de Argelia de que las tres naciones, miembros fundadores de la
Unión Africana, traten demediar en el conflicto, se ve como una alternativa a
la de los países occidentales llamados «amigos del Sahara», como Francia, EE
UU, Gran Bretaña, Rusia y España, que buscan una solución intermedia entre las
partes.
El conflicto del Sahara divide a las autoridades de Rabat. Mientras el Palacio
Real se aferra a la «marroquinidad de la región», en el seno de la cúpula
militar se asienta la idea de que «del Sahara sólo nos echan con una guerra»,
tal como declaró a LA RAZÓN uno de los máximos responsables militares, que ha
querido mantener el anonimato.
Por su parte, la Asociación Sahara Marroquí, que critica la política del Palacio
Real, denunció ayer en una carta dirigida al hasta ahora embajador de Rabat en
Madrid, Abdeselam Baraka, que un grupo de «terroristas y mercenarios» llegados
desde Marruecos han amenazado a la Asociación, con «represalias a sus
familiares» si en el plazo de un mes «no cesa sus actividades». La ASM ha
presentado una denuncia ante la Policia Nacional en Málaga, donde tiene su
sede.





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6. SAHARA-SERBIA MONTENEGRO-MARRUECOS
–EUROPA PRESS: El Frente Polisario afirma que no tenía relaciones diplomáticas
con Belgrado y acusa a Rabat de manipulación
 
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041027194231&tabID=1&ch=\
69

BELGRADO, 27 Oct. (EUROPA PRESS) -
La Delegación Saharaui en España reaccionó hoy con "extrañeza" a las
informaciones sobre la decisión del Gobierno de Serbia y Montenegro de retirar
su reconocimiento a la República Arabe Saharaui Democrática (RASD), proclamada
por el Frente Polisario y destacó que ésta no tiene relaciones diplomáticas con
este país.
"Ciertamente, la RASD ha mantenido relaciones diplomáticas con la República
Federativa de Yugoslavia, que dejaron de existir como consecuencia de la
extinción del Estado federal yugoslavo acontecida a principios de los años
noventa", aseguró la delegación en un comunicado.
Además, acusó a la diplomacia marroquí de "ocultar la realidad tangible" de su
"aventura colonial en el Sáhara Occiodental" después de que uno de los "pesos
pesados" del continente africano, Sudáfrica, decidiera reconoder la RASD.
Ayer, con motivo de la visita a Belgrado del ministro marroquí de Exteriores,
Mohamed Benaissa, su hómologo Vuk Draskovic declaró que "la decision tomada en
1984 por el Gobierno de la antigua Yugoslavia (de reconocer la entidad
saharaui) es contraria a los principios y a la carta de Naciones Unidas".
"Estamos en contra del establecimiento de un pretendido Estado en el territorio
de otro Estado soberano e independiente", subrayó. "Repito, estén seguros de
que la soberanía y la integridad territorial de Marruecos tienen y tendrán
siempre el apoyo total de mi país", señaló Vuk Draskovic.


<<--------------------------FINAL DEL MENSAJE-------------------------------->>

#3003 De: arso <arso@...>
Fecha: Vie, 29 de Oct, 2004 7:53 pm
Asunto: Media francophones/ Sélection de presse du 29.10.04
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S O M M A I R E

1. ONU
- Communiqué de presse CS/8232: LE CONSEIL PROROGE JUSQU'AU 30 AVRIL 2005 LE MANDAT DE LA MISSION DE L'ONU POUR L'ORGANISATION D'UN RÉFÉRENDUM AU SAHARA OCCIDENTAL
- APS: Le conseil de sécurité adopte une nouvelle résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Les tentatives marocaines pour modifier le plan Baker "ignorées par le Conseil de sécurité" déclare M. Khadad
- APS: ONU/Sahara Occidental: déclaration du porte-parole du ministère des affaires étrangères
- AFP: Résolution de l'ONU sur le Sahara occidental: "satisfaction" d'Alger
- MAP: Le mandat de la MINURSO  prorogé jusqu'au 30 avril 2005
- LE MATIN.MA/MAP: Le mandat de la Minurso prorogé jusqu'au 30 avril 2005 : En attendant la solution juste et équitable de la question du Sahara marocain
- MAP: ONU-Maroc-Sahara:M. Bennouna: le Conseil de sécurité demande clairement une solution politique
- AFP: Prolongation du mandat de la force de l'Onu au Sahara occidental
- AP: Le Conseil de sécurité prolonge le mandat de l'ONU au Sahara-Occidental
France :Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay: ONU / Résolutions / Sahara Occidental

2. ALGERIE - ESPAGNE
- EL MOUDJAHID: Alger-Madrid. Convergence de vues totale

3. SAHARA - ALGERIE - MAURITANIE
- AFP: Mauritanie: le ministre algérien des Affaires étrangères reçu par Ould Taya
- AMI: Le Président de la République reçoit le ministre algérien des affaires étrangères

4. MAROC - ESPAGNE
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Démission au sein de la Chambre de Commerce de Las Palmas

5. SAHARA - MAROC - INTERVIEW MOHSEN FINAN
- L'ECONOMISTE: Le Sahara au Conseil de sécurité. L'autonomie, un concept à définir. Khadija Mohsen Finan, chercheuse à l'IFRI(1)

6. SAHARA - MARCO . INTERVIEW BARNABE LOPEZ
- L'ECONOMISTE: Le Sahara au Conseil de sécurité «Les dégâts de la gestion sécuritaire»Entretien avec Bernabé López García, professeur d'histoire de l'Islam
7. CAMPAGNE D'INTOX
- Le Sahara au Conseil de sécurité Risque de "talibanisation"
- Alwihda - L'ETENDARD N°38/ (Tchad ?): Des Nigeriens, Maliens, Tchadiens, Mauritaniens enrôlés par le Polisario, Annan alerte
et autres...
+ RECTIFICATIONS

8. SAHARA - MAROC - ALGERIE
- IDEM: Des faux pas partout
- MAROC HEBDO INTERNATIONAL: Atmosphère
- IDEM: Vote sanction contre les thèses algériennes à l'ONU. Alger a trop tiré sur la corde

9. MAROC - CORRUPTION
- MAROC HEBDO INTERNATIONAL: Corruption

10. MAROC - MAKHZEN - LIVRE
- L'OPINION: Lecture dans « les trois rois » (troisième et dernière partie))
==================================
1. ONU
28/10/2004
Communiqué de presse CS/8232
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS8232.doc.htm
Conseil de sécurité
5068e séance - après-midi
LE CONSEIL PROROGE JUSQU'AU 30 AVRIL 2005 LE MANDAT DE LA MISSION DE L'ONU POUR L'ORGANISATION D'UN RÉFÉRENDUM AU SAHARA OCCIDENTAL

Demandant à nouveau aux parties et aux États de la région de continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations Unies pour mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers une solution politique, le Conseil de sécurité a décidé, cet après-midi, de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu'au 30 avril 2005.

Par la résolution 1570, adoptée à l'unanimité, le Conseil prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation avant la fin du mandat de la Mission et, dans les trois mois suivant l'adoption de la résolution, un rapport d'étape sur l'évolution de la situation et sur l'ampleur et le concept d'opérations de la Mission en donnant de plus amples précisions sur les options envisagées dans son rapport du 20 octobre au sujet d'une éventuelle réduction des effectifs de la Mission, y compris les personnels civil et administratif.

LA SITUATION CONCERNANT LE SAHARA OCCIDENTAL
Projet de résolution S/2004/869

Le Conseil de sécurité,

Rappelant toutes ses précédentes résolutions sur le Sahara occidental, dont les résolutions 1495 (2003) du 31 juillet 2003 et 1541 (2004) du 29 avril 2004,

Réaffirmant sa volonté d'aider les parties à parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités dévolus aux parties à cet égard,

Demandant à nouveau aux parties et aux États de la région de continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations Unies pour mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers une solution politique,

Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 20 octobre 2004 (S/2004/827),

1.    Décide de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu'au 30 avril 2005;

2.    Prie le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation avant la fin du mandat de la Mission et, dans les trois mois suivant l'adoption de la résolution, un rapport d'étape sur l'évolution de la situation et sur l'ampleur et le concept d'opérations de la Mission en donnant de plus amples précisions sur les options envisagées dans son rapport du 20 octobre (S/2004/827) au sujet d'une éventuelle réduction des effectifs de la Mission, y compris les personnels civil et administratif;

3.    Engage les États Membres à envisager de verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance qui permettent de multiplier les contacts personnels, en particulier les échanges de visites familiales;

4.    Décide de rester saisi de la question.

APS
Le conseil de sécurité adopte une nouvelle résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=74510

[Aps 29/10/04]  New York (Nations Unies) - Le conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, jeudi, à l'unanimité une nouvelle résolution sur le Sahara Occidental (1570/2004) dans laquelle il a réaffirmé "sa volonté d'aider les parties à parvenir à un règlement définitif, juste et durable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental conformément aux principes de la légalité internationale tels qu'énoncés dans la charte des Nations Unies". Le conseil de sécurité a également rappelé "sa résolution 1495 (2003) par laquelle il avait appuyé énergiquement le plan de paix de Baker pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental comme étant la solution politique optimale pour le règlement de la question du sahara Occidental et demande aux parties d'¦uvrer en vue de l'acceptation et de la mise en ¦uvre dudit plan, ainsi que sa résolution 1541(2004) par laquelle il avait réaffirmé son soutien au plan Baker".

Par ailleurs, le conseil de sécurité, qui a prorogé le mandat de la MINURSO pour une période de six mois, a demandé "a toutes les parties et aux Etats de la région de coopérer pleinement avec l'ONU afin d'avancer vers le règlement de la question".

A l'issue du vote, Abdallah Baali, représentant permanent de l'Algérie auprès de l'ONU a déclaré a l'APS "que l'adoption de cette nouvelle résolution à l'unanimité des membres du conseil de sécurité constitue une nouvelle victoire pour la cause sahraouie".

"En effet, a-t-il indiqué, cette nouvelle résolution s'inscrit en droite ligne de la doctrine des Nations Unies de décolonisation puisque le conseil de sécurité réaffirme dans la résolution adoptée que l'exercice par le peuple du Sahara Occidental de son droit à l'autodétermination constitue la condition sine que non à tout règlement juste et définitif de la question du Sahara Occidental.

"De plus, la résolution 1495 par laquelle le conseil de sécurité avait apporté son plein appui au plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, et que d'aucuns ont tout fait pour qu'elle ne soit pas mentionnée dans la résolution, figure en bonne place dans le texte adopté par le conseil de sécurité confirmant ainsi la pleine validité du plan Baker, a conclu M. Baali.

Le Conseil de sécurité décide de proroger le mandat de la MiNURSO jusqu'au 30 avril 2005

New York (Nations Unies) - Le Conseil de sécurité (Espagne, Etats-Unis d'Amérique, fédération de Russie, France et Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ),

Rappelant toutes ses précédentes résolutions sur le Sahara Occidental, dont les résolutions 1495 (2003) du 31 juillet 2003 et 1541 (2004) du 29 avril 2004,

Réaffirmant sa volonté d'aider les parties à parvenir à un règlement juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités dévolus aux parties à cet égard.

Demandant à nouveau aux parties et aux Etats de la région de continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations Unies pour mettre fin à l'impasse actuelle et avancer vers un règlement politique.

Ayant examiné le rapport du secrétaire général en date du 20 octobre 2004 (S/2004/827).

1. Décide de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (MiNURSO) jusqu'au 30 avril 2005,

2. Prie le secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation avant la fin du mandat de la Mission et, dans les trois mois suivant l'adoption de la résolution, un rapport d'étape sur l'évolution de la situation et sur l'ampleur et le concept d'opérations de la Mission en donnant de plus amples précisions sur les options envisagées dans son rapport du 20 octobre (S/2004/827) au sujet d'une éventuelle réduction des effectifs de la Mission, y compris les personnels civil et administratif.

3. Engage les Etats membres à envisager de verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance qui permettent de multiplier les contacts personnels, en particulier les échanges de visites familiales,

4. Décide de rester saisi de la question.

Les tentatives marocaines pour modifier le plan Baker "ignorées par le Conseil de sécurité" déclare M. Khadad

Washington - Les tentatives marocaines visant à donner un nouveau mandat au représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en vue d'introduire des amendements ou apporter des ajustements au plan Baker "ont été entièrement ignorées par le Conseil de sécurité", a déclaré, vendredi à l'APS, le coordinateur sahraoui avec la Minurso, M'hamad Khadad.

En effet, le conseil de sécurité a adopté, jeudi, la résolution 1570 par laquelle il rappelle toutes ses résolutions sur le Sahara occidental dont notamment la résolution 1495 du 31 juillet 2003 qui soutient le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental.

Selon M. Khadad, le Conseil de sécurité constate l'impasse actuelle du processus de décolonisation du Sahara Occidental "dont la responsabilité incombe au régime marocain qui, comme l'a indiqué le secrétaire général dans son dernier rapport, a rejeté le plan de paix présenté par James Baker".

Le Conseil, a-t-il ajouté, réaffirme également sa volonté d'aider les parties afin de "parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental" qui demeure, comme l'indique le même rapport, l'objectif des Nations Unies.

Ainsi, les tentatives marocaines visant à donner un nouveau mandat au représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en vue d'introduire des amendements ou apporter des ajustements au plan Baker ont été complètement ignorées par le Conseil de sécurité, a affirmé M. Khadad.

Le responsable Sahraoui a indiqué que le Front Polisario renouvelle sa disponibilité à coopérer avec les Nations Unies pour la mise en ¦uvre du plan de paix accepté par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1495 et appelle le Maroc "à ne pas perdre cette occasion car l'intransigeance et la fuite en avant ne font qu'hypothéquer les intérêts des peuples sahraoui et marocain et mettent en danger, chaque jour qui passe, la stabilité et la coopération au Maghreb".

Il est à souligner que le Conseil de sécurité a également rappelé sa résolution 1495 (2003) par laquelle il avait appuyé énergiquement le plan de paix de James Baker pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental comme étant la solution politique optimale pour le règlement de la question du Sahara Occidental et demande aux parties d'¦uvrer en vue de l'acceptation et de la mise en ¦uvre dudit plan, ainsi que sa résolution.

Ayant examiné le rapport du secrétaire général en date du 20 octobre 2004, le Conseil de sécurité a décidé de proroger le mandat de la mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (Minurso) jusqu'au 30 avril 2005.

Le Conseil a également demandé au secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation avant la fin du mandat de la mission et dans les trois mois suivant l'adoption de la résolution, un rapport d'étape sur l'évolution de la situation et sur l'ampleur et le concept d'opérations de la mission en donnant de plus amples précisions sur les options envisagées dans son rapport du 20 octobre au sujet d'une éventuelle réduction des effectifs de la mission, y compris les personnels civil et administratif.

APS
ONU/Sahara Occidental: déclaration du porte-parole du ministère des affaires étrangères
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=74510 [Aps 29/10/04]  Alger - A la suite de l'adoption jeudi de la résolution 1570 sur le Sahara Occidental, le porte-parole du ministère des affaires étrangères a fait la déclaration suivante: "C'est avec une grande satisfaction que l'Algérie a accueilli l'adoption par le Conseil de sécurité, à l'unanimité de ses membres, de la résolution 1570 sur le Sahara Occidental.

L'Algérie s'en réjouit d'autant plus que cette résolution est venue opportunément rappeler la pertinence de la résolution 1495 par laquelle le Conseil de sécurité avait apporté son plein appui au plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental et appelé les parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, à l'accepter et à le mettre en ¦uvre et confirmer par la même, la validité du dit plan de paix qui demeure pour le Conseil de sécurité et la communauté internationale dans son ensemble la solution politique optimale pour le règlement de la question du Sahara Occidental.

Elle s'en réjouit ensuite parce que le Conseil de sécurité a réaffirmé sa position constante concernant le règlement de la question du Sahara Occidental qui doit être fondé sur l'exerce par le peuple du Sahara Occidental de son droit à l'autodétermination conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies.

L'Algérie qui forme le v¦u que la prorogation du mandat de la MINURSO pour une durée de six mois soit mise à profit par les parties en conflit pour accepter et appliquer le plan de paix, continuera à apporter son plein appui aux efforts des Nations Unies pour la mise en ¦uvre du dit plan".

AFP
Résolution de l'ONU sur le Sahara occidental: "satisfaction" d'Alger 
 ALGER, 29 oct (AFP)  http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041029162120.pvia5dxl.xml

L'Algérie a accueilli avec "une grande satisfaction" l'adoption, jeudi par le Conseil de sécurité des Nations unies, d'une résolution prorogeant le mandat de la Mission de l'ONU au Sahara occidental et réaffirmant le droit à l'autodétermination du peuple saharaoui. 
 "C'est avec une grande satisfaction que l'Algérie a accueilli l'adoption par le Conseil de sécurité, à l'unanimité de ses membres, de la résolution 1570 sur le Sahara Occidental", a déclaré vendredi à Alger le porte parole du Ministère algérien des Affaires Etrangères. 
 La résolution 1570 réaffirme l'attachement du Conseil à la recherche d'"un règlement juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental". 
 Elle fait référence à la résolution 1495 du 31 juillet 2003 dans laquelle le Conseil appuyait le plan de paix élaboré par James Baker, l'ancien envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan. 
 Ce plan de paix, auquel le Front Polisario a donné son accord et qui prévoit l'autonomie du Sahara occidental pour une période de transition de cinq ans, avant la tenue d'un référendum sur l'indépendance, a depuis été rejeté par le Maroc. 
 La résolution 1570 "confirme la validité du Plan de Paix qui demeure pour le Conseil de Sécurité et la Communauté internationale dans son ensemble la solution politique optimale pour le règlement de la question du Sahara Occidental", a indiqué le porte-parole. 
 "Le Conseil de Sécurité a réaffirmé sa position constante concernant le règlement de la question du Sahara Occidental qui doit être fondé sur l'exercice par le peuple du Sahara Occidental de son droit à l'autodétermination conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies", a-t-il souligné. 
 "L'Algérie, qui forme le voeu que la prorogation du mandat de la MINURSO pour une durée de six mois soit mise à profit par les parties en conflit pour accepter et appliquer le Plan de Paix, continuera à apporter son plein appui aux efforts des Nations unies pour la mise en oeuvre du dit plan", a-t-il ajouté. 
 La résolution renouvelle pour six mois, jusqu'au 30 avril 2005, le mandat d   e la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso), comptant actuellement 230 observateurs militaires. 
 Elle demande à M. Annan de faire rapport dans les trois mois au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole quasi-désertique mais riche en phosphates, annexée par le Maroc en 1975. 
MAP
Le mandat de la MINURSO  prorogé jusqu'au 30 avril 2005 
 http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/prorogation_minurso.htm

New York (Nations Unies)- 28/10/04 - Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé à l'unanimité de ses membres de proroger le mandat de la MINURSO jusqu'au 30 avril 2005.

A travers sa nouvelle résolution (1570), adoptée jeudi à New York, le Conseil demande "à nouveau aux parties et aux Etats de la région de continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations Unies pour mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers une solution politique".

Le Conseil de sécurité, qui rappelle toutes ses précédentes résolutions sur le Sahara, dont celle 29 avril 2004 (1541), réaffirme "sa volonte d'aider les parties à parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable".

Il prie, en outre, le Secrétaire général de l'ONU de lui presenter un rapport sur la situation avant la fin du mandat de la Mission et, dans les trois mois, un rapport d'étape sur l'évolution de la situation et sur l'ampleur et le concept d'opérations de la Mission.

Le Conseil de sécurité engage, par ailleurs, les Etats membres à envisager de verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance qui permettent de multiplier les contacts personnels, en particulier les échanges de visites familiales, tout en décidant de rester saisi de la question du Sahara.

Dans son rapport au Conseil de sécurité, rappelle-t-on, le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, avait formé le voeu que les parties utiliseront cette période du mandat de la MINURSO pour coopérer avec son Représentant spécial "afin de mettre un terme à l'impasse actuelle et de progresser vers une solution juste, durable et mutuellement acceptable".

LE MATIN.MA/MAP
Le mandat de la Minurso prorogé jusqu'au 30 avril 2005 : En attendant la solution juste et équitable de la question du Sahara marocain
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=40047
29.10.2004  |  00h16

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l'unanimité de ses membres de proroger le mandat de la Minurso jusqu'au 30 avril 2005.
A travers sa nouvelle résolution, adoptée hier à New York, le Conseil demande "à nouveau aux parties et aux Etats de la région de continuer à coopérer pleinement avec l'Organisation des Nations unies pour mettre fin à l'impasse actuelle et avancer vers une solution politique".
Le Conseil de sécurité, qui rappelle toutes ses précédentes résolutions sur le Sahara, dont celles du 31 juillet 2003 (1495) et du 29 avril 2004 (1541), réaffirme "sa volonté d'aider les parties à parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable".
Il prie, en outre, le secrétaire général de l'ONU de lui presenter un rapport sur la situation avant la fin du mandat de la Mission et, dans les trois mois, un rapport d'étape sur l'évolution de la situation et sur l'ampleur et le concept d'opérations de la Mission. Le Conseil de sécurité engage, par ailleurs, les Etats membres à envisager de verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance qui permettent de multiplier les contacts personnels, en particulier les échanges de visites familiales, tout en décidant de rester saisi de la question du Sahara.
Dans son rapport au Conseil de sécurité, rappelle-t-on, le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, avait formé le v¦u que les parties utiliseront cette période du mandat de la Minurso pour coopérer avec son Représentant spécial "afin de mettre un terme à l'impasse actuelle et de progresser vers une solution juste, durable et mutuellement acceptable".
MAP

MAP
ONU-Maroc-Sahara:M. Bennouna: le Conseil de sécurité demande clairement une solution politique  
 http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/bennouna_onu_sahara.htm

New York (Nations Unies)- 28/10/04 - L'Ambassadeur, représentant permanent du Maroc près des Nations Unies, M. Mohamed Benouna, estime que le Conseil de sécurité demande clairement, à travers sa nouvelle résolution, aux parties et aux Etats de la région de progresser vers une solution politique et de rechercher ainsi une alternative au second plan Baker.

Dans une déclaration à la MAP, jeudi à New York à la suite de l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution prorogeant le mandat de la MINURSO, M.Bennouna a ajouté que l'impasse actuelle est née des positions inconciliables adoptées au sujet du second plan Baker.

"On sait, en effet, comme l'a rappelé le Secrétaire général dans son rapport du 20 octobre dernier, que I'impasse actuelle est née des positions inconciliables adoptées au sujet du second plan Baker", a affirmé M. Bennouna avant de souligner que "c'est pour cela que le Conseil de sécurité demande clairement aux parties et aux Etats de la région de coopérer avec les Nations Unies et de rechercher une alternative à ce plan".

"II s'agit, en effet, de réaliser des progrès, en étroite relation avec le Secrétaire général et son Représentant spécial, afin de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable et consensuelle", a-t-il poursuivi, précisant qu'une "telle solution doit prendre en compte le droit inaliénable du Maroc à la préservation de son intégrité territoriale et devrait permettre à la population de gérer ses propres affaires locales au travers d'institutions démocratiquement élues par tous les habitants et anciens habitants du Sahara marocain".

"Le Royaume du Maroc réitère sa disponibilité à participer à des négociations, sous les auspices du Représentant spécial du Secrétaire général, afin de mettre au point le statut d'une autonomie appropriée et viable", a souligné le diplomate marocain. Et de conclure: "Nous mettrons ainsi un terme au différend régional sur le Sahara marocain et nous ouvrirons la voie à la construction du Maghreb uni et prospère".

Le Conseil de sécurité, rappelle-t-on, a décidé, jeudi à New York, à l'unanimité de ses membres, de proroger le mandat de la mission des Nations Unies au Sahara marocain pour une période de six mois jusqu'à la fin avril 2005. Le Conseil a tenu à cette occasion à réitérer son appel aux parties et aux Etats de la région pour coopérer pleinement avec les Nations Unies en vue de mettre un terme à l'impasse actuelle et de réaliser des progrès vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable.
 
AFP
Prolongation du mandat de la force de l'Onu au Sahara occidental 
http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041028193535.ijxh2fal.xml

NEW YORK (Nations unies), 28 oct (AFP)
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté jeudi à l'unanimité une résolution prorogeant le mandat de la Mission de l'Onu au Sahara occidental sans changer pour l'instant les effectifs de cette force. 
 La résolution, qui prend le numéro 1570, réaffirme l'attachement du Conseil à la recherche d'"un règlement juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental". 
 Elle fait référence à la résolution 1495 du 31 juillet 2003 dans laquelle le Conseil appuyait le plan de paix élaboré par James Baker, l'ancien envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan. 
 Ce plan de paix, auquel le Front Polisario a donné son accord et qui prévoit l'autonomie du Sahara occidental pour une période de transition de cinq ans, avant la tenue d'un référendum sur l'indépendance, a depuis été rejeté par le Maroc. 
 Le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan avait estimé la semaine dernière dans un rapport au Conseil qu'une sortie de l'impasse au Sahara occidental entre le Maroc, le front Polisario et l'Algérie semblait plus éloignée que jamais. 
 Il avait également évoqué la possibilité d'une réduction de la force d'observation du cessez-le-feu de l'Onu en place sur ce territoire depuis 1991, au coût de 3,7 millions de dollars par mois. 
 La résolution renouvelle pour six mois, jusqu'au 30 avril 2005, le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). 
 Elle demande à M. Annan de faire rapport dans les trois mois au Conseil sur la situation au Sahara occidental et de lui donner des précisions sur les options qu'il envisage pour une éventuelle réduction des effectifs de la mission. 
 Dans son rapport, M. Annan indiquait que selon les responsables du maintien de la paix, le nombre des observateurs militaires de la Minurso pouvait être diminué d'environ 16%, passant de 230 actuellement à 193. 
 Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole quasi-désertique mais riche en phosphates, a été annexé par le Maroc en 1975. Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, a pris les a   rmes l'année suivante pour obtenir l'indépendance. 
 Le Polisario a mené une campagne de guérilla contre le Maroc jusqu'à 1991, quand un cessez-le-feu a été instauré sous l'égide de l'Onu. 

AP
Le Conseil de sécurité prolonge le mandat de l'ONU au Sahara-Occidental
http://www.24heures.ch/home/journal/index.php?Page_ID=12437&id=212402&rubrique_news=all
13:16             NATIONS UNIES (AP) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a confirmé jeudi son engagement en faveur d'une «solution politique» au Sahara-Occidental et a voté à l'unanimité la prolongation pour six mois du mandat de la mission onusienne dans ce territoire contesté.
Dans cette nouvelle résolution, le Conseil de sécurité a prolongé la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara-Occidental (MINURSO) jusqu'au 30 avril 2005.
Le conseil a maintenu les effectifs des 225 observateurs militaires de la MINURSO qui surveillent le cessez-le-feu conclu en 1991, sous l'égide de l'ONU, entre le Maroc et les rebelles indépendantistes du Polisario, soutenus, armés et hébergés par l'Algérie.
Le Polisario et l'Algérie militent pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination, une solution désormais jugée »caduque» et «inapplicable» par le Maroc qui a annexé l'ex-Sahara espagnol en 1975. Ce conflit, source de tension militaire dans Maghreb, paralyse toute tentative d'intégration régionale depuis 30 ans.AP
nim/v/nc
France :Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
ONU / Résolutions / Sahara Occidental
Sahara occidental / Renouvellement du mandat de la MINURSO (résolution 1570)
Dernière mise à jour : 29/10/04
 http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/article.asp?ART=45613
Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay
(Paris, le 29 octobre 2004)
' Le Conseil de sécurité a adopté hier, à l'unanimité, la résolution 1570 sur le Sahara occidental, renouvelant le mandat de la MINURSO, pour une durée de six mois, soit jusqu'au 30 avril 2005.
 
La France soutient la recherche d'une solution politique agréée par l'ensemble des parties, dans le cadre et sous l'égide des Nations unies. Elle souhaite que ces six mois puissent être mis à profit par les parties pour travailler avec le Secrétaire général ainsi qu'avec son Représentant spécial, et entre elles, à un règlement mutuellement acceptable.'
 
2. ALGERIE - ESPAGNE

EL MOUDJAHID
Alger-Madrid. Convergence de vues totale
http://www.elmoudjahid.com/pdf/2004/10/28/html/menuhtml.htm

Entre Alger et Madrid, c´est, une fois de plus, la confirmation que la convergence de vues est totale sur tous les dossiers, qu´il soit d´ordre bilatéral, ou international comme le conflit du Sahara occidental qui a fait dire à bien des observateurs, avisés ou non, qu´entre les deux capitales, que tout rapproche, c´est froid. Rien de plus faux ont tenu à dire aux journalistes venus nombreux, mardi soir, couvrir la conférence de presse conjointe, MM. Moratinos et Belkhadem. Dans les questions des journalistes un seul sujet, on l´aura deviné, est revenu, mais les deux ministres ont voulu dans leurs réponses aller plus loin et donner un aperçu plus réel de ce que sont les relations entre les deux pays. C´est-à-dire un niveau appréciable dans tous les domaines y compris en ce qui concerne la question du Sahara occidental. L´Algérie qui développe une position sur le Sahara occidental. On ne peut plus juste dans son fond et plus claire dans sa formulation., en toute sérénité et dans le respect de la légalité internationale ne s´est jamais déjugée, et ne s´est jamais laissée entraîner hors de ce cadre légal. Notre ministre d´Etat, ministre des Affaires étrangères a réaffirmé cette position de soutien au droit des peuples à l´autodétermination et cette position est respectée et partagée partout dans le monde. Récemment le Président du gouvernement espagnol Zapatero soulignait dans une interview au quotidien El Pais que l´Algérie avait une position respectable sur le conflit de l´ancienne colonie espagnole et qu´il ne croyait pas du tout à un refroidissement des relations entre Madrid et Alger. Voilà le niveau, ou si l´on veut l´évaluation qui a été faite des deux côtés, de la visite à Madrid de M. Belkhadem.
Donc les journalistes qui sont venus pour s´informer du contenu le plus large de cette visite en ont eu pour leur déplacement. Ceux qui, par contre se sont déplacés pour assister de visu à des déclarations divergentes sur le Sahara, auront certainement été déçus, du moins beaucoup surpris et ils n´ont pas manqué de le souligner dans leurs comptes-rendus d´hier. Il faut d´abord savoir que les dirigeants espagnols ont tenu à donner à la visite de M. Belkhadem, le ton et le niveau qui est le sien et surtout donner des assurances que leurs positions sur le Sahara Occidental n´a pas changé, en se déclarant attachés à l´application du Plan Baker. M. Abdelaziz Belkhadem qui s´est déplacé à Madrid, en grande partie dans ce but, c´est-à-dire écouter ses interlocuteurs espagnols, n´a pas caché que telle qu´elle avait été rapportée dans les médias, la position espagnole gênait en quelque sorte, mais que depuis, tout malentendu est levé de Madrid, l´Espagne ayant réaffirmé ce qu´Alger voulait savoir : le soutien au plan Baker. A plus forte raison à la veille du vote par le Conseil de sécurité d´une nouvelle résolution sur le Sahara occidental.
L´Algérie comme l´Espagne sont tous deux membres du Conseil de sécurité, il était donc important que la diplomatie algérienne connaisse le point de vue réel de son partenaire espagnol.
M. Belkhadem a donc toutes les raisons de déclarer que tout malentendu est levé, dans la capitale espagnole où il a été reçu par le Roi Juan Carlos, le Président du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero, il a demandé à son homologue et obtenu des clarifications au sujet de ce qui est présenté par les journaux locaux, et de larges milieux de la classe politique espagnole, de «solution alternative au Plan Baker». L´Algérie avait beaucoup de raison de se préoccuper dans une conjoncture où beaucoup de choses avaient été dites, mal rapportées ou tronquées, notamment sur ce qui est présenté comme une action de la diplomatie espagnole penchant pour les thèses marocaines sur l´ancienne colonie espagnole.
La question du Sahara Occidental ne fut pas le sujet exclusif de la visite de M. Belkhadem. Entre l´Algérie et l´Espagne, les projets sont grandioses a`l´image de Medgaz auquel le gouvernement Zapatero a décidé de lui donner un caractère prioritaire. Les échanges de visites de haut niveau entre les deux pays sont programmés pour les prochains mois, comme la tenue de la Haute Commission Mixte à Madrid, la visite probablement de M. Moratinos à Alger en décembre et celle du couple Royal espagnol, quelques mois plus tard dans notre pays.
B. H.

3. SAHARA - ALGERIE - MAURITANIE
AFP
Mauritanie: le ministre algérien des Affaires étrangères reçu par Ould Taya 
 NOUAKCHOTT, 29 oct (AFP)  http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041029151249.j97hpu3v.xml

Le président mauritanien, Maaouiya Ould Taya, a reçu jeudi soir à Nouakchott le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, qui lui a remis un message de son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, a rapporté vendredi l'Agence mauritanienne d'information (Ami, officielle). 
 Aucune indication n'a été fournie sur la teneur de ce message, mais l'émissaire algérien, cité par l'Ami, a expliqué à l'issue de son audience avoir notamment discuté avec le président mauritanien "des derniers développements de la situation dans la région" du Maghreb arabe. 
 "J'ai évoqué avec lui cette situation à la lumière de la visite que je viens d'effectuer en Espagne et des résultats de la récente réunion des ministres des Affaires étrangères arabes et européens tenue à Paris et dont je lui ai fait compte-rendu", a expliqué M. Belkhadem, sans précisions de dates. 
 Selon des observateurs, le ministre algérien faisait ainsi allusion à la situation au Sahara occidental d'une part, et aux relations tendues entre Tripoli et Nouakchott, la Mauritanie accusant la Libye d'être impliquée dans une série de tentatives de putschs avortés contre le régime du président Ould Taya. 
 Abdelaziz Belkhadem a par ailleurs souligné l'excellence des relations bilatérales entre la Mauritanie et l'Algérie. Il a annoncé la tenue dans un mois et demi à Alger d'une réunion de la Haute commission de coopération mixte mauritano-algérienne, qui doit préparer "un plan annuel de partenariat entre les deux pays". 
 Il a également indiqué avoir parlé avec le président mauritanien de la coopération entre leurs deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le banditisme, ainsi que la lutte contre les criquets pèlerins qui menacent toute la région. 
 Le ministre algérien a quitté Nouakchott vendredi dans la matinée. 

AMI
Le Président de la République reçoit le ministre algérien des affaires étrangères
http://www.ami.mr/fr/Archives2004/10/29/1.htm

Nouakchott, 29 Oct (AMI) - Le président de la République son Excellence Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya a reçu en audience jeudi soir au Palais Présidentiel M. Abdel Aziz Belkhadem, ministre d'Etat algérien, ministre des affaires étrangères, envoyé spécial du président algérien son Excellence Monsieur Abdel Aziz Bouteflika.

A l'issue de l'audience à laquelle ont assisté M. Mohamed Vall Ould Bellal, ministre des affaires étrangères et de la coopération et l'ambassadeur d'Algérie à Nouakchott, l'émissaire algérien a fait la déclaration suivante à l'AMI:

"J'ai eu l'honneur d'avoir été reçu par le président de la République à qui j'ai transmis les salutations de son frère le président Abdel Aziz Bouteflika, ainsi que les développements récents de la situation dans notre région, surtout après la visite que j'ai effectuée en Espagne et ma participation à Paris aux réunions du Forum Méditerranéen à coté de nombre de mes pairs européens. J'ai donc informé Monsieur le Président du contenu de ces contacts, tout comme j'ai évoqué avec son excellence la nécessité d'assainir le climat entre les pays du Maghreb Arabe, la coopération dans la sous-région dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et la criminalité et les efforts déployés pour venir à bout des criquets pèlerins. Les entretiens ont également porté sur nos relations bilatérales que nous nous efforçons à Alger de rendre plus solides. D'autant plus que ces relations ont connu un nouvel élan depuis 3 ans environ. Dans ce cadre, la haute Commission Mauritano-algérienne doit se réunir dans un mois et demi à Alger pour mettre sur pieds un plan de travail annuel de partenariat entre les deux pays".

Le ministre algérien était arrivé à Nouakchott jeudi soir où il a été accueilli comme à son départ par le ministre des affaires étrangères et de la coopération.

4. MAROC - ESPAGNE
AUJOURD'HUI LE MAROC
Démission au sein de la Chambre de Commerce de Las Palmas
 http://www.aujourdhui.ma/instantanes/
Après plusieurs années passées au service de la Chambre de Commerce, Industrie et navigation de Las Palmas, le responsable du commerce extérieur de cette corporation, Sergio Galván, a annoncé, mercredi 27 octobre en fin de matinée, sa démission de son poste. M. Galván, qui est très connu et très apprécié dans le milieu des hommes d'affaires des Iles Canaries, a démissionné en protestation contre ce qu'il considère comme une politique d'exclusion pratiquée par le président de la Chambre de Commerce de la capitale canarienne, José Miguel Suárez Gil dans le domaine de la coopération avec l'Afrique dont fait partie le dossier des relations économiques entre l'Archipel et le Royaume. Des sources proches de Galvàn ont indiqué qu'il se prononcera en temps utile sur les abus qu'il a constaté au sein de la Chambre de Commerce de Las Palmas depuis l'arrivée à sa tête de Suraez Gil.

[POUR LE CONTEXTE VOIR PT 10 DE LA SELECTION DU 27.10.04]
5. SAHARA - MAROC - INTERVIEW MOHSEN FINAN
L'ECONOMISTE
Le Sahara au Conseil de sécurité. L'autonomie, un concept à définir
Khadija Mohsen Finan, chercheuse à l'IFRI(1)
 http://www.leconomiste.com/article.html?a=59003
Pour le Sahara, le Maroc propose l'autonomie sous souveraineté. Mais sait-on de quoi est composée cette autonomie? Pour Khadija Mohsen Finan(2), chargée de recherches et responsable des Etudes Monde Arabe à l'IFRI, le Maroc doit définir clairement l'autonomie large à laquelle il se réfère.
- L'Economiste: Quelle appréciation portez-vous sur les tensions actuelles entre le Maroc et l'Algérie au sujet du dossier du Sahara?
- Khadija Mohsen Finan: Je pense que ces tensions, auxquelles on assiste régulièrement depuis quelques années, pour ne pas dire décennies, s'expliquent par des crispations identitaires qui se manifestent en périodes de crise, par l'agitation du spectre nationaliste. La crise actuelle est probablement à mettre sur le compte d'une série de malentendus, non-réponses à des mains tendues ou autres qui révèlent finalement une rivalité qui reste intacte entre les deux grands pays de la région. En revanche, cette rivalité a changé de nature. En 1975, lorsque le conflit du Sahara a éclaté, opposant deux pays qui avaient des régimes politiques fondamentalement différents, il s'agissait alors de vouloir dominer la région. Aujourd'hui, c'est à celui qui se distinguera dans la "guerre au terrorisme", à celui qui aura les plus solides alliés occidentaux. Mais cette lecture est désuète car la guerre froide est derrière nous, et les Occidentaux n'ont plus à choisir un partenaire ou allié dans la région dont les choix politiques correspondent à ceux de l'Administration américaine par exemple.
Aujourd'hui, les pays occidentaux ont décidé qu'ils avaient un ennemi commun, le terrorisme, et les pays du Maghreb, par le biais de leurs dirigeants, ont accepté cette vision et mis en avant leur compétence à lutter contre les islamistes. C'est une illusion de plus, quand on sait que les réseaux transnationaux sont très difficiles à endiguer et pas plus Alger que Rabat n'a de compétence dans ce domaine.
Alors, le point de cristallisation de cette querelle que l'on pensait révolue tout au moins dans son intensité, c'est bien sûr le dossier du Sahara occidental sur lequel les points de vue d'Alger et de Rabat sont opposés.
- Le Conseil de sécurité se réunit le 31 octobre pour examiner la prolongation du mandat de la Minurso. Quelle serait l'issue selon vous?
- Il est très difficile d'imaginer une issue, dans la mesure où on a le sentiment que les acteurs n'ont pas conscience de la nécessité de mettre un terme à ce conflit. Aujourd'hui, pour concevoir un début de dénouement, il faudrait que Rabat définisse clairement l'autonomie large à laquelle elle se réfère, il faut aussi qu'Alger et le Front Polisario acceptent d'abandonner le principe d'autodétermination. Or, les rapports de force sont tels qu'aucun acteur n'est suffisamment affaibli pour réviser à la baisse ses revendications. En outre, au plan international, cette question n'a jamais été inscrite dans l'ordre des priorités et aucun Etat (USA, France ou Espagne) n'a usé de son influence sur tel ou tel acteur pour l'amener à vouloir la paix malgré tout. Au final, l'ambition de ces pays, et même de l'Europe, est d'avoir les mêmes bonnes relations avec Alger et Rabat. Quant à l'équilibre de la région, tout le monde en parle mais personne ne conditionne ses relations ou son partenariat à la paix. Alors, il est probable que la mission de la Minurso soit reconduite, comme cela est devenu coutumier.
- L'intervention de l'Espagne et de la France peut-elle avoir des répercussions sur le cheminement de l'affaire?
- On a beaucoup parlé d'un plan franco-espagnol et je crois que Paris et Madrid entendaient gommer discrètement le principe d'autonomie mis en avant dans les différents plans Baker et centrer l'issue sur l'autonomie. C'est en tout cas ce que je comprends des propos du ministre Moratinos lorsqu'il dit que ce principe n'est pas sacro-saint. Toutefois, cette option a été contrecarrée à la fois par les déclarations de James Baker, par les liens diplomatiques entre l'Afrique du Sud et la RASD et par la détermination de l'Algérie dont il est difficile d'infléchir les positions. On voit en effet mal quels peuvent être les intérêts algériens à faire des concessions à Rabat, d'autant que sa détermination n'affecte aucunement son partenariat avec les capitales occidentales. A 45 dollars le baril de pétrole, Alger achète des armes à qui il veut, quand il veut et, lors des négociations pour ce type de marchés par exemple, personne n'évoquera la souveraineté du Sahara. De plus, il était déjà naïf de croire que l'exécutif algérien était divisé sur cette question mais, aujourd'hui, Bouteflika a été réélu à 85%, s'est débarrassé du chef d'état-major Lamari. Je vois donc difficilement les arguments qui pourraient modifier le positionnement d'Alger qui se sent en plus épaulé par un géant de la région qui est l'Afrique du Sud.
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Bouteflika: "Mes amis africains..."

Bouteflika ne désarme pas et les recettes pétrolières donnent des ailes à son pays. Il entend faire jouer ses sympathies africaines. A Johannesbourg, il a souhaité "que le Nigeria, le Sénégal et l'Afrique du Sud entament des négociations avec le Royaume du Maroc et le Front Polisario, les deux parties en conflit direct sur le processus de décolonisation du Sahara". Il autorise, par la même occasion, ses trois partenaires du NEPAD, "dès qu'ils aboutiront à une solution acceptable et acceptée par les protagonistes, à ajouter [au texte de l'accord] la signature de l'Algérie".
Propos recueillis par
Nadia LAMLILI
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(1) Institut français des Relations internationales.
(2) L'experte est également enseignante à l'Institut des Etudes Politiques à Paris.

6. SAHARA - MARCO . INTERVIEW BARNABE LOPEZ
L'ECONOMISTE
Le Sahara au Conseil de sécurité «Les dégâts de la gestion sécuritaire»
Entretien avec Bernabé López García, professeur d'histoire de l'Islam
http://www.leconomiste.com/article.html?a=59002
La solution au problème du Sahara nécessite, selon Bernabé López García, professeur d'histoire contemporaine de l'Islam à l'Université autonome de Madrid, une reconnaissance des fautes du passé. L'expert estime que l'information, longtemps biaisée et filtrée, n'a fait qu'entacher la crédibilité de notre diplomatie.
- L'Economiste: La solution proposée par l'ONU est-elle toujours valable?
- Bernabé Lopez Garcia: La question du Sahara occidental continue d'être considérée par la communauté internationale comme une affaire de décolonisation inachevée. Le Maroc doit accepter qu'il ne s'agit pas d'une affaire conclue et doit trouver des formules en accord avec le Front Polisario. Il a rejeté la solution Baker II, même si elle représente une amélioration notoire du plan Baker I, accepté auparavant.
Je crois que le Maroc a laissé le peuple marocain en dehors du débat sur le Sahara. Et en dehors aussi de l'information objective sur ce que l'on pense à l'extérieur. L'information a toujours été biaisée, filtrée et présentée comme un complot des autres. Or, il s'agit d'un manque d'efficacité non seulement de la diplomatie marocaine, mais de sa gestion sécuritaire. Le Maroc a commencé à récupérer sa crédibilité au début du règne de Mohammed VI en initiant une politique d'ouverture. Mais le rejet catégorique du plan Baker II a beaucoup affaibli cette crédibilité. Je crois que l'affaire du Sahara aurait dû faire partie du débat public au Maroc depuis longtemps.
La balle est du côté du Maroc. Il est indispensable que les responsables aient le courage politique pour, tout d'abord, dire toute la vérité au peuple marocain. Ensuite, pour oser arriver à un accord avec l'autre partie en offrant une véritable autonomie qui sauvegarde la souveraineté marocaine tout en cédant aux représentants élus par les Sahraouis et conformément aux normes internationales, les fonctions dont parlait le Secrétaire général de l'ONU en 2003. C'est peut-être une révolution politique que seul le Souverain Mohammed VI est en mesure de faire, avec un courage semblable à celui dont il a fait preuve pour la réforme de la Moudawana.
- Quelle appréciation faites-vous du rôle de l'Espagne dans cette affaire?
- Le Sahara a toujours interféré dans les relations entre les deux pays. L'image du Maroc en Espagne a toujours été marquée par la nature du régime politique marocain qui, pendant longtemps, n'a pas été un modèle de démocratie. Le Front Polisario par contre, a réussi à obtenir une image «romantique» de mouvement de libération et a été appuyé par une centaine d'associations de solidarité. Un marketing efficace. Par contre, le Maroc a appliqué en Espagne la «politique de la chaise vide». Il n'a jamais été présent dans les débats où le Polisario était présent; il n'a jamais su vendre à l'opinion publique espagnole ce qu'il considérait comme sa cause sacrée, sauf répéter jusqu'à satiété que le Sahara est et sera toujours marocain. Si le Maroc avait su montrer à l'extérieur qu'en plus des raisons historiques, les Sahraouis sont attachés au projet d'un Maroc démocratique et libre, il aurait eu là une solide argumentation.
- La proposition de résolution que compte présenter l'Espagne peut-elle aider à avancer vers une solution?
- Je ne suis pas au courant des détails de la résolution. Le président Rodríguez Zapatero vient de faire des déclarations dans le quotidien El País où il dit que les principes défendus des deux côtés, n'ont pas aidé à trouver une solution définitive: «La position du gouvernement espagnol est très claire. Auparavant, il n'y avait que des discours qui n'ont mené à rien. A l'heure actuelle, il y a une implication active. La seule solution au conflit du Sahara est un accord guidé, dirigé par l'ONU et sous sa protection. Et cet accord doit passer par le Maroc et par le Front Polisario. Pour l'Espagne et pour le peuple sahraoui, envers lequel nous avons un engagement historique et moral, ce qui intéresse c'est d'arriver à un accord, parce que le désaccord dure déjà 30 ans».
Rien ne servira cette politique active si le Maroc et le Front Polisario n'assument pas que «la dédémonisation» mutuelle est indispensable. Autrement, comment imaginer des élections crédibles au Sahara sans la possibilité pour les partisans du Front Polisario d'exprimer librement leur position? A Tindouf, le Maroc devra aussi être réhabilité à travers son offre généreuse d'ouverture et un projet de pays rassemblé, libre et décentralisé.
- En matière d'équilibre diplomatique, lequel des deux pays est en avance, le Maroc ou l'Algérie?
- Pendant longtemps, l'Algérie a été plus convaincante au niveau international que le Maroc. Ce n'est peut-être pas la version que l'on donnait au Maroc, mais la réalité est que plus de 70 pays - bien que beaucoup d'entre eux insignifiants- ont reconnu la RASD. Il faut admettre que, jusqu'à la dernière votation à l'ONU, la politique extérieure algérienne a obtenu plus de reconnaissance que celle du Maroc.
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Réformer d'abord

La question du Sahara ne peut pas s'éterniser, pense Bernabé Lopez. Pour le Maroc, elle ne doit pas devenir «un cancer» qui menace son avenir. «Il est temps de résoudre un problème qui passe par la réforme politique et constitutionnelle». Trouver une solution à la question du Sahara est, selon le spécialiste, inséparable d'un débat sur le modèle d'Etat que veulent les Marocains. «Dans un Maroc décentralisé, démocratique et libre, il y a une place pour le Sahara. Le projet sera ultérieurement défendu et imposé face aux puissantes résistances, formulées par les secteurs qui détiennent les privilèges et ceux qui veulent ramener le pays à d'autres temps», ajoute Lopez Garcia. C'est un long processus à effectuer d'ici les élections de 2007, qui devraient aboutir à un nouveau Maroc.
Propos recueillis par
Nadia LAMLILI

7. CAMPAGNE D'INTOX

L'ECONOMISTE
Le Sahara au Conseil de sécurité Risque de "talibanisation"
http://www.leconomiste.com/article.html?a=59001
Terrorisme, trafic humain... gros risques de pourrissement
La proposition espagnole déposée à l'ONU

Sortir de la logique de "cotations des sympathies diplomatiques"
Dans le conflit du Sahara, quelle est actuellement la marge de manoeuvre de l'ONU? Le règlement de ce problème est relégué aux calendes grecques, le rapport de Kofi Annan relevant "avec regret" qu'aucune issue n'est envisagée pour le moment. Le conflit reste enlisé. Une nouvelle vision de règlement s'impose.
Car comment l'ONU parviendra-t-elle à concilier l'inconciliable? D'un côté, le Maroc défend le principe d'autonomie sous souveraineté. De l'autre, l'Algérie soutient l'autodétermination. Une divergence radicale, aggravée par le refus de l'Algérie de se considérer partie au conflit. A moins que les deux pays ne fassent des concessions sur leurs principes. Ce qui est exclu pour le Maroc. "Aujourd'hui, le Maroc propose la seule voie possible de règlement du différend qui l'oppose à l'Algérie, une autonomie qui permette aux populations concernées de gérer leurs propres affaires locales dans le respect des prérogatives de souveraineté inaliénables du Royaume", affirme Mohamed Bennouna, ambassadeur du Maroc à l'ONU.
L'état actuel des choses, caractérisé par les escalades verbales entre le Maroc et l'Algérie, impose une explication des concepts des uns et des autres. Que veut réellement dire "autonomie sous souveraineté"? Et jusqu'où peut aller "le droit à l'autodétermination"? Le seul moyen est la voie diplomatique. Sinon, il y a risque de pourrissement de la situation. Il est vrai qu'on n'ira pas jusqu'à envisager la guerre, du moins selon Bouteflika, mais la tension et le statu quo ont des effets encore plus nocifs sur la région. Les mafias de trafic humain prospèrent, s'alarme l'ONU. Les camps, une région recluse subsistant grâce au bon vouloir de l'Algérie et des aides humanitaires, sont en passe de constituer un autre point noir dans l'Afrique de l'Ouest. Les Etats-Unis considèrent désormais que la vaste bande qui va de la corne de l'Afrique à la côte atlantique du Sahara constitue "un nouvel Afghanistan" où circulent des groupes de militants islamistes. Situation d'autant plus préoccupante que les confins désertiques du Sahel sont difficiles à surveiller des pays riverains du Sahara: Maroc, Algérie, Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Soudan.
Il n'y a donc pas que les "sympathies diplomatiques" qui poussent les puissances européennes et américaine à intervenir. Les enjeux en matière de migration clandestine et de terrorisme prennent de l'ampleur. Madrid, encore plus déterminée que jamais, prépare un projet de résolution pour le 31 octobre, date de la tenue du Conseil de sécurité, et dont le contenu n'est pas connu. Mais aucune puissance étrangère, que ce soit l'Espagne, la France ou les USA, ne pourrait imposer un règlement. Car toutes ont des intérêts dans la région. "Le Sahara est une affaire secondaire pour les USA", explique Bernabé Lopez Garcia, professeur d'histoire contemporaine de l'islam à l'Université autonome de Madrid. "Le Maroc est leur allié, mais les USA sont engagés depuis cent ans dans la philosophie de l'autodétermination. Ils chercheront un équilibre entre ces principes et leurs intérêts". Les médiations étrangères servent à rapprocher les points de vue. Le reste dépend de la volonté des parties. Selon Mohamed Bennouna, l'émissaire onusien Alvaro de Soto "a fait une première évaluation où il appelle les parties à sortir de l'impasse actuelle et donc du plan Baker qui en est la cause".
Il y a très peu de chances que le conflit soit résolu si le débat entre le Maroc et l'Algérie n'est pas dépassionné et si on continue d'enfermer la question du Sahara dans une logique "de cours de sympathies diplomatiques". Depuis quelques semaines, "la cote" du Maroc ne vaut pas grand-chose en Afrique du Sud. Aujourd'hui, elle gagne en valeur à Belgrade qui vient d'annuler la reconnaissance du Polisario par l'ex-Yougoslavie communiste. Et demain? Ce sont Rabat et Alger qui mettront fin ensemble à ce conflit qui dure depuis 30 ans.
La résolution que l'Algérie a fait voter à l'ONU était un coup d'épée dans l'eau, en raison de l'importance du nombre d'abstentions. Mais elle renseigne sur les sentiments des pays membres à l'égard du conflit. La plupart ne sont ni pour l'Algérie, ni pour le Maroc. Cette neutralité, ou peut-être "neutralisation" (si pression diplomatique il y a eu), montre que beaucoup de pays attendent un règlement impartial et accepté par les deux parties.
Nadia LAMLILI
Alwihda - L'ETENDARD N°38/ Tchad ?
Des Nigeriens, Maliens, Tchadiens, Mauritaniens enrôlés par le Polisario, Annan alerte
29/10 - http://www.alwihdainfo.com/articles/voir_art.php?idart=340
Kofi Annan alerte contre le danger qui prend des proportions préoccupantes
Le "Polisario" herberge les émigrants clandestins et tente de les enrôler

Dans son dernier rapport au conseil de sécurité sur l'évolution du dossier de nos provinces sahariennes, Annan s'est dit "préoccupé par l'apparition de la migration clandestine dans les zones d'opération de la Mission des Nations Unies pour le Sahara (MINURSO) et fait état de l'hébergement par le "Polisario" d'émigrants clandestins en provenance d'Asie.

L'apparition "dans la zone tampon fortement minée, de migrants clandestins, dont certains demeurent occasionnellement égarés sans moyens de subsistance appropriés pendant de longues périodes, est un sujet de préoccupation croissante", déplore Kofi Annan.

Le SG de l'ONU a ainsi révélé que le "Polisario" héberge un groupe de 23 personnes en provenance du Bangladesh et de l'Inde près de la localité de Mijek et un autre composé de 20 personnes en provenance du Pakistan près de la localité de Tifariti.

On rappelle que des affrontements violents ont opposé, le 7 octobre dernier, des membres du "Polisario" pour le contrôle des filières de l'émigration clandestine à travers le Sahara. Ils se sont soldés par plusieurs victimes près de la frontière maroco-mauritanienne.

Un journaliste de la chaîne "France 2", Grégoire Deniau, qui a réalisé un reportage sur les filières de l'émigration clandestine vers les Iles Canaries, avait affirmé au quotidien espagnol ABC (édition du 15 octobre) que "les gens du sud du Maroc qui font passer des émigrés clandestins jusqu'aux Iles Canaries sont des sahraouis pro-polisario".

Par ailleurs, les autorités mauritaniennes ont arrêté, au cours de la première semaine d'octobre, dans différentes régions de la wilaya de Tirs Zemour (nord), située au long des frontières avec le Maroc, 125 candidats à l'émigration clandestine qui s'apprêtaient à s'introduire sur le sol marocain à bord de véhicules appartenant à des bandes du "Polisario".

Ces faits font partie intégrante d'un phénomène beaucoup plus vaste lié au trafic d'êtres humains par les bands du "Polisario" et leurs commanditaires les gouvernants d'Alger.
Il n'est pas nouveau, puisqu'il été mis à l'épreuve, dans le passé, par ceux-là même qui s'érigent en défenseurs des valeurs humaines et des principes.

En fait, à la fin de la décennie 1970, les autorités militaires algériennes avaient exploité les vagues humaines fuyant les pays du Sahel frappés par une longue période de sécheresse pour les parquer dans les camps de concentration de Tindouf pour en faire, par la suite, le bois du feu dans leurs agressions contre nos populations des provinces du sud et du sud est et pour violer nos territoires.

Plus de 450000 personnes en provenance du Niger, du Mali, du Tchad et même de la Mauritanie ont été enrôlées par les bandes armées du "Polisario" qui avaient intensifié leurs agressions et leurs attaques contre note pays avec l'assistance d'encadreurs cubains, vietnamiens et soviétiques et l'assistance d'officiers algériens et utilisant du matériel militaire soviétique offert à perfusion par l'Algérie et la Libye.

A la même époque, l'Algérie aux abois et voyant que son plan expansionniste de s'emparer de nos provinces sahariennes pour y installer un gouvernement fantoche à sa soldé, déjoué par la détermination de notre pays et la combativité de ses Forces Armées Royales bénéficiant de l'unanimité nationale, avait perpétré des exactions à l'encontre des marocains qui se trouvaient sur son territoire depuis des générations ou du moins, depuis, de longue années. Elle a ainsi procédé à l'expulsion de plus de 40000 familles marocaines en les dépossédant de leurs biens, séparant ainsi dans des centaines de cas maris et femmes, enfants et parents.

Les personnes ayant fuit les affres de la sécheresse qui a frappé leurs pays se sont transformées, malgré elles, ainsi en éléments de ce prétendu "peuple sahraoui" que le "Polisaio" et ses commanditaires ont tenté, par tous les moyens, à imposer lors des opérations de recensements entreprises par la MINURSO en vue d'organiser le référendum abandonné par les Nations Unies, par le fait du blocage des mercenaires à la solde des gouvernants d'Alger.

Le recours au mécanisme des "Chioukh" pour distinguer les véritables sahraouis et les descendants de ces provinces pour inclure sur les listes nos concitoyens ayant fui le Sahara, en début des années 50 et 60 du dernier siècle, devant la répression de la machine coloniale espagnole et notamment après l'opération "Écouvillon", était la seule voie possible pour identifier les sahraouis des populations originaires d'autres pays.

Le "Polisario" et ses commanditaires algériens s'étant rendus compte de l'échec de leur manoeuvre, sur ce plan aussi, sabordèrent l'opération et se réfugièrent derrière l'escalade et la menace pour tenter de faire pression sur la communauté internationale et notamment sur les représentants spéciaux des successifs secrétaires généraux de l'organisation planétaire. Ces manoeuvres ont débouché sur le blocage du processus référendaire et le lancement des plans Baker et notamment celui connu de "troisième voie" qui fût, à son tour, saboté par l'Algérie et ses sbires.

L'ex-secrétaire d'Etat américain, sous la pression de l'Algérie qui miroitait autre chose et qui a érigé la corruption en un système de négociation pour atteindre ses objectifs illégaux et illégitimes, a péché par la confiance qu'il accordait aux algériens et aux mercenaires du "Polisario" d'où l'échec d sa mission et sa démission.

Aujourd'hui, le phénomène de l'exploitation des vagues humaines émigrant des pays du Sahel et d'autres contrées frappées par des calamités naturelles ou par l'arriération et le sous développement, serait exploité à fonds par les algériens et leur mercenaires pour en faire des bandes d'assassins et d'agresseurs.

La calamité du criquet pèlerin qui menace les pays du Sahel et s'étendant jusqu'au Soudan à l'est et à la Mauritanie à l'ouest offre un potentiel extraordinaire, devant les ennemis de notre pays, pour recruter des mercenaires chargés de nous agresser et de violer notre territoire.

Pour ce faire, les gouvernants d'Alger, tentent actuellement, selon des sources bien informées, de circonscrire les personnes en provenance des pays du Sahel dans les zones du Sahara qui se trouvent hors du mur de sécurité qui se dresse comme une barrière infranchissable devant les infiltrations des mercenaires. Mais si des vagues humaines, armées et équipées, déferlent sur notre territoire, nos forces de sécurité n'auraient qu'un seul recours pour protéger le territoire national d'une occupation rampante.

C'est à ce genre de guerre que se prépare l'Algérie ainsi qu'à celle conventionnelle qu'elle pourrait déclencher parallèlement pour semer la diversion.

Les mêmes sources ajoutent que les personnes qui se sont déplacées vers le sud de l'Algérie et vers ses frontières avec la Mauritanie sont estimées à des centaines de milliers d'individus qui tentent d'un côté de franchir l'espace saharien dans l'espoir de rejoindre les Iles Canaries ou sont capturés et parqués par les algériens dans des camps de concentration improvisés.

Les bandes de mercenaires du "Polisario" exploiteraient cette déferlante humaine pour réaliser deux objectifs: militaires et mercantiles en usant de la tragédie humaine pour en tirer profit matériel, s'enrichir au détriment de la détresse des gens et pour semer l'anarchie et le chaos dans notre sous région.

M. Kofi Annan a hautement visé et précisément alerté contre le danger qui guette notre région par le comportement des gouvernants d'Alger, leurs acolytes et leurs alliés.
Kacem GUENNOUNI

REPRIS SUR AFRICATIME 2 fois SOUS MAURITANIE
MEME CONTENU SUR SAHARA MAROCAIN etc
[POUR RETABLIR LA VERITE VOICI LE PASSAGE DU RAPPORT DE KOFI ANNAN (S/2004/827) A L'ORIGINE DE CES ELUCUBRATIONS:
« C. Migrations illégales
15. Le 3 mai 2004, le Front POLISARIO a informé la MINURSO qu'un groupe de 23 personnes en provenance du Bangladesh et de l'Inde avait été hébergé par ses forces militaires, à proximité du site de la Mission à Mijek. Le 2 septembre, il l'a également informée que 20 personnes en provenance du Pakistan avaient été découvertes à proximité du site qu'elle occupe à Tifariti. Les deux groupes ont affirmé qu'ils avaient été abandonnés dans le désert par leurs guides, lesquels leur avaient promis le passage en Europe.
16. Les deux groupes sont actuellement hébergés par le POLISARIO. L'Organisation internationale pour les migrations prend actuellement des dispositions en vue de leur rapatriement via un pays voisin. On s'efforce aussi de mettre au point une approche coordonnée entre les parties, les pays voisins et les autres parties intéressées concernant ce qui semble être un phénomène croissant de migrations illégales vers l'Europe, à travers le Sahara occidental.» (Document ONU S/2004/827 http://www.un.org/Docs/journal/asp/ws.asp?m=S/2004/827)

ET
nous rappelons le compte-rendu dans les Actualités de ARSO en juin2004 :
« 23.06.04
Drame de l'immigration clandestine
http://www.arso.org/01-f04-2526.htm#rasd
Selon le témoignage d'un coopérant basque, de retour d'une mission de recherche archéologique du 7 au 13 juin 2004 dans les territoires libérés du Sahara Occidental, l'armée marocaine a expulsé dernièrement 25 immigrants illégaux asiatiques en les chassant de l'autre côté du mur et en les abandonnant, sans vivres ni papiers, à leur triste sort. Trois d'entre eux auraient été abattus. Les malheureux, venus du Bangladesh et d'Inde, par les voies et moyens de mafias internationales, ont été interceptés par une patrouile du Front Polisario dans la région de Myjec. L'ONU, bien que sur place par sa mission au Sahara Occidental (MINURSO), aurait tardé à agir, car ce domaine ne serait pas de son ressort. Une solution semblerait se dessiner grâce à l'intervention du président du Parlement et du Premier ministre sahraoui.
Ces faits ne représentent que la pointe de l'iceberg de tous les crimes commis à l'encontre des migrants du tiers monde dans les pays de transit vers l'Europe. Au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara Occidental, étapes privilégiées avant l'entrée dans "l'Eldorado européen", les interpellations sont pratiquement quotidiennes et les refoulements sans pitié, sous pression des pays de destinations européens, qui portent aussi une responsabilité.
>> Veinticinco emigrantes asiaticos recogidos por una patrulla des Frente POLISARIO en los territorios librados Testimonio original en español trasmitido por la Asociación de Amigos y Amigas de la RASD http://sahara_opinions.site.voila.fr/myjec2004.htm  - traduction en français. http://sahara_opinions.site.voila.fr/myjec2004.htm#fr »

ET
le récit d'un témoin sur place paru en juin 2004: http://www.arso.org/LakhalimmAsia.htm ]


8. SAHARA - MAROC - ALGERIE

LA GAZETTE DU MAROC
Les raisons du blocage
Mohamed JIBRIL
25 Octobre 2004      
Maroc/Algérie
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=852&n=391&id_artl=5152
Au moment où le faux-pas de la diplomatie algérienne à l'ONU relance le débat sur un sérieux amendement du plan Baker, la nouvelle marge de man¦uvre du Maroc doit lui permettre d'agir avec plus de fermeté, mais sans verser dans aucune escalade. Tout en précisant ses propositions quant à la solution du conflit il aura à prendre de nouvelles initiatives pour s'ouvrir davantage sur les composantes de la société algérienne en vue de surmonter les causes d'un blocage anachronique.
Il est sans doute encore tôt pour parler d'un tournant dans l'approche de la question du Sahara par la majorité des pays membres de l'ONU après la très nette réserve marquée par l'ampleur des abstentions au vote de la résolution algérienne devant la quatrième commission.
Cependant c'est la première fois que l'activisme algérien s'est trouvé face à un tel signe d'agacement et de défiance dans cette commission où, sous couvert de défense du principe d'autodétermination, il a trop longtemps pu man¦uvrer à son avantage. Comme cela a été relevé par tous les commentateurs, Alger en a fait un peu trop, cette fois-ci, en se comportant comme
en terrain conquis et en se positionnant à l'excès comme partie prenante, défiant même le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et récusant de facto son nouveau représentant personnel Alvaro de Soto. En faisant fi du traditionnel consensus, plus ou moins feutré, qui avait été de rigueur dans les recommandations de cette commission, la diplomatie algérienne s'est mise à découvert, perdant le sang-froid et l'habileté man¦uvrière qui l'avaient longtemps servie. En voulant reprendre à son compte la raideur d'un James Baker qui affirmait à propos de son plan : "c'est à prendre ou à laisser", Alger a cherché à enfermer l'ONU dans une seule et unique voie, alors même que la résolution 1541 du conseil de sécurité avait laissé une marge pour tenter d'obtenir un accord entre les parties concernées. Ce faux-pas de la diplomatie algérienne, exprimant une nervosité et des prétentions excessives, ont, pour une fois, apporté de l'eau au moulin de la diplomatie marocaine qui a souligné l'extrême implication d'Alger dans le conflit et rendu plus audible sa propre argumentation.
C'est à la lumière de cette nouvelle donnée que le conseil de sécurité va examiner à la fin de ce mois le rapport que présentera le secrétaire général. Plusieurs voix se sont élevées, notamment en Europe et particulièrement en Espagne et en France, pour considérer que le plan Baker n'est pas un texte sacré et qu'il est évident qu'aucune issue n'est possible sans un accord entre les parties au conflit, Algérie et Maroc en premier lieu.
Il est vrai que le surcroît de raideur manifesté par Alger semble fermer la porte à tout nouveau compromis. Mais, comme l'illustre la réaction de la majorité des pays devant la 4ème commission, il y a des limites à tout et Alger ne pourra pas, indéfiniment, imposer son entêtement et sa version du conflit. Personne n'est dupe : la dimension algéro-marocaine de ce dernier est une évidence première pour tous, même si l'on se réfère rituellement au principe d'autodétermination. Il paraîtra encore plus évident que sans l'implication forcenée de l'Algérie depuis le début, jamais cette question n'aurait pris une telle tournure.
Attitude excessive
C'est en axant ses efforts sur une telle démonstration et sur les conséquences dangereuses pour la stabilité du Maghreb et de l'ensemble ouest-méditerranéen de toute solution préjudiciable pour le Maroc, que la diplomatie marocaine peut, dans ce contexte, susciter davantage d'écoute et d'initiatives. Un projet de résolution serait envisagé par l'Espagne et la France afin de sortir de l'impasse actuelle.
Cependant en surmontant les déficits qu'elle n'a cessé d'accumuler, et en gagnant en fermeté, l'attitude du Maroc, aussi bien Etat que société, doit sortir des crispations anciennes et ne plus s'enfermer dans un tête-à-tête avec le pouvoir algérien fait d'échange d'accusations, voire d'invectives ou de menaces.
Il faut, en effet, que le discours et les propositions du Maroc deviennent plus différenciés, soucieux d'être fermes et conséquents face à toute attitude agressive et intransigeante du pouvoir algérien tout en s'adressant aux différentes composantes politiques, sociales et culturelles de l'Algérie. Le soliloque avec le seul pouvoir algérien et sa diplomatie devrait être surmonté. Ce pouvoir a longtemps voulu bâtir sa légitimité sur une opposition radicale entre les deux pays, notamment en refusant d'ouvrir la frontière terrestre et en limitant les contacts entre les sociétés algérienne et marocaine.
C'est ici que le Maroc doit être plus créatif et plus ouvert et la levée du visa pour les Algériens est une première mesure qui, si elle a paru vexante au pouvoir d'Alger, a été très bien accueillie par la population.
Aussi doit-on désormais éviter, notamment dans notre presse, les longues litanies anti-algériennes, les insultes, les oppositions superficielles entre les deux pays visant à dévaloriser l'un et à sublimer l'autre. La propagande polémiste est devenue de mauvais aloi et en fait, elle sert à conforter la fermeture des "durs" du pouvoir algérien. Il s'agit pour le Maroc de sortir de ce face à face stérile, de diversifier son discours et son approche, de se faire entendre au sein de la société algérienne et de renouer, par des initiatives concrètes, avec la perspective maghrébine, débarrassée cependant de ses mythes, illusions et conduites d'échec.
Il ne faut pas, en effet, perdre de vue que la question du Sahara a cristallisé les antinomies entre les régimes des deux pays. L'identité et la perspective maghrébines qui avaient été fortement vécues et revendiquées par les mouvements nationalistes en lutte contre
le colonialisme, au Maroc, en Algérie et en Tunisie ont été très vite enterrées dans les sables, depuis 1962, date de l'indépendance algérienne. Les orientations opposées des régimes marocain et algérien, notamment depuis la prise du pouvoir par Boumediene, ont fait oublier la solidarité des mouvements de libération maghrébins, illustrée par l'appui accordé par le Maroc et la Tunisie à "l'armée des frontières" algérienne, qui allait devenir le noyau du pouvoir à Alger.
Les motivations du pouvoir algérien
Les régimes marocain et algérien dans le contexte de la guerre froide et du tiers-mondisme flamboyant se sont vite retrouvés aux antipodes et se percevaient comme une menace dangereuse l'un pour l'autre. Ce qui aggrava les choses, c'est qu'avec Boumediene, le système militaire qui s'était mis en place en réprimant toute diversité politique et culturelle et en niant des pans entiers de l'histoire du mouvement national (messalisme, notamment), a voulu fonder sa légitimité sur l'accaparement de la lutte de libération nationale et sur le rôle moteur de l'armée dans la construction économique du pays et l'option "socialiste" du régime. Une troisième source de légitimité a été dévolue au rôle de l'armée comme défenseur des frontières et de la patrie, notamment contre le Maroc. La récupération du Sahara en 1975 était perçue par Boumediene comme une prise de puissance par le Maroc, lequel devait être contré et affaibli, d'autant plus que le système qui se mettait en place en Algérie était encore peu assuré sur ses bases. Or, depuis la disparition de Boumediene et après les avatars connus par le régime, de Chadli Benjedid à Abdelaziz Bouteflika, les deux premières sources de légitimité du pouvoir militaire, que sont la référence à la lutte de la libération nationale et au développement "socialiste" ont volé en éclats, du fait de la montée des revendications démocratiques et culturelles et de la "libéralisation" économique qui a engendré de graves distorsions sociales. Les mythes dont s'est longtemps prévalu le régime, depuis Boumediene, ont été laminés par l'évolution de la société réelle. Resta seulement la troisième source d'auto-légitimation, celle de "la défense de la patrie" qui est au c¦ur de l'engagement algérien dans la question du Sahara. Cette attitude est devenue une seconde nature chez les dirigeants algériens et le
Sahara est resté un "domaine réservé" des militaires qui ont invariablement imposé à leurs civils ce caractère impérieux et cardinal de l'opposition à la marocanité du Sahara.
Boumediene ne cachait pas sa volonté d'abattre le régime monarchique au Maroc et ses rêves d'hégémonie sur le Maghreb étaient un prolongement direct des mythes sur lesquels il voulait fonder l'identité algérienne.
Le pouvoir incarné par Bouteflika aujourd'hui n'a certes plus de tels songes grandiloquents même s'il mime verbalement le "boumedienisme" et malgré la manne pétrolière, il est surtout préoccupé par les lignes de fragilité du système en place, remis en cause par les aspirations démocratiques et par les besoins d'une population jeune et largement frustrée.
Propositions constructives
Les contradictions au sein du pouvoir algérien font qu'il est moins monolithique et que l'emprise des généraux est aussi sujette à marchandages.
Aussi sa crispation sur le Sahara reste-t-elle pour le pouvoir algérien un point d'ancrage essentiel. Si une solution équilibrée était trouvée à ce conflit avec le Maroc, avec la bénédiction de l'Europe et des USA, le pouvoir militaire sera conduit à desserrer davantage sa tutelle sur la société algérienne.
La normalisation des relations et des échanges à l'échelle maghrébine obligerait à dépasser les vieux mythes et les vieilles rivalités. Cela ne sourit pas à nombre de ces "durs" du régime algérien qui verront leur marge de man¦uvre plus réduite face à de nouvelle forces et aspirations au sein de la société et de l'armée elle-même (qui, on le sait, est gangrenée par les privilèges exorbitants acquis par la haute hiérarchie).
Le Maroc sera bien fondé de développer ses propositions constructives concernant la large autonomie dont bénéficiera
la région saharienne dans le cadre de la souveraineté marocaine
mais aussi celles relatives au développement conjoint des zones limitrophes entre le Maroc et l'Algérie. L'exploitation des ressources minières et leur acheminement vers le débouché atlantique peut fort bien être envisagée dans le cadre de programmes communs et de sociétés mixtes, à condition que l'horizon soit dégagé et que le conflit qui empoisonne la région depuis si longtemps soit enfin clos. Le Maroc dont le pouvoir se réclame aujourd'hui d'une volonté de réforme et d'ouverture peut, tout en se montrant plus ferme sur le plan diplomatique, être aussi plus ouvert en direction de la société algérienne et plus porteur d'initiatives crédibles pour toute la région maghrébine.

IDEM
Des faux pas partout

Samir Sobh
25 Octobre 2004      
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=852&n=391&id_artl=5153
Sahara marocain

Le revers extérieur essuyé lundi dernier à l'ONU a, semble-t-il, destabilisé Abdelaziz Bouteflika.
Il n'a pas trop attendu pour contre-attaquer sur le plan interne afin d'intimider d'une part, ses adversaires au sein du système et, de l'autre, montrer à l'étranger qu'il est toujours le maître à bord.
Un sérieux revers pour la diplomatie algérienne qui se croyait à l'abri des tempêtes.

A peine l'information portant sur la perte de face subie par la diplomatie algérienne à New york était-elle tombée, que les ennemis farouches d'Abdelaziz Belkhadem ont commencé à bouger. Ils veulent à tout prix le rendre responsable de cet échec qui, d'après eux, est le premier de la sorte depuis le déclenchement du conflit du Sahara en 1975. Une attitude visant apparemment à mettre le président algérien à l'abri de toute critique ; notamment, après que ce dernier criait victoire sur tous les toits, suite à la décision prise par l'Afrique du Sud de reconnaître officiellement le Polisario.
Dans les couloirs du palais d'El-Mouradia, certains proches conseillers de Bouteflika, tel le général à la retraite, Larbi Belkheir, n'hésite pas à répéter devant ses proches que la perte de la majorité à l'ONU devra attirer l'attention de ceux qui gèrent ce dossier - en l'occurrence le président de la République lui même- sur le fait que le "Plan Baker est sur le chemin d'être enterré". Et qu'il faut désormais chercher un autre plan si l'Algérie compte continuer son bras de fer avec le Maroc.
Dans cette foulée, des voix émanant du gouvernement accusent ouvertement les Européens, notamment les Français et les Espagnols, de poignarder l'Algérie dans le dos. Plus particulièrement après que Bouteflika leur ait fait confiance; et les ait privilégiés dans l'octroi des marchés. Dans une réunion qui a regroupé les jeunes loups du FLN, le ministre Ammar Tou s'est attaqué vivement à ces deux pays en indiquant que "le Commerce est pour l'Algérie et le soutien politique est pour le Maroc". Il a de même ironisé sur la naïveté avec laquelle avaient négocié certains responsables avec ces Européens qui ne s'intéressent qu'au cash que possède son pays, à l'heure actuelle.
Reprendre les initiatives
Pour camoufler la grande défaite essuyée à l'ONU, le chef de l'Etat algérien est contraint de riposter; de tenter d'enregistrer des points dans les plus brefs délais, et montrer que ses politiques "agressives", adoptées depuis sa réélection, ne sont guère remises en cause. A l'étranger, Bouteflika s'est rendu vendredi dernier, sur invitation du président sud-africain Thabo Mbeki, à Johnnesburg pour participer à une réunion dans le cadre du "Nepad". Une occasion de convaincre certains dirigeants africains présents du bien-fondé de la thèse algérienne concernant le problème du Sahara. Une tâche qui, selon les proches du ministre algérien des Affaires étrangères Belkhadem, s'annonce difficile. Car, malgré les promesses d'aides faites par Alger aux pays africains les plus pauvres, ces derniers ne veulent pas mélanger les pinceaux; et, de là, lier l'affaire du Sahara aux mécanismes qui doivent être mis en place dans le cadre du Nepad. D'autant plus que ces Etats n'ont aucun intérêt à être utilisés contre le Maroc qui a toujours défendu leurs causes auprès des différentes instances internationales.
Autre initiative en préparation, l'initiation d'une tournée dans le monde arabe pour expliquer que Rabat est à l'origine de la montée de la tension existante entre les deux pays frères. Et de proposer parallèlement de jouer un rôle de rapprochement entre le Polisario et le Maroc dans le but d'atténuer l'ampleur de la crispation qui monte chaque jour d'un cran et qui empêche toute avancée sur le plan de l'UMA (Union du Maghreb Arabe). Dans ce contexte, on apprend de sources libyennes concordantes que Tripoli, qui préside à l'heure actuelle cette institution maghrébine, tentant de jouer un rôle de reconciliateur entre le Maroc et l'Algérie, a fait savoir à cette dernière qu'insister sur le fait qu'elle n'a rien à voir avec ce conflit et proposer ses services pour résoudre ce problème, ne peut que compliquer les choses. A cet égard, les responsables algériens ne cachent pas leur mécontentement de la position prise par les pays arabes lors de la session de vote à l'ONU.
Certains d'entre eux, tel Abdelaziz Rihabi, ancien porte-parole du gouvernement et ancien ambassadeur à Madrid, a mis le pouvoir en garde contre d'autres coups beaucoup plus importants que celui qui a été encaissé la semaine dernière. Un autre, qui a préféré garder l'anonymat, a déclaré à La Gazette du Maroc que nombreux sont les Etats qui ne croient pas à la thèse algérienne visant à convaincre l'opinion publique internationale de la neutralité absolue dans ce conflit qui oppose le Polisario au Maroc.
Toujours dans ce même ordre de déstabilisation , quelques membres du gouvernement représentant l'aile dure, sont allés jusqu'à demander au président Bouteflika de menacer les pays européens d'une révision des projets initiés en commun ces derniers mois. Et de laisser entendre que certains gros contrats en cours de négociation, notamment dans le domaine des infrastructures, seront octroyés à des concurrents asiatiques ou sud-africains au cas où ils persistent à soutenir le Maroc dans l'affaire du Sahara. Une recommandation qui, semble-t-il, n'a pas été prise en compte par le chef de l'Etat. Celui-ci a trop fait jusqu'ici pour replacer l'Algérie sur la scène internationale. Et qui sait mieux que quiconque qu'utiliser la carte du chantage économique est une lame à double tranchant. De plus que l'Algérie n'est pas comme la Libye, un pays qui compte seulement 5 millions d'habitants et qui n'est pas du tout endetté.
Verrouiller à l'intérieur
Pour anticiper sur les tollés qui se sont manifestés à différents niveaux de l'establishment algérien après le vote cuisant de l'ONU, Bouteflika a rapidement réagi. Un plan de contre-attaques a été mis sur pied alors que la machine, dirigée par son dernier carré, a déjà démarré. L'objectif est d'étouffer dans l'¦uf toutes éventuelles contestations qui pourraient se transformer avec le temps en rébellion contre son autorité. Montrer à nouveau sa force et prouver qu'il est le seul maitre à bord.
Le président a laissé entendre qu'il prépare un projet visant à séparer le service de renseignement et de sécurité (ex-Sécurité militaire), dirigée jusqu'ici par l'incontournable Mohamed Mediane (alias Tawfic), des Forces armées , est en cours de préparation et qu'il entrera en vigueur dans quelques mois.
Autre action dans le sens de verouiller le système, la marginalisation du Premier ministre, Ahmed Ouyahyia. Pourtant ce dernier l'a fortement soutenu dans sa campagne électorale. La raison, selon les proches de ce dernier, est son opposition au projet de loi sur les hydrocarbures que Chakib Khélil, ministre de l'Energie et des Mines, l'homme du président, s'apprête à présenter au Parlement dans les prochaines semaines. En réussissant à faire passer ce projet de loi, Bouteflika aurait ainsi mis la main quasi totalement sur la Sonatrach.
Et, de là, bien monayer avec les compagnies internationales, en majorité américaines qui pourraient influencer leur administration. La preuve de cette marginalisation : le retour au devant de la scène du conseiller de Bouteflika, Abdelhamid Temmar, pour superviser le programme des réformes économiques. Rappelons que ce même Temmar, a été écarté après son échec, il y a environ deux ans, au ministère de la Participation et la promotion des investissements ( Privatisations). Ainsi, en plaçant le dossier économique entre les mains du trio : Khélil, Temmar et Abdellatif Benachenhou, actuel ministre des Finances, Bouteflika espère boucler la boucle à l'intérieur du pays.
Cependant, il semble que cette bataille n'est pas gagnée d'avance. Le tandem Ouyahyia- Abdelmajid Sidi Saïd, secrétaire général de la puissante UGTA (Union générale des travailleurs algériens)- soutenue par une frange de l'armée et de la sécurité militaire- pourrait contrecarrer les objectifs du président. La centrale syndicale qui rejette toujours le projet de loi sur les hydrocarbures menace déjà de descendre dans la rue. Ce que les services du ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, ne pourront réprimer par la force comme cela a été le cas avec les familles des disparus ou les délogés de Boumerdès.
Le revers à l'ONU a, selon tous les indices, déstabilisé le système Bouteflika. De plus, il risque de le contraindre à remettre en cause la majorité de ces plans définis, notamment, vis-à-vis de l'extérieur.
Les tentatives des derniers jours visant à forcer la main à Abdelaziz Belkhadem en lui demandant de choisir entre l'activité politique (la gestion du FLN) et gouvernementale, fait partie de la nouvelle orientation; et aussi des craintes qui commencent à s'installer suite aux différents faux pas entrepris. Pour ce qui est des fuites en avant, plus particulièrement en direction du Maroc, un ancien chef militaire a répondu : "Notre Aziz président n'est pas quand même le Maréchal Montgomery".

MAROC HEBDO INTERNATIONAL
Atmosphère
Par Intérim
No 624 - http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_624/html_624/atmos.html


L'Algérie, qui vient de récolter une casserole retentissante à l'ONU, a des problèmes de mémoire. On peut en donner pour preuve cette déclaration «très fraternelle» de son représentant au Palais de verre, Abdellah Baâli.
Selon ce diplomate un peu balourd, «L'Algérie ne peut accepter qu'un pays frère occupe le territoire d'un autre pays frère, surtout en se basant sur des droits dits immémoriaux, ce qui rappelle les arguments fondés sur des droits bibliques utilisés par un autre pays pour justifier son occupation».
Il commence à y avoir un peu trop de frères, dans le coin. Ça va bientôt sentir le bouc, autant de frères empilés sur 3 mètres carrés. Mais si Baâli veut être le frère des pistoleros du polisario, c'est son droit, comme il est de son droit de trouver que les droits du Maroc ne sont pas immémoriaux mais simplement présentés comme tels. Nous voilà rangés avec Israël dans la case des pays oppresseurs, et voilà Yasser Arafat ravalé au rang de caporal. Mais la vraie désolation pour l'Algérie des colonels c'est que le plus le plus immémorial de son histoire remonte à 1962.
Il est bon de le lui rappeler régulièrement car ses politicards ont la mémoire si courte. À commencer par son président Abdelaziz Bouteflika qui a effacé de ses souvenirs l'air et la poussière de son Oujda natale, de même qu'il a renié le pays qui a bercé sa jeunesse jusqu'à ce que le FLN le prenne sous son aile protectrice.
Et que le destin le propulse à la magistrature suprême. Cela fait-il aussi partie de ces «temps dits immémoriaux»? À l'Algérie combattante, le Maroc reconnaissant.

IDEM
Vote sanction contre les thèses algériennes à l'ONU
Alger a trop tiré sur la corde
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_624/html_624/alger.html
Sur 145 pays ayant pris part à ce scrutin, 52 ont voté en faveur du projet algérien, co-parrainé par 40 pays, 89 pays se sont abstenus pour marquer leur réprobation.

Amale Samie


Pas à prendre avec des pincettes, voilà comment est apparu le projet de résolution proposé par l'Algérie au vote de la Quatrième Commission de l'ONU, ce lundi 18 juin octobre. Il a été finalement adopté, mais la délégation algérienne n'a pas pavoisé, car elle avait travaillé sans relâche pendant une semaine pour que son projet soit adopté par consensus. Un manque de discernement politique étonnant. Résultat, sur 145 pays ayant pris part à ce scrutin, 52 ont voté en faveur du projet algérien co-parrainé par 40 pays, 89 pays se sont abstenus pour marquer leur réprobation. Parmi eux, les membres permanents des Nations Unies, sauf la Chine, les 25 pays de l'Union européenne, l'Inde, le Pakistan, la majeure partie des pays d'Amérique latine, d'Afrique et l'Australie. Difficile de faire un succès de cette abstention en avalanche. Comment ne pas y voir un rejet net du jeu hypocrite de l'Algérie qui ne se suffit plus de materner le Polisario mais qui s'est substituée à lui. Difficile aussi de ne pas y voir la mauvaise humeur des nations qui n'ont jamais été dupes de l'engagement militaire et diplomatique de l'Algérie dans ce conflit, sous couvert de principes généreux.

Honte
Le comble de l'animosité sera atteint dans l'intervention de Abdellah Bâali, représentant algérien à l'issue du vote, qui affirmera sans honte que « l'Algérie ne peut accepter qu'un pays frère occupe le territoire d'un autre pays frère, surtout en se basant sur des droits dits immémoriaux, ce qui rappelle les arguments fondés sur des droits bibliques utilisés par un autre pays pour justifier son occupation ». Le Maroc serait-il devenu sioniste sans qu'on s'en aperçoive et par quelle porte est entré ce sixième membre du Maghreb, ce « pays frère » invité par l'Algérie?
Ce scrutin voulu, désiré par l'Algérie sur un projet de résolution renvoyé par deux fois pour discussions avec le Maroc, pour l'élaboration d'un texte consensuel, aura au moins servi à édifier la communauté internationale, le Polisario vient d'être une nouvelle fois enterré mais cette fois-ci, c'est en qualité de pays frère.
À New York, le peu d'enthousiasme soulevé par le projet de résolution algérienne compte au moins autant que son adoption. Elle fait référence au référendum, ce n'est pas nouveau, mais l'Algérie, qui a voulu jouer le jeu de la vérité, s'est cru dans le triste souk de la défunte OUA. La quatrième commission de l'Onu a-t-elle vu un match nul diplomatique entre «pays frères»? Si l'on considère que 150 pays sur 200 environ n'ont pas voté pour ce texte qui sent la naphtaline, on peut en déduire que l'histoire s'est arrêtée pour Alger le jour de la démission de James Baker. Ce n'est pas le cas de 150 pays.

Solution
Qui s'est abstenu ? Comment les votants ont expliqué leur choix?
Le représentant des Etats-Unis semble renvoyer le Maroc et l'Algérie dos-à-dos, sa délégation s'étant abstenue «car elle avait été déçue par la rhétorique qui avait été utilisée». Il a rappelé aux parties qu'elles devaient faire des concessions, pour conclure que les États-Unis appuient les efforts des Nations Unies et «appellent les États de la région à coopérer». Il a bien parlé d'États, et dans la région, on en connaît que deux. Il est donc probable que l'Amérique a préféré les « droits bibliques» à la rhétorique algérienne.
Le représentant des Pays-Bas, au nom de l'Union européenne, a déclaré que «les pays membres de l'UE s'étaient abstenus mais continueront d'appuyer une solution politique qui permettrait la réalisation du principe d'autodétermination, tel qu'envisagée par la résolution 1541 du Conseil de sécurité».
Cela n'autorise aucun transport de satisfaction aux Marocains, toutefois, la référence désormais régulière à «la solution politique mutuellement acceptable» permet de compter sur le soin de l'Europe d'éviter de prêter la main à un quelconque projet de partition du Maroc, même dans un lointain avenir. L'UE, qui est plus au fait de toutes les dimensions du conflit, va plus loin encore puisqu'elle «demeure très préoccupée par l'aspect humanitaire de la question du Sahara occidental. À cet égard, (elle) demande au Front Polisario de libérer sans délai tous les prisonniers de guerre marocains». L'Europe exhorte, par ailleurs, les deux parties à travailler en coopération avec la Croix rouge internationale sur la question des disparus au cours du conflit.
La résolution a pourtant été adoptée, même si elle n'a pas suscité le fol enthousiasme des pays qui l'ont votée, elle est devenue document officiel de l'ONU. Même si c'est au titre du document le plus minoritaire de l'histoire de la Quatrième commission. Le représentant de l'Egypte a précisé que sa délégation s'était abstenue car elle était convaincue qu'il était nécessaire de traiter tous les aspects de cette question à travers un dialogue direct entre toutes les parties concernées. L'Egypte est un pays arabe. Les Egyptiens connaissent les Maghrébins et évitent soigneusement de mettre le bout du nez dans cette affaire. Et «toutes les parties concernées», cela ne peut signifier que l'Algérie et le Maroc puisque c'est l'Algérie qui décide pour le polisario.
Mais quelque chose a fondamentalement changé. La résolution algérienne a été soumise au nom de 42 Etats, ce qui revient à dire que le nombre de voix favorables ne dépassait guère 10 Etats. Elle a fait perdre à l'Algérie le soutien des trois quart de la communauté internationale.
Pour tous les observateurs, c'est la fin du plan Baker, c'est maintenant à Alvaro de Soto d'accomplir la mission qui lui est assignée par son mandataire qui n'est autre que Kofi Annan.
Plus concrètement, l'Espagne travaille sur un projet d'accord politique qu'elle présentera au Conseil de sécurité et qui pourrait écarter l'option piégée du referendum, et bénéficier du soutien de la France et des Etats-Unis.

9. MAROC - CORRUPTION

MAROC HEBDO INTERNATIONAL
Corruption
No 624 - http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_624/html_624/fil.html#9

Mauvaise nouvelle pour le Maroc. Il vient d'être rétrogradé de la 70éme à 77éme place, d'après les résultats de l'indice de perceptions de la corruption au niveau international, publiés mercredi 20 octobre à Londres. Le Maroc occupe donc les mêmes places que l'Egypte, la Turquie, le Bénin et le Mali. D'après Transparency International, la corruption s'est aggravée au Maroc en dépit des efforts entrepris pour l'endiguer. Réapparition
Max, la cigogne blanche la plus connue au monde, (Voir MHI 570, du 6 au 11 septembre 2003) est vivante. Elle se trouve actuellement à Sidi Kacem. Depuis sa naissance en 1999, à Avenches en Suisse, Max a été équipée d'une balise Argos pour être tracée par satellite par le Musée d'histoire naturelle de Fribourg.
Chaque année, vers la fin de l'été, cet oiseau se dirige vers le Maroc pour passer l'hiver au chaud. Lors de sa dernière nidification, en Allemagne au printemps 2003, le musée a perdu les traces de Max. On avait alors craint qu'elle ne soit morte, ou qu'elle se soit électrocutée sur les fils haute tension. Plus de peur que de mal, Max se porte bien: c'était juste l'antenne de la balise qui était abîmée, mais les satellites reçoivent à nouveau des signaux.

10. MAROC - MAKHZEN - LIVRE

L'OPINION
Lecture dans « les trois rois » (troisième et dernière partie))
Ces Ordonnances devenues les bons samaritains de l'armée
http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=5903

Après avoir été incapable de transcender ses démons et opérer la distanciation nécessaire à son approche du Maroc ( L'Opinion du 27/10/04), tenté sans succès de faire descendre Mohammed V de sa lune (L'Opinion du 28/10/04), I. Dalle cherche à réhabiliter les Ordonnances de l'armée coloniale.

En cours de route, il absout et condamne, accorde grâces et titres d'honneurs, distribue damnation et anathèmes et finit, tel Dieu, par nous voir à son image rêvant pour nous d'une monarchie laïque à défaut d'une république. Noble sentiment dont la faille est commune à tout le livre : l'approche correcte et l'analyse appropriée.

Oufkir, l'ordonnance faite bombe à retardement, ici en tenue de tirailleur du 4ème RTM de l'armée française, Medbouh ou la félonie de père en fils et Chelouati, le colonel dandy qui se voyait guide de la révolution.
Dans « les animaux malades de la peste », La Fontaine assure que « selon que vous serez puissant ou misérable, la justice vous rendra blanc ou noir ». Appliqué à l'auteur des « trois rois », la fable sera selon que vous corroborez ses analyses ou que vous y échappez, I. Dalle vous rendra beau ou laid, progressiste ou réactionnaire, sérieux ou léger. Il s'ensuit des contorsions dans un style spasmodique.

Sa conviction de la marocanité du Sahara le met mal à l'aise. Il y ira à reculons. In fine, la marche verte se réduit juste à une habile man¦uvre aux yeux de l'auteur que sa démarche biaisée rend incapable d'en comprendre les ressorts. Pour pallier cette insuffisance, il s'en remet à l'historien Abdellah Laroui « brillant intellectuel devenu l'un des chantres du régime ». Ainsi avant même que la parole ne soit donnée au brillant intellectuel, sa thèse est ruinée par l'allégeance à un régime que l'auteur s'évertue de bout en bout de son ouvrage à présenter sous son plus mauvais jour. De crainte que la perfidie ne porte pas et qu'à la lecture de la consistance de M. Laroui le lecteur oublie la mise en garde, un renvoi est dédié à le rappeler à l'ordre : « Auteur d'un remarquable travail, les origines sociales et intellectuelles du nationalisme marocain (...), Laroui, comme un certain nombre d'autres penseurs marocains, écrit-il, a fini par rallier le Palais, ce qui l'a parfois conduit à d'étonnantes prises de position. » (p 427). Les gauchistes impénitents échapperont à ce sort et sont tout à leur avantage à l'image de Abderrahim Berrada, « avocat d'Abraham Serfaty et d'innombrables prisonniers d'opinion » nous dit l'auteur pour nous présenter l'héros qui pendant la guerre des sables à choisi la « révolution algérienne » contre le Maroc au nom d'un naïf et stupide internationalisme survolant les frontières. Il en est ainsi également de l'un d'eux qui assure un peu à la va vite, pour conclure à « l'immense « gâchis (...) qu'au moment de l'indépendance, le Maroc était un pays de grande culture, comparable à la Syrie ou à l'Iran. Nous avions une élite qui s'était engagée résolument sur la voie de la modernité », lui fait-il dire. L'avis mérite le débat un jour, mais l'urgence consistera ici à préciser le sens de la modernité dans la bouche d'un militant d'extrême gauche qui nous vient d'une mouvance que nombre de ses adeptes n'ont pas reniée et dont le modèle était, si ce n'est les goulags de Staline, l'abêtissante révolution culturelle de Mao et l'ignoble rééducation des masse de Pol Pot et des Khmers rouges par la déportation des citadins vers la campagne et inversement.

Du même bois mais dans un autre registre, l'incompréhensible magnanimité, mais seulement de prime abord, avec laquelle l'auteur traite Haj Ahmed Balafrej, représentant personnel de Hassan II tout au long des années soixante où la matraque ne brillait pas par sa mollesse. Mais là aussi cherchez le rebelle. En l'occurrence, le passé révolutionnaire de son fils Anis qui assure, page 143, que son père « était monarchiste par intérêt » (sic), car il n'en faut pas plus pour absoudre le représentant royal aux yeux de l'auteur. On comprendra moins toutefois son indulgence pour Abdellatif Filali qui, sans progéniture au passé révolutionnaire et sans avoir jamais rien trouvé à redire sur la gestion du pays dont il ne s'est jamais désolidarisé, a servi encore plus longtemps Hassan II, ce qui équivaut généralement du point de vue l'auteur aux sept pêchés capitaux réunis.

Mais dans l'art de tordre les faits par une malsaine sélectivité, I. Dalle n'est pas à une incohérence près. Aux fins avouées de réduire à une combine l'entente de Hassan II avec les forces de l'opposition en 1998, il commence (p 521) par parler à la place d'un disparu, Abderrahim Bouabid, assurant que l'alternance aurait été différente avec lui sans autre moyen de vérification qu'une rétrospective prospective qu'il invente pour l'occasion. Chez Mohamed Lahbabi, un historique de l'USFP, il ne retient ensuite (p 660) que son opposition tardive à la participation de son parti, pour le plaisir de la passer en pertes et profits, au gouvernement de l'alternance consensuelle. Pour la cause, il omet de signaler que le vieux routier avait formulé pour défendre la même participation le curieux concept de « la bayâa démocratique. »

La sélection arbitraire des propos et le défilé d'amalgames ne sont pas, on l'aura deviné, innocents. Dans l'architecture qu'il s'est gracieusement offerte, ils lui permettent de souligner la faillite, face à la "perfidie du pouvoir", des élites politiques contraintes de prôner l'alliance avec les islamistes d'Aladl wa al Ihssan. L'auteur est naturellement loin du souci d'analyser correctement le Maroc et de l'aider à s'appréhender et à le faire comprendre comme il le prétend pompeusement. Autrement, I. Dalle aurait pris son temps pour débattre avec M. Lahbabi l'opportunité d'une telle orientation, ou juste rappeler ce qu'avait coûté l'alignement des intellectuels et des progressistes iraniens sur Khomeiny et sa révolution islamique.

S'il avait été le bon connaisseur des dédales de la politique marocaine qu'il veut bien laisser croire, il se serait donné également la peine pour faire ¦uvre utile de rappeler que pour cheikh Yassine qui rejette les élites occidentalisées, il ne s'agit pas de moderniser l'Islam mais d'islamiser la modernité.

Modernisation dont on peut facilement cerner les contours en se remémorant juste la réaction de ses amis au plan d'intégration de la femme dans le développement. Naturellement (page 693), il en reparle pour dire tout le bien qu'il pense des islamistes, mais entre temps on aura eu le temps d'oublier l'usage qu'il en a fait pour discréditer l'alternance.

Dans cet ouvrage où il a délibérément décidé de ne voir que les défauts, l'auteur n'est jamais à une inconséquence ou à une embrouille près. Les synapses obstruées par l'a priori, il sera incapable de relever la contradiction entre ce qu'il assure en faisant parler Aziz Blal (p 200) pour rendre Mohammed V responsable de l'abandon, parfois le détournement de la politique socio-économique du gouvernement Ibrahim, et moins de vingt paragraphes plus loin, de reprendre à son compte les reproches de Mehdi Benbarka accusant (p 205) M'hamed Douiri, successeur en 1960 de Abderrahim Bouabid à l'Economie et aux finances, de ne faire que poursuivre la politique économique du même gouvernement Ibrahim.

Commentant (p 523) les constitutions marocaines depuis1972, il leur trouve entre autres rares qualités de ne pas avoir oublié le parlement en lui octroyant le droit de constituer des commissions d'enquête. Mais les Marocains [semble-t-il] attendent toujours les premiers résultats probants de ces commissions » qui ne seraient qu'une « illusion » selon l'auteur. Ce qui n'empêche pas cette illusion de prendre la clé des champs lorsque I. Dalle se fait enfin miséricordieux avec Abderrahman Youssoufi premier ministre en lui accordant le bénéfice de ne pas « avoir entravé le travail des commissions d'enquête parlementaires sur les fraudes pratiquées au sein des grands organismes d'État. »

Tissu d'approximations, s'il y a un reproche à faire à ce livre ce ne sera certainement pas l'absence des à peu près. Il parle de milliards d'euros à propos des rentrées annuelles en devises des RME - il s'agit en fait de quatre - et des milliers de bénéficiaires indus des terres de la SOGETA (p 754), des chiffres plus que ronds dispensant par auto- décret I. Dalle d'apporter des informations précises. Les confusions pullulent également et quana'a devient (p 89) conviction alors que dans le contexte où l'utilise Benberka elle signifie contentement tandis que les frontistes de la nouvelle gauche sont confondus (p 389) avec l'aile de Rabat de l'UNFP en même temps qu'il blanchit, avec la même ignorance des faits, Fquih Basri de la création une décennie plus tard du mouvement Alikhtyare Attawri. Page 627, le célébrissime Abddelkabir M'daghri Alaoui, longtemps ministre des Habous et des Affaires islamiques, se transforme en Abdelkader et soixante trois pages auparavant, l'auteur fait voter la participation de l'Istiqlal au gouvernement de l'alternance consensuelle par le 13ème congrès alors qu'il est partout reproché aux assises d'avoir délégué au comité exécutif cette prérogative qui appartenait en fait au conseil national de la formation de Abbas El Fassi. Last but not least, il s'étonne ailleurs qu'une sucrerie soit adjugée aux Polonais qu'il dit lui-même être les mieux disants, sous prétexte qu'ils auraient proposé des pots de vin. Des détails en définitive mais qui en disent long sur la légèreté d'un « auteur » - à ce stade il faut le mettre entre guillemets - qui abuse de la méconnaissance supposée de ses lecteurs et de leur bonne foi.

Les événements de Moulay Bouâaza en 1973, une opération blanquiste dans ce seul sens où c'est une action ultra minoritaire dont sont victimes principalement sa chair à canon ne lui inspire entre autres commentaires que « ces jeunes Marocains idéalistes déçus par tout ce qui a suivi l'indépendance ». Aucune précision, pourtant capitale, n'est apportée sur leur infiltration à partir du territoire algérien (p 397). Même si Hassan II est cité (p 399) désignant une capitale étrangère dans un discours devant les anciens de la résistance et l'Armée de libération, l'auteur ne ressent aucun besoin, lui si friand des détails, d'apporter plus d'éclaircissements sur le rôle des services de l'Algérie s¦ur. Normal, ils gêneraient son analyse et ses conclusions sur l'impopularité du régime marocain.

Comme à son habitude, il s'en sort par une pirouette en mettant l'accusation contre Alger au même titre que Damas et Tripoli, sans omettre de recourir au conditionnel, dans la bouche du tribunal de Kénitra forcément à la solde (p 399), alors que les faits sont aujourd'hui corroborés par tous les témoignages y compris par sa muse préférée, Fquih Basri.

Toujours aussi « mal informé », il n'a aucun scrupule à affirmer que l'armée était la seule institution à avoir approuvé le recours à l'article 35 proclamant l'état d'exception en 1965, ce qui est soit dit en passant loin de la vérité puisque l'on sait qu'une bonne partie de l'UNFP y était favorable. La condamnation qu'il entend prononcer par là contre le corps de l'armée a ses exceptions. Comme par hasard ce sont des putschistes, Medbouh (p 365), Oufkir (p 373) et les autres officiers (p 683). Ce glissement ne fait qu'annoncer ce qui suivra dans la bonne lignée de Gilles Perrault (notre ami le Roi) et de Stephan Smith (Oufkir, un destin marocain). Sans l'art accompli de la sublimation de l'injure du premier ni la fraicheur du style du second, il entreprend la réhabilitation d'officiers pour l'essentiel des anciennes ordonnances des armées coloniales, enfin bons samaritains du peuple et subitement intègres parce que convoitant le pouvoir de Hassan II. A Peine « l'auteur » appelle-t-il à la prudence pour traiter des tentatives qu'il sait au tréfonds de lui-même, mais sans trop laisser transparaître la chose, nullement meilleurs à celles de militaires de l'espèce du sergents Sam Doe, analphabètes jetant leur pays dans la guerre civile ou à de Pinochet, cruels plongeant leurs peuples dans des bains de sang. Ababou descendant Medbouh et Oufkir conduisant en 1971 ses complices généraux sans état d'âme devant le peloton d'exécution offraient un avant-goût de ce qu'auraient été en cas de succès les liquidations et les cruautés dont les gènes étaient par ce triste spectacle inscrites dans le déroulement même des tentatives de coup d'Etat.

L'ouvrage est lassant et au bout d'une lecture forcément laborieuse que garder de son ton sinon une morgue sans retenue que résume superbement une phrase. Commentant la première assemblée consultative marocaine du 3 août 1956, « l'auteur » qui a admis l'extrême difficulté d'organiser des élections, aligne sa sentence sans appel : « En définitive, ce qu'il faut retenir de ce vrai-faux parlement à la botte du roi, c'est qu'il aura peut-être fourni la possibilité à certains d'apprendre le b a ba du métier de parlementaire (p 268). » Ce n'est déjà pas mal et pas peu pourrions-nous dire pour un Maroc fraîchement indépendant et qui n'allait vivre la première constitution de son histoire qur quelques années plus tard. Mais comment ne pas rester, pour reprendre une expression chère à I. Dalle, songeur devant tant de condescendance en si peu de mots qui rappellent le dédain d'un agent du fameux bureau arabe ?

Pas plus que l'ancienne génération, la nouvelle n'est épargnée par le ton chapeau colonial de « l'auteur ». Fouad Ali Himma, ministre délégué à l'intérieur fait son entrée dans l'ouvrage (p 646) comme « un homme d'une autre trempe. »Une fois n'est pas coutume ? Trop beau pour être vrai. L'exception qui confirme la règle ? À peine. Cent dix pages plus loin, il réapparaît en des termes qui prétendent démontrer sans la moindre démonstration son inexpérience à défaut de sa compétence.

Et le troisième Roi dans cette histoire ? « Mohammed VI, dit-il, place ses pions (sic) ». Mais peut-on sérieusement reprocher sans risquer le ridicule à un nouveau chef d'Etat d'activer ses propres hommes ? Le cas contraire aurait été, avec une égale mauvaise foi, retenu à son passif. « L'auteur » ne l'ignore pas et I. Dalle qui présente les symptômes avancés d'une accoutumance aiguë aux circonlocutions se rattrape par ces « pions [comment se pourrait-il qu'il en soit autrement] dont certains sont loin d'avoir l'expérience et les compétences de divers collaborateurs de son père » (p 648). L'éternel amnésique a juste oublié qu'à longueur de pages, plus qu'à son tour, il nous a asséné qu'il n'y avait dans l'entourage du Roi défunt, à une exception près, qu'incompétence et cupidité. Dans l'ouvrage, le souverain apparaît mi-figue mi-raisin. L'héritage est certes lourd, mais les tentatives de ruptures laissent beaucoup de place à la continuité. Il s'est investi dans le social, mais ce ne saurait être une solution. Il est populaire, mais les petites gens sont en train de déchanter. Les espaces de libertés se sont élargis, mais se sont surtout les rares entorses à la règle qui retiennent l'attention de « l'auteur ». Le Roi a mis au pas Driss Basri, mais certaines pratiques sont restées. La réforme de la Moudawana est un exploit, mais il y a une réforme constitutionnelle à mener... En un mot comme en mille, on sent le sujet échapper à Ignace Dalle qui ne trouve pas de prise sur un Roi qui a aboli,de l'usage les chants et les panégyriques à l'égard de la personne du monarque. Ce qui ne l'empêche pas « l'auteur » imbu de nous voir tel Dieu, à son image en rêvant pour nous, à défaut d'une république, d'une monarchie laïque.

Il n'est pas le seul. Des Marocains du cru en ont fait une obsession fantasmagorique. Malheureusement, c'est une minorité dénombrable sans besoin d'une machine à calculer. Les autres, les ancrés dans la tradition, les empêtrés dans la religion, les croyants tout court et les ceux qui ont d'autres urgences sont autrement plus nombreux.

L'Etat laïque, s'il existe intégralement quelque part, la monarchie parlementaire, c'est bien beau. Mais de la même manière qu'un homme a l'âge de ses artères, une société a la conscience de son degré d'évolution. Là où l'on a essayé de lever la chape par décret, on n'a fait qu'ouvrir des boites à Pandore :

le communisme en Afghanistan, le modernisme du chah en Iran, l'ignorance de la sensibilité musulmane par le FLN en Algérie, la dêmokratia américana en Irak et tous les autres exemples de changement de système en Afrique subsaharienne. Le code d'une bonne lecture de la société marocaine que « l'auteur » s'est interdit de trouver est à chercher à la lumière de ces tristes réalités.

Dire que « l'auteur » en avait la recette sous ses yeux, dans ces fameux télégrammes du Quai d'Orsay où est consigné le jugement d'un ambassadeur français à Rabat, Roger Seydoux, sur le « despotisme éclairé » de Hassan II qui a donné tant d'urticaire à I. Dalle : « maintenir avec intelligente l'équilibre le moins instable entre la tradition et le progrès. » Régis Debray que l'on ne peut soupçonner d'indulgence pour le défunt Roi, aussi bon baroudeur que philosophe audacieux, y est arrivé, lui, sans l'aide de personne. Despote éclairé ou despote tout court, « ce roi, nous a-t-il déjà dit, a fait un pays vivable, où l'on peut respirer, s'exprimer, lire et penser. »
Naïm KAMAL

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Association de soutien a un referendum libre et regulier au Sahara Occidental
        CH-2800 DELEMONT
E-mail: mailto:arso@...    URL: http://www.arso.org
Tel.:+41 32 422 87 17                Fax: +41 32 422 87 01
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#3002 De: arso <arso@...>
Fecha: Jue, 28 de Oct, 2004 5:45 pm
Asunto: Media francophones/ Sélection de presse du 28.10.04
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S O M M A I R E

[1. SPS - DEPECHES EN RETARD
        DU 25.10.04
ALGERIE/RASD/ONU: Les vérités dites de Bouteflika: commentaire de l'APS
ALGERIE/MAROC/RASD: M. Belkhadem réaffirme à Paris qu'il n'y a pas  de crise entre l'Algérie et le Maroc
TERRITOIRES OCCUPES/ MANIFESTATION: Les  sahraouis contraints au chomage à Smara protestent devant l'administration coloniale
        DU 26.10.04
RASD/ALGERIE/MAROC/MEDIAS: Les relations entre l'Algérie et le Maroc "ne saurait se faire au détrimentdu droit des peuples à l'autodétermination", affirme Belkhadem
TERRITOIRE OCCUPES/REPRESSION: Un activiste des droits humains interdit de sortir du Maroc, déclenche unecampagne de protestation
        DU 27.10.04
RASD/ESPAGNE/ALGERIE: Moratinos: Madrid et Alger ''décidés à appuyer la légalité internationale''au Sahara Occidental
RASD/SUISSE/SOUTIEN: Le parti socialiste helvétique réaffirme son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination ]

2. RASD - ONU
SPS: Mme Khadidja Hamdi réitère l'attachement du peuple sahraoui à son droità l'autodétermination
EL MOUDJAHID: La parlementaire sahraouie, Khadidja Hamdi, réitère l'attachement du peuple sahraoui à son droit à l'autodétermination
LA NOUVELLE REPUBLIQUE: Une délégation de la RASD à Alger "Il est temps d'appliquer les résolutions de l'ONU"
IDEM: Mohamed Yeslam Beissat, ambassadeur de la RASD à Alger, à La Nouvelle République "Le Maroc tourne le dos à la légalité internationale"
L'EXPRESSION: CONFÉRENCE DE PRESSE DE RESPONSABLES DE LA RASD "Nous nous battrons jusqu'au bout"
LIBERTE (ALG): Des responsables sahraouis interpellent l'ONU "Notre droit à l'autodétermination"

3. ALGERIE - RASD
AFP: L'Algérie n'est pas partie prenante dans le conflit sahraoui (Bouteflika)
APS: Alger n'est pas partie prenante dans le conflit sahraoui
SPS: L'Algérie n'est pas partie prenante dans le conflit du Sahara Occidental, affirme M. Bouteflika
LE QUOTIDIEN D'ORAN: Abdelaziz Bouteflika à l'Assemblée populaire nationale
LIBERTE (ALG): Conflit du Sahara occidental : "Il ne s'agit pas d'un différend entre le roi du Maroc et moi"

4. ALGERIE - MAROC-
AFP: Défilé militaire annulé pour témoigner de la volonté de paix de l'Algérie
LE QUOTIDIEN D'ORAN: Célébration du 50ème anniversaire du 1er Novembre . Bouteflika annule le défilé militaire
LE JEUNE INDEPENDANT: La Commanderie pharaonique
LA NOUVELLE REPUBLIQUE: Au sujet des relations algéro-marocaines "On est pour la paix, pas pour la guerre !"
LE JEUNE INDEPENDANT: Le Président annonce la suppression de tous les défilés militaires
L'EXPRESSION (ALG): Belkhadem rencontre Benaïssa

5. ALGERIE - ESPAGNE
L'EXPRESSION (ALG): Madrid et Alger soutiennent le plan Baker
EL MOUDJAHID: Alger-Madrid. Convergence de vues totale
EL WATAN: Sahara Occidental. Madrid clarifie sa position
LE JEUNE INDEPENDANT: Madrid clarifie sa position
LA NOUVELLE REPUBLIQUE: Belkhadem en Espagne : "Nos relations sont excellentes"
LE JEUNE INDEPENDANT: Madrid clarifie sa position

6. SERBIE - MONTENEGRO- RASD
LE JEUNE INDEPENDANT: Préoccupé par le statut du Kosovo . Belgrade retire sa reconnaissance de la RASD
AL BAYANE: Le sens de l'histoire

7. MAROC - SAHARA
AUJOURD'HUI LE MAROC: Sahara : Boucetta appelle à une révision de la constitution
AFP: Sahara occidental: proposition de réforme constitutionnelle pour l'autonomie
LE MATIN.MA / MAP: M. Taïeb Fassi Fihri devant le Parlement : ferme volonté de sauvegarder l'intégrité territoriale
MAP / INTOX: Benbella affirme avoir toujours oeuvré pour tourner la page  du conflit maroco-algérien au sujet du Sahara

8. MAROC - MAKHZEN - LIVRE
L'OPINION: Lecture dans " les trois rois " (deuxième partie) Un billet pour ramener le Roi de sa lune

9. SAHARA - ALGERIE - MAURITANIE
AFP: Le ministère algérien des Affaires étrangères en visite à Nouakchott
==============================================================
1. SPS - DEPECHES EN RETARD
DU 25.10.04
ALGERIE/RASD/ONU
Les vérités dites de Bouteflika: commentaire de l'APS

Alger, 25/10/2004 (SPS) L'intervention sur le Sahara Occidental du président Abdelaziz Bouteflika samedi soir à  Johannesburg devant ses pairs africains et les représentants de la société civile a eu le mérite de "remettre les pendules  à l'heure", estiment nombre d'observateurs politiques et diplomatiques à Alger, cite par APS, qui soulignent que "la clarté du propos" et "la force de conviction" tendent à "recadrer la question du Sahara Occidental" dans son contexte naturel, celui inscrit depuis des lustres dans un problème de décolonisation inachevé ou plus  prosaïquement affirmé, "au processus dévoyé".         

Le Président de la République a "rafraîchi beaucoup de mémoires oublieuses" en ce que la pertinence des arguments autant politiques que juridiques ne laissait  aucune marge à l'interprétation des options et des positions de l'Algérie  depuis l'origine du problème du Sahara Occidental, lui-même lié dans sa nature comme dans sa substance à toutes les autres questions de décolonisation, a relevé l'agence de presse algérienne.         

Aussi, le long développement fourni autour de la "légalité internationale" à commencer par le "respect absolu du droit sacré à l'autodétermination des  peuples" tend-il à faire valoir ce que l'Algérie n'a eu de cesse d'afficher  avec constance à savoir qu'il s'agit ici "d'un droit sacré qui a été appliqué  à travers l'histoire de la décolonisation à tous les peuples à travers le monde  de Belize à Brunei, de Timor au Surinam et bien sûr à l'Algérie elle-même entre autres pays", a ajouté le commentateur.         

La question posée ici, indique t-on dans les milieux politiques et  diplomatiques, est de tenter de savoir "pourquoi aurait-on peur d'un référendum" quand par ailleurs tout le monde, y compris les meilleures volontés, avaient fini par "jeter l'éponge" face aux tergiversations et aux retournements dont a fait preuve le Maroc tout au long des processus de négociations directes avec  le Front Polisario, s'est-il interrogé.         

Mieux encore, rappelle-t-on, les surprises sont légion dans la gestion du dossier en raison des "reniements complets" - souvent de dernière minute-  après que les signatures aient été apposées au bas des accords et autres documents,  ayant valeur juridique intrinsèque. Ce qui pousse souvent les diplomates onusiens  à une autre interrogation :"Jusqu'où les plénipotentiaires marocains sont-ils sérieux ou non?".  L'exaspération vis-à-vis de Rabat , note-t-on, a même  atteint un Chef d'Etat et un négociateur de haut niveau.
       
Tous ceux, africains d'abord, onusiens ensuite qui ont eu à travailler sur ce dossier de prés se sont résolus finalement à faire leur cette formule  célèbre selon laquelle " le Maroc a l'art d'ériger la confusion en stratégie  de l'immobilisme". D'année en année en effet, qui ne se souvient des handicaps  successifs mis par Rabat sur la voie de la recherche de la solution référendaire,  tantôt pour le contrôle de l'opération de recensement, tantôt pour injecter  des "sahraouis d'importation ", tantôt pour contester les experts onusiens  de la Minurso ou tantôt pour suspendre unilatéralement toute collaboration, a rappelé APS.         

Ces dérives n'ont cependant jamais empêché la communauté internationale  de continuer à oeuvrer avec patience et ténacité pour la mise en oeuvre des  résolutions consacrant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, droit  qui, comme l'a réaffirmé à Johannesburg le Président  Abdelaziz Bouteflika,  "symbolise toute la puissance de la légalité internationale" , celle-là même  qui tend à éloigner au plus loin le "spectre de la loi de la jungle"
C'est à partir de ce postulat que le Président de la République a fondé  son argumentation pour au moins trois fortes affirmations et   réaffirmations :
- l'Algérie n'a aucune revendication  territoriale et n'est mue que  par son attachement ferme au respect de l'autodétermination des peuples notamment  sur la base des résolutions 1514 et 1495  ainsi que des autres résolutions  pertinentes concernant le Sahara Occidental qui ont clairement fixé et avalisé  le plan de règlement.         
- l'Algérie considère que la question du Sahara Occidental ne constitue  pas un "casus belli" avec le Maroc.         
- l'Algérie est disposée à accepter les conclusions de tous les efforts  pour un dialogue direct entre les deux parties au conflit tenant compte de la  volonté du peuple sahraoui à qui " nul ne peut se substituer". 
    
Ces vérités réitérées et dites avec le rituel de la conviction ont  été perçues comme une "mise au point" on ne peut plus précise à l'adresse de  ceux qui "ont choisi l'intoxication et la désinformation pour seules armes"  et qui "ne reculent devant rien pour oxygéner des thèses largement éculées"  et qui ont démontré hélas, pour leurs auteurs, leur inanité".
         
Il était une époque en effet où l'on parlait des "palinodies grotesques" de Rabat: elles ne résistent décidément pas à l'usure du temps et des faits. (SPS)
010/090/700 251051 OCT SPS

ALGERIE/MAROC/RASD 
M. Belkhadem réaffirme à Paris qu'il n'y a pas  de crise entre l'Algérie et le Maroc
Paris, 25/10/2004 (SPS) Le Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères algérien, Abdelaziz Belkhadem, a affirmé lundi à Paris qu'il n'y "a ni crise, ni tension  entre l'Algérie et le Maroc", mais une "tension  médiatique" alimentée "souvent par des informations tendancieuse et amplifiée  par des rumeurs", a rapporté l'Agence de presse algérienne (APS).   

M. Belkhadem qui s'exprimait lors d'une conférence de presse, au terme de  la session ministérielle du Forum méditeranéen a toutefois indiqué qu'"il y a divergence entre le Maroc et l'Algérie sur le règlement  de la question du Sahara Occidental mais sur d'autres domaines et notamment  en ce qui concerne la coopération bilatérale il n'y a aucune  divergence entre  nous, mais une  approche commune".            

"Nous sommes disposés  à coopérer pleinement avec le Maroc dans  tous les secteurs", a-t-il encore ajouté avant d'affirmer que "le Sahara occidental  ne saurait constituer un casus belli entre le Maroc et l'Algérie". "En  aucun  cas l'Algérie ne fera  la guerre au Maroc et en aucun cas l'Algérie ne cessera  de soutenir le droit  à l'autodétermination du peuple sahraoui", a-t-il dit.            

Le chef de la diplomatie algérienne  a rappelé à cet égard que,  le Maroc, qui a accepté le plan Baker, "négocié dans des villes marocaines  et européennes avant d'être signé à Houston par les Sahraouis et les Marocains",  a "changé radicalement  de position en avril dernier et  a rejeté ce plan  tournant le dos au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui , agréé et  accepté  par le royaume chérifien depuis  le sommet de l'OUA à Nairobi en 1981 et aux Nations-Unies".

M. Belkhadem a par ailleurs déclaré que l'Algerie, dont la  lutte de libération a été "parachevée par les accords d'Evian et l'exercice  par le peuple algérien de son droit  à l'autodétermination , ne cessera d'appuyer  et de défendre le même droit pour le peuple sahraoui" .                 

Il a en outre indiqué  qu'il  a rencontré à deux reprises, en marge  du Forum méditerranéen son homologue marocain,  M. Mohammed Benaissa, avec  qui il a abordé le développement de la coopération bilatérale et les moyens  à mettre en oeuvre par les deux pays pour arrêter "la tension médiatique" entre  les deux pays , afin  a-t-il dit de mettre fin à "la vindicte , la diffamation  et l'insulte".         

Le diplomate algérien  a évoqué par ailleurs le mandat donné par le président Bouteflika  aux  présidents sud-africain, Thabo Mbeki,  sénégalais, Abdoulaye Wade   et nigérian, Olesegun Obasanjo, pour  prendre des initiatives  en vue du règlement de la question du Sahara occidental ."l'Algérie souscrira  pleinement aux résultats du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui",
 a-t-il précisé. (SPS)
020/090/700 252245 OCT 04 SPS

TERRITOIRES OCCUPES/ MANIFESTATION
Les  sahraouis contraints au chomage à Smara protestent devant l'administration coloniale
Smara (Territoires occupés), 25/10/04 (SPS) Les diplomés sahraouis contraints au chomage ont organisé, lundi à Smara, un sit-in devant les locaux de l'administration coloniale marocaine pour protester contre "la politique de marginalisation et de ségrégation erigée en système" par les autorité marocaines dans les territoires occupés et au sud du Maroc, rapporte un communiqué de ces diplomés, reçu par SPS.

Les manifestants, estimé à des centaines par les organisateurs, ont fait la lecture d'un communiqué qualifiant la situation de "très grave" et "explosive", partant de l'ampleur des "problèmes économiques et sociaux qui s'intensifient jour après jour" dans la capitale spirituelle sahraouie, a souligné le communiqué.
 

"Au moment où les autorités marocaines prétendent investir des milliards pour le développement de la région et pour la création de nouveaux postes de travail, nous leur demandons seulement un travail pour faire vivre nos familles et préserver notre dignité", a martelé le communiqué.

Les manifestants ont averti des "dangers d'une quelconque approche sécuritaire pour apurer le dossier des chômeurs", soulignant que "la terreur, l'intimidation et la répression ne sauraient venir à bout de notre résistance et de notre lutte pour vivre dignement dans notre pays".

DU 26.10.04
RASD/ALGERIE/MAROC/MEDIAS
Les relations entre l'Algérie et le Maroc "ne saurait se faire au détriment
du droit des peuples à l'autodétermination", affirme Belkhadem
Londres, 26/10/2004 (SPS) Le Ministre d'Etat algérien, Ministre des Affaires
étrangères,  M. Abdelaziz Belkhadem, a réitéré mardi à Londres la position
de l'Algérie vis-à-vis du "conflit entre le Maroc et le Front Polisario
sur le Sahara Occidental", affirmant que les relations entre l'Algérie et
le Maroc "ne saurait se faire au détriment du droit des peuples à l'autodétermination",
a rapporté mardi l'agence de presse algérienne, APS. 

Dans une déclaration au quotidien londonien "El Hayat", M. Belkhadem a souligné
que le conflit du Sahara Occidental doit trouver sa solution "dans le cadre
des Nations Unies", réitérant la détermination de l'Algérie à continuer
d'apporter son soutien au Front Polisario et au peuple sahraoui pour son
autodétermination et réaffirmant le soutien d'Alger aux efforts de l'ONU
visant à régler ce conflit conformément à ses résolutions pertinentes.
 
Le ministre algérien a en outre affirmé que la question sahraouie "ne peut
être un casus belli entre l'Algérie et le Maroc", en référence à la dernière
campagne hystérique de désinformation dirigé par la presse du Makhzen contre
l'Algérie.

Il a réitéré la volonté de son pays "à améliorer les relations avec le Maroc,
en tant que pays maghrébin frère, comme l'a affirmé le Président Bouteflika",
sauf que, a-t-il souligné, l'amélioration des relations entre les deux pays
"ne saurait se faire au détriment du droit des peuples à l'autodétermination".

A une question sur le motif ayant amené le Secrétaire général de l'ONU à
déclarer, dans son dernier rapport sur le conflit du Sahara Occidental,
que la situation s'est aggravée davantage, M. Belkhadem a indiqué que c'est
le Maroc qui a notifié à l'ONU, le revirement de sa position quant au Plan
de règlement, qui a couronné des années de négociations.

Il a indiqué, dans ce cadre, que le Maroc "a accepté ce qui a été convenu
entre lui et le Front Polisario durant les négociations qui ont eu lieu
dans plusieurs palais du royaume et plusieurs capitales et qui ont été sanctionnées
par le Plan de règlement de M. James Baker, ancien secrétaire d'Etat américain.
Mais le Ministre marocain des Affaires étrangères a adressé, cette année,
une lettre au Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, dans laquelle il
précise que le Maroc rejette ce Plan de règlement accepté par les deux parties".
(SPS)
060/090/700 261602 OCT 04 SPS

SPS
TERRITOIRE OCCUPES/REPRESSION
Un activiste des droits humains interdit de sortir du Maroc, déclenche une
campagne de protestation
Assa, (Sud Maroc), 26/10/2004 (SPS) L'activiste sahraoui, Ali Salem Tamek,
libéré en janvier dernier après trois années de prison, a annoncé que les
autorités coloniales marocaine refusent toujours de lui délivrer un passeport
pour aller se soigner du rhumatisme, l'asthme et autres maladies chroniques,
qu'il a contracté après trois séjours consécutifs en prison au Maroc.

En signe de solidarité avec l'homme, qui compte à son actif 17 gràves de
faim, dont la plus longue a atteind 51 jours, les citoyens sahraouis d'Assa
ont organisé lundi un sit-in devant le siège de l'administration locale
pour exiger que ses doléances soient respectées et appelant les colons marocains
à se retirer de leur pays.
 
Le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara
Occidental (BIRDHSO), dont le siège se trouve à Genève, avait appelé en
octobre dernier les défenseurs des droits humains de par le monde à intervenir
auprès de la Représentante spéciale pour les défenseurs des droits humains
de l'ONU, Mme Halima Jilani, afin d'amener les autorités marocaines à mettre
un terme aux violations des droits de l'Homme dans les territoires occupés
du Sahara Occidental.

Il avait également demandé aux autorités d'occupation marocaines de "garantir
la liberté de circulation de tous les défenseurs sahraouis en leur restituant
immédiatement leur passeport confisqué ces dernières années et à délivrer
de nouveaux titre de voyage à ceux qui n'en ont pas" et notamment, "Ali
Salem Tamek, ancien prisonnier politique dont l'état de santé (suite à de
multiples grèves de la faim en prison) nécessite des soins médicaux ? l'étranger",
rappelle-t-on. (SPS)
010/090/100 261425 OCT 04 SPS

DU 27.10.04
RASD/ESPAGNE/ALGERIE
Moratinos: Madrid et Alger ''décidés à appuyer la légalité internationale''
au Sahara Occidental
Madrid, 27/10/2004 (SPS) Les Gouvernements espagnol et algérien sont ''décidés
à appuyer la légalité internationale et les Nations Unies'' dans le règlement
du conflit du Sahara Occidental et ''en particulier le plan Baker'', a affirmé,
mardi à Madrid, le ministre des Affaires étrangères espagnol, Miguel Angel
Moratinos.

''La volonté du Gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker
et pour cela il est nécessaire de déployer des efforts diplomatiques pour
que le plan puisse être mis en oeuvre'', a déclaré M. Moratinos lors d'une
conférence de presse conjointe avec son homologue algérien, Abdelaziz Belkhadem.

''Il y a deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, qui doivent
faire l'effort de rechercher des solutions politiques et des solutions permettant
le rapprochement et c'est dans ce cadre que le Gouvernement espagnol travaille'',
a-t-il ajouté, précisant que les efforts de l'Espagne tendent ? créer une
''dynamique pour appliquer le plan Baker''.

M. Moratinos a en outre indiqué avoir évoqué avec son homologue algérien
la prochaine résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui sera
votée à la fin de cette semaine et qui, ''je crois, a-t-il dit, sera une
résolution de consensus'', qui reflétera ''la volonté de tous de parvenir
à une solution définitive au conflit du Sahara Occidental".

De son côté, M. Belkhadem a souligné la convergence de vues entre l'Algérie
et l'Espagne sur la question du Sahara Occidental. ''Nous sommes sur les
m?mes positions concernant le Sahara Occidental. Les deux pays soutiennent
la légalité internationale, le plan Baker et le droit du peuple sahraoui
à l'autodétermination. Les deux pays veulent mettre en oeuvre ce plan Baker
par un rapprochement des points de vue sahraouis et marocains'', a-t-il
affirmé.

''Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses pour
rester fidèles ? la légalité internationale et au droits des peuples à l'autodétermination'',
a-t-il ajouté.

Interrogé sur de précédentes ''divergences'' entre l'Algérie et l'Espagne
sur la question du Sahara Occidental, M. Belkhadem a noté qu'il s'agit d'un
''malentendu'' né de ce qui a été rapporté par la presse sur une réunion
à Cannes entre quatre pays (Maroc, Algérie, Espagne et France) pour discuter
du conflit sahraoui. Il a rappelé à cet égard que ''l'Algérie ne peut se
substituer au peuple sahraoui''.

"A partir du moment qu'il nous a été dit officiellement que l'intention
de nos amis espagnols était de mettre en oeuvre le plan (Baker) en rapprochant
les points de vue, en restant dans le cadre de la légalité internationale,
nous ne pouvons que souscrire'', a-t-il souligné. (SPS)

060/090/700 271503 OCT 04 SPS

RASD/SUISSE/SOUTIEN
Le parti socialiste helvétique réaffirme son soutien au droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination
Naters-Brigue (Suisse), 27/10/04 (SPS) Le parti socialiste suisse a réaffirmé
dimanche son soutien au "droit à l'autodétermination du peuple sahraoui",
conformément à la légalité internationale, a rapporté mardi l'agence de
presse algérienne, APS.        

Dans une résolution de son congrès organisé dimanche à Naters-Brigue, le
parti socialiste suisse a appelé la communauté internationale à poursuivre
son soutien au peuple sahraoui "jusqu'à ce qu'il soit maître de son destin",
réaffirmant son soutien indéfectible au "droit à l'autodétermination du
peuple sahraoui", à travers la tenue d'un référendum juste et démocratique
sous les auspices des Nations Unies.

La formation politique suisse a exprimé sa préoccupation quant à "la persistance
de la situation conflictuelle qui prévaut au Sahara Occidental et tout particulièrement
les reports sine die" de la tenu du referendum prévu par les Nations Unies
pour résoudre ce conflit, à cause de l'intransigeance du Gouvernement marocain.
 
La résolution a en outre considéré que le Plan de Paix pour l'autodétermination
du peuple du Sahara Occidental, constitue "une solution politique optimale
reposant sur un accord entre les deux parties et  appuyée par unanimité
par le Conseil de sécurité dans ses résolutions 1495 (2003) et 1541 (2004)".

D'autre part, elle a salué "la décision courageuse de l'Afrique du Sud"
de reconnaître officiellement la République Arabe Sahraouie Démocratique
 (RASD) et s'est réjouit de la réussite de l'application des mesures de
confiance, mises en place par le HCR, qui ont permis à des centaines de
citoyens sahraouis, des deux côtés du mur érigé par les forces marocaines
au Sahara Occidental, de se retrouver apr?s plus de 29 années de séparation.

Enfin, le parti socialiste suisse a demandé au Maroc et au Front Polisario
de procéder à l'échange des prisonniers de guerre encore en leurs mains,
appelant le Maroc à "éclaircir sans plus de retards le sort des disparus
sahraouis et à libérer tous les prisonniers politiques qu'il détient", a
conclu le communiqué. (SPS)
060/090/700 271403 OCT 04 SPS

2. RASD - ONU

SPS
RASD/ALGERIE/MEDIAS
Mme Khadidja Hamdi réitère l'attachement du peuple sahraoui à son droit
à l'autodétermination

Alger, 28/10/2004 (SPS) Mme Khadija Hamdi, membre de la Commission extérieure
du Parlement, a réitéré mercredi l'attachement du peuple sahraoui à son
droit à l'autodétermination qui constitue un acquis fondamental".     
  
Mme Hamdi qui était accompagnée de Mme Meriem Salek, ministre de la culture
de la république sahraouie a souligné dans une conférence de presse que
le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies a apporté "des
plans d'action pour l'avenir proche, appelant les Nations Unies à faire
pression sur la partie marocaine et à l'obliger à se conformer à la légalité
internationale et de consacrer le droit du peuple sahraoui ? l'autodétermination
à travers un referendum libre et régulier. 

Mme Hamdi a saisi cette occasion pour affirmer que le peuple sahraoui est
un peuple pacifique et ne voue aucune hostilité à l'égard du peuple marocain.

Elle a évoqué également les prétentions marocaines quant au développement
durable dans les territoires sahraouis occupés, affirmant que ce développement
en réalité n'est qu'un développement des prisons et des centres de détention".
 
Mme Salek a considéré que "la carte de développement durable" que fait valoir
le Maroc est "contradictoire" ajoutant que le développement véritable adopté
par le régime marocain dans les territoires sahraouis est "la prolifération
des prisons telle la Carcel negra qui connaît des violations flagrantes
des droits de l'Homme".

La délégation sahraouie est en visite en Algérie à l'invitation de l'organisation
nationale des enfants de chouhada ainsi que l'association des amis du peuple
sahraoui afin d'assister aux festivités du 50eme anniversaire du déclenchement
de la guerre de libération. (SPS)
060/090/700 281301 OCT 04 SPS

EL MOUDJAHID
Sahara occidental
La parlementaire sahraouie, Khadidja Hamdi, réitère l'attachement du peuple sahraoui à son droit à l'autodétermination
Mme Khadidja Hamdi, parlementaire et épouse du président sahraoui Mohamed Abdelaziz, a réitéré hier "l'attachement du peuple sahraoui à son droit à l'autodétermination qui constitue un acquis fondamental".
Mme Hamdi qui était accompagnée de Mme Meriem Salek, ministre de la Culture de la République sahraouie a souligné dans une conférence de presse que le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies a apporté "des plans d'action pour l'avenir proche, appelant les Nations unies à faire pression sur la partie marocaine et à l'obliger à se conformer à la légalité internationale et de consacrer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination à travers un référendum libre et régulier.
Mme Hamdi a saisi cette occasion pour affirmer que le peuple sahraoui est un peuple pacifique et ne voue aucune hostilité à l'égard du peuple marocain.
Elle a évoqué également les prétentions marocaines quant au développement durable dans les territoires sahraouis occupés, affirmant que "ce développement en réalité n'est qu'un développement des prisons et des centres de détention ". Mme Salek a considéré que "la carte de développement durable" que fait valoir le Maroc est "contradictoire" ajoutant que le développement véritable adopté par le régime marocain dans les territoires sahraouis est "la prolifération des prisons telle la prison Lakhal qui connaît des violations flagrantes des droits de l'homme". La délégation sahraouie est en visite en Algérie à l'invitation de l'Organisation nationale des enfants de chouhada ainsi que l'Association des amis du peuple sahraoui afin d'assister aux festivités du 50e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération.


LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Une délégation de la RASD à Alger "Il est temps d'appliquer les résolutions de l'ONU"
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18217&idc=4

La situation des réfugiés sahraouis, le devenir de la question du Sahara-Occidental et les man¦uvres marocaines ont été au centre des thèmes abordés dans une conférence de presse animée hier  par des responsables  de la République arabe sahraouie  démocratique, invités en Algérie à l'occasion la célébration du 50e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale
Tout en indiquant que la situation qui prévaut dans les campements est stable dans la mesure où les missions des différents départements de la RASD - Education, FormationŠ - sont remplies, Mme Khadidja Hamedi, parlementaire, précise que le peuple sahraoui continue de souffrir des affres de la présence du colonisateur marocain dans les territoires occupés. "Les Sahraouis sont persécutés en permanence et emprisonnés de l'autre côté du mur de la honte, mais notre détermination à arracher notre indépendance est de plus en plus grande, même si le Maroc redouble de férocité", dira-t-elle. Et  Mme Meriem Salek, ministre de la Culture, d'ajouter que l'expérience des réfugiés sahraouis est "unique" du moment que la vie dans les camps  reflète les acquis de la lutte et le fonctionnement des missions de la RASD.  "L'éducation pour l'ensemble des enfants sahraouis, la présence active de la femme sahraouie, etc. sont des acquis, mais l'indépendance de notre pays est la principale mission de l'ensemble de la société sahraouie et de ses responsables", soutient-elle.
Abordé au cours de cette conférence, le dernier rapport de Kofi Annan est "appréciable" pour la partie sahraouie dans la mesure où il rappelle l'attachement à la légalité internationale pour le règlement du conflit entre "l'occupant marocain et le Front Polisario", précise-t-on.
Les richesses naturelles du Sahara-Occidental ne sont plus exploitées illégalement par des firmes internationales, ajoute-t-on, et cela est "un acquis pour notre cause", dira M. Beissat, l'ambassadeur de la RASD à Alger, présent lui aussi à cette conférence.
Par ailleurs, au sujet de la proposition faite par Kofi Annan dans son rapport de réduire l'effectif de la Minurso, les Sahraouis interrogés sont catégoriques : "C'est   inacceptable !" "Il y a lieu de renforcer la Minurso dans l'objectif de faire appliquer les résolutions onusiennes, sinon cette mission n'aura qu'à se retirer des territoires si l'ONU n'assume pas ses engagements", ajoute-t-on.
Les conférenciers renouvellent leurs appels à l'adresse de la communauté internationale en vue de mettre en application le plan de règlement onusien qui garantit au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination par un référendum juste et régulier.
De son côté, M. Mahrez Lamari, un représentant du CNASPS, intervenu en dernier, a rappelé le soutien de la société civile algérienne au peuple sahraoui et de surcroît à la vieille de la célébration du 50e anniversaire du déclenchement de la lutte armée contre le colonisateur français. Et de dénoncer les agressions et la campagne antialgériennes dont le Maroc s'est rendu l'auteur ces dernières semaines.  
28-10-2004
Karima Bennour

IDEM
Mohamed Yeslam Beissat, ambassadeur de la RASD à Alger, à La Nouvelle République "Le Maroc tourne le dos à la légalité internationale"
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18219&idc=4

Kofi Annan relance dans son rapport l'idée de la recherche d'un accord accepté par les parties en conflit et les Etats voisins. Est-ce un appui à la résolution franco-espagnole dont certains se sont fait l'écho ?
Mohamed Yesam Beissat : Le rôle et la contribution de l'Espagne dont nous partageons une histoire et une culture très proche doivent être activement positifs pour faire face tous ensemble au règlement du conflit sahraoui. L'abstention de l'Espagne lors du dernier vote est une deuxième trahison et pas seulement pour l'espoir du peuple sahraoui de voir l'Etat espagnol assumer sa responsabilité historique, mais aussi pour le peuple, la société civile et les forces politiques d'Espagne dont le Parlement a adopté des motions et résolutions sans ambiguïté relatives au soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Alors que l'Espagne est l'unique responsable du drame auquel le peuple sahraoui est confronté dans sa chair depuis 30 années, son abstention lors du vote de la 4e commission de décolonisation de l'Assemblée générale montre on ne peut mieux que l'Etat espagnol persiste à se dérober et à ne pas assumer cette responsabilité historique, politique et juridique sur le sort des Sahraouis. C'est pourquoi nous ne cessons pas de lancer des appels à l'endroit de l'Espagne pour qu'elle assume ses responsabilités en adoptant et en entreprenant une position active et courageuse pour contribuer fortement à régler la tragédie qu'elle a contribué à créer dans notre Afrique en soutenant les résolutions onusiennes et en ¦uvrant à amener le Maroc à se conformer à cette légalité et non pas à soutenir ses man¦uvres si elle n'y est pas une partie active déjà. Le double langage et la duplicité franco-espagnole ont duré 30 ans et cela n'a contribué qu'à faire perdurer ce conflit en soutenant l'occupation marocaine sur les territoires du Sahara-Occidental. Ce faisant, persister à encourager le Maroc à tourner le dos à la légalité internationale et à le protéger n'emmènera pas la région au quai de la paix et de la stabilité, selon le discours de ces deux puissances, mais bien vers l'instabilité et les tensions.

Le secrétaire général de l'Onu s'est exprimé dans son dernier rapport sur le problème des migrants clandestins, en faisant part surtout du trafic d'êtres humains dans la zone tampon sous contrôle de la Minurso ; un commentaire ?
Il ne s'agit pas de trafic de migrants clandestins, mais de façon claire et nette de comportements irresponsables de la part des autorités marocaines. Celles-ci expulsent les migrants clandestins vers les territoires sahraouis libérés, mettant ainsi leurs vies en danger. Dans son dernier rapport, Kofi Annan relève des situations que nous avons eu à gérer. D'ailleurs, je saisis cette opportunité pour lancer un appel à une enquête internationale indépendante pour déterminer les responsables de la situation des migrants venus du Bangladesh et du Pakistan et qui sont en attente de leur rapatriement dans les territoires libérés. Seulement l'enquête doit impliquer tout le monde pour déterminer les responsabilités et établir les vérités.

Driss El Basri a clairement prononcé la formule "Sahara-Occidental" sur Al Jazira ; quelle est votre réaction ?
Cet ex-dirigeant marocain a participé d'une manière directe dans la gestion du conflit à travers sa participation à la majorité des négociations secrètes et publiques, formelles et non formelles, mais ses propos peuvent être sans impact. Effectivement, Basri dit "Sahara-Occidental" sur la chaîne Al Jazira parce qu'il sait très bien de quoi il en est. Il sait que personne ne peut échapper éternellement à une réalité historique : le peuple sahraoui avec toutes ses dimensions, à l'instar de tous les peuples de la planète, est plus que jamais déterminé à libérer ses terres de l'occupant marocain.
28-10-2004
K. B.


L'EXPRESSION
CONFÉRENCE DE PRESSE DE RESPONSABLES DE LA RASD "Nous nous battrons jusqu'au bout"
28 octobre 2004 - http://www.lexpressiondz.com/T20041028/ZA4-9.htm
Les responsables de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) multiplient, depuis quelque temps, les sorties médiatiques pour, selon toute vraisemblance, contrer l'offensive et la campagne de dénigrement du royaume chérifien, aussi bien contre le Front Polisario que contre notre pays.
A cet effet, une conférence de presse a été animée, hier, au siège du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (Cnasps), et c'est une véritable contre-offensive qui sera lancée par les conférenciers pour battre en brèche les dernières déclarations du Maroc, en ce qui concerne le conflit du Sahara occidental. "Nous nous battrons jusqu'au bout", tel était le leitmotiv, aussi bien de Mme Salek Meriem, ministre de la Culture de la Rasd, que de Mme Khadidja Hamdi, parlementaire et également épouse du président de la Rasd, M.Mohamed Abdelaziz. "Le peuple sahraoui a respecté toutes les décisions de l'ONU, mais le Maroc continue dans les tergiversations, allant jusqu'à renier ses propres accords passés avec la communauté internationale", dira d'emblée la ministre de la Culture de la Rasd, qui soulignera longuement, au passage, les conditions difficiles auxquelles est soumis le peuple sahraoui, notamment dans les camps de réfugiés. La conférencière indiquera que malgré des conditions à la limite du tolérable, les enfants sahraouis, en âge d'être scolarisés, sont tous pris en charge par des enseignants, qui assurent leur scolarité quotidiennement.
Abordant la torture et les prisons où sont détenus les Sahraouis, la parlementaire de la Rasd, en prenant la parole à son tour, appellera solennellement la communauté à parler d'une seule voix et de faire pression sur le régime marocain pour qu'il se conforme définitivement aux résolutions de l'ONU. Concernant les prétendus projets lancés par des investisseurs étrangers en partenariat avec le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental, l'ambassadeur de la Rasd en poste à Alger a été catégorique: "Les multinationales ont toujours refusé d'investir au Sahara occidental sur invitation du Maroc."
La déclaration du royaume chérifien, il y a quelques jours, d'investir près de 7 milliards de dirhams au Sahara occidental, a fait sourire l'ambassadeur de la Rasd qui dira clairement que c'est une manoeuvre du régime marocain, en suggérant au roi d'investir cet argent, s'il existe réellement, ironise-t-il, au Maroc pour faire profiter sa population dans la misère.
A quelques jours, donc, d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Sahara occidental, les conférenciers ont appelé, hier, d'une seule voix, la communauté internationale, notamment la France et l'Espagne, à faire pression sur le Maroc pour qu'il se conforme à la légalité internationale. L'appel intervient, faut-il le souligner, au lendemain de la déclaration de M.Miguel Angel Moratinos qui avait affirmé devant son homologue algérien, M.Abdelaziz Belkhadem, en visite en Espagne, que "la volonté du gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker et pour cela, il est nécessaire de déployer des efforts diplomatiques pour que le plan puisse être mis en oeuvre".
Par ailleurs, dans un communiqué distribué, hier à la presse, le ministre des Affaires étrangères de la Rasd, a réagi fermement aux dernières déclarations distillées particulièrement par la presse marocaine, et selon lesquelles la République de Serbie Monténégro a décidé de mettre fin à ses relations avec l'Etat sahraoui. "Le gouvernement de la Rasd n'a jamais entretenu de relations diplomatiques avec le gouvernement de la République de Serbie Monténégro. Par contre, la Rasd a entretenu des relations diplomatiques avec la République fédérale de Yougoslavie, mais celles-ci ont cessé d'exister depuis l'éclatement de l'Etat fédéral Yougoslave, au début des années 90", soulignera le communiqué, en indiquant que "la diplomatie marocaine mise à rude épreuve par le refus de la communauté internationale de cautionner son aventure coloniale au Sahara occidental cherche fébrilement et par tous les moyens, quitte à excaver dans les cimetières, à occulter cette réalité tangible particulièrement au niveau du continent africain, dont l'un des poids lourds, la République d'Afrique du Sud vient d'établir des relations diplomatiques avec la Rasd".
Enfin, il est utile de signaler que la délégation de la Rasd, qui séjourne en Algérie a été invitée par l'organisation des enfants de chouhada pour assister aux festivités commémoratives du 50e anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne.
Zahir MEHDAOUI


LIBERTE (ALG)
 (Edition du 28/10/2004)
Des responsables sahraouis interpellent l'ONU "Notre droit à l'autodétermination"
Par Hafida Ameyar
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=30401
À la veille de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, des responsables de la République sahraouie (RASD) ont tenu à transmettre "le message du peuple sahraoui". Lors d'une conférence de presse qu'elles ont animée, hier, au siège du Comité national algérien de solidarité au peuple sahraoui (CNASPS), Mme Meriem Salek et Khadidja Hamdi, respectivement ministre de la Culture et parlementaire, ont interpellé l'ONU et en particulier son Conseil de sécurité sur la situation du Sahara occidental. Mme Hamdi, épouse du président sahraoui, a déploré l'absence de fermeté au niveau du Conseil de sécurité. "Nous continuerons à demander que des pressions soient exercées sur le Maroc", a-t-elle indiqué, non sans dénoncer "l'occupation illégale" du territoire "non autonome" du Sahara occidental par le royaume chérifien.
"Le Sahara occidental est devenu la carte des prisons, des enlèvements, des persécutions...", a encore déclaré Khadidja Hamdi. Plus loin, cette dernière notera que le régime marocain "joue la carte économique", alors que l'une des conditions du développement durable au Sahara occidental est "l'indépendance, la stabilité".
De son côté, la ministre de la culture a rappelé que la date du 31 octobre 1975 est celle de "l'invasion marocaine du Sahara occidental avec les bombardements au napalm et au phosphore". Mme Salek a également fait part du "langage du colonisateur marocain", de ses "contradictions" et "reniements", en affirmant : "Nous sommes des gens pacifiques et nous ne haïssons pas le peuple marocain (...).
Le peuple sahraoui est encore prêt à consentir des sacrifices pour le recouvrement de son indépendance, avec les moyens pacifiques ou avec d'autres moyens." La ministre a, par ailleurs, soutenu avec force : "Les Sahraouis ne demandent pas l'impossible, mais seulement leur droit à l'autodétermination, consacré par l'ONU et ses résolutions."
Présent à la conférence de presse, l'ambassadeur sahraoui à Alger, Mohamed Beïssat, s'est exprimé sur le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies. "Notre lecture du rapport est comme suit : le secrétaire général s'appuie sur la résolution 1495, adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité (...). La même orientation a été constatée chez la 4e commission de l'ONU", a-t-il révélé.
Pour le diplomate sahraoui, rien ne devrait bloquer l'application du plan de paix pour un référendum du peuple du Sahara occidental, connu sous le nom de "Plan Baker", puisque le Maroc et le Polisario "ont accepté le plan de règlement" de 1990/1991.
Concernant l'idée de réduction de l'effectif de la Minurso, M. Beïssat a indiqué : "Nous sommes contre cette réduction. Il aurait fallu renforcer l'effectif pour mettre fin à l'occupation illégale." L'ambassadeur de la RASD à Alger s'est enfin félicité des entreprises et des hommes d'affaires qui ont refusé d'investir sur le territoire sahraoui. "Aucune entreprise ni multinationale n'exercent au Sahara occidental, en dépit des facilités mises à leur disposition par le Maroc. Cela dit, nous poursuivrons en justice tous ceux qui voudront investir sur ce territoire."
 
3. ALGERIE - RASD

AFP
L'Algérie n'est pas partie prenante dans le conflit sahraoui (Bouteflika) 
http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041027202818.tjlucqbc.xml
ALGER, 27 oct (AFP) 
  "L'Algérie n'est pas partie prenante dans le conflit" du Sahara occidental, qui n'est qu'une "question de décolonisation", a déclaré le président algérien Abdelaziz Bouteflika, mercredi à Alger. 
 "L'Algérie n'est pas partie prenante dans le conflit et n'est pas concernée par les décisions des parties au conflit. Elle ne cherche pas à envenimer la situation et elle reste la plus soucieuse de la sécurité des peuples de la région maghrébine", a-t-il dit dans un discours à l'Assemblée Populaire Nationale (APN). 
 "Il ne s'agit pas d'un conflit entre le souverain marocain et le président Bouteflika, ce n'est pas non plus une confrontation entre le gouvernement algérien et celui du Maroc, ni encore moins une divergence entre les deux peuples algérien et marocain frères", a affirmé le chef de l'Etat. 
 La question du Sahara occidental "est entre les mains des Nations unies, c'est une simple question de décolonisation documentée dans toutes les résolutions des Nations unies", a-t-il souligné. 
 "L'Algérie qui reste fidèle à ses principes, rappelle une fois encore qu'elle n'a aucun avantage à tirer de cette question, à propos de laquelle nous souhaitons voir la logique de la sagesse l'emporter sur celle de l'entêtement et l'impasse, qui ne profitent à personne", a-t-il poursuivi. 
 M. Bouteflika a indiqué que toutes les résolutions proposées à ce sujet par M. James Baker, l'ex-représentant du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, et approuvées à l'unanimité, "sont à même de trouver une issue aux deux parties en conflit, le royaume marocain frère et le Front Polisario". 
 Il a enfin appelé le Maroc et le Front Polisario à faire prévaloir la politique de bon voisinage, de fraternité, de coopération et de dialogue dans le cadre des lois et principes des Nations unies". 
 Le plan de paix proposé par James Baker et rejeté par Rabat prévoit une période d'autonomie de cinq ans suivie d'un référendum d'autodétermination sur le statut définitif du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975. Le Front Polisario et l'Algérie ont accepté ce plan. 
 M. Bouteflika a prononcé son di   scours dans le cadre d'un hommage rendu à l'APN à Rabah Bitat, ancien président de l'assemblée, décédé en 2000, qui fut l'un des neuf chefs historiques du déclenchement de la guerre d'indépendance, dont le cinquantième anniversaire, le 1er novembre, fait déjà l'objet de commémoration en Algérie. 

APS
Alger n'est pas partie prenante dans le conflit sahraoui
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=74404
[Aps 28/10/04]  Alger - Le président de la république, M. Abdelaziz Bouteflika a affirmé que "l'Algérie n'est pas partie prenante dans le conflit du Sahara occidental, qui n'est qu'une question de décolonisation."Il ne s'agit pas d'un conflit de frères entre Le souverain marocain et le président Bouteflika, ce n'est pas non plus une confrontation entre le gouvernement algérien et celui du Maroc, ni encore moins une divergence entre les deux peuples algérien et marocain frères", a-t-il précisé mercredi dans une allocution prononcée lors de la cérémonie organisée en hommage au défunt moudjahid Rabah Bitat ,au siège de l'Assemblée Populaire Nationale (APN).

Le président de la République a rappelé à cet égard que la question sahraouie, et toute sa référence, "est entre les mains des nations unies, c'est une simple question de décolonisation documentée dans toutes les résolutions des nations unies".

Et d'ajouter que "l'Algérie qui reste fidèle à ses principes, rappelle une fois encore qu'elle n'a aucun avantage à tirer de cette question à propos de laquelle nous souhaitons voir la logique de la sagesse l'emporter sur celle de l'entêtement et l'impasse qui ne profitent à personne".

Le président de la république a indiqué que toutes les résolutions proposées à ce propos par M. James Baker, l'envoyé spécial du secrétaire général des nations unies et approuvées à l'unanimité "sont à même de trouver une issue aux deux parties en conflit, le royaume marocain frère et le front Polisario, en l'occurrence".

"Nous soutenons par là un des principes de la charte des nations unies et qu'il soit clair dans vos esprits et, à travers vous, dans celui de tous les citoyens algériens, que nous vouons estime et fraternité à nos frères au Maroc, ce sont nos voisins et le demeureront.''

Le président de la république a lancé un appel au Maroc et au Front Polisario a faire prévaloir la politique de bon voisinage, de fraternité, de coopération et du dialogue dans le cadre des lois et principes des Nations Unies."

Quel que soit le choix du peuple sahraoui frère nous le soutiendrons" car l'Algérie, a-t-il dit, "n'est pas partie prenante dans le conflit et n'est pas concernée par les décisions des parties au conflit. Elle ne cherche pas à envenimer la

situation et elle reste la plus soucieuse de la sécurité des peuples de la région maghrébine", a-t-il encore affirmé.

Le président a enfin indiqué que "nous ne céderons pas au chantage, quelles qu'en soient les motivations, affirmant par la même occasion: "j'ai été comme tout Algérien , tout Marocain, Tunisien, Libyen et Mauritanien affecté par ce qui a été rapporté par la presse a propos de cette question".

SPS
RASD/ALGERIE/Révolution/Cinquantenaire 
L'Algérie n'est pas partie prenante dans le conflit du Sahara Occidental, affirme M. Bouteflika  

Alger, 28/10/04 (SPS) Le Président de la République algerienne, M. Abdelaziz
Bouteflika  a affirmé, dans son allocution prononcée lors de la cérémonie
organisée en hommage au défunt moudjahid Rabah Bitat mercredi au siège de
l'Assemblée Populaire Nationale algerienne (APN), que "l'Algérie n'est pas
partie prenante dans le conflit du Sahara occidental, qui n'est qu'une question
de décolonisation".        

"Il ne s'agit pas d'un conflit de frères entre Le souverain marocain et
le président Bouteflika, ce n'est pas non plus une confrontation entre le
gouvernement algérien et celui du Maroc, ni encore moins une divergence
entre les deux peuples algérien et marocain frères", a-t-il précisé.  
       
Le Président Bouteflika a rappelé à cet égard que la question du Sahara
Occidental, et toute sa référence, "est entre les mains des nations unies,
c'est une simple question de décolonisation documentée dans toutes les résolutions
des nations unies".         

Et d'ajouter que "l'Algérie qui reste fidèle à ses principes, rappelle une
fois encore qu'elle n'a aucun avantage à tirer de cette question à propos
de laquelle nous souhaitons voir la logique de la sagesse l'emporter sur
celle de l'entêtement et l'impasse qui ne profitent à personne".      
 

Le président algerien a indiqué que toutes les résolutions proposées à ce
propos par M. James Baker, l'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations
Unies et approuvées à l'unanimité "sont à même de trouver une issue aux
deux parties en conflit, le Royaume marocain frère et le Front Polisario,
en l'occurrence".         

"Nous soutenons par là un des principes de la Charte des Nations Unies et
qu'il soit clair dans vos esprits et, à travers vous, dans celui de tous
les citoyens algériens, que nous vouons estime et fraternité a nos frères
au Maroc, ce sont nos voisins et le demeureront''.         

M. Bouteflika a en outre lancé un appel au Maroc et au Front Polisario à
faire prévaloir la politique de bon voisinage, de fraternité, de coopération
et du dialogue dans le cadre des lois et principes des Nations Unies. "Quel
que soit le choix du peuple sahraoui frère nous le soutiendrons" car l'Algérie,
a-t-il dit, "n'est pas partie prenante dans le conflit et n'est pas concernée
par les décisions des parties au conflit. Elle ne cherche pas à envenimer
la  situation et elle reste la plus soucieuse de la sécurité des peuples
de la région maghrébine", a-t-il encore affirmé.         

Le Président algerien a enfin indiqué que l'Algerie "ne cédera pas au chantage,
quelles qu'en soient les motivations", et restera fidèle a sa position de
principe, ? savoir le soutien des droits des peuples à l'autodetermination
et à l'independence. (SPS)
060/090/700 281253 OCT 04 SPS

LE QUOTIDIEN D'ORAN
Abdelaziz Bouteflika à l'Assemblée populaire nationale
http://www.quotidien-oran.com/quot2991/even.htm
EXTRAIT (Š)
En abordant les questions internationales, le président commencera par évoquer la colonisation de l'Irak, la question palestinienne ainsi que celle du Sahara Occidental. Sur ce dernier dossier, Bouteflika rappelle la position de l'Algérie avec une clarté implacable. "Ce n'est pas une bataille entre Sa Majesté le roi du Maroc et ma personne, ce n'est pas une guerre entre le gouvernement algérien et celui marocain, ce n'est pas un problème entre le peuple algérien et celui marocain mais un dossier entre les mains des Nations unies", a-t-il tenu à dire. "L'Algérie n'est pas une partie dans ce conflit et ce n'est pas un problème de paix ou de guerre entre elle et ses voisins mais nous soutenons un principe onusien de décolonisation", a-t-il ajouté. Il estime qu'il faut "un dialogue entre le Maroc et le Front Polisario dans le cadre des règles des Nations unies".
 Le chef de l'Etat fera savoir à l'assistance qu'il a été très touché par "ce qui aété écrit ici et là dans la presse. Comme si on avait besoin d'autre chose que ce qui existe déjà chez nous que ce soit en Algérie ou au Maroc". Et pour mettre un terme aux écrits polémistes à partir du Maroc, il annoncera que "nous avons même annulé les parades militaires censées être programmées pour commémorer le cinquantenaire de la guerre de libération nationale".

LIBERTE (ALG)
Conflit du Sahara occidental : "Il ne s'agit pas d'un différend entre le roi du Maroc et moi"
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=30419
Par Souhila
 "La question du Sahara occidental ne sous-entend pas un différend entre le roi du Maroc et moi, ni entre le royaume chérifien et l'Algérie", a tenu à préciser le président de la République. Il a avoué avoir été très affecté par les écrits haineux, qui paraissaient, notamment dans la presse marocaine, et les reproches faits à l'Algérie quant à ses supposées velléités de bloquer le processus de règlement du conflit entre le Maroc et le Front polisario, initié par les Nations unies. Il a rappelé par là même que l'Algérie n'est pas une partie du conflit et qu'il ne sied pas de ravaler le rôle qu'elle joue dans cette affaire. "Nous dirons avec clarté à ceux qui en doutent que nous sommes partisans de la paix", a martelé Abdelaziz Bouteflika. Il a jugé nécessaire de ne pas perdre de vue l'essentiel, c'est-à-dire "maintenir de bonnes relations de voisinage et respecter le choix du peuple sahraoui, quel qu'il soit". Le chef de l'état a annoncé, par ailleurs, l'annulation de la parade militaire programmée pour la célébration du 50e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, et cela afin d'éviter "de mettre de l'huile sur le feu". Il s'agit, à en croire le chef de l'état, de ménager la susceptibilité du royaume alaouite et d'éviter ainsi qu'il ne se sente visé par un déploiement des forces armées algériennes.

4. ALGERIE - MAROC-

AFP
Défilé militaire annulé pour témoigner de la volonté de paix de l'Algérie 
 http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041027184128.f26rfbec.xml
ALGER, 27 oct (AFP) 
  Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annulé un défilé militaire prévu pour commémorer le 50ème anniversaire du début de la guerre d'Algérie, le 1er novembre 1954, afin de témoigner de l'attachement des Algériens à la paix, a annoncé mercredi la présidence. 
 La commémoration devait comporter un défilé militaire mais M. Bouteflika a décidé de l'annuler pour ne retenir que les manifestations civiles, "appelant ainsi les Algériens à témoigner, de cette manière, leur attachement à la paix et à une vie paisible dans leur pays et avec le reste du monde", indique un communiqué de la présidence de la République. 
 "La parade militaire aurait certainement rempli de joie et de fierté l'ensemble des Algériens, qui auraient eu ainsi l'occasion d'exprimer leur admiration et leur reconnaissance à l'Armée nationale populaire, bouclier et fer de lance de l'Algérie, qu'ils n'ont pas vu défiler depuis plus d'une décennie, car elle était à l'avant-garde de la lutte contre le terrorisme", poursuit le texte. 
 Placé "sous le signe de la réconciliation nationale et de la paix", ce 50ème anniversaire sera l'occasion "pour le peuple algérien de proclamer sa volonté de contribuer à construire un espace commun de paix, de sécurité et de prospérité dans notre région du Maghreb, en encourageant et en poursuivant une politique de coopération, de fraternité et de bon voisinage, fondée sur la confiance réciproque et la levée des incompréhensions", ajoute le texte. 
 Dans le cadre de la commémoration du 50ème anniversaire, M. Bouteflika a rendu hommage mercredi à Rabah Bitat, ancien président de l'Assemblée populaire nationale (APN), décédé en 2000, qui fut l'un des neuf chefs historiques du déclenchement de la guerre d'indépendance. 
 Au terme d'une guerre de plus de sept ans (1954-1962) contre la puissance coloniale française, l'Algérie était devenue indépendante le 5 juillet 1962. 

LE QUOTIDIEN D'ORAN
Célébration du 50ème anniversaire du 1er Novembre . Bouteflika annule le défilé militaire
 http://www.quotidien-oran.com/quot2991/even.htm
La Présidence de la République a rendu public, mercredi, le communiqué suivant:
" Dans quelques jours, nous célébrerons le cinquantième anniversaire du 1er Novembre 1954. C'est notre fête nationale qui va revêtir, cette année, un caractère exceptionnel, car il va s'agir d'un cinquantenaire marquant dans notre Histoire.
 Il y a 50 ans, le peuple algérien décidait de conquérir sa liberté et son indépendance et c'est cet évènement déterminant pour notre vie et celle des générations à venir que nous voulons commémorer avec toute la ferveur qu'il mérite.
 C'est dans la fierté et l'émotion que nous célébrerons cet événement car, après les tragédies que nous avons vécues et les déchirements que nous avons subis, nous voulons faire de cette célébration l'occasion de réaffirmer l'expression de notre solidarité nationale et de notre attachement à notre patrie, de nous retrouver dans la communion des coeurs et des esprits, pour unir nos efforts dans la construction de cette Algérie digne et respectée par tous qui a été au centre de nos rêves et de nos aspirations.
 Ce sera aussi l'occasion de redire notre reconnaissance aux peuples qui, dans notre lutte de libération et, plus récemment encore, nous ont démontré leur sympathie et leur compréhension et apporté leur soutien et leur solidarité.
 Parce qu'il a enduré les pires souffrances et supporté les plus durs sacrifices, le peuple algérien veut, à l'occasion de sa fête nationale, réaffirmer son attachement à la paix, à la sécurité et à l'apaisement, aussi bien pour lui-même et en Algérie, mais également pour l'ensemble des peuples et dans le monde qui connaît, actuellement, un déchaînement de violence sans précédent. C'est l'occasion, également, pour le peuple algérien de proclamer sa volonté de contribuer à construire un espace commun de paix, de sécurité et de prospérité dans notre région du Maghreb, en encourageant et en poursuivant une politique de coopération, de fraternité et de bon voisinage, fondée sur la confiance réciproque et la levée des incompréhensions. Les manifestations prévues pour la célébration de ce 50ème anniversaire du 1er Novembre se devaient de répondre par leur éclat à l'importance que les Algériens veulent donner à un évènement qu'ils placent au centre de leur Histoire. Cette commémoration devait comporter également un défilé militaire pour renouer avec une tradition qui a été abandonnée depuis plus d'une décennie. Le Président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, a cependant décidé d'annuler ce défilé militaire, pour ne retenir, dans le programme des commémorations, que les manifestations civiles, appelant ainsi les Algériens à témoigner de cette manière leur attachement à la paix et à une vie paisible dans leur pays et avec le reste du monde.
 La parade militaire aurait certainement rempli de joie et de fierté l'ensemble des Algériens, qui auraient eu ainsi l'occasion d'exprimer leur admiration et leur reconnaissance à l'Armée Nationale Populaire, bouclier et fer de lance de l'Algérie, qu'ils n'ont pas vu défiler depuis plus d'une décennie, car elle était à l'avant-garde de la lutte contre le terrorisme.
 Ainsi, notre peuple démontrera la maturité qu'il a chèrement acquise au cours de sa lutte et de son histoire en plaçant ce 50ème anniversaire du 1er Novembre sous le signe de la Réconciliation nationale et de la Paix, à l'intérieur, avec les voisins et dans le monde".


LE JEUNE INDEPENDANT
La Commanderie pharaonique
http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=11242
par Mohamed Zaâf

"Je ne vous ferai voir que ce que moi, je vois", une décision pharaonique relatée par le saint Coran mais, adoptée au 3e millénaire comme une règle politico-médiatique au pays de la Commanderie des croyants, sur notre flanc ouest. Là-bas, comme le pharaon du Coran, on ne vous présentera la chose que comme on veut que vous la voyiez.

Sous le titre "Bouteflika continue ses manigances", un journal marocain s'en prend non pas au chef d'un pays souverain, voisin et "frère", mais à la ligne politique suivie par le déjà pays, durant sa guerre de libération. Depuis son indépendance l'Algérie a, dans la limite de ses moyens, fait ce qu'il lui a été possible de faire, sans faillir, sans prétentions, sans attendre de contreparties, lorsqu'il s'agit d'appuyer les peuples à exercer leur droit à choisir librement leur destin.

Parler de tels idéaux au Maroc est, semble-t-il, assimilé au "kofr", sinon à du machiavélisme. Au royaume de la Commanderie des croyants, la ligne politique est autre. On n'aide pas à la libération des peuples. Et s'ils sont mitoyens, les peuples, on a tendance à les envahir, et on les colonise si on peut.

C'est l'une des raisons qui fait que le nom du Maroc est absent de la libération de Belize, du Surinam, du Timor oriental, etc. Des territoires lointains fréquentés par des peuples dont le nombre, tout ce qu'il y a de ravissant, les place à la portée des FAR.

Un jour peut-êtreŠ si la question de la distance est aplanie. Si récemment, à Johannesburg, le président algérien a cité les exemples de ces pays, ce n'est probablement que pour expliquer que dans le conflit à nos frontières, l'Algérie adopte la même attitude qu'ailleurs.

Que sa position relève de ses principes et que son appui aux peuples n'est pas dicté par des calculs cupides, puisque ces territoires lointains ne conviennent pas au couloir sur l'Atlantique, sans lequel nous serions asphyxiés... à l'instar des régions face à Maghnia.

Que la presse marocaine donne une autre interprétation aux propos présidentiels et qu'on dise que les exemples du Surinam ou de Belize n'ont rien à voir avec le conflit du Sahara occidental. Parce que les colonisateurs et les colonisés ont des cultures différentes, qu'ils ne se trouvent pas dans le même continent et que pour le Timor oriental, la population n'est pas à majorité musulmane (?), on préfère ici, plutôt que d'évoquer la mauvaise foi, coller ces écrits aux troubles du jeûne.

Sinon comment expliquer que l'auteur saute précisément le cas du Koweit. Et, à notre connaissance, le Koweit n'a jamais été loin à 20 000 lieues sous la mer de l'Irak. Le cas du Koweit est grosso modo identique à celui du Sahara occidental et il partage la même culture que l'Irak, hormis celle du hash, bien sûr.

Comme Rabat concernant la Saguia El-Hamra, Bagdad revendique le Koweit au nom de l'histoire, avec une argumentation autrement plus saolide. Pourquoi donc le Maroc n'a-t-il pas respecté l'intégrité territoriale de l'Irak historique ? Pourquoi, paradoxalement, le royaume lui a-t-il livré la guerre ? En envahissant le Koweit, l'Irak a-t-il fait autre chose que ce qu'a fait le Maroc en envahissant militairement le Sahara occidental en 1975 ? L'invasion qui a vu l'armée marocaine bombarder les populations sahraouies et les poursuivre dans leur fuite dans le désert, à Oum Dreigua et ailleurs, a-t-elle été moins sauvage ? Mais si l'on est prêt à mettre cette omission sur le compte du ramadan, on ne peut en revanche penser qu'à de la mauvaise foi lorsqu'on lit que le Polisario a été "pensé, créé et manipulé" par Bouteflika.

Contre toute vérité historique, on s'efforce à faire accroire que le Polisario a été inventé par l'Algérie juste pour contrarier le Maroc. Le Polisario a été créé en 1973 - à la suite d'un appel de Kadhafi, lancé à partir de Nouakchott, et non pas de feu Boumediene - et ses premiers faits d'armes ont eu lieu contre le Tercio espagnol.

A cette époque, c'était une créature fantoche du Makhzen, le MOREHOB, qui avait les égards d'Alger avant que la réalité du terrain n'impose de fait la représentativité du Polisario. Quant à qualifier de "poignée de mercenaires un mouvement qui, à partir de rien, a fini par tenir la dragée haute aux FAR, faisant parmi eux plus de 2 000 prisonniers, à l'occasion de raclées répétitives, on ne peut s'aventurer à le faire qu'à coups d'amnésies volontaires.

Car, les FAR ont bien essuyé des raclées et les armes israéliennes récupérées dans les batailles sont toujours là pour prouver que le Maroc à dû recourir à l'aide militaire sioniste et sud-africaine du temps de l'apartheid, sans perdre de vue l'appui français en équipements et en hommes, comme illustré par l'affaire des "otages de Zouerate", en Mauritanie.

Car la "poignée de mercenaires" avait eu la volonté de livrer bataille en même temps sur deux fronts : Maroc et Mauritanie. Une témérité qu'on ne retrouve que dans la noblesse des grands peuples mais pas chez des mercenaires ! La Mauritanie, pourtant plus proche, y compris ethniquement, des Sahraouis que le Maroc, a fini par se retirer du guêpier du Sahara occidental.

Le rôle de "colonisateur stagiaire", elle l'a laissé à Rabat et elle ne s'en porte pas plus mal, elle qui figurait en bonne place dans la hiérarchie des mirages bibliques du Maroc. Maintenant, à écouter dire qu'à Tindouf, il y a des milliers de gens séquestrés par les forces combinées algéro-sahraouies et qu'ils ne demandent qu'à regagner le royaume pour se mettre au service de la Commanderie, cela laisse pantois ! L'auteur, a-t-il une super longue vue ou une boule de cristal qui lui permettent de voir à partir de son desk ce qui se passe dans la région de Tindouf ? Evidemment non ! Dans ce cas, pourquoi ne se rapproche-t-il pas du HCR ou de la MINURSO pour s'enquérir des réalités sur place et au moins offrir à l'opinion des informations sourcées ? A notre connaissance, les Sahraouis dans les camps jouissent d'une liberté qu'on retrouve rarement chez les peuples en guerre.

Ils font même du tourisme en Espagne et du négoce avec les Mauritaniens et, jusqu'à nos jours, nous n'avons pas encore entendu dire qu'une famille sahraouie s'étant rendue en visite chez les siens dans les territoires occupés (dans le cadre des "mesures de confiance" sous l'égide de l'ONU), a choisi d'y rester et de ne pas retourner à la torride Hamada, à son insupportable condition de réfugiée.

A El-Ayoun et à Smara, il n'y a pourtant ni ANP ni ALPS pour les forcer à la Aussaresses à un retour contre leur volonté. Si ces Sahraouis retournent aux camps c'est parce que, tout simplement, ils ne se sentent pas des sujets marocains.

D'où le drame du royaume et son allergie pour le mot référendum. Manigance de Bouteflika ? M. Z.


LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Au sujet des relations algéro-marocaines "On est pour la paix, pas pour la guerre !"
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18214&idc=4&PHPSESSID=6c881714271d4e0691e3e8dd44cadfbd
Le président Bouteflika a remis hier les pendules à l'heure au sujet de ce que la presse a rapporté ces derniers jours sur les relations algéro-marocaines. "Ce n'est pas un conflit entre le gouvernement algérien et le gouvernement marocain, ni entre le peuple algérien et le peuple marocain, l'Algérie n'a aucun intérêt dans  ce conflit", a-t-il précisé. Pour le président, ce n'est pas une question de guerre ou de paix entre les deux  pays, l'Algérie est pour le principe de l'autodétermination du peuple sahraoui, tel que dicté par la charte des Nations unies. Il a insisté d'autre part sur la nécessité de garder les relations de bon voisinage entre les deux pays. La preuve en est l'annulation des défilés militaires prévus pour le 50e anniversaire de la Révolution, "pour que nos voisins ne disent pas que les Algériens ajoutent de l'huile sur le feu, car on est des faiseurs de paix et pas de fauteurs de guerre", a-t-il conclu. 
28-10-2004
M. O.

LE JEUNE INDEPENDANT
Dans un long discours à l'APN
Le Président annonce la suppression de tous les défilés militaires
par Hamidou B.
http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=11207
Le président Abdelaziz Bouteflika qui s'exprimait hier pour la première fois à l'APN (Assemblée populaire nationale) depuis son investiture à la magistrature suprême en 1999, a déclaré que l'Algérie a supprimé tous les défilés militaires, à l'occasion du cinquantième anniversaire du déclenchement de la Révolution de novembre 1954, pour que "les uns et les autres ne disent pas que notre pays met de l'huile sur le feu".

Le président Bouteflika parlait du conflit du Sahara occidental lorsqu'il a évoqué la suppression de ces défilés militaires. M. Bouteflika, a affirmé que l'ANP est le rempart de la nation qui agit, a-t-il assuré, dans le cadre de la Constitution.

Il a poursuivi dans ce contexte qu'il n'y a pas de différend entre le roi Mohamed VI et lui-même. Il a réaffirmé la position de l'Algérie et appelé le Maroc et le Front Polisario à des négociations sous l'égide de l'ONU. Il s'est déclaré déçu des écrits de la presse marocaine et algérienne.

Il convient de noter que l'ambassadeur du Maroc était présent à cette cérémonie. Le chef de l'Etat a longuement abordé la réconciliation nationale, expliquant sa vision sur ce projet ainsi que sur la concorde civile. La réconciliation nationale est un des mécanismes pour rétablir la sécurité et la stabilité.

Cette réconciliation nationale concerne tous les Algériens, a-t-il rappelé. Le président Bouteflika a parlé dans ce sillage du terrorisme qui a ravagé le pays et qui a dénaturé l'islam. A ce propos, il a appelé ceux qui ont fauté à reconnaître leurs erreurs.

Le président Bouteflika a plaidé pour un nouveau souffle des réformes, indiquant que tout le monde est concerné. Nous devons nous débarrasser du poids de la bureaucratie dans notre pays, a-t-il affirmé. Il a appelé toutes les institutions (Parlement, justice, etc.) à des efforts supplémentaires et a plaidé pour une presse objective.

Le président Abdelaziz Bouteflika a plaidé pour le dialogue dans le règlement des conflits, affirmant : "Nous avons rétabli la sécurité et la stabilité dans le pays." Parlant de la démocratie, le chef de l'Etat a expliqué que c'est un comportement et une culture".

Le chef de l'Etat a rendu un vibrant hommage à Rabah Bitat, personnalité historique de la Révolution, et au défunt président Houari Boumediene. H. B.

L'EXPRESSION (ALG)
Belkhadem rencontre Benaïssa
28.10.04
Il semble que la crise entre l'Algérie et le Maroc, créée de toutes pièces par ce dernier, soit en passe d'être dépassée. C'est, du moins, ce qu'a laissé entendre notre chef de la diplomatie à partir de Paris, ajoutant avoir eu plusieurs rencontres avec son homologue marocain. La teneur des entretiens qui ont eu lieu lors de ces entrevues, reste quand même un secret fort difficile à percer.

5. ALGERIE - ESPAGNE

L'EXPRESSION (ALG)
Madrid et Alger soutiennent le plan Baker

L'Espagne et l'Algérie ont affirmé, hier à Madrid, qu'elles soutenaient le plan de l'ancien secrétaire d'Etat américain, James Baker pour le Sahara occidental et qu'ils allaient oeuvrer à rapprocher les points de vue. "La volonté du gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker", a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue algérien Abdelaziz Belkhadem.

EL MOUDJAHID
Alger-Madrid. Convergence de vues totale
http://www.elmoudjahid.com/pdf/2004/10/28/html/cooperation.htm#1
Entre Alger et Madrid, c´est, une fois de plus, la confirmation que la convergence de vues est totale sur tous les dossiers, qu´il soit d´ordre bilatéral, ou international comme le conflit du Sahara occidental qui a fait dire à bien des observateurs, avisés ou non, qu´entre les deux capitales, que tout rapproche, c´est froid. Rien de plus faux ont tenu à dire aux journalistes venus nombreux, mardi soir, couvrir la conférence de presse conjointe, MM. Moratinos et Belkhadem. Dans les questions des journalistes un seul sujet, on l´aura deviné, est revenu, mais les deux ministres ont voulu dans leurs réponses aller plus loin et donner un aperçu plus réel de ce que sont les relations entre les deux pays. C´est-à-dire un niveau appréciable dans tous les domaines y compris en ce qui concerne la question du Sahara occidental. L´Algérie qui développe une position sur le Sahara occidental. On ne peut plus juste dans son fond et plus claire dans sa formulation., en toute sérénité et dans le respect de la légalité internationale ne s´est jamais déjugée, et ne s´est jamais laissée entraîner hors de ce cadre légal. Notre ministre d´Etat, ministre des Affaires étrangères a réaffirmé cette position de soutien au droit des peuples à l´autodétermination et cette position est respectée et partagée partout dans le monde. Récemment le Président du gouvernement espagnol Zapatero soulignait dans une interview au quotidien El Pais que l´Algérie avait une position respectable sur le conflit de l´ancienne colonie espagnole et qu´il ne croyait pas du tout à un refroidissement des relations entre Madrid et Alger. Voilà le niveau, ou si l´on veut l´évaluation qui a été faite des deux côtés, de la visite à Madrid de M. Belkhadem.
Donc les journalistes qui sont venus pour s´informer du contenu le plus large de cette visite en ont eu pour leur déplacement. Ceux qui, par contre se sont déplacés pour assister de visu à des déclarations divergentes sur le Sahara, auront certainement été déçus, du moins beaucoup surpris et ils n´ont pas manqué de le souligner dans leurs comptes-rendus d´hier. Il faut d´abord savoir que les dirigeants espagnols ont tenu à donner à la visite de M. Belkhadem, le ton et le niveau qui est le sien et surtout donner des assurances que leurs positions sur le Sahara Occidental n´a pas changé, en se déclarant attachés à l´application du Plan Baker. M. Abdelaziz Belkhadem qui s´est déplacé à Madrid, en grande partie dans ce but, c´est-à-dire écouter ses interlocuteurs espagnols, n´a pas caché que telle qu´elle avait été rapportée dans les médias, la position espagnole gênait en quelque sorte, mais que depuis, tout malentendu est levé de Madrid, l´Espagne ayant réaffirmé ce qu´Alger voulait savoir : le soutien au plan Baker. A plus forte raison à la veille du vote par le Conseil de sécurité d´une nouvelle résolution sur le Sahara occidental.
L´Algérie comme l´Espagne sont tous deux membres du Conseil de sécurité, il était donc important que la diplomatie algérienne connaisse le point de vue réel de son partenaire espagnol.
M. Belkhadem a donc toutes les raisons de déclarer que tout malentendu est levé, dans la capitale espagnole où il a été reçu par le Roi Juan Carlos, le Président du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero, il a demandé à son homologue et obtenu des clarifications au sujet de ce qui est présenté par les journaux locaux, et de larges milieux de la classe politique espagnole, de "solution alternative au Plan Baker". L´Algérie avait beaucoup de raison de se préoccuper dans une conjoncture où beaucoup de choses avaient été dites, mal rapportées ou tronquées, notamment sur ce qui est présenté comme une action de la diplomatie espagnole penchant pour les thèses marocaines sur l´ancienne colonie espagnole.
La question du Sahara Occidental ne fut pas le sujet exclusif de la visite de M. Belkhadem. Entre l´Algérie et l´Espagne, les projets sont grandioses a`l´image de Medgaz auquel le gouvernement Zapatero a décidé de lui donner un caractère prioritaire. Les échanges de visites de haut niveau entre les deux pays sont programmés pour les prochains mois, comme la tenue de la Haute Commission Mixte à Madrid, la visite probablement de M. Moratinos à Alger en décembre et celle du couple Royal espagnol, quelques mois plus tard dans notre pays.
B. H.

EL WATAN
Sahara Occidental. Madrid clarifie sa position
28.10.04 - http://www.elwatan.com/2004-10-28/2004-10-28-6890
Le gouvernement espagnol a fait mardi une déclaration qui a valeur de mise au clair à propos de sa position à l'égard du conflit du Sahara-Occidental. Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, il a affirmé que sa volonté est de " pouvoir appliquer le plan Baker ", jusque-là bloqué par le Maroc, ajoutant à cet égard qu'il est " nécessaire de déployer des efforts diplomatiques pour que le plan puisse être mis en ¦uvre ".


Ces propos sont de Miguel Angel Moratinos lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue algérien Abdelaziz Belkhadem qui achevait une visite de deux jours en Espagne. Une visite qui s'est soldée par la décision, également annoncée par M. Moratinos, des gouvernements des deux pays d'" appuyer la légalité internationale et les Nations unies " dans le règlement du conflit du Sahara-Occidental, " en particulier le plan Baker ". Ce qui semble clair et dissiper la confusion relevée dans la position espagnole dont faisait état M. Belkhadem. Le chef de la diplomatie algérienne avait, en effet, relevé qu'elle est " confuse " et " nourrit les illusions du Maroc " qui croit ainsi qu'il est " possible de trouver une solution en marge du chemin tracé par le Conseil de sécurité des Nations unies ". Ce qui laisse entendre que l'Espagne renonce aux suggestions qu'elle avait formulées que l'Algérie avait fermement rejetées. Parce que cette visite intervient dans le contexte de l'examen de la question sahraouie par le Conseil de sécurité de l'ONU, M. Moratinos a indiqué avoir, en outre, évoqué avec son homologue algérien la prochaine résolution qui sera adoptée à la fin de cette semaine. " Je crois, a-t-il dit, que ce sera une résolution de consensus " qui reflétera " la volonté de tous de parvenir à une solution définitive au problème du Sahara-Occidental ". Pour M. Belkhadem, l'Algérie et l'Espagne sont " sur les mêmes positions concernant le Sahara-Occidental. Les deux pays soutiennent la légalité internationale, le plan Baker et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Les deux pays veulent mettre en ¦uvre ce plan Baker par un rapprochement des points de vue sahraoui et marocain ", a-t-il affirmé. " Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses ". Au sujet de " divergences " entre les deux pays sur cette même question, M. Belkhadem a noté qu'il s'agit d'un " malentendu " né de ce qui a été rapporté par la presse sur une réunion à Cannes entre quatre pays (Maroc, Algérie, Espagne et France) pour discuter du conflit sahraoui. Il a rappelé à cet egard que " l'Algérie ne peut se substituer au peuple sahraoui ". Tirant encore la conclusion de ses entretiens avec les responsables espagnols, M. Belkhadem a ajouté : " A partir du moment qu'il nous a été dit officiellement que l'intention de nos amis espagnols était de mettre en ¦uvre le plan (Baker) en rapprochant les points de vue, en restant dans le cadre de la légalité internationale, nous ne pouvons que souscrire. " L'équivoque semble levée. Reste à savoir comment se concrétisera cet engagement espagnol, et de quelle manière pourrait être surmonté l'obstacle marocain.
T. Hocine

LE JEUNE INDEPENDANT
Madrid clarifie sa position
par N.B
http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=11243
Le ministre des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, a salué hier la position espagnole "tranchante"par rapport au plan Baker pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Lors de la conférence de presse, qu'il a animée conjointement avec son homologue espagnol à l'issue d'une visite officielle dans ce pays, M. Belkhadem s'est dit satisfait de voir le royaume espagnol lever toutes les ambiguïtés ayant entouré sa position par rapport au plan Baker. "L'Espagne ne faisant plus référence au plan Baker, nous pensions que la solution souhaitée par Madrid était différente de ce plan.

Maintenant que nous avons la confirmation que l'objectif c'est le droit international, le plan Baker, le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et qu'il faut seulement rapprocher les points de vue pour mettre en ¦uvre, il n'y a plus d'ambiguïtés et nous sommes d'accord", a remarqué M. Belkhadem.

Ce dernier a affiché sa satisfaction quant au rapprochement des points de vue entre les deux pays, lesquels mettent en avant le droit international et le droit du peuple sahraoui à s'autodéterminer. "La volonté du gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker", a indiqué le ministre espagnol Miguel Moaratinos.

Une déclaration qui a conforté la position algérienne, comme a tenu à le souligner Belkhadem, affirmant : "Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses." Ce à quoi, répond son hôte, en déclarant qu'il n'y a pas de malentendus entre les deux pays par rapport à la question sahraouie.
N. B.

LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Belkhadem en Espagne : "Nos relations sont excellentes"
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18218&idc=4&PHPSESSID=6c881714271d4e0691e3e8dd44cadfbd Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, a déclaré mardi que sa visite à Madrid vise à "hisser les relations économiques et commerciales entre les deux pays au niveau des relations politiques qui sont excellentes". Lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, M. Belkhadem a souligné que les entretiens qu'il a eus avec le président du gouvernement, M. José Luis Rodriguez Zapatero, et avec son homologue ont été l'occasion de passer en revue l'ensemble des questions bilatérales sur le plan commercial et économique ainsi qu'en ce qui concerne les investissements et les potentialités qu'offre le partenariat entre les deux pays. M. Belkhadem a annoncé dans ce contexte de dynamisation de la coopération que le ministre espagnol des Affaires étrangères se rendra à la mi-janvier à Alger pour poursuivre les préparatifs de la réunion de haut niveau que présidera le chef de l'Etat algérien, M. Abdelaziz Bouteflika, et le président du gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero, et qui se tiendra à la fin du mois de janvier ou au début du mois de février 2005 à Madrid, en application du traité d'amitié, de coopération et de bon voisinage entre les deux pays. S'agissant des perspectives de partenariat, le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, a précisé que les entretiens ont porté sur les possibilités de développer la coopération dans les domaines de la pêche, de la construction de logements, de la modernisation des chemins de fer et de la réalisation de tramways, de barrages et d'autres infrastructures en Algérie. Il a rappelé à ce propos que l'Algérie compte investir environ 50 milliards de dollars pour "moderniser son économie et réaliser des infrastructures très importantes" et qu'elle souhaite bénéficier dans ce contexte de l'expertise et du savoir-faire espagnols. Outre la coopération bilatérale, a ajouté M. Belkhadem, les deux parties ont abordé les questions internationales d'intérêt commun, notamment l'Irak et le Proche-Orient. A cet égard, il a relevé la "grande convergence de vues" entre l'Espagne et l'Algérie, saluant la "position courageuse de l'Espagne à propos de l'Irak et les efforts qu'elle consent  pour soulager les souffrances du peuple palestinien".
De son côté, le chef de la diplomatie espagnole a souligné que le niveau des relations entre l'Algérie et l'Espagne est "excellent", relevant que les deux pays n'avaient jamais atteint auparavant un "niveau tant élevé de contacts institutionnels et politiques et de profondeur dans les relations économiques, financières et énergétiques, consulaires, sécuritaires et dans tous les secteurs". M. Moratinos a indiqué que les deux délégations sont convenues de conclure un accord global de coopération économique et financière et réaffirmé que le gouvernement espagnol "appuie totalement" l'exécution du projet de gazoduc sous-marin Medgaz qui sera inscrit comme projet prioritaire fin décembre. "C'est un projet stratégique à travers lequel nous voulons intensifier l'excellente coopération énergétique qui lie l'Algérie à l'Espagne", a-t-il affirmé. Il a ajouté que tous les aspects de la coopération,  économie, culture et lutte contre le terrorisme - dont il s'est félicité - seront examinés lors de la réunion de la commission mixte prévue au cours de la première semaine du mois de janvier. La conférence de presse de MM. Belkhadem et Moratinos a été précédée de la signature par les deux ministres d'un accord en vertu duquel les permis de conduire délivrés en Algérie seront considérés comme valables en Espagne. Rappelons que le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, avait été reçu en début d'après-midi par le président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, et devait être reçu en fin de journée par le roi Juan Carlos. MM. Belkhadem et Moratinos ont eu au cours de l'après-midi des entretiens qui devaient se poursuivre dans la soirée en relation avec les 5+5, la Méditerranée occidentale et la conférence euro-méditerranéenne de Barcelone.

LE JEUNE INDEPENDANT
Madrid clarifie sa position
http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=11243
par N.B

Le ministre des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, a salué hier la position espagnole "tranchante"par rapport au plan Baker pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Lors de la conférence de presse, qu'il a animée conjointement avec son homologue espagnol à l'issue d'une visite officielle dans ce pays, M. Belkhadem s'est dit satisfait de voir le royaume espagnol lever toutes les ambiguïtés ayant entouré sa position par rapport au plan Baker. "L'Espagne ne faisant plus référence au plan Baker, nous pensions que la solution souhaitée par Madrid était différente de ce plan.

Maintenant que nous avons la confirmation que l'objectif c'est le droit international, le plan Baker, le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et qu'il faut seulement rapprocher les points de vue pour mettre en ¦uvre, il n'y a plus d'ambiguïtés et nous sommes d'accord", a remarqué M. Belkhadem.

Ce dernier a affiché sa satisfaction quant au rapprochement des points de vue entre les deux pays, lesquels mettent en avant le droit international et le droit du peuple sahraoui à s'autodéterminer. "La volonté du gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker", a indiqué le ministre espagnol Miguel Moaratinos.

Une déclaration qui a conforté la position algérienne, comme a tenu à le souligner Belkhadem, affirmant : "Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses." Ce à quoi, répond son hôte, en déclarant qu'il n'y a pas de malentendus entre les deux pays par rapport à la question sahraouie.
N. B.

6. SERBIE - MONTENEGRO- RASD

LE JEUNE INDEPENDANT
Préoccupé par le statut du Kosovo . Belgrade retire sa reconnaissance de la RASD
par Mourad. A. - http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=11228

La Fédération de Serbie-Monténégro (ex-Yougoslavie) a retiré mardi sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, proclamée en 1975). Cette annonce a été faite à l'occasion d'une visite officielle du chef de la diplomatie marocaine, Mohamed Benaïssa.

L'ex-Yougoslavie avait reconnu officiellement la RASD en 1984. Le ministre des Affaires étrangères de Serbie-Monténégro, Vuk Draskovic, a déclaré que la reconnaissance du Sahara occidental par l'ancienne Yougoslavie communiste, disparue au début des années 1990 et composée de six républiques, était une "violation de la Charte de l'ONU" !.

Il a ajouté à son homologue marocain : "Nous sommes contre l'établissement d'un soi-disant Etat sur le territoire d'un autre Etat souverain et indépendant". Belgrade en fait est préoccupé par l'affaire du Kosovo, dont le statut n'est pas comparable à celui du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole envahie puis annexée par le Maroc en 1975, et dont le Front Polisario, réclame l'indépendance.

Pour définir le statut final du Kosovo, la société internationale presse Belgrade d'engager un dialogue avec les leaders des Albanais de la province, majoritaires dans cette province serbe administrée par l'ONU. Les Serbes y avaient boycotté les élections législatives.

En réaction, les Européens souhaitent transférer plus de pouvoirs aux institutions de ce territoire, dont le statut semble s'acheminer vers l'indépendance. "Avec chaque rejet d'un dialogue direct entre Pristina et Belgrade, entre Serbes et Albanais, la question du statut final du Kosovo devient de plus en plus urgente à l'agenda international", a déclaré justement le ministre britannique chargé de l'Europe à Vuk Draskovic.

Par contre, la RASD est encore reconnue par une quarantaine d'Etats. Si certains pays, dont l'Inde, ont retiré ou gelé cette reconnaissance ces dernières années, la RASD a toutefois bénéficié en septembre de la reconnaissance de l'Afrique du Sud.

C'est un problème de décolonisation inachevé, et le Conseil de sécurité doit se prononcer cette fin de mois sur le rôle et le mandat des Nations unies pour trouver une solution à ce conflit qui paralyse depuis près de 30 ans l'intégration régionale et politique du Maghreb.
M. A.

AL BAYANE
Le sens de l'histoire
(10/28/2004)  par Ahmed Zaki
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=44213
Le retrait de la reconnaissance de la RASD par la République de Serbie-Monténégro est un événement d'importance majeure pour l'évolution du dossier du Sahara marocain sur le plan international. Ce n'est pas uniquement un retrait de plus, mais bel et bien l'illustration de ce que peuvent envisager la plupart des pays qui, à la faveur de la guerre froide et de la concurrence Est-Ouest, s'étaient laissé entraîner à suivre le régime "tiers-mondiste" d'Alger dans son adversité envers le Maroc "monarchique et réactionnaire", selon la propagande algérienne durant les années 70 et 80. Ce fut le cas d'un certain nombre de pays africains et latino-américains qui ont franchi le Rubicon en reconnaissant une république fantomatique qui s'est révélée être une véritable supercherie du 20e siècle.
Dès lors, la diplomatie marocaine est en devoir de multiplier les efforts pour aller au contact de ces pays dont certains sont désormais disponibles pour étudier le retrait de leur reconnaissance à la RASD, pour peu qu'un travail en profondeur soit mené d'une manière militante et cohérente.
Force est de reconnaître que tel n'est malheureusement pas encore le cas au moment où le régime algérien multiplie pressions et promesses à travers le monde pour recueillir de nouveaux parrains à ses protégés du Polisario, comme nous venons de le voir avec l'Afrique du Sud, engagée à contre-courant de l'histoire dans une voie sans issue et dans une entreprise perdue d'avance. Le Maroc doit avoir l'ambition d'infliger de nouvelles défaites à tous les adversaires de son intégrité territoriale à la tête desquels se trouve le pouvoir algérien.

7. MAROC - SAHARA

AUJOURD'HUI LE MAROC
Sahara : Boucetta appelle à une révision de la constitution
URL de L'article: http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22193

 Ex-ministre istiqlalien des Affaires étrangères, M'hamed Boucetta, estime que le Maroc doit organiser deux référendums pour asseoir la régionalisation, seule solution à ses yeux pour régler définitivement le problème du Sahara.

ALM : Vous avez déclaré lors d'une conférence, sur le Sahara marocain, organisée par la Fondation Allal El Fassi que le Maroc doit constitutionnaliser la régionalisation. Qu'est-ce que vous entendez par cela?
M'hamed Boucetta : Effectivement, la constitutionnalité de la régionalisation est un élément impératif, non seulement pour la question du Sahara marocain mais également pour le développement économique et social de tout le pays. A cet effet, je pense que le Maroc devrait organiser deux référendums et non pas un seul. Le premier aura pour but de modifier la Constitution pour y inscrire ce choix stratégique qu'est la régionalisation en lui conférant un caractère hautement solennel. En effet, il ne faut plus se contenter d'affirmer notre volonté de tendre vers la régionalisation, comme cela a été le cas en 1992. La Constitution ainsi modifiée doit comporter des détails relatifs aux structures régionales, leurs missions et leurs compétences.
Et le deuxième référendum?
Ce deuxième référendum sera organisé à un niveau local. Ce sera une consultation populaire dans laquelle les habitants de chaque région se prononceront sur les spécificités de leur région. Ils auront la possibilité d'ajouter telle ou telle disposition en matière d'organisation et de gestion. Mais ceci dit, des spécialistes en la matière devront se pencher sur ces deux référendums. Je n'ai pas de recettes toutes faites.
Vous êtes sûr que, par ces référendums, nous n'entendrons plus parler de l'affaire du Sahara?
J'en suis certain. Nous ferons d'une pierre deux coups. D'une part, nous résoudrons nos problèmes internes de développement économique et social. Et d'autre part, nous satisferons énormément de demandes externes. Car, je vous le rappelle, les Nations Unies ont toujours insisté pour que toute solution au problème du Sahara marocain ne soit envisageable que dans le cadre d'une autonomie et dans le respect total des frontières du Maroc.
Vous estimez que le Maroc doit passer à la vitesse supérieure sans la participation algérienne?
Je ne comprends pas pourquoi on s'attache à l'accord algérien. L'Algérie a clairement affiché sa position. Elle refuse catégoriquement toute solution au conflit, autre que celle qui octroie l'indépendance au polisario. Pour elle, l'idée d'une région autonome sous souveraineté marocaine est écartée d'avance. Alors arrêtons de demander aux Algériens d'adhérer à notre vision de l'avenir. Cela ne veut pas dire que nous renoncerons un jour à la construction d'un Maghreb solidaire et prospère. Bien au contraire. Mais en attendant que l'Algérie veuille bien nous écouter, encourageons, chez nous, la démocratie d'approche et promouvons un développement par la région.
Vous avez dit, lors de la conférence sur le Sahara marocain, que l'Algérie a créé le polisario en se basant sur des erreurs d'évaluation de la politique marocaine. Quelles sont ces erreurs ?
Il s'agit exactement de quatre erreurs d'analyse. Alger pensait que le Maroc avait une armée faible et un gouvernement sans appui populaire. En outre, les Algériens pensaient que la Mauritanie et l'Espagne ne se tiendraient jamais aux côtés du Maroc.
Prenons point par point. La faiblesse de l'armée marocaine, tout d'abord.
L'Algérie a estimé que le Maroc serait incapable de s'opposer à une invasion de son Sahara compte tenu du fait que son armée était soi-disant décapitée après les deux tentatives de putsch avortées. D'ailleurs, à cette époque, la presse algérienne affirmait que l'armée marocaine était véritablement faible et ne pouvait faire le poids face à l'armée algérienne.L'histoire a montré que ces calculs étaient totalement faux. J'en veux pour preuve Amgala I et Amgala II. Dans la première bataille, nos Forces Armées Royales ont réussi à assiéger les troupes algériennes. Ce n'est qu'après l'intervention de Housni Moubarak, à l'époque vice-président égyptien, venu sur place, que feu Hassan II a donné l'ordre de lever le siège d'Amgala. A Amgala II, pratiquement le même scénario s'est produit. Les FAR n'avaient devant eux que des troupes algériennes. Plusieurs militaires algériens se sont faits prisonniers puis transférés à Témara. Et là encore, suite à une médiation égyptienne, le Maroc les a relâchés.
Qu'en est-il de la fragilité du gouvernement?
Effectivement, puisque les grands partis politiques marocains ne participaient pas au gouvernement de l'époque, l'Algérie a cru que le Souverain n'avait pas de soutien populaire. Or, il s'est avéré que l'Istiqlal et l'USFP étaient bel et bien présents dans toutes les tournées effectuées dans le monde entier pour expliquer la position marocaine.
Madrid et Nouakchott, alors?
Les Algériens avaient l'impression que la Mauritanie ne s'alignerait jamais sur la position marocaine car des partis comme l'Istiqlal revendiquaient justement la souveraineté marocaine sur la Mauritanie. Aussi, la prétention de Boumediene lui a fait croire que l'Algérie était indispensable pour le développement économique de l'Espagne. Il se trouve que S.M. le Roi a fait appel à la Mauritanie et à l'Espagne, qui ont accepté de signer le fameux Traité de Madrid.
D'ailleurs, Abdelaziz Bouteflika, à l'époque ministre des Affaires étrangères, s'était rendu à Madrid pour exercer des pressions extraordinaires et empêcher la signature du Traité. Même chose pour le président mauritanien, Moukhtar Oueld Dada qui a eu droit à des remontrances de la part de Boumediene.
Publié par : Abdelmohsin EL HASSOUNI
Date de publication : 28-10-2004

AFP
Sahara occidental: proposition de réforme constitutionnelle pour l'autonomie
 (AFP 28/10/2004)

RABAT, 28 oct (AFP) - Un référendum devrait être organisé au Maroc pour une réforme constitutionnelle rendant possible une certaine autonomie au Sahara occidental, a estimé jeudi un responsable de l'Istiqlal, l'un des principaux partis de la coalition gouvernementale marocaine.

La proposition est publiée le jour même de la réunion à New York du Conseil de sécurité qui devait débattre du renouvellement du mandat de la Minurso, la mission de l'Onu présente au Sahara occidental - un territoire annexé par le Maroc en 1975 et objet d'un conflit qui l'oppose au front Polisario.

Dans une interview publiée jeudi par le quotidien Aujourd'hui le Maroc, Mhammed Boucetta, ancien ministre des Affaires étrangères, indique que le référendum national permettrait d'inscrire dans la Constitution "ce choix stratégique qu'est la régionalisation, en lui conférant un caractère hautement solennel".

"La constitutionnalité de la régionalisation est un élément impératif, non seulement pour la question du Sahara marocain, mais également pour le développement économique et social de tout le pays", a déclaré par ailleurs M. Boucetta, membre du "Conseil de la présidence" de l'Istiqlal.

Un deuxième référendum, organisé dans chacune des régions marocaines - dont le Sahara occidental - permettrait aux habitants de se prononcer sur les "spécificités de leur région" et "d'ajouter telle ou telle disposition en matière d'organisation et de gestion", selon l'idée de M. Boucetta.

"Nous ferons d'une pierre deux coups", estime-t-il. D'une part, nous résoudrons nos problèmes internes de développement économique et social, et d'autre part, nous satisferons énormément de demandes externes", ajoute M. Boucetta.

L'Onu, assure-t-il, tient à ce que "toute solution au problème du Sahara marocain ne soit envisageable que dans le cadre d'une autonomie et dans le respect total des frontières du Maroc".

La résolution du conflit du Sahara occidental, qui oppose le Maroc au front Polisario soutenu notamment par l'Algérie, bute depuis près de 30 ans sur la question de l'organisation d'un référendum d'autodétermination, une consultation jugée "obsolète" par Rabat.

LE MATIN.MA / MAP
M. Taïeb Fassi Fihri devant le Parlement : ferme volonté de sauvegarder l'intégrité territoriale
28.10.2004  | http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=40008
Le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taïeb Fassi Fihri, a réaffirmé mercredi la volonté "ferme et inébranlable" du Maroc en ce qui concerne la sauvegarde de son intégrité territoriale afin de parvenir à une solution politique négociée et définitive dans le cadre de la légalité internationale. Le ministre, qui répondait à la Chambre des Représentants, à une question orale sur les derniers développements de la cause nationale et la stratégie adoptée pour faire face aux ennemis de l'intégrité territoriale du Maroc

a souligné que l'action diplomatique du Royaume dans ce dossier crucial est fondée sur une stratégie claire et bien définie, avec comme objectif de convaincre ses partenaires de la légitimité et de la justesse de sa cause nationale en vue de recueillir plus de soutien et de sympathie et de mettre en échec les campagnes fallacieuses menées par les ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume.
Après avoir passé en revue l'évolution politique et diplomatique de la question du Sahara marocain durant les dernières années, M. Fassi Fihri a affirmé que le Royaume est parvenu à écarter tout développement négatif susceptible de nuire à ses intérêts légitimes.
Après avoir passé en revue l'évolution politique et diplomatique de la question du Sahara marocain durant les dernières années, M. Fassi Fihri a affirmé que le Royaume est parvenu à écarter tout développement négatif susceptible de nuire à ses intérêts légitimes comme il a réussi à convaincre plus de 30 pays de retirer leur reconnaissance à la prétendue "rasd", en Afrique et dans les autres continents, et dont le dernier en date est la Serbie-Monténégro.
Cette stratégie était axée, ces dernières années, sur l'ouverture de nouvelles missions à travers le monde en plus des efforts déployés pour améliorer la méthodologie et les moyens d'action tant sur le plan technique qu'au niveau de la qualification des ressources humaines qui font preuve d'esprit d'initiative et d'anticipation, a-t-il ajouté.
Le ministre a affirmé à nouveau que la question de l'intégrité territoriale est "sacrée pour tous les Marocains qui demeurent mobilisés derrière S.M. le Roi Mohammed VI", soulignant que l'action qui doit être entreprise en faveur de la cause nationale ne saurait se limiter à la seule diplomatie officielle mais englober aussi toutes les forces vives et représentatives de la nation dont les assaociations de la société civile.
Le gouvernement est disposé, dans le cadre d'une vision nationale homogène et complémentaire, à poursuivre et à renforcer la coopération et la coordination avec les représentants de la nation conformément aux Hautes directives Royales, dans le but de dynamiser la diplomatie parlementaire pour défendre la cause nationale au sein de toutes les instances internationales, avec courage et efficacité, a poursuivi le ministre.
MAP

MAP / INTOX
Benbella affirme avoir toujours oeuvré pour tourner la page  du conflit maroco-algérien au sujet du Sahara    
 http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/benbella_sahara.htm
Rabat, 28/10/04- L'ancien président algérien, M. Ahmed Benbella, a affirmé avoir toujours oeuvré pour tourner la page du conflit entre le Maroc et l'Algérie au sujet du Sahara, faisant part de son regret de voir ce "conflit se poursuivre".

M. Benbella, qui était l'invité de l'émission "sans frontières" de la chaîne satellitaire "Al jazeera", diffusée mercredi soir, a ajouté, en réponse à une question sur le différend entre les deux pays, que "(sa) position sur cette question est connue" et qu'il "refuse cette situation".

Il a ajouté avoir expliqué sa position au sujet de ce conflit au président algérien Abdelaziz Bouteflika.

Lors de cette émission consacrée à la situation intérieure en Algérie, l'ancien président algérien a souligné que "rien ne pourrait nous séparer de nos frères au Maroc", rappelant le soutien apporté par tous les marocains à l'Algérie lors de la guerre de libération.

M. Benbella a affirmé, à ce propos, que "les frères marocains étaient à nos côtés pendant la révolution et ont fait l'impossible dans ce cadre. Nous n'oublierons pas et aucun algérien ne doit jamais oublier le soutien et l'assistance que nous a apportés le Roi Mohammed V à cet égard".

8. MAROC - MAKHZEN - LIVRE

L'OPINION
Lecture dans " les trois rois " (deuxième partie) Un billet pour ramener le Roi de sa lune
http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=5890
A tout seigneur tout honneur. Hassan II est au centre de l'ouvrage, son tenant et son aboutissant. Il arrive à l'auteur de trouver au défunt Roi des qualités. Mais jamais beaucoup ni pour longtemps.

Contraint et forcé, il concède que la marche verte est un coup de génie, mais fera tout en s'appuyant sur rien et son synonyme pour lui en contester la paternité. Car ce Roi qui " n'a pas seulement eu la chance insolente d'échapper à deux attentats " a eu également pour lui " l'Histoire et le hasard du calendrier [qui] lui ont aussi souri, lui fournissant l'occasion [grâce à la marche verte] de repartir sur de nouvelles bases et de consolider définitivement son trône ". Et cela est plus que ne peut en supporter I. Dalle.

En essayant de banaliser la monarchie marocaine au nom d'une modernité qui a pour corollaire le fatras socialisant à la sauce panarabe, I. Dalle a livré une des clés qui animent l'hostilité d'une certaine France à l'égard du Maroc (cf. L'Opinion du 27 octobre 04). Dans sa lancée, il essaye de détrôner le Roi de la lune où l'avait installé la psychologie des foules le soir de son exil. Et par mégarde, il livre le rôle de puissances étrangères dans la déstabilisation du Maroc fraîchement indépendant

Démythification du père de l'indépendance, banalisation de la monarchie, glorification de la féodalité caïdale, éloge des agents issus de l'administration coloniale, encensement des élites qui fleurent bien la France, tout y passe donc et le reste est à l'avenant. Mohammed V et sa descendance sont soumis à de l'apprenti psychanalyse. L'opposition de style entre Mohammed V et son fils, puis entre Mohammed VI et son père est présentée comme un problème préoccupant qui fait l'objet de notes diplomatiques alors qu'il s'inscrit dans la nature même des choses. Psychanalyste à ses moments perdus, l'auteur n'a pas entendu parler d'Oedipe et au lieu d'admettre que rarement fils tient tout de son géniteur, il préfère conclure au désaccord plutôt qu'à la complémentarité (p 189 à 194). Tel le flic des séries américaines, l'auteur retiendra contre ces présumés coupables de tous les maux du monde tout ce qu'ils diront ou feront et contrairement au policier américain il n'épargnera pas jusqu'à leurs silences. Mohammed V est souple, il est faible et hésitant, au pire retors. Hassan II se montre-t-il ferme, il est violent et brutal, au mieux arrogant.

Dans cette foulée sans fin, toute décision de Mohammed V est voulue comme la démonstration de son " caractère ambigu et indécis ", tiraillé entre ses relations avec le mouvement national et les pressions de son fils Moulay Hassan. Mais jamais comme des choix et des réponses d'ordre stratégique ou tactique. Il en est ainsi lorsqu'il reproche au Roi des carrières centrales de laisser de côté l'organisation séance tenante des élections pour leur substituer la création d'une assemblée nationale consultative (p 265). Peu lui importe si moins d'une page plus tard il se contredit en évoquant la situation particulière du Maroc au lendemain de l'indépendance qui ne favorisait pas l'organisation d'élections dont personne par ailleurs, dit-il, ne voulait.

Mais Mohammed V qui décède relativement jeune est trop auréolé pour se laisser détrôner aisément de la lune où la psychologie des foules l'a installé au lendemain de son exil en 1953. Qu'à cela ne tienne. L'auteur s'essaye à lui offrir un billet retour en vendant l'image d'un souverain avide d'argent qu'il amasse par brassées pour le placer à l'étranger. Tout ce qu'il prétend n'est peut-être pas faux, mais tout ce qu'il avance n'est certainement pas vrai. En tout cas la démonstration qu'il en fait ne tient pas entièrement la route. Supposons toutefois. Deux explications se présentent : la cupidité, un peu courte, que privilégie l'auteur, mais aussi la nécessité de se mettre à l'abri des aléas de la vie, ce qui est légitime. I. Dalle a bien lu Robert Dubois-Roquebert, mais il n'a nullement retenu que le souverain qui revient de Madagascar est un Roi échaudé. Il a souffert des affres de l'exil et suffisamment subi le bon vouloir de l'administration coloniale pour penser à se donner les moyens de résistance en cas de récidive.

La piste de la mise à l'abri d'un trésor de guerre que l'auteur néglige est d'autant plus intéressante que le Maroc est dans une zone de turbulence jamais loin de l'insurrection à l'instigation ou non de la France où certains milieux ne désespéraient pas encore d'une république marocaine. N'est-ce pas l'auteur lui-même qui nous rappelle que beaucoup de Français, dont le vénérable Edgar Faure, ne comprenaient pas l'attachement des Marocains à la personne du Roi. C'est encore lui qui évoque une France plus coloniale que jamais n'écartant pas l'éventualité d'une intervention militaire dans le Maroc indépendant (p 170 et 171 notamment). Ce sont enfin les télégrammes qu'il a exhumés pour notre plaisir qui nous font découvrir, " à la fin du règne de Mohammed V ", un ambassadeur français, Roger Seydoux, " satisfait du courant progressiste " et d'autant plus heureux de ses contacts avec l'opposition UNFP qui essaye d'affaiblir le soutien de Paris au Palais qu'ils " ne se limitent pas au seul Bouabid " (p 252, 253).

Mais si nous avons droit à ces " confidences " sur l'interventionnisme français, par exemple que les difficultés du gouvernement Abdellah Ibrahim surviennent surtout quand il y a des mesures touchant les intérêts de la France, ce n'est guère pour mettre en exergue la part de responsabilité de puissances étrangères dans les difficultés du Maroc. Le but est évidemment là où, constance oblige, il y a moyen de nous démontrer, sur la foi d'un télégramme de l'ambassade, que les indices " permettent de penser que le pouvoir royal se dégrade rapidement [et que] la combinaison ministérielle sous la vice-présidence du prince héritier se montre de plus en plus inefficace (...) ".

Les clichés ont la peau dure. Sentences d'hier, jugements d'aujourd'hui, mots de toujours ; dans le cinéma que nous projette I. Dalle les ressemblances ne sont pas le fruit du hasard. Mais à tout seigneur tout honneur. Hassan II est au centre de l'ouvrage, son tenant et son aboutissant. Sarcastique pour le plaisir, l'auteur se gausse, c'est son droit, du concept " de la démocratie sociale au détriment de la démocratie élective " que défend Hassan II (p 230). Il enjambera cependant sans remords l'obstacle que lui pose une bonne partie de l'UNFP qui endossera sa variante prolétarienne sous le slogan " du gouvernement ouvrier " devant préparer le terrain à la démocratie. Slogan qui n'est pas sans rapport avec son accord sur l'état d'exception de 1965 que l'actuel premier secrétaire de l'USFP Mohamed El Yazghi reconnaîtra courageusement comme une erreur.

On peut tout reprocher à Hassan II, sauf ce qu'il a bien fait. Sur sa lancée, I. Dalle fait mine de ne pas le savoir. Sans craindre le ridicule, Il sera sans merci pour la politique des barrages et de l'irrigation.

Qu'importe si elle permet au Maroc de traverser sans trop de dégâts les longues années de sécheresse récurrente et moins encore si elle a valu à Hassan II le grand prix international de l'eau.

Mais dans l'infiniment inepte, il y a mieux ; l'arabisation. Prônée par Hassan II, elle est raillée du fait qu'au même moment le percepteur royal sollicite des livres à la mission française pour le prince héritier (p 346, 347). Comme s'il ne tombait pas sous le sens que l'éducation d'un futur roi doit être la plus complète et la plus diversifiée. Comme si Hassan II, qui a toujours considéré que parler une seule langue relevait de l'analphabétisme, avait jamais fait mystère de sa volonté d'ouverture sur les autres cultures et notamment, pour des raisons historiques, française au grand dam de nombreux nationalistes.

Mais l'une des contradictions majeures de ce livre demeure qu'il s'échine tout au long des huit cents pages à démontrer que la politique de Hassan II combine " de manière caricaturale [dans le monde rural entre autres] les tares dominantes du régime : passe-droits inadmissibles, corruption de fonctionnaires, exactions, faillite de l'État, etc. " (p 762) pour regretter par ailleurs que le Roi défunt n'ait pas initié son successeur davantage aux affaires de l'Etat (p 760 notamment). D'où tient-il d'ailleurs que le défunt Roi tenait son héritier à l'écart de la gestion du royaume si ce n'est du simple fait qu'il n'intervenait pas publiquement. Maurice Druon qui connaissait Hassan II aussi bien que son fils rapporte qu'après l'accident de celui qui était encore " smyite sidi " que le Roi lui confia avoir eu plus peur pour le prince héritier, qui est dans sa conception un métier exigeant un long apprentissage, que pour le fils.

Mettons un bémol. Il arrive à l'auteur de trouver au défunt Roi des qualités. Mais jamais beaucoup ni pour longtemps. Contraint et forcé, il concède que la marche verte est le coup de génie de Hassan II, mais fera tout en s'appuyant sur rien et son synonyme anonyme pour lui en contester la paternité. Car ce Roi qui " n'a pas seulement eu la chance insolente d'échapper à deux attentats " a eu également pour lui " l'Histoire et le hasard du calendrier [qui] lui ont aussi souri, au milieu des années soixante-dix lui fournissant l'occasion [grâce à la marche verte] de repartir sur de nouvelles bases et de consolider définitivement son trône ". Et cela est plus que ne peut en supporter I. Dalle qui ne se résout pas à faire contre mauvaise fortune bon c¦ur. La suite sera donc du même acabit.
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Demain : Ces Ordonnances devenues les bons samaritains de l'armée
Naïm KAMAL

9. SAHARA - ALGERIE - MAURITANIE

AFP
 Le ministère algérien des Affaires étrangères en visite à Nouakchott 
http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041028145501.rr2xoco9.xml
ALGER, 28 oct (AFP) 
  Le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelaziz Belkhadem s'est rendu jeudi Nouakchott dans le cadre d'un "renforcement des relations bilatérales" et "des préparatifs du prochain Sommet arabe prévu à Alger en mars prochain", a-t-on annoncé de source officielle à Alger. 
 M. Belkhadem est attendu à Nouakchott en qualité d'envoyé spécial du président Abdelaziz Bouteflika auprès de son homologue mauritanien Maaouiya Ould Sid Ahmed Taya, a-t-on précisé de même source. 


#3001 De: wsahara@...
Fecha: Jue, 28 de Oct, 2004 2:28 am
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 27-X-2004
wsahara@...
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Mensaje: 1
De: Khatry Beirouk y Carlos Ruiz Miguel
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 27-X-2004

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Llamamiento urgente
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Llamamiento urgente del ex preso político saharai Ali Salem Tamek a quien las
autoridades marroquíes de las zonas ocupadas no conceden el pasaporte.
Queridos amigos y militantes,
Os escribo para deciros que me encuentro privado de mi pasaporte que necesito
con urgencia lo antes posible porque tengo que salir al extranjero para
hospitalizarme. No es necesario decir que sufro de diferentes enfermedades
(asma, crisis cardiacas, reumatismo, males de intestino y estómago, problemas
de piel…) como resultado de mi detención y de mis 17 huelgas de hambre que
realicé antes de mi liberación.
Algunas de esas enfermedades y otros nuevos síntomas, según creo, son
consecuencia de las inyecciones que me pusieron los sanitarios del hospital
marroquí en el que estuve ingresado. Por todo esto os pido urgentemente que
presionéis a las autoridades marroquíes para que realicen una investigación
transparente sobre estos hechos.
Espero tener noticias vuestras pronto y muchas gracias.
TAMEK Ali Salem

Por favor enviar cartas de protesta :
FAX DEL MINISTERIO MARROQUI DEL INTERIOR:  0021237762056
FAX DEL MINISTERIO MARROQUI DE JUSTICIA:  0021237730772
FAX DEL MINISTERIO MARROQUI DE ASUNTOS EXTERIORES:  0021237765508



Temas de este resumen:
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S U M A R I O

1.SAHARA-ONU

- EL PAÍS: La ONU prorrogará sin cambios la misión en el Sáhara
http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041027elpepiint_21&type=Tes&am\
p;anchor=elpporint&amp;d_date=



2. SAHARA-ESPAÑA-ARGELIA

-Swiss Info: España y Argelia recuperan la sintonía sobre Sahara Occidental
  http://www.swissinfo.org/ses/Swissinfo.html?siteSect=143&sid=5298455

-EL PAIS: Argelia expresa plena coincidencia y apoyo a las gestiones españolas
sobre el Sáhara
http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041027elpepinac_22&type=Tes&am\
p;anchor=elpporesp&amp;d_date=

-ABC: Argelia, satisfecha al saber que Madrid sí apoya el Plan Baker para el
Sahara
 
http://www.abc.es/abc/pg041027/prensa/noticias/Nacional/Nacional/200410/27/NAC-N\
AC-019.asp

-CANARIAS AHORA: Argelia secunda la posición española sobre el Sáhara
 
http://www.canariasahora.com/portada/editar_noticia.asp?idnoticia=52389&idtemage\
neral=3

-NORTE CASTILLA: Moratinos aboga por el Plan Baker para resolver el conflicto
del Sahara
 
http://www.nortecastilla.es/pg041027/prensa/noticias/Internacional/200410/27/VAL\
-INT-173.html

-CANARIAS INDYMEDIA: Siroco diplomático sobre Sáhara
  http://canarias.indymedia.org/newswire/display/8822/index.php


3. SAHARA-ESPAÑA-SOLIDARIDAD
-EUROPA SUR: Amigos del Pueblo Saharaui irá a una protesta en Madrid
  http://www.europasur.com/europasur/articulo.asp?idart=503216&idcat=1281

-EL PERIODICO DE GIJON: Parte la caravana de apoyo a los saharauis
  http://www.elperiodicodegijon.es/noticias/noticia.asp?pkid=160680

-LA NUEVA ESPAñA: Ayuda asturiana para el Sahara
 
http://www.lne.es/secciones/asturias/noticia.jsp?pIdNoticia=223468&pIndiceNotici\
a=21

  4. USA-ESPAÑA-MARRUECOS
-LA RAZON: EE UU se lleva a Marruecos la conferencia sobre Oriente Medio
prevista en España
  http://www.larazon.es/noticias/noti_nac17573.htm




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SÁHARA-INFO: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
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1.SAHARA-ONU

EL PAÍS: La ONU prorrogará sin cambios la misión en el Sáhara
http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041027elpepiint_21&type=Tes&am\
p;anchor=elpporint&amp;d_date=

La nueva resolución será votada el jueves
  SANDRO POZZI  -  Nueva York
EL PAÍS  -  Internacional - 27-10-2004

El Consejo de Seguridad de la ONU se reunió ayer para perfilar la nueva
resolución sobre el Sáhara Occidental, que prorrogará seis meses la misión de
la organización en esa zona. Los miembros de este órgano coinciden en que el
texto que se someta, el jueves, a votación sea de trámite, porque en la ONU no
se dan ahora las condiciones para debatir los puntos más sensibles. El
enfrentamiento verbal entre Marruecos y el Frente Polisario y la proximidad de
las elecciones presidenciales en EEUU impiden ir más allá.

El borrador presentado por el grupo de Amigos del Sáhara -integrado por Francia,
España, EEUU, Reino Unido y Rusia- hace referencia a la anterior resolución, la
1.541, adoptada en abril de este año, pero Argelia insiste en que se mencione
también la 1.495, por la que se aprobó el plan de paz diseñado por el emisario
de la ONU, el norteamericano James Baker, y que fue adoptada el 30 de julio de
2003. Baker dimitió en junio pasado.

El borrador omite mencionar al nuevo representante de la Minurso, el peruano
Álvaro de Soto. Argelia rechaza que se le cite como el enviado especial de Kofi
Annan a la zona, lo que cierra de momento la vía para explorar una solución del
conflicto retocando el Plan Baker, como sugirió en agosto pasado el presidente
español, José Luis Rodríguez Zapatero.

Elaborado por el ex secretario de Estado de EE UU, el famoso plan fue aceptado
por Argelia y el Frente Polisario, pero Marruecos lo rechazó porque preveía,
tras un periodo de autonomía, un referéndum de autodeterminación que podía
desembocar en la independencia.



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2. SAHARA-ESPAÑA-ARGELIA

- Swiss Info: España y Argelia recuperan la sintonía sobre Sahara Occidental
  http://www.swissinfo.org/ses/Swissinfo.html?siteSect=143&sid=5298455

España y Argelia recuperan la sintonía sobre Sahara Occidental
MADRID (Reuters) - España y Argelia han aclarado el malentendido que tenían
sobre el conflicto del Sahara Occidental, y Argel vuelve a dar la
bienvenida a los esfuerzos de Madrid de resolver la disputa sobre este
territorio, declaró el martes el ministro de Asuntos Exteriores argelino
Abdelaziz
Belkhadem.

Argelia es el principal apoyo del Frente Polisario, que trata de lograr la
independencia del Sahara Occidental de Marruecos, mientras que España, la
antigua potencia colonial de este territorio desértico, ha intensificado en los
últimos meses sus esfuerzos diplomáticos por arreglar el conflicto.

"El malentendido se ha acabado. Ya no queda ninguna ambigüedad. Estamos de
acuerdo", dijo Belkhadem en una rueda de prensa conjunta con su
homólogo español, Miguel Angel Moratinos, después del encuentro entre ambos que
tuvo lugar el martes en Madrid.

En 1975 Marruecos se quedó con el control del Sahara Occidental, una zona rica
en fosfatos, en bancos pesqueros y que se cree podría serlo también
en petróleo, después de la retirada de España. La consecuencia fue una guerra de
16 años con el Frente Polisario.

Las Naciones Unidas alcanzaron un acuerdo de alto el fuego en 1991, y desde
entonces ha intentado lograr a un acuerdo definitivo, pero el último,
llevado a cabo por el enviado especial James Baker -quien dimitió en junio tras
siete años de esfuerzos fallidos - sigue atascado.

El ex secretario de Estado estadounidense elaboró un plan según el cual el
territorio se convertiría en una semi autonomía de Marruecos durante
cuatro-cinco años, tras lo cual se celebraría un referéndum en el que sus
habitantes podrían elegir entre integrarse en Marruecos, mantener la autonomía
o
la independencia.

Es un plan que Rabat rechaza, mientras que el Polisario y Argel le han dado su
apoyo.

UNA REGION CLAVE PARA LA SEGURIDAD DE ESPAÑA

El Gobierno socialista de José Luis Rodríguez Zapatero quiere que se produzca un
progreso en esta disputa, en parte debido a que, tras los atentados
del 11-M - llevados a cabo por extremistas islámicos, muchos de ellos marroquíes
-, considera la estabilidad en el norte de Africa como clave para su
seguridad.

Desde su llegada al poder ha logrado mejorar las hasta entonces tensas
relaciones con el vecino marroquí, pero sus esfuerzos causaron el nerviosismo
en Argel.

"Al principio no hubo ninguna referencia al plan Baker. Creímos que esta
solución (defendida por España) era algo diferente del plan Baker", añadió
Belkhadem.

Moratinos siempre ha dicho que la solución tendría que estar dentro del marco de
las Naciones Unidas, pero ha mencionado la necesidad de hacer
ajustes en el plan. Su adjunto dijo a Reuters en agosto que la propuesta de la
ONU no era aceptable para Marruecos con su formulación actual.

En la rueda de prensa del martes, Moratinos reiteró que España quiere que se
implemente el plan Baker, pero no ofreció ninguna propuesta específica
sobre cómo salir del atolladero.

Belkhadem declaró que ahora está satisfecho de que España esté pensando en la
misma longitud de onda que Argelia.

"Ambos países apoyan la legalidad internacional, ambos países apoyan el plan
Baker, ambos países apoyan el derecho de autodeterminación del pueblo
saharaui", afirmó.

Cuando se le preguntó en repetidas ocasiones sobre si Argel estaría dispuesto a
realizar ajustes en el plan para hacerlo digerible a Marruecos, el
ministro argelino dijo que el pueblo saharaui habla por sí mismo, y que no es
tarea de Argelia negociar en su nombre.

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-EL PAIS: Argelia expresa plena coincidencia y apoyo a las gestiones españolas
sobre el Sáhara
http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041027elpepinac_22&type=Tes&am\
p;anchor=elpporesp&amp;d_date=

Argelia expresa plena coincidencia y apoyo a las gestiones españolas sobre el
Sáhara
El ministro de Asuntos Exteriores argelino admite que Moratinos quiere aplicar
el 'plan Baker'
PERU EGURBIDE  -  Madrid
EL PAÍS  -  España - 27-10-2004
El ministro de Exteriores de Argelia, Abdelaziz Beljadem, habla con José Luis
Rodríguez Zapatero en presencia de Miguel Ángel Moratinos.
(BERNARDO PÉREZ)

El Gobierno de Argelia se desdijo ayer de sus recientes críticas a las gestiones
españolas para lograr una solución definitiva y pactada al conflicto del Sáhara.
El ministro de Asuntos Exteriores argelino, Abdelaziz Beljadem, manifestó tras
entrevistarse en Madrid con su colega español, Miguel Ángel Moratinos, que las
posiciones de los dos países sobre el contencioso son idénticas y que Argel "no
podría sino celebrar el éxito" de la iniciativa española. Preguntado por EL
PAÍS, en Argel, el pasado martes, sobre su opinión acerca de dicha iniciativa,
el ministro respondió: "No nos gusta". Beljadem, que fue recibido también por
el rey Juan Carlos y por el presidente José Luis Rodríguez Zapatero, con el que
habló del Sáhara, explicó así su cambio de opinión: "Es muy simple. Al principio
no veía ninguna referencia al plan Baker. Ahora, estamos convencidos de que
[para la parte española] se trata de aplicar ese plan".

El ministro situó más precisamente "el origen del malentendido" en que "la
prensa" había hablado de una conferencia a cuatro -con Argelia, Marruecos, el
Polisario y España- para afrontar el problema, y afirmó que su país reaccionó
negativamente, porque las partes en el conflicto son sólo dos: el Polisario y
Marruecos.

Moratinos, que recordó que "siempre" ha expresado la voluntad de aplicar el plan
Baker, sintetizó la posición española en el respeto a la legalidad internacional
y la ONU. Su huésped expresó plena coincidencia con esos principios, y añadió el
derecho a la autodeterminación del pueblo saharaui.

El plan elaborado por el ex secretario de Estado norteamericano James Baker, por
cuenta del secretario general de la ONU, Kofi Annan, prevé una autonomía por
cinco años para el Sáhara seguida de un referéndum de autodeterminación.
Marruecos, que primero aceptó la consulta, ahora la rechaza. El Gobierno de
Zapatero trata de que las partes "retoquen" los dos grandes ejes del plan -tipo
de autonomía y organización del referéndum-, para aplicarlo de forma
consensuada. El Polisario no admite cambios. Argelia es la gran valedora del
Polisario y el país que aloja las bases de los independentistas.

Sobre los retoques del plan, Beljadem insistió en que "sólo" el Polisario y
Marruecos pueden discutirlos, pero añadió que si la ONU, "mediante una
intervención española o de otros países", logran aproximar a las partes,
"Argelia no podría más que celebrarlo".

El ministro argelino dejó claro, por otro lado, que su país acepta al nuevo
sucesor de Baker designado por Annan, el diplomático latinoamericano Álvaro de
Soto, como representante de la Minurso, la fuerza de la ONU para el Sáhara.
Pero también que espera que el secretario general designe otro enviado
"personal".

La entrevista de ayer, en vísperas de la renovación del mandato de la Minurso y
entre polémicas soterradas sobre si el Consejo de Seguridad autoriza o no a De
Soto a trabajar sobre el plan Baker, marca para Moratinos un hito en las
relaciones entre Argelia y España.

El ministro anunció que el proyecto de oleoducto entre Orán y Almería será
prioritario a partir de diciembre y que en enero irá a Argel para preparar la
cumbre bilateral que se celebrará a finales de ese mes en Madrid. Los Reyes
viajarán en visita oficial a Rabat en enero y es posible que también vayan a
Argelia.

Moratinos y Beljadem no almorzaron, porque en Argelia se celebra el Ramadán,
pero volvieron a reunirse por la noche en la embajada argelina para el iftar,
la cena ritual de la penitencia islámica.


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-ABC: Argelia, satisfecha al saber que Madrid sí apoya el Plan Baker para el
Sahara
 
http://www.abc.es/abc/pg041027/prensa/noticias/Nacional/Nacional/200410/27/NAC-N\
AC-019.asp

El ministro argelino de Asuntos Exteriores, Abdelaziz Beljadem, aseguró ayer,
tras entrevistarse en Madrid con su colega español, Miguel Ángel Moratinos, que
su Gobierno comparte la posición de España en relación con el Sahara.

Las palabras del jefe de la diplomacia de Argelia causaron la sorpresa de los
periodistas que asistían a la rueda de prensa conjunta ofrecida por los dos
ministros, por cuanto Beljadem acababa de declarar públicamente sólo unos días
antes que no le gustaba el enfoque que el Gobierno español estaba dando al
contencioso del Sahara Occidental. Beljadem explicó su cambio de actitud,
señalando que tras su entrevista con Moratinos, había podido confirmar que
España sigue apoyando el Plan Baker, algo que, al parecer, antes no tenía claro
a pesar de las visitas del ministro español y del presidente del Gobierno, José
Luis Rodríguez Zapatero, a Argel.

Coincidencia

Los argelinos pensaban, segun reconoció el ministro, que España buscaba ahora
una solución distinta al Plan Baker (que prevé un referéndum de
autodeterminación para los saharuis, tras cuatro o cinco años de autonomía),
pero ahora se muestran satisfechos de coincidir con España «en aplicar el Plan
Baker, acercando los puntos de vista de saharauis y marroquíes y respetando
siempre la legalidad internacional», iindicó.

Por su parte, Moratinos afirmó que «no hay malentendidos» entre España y Argelia
y que los dos Gobiernos están dispuestos a poner en marcha esfuerzos
diplomáticos que permitan encontrar una solución. No obstante, el ministro no
quiso precisar qué retoques sería necesario incluir en el Plan Baker, a los que
se ha referido en otras ocasiones, y se limitó a insistir en que España está
trabajando para lograr un acercamiento entre las dos partes: Marruecos y el
Frente Polisario. Además, se mostró confiado en que, en los próximos días, se
logrará en el Consejo de Seguridad «una resolución de consenso para buscar una
solución definitiva al problema del Sahara».

España querría que el Consejo diera un mandato para negociar a Álvaro de Soto,
representante especial del secretario general de la ONU, Kofi Annan, pero no
parece que ello vaya a ser fácil. Argelia es uno de los países que se oponen y
ayer el propio Beljadem dijo que aceptan sin problemas a De Soto como
representante de la Misión de la ONU para el Referéndum en el Sahara Occidental
(Minurso), pero no como enviado personal de Annan, y prefieren a otro sustituto
de Baker.

Por otra parte, Beljadem, que ayer fue recibido también por Su Majestad el Rey y
por el presidente del Gobierno, planteó a éste, según pudo saber ABC, la
posibilidad de adquirir en nuestro país un buque metanero, una idea bien
acogida por las autoridades españolas en un momento en que cualquier contrato
puede contribuir a paliar los problemas de Izar. Asimismo, España se ha
comprometido a calificar en enero como proyecto prioritario la construcción del
gasoducto Medgaz, algo deseado por Argelia.

Además, los dos países acordaron celebrar la Reunión de Alto Nivel a finales de
enero o comienzos de febrero en Madrid, y estudiar fechas para una visita de
los Reyes a Argelia.

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-CANARIAS AHORA: Argelia secunda la posición española sobre el Sáhara
 
http://www.canariasahora.com/portada/editar_noticia.asp?idnoticia=52389&idtemage\
neral=3

TRAS EL ENCUENTRO ENTRE MORATINOS Y SU HOMÓLOGO ARGELINO

Argelia secunda la posición española sobre el Sáhara
El ministro argelino de Exteriores, Abdelaziz Beljadem, afirmó este martes que
su Gobierno comparte la posición de España sobre el Sáhara Occidental, una vez
que se han aclarado los malentendidos y el Ejecutivo español ha confirmado que
busca acercar posiciones entre las dos partes para aplicar el Plan Baker.



EFE. Madrid

Belkader intercambió impresiones sobre el Sáhara con su colega español, Miguel
Ángel Moratinos, en una entrevista durante la que acordaron que la próxima
reunión bilateral de alto nivel se celebre en Madrid a finales de enero o
principios de febrero, probablemente antes de la que España mantendrá con
Marruecos, y exploraron también la posibilidad de que los Reyes efectúen una
visita a Argelia.

En todo caso, aún no se barajan fechas para esta posible visita de los Reyes,
cuyo previsto viaje a Marruecos está fijado ya para mediados de enero, según
precisó Moratinos.

El jefe de la diplomacia española, que firmó este martes con Beljadem un acuerdo
para el reconocimiento mutuo de permisos de conducir, viajará en enero a Argel
para completar los preparativos de la cumbre bilateral, mientras que el
ministro de Justicia, Juan Fernándo López Aguilar, también visitará la capital
argelina, en el marco de una cooperación "espléndida" frente al terrorismo.

Los planes de trabajo bilateral incluyen también la firma de un acuerdo de
cooperación económico-financiero y contactos del titular de Industria, José
Montilla, con su homólogo argelino para intensificar la cooperación económica y
comercial, así como el pleno apoyo del Gobierno español a la ejecución del
previsto proyecto de cooperación gasista, que considera "estratégico" para
España.

En una conferencia de prensa conjunta al término de la entrevista, Moratinos
afirmó que "no hay malentendidos" entre ambos países respecto al contencioso
del Sáhara y subrayó que los dos Gobiernos están decididos a apoyar la
aplicación del Plan Baker, lo que exigirá poner en marcha "los esfuerzos
diplomáticos suficientes".

El ministro confió en que la resolución que votará el Consejo de Seguridad de la
ONU a finales de la presente semana o principios de la próxima será una
iniciativa "de consenso" e insistió en que España siempre ha dicho que desea
"crear una dinámica" que permita "acercar posiciones" entre Marruecos y el
Frente Polisario para poder aplicar el Plan Baker y "resolver definitivamente"
la crisis.

Beljadem precisó que Argelia había mostrado hasta ahora su discrepancia con
España porque pensaba que buscaba una solución distinta al Plan Baker II -en el
que se prevé para los saharauis cinco años de autonomía bajo soberanía marroquí
antes de que ejerzan su derecho a la autodeterminación-, pero las explicaciones
del Gobierno español han disipado "el malentendido".

El ministro argelino, que también trató este martes este asunto en una reunión
previa con el presidente del Gobierno, José Luis Rodríguez Zapatero, ha
comprobado que el Ejecutivo español mantiene "las mismas tesis" que Argelia una
vez que ha confirmado que defiende, al igual que su país, el respeto de la
legalidad internacional, el Plan Baker y el derecho de autodeterminación del
pueblo saharaui.

Si la posición de España consiste "en aplicar el Plan Baker, acercando los
puntos de vista de saharauis y marroquíes y respetando siempre la legalidad
internacional, estamos de acuerdo", insistió al respecto.

Beljadem puntualizó en todo caso que Argelia acepta sin problemas el papel del
diplomático Álvaro de Soto en este contencioso como representante de la misión
de la ONU para el Referéndum del Sáhara (MINURSO), pero no como enviado
personal del secretario general de las Naciones Unidas, Kofi Annan, a quien
solicita por tanto que designe a otra persona para sustituir a James Baker en
esta función.

El jefe de la diplomacia argelina eludió además aclarar si comparte o no la
opinión de España sobre la necesidad de introducir "ajustes" en el Plan Baker
II y se limitó a señalar que este proyecto fue la culminación de todas las
negociaciones entre Marruecos y el Polisario y son estas dos partes las únicas
que pueden discutir sobre su aplicación.

En este mismo sentido, se mostró dispuesto a aceptar una conferencia a cuatro
bandas que reúna a Argelia, Marruecos, España y Francia siempre que sea para
examinar los problemas de seguridad en el Mediterráneo y no para abordar el
problema del Sáhara, porque el Gobierno argelino no puede ejercer como portavoz
del pueblo saharaui.

Durante sus conversaciones con Moratinos y Rodríguez Zapatero, Beljadem elogió
asimismo la "posición valiente" de España respecto a Irak y sus esfuerzos "para
paliar los sufrimientos del pueblo palestino, al tiempo que animó a las
instituciones y empresas españolas a participar en los proyectos argelinos de
desarrollo de infraestructuras y modernización de la economía.




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-NORTE CASTILLA: Moratinos aboga por el Plan Baker para resolver el conflicto
del Sahara
 
http://www.nortecastilla.es/pg041027/prensa/noticias/Internacional/200410/27/VAL\
-INT-173.html

C. CALVAR/COLPISA. MADRID

El Gobierno rescató ayer el Plan Baker, la propuesta diseñada por la ONU para
solucionar el contencioso del Sahara occidental que debe conducir a la
celebración un referéndum de autodeterminación en la antigua colonia española.
Lo hizo tras la visita a Madrid del ministro de Exteriores de Argelia,
Abdelaziz Beljadem, quien se retractó de anteriores manifestaciones suyas en
las que dijo estar disgustado por la postura española y celebró que ambos
países tengan ahora «la misma posición» respecto al conflicto.

Beljadem se reunió en Madrid con el presidente del Gobierno, José Luis Rodríguez
Zapatero, y con su homólogo español, Miguel Ángel Moratinos, con quienes analizó
el contencioso del Sahara. Al término de esos encuentros Moratinos destacó que
ambos países están «dispuestos a apoyar a Naciones Unidas y el Plan Baker, por
lo que pidió que se realicen «suficientes esfuerzos diplomáticos» para
facilitar su aplicación.

Esfuerzos

El jefe de la diplomacia española indicó que es a Marruecos y al Frente
Polisario, las dos partes implicadas en este conflicto, a las que les
corresponde realizar esos «esfuerzos» para «buscar soluciones políticas» y
aseguró que España está trabajando para poder llevarlo a efecto. Moratinos
avanzó que el Gobierno intentará que la próxima resolución de las Naciones
Unidas, prevista para finales de esta semana, permita ampliar el nivel de
acuerdo de cara a una «solución definitiva».

En ese acuerdo la ONU establecerá una prórroga técnica de seis meses para la
Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum en el Sahara occidental y
podría acordar también una reducción de sus efectivos. El ministro español
consideró «muy fructífera» la reunión con su homólogo magrebí y repitió que «no
hay malentendidos entre España y Argelia en torno al Sahara occidental».
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-CANARIAS INDYMEDIA: Siroco diplomático sobre Sáhara
  http://canarias.indymedia.org/newswire/display/8822/index.php

La fase actual de Error! Hyperlink reference not valid. del nuevo gobierno del
Estado Español sobre Sáhara Occidental, que coincide esta semana con su
aparición en el orden del día del Consejo de Seguridad de la ONU, comenzó antes
del verano, cuando fue presentado en público dentro del contexto de planes para
mejorar relaciones con Marruecos, cuyos principales responsables ya aplaudieron
el nuevo enfoque español al tema de Sáhara. En resumen, el ministro de
exteriores español Miguel Ángel Moratinos, aprovechando la reciente dimisión
del interlocutor de la ONU James Baker y su sustitución por Álvaro de Soto,
había propuesto reemplazar también el estancado Plan Baker de resolución del
proceso de descolonización de Sáhara por una solución igualmente amparada por
la ONU, pero abriendo una nueva “fase de diálogo” entre las partes implicadas.

La República Saharaui (RASD) ha rechazado en voz de su presidente, Mohamed
Abdelaziz, cualquier modificación al Plan Baker, y ha recibido manifestaciones
de apoyo de la Unión Africana y el Parlamento Europeo, paises amigos como
Argelia, Suráfrica, Nigeria, Mozambique, Angola, Venezuela, Cuba, multitud de
ONGs y activistas, y la Comisión de Asuntos Políticos Especiales y de
Descolonización de la ONU (por 52 votos a favor y 89 abstenciones).
La única vía legítima de resolución de este largo proceso de descolonización,
empezado por España hace 30 años con su precipitada salida de la colonia [con
la firma del acuerdo tripartito de Madrid por medio del cual se "entregó" el
Sahara a Marruecos y Mauritania], y complicado , además, por Marruecos con la
invasión, ocupación y exilio de un pueblo con violación de derechos humanos, es
la celebración cuanto antes del referendum sobre la autodeterminación de la
MINURSO.
El Plan Baker, resultado de un largo proceso de negociaciones dentro del marco
de la legalidad internacional amparado por la ONU (la resolución 1514 (XIX)
sobre la Declaración de Independencia de los Pueblos y Países coloniales,
confirmado por el dictamen del Tribunal Internacional de Justicia, del 16
octubre de 1975) partiendo de un Plan de Arreglo, unánimemente aprobado por el
Consejo de Seguridad de la ONU en su resolución 658 (1990), y posteriormente,
en la resolución 690, abril de 1991 autorizando la creación de la Misión de las
Naciones Unidas para un Referéndum en el Sahara Occidental (MINURSO) y los
Acuerdos de Houston (septiembre de 1997), se quedaba sin implementar por el
rechazo último de Marruecos de permitir caulquier referendum que podría dar
lugar a un estado independiente saharaui - posibilidad, esta última, por otra
parte exigida por la legalidad sobre la descolonización internacional. En
febrero de 2000, la MINURSO culminó el proceso de identificación de los futuros
votantes, lo cual hacia posible y viable la celebración del referéndum en un
plazo de tiempo razonable.
La diplomacia española (junto con la francesa) habla ahora en términos de, en
vez de sustituir, implementar el Plan Baker, por lo cual habrá que llegar a un
acuerdo entre las partes, por lo cual habrá que volver a negociar. Como la RASD
y el Frente Polisario ya han aceptado el proceso MINURSO de implementación y
Marruecos lo ha rechazado, tales negociaciones sólo pueden tener como objetivo
el satisfacer las exigencias de Marruecos, a saber: autonomía dentro de
Marruecos, vale; autodeterminación, ni hablar.



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3. SAHARA-ESPAÑA-SOLIDARIDAD
-EUROPA SUR: Amigos del Pueblo Saharaui irá a una protesta en Madrid
  http://www.europasur.com/europasur/articulo.asp?idart=503216&idcat=1281

Algeciras. La Asociación de Amigos del Pueblo Saharaui viajará el próximo 13 de
noviembre a Madrid para participar en una manifestación en favor del Sáhara que
partirá desde la plaza de Atocha, y que se dirigirá a la sede del Ministerio de
Asuntos Exteriores. El objetivo de esta protesta es exigirle al presidente del
Gobierno, José Luis Rodríguez Zapatero, que deje clara cuál es su postura
respecto al contencioso del Sáhara.
Isabel Bandrés, presidenta de la asociación de Amigos del Pueblo Saharaui,
declaró que el presidente dice una cosa, pero luego hace otra. "Lo tuvo muy
claro con Iraq, pero aquí no lo tiene tan claro, y queremos que se defina de
una vez por todas", aclaró la presidenta, quien añadió que ya han enviado
80.000 escritos a la Moncloa en favor de la autodeterminación del pueblo
saharaui a través de un referéndum.
Bandrés pretende que sean dos autobuses por provincia los que viajen hasta la
capital de España el próximo 13 de noviembre. "Sé que es difícil, que es un
viaje muy largo, pero tenemos que intentarlo porque este año estamos peor que
antes", concluyó


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-EL PERIODICO DE GIJON: Parte la caravana de apoyo a los saharauis
  http://www.elperiodicodegijon.es/noticias/noticia.asp?pkid=160680

Tres camiones articulados llevarán ayuda a Tindouf

La segunda caravana de ayuda a los campamentos de refugiados saharauis del 2004
partió ayer desde Lugones con tres camiones articulados que transportarán hasta
Tindouf, en Argelia, leche en polvo, material informático, mobiliario y
alimentos.
La caravana, que hace la número 27 desde la constitución de la Asociación de
Amigos del Sáhara de Asturias en 1998, será conducida desde Oviedo hasta el
puerto de Alicante por miembros y colaboradores de la asociación. Allí
embarcarán, junto con las de otras comunidades del país, hasta el puerto de
Orán. A su llegada a Argelia, los camiones será recogidos por la Media Luna
Roja Saharaui y conducidos hasta los campamentos de refugiados saharauis de
Tindouf.
Ayer, a la despedida de la caravana en Lugones, asistieron, además de amigos de
la asociación, el delegado de la República Arabe Saharaui Democrática en
Asturias y un representante de la Consejería de Justicia, Seguridad Pública y
Relaciones Exteriores.
La caravana, segunda de este año 2004, demuestra un año más los fuertes vínculos
de amistad que unen a Asturias con el pueblo saharaui. En este proyecto
participan, además de la asociación, varios concejos, el Principado, y
centenares de particulares que han hecho importantes donaciones de forma
anónima.

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-LA NUEVA ESPAñA: Ayuda asturiana para el Sahara
 
http://www.lne.es/secciones/asturias/noticia.jsp?pIdNoticia=223468&pIndiceNotici\
a=21

Tres camiones con ayuda por valor de 380.000 euros partieron ayer desde Asturias
hacia el Sahara. El envío incluye 45 toneladas de leche en polvo, un
equipamiento para un centro juvenil en Tinduf, material de ofimática y cinco
toneladas de papel, medicamentos y alimentos. Además, el Principado aporta
48.000 euros para la construcción de ochenta viviendas en el campamento de
Smara. En la fotografía, uno de los camiones.


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4. USA-ESPAÑA-MARRUECOS
-LA RAZON: EE UU se lleva a Marruecos la conferencia sobre Oriente Medio
prevista en España
  http://www.larazon.es/noticias/noti_nac17573.htm

Bono revela que el JEMAD ha llamado a la embajada norteamericana para explicar
sus palabras
Las tensas relaciones del Gobierno socialista con Estados Unidos provocarán que
España no sea la sede de la conferencia para la transformación en Oriente Medio
que impulsa el Ejecutivo de Washington y que, previsiblemente, se celebrará en
Marruecos. Este dato ha sido revelado por Rafael Bardají, director del Grupo de
Estudios Estratégicos (GEES) y responsable del área internacional de FAES, quien
ha criticado las afirmaciones realizadas por el JEMAD en el sentido de que
España da mucho y recibe poco de Estados Unidos, ya que, según ha asegurado,
entrañan una «propuesta suicida».

Redacción
Madrid- Rafael Bardají, quien fue asesor ejecutivo de Defensa con el PP, ha
asegurado que las «gélidas relaciones» que mantienen en este momento los
Gobiernos de España y Estados Unidos son las culpables de que Marruecos se
convierta finalmente en anfitrión de la conferencia para la transformación de
Oriente Medio que EE.UU está impulsando, como propuesta del G-8 y que
inicialmente iba a celebrarse en Europa, «y más en concreto, en España».
En declaraciones realizadas a la Cope, Bardají criticó también las declaraciones
realizadas por Jefe del Estado Mayor de la Defensa, general Félix Sanz, en el
sentido de que España da mucho y recibe poco de Estados Unidos. «De las
palabras del general Sanz lo que preocupa más es que es una propuesta suicida
cerrar las puertas a las facilidades españolas a las tropas americanas». Añadió
que «nosotros no somos imprescindibles para EE UU» y añadió que no debe perderse
de vista que ese país «ha tenido una relación estratégica que ha consolidado en
los últimos meses con Marruecos y muy bien podía poner sus ojos en ese país».
El director del Grupo de Estudios Estratégicos afirmó que las declaraciones del
JEMAD evidencian que se ha «alineado» con el PSOE, aunque confió en que
«rectifique». Subrayó que EE UU es un «gigante militar» mientras que España es
un «enanito» en esta materia, y a nivel europeo.
Añadió que desde el conocimiento que tiene del general Sanz, con el que
coincidió ocho años en el Ministerio de Defensa, puede afirmar que «si
realmente pensaba en sus implicaciones últimas las palabras que dijo ayer, es
porque se ha alineado con una visión como es la actual del Gobierno», para
agregar que «quiero creer que puede rectificar».
Según Bardají, su «experiencia» le indica que las Fuerzas Armadas se instalan
«en lo políticamente correcto» cuando gobiernan los socialistas. «Mi
experiencia personal es que cuando gobierna el PP se sienten mucho más
autónomos y crecidos, y, por lo tanto, la capacidad de oponer una crítica
política y de convertirse los generales en ministros de Defensa o en
presidentes de Gobierno ha estado muy presente en los ocho años de Gobierno
Aznar», apostilló.
Bardají señaló que cuando «arrancó», en 1953, la relación militar entre España y
Estados Unidos era «asimétrica», por lo que los españoles pusieron las bases,
«lo único» que podían «poner», mientras que los estadounidenses aportaban el
«reconocimiento político». La situación, respondía, según afirmó a que EE UU es
un gigante militar con alcance global. «Lo que me preocupa más de las
declaraciones del JEMAD es que parece que para equilibrar esa relación hay que
cerrarle las puertas a EE UU en los sobrevuelos o en usos de bases».
Por su parte, el ministro de Defensa, José Bono, reveló ayer que el JEMAD había
hablado con la embajada de EE UU para explicarse por sus declaraciones, y
subrayó que ésta había entendido «perfectamente» que «no trataban de agraviar o
establecer deudas de un país con otro». Bono llamó «vindicativas» las palabras
del general, y explicó que la polémica generada no había sido tratada en la
reunión con los jefes del Estado Mayor y el personal directivo de su
ministerio.



<<--------------------------FINAL DEL MENSAJE-------------------------------->>

#3000 De: arso <arso@...>
Fecha: Mié, 27 de Oct, 2004 6:49 pm
Asunto: Media francophones/ Sélection de presse du 27.10.04
arso2fr
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AVERTISSEMENT
Cette liste de diffusion a pour but de rassembler un éventail le plus complet possible  des publications ayant trait au conflit du Sahara Occidental. Les informations contenues dans les articles reproduits ne sont pas forcément véridiques. Il ne nous est pas possible de procéder à des vérifications ou contre-enquêtes et  l'immédiateté de la diffusion ne le permettrait  pas. Au lecteur de faire la part du bon grain et de l'ivraie. Nous relevrons cependant que l'expérience a montré que  l'Agence de presse marocaine MAP diffuse régulièrement des informations totalement fausses. Que les lecteurs en prennent bonne note.
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Les dépêches de SPS ne sont pas disponibles pour le moment ou arivent avec des retards en raison d'une grave panne technique.
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AFRICATIME:  SONDAGE sur le Sahara Occidental
Question: Quel doit être le statut du Sahara occidental ?
http://www.africatime.com/maroc/
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S O M M A I R E

1. RASD - SUISSE
APS: Soutien du parti socialiste helvétique à l'autodétermination du peuple Sahraoui

2. RASD - SERBIE MONTENEGRO
LE MATIN.MA / MAP: Après la visite de M. Benaïssa en Serbie : Belgrade retire sa reconnaissance à la prétendue "rasd"

3. ALGERIE - SAHARA
EL MOUDJAHID: Le droit (EDITORIAL)
IDEM: La visite officielle de M. Belkhadem en Espagne Sahara occidental
IDEM: M. Belkhadem au quotidien El Hayat : "La question du Sahara occidental, un conflit qui doit rester dans le cadre de l'ONU"
IDEM: Evolution
LIBERTE (ALG): Sahara Occidental. Belkhadem exclut un marchandage
LA NOUVELLE REPUBLIQUE: Une crise supposée
IDEM: Abdelaziz Belkhadem "Il n'y a pas de bruit de bottes du côté algérien"
L'OPINION (MA): Une politique irresponsable
ACH-CHARK AL-AWSAT

4. ALGERIE - ESPAGNE
APS: Sahara Occidental : Madrid et Alger ''décidés à appuyer la légalité internationale'', selon Moratinos
EL MOUDJAHID: Une visite pour "hisser les relations économiques et commerciales au niveau des excellentes relations politiques"
IDEM: Entretien avec M. Zapatero
L'ECONOMISTE: Madrid et Alger soutiennent le plan Baker
LE QUOTIDIEN D'ORAN: Plan Baker . L'Espagne tranche
IDEM: Madrid, en attendant Paris

5. MAROC - SAHARA
AUJOURD'HUI LE MAROC: Le polisario n'est pas content
LE SOIR D'ALGERIE: Voix discordantes marocaines

6. MAROC- DROITS HUMAINS - COMMISSION ONU
LE MATIN . MA / MAP: Au Comité des droits de l'Homme de l'ONU : Le satisfecit au Maroc pour ses "progrès continus"

7. MAROC - MAKHZEN - LIVRE
LE MATIN.MA: Lecture dans " Les trois rois " : (première partie))

8. ESPAGNE - SAHARA
LE MATIN.MA: Selon Miguel Angel Moratinos : la solution du conflit du Sahara marocain n'est pas aussi éloignée

9. MAROC- ESPAGNE - RELATIONS ECONOMIQUES
ACH-CHARK AL-AWSAT

10. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-ESPAGNE-PILLAGE DES RESSOURCES
AUJOURD'HUI LE MAROC: Éditorial : Petits intérêts
AUJOURD'HUI LE MAROC: Qui veut saboter l'opération Canaries ?
AUJOURD'HUI LE MAROC: Hassan Derham : Le gros poisson du sud
AUJOURD'HUI LE MAROC: Maroc-Catalogne : Les affaires tournent
AUJOURD'HUI LE MAROC: Les affaires de Leibek

11. MAROC - DROITS HUMAINS - TAMEK
Début de la campagne : Passeport pour Tamek - Dignité ou martyr

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1. RASD - SUISSE 

APS
Soutien du parti socialiste helvétique à l'autodétermination du peuple Sahraoui
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=74318
[Aps 27/10/04]  Bruxelles - Le parti socialiste suisse a réaffirmé son soutien au "droit à l'autodétermination du peuple sahraoui" conformément à la légalité internationale, a-t-on appris, mardi, de source sahraouie à Bruxelles.
Le parti socialiste suisse, dans une résolution de son congrès organisé dimanche à Natus-Brig, a en outre appelé dimanche la communauté internationale à poursuivre son soutien au peuple sahraoui "jusqu'à ce qu'il soit maître de son destin".

La formation politique suisse a exprimé sa préoccupation quant à "la persistance de la situation conflictuelle qui prévaut au Sahara Occidental et tout particulièrement les reports sine die de la tenue du Référendum d'autodétermination du peuple sahraoui".

La résolution du congrès du parti socialiste considère que le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental constitue "une solution politique optimale reposant sur un accord entre les deux parties et appuyé à l'unanimité par le Conseil de sécurité dans ses résolutions 1495 (2003) et 1541 (2004)".

Le parti suisse salue "la décision courageuse de l'Afrique de Sud" de reconnaître officiellement la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) et se réjouit de la réussite de l'application des mesures de confiance, mises en place par le HCR et la MINURSO, qui ont permis à des milliers de citoyens sahraouis de se retrouver après plus de 29 années de séparation, des deux côtés du mur érigé par les forces marocaines au Sahara Occidental.

Enfin, le parti socialiste suisse demande au Maroc et au Front Polisario de procéder à l'échange de prisonniers de guerre encore en leurs mains, et demande au Maroc "d'éclaircir sans retards additionnels le sort de disparus sahraouis et de libérer tous les détenus politiques qu'il détient".

2. RASD - SERBIE MONTENEGRO

LE MATIN.MA / MAP
Après la visite de M. Benaïssa en Serbie : Belgrade retire sa reconnaissance à la prétendue "rasd"
27.10.2004  |  16h55
Le retrait par la Serbie-Monténégro de sa reconnaissance de la pseudo "rasd", annoncé hier, constitue un nouveau revers pour l'Algérie et le "polisario" qui voient ainsi s'écrouler, petit à petit, le château de paille qu'ils se sont évertués à construire à coups de subterfuges, exploitant une époque où les clivages Est-Ouest dictaient encore à de nombreux pays leurs attitudes au sujet de telle ou telle question.
Mr. Mohamed Benaïssa, Ministre des affaires étrangères.
A l'instar de grands pays telle l'Inde, l'ex-Yougoslavie vient en effet de rallier les pays respectueux de la légalité et du droit international, d'autant que les reconnaissances de cette entité artificielle, puisque ne disposant pas des attributs d'un Etat, sont intervenues dans un contexte international encore marqué par la guerre froide.
Depuis lors, plusieurs pays, notamment du continent africain et d'Amérique latine, se sont ravisés et ont retiré leur reconnaissance à la prétendue "rasd" après avoir réalisé que le projet échafaudé par les adversaires de l'intégrité territoriale du Royaume était non seulement irréalisable, mais chimérique puisqu'il s'inscrit en porte-à-faux de l'histoire et des droits légitimes du Maroc.
La majorité des pays, que ce soit en Afrique ou dans d'autres continents, s'est toujours gardée de cautionner un tel projet, étant convaincus que la question du Sahara ne trouvera sa solution que dans un règlement politique. En adoptant une telle position, ces pays refusent de se substituer à la légalité internationale en se prononçant en lieu et place de la majorité de la population sahraouie qui vit pleinement sa marocanité dans les provinces du Sud.
Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent et invitent sans cesse à un dialogue entre l'Algérie et le Maroc pour trouver une issue à ce conflit qui entrave l'édification de l'Union du Maghreb Arabe et, partant, l'émergence d'un partenaire fort et solidaire dans le dialogue, que ce soit avec l'Union européenne ou un autre groupement.
Le résultat du vote par la quatrième commission de l'ONU de la résolution présentée par l'Algérie sur le Sahara marocain signifie clairement qu'aux Nations unies, il y a une écrasante majorité d'Etats qui appuient les efforts du secrétaire général et de son représentant spécial, M. Alvaro De Soto, en vue de rapprocher l'Algérie et le Maroc autour d'une solution politique négociée qui met fin directement au différend sur le Sahara marocain. Sur les 191 membres des Nations unies, seuls 52 ont voté lundi à New York en faveur de la résolution algérienne, alors que 89 pays se sont abstenus et 50 n'ont pas pris part au vote.
Une orientation qui dénote une prise de conscience par la communauté internationale que le plan Baker est dépassé et que seule une solution politique permettra de clore ce dossier et préserver la quiétude et la sérénité dans la région.
Entretiens de M. Benaïssa avec plusieurs responsables de Serbie-Monténegro
Il est à rappeler que M. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, qui effectue actuellement une visite officielle à Belgrade, à l'invitation de son homologue serbo-monténégrin, M. Vuk Draskovic, a eu des entretiens avec plusieurs responsables de Serbie et Monténégro.
Au cours de cette visite, M. Benaïssa a été reçu par le Président de Serbie-Monténégro, M. Svetozar Marovic à qui il a remis un message de S.M. le Roi Mohammed VI, portant sur le renforcement de la coopération bilatérale dans l'intérêt de la paix et de la stabilité dans la région méditerranéenne et dans le monde, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération parvenu hier à la MAP.
M . Benaïssa a eu également des entretiens successivement avec MM. Zoran Semi, président du Parlement serbo-monténégrin, Rasim Ljajic, ministre des Droits de l'Homme et des Minorités ethniques nationales et avec son homologue M. Vuk Draskovic.
Le communiqué ajoute que ces rencontres , qui " se sont déroulées dans un climat d'amitié et de cordialité ", ont permis aux deux parties de passer en revue l'état des relations bilatérales et d'examiner les voies et moyens de renforcer et d'approfondir leur coopération dans tous les domaines. Les deux parties ont échangé leurs vues sur des questions régionales et internationales d'intérêt commun, relevant à cet égard une large convergence de vues, poursuit le communiqué. Elles ont réitéré leur attachement aux principes du règlement pacifique des différends et du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des Etats.
Dans ce contexte, la partie serbo-monténégrine a exprimé son soutien à une solution politique définitive de la question du Sahara qui soit acceptable par toutes les parties, conformément à la légalité internationale, précise le communiqué.
Le gouvernement de Serbie et Monténégro a pris ainsi la décision de retirer sa reconnaissance de la pseudo "rasd", ajoute le communiqué, notant que cette décision a été officiellement confirmée lors de la conférence de presse conjointe que les deux ministres des Affaires étrangères ont tenue à la fin de leur entretien.
A ce propos, M. Draskovic a estimé que la reconnaissance en 1984 par l'ex-Yougoslavie a été une erreur en tant qu'elle viole les principes et la Charte des Nations unies et porte atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc. Il a ajouté que la Serbie-Monténegro ne reconnaît pas cette entité et qu'elle appuie et appuiera toujours la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc.
Pour sa part, M. Benaïssa a exprimé son appréciation pour cette décision que rend caduque celle de 1984 prise par l'ex-Yougoslavie.
Il a réitéré l'engagement du Maroc en faveur des solutions pacifiques et négociées de tous les conflits et différends.
M. Benaïsa a saisi l'occasion de cette rencontre avec les journalistes pour faire une brève présentation des efforts déployés par le Maroc pour résoudre ce conflit artificiel dans le cadre de la légalité internationale et du respect de l'intégrité territoriale du Maroc.
Les deux ministres ont, par ailleurs, convenu de l'établissement d'une commission mixte et de l'échange de visite de délégations d'hommes d'affaires en vue de développer les échanges entre les deux pays.
A l'issue de leurs entretiens, les deux ministres ont procédé à la signature de l'accord relatif à la suppression des visas pour les titulaires des passeports diplomatiques et de service et ont défini un programme de rencontres entre les hauts responsables des deux pays en vue d'assurer le suivi et le renforcement de leur coopération.
MAP

REPRIS PAR AUJOURD'HUI LE MAROC, AP, etc   qui citent toujours la MAP. Comme source.
Sur le site officiel de la SERBIE : le communiqué officiel ne parle que de la coopération entre la Serbie et le Maroc mais pas du Sahara Occidental ni de l'intégrité territoriale du Maroc. seulement en anglais :  http://www.srbija.sr.gov.yu/vesti/vest.php?id=6142

3. ALGERIE - SAHARA

EL MOUDJAHID
Le droit (EDITORIAL)
27.10.04 - http://www.elmoudjahid.com/pdf/2004/10/27/html/menuhtml.htm
L'Algérie, dont il est plus qu'évident que sa politique extérieure est constamment fondée sur la recherche de la paix est bien sûr attachée à ce que la stabilité soit de retour entre les pays qui lui sont particulièrement frontaliers.
Le Sahara Occidental et le Maroc ne sont pas seulement des voisins, ils sont les futurs partenaires à cette ¦uvre de construction de l'UMA, tant il est vrai que la tendance mondiale est à l'émergence des régions.
L'Algérie n'a aucun problème avec les peuples frères voisins et elle est convaincue que l'avenir des pays du Maghreb est collectif. C'est ainsi dans l'intérêt de l'ensemble des pays de l'UMA qu'il ne reste aucun litige entre eux, et que leurs relations doivent être guidées par l'impératif de paix et plus particulièrement de fraternité et de solidarité et fondé sur le droit international.
L'Algérie ne peut ainsi ni se substituer aux autorités légales de la RASD ni entrer en négociation avec les autorités du Maroc car elle n'est nullement partie prenante à leur conflit.
Mais, y a-t-il meilleure solution que le retour à la légalité internationale pour que les peuples du Sahara Occidental et du Maroc puissent vivre en paix entre eux et de façon durable ?
L'Algérie, pour avoir arraché son indépendance en payant le prix fort sait très bien ce qu'un peuple peut endurer quand il ne recouvre pas sa souveraineté. C'est pour ça, et seulement pour ça, quelle reste profondément attachée à l'achèvement du processus de décolonisation des pays occupés. Moralement, elle reste fidèle à ses principes et ne peut se permettre de dicter leur conduite aux peuples qui sont seuls souverains pour décider de leur avenir.
Il se trouve que l'ONU s'est saisie du problème maroco-sahraoui, qu'elle avait délégué son envoyé spécial en la personne de James Baker et qu'un plan de règlement a été conçu dans cet objectif.
L'Algérie s'en tient à la légalité internationale et se félicitera si les autorités du RASD et du Maroc s'entretiennent consensuellement sur le démarche à entreprendre.
Elle ne pourra tirer que satisfaction de ce que son consensus sur la base de la légalité international émerge pour le plus grand bien des deux peuples d'abord puis du Maghreb en général.
Tout ce que souhaite l'Algérie, c'est que le Polisario et le Maroc règlent pacifiquement leur conflit en passant par la légalité pour que ce règlement soit durable et garanti.
Fateh S.

IDEM
La visite officielle de M. Belkhadem en Espagne Sahara occidental
Madrid et Alger décidés "à appuyer la légalité internationale et l'ONU"
M. Belkhadem : "Nous sommes sur les mêmes positions"

Les gouvernements espagnol et algérien sont ''décidés à appuyer la légalité internationale et les Nations Unies'' dans le règlement du conflit du Sahara Occidental et ''en particulier le plan Baker'', a affirmé hier à Madrid le ministre des Affaires étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos. ''La volonté du gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker et pour cela il est nécessaire de déployer des efforts diplomatiques pour que le plan puisse être mis en ¦uvre'', a déclaré M. Moratinos lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem. ''Il y a deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, qui doivent faire l'effort de rechercher des solutions politiques et des solutions permettant le rapprochement, et c'est dans ce cadre que le gouvernement espagnol travaille'', a-t-il ajouté, précisant que les efforts de l'Espagne tendent à créer une ''dynamique pour appliquer le plan Baker''. M. Moratinos a indiqué avoir, en outre, évoqué avec son homologue algérien la prochaine résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui sera votée à la fin de cette semaine et qui, ''je crois, a-t-il dit, sera une résolution de consensus'' qui reflétera ''la volonté de tous de parvenir à une solution définitive au problème du Sahara occidental". M. Belkhadem a, de son côté, souligné la convergence de vues entre l'Algérie et l'Espagne sur la question du Sahara occidental. ''Nous sommes sur les mêmes positions concernant le Sahara occidental.
Les deux pays soutiennent la légalité internationale, le plan Baker et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Les deux pays veulent mettre en ¦uvre ce plan Baker par un rapprochement des points de vue sahraoui et marocain'', a-t-il affirmé. ''Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses pour rester fidèles à la légalité internationale et au droit des peuples à l'autodétermination'', a-t-il ajouté. Interrogé sur de précédentes ''divergences'' entre l'Algérie et l'Espagne sur la question du Sahara occidental, M. Belkhadem a noté qu'il s'agit d'un ''malentendu'' né de ce qui a été rapporté par la presse sur une réunion à Cannes entre quatre pays (Maroc, Algérie, Espagne et France) pour discuter du conflit sahraoui.
Il a rappelé à cet égard que ''l'Algérie ne peut se substituer au peuple sahraoui''.
''A partir du moment qu'il nous a été dit officiellement que l'intention de nos amis espagnols était de mettre en ¦uvre le plan Baker en rapprochant les points de vue, en restant dans le cadre de la légalité internationale, nous ne pouvons que souscrire'', a-t-il souligné.

IDEM
M. Belkhadem au quotidien El Hayat : "La question du Sahara occidental, un conflit qui doit rester dans le cadre de l'ONU"
M. Abdelaziz Belkhadem a réitéré la position de l'Algérie vis-à-vis du conflit entre le Maroc et le Front Polisario sur le Sahara occidental, affirmant, dans une déclaration au quotidien El Hayat, paraissant à Londres, que ce conflit "doit rester dans le cadre des Nations unies". 
A une question sur le motif ayant amené le secrétaire général de l'Onu à déclarer, dans son dernier rapport sur ce dossier, que la situation s'est aggravée davantage, M. Belkhadem a souligné que c'est le Maroc qui a notifié à l'Onu le revirement de sa position quant au Plan de règlement, qui a couronné des années de négociations.
Il a indiqué, dans ce cadre, que le Maroc "a accepté ce qui a été convenu entre lui et le Front Polisario durant les négociations qui ont eu lieu dans plusieurs palais du royaume et plusieurs capitales et qui ont été sanctionnées par le Plan de règlement de M. James Baker, ancien secrétaire d'Etat américain.
Mais le ministre marocain des Affaires étrangères a adressé, cette année, une lettre au secrétaire général de l'Onu, M. Kofi Annan, dans laquelle il précise que le Maroc rejette ce Plan de règlement accepté par les deux parties".
M. Belkhadem a réitéré la disponibilité de l'Algérie à améliorer les relations avec le Maroc, en tant que pays maghrébin frère, comme l'a affirmé le Président de la République, sauf que, a-t-il dit, l'amélioration des relations entre les deux pays "ne saurait se faire au détriment du droit des peuples à l'autodétermination".
Le ministre des Affaires étrangères, qui a affirmé que l'Algérie continuera d'apporter son soutien au Front Polisario et au peuple sahraoui pour son autodétermination, a exclu, toutefois, que la question sahraouie puisse être un casus belli entre l'Algérie et le Maroc.

IDEM
Evolution
La question du Sahara occidental bénéficie d'un consensus de plus en plus large. A quelques jours d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité, la perception de ce problème de décolonisation, le dernier en Afrique, connaît des évolutions substantielles.
Ainsi, et après la reconnaissance, il y a à peine quelques semaines, par l'Afrique du Sud, un pays pilier du continent, de la République arabe sahraouie démocratique, c'est aujourd'hui au tour de l'Espagne de lever tout malentendu et d'affirmer, clairement, et sans le moindre doute, qu'elle appuierait le droit international, les Nations unies et "en particulier le plan Baker". La position espagnole, qui a souffert d'une certaine ambiguïté, vient d'être exprimée officiellement par M. Miguel Angel Moratinos, le ministre des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue algérien, M. Abdelaziz Belkhadem.
Les deux pays, l'Algérie et l'Espagne, sont convenus à l'occasion de faire en sorte que leurs efforts diplomatiques soient soutenus et convergent vers le soutien au plan Baker, plan adopté par les Nations unies après avoir été accepté par les deux parties au conflit, à savoir le Polisario et le Maroc.
Il prévoit une période transitoire de cinq ans, pendant laquelle le territoire jouit d'une totale autonomie, et donc d'un retrait de l'armée d'occupation. A l'issue des cinq années d'autonomie, un référendum d'autodétermination sera organisé, et qui permettra au peuple sahraoui de choisir lui-même son propre destin, c'est-à-dire, soit l'indépendance, soit l'intégration au royaume marocain.
Ce dernier, après avoir accepté cette solution, rejette aujourd'hui la perspective du référendum, se mettant ainsi en porte-à-faux à la fois de la communauté internationale et de son vis-à-vis, le Polisario.
Usant d'un procédé inélégant, à chaque fois qu'une échéance importante se manifeste, le Royaume du Maroc attribue à notre pays les aléas de sa démarche et une fuite en avant qui ne fait que reporter la solution de ce conflit, déjà vieux de 30 ans !
Aujourd'hui, un consensus plus large de la communauté internationale se fait jour autour de la réactivation du plan Baker, voire une attitude plus ferme pour imposer son application et traiter ainsi le règlement pacifique de ce conflit qui retarde, inutilement, la construction d'un espace maghrébin fort, stable, ouvert et prospère qui profite à l'ensemble des peuples de la région.
L'Algérie, qui demeure fidèle à elle-même, à ses principes, à la légalité internationale, ne peut que s'inscrire dans cette dynamique et fédérer ses énergies avec tous ceux qui désirent voir le peuple sahraoui jouir, à l'instar de tous les peuples de la planète, du libre exercice, sans contrainte, de son droit à l'autodétermination.
L'adhésion à cette démarche de l'Espagne, qui a une grande responsabilité dans le dossier du fait qu'elle a été la première puissance occupante, ne peut que rapprocher le conflit de son dénouement final.
C. J.

LIBERTE (ALG)
Sahara Occidental. Belkhadem exclut un marchandage
Par Rédaction de Liberte
Le ministre d'état, ministre des Affaires étrangères,  M. Abdelaziz Belkhadem, a réitéré la position de l'Algérie vis-à-vis du conflit entre le Maroc et le Front polisario sur le Sahara occidental, affirmant, dans une déclaration au quotidien El-Hayat, paraissant à Londres, que ce conflit "doit rester dans le cadre des Nations unies". à une question sur le motif ayant amené le secrétaire général de l'ONU à déclarer, dans son dernier rapport sur ce dossier, que la situation s'est aggravée davantage, M. Belkhadem a souligné que c'est le Maroc qui a notifié à l'ONU, le revirement de sa position quant au Plan de règlement, qui a couronné des années de négociations. Il a indiqué, dans ce cadre, que le Maroc "a accepté ce qui a été convenu entre lui et le Front polisario durant les négociations qui ont eu lieu dans plusieurs palais du royaume et plusieurs capitales et qui ont été sanctionnées par le Plan de règlement de M. James Baker, ancien secrétaire d'état américain. Mais le ministre marocain des Affaires étrangères a adressé, cette année, une lettre au secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, dans laquelle il précise que le Maroc rejette ce Plan de règlement accepté par les deux parties". M. Belkhadem a réitéré la disponibilité de l'Algérie à améliorer les relations avec le Maroc, en tant que pays frères maghrébins, comme l'a affirmé le président de la République, sauf que, a-t-il dit, l'amélioration des relations entre les deux pays "ne saurait se faire au détriment du droit des peuples à l'autodétermination". Le ministre des Affaires étrangères, qui a affirmé que l'Algérie continuera d'apporter son soutien au Front polisario et au peuple sahraoui pour son autodétermination, a exclu, toutefois, que la question sahraouie puisse être un casus belli entre l'Algérie et le Maroc.
R. N.


LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Une crise supposée
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18180&idc=20

Dans le souci de mettre le hola à toutes les spéculations mettant en avant, ces derniers temps, un possible conflit armé entre l'Algérie et le Maroc, le ministre des Affaires étrangères, M. Belkhadem, qui a écarté cette éventualité en étant on ne peut plus clair à ce sujet, a réaffirmé, à l'issue de la session ministérielle du forum méditerranéen, lors d'une conférence de presse,  qu' "il n'y a pas de crise entre Alger et Rabat". La tension supposée entre les deux pays voisins n'est donc pas le fruit de l'imagination, un peu trop fertile, de certains cercles voyant une inimitié à l'égard de notre pays et relayés par les médias qui sont à leur service. Des cercles qui activent aussi bien sous les cieux de la vieille Europe que sous ceux de certains pays arabes, parmi eux le royaume chérifien, et qui sont habitués à des cabales du genre de celle menée ces jours-ci. Sinon, comment expliquer une telle propension dans le sens de la vindicte, l'insulte et la diffamation à l'endroit de l'Algérie, alors qu'elle n'est nullement concernée par le fond du problème opposant le Maroc à la Rasd. Il y a, certes, un différend lorsqu'il s'agit de son approche de la question, mais de là à considérer un pays tiers comme étant une partie prenante, cela ressemble plutôt à une fuite en avant pour brouiller les pistes. Et un glissement de cette espèce peut en engendrer d'autres, même si le ministre des Affaires étrangères s'est voulu rassurant, en martelant que "le Sahara-occidental ne saurait constituer un casus belli entre le Maroc et l'Algérie". Une conviction que ne semblent pas partager les cercles sus-mentionnés, qui persistent dans leur entêtement en étalant des contre-vérités chaque fois que leur est donnée l'occasion de déverser leur fiel par petite lucarne interposée. Le cas le plus flagrant à citer est sans conteste celui d'un cadre du parti d'El-Istiqlal qui n'a pas hésité à déclarer, lors d'une émission de la chaîne qatarie, que l'Algérie coopérait avec Israël. Rien que ça !
27-10-2004
O. Cheikh.

LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Abdelaziz Belkhadem "Il n'y a pas de bruit de bottes du côté algérien"
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18178&idc=4

Dans un point de presse tenu à l'hôtel Raphaël dans le 16e arrondissement de Paris, le ministre algérien des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, a été assailli de questions sur des sujets d'actualité internationale. Il qualifiera d'emblée la présence de l'Union européenne dans le processus de paix au Proche-Orient de très "pâle". "Si l'Europe est effectivement un géant économique, elle n'en est pas moins dans cette région du monde un nain politique", assènera-t-il aux nombreux journalistes présents. Concernant le retrait de la bande de Gaza , il se montrera sceptique en qualifiant cette première étape dite "Ghaza First" de "Ghaza Last" plutôt. Pour lui, il n'est pas question de créer un nouveau "bantoustan" en Palestine. Il rappellera que le sommet arabe de Beyrouth était porteur d'un plan de paix global incluant également une souveraineté totale pour la Syrie et le Liban.
"C'est tout de même stupéfiant, le Golan et le Sud-Liban, personne n'en parle." Très en verve, M. Belkhadem assimilera la feuille de route à l'horizon : "Plus l'on s'en approche et plus il s'éloigne," Pour la question irakienne, il se montrera tout aussi dubitatif en faisant remarquer qu'il n'y a toujours pas de transfert de souveraineté ni de stabilité en Irak. "Peut-on réellement organiser des élections dans ces conditions", d'autant qu'il s'agit d'élire des Représentants au Parlement qui auront la redoutable mission de rédiger une nouvelle Constitution.
Concernant la conférence de Charm El Cheikh, il estimera que cette énième initiative est certes la bienvenue dans la mesure où elle pourrait un tant soit peu alléger les souffrances du peuple irakien, mais qu'il n'en restait pas moins sceptique quant à ses résultats qui ne peuvent être probants, selon lui, compte tenu de ce qui précède,
Pour lui, le plus important est de faire d'abord le distinguo entre le terrorisme, la criminalité et la résistance à l'occupant, répondant à une question sur les relations algéro-marocaines, il estimera que "si tension il y a entre les deux pays voisins, elle est surtout d'ordre médiatique". Il ajoutera par ailleurs qu'il n'y a pas de divergences entre le Maroc et l'Algérie mis à part la question du Sahara-Occidental. Il se montrera également rassurant en déclarant qu'il n'y a pas de "bruit de bottes du côté algérien". Pour lui, la seule nouveauté réside dans le fait qu'au printemps dernier, le Maroc a décidé à travers son ministre des Affaires étrangères de tourner le dos à la légalité internationale. En outre, la reconnaissance de la RASD par l'Afrique du Sud constitue, selon lui, une "bonne nouvelle" pour la simple raison que le principe de l'autodétermination des peuples représente un mythe fondateur pour l'Algérie.
27-10-2004
A. A.

L'OPINION (MA)
Algérie)
Une politique irresponsable
A contre-courant de l'Histoire où l'ont placée ses choix politiques, ses leurres et ses illusions, qui l'ont convaincue qu'elle était investie de missions et de responsabilités universelles, l'Algérie en est venue, après de nombreux échecs subis précédemment, à être submergée par une vague, dont la force et la fraîcheur n'ont sans doute pas manqué de lui rappeler la fausse et dangereuse voie dans laquelle sa politique l'a engagée.

Le vote, déboutant, la semaine dernière, devant la quatrième Commission des Nations Unies, l'Algérie, qui a présenté à celle-ci, à cet effet, un projet de résolution, est un échec cuisant de sa tentative de bloquer l'issue d'une solution politique de la question du Sahara.

Cet échec est un rappel à l'évidence et aux réalités que ce pays continue d'ignorer.

Ce vote, à propos du Sahara marocain, est un retour de manivelle qui récuse l'imposture et les man¦uvres algériennes.

Il indique clairement la voie qu'emprunte la solution du conflit, à propos de ce territoire marocain, créé artificiellement par l'Algérie, à dessein de concrétiser ses objectifs stratégiques et ses convoitises territoriales que nourrissent ses illusions entretenues par des arguments fallacieux.

Cette voie, pour une solution définitive du conflit, est incontestablement celle de la négociation directe, responsable et loyale entre le Maroc et l'Algérie dans le cadre du respect de la souveraineté du Maroc sur ses provinces sahariennes et de son intégrité territoriale.

Ce vote est un rappel à l'évidence qu'établissent l'Histoire, le droit et la légalité, attestant de la marocanité du Sahara et qui interpellent solennellement l'Algérie sur ses responsabilités dans la falsification de l'Histoire et l'entretien d'un conflit qu'elle a créé et qu'elle dirige contre le Maroc.

Ces arguments, que l'Algérie tente d'ériger en principe et qu'elle ne peut, à l'évidence, opposer à la souveraineté du Maroc sur ses provinces sahariennes, ont été entourés d'artifices et de faux, puisés dans l'art d'un illusionnisme suranné.

Telles furent ses créations, le soi-disant " Front Polisario " et la pseudo république sahraouie, des artifices qui n'ont pas résisté au droit, à la légalité, aux principes de souveraineté des Etats et du droit à l'intégrité territoriale.

Rappel à l'évidence qui fait tomber le masque sur les desseins d'Alger, que nourrit une politique irresponsable à tous égards.

Envers le Maroc, d'abord, pays contre lequel elle a provoqué et entretenu une guerre et des menaces permanentes à ses frontières, qui attestent, sur une partie de l'Histoire des deux pays, au lendemain de l'indépendance algérienne, du caractère belliqueux irréductible de la politique de l'Algérie.

Cette politique se traduit par le surarmement dse ce pays, et la concentration de ses forces armées aux frontières du Maroc, ainsi que par les déclarations et les provocations de ses gouvernants à l'égard de notre pays.

C'est une politique irresponsable et nihiliste, trouvant ses origines dans les illusions d'Alger, les préjugés, les complexes et le manque d'éthique politique manifestés par ses dirigeants depuis plus de quarante ans.

C'est une politique irresponsable, basée sur les pouvoirs et les intérêts personnels des gouvernants d'Alger, inconciliables avec ceux du peuple algérien dont elle ne se préoccupe guère des droits, des libertés et du progrès.

La presse, l'opposition et l'opinion publique algériennes sont muselées et les organes de l'Etat et l'administration, sclérosés, à l'image du pouvoir central, consacrent les privilèges et le trafic d'influence à la place du service public, de la justice sociale, de l'équité et de la gouvernance.

Le pouvoir se maintient par le jeu et la force des intrigues.

Ce pouvoir, les organes de l'Etat et l'administration pèsent de tout leur poids sur la vie des Algériens, la jeunesse et les potentialités de l'Algérie.

C'est, à ce niveau, une irresponsabilité de la politique des dirigeants algériens, à l'égard de leur peuple, qui en révèle d'autres, dont celle marquant les proclamations de ces dirigeants lorsqu'ils prétendent défendre le droit des peuples à la liberté.

" Qui ne dispose pas d'une chose ne peut la donner ", dit le proverbe.

L'Algérie, ne disposant pas de ses propres libertés et de démocratie, ne peut les donner à autrui. Et si elle s'estime être en mesure de le faire, qu'elle accorde cette liberté et cette démocratie, d'abord, au peuple algérien.

Nous avons, par ailleurs, d'autres exemples édifants de la manière dont l'Algérie conçoit la liberté. Il s'agit des Marocains enlevés et détenus, depuis plus de vingt-cinq ans, dans les camps de concentration algériens édifiés dans ce pays, ainsi que la séquestration et la détention par la force des Marocains sahraouis dans les camps de Tindouf. Plusieurs des dictatures et régimes policiers, à travers l'Histoire contemporaine, ne font pas mieux. Le régime algérien n'est pas seulement irresponsable, mais il est inhumain.

Ce sont l'illusionnisme et l'irresponsabilité de cette politique qui entretiennent dans la conscience du peuple algérien, par l'amalgame et la falsification, des antagonismes et des oppositions imaginés entre les composantes des entités et les valeurs des peuples algérien et marocain. Le conflit du Sahara, créé et attisé par le même feu dont elle allume en permanence ces oppositions et ces antagonismes, est l'expression de la hargne irréductible qui caractérise la politique algérienne à l'égard du Maroc.

Mais l'illusionnisme politique des dirigeants algériens ne paie plus tant ses artifices, grossiers et qu'ils ne peuvent dissimuler, ne trompent plus personne, hormis une poignée de pays qui, pour quelques raisons ou intérêts personnels, soutiennent le mensonge algérien.

Le Maroc se trouve, du fait de la légalité, de la légitimité de sa cause, de ses droits inaliénables, reconnus et établis sur son Sahara, et de sa présence dans ses provinces du Sud définitivement récupérées, dans une position confortable et forte pour continuer de défendre son intégrité territoriale.

Les responsables algériens ont choisi à leur pays un rôle et une vocation que ni l'Histoire internationale, ni son propre Hhistoire ne lui ont attribué. Un rôle appuyé par le souvenir de la " Révolution algérienne ", se nourrissant de la mémoire de ses martyrs et devant faire entrer l'Algérie dans l'Histoire et l'ériger en puissance politique. La montée des indépendances, aux époques du bipolarisme, du non-alignement, des idéologies et des idées ambiantes ont été les facteurs déterminants de ce dessein algérien auquel faisait dangereusement défaut la force morale, qui est la conviction, et l'éthique qui considère les droits des peuples, leur liberté et leur prospérité comme la finalité de l'action.

Ce rêve de puissance, ainsi que les hallucinations d'Alger provoquées par ses visées sur le Sahara marocain, devenus cauchemars marquant de leurs convulsions la politique algérienne, sont nés avec l'indépendance de ce pays, recouvrée en même temps que des territoires marocains sous occupation coloniale française étaient intégrés à l'Algérie. Ils sont nés de la conception des dirigeants de ce pays que d'autres territoires, comme le Sahara marocain, devaient un jour être intégrés à l'Algérie. Une telle conception est basée sur l'affaiblissement du Maroc par sa division et son amputation de ses territoires pour que l'Algérie demeure puissante dans la région.

Sur le plan intérieur, les dirigeants algériens ne se sont préoccupés, depuis l'indépendance de leur pays, que du pouvoir et des moyens de l'accaparer que sont les règlements de comptes de tous genres. La dictature, l'exclusion et l'humiliation sont la récompense du peuple algérien, qui mérite, à l'évidence, mieux que cela.

Ce rêve de puissance, auquel les dirigeants algériens se sont, depuis toujours, fortement accrochés, a été entretenu, politiquement, par les intrigues, les jeux d'influence, les pressions et les coups de force et, économiquement, par la dilapidation des milliards de dollars du pétrole algérien.

A sa dislocation précoce, sur le plan international, ce rêve a été ressuscité par l'Algérie en mirage, sur les sables du désert que l'Algérie poursuit, en tentant d'affaiblir le Maroc et en contestant sous droit à parachever son intégrité territoriale.

Les arguments avancés par les gouvernants d'Alger, parce que dénués de fondement et, aujourd'hui, récusés partout ont tôt fait de s'enliser dans ces sables où les mirages s'évaporent devant tant de réalités et de repères de la civilisation et de la culture marocaines dont le Sahara marocain est éternellement chargé.
El Mostafa NASSIRI
Edité le: mercredi 27 octobre 2004.

ACH-CHARK AL-AWSAT 
Belkhadem "ne voit pas d'obstacle" à un sommet algéro-marocain et
rencontre à Paris son homologue marocain pour apaiser la tension avec
Rabat.
Le ministre algérien des Affaires Etrangères a déclaré que "rien
n'empêchait la tenue d'un sommet" entre le Président Bouteflika et le
Roi Mohammed VI, affirmant : "Il n'y a aura en aucun cas une guerre
entre l'Algérie et le Maroc à cause du Sahara occidental" et indiquant
qu'il avait rencontré la veille son homologue marcoain "pour apaiser la
tension". Le ministre algérien s'exprimait hier à Paris devant un
parterre de journalistes, à l'issue des travaux du Forum Méditerranéen.
() (Paris, Michel Abou Najm)


4. ALGERIE - Espagne

APS
Sahara Occidental : Madrid et Alger ''décidés à appuyer la légalité internationale'', selon Moratinos
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=74331
[Aps 27/10/04]  Madrid - Les Gouvernements espagnol et algérien sont "décidés à appuyer la légalité internationale et les Nations Unies'' dans le règlement du conflit du Sahara Occidental et "en particulier le plan Baker", a affirmé, mardi à Madrid, le ministre des Affaires étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos.
"La volonté du Gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker et pour cela il est nécessaire de déployer des efforts diplomatiques pour que le plan puisse être mis en oeuvre", a déclaré M. Moratinos lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem.

"Il y a deux parties en conflit, le Front Polisario et le Maroc, qui doivent faire l'effort de rechercher des solutions politiques et des solutions permettant le rapprochement, et c'est dans ce cadre que le Gouvernement espagnol travaille", a-t-il ajouté, précisant que les efforts de l'Espagne tendent à créer une "dynamique pour appliquer le plan Baker".

M. Moratinos a indiqué avoir, en outre, évoqué avec son homologue algérien, la prochaine résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui sera votée à la fin de cette semaine, et qui, "je crois, a-t-il dit, sera une résolution de consensus" qui reflétera "la volonté de tous de parvenir à une solution définitive au problème du Sahara Occidental".

M. Belkhadem a, de son côté, souligné la convergence de vues entre l'Algérie et l'Espagne sur la question du Sahara Occidental. "Nous sommes sur les mêmes positions concernant le Sahara Occidental. Les deux pays soutiennent la légalité internationale, le plan Baker et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Les deux pays veulent mettre en oeuvre ce plan Baker par un rapprochement des points de vue sahraouis et marocains", a-t-il affirmé. "Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses pour rester fidèles à la légalité internationale et au droits des peuples à l'autodétermination", a-t-il ajouté.

Interrogé sur de précédentes "divergences" entre l'Algérie et l'Espagne sur la question du Sahara Occidental, M. Belkhadem a noté qu'il s'agit d'un "malentendu" né de ce qui a été rapporté par la presse sur une réunion à Cannes entre quatre pays (Maroc, Algérie, Espagne et France) pour discuter du conflit sahraoui. Il a rappelé, à cet égard, que "l'Algérie ne peut se substituer au peuple sahraoui".

"A partir du moment où nous a été dit officiellement que l'intention de nos amis espagnols était de mettre en oeuvre le plan (Baker) en rapprochant les points de vue, en restant dans le cadre de la légalité internationale, nous ne pouvons que souscrire", a-t-il souligné.

EL MOUDJAHID
Une visite pour "hisser les relations économiques et commerciales au niveau des excellentes relations politiques"
27.10.04 - http://www.elmoudjahid.com/pdf/2004/10/27/html/menuhtml.htm
M. Abdelaziz Belkhadem, a déclaré, hier, que sa visite à Madrid vise à ''hisser les relations économiques et commerciales entre les deux pays au niveau des excellentes relations politiques''.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, M. Belkhadem a souligné que les entretiens qu'il a eus avec le président du Gouvernement, M. Jose Luis Rodriguez Zapatero, et avec son homologue, ont été l'occasion de passer en revue l'ensemble des questions bilatérales au plan commercial, économique, des investissements et des potentialités qu'offre le partenariat entre les deux pays.
M. Belkhadem a annoncé dans ce contexte de dynamisation de la coopération que le ministre espagnol des Affaires étrangères se rendra à la mi-janvier à Alger pour poursuivre les préparatifs de la Réunion de Haut niveau que présidera le Président de la république, M. Abdelaziz Bouteflika, et le président du gouvernement espagnol, M. Jose Luis Rodriguez Zapatero, et qui se tiendra à la fin du mois de janvier ou au début du mois de février 2005 à Madrid, en application du traité d'amitié, de coopération et de bon voisinage existant entre les deux pays.
S'agissant des perspectives de partenariat, le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, a précisé que les entretiens ont porté sur les possibilités de développer la coopération dans les domaines de la pêche, de la construction de logements, de la modernisation des chemins de fer et de la réalisation de tramways, de barrages et d'autres infrastructures en Algérie.
Il a rappelé à ce propos que l'Algérie compte investir dans les années à venir environ 50 milliards de dollars pour ''moderniser son économie et pour réaliser des infrastructures très importantes'' et qu'elle souhaite dans ce contexte bénéficier de l'expertise et du savoir-faire espagnols.
Outre la coopération bilatérale, a ajouté M. Belkadem, les deux parties ont abordé les questions internationales d'intérêt commun, notamment l'Irak et le Proche-Orient. A cet égard, il a relevé la ''grande convergence de vues'' entre l'Espagne et l'Algérie, saluant la ''position courageuse de l'Espagne à propos de l'Irak et les efforts qu'elle consent pour soulager les souffrances du peuple palestinien''. De son côté, le chef de la diplomatie espagnole a souligné que le niveau des relations entre l'Algérie et l'Espagne est ''excellent'', relevant que les deux pays n'avaient jamais atteint auparavant un ''niveau tant élevé de contacts institutionnels et politiques et de profondeur dans les relations économiques, financières et énergétiques, consulaires, sécuritaires et dans tous les secteurs''. M. Moratinos a indiqué que les deux délégations sont convenus de conclure un accord global de coopération économique et financière et réaffirmé que le gouvernement espagnol ''appuie totalement'' l'exécution du projet de gazoduc sous-marin Medgaz qui sera inscrit comme projet prioritaire fin décembre.
''C'est un projet stratégique à travers lequel nous voulons intensifier l'excellente coopération énergétique qui lie l'Algérie à l'Espagne'', a-t-il affirmé.
Il a ajouté que tous les aspects de la coopération : économie,
culture et lutte contre le terrorisme - dont il s'est félicité - seront examinés lors de la réunion de la commission mixte, prévue au cours de la première semaine du mois de janvier.
La conférence de presse de MM. Belkhadem et Moratinos a été précédée de la signature par les deux ministres d'un accord en vertu duquel les permis de conduire délivrés en Algérie seront considérés comme valables en Espagne.
Rappelons que le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, avait été reçu en début d'après-midi par le président du gouvernement, Jose Luis Rodriguez Zapatero, et devait être reçu en fin de journée par sa majesté, le Roi Juan Carlos.
MM. Belkhadem et Moratinos ont eu, au cours de l'après-midi, des entretiens qui devaient se poursuivre dans la soirée en relation avec les thèmes des 5+5, de la Méditerranée occidentale et de la conférence euroméditerranéenne de Barcelone.



IDEM
Entretien avec M. Zapatero
- M. Belkhadem a indiqué que sa rencontre avec le président du Gouvernement espagnol a été l'occasion de "poursuivre la concertation politique sur les questions internationales d'actualité, en l'occurrence le Proche-Orient, l'Irak et le Sahara Occidental"
- Réunion annoncée de la commission mixte au début de l'année à Madrid sous la présidence du Président Bouteflika et du Président du gouvernement espagnol

Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, a été reçu, hier, par le président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, au palais de la Moncloa, siège de la Présidence du Gouvernement.
L'audience s'est déroulée en présence de l'ambassadeur d'Algérie à Madrid, M. Abdelmajid Fasla, et de l'ambassadeur espagnol à Alger, M. Juan Lena. Dans une déclaration à l'APS à l'issue de cette rencontre, M. Belkhadem a indiqué que sa rencontre avec le président du Gouvernement espagnol a été l'occasion de "poursuivre la concertation politique sur les questions internationales d'actualité, en l'occurrence le Proche-Orient, l'Irak et le Sahara Occidental". "Le partenariat algéro-espagnol, notamment le projet de gazoduc sous-marin Medgaz, la connexion électrique et les opportunités d'investissements espagnols en Algérie ont été également abordés", a-t-il ajouté. A propos de Medgaz, M. Belkhadem a indiqué que le président du Gouvernement espagnol s'est engagé à accélérer la procédure afin que le projet puisse démarrer à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine.
S'agissant du contexte de sa visite en Espagne, il a souligné qu'elle s'inscrit dans le cadre de la concertation bilatérale et en application du traité d'amitié, de coopération et de bon voisinage existant entre les deux pays.
La visite s'inscrit également, selon M. Belkhadem, dans le cadre de la préparation de la tenue de la commission mixte qui doit se réunir au début de l'année prochaine sous la présidence du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et du président du Gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero, et intervient avant la réunion du Groupe des 5+5 le mois prochain à Oran.
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que cette visite permettra, par ailleurs, d'évaluer la coopération bilatérale dans les domaines économique, commercial, énergétique et culturel.


L'ECONOMISTE
Madrid et Alger soutiennent le plan Baker       Retour aux dépêches
 L'Espagne et l'Algérie ont affirmé mardi à Madrid qu'ils soutenaient le plan de l'ancien secrétaire d'Etat américain James Baker pour le Sahara et qu'ils allaient oeuvrer à rapprocher les points de vue. "La volonté du gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker", a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue algérien Abdelaziz Beljadem. "Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses", a déclaré le ministre algérien qui a estimé que l'ambiguïté de la position espagnole à l'égard du plan Baker est levée.
Synt de L'Economiste/Map - Mercredi 27 octobre - 11h21

LE QUOTIDIEN D'ORAN
Plan Baker . L'Espagne tranche
27.10.04 -  http://www.quotidien-oran.com/html/home.html
Le ministre espagnol des Affaires étrangères a indiqué mardi à Madrid que la volonté du gouvernement espagnol est de "pouvoir appliquer le plan Baker".
En quelques mots, Miguel Angel Moratinos a mis fin hier à l'ambiguïté espagnole sur le dossier du Sahara Occidental et confirme un recentrage sur la position classique de l'Espagne. Le ministre espagnol a indiqué qu'il n'y avait pas "de malentendus" sur ce dossier avec l'Algérie et que la diplomatie "espagnole n'avait pas changé". Miguel Angel Moratinos n'a pas tort s'il s'agit de faire référence à la position soutenue de la diplomatie espagnole en faveur de l'exercice du droit à l'autodétermination.
Mais depuis l'arrivée au pouvoir des socialistes en Espagne, cette position est devenue plus floue et les responsables semblaient, sans le dire, avoir enterré le plan Baker qui est, aujourd'hui, la voie confirmée par le Conseil de sécurité pour l'exercice de ce droit à l'autodétermination. Soucieux d'éviter une "déstabilisation" du Maroc, le gouvernement socialiste semblait, contrairement à celui de la droite auquel il a succédé, prêt à s'accommoder d'un abandon de l'exercice du droit à l'autodétermination. Il paraissait céder au désir du Maroc qui après une décennie de participation à des processus diplomatiques et politiques devant mener au référendum a décidé de le déclarer "caduque". Dans ce domaine, comme dans d'autres, le gouvernement de Madrid semblait se rapprocher des vues de Paris qui ne fait pas mystère de son soutien au Maroc. Une certaine prise de distance à l'égard du plan Baker se manifestait à travers l'insistance en vue de réduire la question du Sahara Occidental à un problème de "dialogue direct" entre Alger et Rabat. C'était le point de Paris qui a parlé d'un "dialogue fondamental".
Dans le même temps, Moratinos évoquait ouvertement la nécessité pour Paris et Madrid d'avoir une stratégie commune en direction du Maghreb. Au Maroc, on évoquait même "un plan Zapatero" pour le Sahara Occidental qui serait un substitut au plan Baker prévoyant un référendum d'autodétermination après une période d'autonomie de cinq ans. L'existence d'un tel plan avait été rapidement démentie à Madrid, mais cela donne une idée de l'euphorie qui régnait à Rabat sur le changement de la position espagnole.
Il faut dire qu'en Espagne même les propos des responsables socialistes ont été perçus comme un abandon des Sahraouis. Dans la classe politique espagnole ainsi que dans le mouvement associatif, on demandait au gouvernement espagnol de clarifier sa position. La double pression de Paris et de Madrid qui s'exerçait sur Alger après les visites de Michel Barnier puis du Premier ministre espagnol Zapatero visait de toute évidence à sortir du plan Baker et préconisait une "bilatéralisation" de la solution. Cela avait d'ailleurs suscité une mise au point agacée du ministère algérien des Affaires étrangères (cf.
Le Quotidien d'Oran du 21 juillet 2004) qui regrettait que les pays "amis" invoquent l'idéal maghrébin et font de "l'amalgame" pour amener l'Algérie à se transformer en "partie en conflit" et à se substituer aux Sahraouis.
Hier, en tout cas, l'ambiguïté des socialistes espagnols au pouvoir semble avoir pris fin. "Les deux gouvernements sont décidés à soutenir le droit international, les Nations unies et en particulier le plan Baker", a indiqué Moratinos. Le ministre espagnol a ajouté que la volonté du gouvernement espagnol est "de pouvoir appliquer le plan Baker, et pour cela il fallait faire les efforts diplomatiques nécessaires".
 Abdelaziz Belkhadem qui se trouvait à Madrid s'est dit réjoui que les deux pays se trouvent sur la même longueur d'onde et que les "quiproquos" ou "ambiguïté" ont été levés. Le plan Baker continue d'être la voie la plus réaliste pour sortir de l'impasse au Sahara Occidental. Madrid qui ne l'invoquait plus vraiment ces derniers mois semble à nouveau en convenir.
M. Saâdoune

LE QUOTIDIEN D'ORAN
Madrid, en attendant Paris
 http://www.quotidien-oran.com/html/home.html
Par Kharroubi Habib
 
Dans l'affaire sahraouie, Paris et Madrid ont une position pour le moins ambiguë. Officiellement, les diplomaties françaises et espagnoles soutiennent les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité sur la question, lesquelles disposent que la solution du problème passe par le libre exercice du droit à l'autodétermination pour le peuple sahraoui. Ce que le plan de règlement conçu par James Baker, l'ex-représentant personnel du secrétaire général de l'ONU, prévoit expressément. Le "hic" est que Paris et Madrid, tout en se déclarant en accord avec les résolutions onusiennes, soutiennent en même temps en sous-main les manoeuvres dilatoires des autorités marocaines qui visent à disqualifier le plan Baker.
L'ambiguïté des positions de Paris et Madrid s'est clairement exprimée à l'occasion du vote intervenu il y a une semaine dans la 4ème commission de l'Assemblée générale de l'ONU. Les représentants de la France et de l'Espagne se sont en effet abstenus de voter cette résolution, qui ne faisait en fait que réaffirmer les précédentes résolutions de l'ONU sur le problème sahraoui.
Ce que les autorités et les médias marocains ont aussitôt exploité en présentant leur abstention comme l'expression d'une position favorable aux thèses de leur pays, qui soutiennent la "marocanité historique" du Sahara Occidental et la réduction de l'affaire du Sahara à un conflit bilatéral algéro-marocain.
Si la France et l'Espagne ambitionnent réellement, comme ils le prétendent, contribuer à l'émergence d'un Maghreb uni, ce n'est pas en faisant preuve de partialité dans le règlement de la question sahraouie qu'ils y parviendront. L'ambiguïté franco-espagnole est d'autant plus irrecevable pour l'Algérie que ces deux pays prônent par ailleurs, sur d'autres questions internationales, la primauté et le respect par tous de la légalité et du droit internationaux. Cette dernière attitude est celle qui a beaucoup contribué au resserrement des relations entre les trois Etats. Il est par conséquent logique que l'Algérie n'apprécie pas que la France et l'Espagne fassent une entorse à ce principe, s'agissant de l'affaire du Sahara, dont la persistance est à l'évidence due au refus marocain d'appliquer la solution onusienne inspirée par la volonté de conformité avec ce droit et cette légalité.
A jouer aux "équilibristes" en cherchant à soutenir une partie dans le conflit sans rompre avec l'autre, la France et l'Espagne vont finir, non pas à se poser en médiateurs de bonne volonté, mais en acteurs bloquants d'une solution juste et équitable. Ce que l'Algérie a anticipé en refusant d'adhérer à toute initiative que ces deux pays sont susceptibles de préconiser, d'autant qu'elle se situe en dehors du cadre onusien et qu'elle n'écarte pas la possibilité de faire l'impasse sur le droit imprescriptible du peuple sahraoui à l'autodétermination. A Madrid, où un changement de majorité et de gouvernement a eu lieu sous la forme d'une sanction infligée par l'opinion nationale espagnole à Aznar et son parti pour avoir transgressé la légalité internationale dans l'affaire irakienne, la nouvelle équipe gouvernementale, dirigée par le socialiste Zapatero, semble déterminée à se départir de toute ambiguïté dans ses positions quand ce principe est en cause. C'est ce qu'a déclaré hier le ministre espagnol des Affaires étrangères au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue Abdelaziz Belkhadem. "La volonté du gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker", a déclaré Moratinos. Belkhadem a eu lui ces propos: "Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses".
Paris en fera-t-il de même ? C'est la seule voie pour la France, dont tout le prestige et l'influence internationale reposent sur son image de défenseur de la légalité internationale et de la justice dans les relations entre Etats de la planète.
 


5. MAROC - SAHARA

AUJOURD'HUI LE MAROC
Le polisario n'est pas content
Le secrétare génaral de l'ONU, Kofi Annan, a demandé, dans son rapport, la prorogation de six mois du mandat de la Minurso. La réaction officielle d'Alger, lors d'un point de presse, ainsi que celle du polisario révèle leur désarroi et surtout leur manque d'arguments.

Le rapport de Kofi Annan ne plaît guère à nos voisins. Le gouvernement algérien se garde d'y répondre frontalement, mais a chargé l'ambassadeur de la pseudo-rasd à Alger, Mohamed Yeslem Beissat, d'exprimer sa déception. "Je regrette l'ambiguïté du discours de Kofi Annan", a déclaré Beissat.
Cette ambiguïté se rapporte, selon l'homme de paille d'Alger, au fait que le secrétaire général des Nations unies a décrit une impasse, mais sans déterminer le responsable du blocage. Pour le prête-nom d'Alger, le responsable du blocage est, évidemment, bien connu : le Maroc. Il n'en veut comme preuve que le refus de notre pays d'appliquer le plan de James Baker. Cet argument est suranné, vieilli, ranci, inopportun. Le secrétaire général des Nations Unies ne cite plus ce plan, quand il parle du Maroc. Dans le rapport qui dérange Alger, il a indiqué que le Maroc est "prêt à négocier un statut d'autonomie mutuellement acceptable qui permettrait à la population du territoire sahraoui d'administrer ses propres affaires, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume". En s'accrochant au plan de Baker, inapplicable au demeurant, Alger et le polisario entravent l'évolution du dossier vers une solution. Pourtant, Beissat ne veut pas entendre parler de progrès. Il se bouche les oreilles et somme le secrétaire général de l'ONU de "fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination au Sahara occidental". Qui est alors responsable du blocage ? Mais comparativement aux autres parties de l'intervention de Beissat, l'argument relatif au plan de Baker a beau être dépassé, il ne défie pas le bon-sens. Dans le reste de son intervention, le polisarien a tiré, d'une façon chaotique, dans tous les sens. Qu'on écoute un peu la réponse officielle au rapport de Kofi Annan : "Il n'y a pas de volonté politique chez le Makhzen", a martelé le polisarien. Que veut dire volonté politique ? Céder le Sahara marocain sur un plateau aux convoitises du gouvernement algérien.
Nous ne sommes plus dans le domaine de la volonté, mais dans celui de la charité. "Le Maroc est de plus en plus isolé", a ajouté le polisarien. Et les 89 voix du vote, tant attendu, de la 4ème commission ? Sont-ce des voix de pays qui prouvent que le Maroc prêche dans le désert ? D'ailleurs le polisarien peine à expliquer l'unité des pays de l'UE qui ont opposé une fin de non-recevoir aux intrigues d'Alger. Un journal algérien a trouvé la réponse. Le Maroc serait disposé à accueillir des centres de triage pour les demandeurs d'asile en Europe, alors qu'Alger a "dit non". Un dossier aux ramifications aussi complexes serait donc dénoué par un deal : accueil des centres contre reconnaissance de la marocanité du Sahara. C'est d'un angélisme décapant.
Après cette plaidoirie, l'homme d'Alger a diagnostiqué la situation interne au Maroc : "la corruption à grande échelle, l'immigration clandestine, la pauvreté, ainsi que la drogue font des ravages dans la société marocaine". Ce sont des propos éculés, que l'on sort régulièrement à Alger depuis 30 ans, sans rien changer à l'affaire. Un vrai diplomate ne réagit pas officiellement par de la démagogie au rapport du secrétaire général des Nations unies. Beissat a tort de prendre ce dernier pour un débile. Le cafouillage du polisarien est toutefois significatif d'une panne d'arguments. Alger a tiré toutes ses cartouches; elle a fait beaucoup de bruit pour rien.
A rappeler que Kofi Annan a demandé, dans son rapport, une prorogation de six mois du mandat de la Minurso, tout en faisant part de son pessimisme quant à la possibilité d'un accord sur le conflit du Sahara. Il a également exprimé sa vive préoccupation devant les réseaux de passeurs d'émigrés clandestins qui prospèrent dans la partie du territoire algérien où campe le polisario. L'homme de paille d'Alger a soigneusement évité de s'expliquer sur les trafics d'armes et d'êtres humains auxquels s'adonnent les polisariens.
Publié par : Aziz DAKI
Date de publication : 27-10-2004
URL de L'article: http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22141

LE SOIR D'ALGERIE
Voix discordantes marocaines
De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
27.10.04 - http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2004/10/27/article.php?sid=15050&cid=2
La guerre médiatique que le Maroc a déclenchée contre l'Algérie cache, à peine, pourtant le désarroi et le désappointement de Rabat par rapport à l'évolution de la question sahraouie.
Si Mohamed VI, inexpérimenté, très peu friand du suivi et du "management" de dossiers complexes nécessitant disponibilité et habileté permanentes tel celui du Sahara Occidental, s'en remet aux ultras de son armée et de son gouvernement, d'autres voix dans le royaume, pour le moment minoritaires mais dont l'écho monte en cadence, sont beaucoup plus circonspectes et prudentes. Ces nouvelles déclinaisons ont, ces derniers temps, marqué plusieurs points. Il y a eu, tout d'abord, la hardiesse de citoyens marocains qui ont eu l'inégalable dignité de dénoncer "l'occupation" par leur pays du "territoire du Sahara Occidental". Cela s'est passé au Forum social européen de Londres (17-21 octobre en cours) en présence de milliers de personnes représentant la nébuleuse altermondialiste. Auparavant, et même si les médias lourds français, protégeant, bec et ongles, les intérêts du Makhzen, ne l'évoquent même pas, c'était Driss Basri, l'ex-ministre de l'Intérieur de Hassan II et véritable homme fort du régime à l'époque, qui déclenchait les hostilités contre la nouvelle politique envers l'Algérie et le Sahara Occidental. Basri, que l'on ne peut, pourtant, taxer d'ami de notre pays, ne cesse, depuis son éviction jusqu'au jour d'aujourd'hui, de dénoncer les "dérives", l'absence "d'anticipation" et la "diplomatie à la petite semaine" de Mohamed VI. Farouche partisan de la "marocanité" du Sahara Occidental, Basri, homme d'Etat et héritant de Hassan II l'intelligence et le sens aigu de la diplomatie et de la fluctuation des rapports de force tant régionaux que mondiaux, D. Basri avait toujours pris soin de ne pas s'enfermer dans des logiques aventureuses, à sens unique. Il prenait toujours les précautions élémentaires d'usage. Basri, comme le résume si bien un adage algérien, "s'offre les plaisirs de la baignade en mer, mais a toujours l'¦il sur ses vêtements laissés à même le sable". Avec l'Algérie, Hassan II et Basri étaient persuadés au moins de quelques vérités, dont celle-ci : Alger n'abandonnera jamais le peuple sahraoui. Si Hassan II confiait à la fin de sa vie que Boumediène avait eu "la froideur nécessaire pour avoir su faire de la question sahraouie un problème de décolonisation et non pas une affaire bilatérale entre "nos deux pays", Driss Basri, homme de confiance de l'héritier de Mohamed El Khames (V) son confident attitré, sait, parfaitement que Rabat s'est piégé en décrétant "l'union sacrée" sur la "marocanité" de l'ex-Sahara sous protectorat espagnol. Comment, maintenant, s'y soustraire sans bouleversements tectoniques pouvant réduire à néant le trône alaouite ? Qu'offrir comme alternative à une opinion publique et des partis d'opposition domestiqués, précisément, grâce au "Sahara Occidental" ? Comment juguler la forte avancée de l'intégrisme islamiste qui, pour corser le tout, demande maintenant, ni plus ni moins, que l'application stricte de la charia par le roi au nom, justement, de son titre "d'émir des croyants" ? Qui soutiendra, désormais, le Maroc dans sa folle entreprise de tourner le dos à tous ses engagements internationaux concernant le Sahara Occidental ? Tant et si bien que des brèches s'ouvrent dans le mur, naguère compacte et imperméable, érigé par le Maroc pour contenir au yeux des Marocains, la revendication indépendantiste sahraouie. Il ne s'agit pas ici, du mur militaire, pâle réplique des lignes Challe et Maginot, qu'experts israéliens et français avaient "fourgué" à Hassan II pour se protéger de la guérilla sahraouie devenue trop pesante et trop forte pour des FAR (Forces armées royales) dont la lourdeur opérationnelle n'avait d'équivalent que son peu de motivation à guerroyer pour des "prunes". Le roi défunt Hassan II en saisissant au vol l'opportunité du cessez-le-feu et des accords de Houston signés avec le Polisarion avait eu beaucoup de présence d'esprit. D'une part, il évitait à son armée une déroute certaine et, d'autre part, il pouvait bénéficier de la manne financière considérable que l'ouverture des frontières avec l'Algérie permettait. L'histoire écrira un jour si Hassan II était sincère quant à sa volonté de paix avec le Front Polisario ou pas. Le Matin du Sahara, quotidien des colons marocains à Laâyoune et à Dakhla sous occupation des FAR marocaines, créé par le binôme Hassan II-Basri, a, en tout cas, publié avant-hier, l'intégralité du rapport rédigé à l'attention du Conseil de sécurité de l'ONU par Kofi Annan, secrétaire général de l'Organisation des Nations unies. Très critique envers le Maroc, le document Annan n'a, et c'est une première dans les annales du Matin du Sahara, pas été commenté en mal ni par la rédaction ni par un quelconque éditorial commandé par le palais ou par le gouverneur des provinces sahraouies occupées. Est-ce un autre signal de clans du système marocain envers le Polisario et la RASD pour les exhorter à les aider dans leur entreprise d'isolement de Driss Djettou, Premier ministre, et quelques généraux qui ont "mangé le cerveau" du novice Mohamed VI ? Possible. Est-ce un clin d'¦il de Driss Basri aux Etats-Unis d'Amérique pour leur signaler son positionnement, dorénavant, plus qu'avant, viscéralement anti-français ? Cette dernière hypothèse semble la plus plausible. Pour la raison essentielle que sur le dossier sahraoui, les USA ont décidé depuis au moins quatre ans, d'isoler Paris et de ne pas lui permettre de s'introduire dans une région qui n'est pas identifiée comme ayant fait partie de l'ex-empire colonial français. D'où aussi l'embarras du socialiste José Luiz Zapatero, écartelé entre sa farouche volonté d'arrimer l'Espagne à la France dans les questions européennes, vitales pour Madrid, et le prix fort que lui réclame Paris pour cette protection : de la compréhension envers Rabat sur le dossier sahraoui. Zapatero, cependant, ne sera pas d'une grande utilité au couple franco-marocain sur la question. Les socialistes espagnols dont il est le chef, toutes les régions du royaume ibérique et une forte mobilisation de la société civile ne permettront pas à José Luiz Zapatero de fuir la légalité internationale et les accords de 1990 parachevés par le plan James Baker endossés par le Conseil de sécurité de l'ONU et demandant au Maroc et au Polisario d'accepter le projet de l'ex-secrétaire d'Etat américain aux affaires étrangères. Reste une question lancinante : jusqu'à quelles limites l'Algérie acceptera-t-elle le jeu trouble et malsain de Paris dans la région ? Chirac pourra-t-il continuer d'exercer ce périlleux exercice d'équilibriste consistant à "faire des affaires avec Alger" et de "la politique avec Rabat" ? En attendant, les lézardes apparues sur les murs des palais du roi du Maroc sont les signes avant-coureurs d'une accélération des évènements dans la région. Driss Basri a-t-il compris les enjeux ou force-t-il, tout simplement, le destin ?
A. M.

6. MAROC- DROITS HUMAINS - COMMISSION ONU

LE MATIN . MA / MAP
Au Comité des droits de l'Homme de l'ONU : Le satisfecit au Maroc pour ses "progrès continus"
27.10.2004 |http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=39940 
Le Comité des droits de l'Homme de l'ONU a félicité hier le Maroc pour la qualité de son rapport périodique, présenté lundi devant cet organe onusien, ainsi que pour les "progrès continus" que connaît le pays en matière de droits humains.
Clôturant l'examen du 5e rapport du Maroc par le Comité des droits de l'Homme, le président de cet important organe onusien, le Tunisien Abdelfattah Amor, a commencé par féliciter l'Etat marocain pour avoir soumis son rapport dans les délais au comité, ce qui n'est pas le cas pour de nombreux Etats, parties au Pacte des droits civils et politiques.
M. Amor a estimé que ce rapport "a été particulièrement enrichi par les interventions fournies par une délégation (gouvernementale marocaine) hautement qualifiée et qui nous a donné des informations factuelles extrêmement utiles", avant de rendre hommage aux membres de cette délégation pour "leur sagesse, leur qualification et leur compétence".
"Les progrès en matière de droits de l'Homme au Maroc semblent continus. Beaucoup de progrès ont été faits", a estimé l'expert onusien, qui a cité, parmi les dernières réalisations les plus importantes en l'occurrence, l'adoption du nouveau Code de la famille et "l'institution d'un médiateur" en droits humains (Diwan Al-Madhalim), ce dernier revêtant une forte charge "symbolique" du fait qu'il fait référence à la justice.
"Les autorités politiques et judiciaires marocaines ont pris au sérieux les dispositions du Pacte (des droits civils et politiques)", a affirmé M. Amor, qui a rappelé que ces autorités se sont déjà engagées en septembre 2000 et au plus haut niveau, à ce que le Royaume du Maroc respecte pleinement l'article 11 du Pacte (article relatif à l'emprisonnement pour manquement à une obligation contractuelle). "Afin de lever toute ambiguïté à ce sujet, le ministère de la Justice l'a réaffirmé par la suite (...) pour ce qui est donc de cet article 11, il n'y a donc plus d'ambiguïté", a ajouté l'expert onusien.
Et de se féliciter que "tout cela prouve bien que le Royaume du Maroc accorde une grande importance à toutes les dispositions du Pacte ".
M. Amor a, par ailleurs, salué le fait que "le Maroc n'a pas appliqué la peine de mort depuis 1991, à l'exception d'un cas, survenu en 1992". Pour l'expert onusien, cette non application de la peine capitale "conduit à l'établissement d'un droit coutumier, d'une jurisprudence, qui laisse entendre que la peine de mort n'est plus appliquée".
Il a souhaité, dans ce contexte, que le Maroc ne revienne plus jamais à l'application de cette peine capitale et qu'il finira par l'abolir.
Parmi les sujets de préoccupation exprimés par M. Amor -ainsi que par plusieurs autres experts du Comité durant l'examen de ce rapport périodique du Maroc -, l'on retrouve la crainte que les lois adoptées par le Maroc après les attentats terroristes du 16 mai 2003 pour protéger sa population contre le terrorisme, ne donnent lieu à des violations des droits de la personne humaine.
"Il est logique que tous les Etats se protègent contre le terrorisme.
Toutefois, cette lutte contre le terrorisme ne saurait justifier des violations des droits humains", a-t-il dit.
Le président du comité a expliqué que la majorité des lois et mesures adoptées dans certains pays après les attentats du 11 septembre 2001 "semblent constituer des violations de certains droits de l'Homme, ce qui nuit à la légalité de la lutte antiterroriste".
M. Amor a, par ailleurs, attiré l'attention de la délégation marocaine sur la nécessité d'être vigilant concernant la pratique de la polygamie au Maroc, tout en reconnaissant que cette pratique est aujourd'hui "limitée dans les faits par un certain nombre de règles" (la polygamie n'étant plus autorisée que dans deux cas très restrictifs).
"Le Maroc s'est engagé (à travers le Pacte des droits civils et politiques) à ne pas pratiquer de discrimination envers les femmes (...) et le comité considère que la polygamie nuit à la dignité et la fierté de la femme", a estimé le Président du Comité onusien.
Pour sa part, l'ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies à Genève, M. Omar Hilale a réaffirmé l'engagement et la détermination des autorités marocaines à aller de l'avant dans le processus de l'édification de l'Etat de droit, de la démocratie et des libertés publiques.
Rien, a-t-il assuré, y compris la nécessaire et légitime lutte contre le terrorisme, ne sauront détourner le Maroc de ce noble engagement (l'édification de l'Etat de droit), réaffirmé par ailleurs à maintes reprises et au plus haut niveau de l'Etat.
La délégation marocaine entourant M. Hilale pour cet examen du 5e rapport périodique du Maroc était composée de M. Mohieddine Amzazi, gouverneur, directeur d'études et d'analyses à la Direction générale des affaires intérieures, M. Jamal Mokhtatar, secrétaire général de la province à la Direction générale des affaires intérieures, M. Mohamed Abdennabaoui, conseiller au cabinet du ministre de la Justice ainsi que Mme Jalila Hoummane et M. Azzeddine Farhane, conseillers à la mission du Maroc à Genève.
Les "observations et conclusions finales" du Comité des droits de l'Homme concernant le rapport du Maroc seront adoptées en séance privée et publiées à l'issue des travaux de cette session, qui s'achève le 5 novembre prochain.
MAP

REMARQUE : voir Sahara Info / Revue de presse SPECIAL envoyé hier 26.10.04
: Spécial Le Journal "Démocratie à la marocaine"-Droits humains-Répression http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/message/2997

7. MAROC - MAKHZEN - LIVRE

LE MATIN.MA
Lecture dans " Les trois rois " : (première partie))
Les guillemets s'ouvrent sur une mystification

" Les trois rois " d'Ignace Dalle (fayard), volumineux, n'est pas inutile. C'est un travail de documentation important qui pourrait être profitable à tous ceux qui sauraient se départir des partis pris de son auteur. Il entend juger la face connue et dévoiler celle cachée de " la monarchie marocaine de l'indépendance à nos jours ". Le Marocain y dénichera en partie les ressorts de l'hostilité d'une certaine France à l'égard du royaume. Le profane du Maroc y trouvera peut-être quelque chose à découvrir. Mais il lui faudra se méfier des lectures erronées des évènements et des rumeurs élevées au rang de faits.

En trois parties : Les guillemets s'ouvrent sur une mystification ; Un billet pour ramener le Roi de sa lune ; Ces Ordonnances devenues les bons samaritains de l'armée ; Naïm KAMAL dissèque et raconte un ouvrage qui aurait pu être une ¦uvre rare sur le Maroc.



On n'est jamais assez prudent. L'auteur de l'ouvrage, " Les TROIS ROIS ", le sait et c'est fort probablement cette conscience qui le pousse à achever son avant-propos par un sage " il reste tant à faire ". Au terme de huit cent dix-huit pages de vertigo, Ignace Dalle a pu garder suffisamment de lucidité pour se rendre compte qu'il était très difficile de faire ¦uvre d'historien " dans ce Maroc si complexe ". Ce faisant il s'est libéré à peu de frais des contraintes et de la rigueur que lui imposerait une telle démarche pour donner libre cours à sa subjectivité. Il n'en demeure pas moins vrai qu'il s'est livré à un travail colossal même si cette besogne de bûcheron a consisté à faire des coupes claires dans la littérature sur le Maroc pour n'en dégager que la partie sombre.



Écrit à l'encre de l'agencier sans fioriture mais sans imagination non plus, il faut de la patience pour le lire. Ouvrez les guillemets, fermez les guillemets. Plus de la moitié de l'ouvrage est faite de références à une riche bibliographie et de citations prélevées sur les interviews réalisées par l'auteur avec plusieurs acteurs de la politique marocaine. De ce point de vue, il faut rendre hommage à Ignace Dalle auprès duquel tout doctorant sur l'histoire récente du Maroc pourrait trouver une documentation et une bibliographie fort utiles s'il arrive à la dépolluer des jugements de valeur de l'auteur. Autant ce travail par son importance mérite toutes les louanges, autant les finalités qu'il sert portent préjudice à une ¦uvre qui aurait pu être rare si l'auteur n'avait succombé à ses démons.

Avant même qu'I. Dalle n'ait entamé les recherches nécessaires à son ouvrage sa religion était faite.

Sur le Maroc, sur sa monarchie, sur ses Marocains. Les pieds dans l'eau, la tête dans sa conclusion, la quête de l'auteur dans les merveilleux instruments qu'il s'est donné la peine de décortiquer se bornera à y dénicher ce qui tombe sous le sens de son dessein. Son aversion épidermique, cutanée et sous cutanée, pour Hassan II, l'antipathie que lui inspire l'Istiqlal dit orthodoxe, le peu d'indulgence, à laquelle seuls Benbarka et quelques uns de ses amis échappent, qu'il a pour les socialistes de l'USFP " accusés " pratiquement de " collaboration " avec la monarchie, son faible pour des pro français sortis à un moment de la féodalité caïdale du monde rural et du sérail de l'administration coloniale altèrent sérieusement la qualité d'un ouvrage qui est passé à côté de l'¦uvre.

Commençons par tordre le cou à une mystification : contrairement à ce qui a été écrit ici et là, ce livre qui élève souvent la rumeur au rang de fait, anobli le ragot, ne dévoile aucun secret. Il n'y a rien dedans qu'on n'ait déjà lu ou entendu, à deux ou trois petites choses près ; le conflit algéro-marocain de 1963 et les télégrammes de l'ambassade de France à Rabat. Sur le premier, l'auteur réserve plutôt un accueil favorable aux positions marocaines et écorche l'attitude d'Alger en reconnaissant, via Sophie Jacquin, ancien porte parole de la MINURSO au Sahara, que le Maroc a été berné par l'Algérie sur la question des frontières. Mais sa générosité ne va guère plus loin. Sa compréhension est vite viciée par l'évocation de l'aide des anciens occupants au Maroc et l'occultation du soutien soviétique à l'Algérie. Oubliant que lui-même assure, contrairement à une idée reçue, que ce sont les voisins qui ont attaqué les premiers, il ne tarde pas trop à retomber dans ses premières amours en consacrant sa chute aux opposants marocains qui n'y ont vu qu'une guerre néo-coloniale et impérialiste contre la révolution algérienne (pages 298 à 307). Pas tout à fait une vraie découverte ni une révélation, la citation de télégrammes de la chancellerie française à Rabat adressés au Quai d'Orsay offre néanmoins un modèle du sort qui est réservé à toute discussion avec un membre d'ambassade.

À son insu, l'ouvrage livre une clé de ce qui anime souvent l'hostilité de certains milieux français, qu'ils soient de droite ou de gauche, à la monarchie marocaine. Mohammed V, de projet de " Roi marionette " à père de l'indépendance, n'en finit pas, quarante-trois ans après son décès, d'irriter (pages 26, 28, 32, 87). L'hospitalité et la liberté de mouvement offertes aux fellagas du FLN algérien a fini par les remontre irréversiblement contre une monarchie que les Français croient avoir sauvé. Et si, fait inédit jusque-là, on assiste à une tentative de battre en brèche le premier des trois rois, c'est parce que " sa popularité semble avoir immunisé le trône alaouite des assauts de la modernité " (page 760). La démythification de celui que les Marocains ont vu dans la lune participe donc de l'¦uvre entreprise par ce livre et par d'autres de la même eau : la déstabilisation de la monarchie par sa banalisation. S'il n'est pas interdit de concevoir une telle désacralisation au nom du progrès, il faudrait bien préciser que cette " modernité " qui n'a pas eu de prise sur le trône alaouite paraît, avec les instruments de mesure qui sont les nôtres aujourd'hui, peu recommandable. Sous la plume de l'auteur, elle n'est que voies sans issue : " nasserisme en Egypte, baâthisme en Irak " et leurs avatars au Maghreb (idem).

Tautologique et répétitif à l'excès, l'ouvrage pêche par son manque de discernement. Il n'a pu ainsi mettre en perspective l'évolution du Maroc à la lumière des développements mondiaux. Dommage.

Car l'auteur avait pour lui le recul de la rétrospective : l'implosion de l'Union soviétique, la chute du mur de Berlin, les effets désastreux de ceux-ci mais aussi du discours mitterrandiste de La Baulle sur l'Afrique, la fin en queue-de-poisson de la révolution algérienne, la mue dans notre sphère de régimes à parti unique en républiques héréditaires, etc.

Autrement mieux outillé et surtout plus honnête, Régis Debray, dans une prenante introspection de sa vie politique, écrit dans " loués soient nos seigneurs " : " en 1970 je détestais toujours (et légitimement) le pouvoir marocain, et admirais le fier nationalisme algérien. Vingt ans après, force est de constater que le roi du Maroc, aussi grand comme politique qu'antipathique comme individu, a fait un pays vivable, où l'on peut respirer, s'exprimer, lire et penser, tandis que les héros de la révolution algérienne, individuellement si estimables, ont engendré l'Algérie que l'on sait ". Marcher ainsi sur ses sentiments tout en les rappelant, il faut être Régis Debray, ce que n'est pas - lapalissade - I. Dalle. Sans la consistance intellectuelle et l'exigence qui en découle du philosophe et ancien baroudeur révolutionnaire intime des principes de " distanciation " de Brecht, l'auteur des " trois rois " a été incapable de se défamiliariser avec son épiderme et a préféré à l'examen rigoureux des faits le tiers-mondisme paternaliste dont on croise encore quelques beaux spécimens dans ce magnifique réduit de l'utopie qu'est le Monde diplomatique. Du coup il s'est fermé à double tour les voies pénétrables de la compréhension pour saisir les biens faits, relatifs sans doute mais biens faits tout de même, de la progressivité, économe en souffrances et en vies humaines, dans laquelle les Marocains ont inscrit la construction de leur démocratie.

L'eut-il fait qu'il n'y aurait pas eu de livre. Tenir compte de l'impasse où se sont retrouvés les pays de l'Est ou de l'échec lamentable des choix idéologiques qui ont sous-tendu la construction des systèmes socialisants au lendemain des indépendances de l'Afrique et de certains pays arabes revenait à délégitimer l'alternative, dont l'auteur se fait l'avocat, qu'opposaient les adversaires de Hassan II aux choix que le défunt souverain avait retenu pour le Maroc. Considérer comme plausible le scénario de la reproduction par la gauche marocaine des systèmes totalitaires à base de socialisme abâtardi rendrait également quelque part compréhensible sinon légitime la violence avec laquelle le régime répondait à ses adversaires. M. Dalle ne serait alors plus fondé de mettre entre guillemets et en doute les complots, aujourd'hui avérés, contre la monarchie ni évoquer (p 205) le limogeage du gouvernement de Abdellah Ibrahim en des termes qui arrangent son préconçu : l'opposition de deux conceptions du Maroc, celle du pouvoir, forcément " théocratique et féodale ", et celle de l'opposition de gauche qui ciblerait " un État moderne, démocratique et progressiste. "

Un résidu de conscience l'amène naturellement à effleurer le dilemme de la viabilité de cette dernière option, mais sans le courage d'aller au fond du sujet pour dévoiler ce que pouvait receler en vérité cette conception dans le contexte des années soixante. Pourtant la question est toute simple : le " génie marocain " pour lequel l'auteur a si peu d'estime, pouvait-il déboucher avec les agrégats idéologiques de l'époque sur autre chose de mieux que l'Algérie de Boumedienne, l'Egypte de Nasser, la Roumanie de Ceausescu, Cuba du lider Maximo si ce n'est la Zambie de Mugabé ?

Occultant les faits tels qu'ils ont eu lieu et non tels qu'ils devaient se dérouler, il établit à sa guise la ligne de démarcation entre le bien et le mal, les bons et les méchants. Il peut alors sans cas de conscience s'extasier devant Rémy Leveau qu'il cite affirmant, en clair et en français dans le texte, que Mehdi Ben Barka voulait le parti unique mais s'est heurté à " l'incompétence des hommes "
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Demain deuxième partie : Un billet pour ramener le Roi de sa lune.
Naïm KAMAL



8. Espagne - SAHARA

LE MATIN.MA
Selon Miguel Angel Moratinos : la solution du conflit du Sahara marocain n'est pas aussi éloignée
26.10.2004  |  http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=39941
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos, a affirmé hier qu'il ne partageait pas le "pessimisme" du secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, concernant la question du Sahara, assurant que la solution du conflit "n'est pas aussi éloignée", rapporte la presse espagnole. "Je ne partage pas la vision pessimiste de Kofi Annan parce que je suis optimiste. Je ne crois pas que la solution est aussi éloignée. Tout le contraire", a dit M. Moratinos dans une rencontre avec la presse espagnole, en marge de la 11e édition du Forum méditerranéen à Paris.
"Nous avons des problèmes et on dit que le pessimisme de la raison s'oppose à l'optimisme de la volonté", a ajouté le chef de la diplomatie espagnole qui a réitéré la volonté de son pays à "accélérer" une solution au conflit dans le cadre d'une "nouvelle dynamique d'entente".
Les dirigeants internationaux devraient être "responsables" devant une situation "préoccupante", a affirmé M. Moratinos, qui a indiqué avoir participé à une rencontre quadripartite sur le Sahara en marge du Forum méditerranéen avec ses homologues français, marocain et algérien.
Rejetant les critiques contre les actions de la diplomatie espagnole concernant le conflit du Sahara, M. Moratinos a assuré que le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero "s'engage à tenter de résoudre ce conflit".
"Nous ne savons pas si nous y parviendrons mais (à) nous ne voulons pas repousser ou faillir à la responsabilité devant la complexité du problème" , a-t-il ajouté, reconnaissant que l'Espagne "n'a pas la clef de la solution" mais tentera d'aider les parties à trouver cette solution, sous les auspices de l'ONU.
Après avoir demandé à ce que l'on facilite la dynamique qui permettra aux parties de résoudre "définitivement" ce conflit, M. Moratinos a formé le v¦u que le Conseil de sécurité de l'ONU adopte, lors de sa réunion du 31 octobre, une résolution "suffisamment consensuelle pour que nous puissions continuer à travailler tous pour la paix dans la région" .
Abordant les relations entre le Maroc et l'Algérie en liaison avec le conflit du Sahara, M. Moratinos a indiqué que la diplomatie espagnole s'efforce de rapprocher Alger et Rabat dans une "logique naturelle de rapprochement, d'entente et de coopération" .
"Nous sommes dans le 21e siècle et avec la nécessité de l'intégration maghrébine et les défis urgents" auxquels il faut faire face, une solution du conflit du Sahara est indispensable, a-t-il dit.



9. MAROC- ESPAGNE - RELATIONS ECONOMIQUES

LE MATIN. MA / MAP
M. Taëb Fassi Fihri déclare : Les relations maroco-espagnoles
26.10.2004  |  23h49
Le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, M. Taëb Fassi Fihri, a déclaré, mardi, que les relations maroco-espagnoles revêtent un caractère exceptionnel du fait de plusieurs considérations géographiques et historiques.

Répondant à une question orale à la Chambre des conseillers, M. Fassi Fihri a précisé que les rapports entre les deux Royaumes ont connu, au cours des dernières décennies, une évolution significative en général nonobstant certains développements qui surviennent de temps à autre.
Il a ajouté que depuis la victoire du Parti socialiste ouvrier espanol (PSOE) aux dernières élections législatives en Espagne, ces relations se sont vu imprimer une nouvelle tandance politique commune avec pour objectif de renforcer la coopération entre les deux pays, conformément à la volonté de S.M. le Roi Mohammed VI et de S.M. le Roi Juan Carlos 1-er, ainsi que du président du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero "qui tient à faire du Maroc un partenaire de premier plan".
M. Fassi Fihri a souligné à cette occasion que les deux pays ont convenu d'instaurer un dialogue ouvert et permanent entre eux en vue de surmonter les problèmes en suspens dans un esprit de solidarité, de confiance et de respect mutuel. Ils ont également décidé de mettre à profit le facteur de la proximité géographique et toutes les occasions qui se présentent pour la construction d'"un partenariat stratégique qui nécessite la coordination, non seulement au niveau des questions bilatérales, mais aussi pour tout ce qui est des questions internationales et régionales, notamment euro-méditerranéennes.
Le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération a rappelé les différentes visites ministérielles échangées entre les deux pays, les multiples réunions tenues par les groupes de travail chargés de l'immigration, en plus de la délimitation des eaux territoriales au niveau de l'Atlantique, de la coopération économique et culturelle et du rapprochement entre les sociétés civiles des deux pays.
Concernant enfin la question du Sahara marocain, M. Fassi Fihri a indiqué que l'Espagne adopte une politique de neutralité active qui répond aux efforts de la communauté internationale déployés sur ce dossier, notamment ceux du Conseil de sécurité, visant "à trouver une solution politique, consensuelle et définitive qui garantisse les intérêts supérieurs du Maroc et consolide la sécurité et la stabilité régionales et le co-développement de la région du Maghreb Arabe".
MAP

ACH-CHARK AL-AWSAT 
Le Parti Populaire espagnol réclame l'ouverture urgente de négociations
avec le Maroc sur le tracé des frontières maritimes.
() Le PP a présenté un projet de loi devant la commission parlementaire
des Affaires Etrangères, qui devait le discuter hier. Ce n'est pas la
première fois qu'il présente une telle demande. Chaque fois que, sous le
gouvernement socialiste, le rapprochement entre Rabat et Madrid est en
bonne voie, le PP soulève l'un des problèmes épineux en suspens, tandis
que le gouvernement socialiste préfère reporter l'examen de ces
problèmes jusqu'à ce que soient jetées les bases d'une solide
coopération entre les deux pays. () Pour formuler sa revendication, le
PP a saisi le prétexte de la signature, en juin dernier, d'accords de
prospections pétrolières entre le Maroc et des sociétés australienne et
britannique dans des zones maritimes qu'il considère comme appartenant à
l'Espagne du fait de leur proximité avec Melilla et les Iles Jaafarine,
occupées par l'Espagne depuis des siècles. () (Rabat, Ach-Charq
Al-Awsat)

10. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-ESPAGNE-PILLAGE DES RESSOURCES

AUJOURD'HUI LE MAROC
Éditorial : Petits intérêts
 http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22143    
 27.10.04

Qui veut saboter l'opération de rapprochement entre les opérateurs économiques de la région Souss-Massa-Drâa et leurs homologues des Iles Canaries ? La question mérite d'autant plus d'être posée que les man¦uvres ont commencé dès le lendemain de la visite en juin dernier de la délégation marocaine dans cette autonomie espagnole pour prendre au fil des jours un tour nettement clair.

Qui veut saboter l'opération de rapprochement entre les opérateurs économiques de la région Souss-Massa-Drâa et leurs homologues des Iles Canaries ? La question mérite d'autant plus d'être posée que les man¦uvres ont commencé dès le lendemain de la visite en juin dernier de la délégation marocaine dans cette autonomie espagnole pour prendre au fil des jours un tour nettement clair. Une visite précédée par le déplacement en grande pompe dans le Royaume du président du gouvernement des Canaries qui a rencontré S.M le Roi Mohammed VI pour préparer le terrain à ce qui s'annonçait sous de meilleurs auspices. Satisfaction à Las Palmas et à Rabat qui ont solennellement décidé de miser sur l'avenir après une longue période de crispation politique à cause du dossier du polisario. Or, il semble que certains lobbies économiques, politiques et institutionnels marocains n'ont pas apprécié le fait que cette opération d'envergure leur soit passée sous le nez. L'énergie qu'ils déploient dès lors pour la faire capoter n'a d'égal que leur frustration à ne pas être "dedans".
Rien ne justifie ce qui ressemble à une action de sabotage car l'opération des Canaries est un projet novateur qui a reçu l'imprimatur royal, une première du genre au Maroc, en ce sens où elle relève de la coopération décentralisée qui ne recourt pas aux canaux officiels habituels de type gouvernemental ou corporatiste. Si ces derniers n'ont pas été associés à cette affaire c'est pour lui garantir justement des chances réelles de réussite par la mise en relation directe des hommes d'affaires des deux parties. Les uns et les autres sauront en effet mettre en route la dynamique nécessaire et créer les synergies utiles sans qu'ils aient besoin d'un quelconque intermédiaire. Telle est la volonté des plus hautes instances du pays qui ont voulu expérimenter ainsi une démarche plus souple et moins lourde que ce qui se fait habituellement dans des conditions où l'efficacité et le suivi ne sont pas toujours de mise.
C'était sans compter avec la capacité de nuisance de ceux qui n'ont pas été sollicités à conduire ou à faire partie de la délégation marocaine. Les intéressés, mus par des considérations qui n'ont rien à voir avec l'intérêt général, se sont empressés pour contrarier le cours normal que devaient prendre les événements. Ils ont commencé d'abord par jeter le doute sur la crédibilité de l'initiative dans le cadre d'une campagne insidieuse menée auprès des responsables canariens. Ensuite, ils ont essayé de faire une OPA sur l'opération en rameutant dans l'archipel espagnol des acteurs économiques issus d'autres régions du Royaume pour qu'ils se substituent à l'aréopage des opérateurs marocains initialement désignés. " ôte-toi de là que je m'y mette" ! On aurait aimé que l'expérience pilote Canaries/région-Souss-Massa-Draâ donne lieu à une émulation saine entre les différentes régions du pays. Une émulation qui verrait chacune de ces dernières reproduire le même type de coopération décentralisée avec des régions ou des autonomies étrangères. Ce n'est pas le cas. On est en train d'assister plutôt à un spectacle lamentable : des présidents de certains conseils régionaux et des opportunistes de tout acabit jamais rassasiés accourent en catimini à Las Palmas pour tenter de conclure des affaires personnelles. Tout cela avec la complicité des autorités consulaires nationales à Las Palmas censées défendre et sauvegarder l'esprit retenu pour le rapprochement entre les deux régions. On voudrait vider de sa substance une coopération ambitieuse que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Triste constat.
Par : Abdellah CHANKOU

AUJOURD'HUI LE MAROC
Qui veut saboter l'opération Canaries ?
 http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22142  
 La représentation du Royaume à Las Palmas priviligie les intérêts particuliers de certains hommes d'affaires marocains et canariens. Loin de l'esprit de rapprochement scellé récemment entre le Maroc et les Iles Canaries.

Le Maroc et les Iles Canaries n'ont jamais été aussi proches que durant les derniers mois. Durant trois décennies, le Royaume et l'Archipel ont maintenu des relations très tendues à cause de l'alignement du gouvernement autonome des Canaries sur la position des séparatistes de Tindouf. Une situation qui a énormément changé depuis un mois. Pour la première fois, Rabat et Las Palmas ont tourné la page de la différence pour entamer une nouvelle étape dans leurs relations bilatérales, désormais basées sur la coopération économique et la concertation politique.
Ce rapprochement a été couronné par l'audience accordée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en mai dernier, au président du gouvernement autonome des Iles Canaries, Adan Martin Menis. Cette audience a marqué, de l'avis de tous les observateurs, un tournant décisif dans les relations bilatérales. En effet, la visite au Maroc d'un homme comme Adan Martin, qui a toujours été l'un des alliés les plus importants du polisario aux Canaries et qui venait d'être élu à la tête de la présidence du gouvernement autonome de l'Archipel, était sans doute un événement qui marquait le début d'une nouvelle étape entre les deux parties. D'ailleurs, la visite de Martin a été couronnée par la signature par le Maroc et les Iles Canaries d'un mémorandum d'entente qui servira de cadre de référence "adéquat et efficace" pour le renforcement de la coopération entre les deux parties. Les relations "politiques" étaient donc institutionnalisées et dotées d'un cadre juridique qui les organisait. Toutefois, ce rapprochement politique était lié à une amélioration de la coopération économique. À ce propos, il est à signaler que, si les politiques des Iles Canaries ont fini par changer de position et abandonner le soutien des séparatistes de Tindouf, c'est grâce notamment aux pressions exercées par la communauté des affaires de l'Archipel. Conscients que l'ouverture économique des Canaries ne peut s'opérer qu'en direction du Maroc, les hommes d'affaires canariens ont exercé, durant les deux dernières années, d'énormes pressions pour inciter les politiques à abandonner leur politique d'hostilité envers le Maroc.
Rabat et Las Palmas devaient donc jeter les bases de nouvelles relations économiques, afin de renforcer la dynamique de rapprochement politique.
Cette mission a été confiée à des hommes d'affaires jeunes, dynamiques et qui incarnent le Maroc nouveau. C'est dans ce cadre qu'une délégation formée d'une trentaine d'hommes d'affaires marocains et présidée par le chargé de mission au Cabinet royal, Fadel Benyaich, a effectué une visite de travail à l'archipel. La visite, qui a eu lieu un mois après celle effectuée au Maroc par le président du gouvernement canarien, a été d'un grand succès puisqu'elle a permis aux deux communautés d'affaires marocaine et canarienne d'explorer les opportunités économiques offerts de part et d'autre et de s'entendre sur le meilleur moyen de développer les flux d'échanges commerciaux et d'encourager les investissements directs dans les deux sens.
Toutefois, le succès de cette visite et le travail méthodique effectué par la délégation marocaine n'a pas plu à certains milieux d'affaires au Maroc, qui considèrent les Iles Canaries comme une chasse gardée dont ils doivent avoir le monopole. Les intérêts de ces derniers ont rejoint ceux d'un autre groupe qui estime, de son côté, que tous les dossiers de coopération économique doivent transiter par lui. Et les deux ont commencé une opération de sabotage des initiatives de coopération économique en entravant, notamment la méthodologie du travail qui avait été installée suite à la visite effectuée par la délégation présidée par Fadel Benyaich. Ce sabotage s'est notamment manifesté par une mainmise totale sur l'accès à l'information économique sur les opportunités d'affaires au Maroc de la part de ceux qui sont censés en faire la promotion, à savoir le Consulat général du Royaume aux Iles Canaries. Mais, ce qui provoque le mécontentement des hommes d'affaires canariens, c'est surtout le fait que cette représentation du Royaume à Las Palmas privilégie les intérêts particuliers de certains hommes d'affaires marocains et canariens qui ont créé un cercle fermé où ils traitent des affaires personnelles freinant ainsi la dynamique qui était née suite à la visite de la délégation présidée par Benyaich. Ce cercle est notamment formé par le consul général, Abderrahmane Leibek, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Laâyoune, Hassan Derham, et le président de la Chambre de commerce de Las Palmas, José Miguel Suarez Gil.
Ces trois personnes ont formé une équipe qui travaille en collaboration étroite pour monter ensemble des affaires en dehors du cadre institutionnel normal. Ce qui est en train de provoquer la colère et le mécontentement des entrepreneurs canariens qui se trouvent ainsi privés de bénéficier du rapprochement économique entre le Royaume et l'Archipel.
S'estimant lésés, ces hommes d'affaires ont tenté de passer le message à travers certains articles de la presse locale de l'Archipel où ils ont formulé leurs griefs. Mais, ce n'est qu'il y a quelques jours qu'une occasion s'est présentée pour qu'ils puissent passer leur message aux autorités marocaines sur ce qui se passe. C'était à l'occasion de la tenue d'une réunion organisée, la semaine dernière à Las Palmas, sur les opportunités d'affaires au Maroc. Malgré l'invitation du conseiller commercial de l'ambassade d'Espagne à Rabat, Enrique Verdeguer, et l'intérêt du sujet, les hommes d'affaires canariens ont préféré boycotter la rencontre. Dans la salle, il y avait moins d'une vingtaine de personnes. Certains hommes d'affaires canariens qui ont boycotté la rencontre ont affirmé à ALM qu'à travers leur attitude, ils ont voulu faire passer un message clair pour attirer l'attention des autorités marocaines sur la situation. Depuis la visite aux Canaries de la délégation présidée par le conseiller de SM le Roi Fadel Benyaiche, qui a été d'un très grand succès, ceux qui ont pris le relais, à savoir le consul général et ses collaborateurs, nous ont déçus, ont-ils précisé.
Ainsi, l'excellent travail effectué au niveau du rapprochement politique et économique entre le Royaume et l'Archipel est aujourd'hui pris en otage par certains milieux qui favorisent leurs intérêts personnels aux dépens de l'intérêt général.
Par : Omar DAHBI


AUJOURD'HUI LE MAROC
Hassan Derham : Le gros poisson du sud
 http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22146 
 Parlementaire et homme d'affaires connu dans les provinces du sud, Hassan Derham sait faire preuve d'un véritable génie politique quand-il s'agit de défendre ses intérêts.

Il est à la fois député parlementaire et riche et prospère homme d'affaires. Issu d'une vieille lignée de grands négociants du sud du Royaume, Hassan Derham passe pour être le véritable artisan -côté marocain- du partenariat initié il y a quelques mois entre les provinces du Sud, les Canaries en Espagne et les Açores au Portugal. D'ailleurs, il avait multiplié les sorties, avec un zèle sans pareil, lors de la conclusion de ces accords. Des sorties où le politique donnait la réplique à l'économique.
Parlementaire affilié au Rassemblement national des indépendants (RNI) d'Ahmed Osman, Hassan Derham n'a pas hésité à abandonner sa casquette RNI pour une autre, celle du Mouvement populaire. Le choix du moment est loin d'être fortuit, la raison ayant conduit à ce retournement de veste l'était encore moins.
Le chef du MP Mohand Laenser, actuel ministre de l'Agriculture, s'est vu adjoindre dans le cadre du dernier remaniement gouvernemental le portefeuille des Pêches maritime qui était occupé par le RNI Taïeb Ghafès. Il faut être un fin politique pour oser un tel retournement de veste et passer comme un poisson dans l'eau entre les mailles des filets de la politique à la marocaine. C'est que M. Derham a ceci de particulier qu'il suit d'abord le mouvement du poisson avant de s'engager dans n'importe quelle aventure partisane.
Par : Tarik QATTAB

AUJOURD'HUI LE MAROC
Maroc-Catalogne : Les affaires tournent
      
 http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22144

Tenu sous le signe "Nouvel horizon, nouvelles opportunités", le premier forum économique Catalogne-Maroc, qui s'est tenu les 6 et 7 octobre, a été l'occasion de traiter de plusieurs thèmes liés à l'investissement au Maroc.

Conduite par Fadel Benyaïch, chargé de mission au Cabinet royal, la délégation marocaine qui s'est déplacée en masse à Barcelone, comptait plus de 70 personnalités, entre P.-D.G. de banques et de grandes entreprises, directeurs d'offices et d'agences publiques de développement économique et responsables d'organisations professionnelles, entre autres.
Lors de la plénière du forum, plusieurs décideurs économiques ont procédé à des interventions dont le thème central a porté sur les opportunités d'investissement au Maroc, aussi bien par l'intermédiaire d'initiatives privées que par le biais de la reconversion de la dette publique en investissements. La première journée du forum a été marquée par la tenue d'entretiens parallèles entre les entrepreneurs marocains et catalans. Sur un autre registre, un accord de coopération entre la Chambre de commerce de Barcelone et la Banque centrale populaire (BCP) a été signé ainsi qu'un autre accord entre la même Chambre et l'Agence spéciale Tanger-Méditerranée. Deux autres accords de coopération ont été également signés entre la Banque catalane la Caixa et la BCP, et entre l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, et l'Institut cartographique de la Catalogne.
Parallèlement, les ateliers de coopération ont porté sur les opportunités d'investissement et de partenariat dans les secteurs des composants électroniques et automobiles, de la construction, des infrastructures et de l'habitat, du textile, des nouvelles technologies de l'information et de la communication, de l'industrie agroalimentaire et du tourisme. Par la même occasion, la délégation marocaine a effectué une visite au port de Barcelone et à la zone franche du port pour prendre connaissance des infrastructures et des moyens de gestion de ses deux plates-formes de l'économie catalane. Rappelons que cette visite s'est inscrite dans un contexte économique particulièrement positif. Les relations économiques entre la région catalane et le Maroc n'ont en effet cessé de prendre de l'ampleur, ces dernières années. Ainsi, les exportations de la Catalogne vers le Maroc se sont élevées durant l'année 2003 à 482 millions d'euros, alors que les importations de la région autonome en provenance du Royaume ont atteint 368 millions d'euros, durant la même année. La Catalogne exporte essentiellement vers le Maroc des intrants pour l'industrie du textile, des produits chimiques, des vêtements, du matériel électrique, des machines de textile et de confection, du matériel de construction, des électroménagers, des combustibles et des lubrifiants. La région autonome importe du Maroc principalement des produits de confection, du matériel électrique et des produits de la mer. Le forum de Barcelone devrait apporter un souffle nouveau aux rapports économiques entre les deux entités.
Par : Youssef Chaoui             

AUJOURD'HUI LE MAROC
Les affaires de Leibek
     
 http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22145

La nomination de Abderrahmane Leibek, ex-membre du polisario, à la tête du consulat général du Maroc à Las Palmas entrait dans le cadre de la nouvelle stratégie de la diplomatie marocaine.

En janvier 2003, le consulat général du Maroc à Las Palmas recevait un message annonçant la nomination d'un nouveau consul général en remplacement de Azzouz Abou El Koroum, dont le départ avait coïncidé avec le rappel pour consultation de l'ambassadeur du Maroc à Madrid, le 28 octobre 2001. Mais, le nouveau consul général n'arrivera à Las Palmas que vers la fin du mois de mai 2003. Sa nomination avait été interprétée comme une action visant à organiser une contre-offensive contre les représentants du Polisario aux Ils Canaries.
En effet, Abderrahmane Leibek est originaire des provinces du sud et il fait partie des ex-membres du polisario qui sont rentrés au Maroc dans le cadre de l'appel lancé par feu SM le Roi Hassan II : "La patrie est clémente et miséricordieuse". Né à Dakhla en 1948, il a rejoint le Front polisario en 1979, où il a travaillé comme responsable du "Croissant-Rouge sahraoui" et ce avant d'être nommé directeur de la fameuse école d'endoctrinement du Polisario appelée "L'école du 27 février". Certains lui prêtent une proximité avec le Premier ministre Driss Jettou. Le représentant diplomatique du Royaume à Las Palmas a une formation d'ingénieur des mines, mais depuis son retour à la mère-patrie en 1990, il a fait carrière au ministère des Affaires étrangères.
Originaire du Sahara, de la tribu Tidrarine, il a été député au Parlement en 1977 avant de partir dans les camps de Tindouf et de rejoindre le polisario. Après son retour au Maroc, il collabore, durant les années quatre-vingt-dix, avec l'Organisation des Nations unies dans les commissions d'identification chargées d'établir les listes des votants pour le référendum sur le Sahara marocain.
Par : Omar DAHBI               


11. MAROC - DROITS HUMAINS - TAMEK

NOTE INFORMATIVE d'après le récit d'un correspondant depuis ASSA, 27.10.04
Début de la campagne : Passeport pour Tamek - Dignité ou martyr
http://alisalemtamek.site.voila.fr/Tamekassa251004.html
Le lundi 25 octobre, le premier sit-in organisé par Tamek devant le Pashalik d'Assa, pour protester contre le refus des autorités marocaines de lui délivrer son passeport afin d'aller se faire soigner à l'étranger, a donné lieu à une vaste manifestation populaire.
Vers 20h45 plusieurs marches pacifiques sont parties simultanément de différents quartiers de la ville (Hay Tihouna, Hay Colombia, Hay Zaouia Tijania, Hay Charâa Zak, Hay Lidari) pour se rencontrer au centre de la ville d'où la foule s'est dirigée vers le lieu du sit-in devant le siège du Pashalik.
Il y avait des enfants avec des bougies, des ex-prisonniers politiques, des étudiants, des fonctionnaires, des représentants de la société civile, des chômeurs et des femmes, qui ont tenu à exprimer leur solidarité avec TAMEK dans son combat intitulé " combat pour la dignité ou le martyr ". Dans une atmosphère très chaleureuse les manifestants ont scandé des slogans hostiles aux autorités marocaines qui ne respectent pas les conventions internationales ni même la constitution marocaine. D'autres ont exprimé la solidarité avec la population sahraouie sous occupation et exigé l'intervention urgente de la communauté internationale pour mettre fin à la souffrance des Sahraouis.
Sur les banderoles on pouvait lire: " priver du passeport c'est priver du droit à la libre circulation ", " la population d'Assa se solidarise avec le symbole de la résistance TAMEK Ali Salem ", " dignité ou martyr " ...
Lors du meeting qui a suivi, TAMEK a pris la parole pour saluer les habitants d'Assa qui, comme à l'accoutumée ont montré leur grrande mobilisation; il a tenu à préciser que ce combat n'est pas un combat personnel concernant lui-même tout seul, mais un pas dans le long processus de la lutte du peuple sahraoui pour ses droits légitimes.
Aminatou HAIDAR, ex-disparue sahraouie est intervenue de Laâyoune au nom du Comité " Liberté pour le passeport de TAMEK Ali Salem " dernièrement créé. Puis se sont succèdés à la tribune deux personnes déportées au nord du Maroc : Mohammed ELMOUTAOIKIL , ex-prisonnier politique sahraoui, membre du bureau exécutif du Forum Vérité et Justice et membre dudit Comité liberté et Mohammed ABDAIM qui a parlé par téléphone portable depuis la ville de Taounat.
Ce sit-in est le début d'une action militante de longue durée qui pozurrait aboutir à une grève de la faim si les autorités marocaines persistent dans leur intransigenacel.
On signale que les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons de Laâyoune (Lakhal), Tiznit, et Eljadida, entament trois jours de grève de la faim en solidarité avec TAMEK et son combat pour le passeport.

Rappel : >> APPEL URGENT
http://alisalemtamek.site.voila.fr/Tamek251004.html
Rappel >>
Communiqué  du Comité "Liberté pour le Passeport de Ali Salem Tamek" http://alisalemtamek.site.voila.fr/TamekcomPass.html



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                                    A R S O
Association de soutien a un referendum libre et regulier au Sahara Occidental
        CH-2800 DELEMONT
E-mail: mailto:arso@...    URL: http://www.arso.org
Tel.:+41 32 422 87 17                Fax: +41 32 422 87 01
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#2999 De: Carlos Ruiz Miguel <ruizmi@...>
Fecha: Mar, 26 de Oct, 2004 11:42 pm
Asunto: Media francophones/ Sélection de presse du 26-X-2004
ruizmi2004
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S O M M A I R E

1. SAHARA-ONU
- EFE: Resolución técnica sobre Sahara para dar tiempo a la reflexión
- EFE: EEUU quiere reducir dotación de misión ONU en Sahara Occidental
- SPS: Kofi Annan lamenta los retrasos para organizar un referéndum en el Sáhara
Occidental

2. SAHARA-ONU-MEDIDAS DE CONFIANZA
- SPS: Los intercambios de visitas entre saharauis a ambos lados del muro
empezarán de nuevo el 5 de noviembre del 2004
- EUROPA PRESS: Los refugiados saharauis en Tinduf podrán intercambiar nuevas
visitas con sus compatriotas en noviembre

3. SÁHARA-ESPAÑA-ARGELIA
- EUROPA PRESS: España y Argelia deshacen malentendidos y comparten la necesidad
de aplicar el Plan Baker
- EFE: Argelia apoya visión española Sahara porque busca aplicar P.Baker
- EL SEMANAL DIGITAL: Argelia advierte a Zapatero sobre la política del Sáhara
- EUROPA PRESS: Moratinos recibe hoy a su homólogo argelino con el Sáhara como
tema principal de la agenda
- EL PAÍS: Exteriores intenta vencer el rechazo de Argel a la propuesta sobre el
Sáhara
- SPS: El  Plan Baker "no admite una segunda lectura y no es modificable" afirma
el ministro argelino Beljadem
- DIARIO EXTERIOR: El ministro de Asuntos Exteriores argelino se reúne con
Moratinos
- LIBERTAD DIGITAL: España-Argelia: Peor que nunca

4. SAHARA-ESPAÑA
- EUROPA PRESS: Bardají dice que el JEMAD se ha "alineado" con el PSOE y que
EE.UU es un "gigante militar" y España "un enanito"
- IPS NOTICIAS: SAHARA OCCIDENTAL: España busca solución a conflicto con
Marruecos
- EL SEMANAL DIGITAL: EL 13 DE NOVIEMBRE: Se prepara una gran manifestación
prosaharaui
- DIARIO MONTAÑÉS (GRUPO CORREO):Moratinos se desmarca del pesimismo de Annan
sobre el conflicto del Sahara Occidental. El ministro de Exteriores se
entrevistó en París con sus homólogos marroquí y argelino
- LA RAZÓN: Moratinos confía en una “nueva alianza" con Estados Unidos tras las
elecciones de noviembre
- ARSO: COORDINADORA ESTATAL DE ASOCIACIONES SOLIDARIAS CON EL SAHARA,
CEAS-SÁHARA: SÁHARA 30 AÑOS BASTAN ¡¡NO MAS TRAICIONES!! ¡¡NO RENUNCIAREMOS AL
REFERÉNDUM DE AUTODETERMINACIÓN!!
- GORLIZ: Manifestación en Bilbao el 23 de octubre
- CONVOCATORIA DE MANIFESTACIÓN EN ANDALUCÍA
- OPINIÓN: Sáhara, el 31 de Octubre. No más traiciones. POR Miguel Castro Moreno

5. SAHARA-MARRUECOS-SERBIA-MONTENEGRO
- MAP:
- EUROPA PRESS: Sáhara.- El Gobierno de Serbia y Montenegro retira su
reconocimiento a la RASD


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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1. SAHARA-ONU
http://www.efe.es/includesasp/noticias.asp?opcion=6&id=7178759

Resolución técnica sobre Sahara para dar tiempo a la reflexión

Naciones Unidas, 26 oct (EFE).- El Consejo de Seguridad está elaborando una
resolución técnica para prorrogar seis meses el mandato de la Misión de la ONU
en el Sahara Occidental para conceder tiempo a las partes para que reflexionen.
Tras reunirse en consultas privadas, el Consejo debatió hoy el borrador de
resolución, presentado por EEUU, en donde se autoriza la extensión hasta el 30
de abril del mandato de la Misión de la ONU para el Referéndum en el Sahara
Occidental (MINURSO).
En el documento, también se pide al secretario general, Kofi Annan, que presente
un informe cuando pasen tres meses después de la adopción de la resolución en
donde evalúe el tamaño y el concepto del operativo de la misión.
EEUU presentó un primer borrador, en el que propugnaba la reducción del
componente militar de la MINURSO, pero no fue aceptado por los demás integrantes
del "Grupo de Amigos" para el Sahara Occidental (que lo forman también Francia,
Gran Bretaña, Rusia) que intentan ayudar en la búsqueda de una solución al
conflicto.
Pese a las enmiendas que EEUU ha realizado en el texto de la resolución, Argelia
propuso nuevas modificaciones para que puedan aceptarlo, como es la mención de
la resolución 1459, adoptada por el Consejo de Seguridad el 30 de julio del
2003.
En dicha resolución, los miembros del Consejo apoyaron de forma unánime el plan
Baker, que prevé un período de cinco años de autonomía para el Sahara y luego,
la convocatoria de un referéndum de autodeterminación.
En esta resolución, también se invitaba a las partes, Marruecos y el Frente
Polisario, así como a los países vecinos a cooperar con la ONU para buscar una
solución a la disputa.
A la salida del Consejo, el embajador de Argelia ante la ONU, Adbdalá Baali,
indicó que había propuesto otros cambios relativos al lenguaje de texto para que
sea más "optimista" y se evitara hablar de "impasse" en el proceso político.
Otro cambio que mencionó hace referencia a la posible reducción de la dotación
de la MINURSO, que actualmente está compuesta por 203 observadores militares,
además de unas dos decenas de civiles.
Baali indicó que quiere que se elimine del texto la posibilidad de reducir el
personal civil y administrativo de la misión, por no estar contemplado en el
último informe del secretario general.
En su dossier, Annan recomendó mantener el actual nivel de dotación, pero
también ofreció la opción de reducir el componente militar en 37 efectivos, pero
no el personal civil.
Las enmiendas propuestas por Argelia serán estudiadas en una reunión prevista
para esta tarde del "Grupo de Amigos" y se espera que la resolución esté lista
para la votación el jueves por la mañana.
El embajador argelino apuntó que la resolución es "técnica" y que no hay nada
que se pueda esperar de modo inmediato para avanzar en el proceso de negociación
política.
"Es difícil imaginar cualquier progreso sustantivo, por lo que esta resolución
es algo bueno, ya que permitirá a todo el mundo reflexionar sobre las
perspectivas futuras", indicó.
Recordó que por el hecho de que Marruecos no haya aceptado el plan Baker, esto
no significa que no esté sobre la mesa, ya que muchos países lo han aceptado y
para ellos es la base para la solución del conflicto.
Sin embargo, el embajador marroquí ante la ONU, Mohamed Benouna, indicó a EFE
que tiene esperanzas en que haya progreso, pero indicó que sólo será posible con
base en el informe del secretario general y a la cooperación con su
representante especial, el peruano Alvaro de Soto, cuyo nombre no se menciona en
la resolución.
Asimismo, insistió en que el plan Baker no es una opción y su esperanza es que
se pueda "encontrar un denominador común entre las partes en base a una
autonomía para el Sahara Occidental".
Por su parte, el representante del Frente Polisario, Ahmed Bujari, afirmó que al
término de los seis meses de prórroga de la MINURSO espera que "el Consejo haya
llegado a una conclusión de cómo avanzar hacia el objetivo expuesto por el
secretario general, que es la celebración de un referendo de autodeterminación".
EFE
mva/rt

------------->
http://www.efe.es/includesasp/noticias.asp?opcion=6&id=7173851

EEUU quiere reducir dotación de misión ONU en Sahara Occidental

Naciones Unidas, 25 oct (EFE).- EEUU propone reducir en un 16 por ciento la
dotación militar de la Misión de la ONU para el Referéndum en el Sahara
Occidental (MINURSO), según informaron hoy fuentes diplomáticas.
EEUU realizó esta propuesta en la reunión del "Grupo de Amigos" del secretario
general de la ONU para el Sahara, que también lo integran Gran Bretaña, Francia,
Rusia y España.
Este grupo debatió la elaboración de una resolución para extender el mandato de
la MINURSO, que acaba a finales de este mes y cuya prórroga debe ser autorizada
por el Consejo de Seguridad.
EEUU presentó un borrador de texto, en donde se recogen las recomendaciones del
secretario general, Kofi Annan, de prórroga de la misión por seis meses hasta el
31 de marzo, pero aboga por la reducción de la dotación de la misión.
En su informe, Annan aconsejó mantener la actual dotación de la MINURSO, pero
ofreció otra opción que es que cerrar algunos cuarteles generales y transferir
las competencias a la sede de la fuerza en El Aaiún.
La MINURSO cuenta actualmente con 203 observadores militares en nueve bases de
operaciones, con lo que la reducción supondría eliminar 37 efectivos, lo que
representa el 16 por ciento de la dotación.
Fuentes diplomáticas manifestaron que EEUU quiere esta reducción por motivos de
política interna, concretamente por cuestiones presupuestarias, ya que
Washington aporta el 27 por ciento a la financiación de operaciones de paz de la
ONU.
Sin embargo, la posibilidad de reducción de la misión no cuenta con el apoyo de
la mayoría de los integrantes del "grupo de amigos", entre ellos España, que
argumenta al igual que Annan que "la MINURSO contribuye a infundir confianza,
deshacer malentendidos y reducir tensiones".
El embajador de Marruecos ante la ONU, Mohammed Benouna, indicó a EFE que su
país "está en contra de cualquier reducción, especialmente porque la misión está
haciendo un buen trabajo y ya cuenta actualmente con pocos efectivos".
Por su parte, el representante del Frente Polisario, declaró que "no es un tema
fundamental" y que lo importante es que se avance en el proceso hacia la
celebración de un referendo de autodeterminación.
"Si no hay referendo, la presencia de tropas de la ONU corre el riesgo de
convertirse en la misión de una ocupación ilegal del Sahara Occidental",
declaró.
El Consejo de Seguridad se reunirá mañana en consultas de carácter privado para
negociar el borrador de resolución que presenta EEUU, con la perspectiva de
someterlo a votación antes que finalice la semana. EFE
mva/mm

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http://www.spsrasd.info/sps-s241004.html

Kofi Annan lamenta los retrasos para organizar un referéndum en el Sáhara
Occidental

Nueva York ,24/10/2004(SPS)   El  Secretario General de la ONU, Kofi Annan, se
lamentó por los retrasos que su organización ha encontrado para organizar un
referéndum en el Sáhara Occidental, señalando sin embargo que seguirá moviéndose
hacia "la realización de este objetivo''.

"El objetivo sigue siendo permitir al pueblo del Sáhara Occidental que ejerza su
derecho a la autodeterminación, y sigue estando lejos. Seguiré examinando las
posibilidades de avanzar hacia la realización de este objetivo", decía el Sr.
Annan en su informe que presentó al Consejo de Seguridad el pasado viernes.

Por otra parte, el responsable de la ONU hizo sonar la alarma sobre los riesgos
de hambre entre la población de refugiados saharauis a causa de la penuria de
productos de alimentación de primera necesidad.

Los refugiados corren el riesgo de empezar a padecer escasez de cereales y otros
productos de primera necesidad en el próximo mes de noviembre de este año 2004,
a menos que se disponga de nuevos abastecimientos, advirtió.

Además, el Sr. Annan pidió que se prorrogue por seis meses el mandato de la
MINURSO hasta el 30 de abril del 2005, con la esperanza de que "las dos partes y
los Estados vecinos utilicen este período para cooperar finalmente con mi
representante especial para poner término al actual estancamiento".

Se espera que el Consejo de Seguridad adopte una resolución este viernes, antes
de que el próximo 31 de octubre expire el mandato de la MINURSO, según se
indica. (SPS)

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2. SAHARA-ONU-MEDIDAS DE CONFIANZA
http://www.spsrasd.info/sps-s241004.html#2

Los intercambios de visitas entre saharauis a ambos lados del muro empezarán de
nuevo el 5 de noviembre del 2004

Chahid El Hafed , 24/10/2004 (SPS)   Los intercambios de visitas entre los
refugiados saharauis y sus compatriotas que se han visto impedidos desde 1975 en
los territorios ocupados del Sáhara Occidental, actualmente dividido por un muro
militar de 2400 km , se reanudarán el próximo 5  de noviembre, se ha podido
saber por distintos cauces de información.

La primera fase de seis meses del programa de intercambio de visitas familiares
terminó el pasado 31 de agosto, tras haber permitido 50 intercambios de visitas
de cinco días, de los que han podido disfrutar 1.208 personas de ambos lados del
muro, según las cifras presentadas por el ACNUR, que es quien inició este
programa.

Separados de sus familias desde hace más de un cuarto de siglo por causa de la
invasión militar marroquí de su país en 1975, los saharauis han conseguido, a
bordo de aviones de la ONU, atravesar el "muro de la vergüenza" como se conoce a
esa muralla militar que divide en dos partes el Sáhara Occidental, plagada de
minas anti-personas, protegida por alambre de espinos y custodiada por más de
160.000 soldados. (SPS)


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http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041026174725&tabID=1&ch=\
69

Sáhara.- Los refugiados saharauis en Tinduf podrán intercambiar nuevas visitas
con sus compatriotas en noviembre

MADRID, 26 Oct. (EUROPA PRESS) -

Los refugiados saharauis en Argelia podrán intercambiar a partir del 5 de
noviembre nuevas visitas con los saharauis que viven en el territorio en manos
de Marruecos, en virtud de un programa de la ONU según informó la agencia de
noticias saharaui SPS.

La primera fase de seis meses del programa de intercambio de visitas familiares
terminó el pasado 31 de agosto e incluyó medio centenar de intercambios de
visitas de cinco días, de los que se beneficiaron 1.208 personas de ambos lados
del muro, según las cifras presentadas por el Alto Comisionado de Naciones
Unidas para los Refugiados (ACNUR), la agencia encargada del programa.

SPS destacó que con este programa los saharauis lograron, a bordo de aviones de
la ONU, atravesar el "muro de la vergüenza", de 2.400 kilómetros que divide en
dos partes el Sáhara Occidental, plagada de minas antipersona, protegida por
alambre de espino y custodiada por más de 160.000 soldados.

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3. SÁHARA-ESPAÑA-ARGELIA
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041026185501&tabID=1&ch=\
69

España y Argelia deshacen malentendidos y comparten la necesidad de aplicar el
Plan Baker

Argel quiere que Kofi Annan nombre a un sustituto de Baker con su mismo rango,
aunque da la bienvenida a Alvaro de Soto

MADRID, 26 Oct. (EUROPA PRESS) -

Los ministros de Exteriores de España y Argelia, Miguel Angel Moratinos y
Abdelaziz Beljadem, respectivamente, quisieron dejar claro hoy en Madrid que no
existen discrepancias entre ambos Gobiernos sobre el modo de solucionar el
conflicto del Sáhara Occidental.

"No hay malentendidos entre España y Argelia en el tema del Sáhara. Ambos
Gobiernos están decididos a apoyar la legalidad internacional en Naciones Unidas
y, en particular, el Plan Baker", comenzó diciendo Moratinos en una rueda de
prensa conjunta con Beljadem al término de una reunión bilateral celebrada en el
Palacio de Santa Cruz.

El jefe de la diplomacia española subrayó que la voluntad del Ejecutivo sigue
siendo redoblar los "esfuerzos diplomáticos" para que las partes logren "acercar
posturas" y que esta actitud ha encontrado el "pleno apoyo" de Argelia.

También confió en que el Consejo de Seguridad de Naciones Unidas dé luz verde a
una nueva resolución prolongando el mandato de su misión en la zona en la
votación que se celebrará a finales de esta semana o principios de la próxima.

En sintonía con lo expresado por su colega, Beljadem dijo compartir la posición
española y añadió a las palabras de Moratinos que los dos países comparten el
derecho de los saharauis a la autodeterminación.

"Me alegra constatar que mantenemos las mismas tesis para seguir fieles a la
legalidad internacional y al derecho de autodeterminación de los pueblos",
recalcó el ministro, que se dirigió en varias ocasiones a su homólogo como
"amigo Miguel".

Pese haber expresado recientemente que no le gustaba la postura española sobre
el conflicto saharaui, Beljadem argumentó hoy en Madrid que ello se debió porque
al principio no había referencias al Plan Baker y que la solución que proponía
España era distinta.

Hoy, según el titular argelino de Exteriores, Moratinos ha confirmado que España
sigue defendiendo este Plan y que ahora solo hay que "acercar puntos de vista"
para aplicarlo. "El malentendido se ha deshecho", zanjó.

Moratinos, en su defensa, alegó que "no se ha querido entender la posición
española", consistente en crear una dinámica para la aplicación del plan de paz
del ex enviado especial de Kofi Annan para la zona.

En todo caso, eludió responder ante Beljadem, si cabría introducir "retoques" en
el diseño de dicho plan, que contempla para los saharauis una amplia autonomía
dentro de Marruecos y la celebración de un referéndum de autodeterminación al
cabo de cinco años, extremo éste rechazado por Rabat.


CONFERENCIA A CUATRO BANDAS

Beljadem insistió en que sólo Marruecos y el Frente Polisario pueden discutir
sobre el Plan Baker. Así, en cuanto a la posibilidad de celebrar una conferencia
"a cuatro bandas" entre Argelia, Marruecos, España y Francia, se mostró
dispuesto a participar si se tratan temas de seguridad en la cuenca del
Mediterráneo, pero si es para hablar del Sáhara, recordó que Argelia no es
"portavoz" de los saharauis y que habrá que tratar directamente con ellos.

Beljadem señaló, además, que el actual representante especial de Naciones Unidas
para el Sáhara, Alvaro de Soto, es "bienvenido" en Argelia y que su país no
tiene "ningún problema" con él como representante especial de la Minurso para la
aplicación del Plan Baker.

Pero añadió que James Baker era el "enviado personal del secretario general" de
Naciones Unidas y que dado que Baker presentó su dimisión, Argelia quiere que
Kofi Annan designe una persona para sustituir a Baker que continúe con la
aplicación del Plan.


REUNION EN ENERO

Además de para repasar las posiciones sobre el Sáhara, la reunión de los
ministros, que continuaría luego en la Embajada argelina, donde romperían el
ayuno del Ramadán, sirvió para fijar la fecha de la próxima Reunión de Alto
Nivel (RAN) hispano-argelina, que se celebrará a mediados de enero o principios
de febrero de 2005 en Madrid.

Para preparar esta cita, el propio Moratinos se desplazará en enero a Argel,
país que tienen previsto visitar también los titulares de Industria, Comercio y
Turismo y Justicia. Sobre lo que no hay decisión tomada es sobre una posible
visita de los Reyes a Argelia, que visitarán Marruecos a mediados del próximo
enero.

Tanto Moratinos como su colega, que celebró la posición "valiente" de España en
Irak y elogió su papel con los palestinos, apostaron por elevar el nivel de los
intercambios económicos y financieros. Moratinos expresó el apoyo de España a
los proyectos gasísticos que serán, dijo, "prioritarios" para España.

Beljadem, por su parte, mencionó entre las áreas de cooperación la pesca, la
construcción de viviendas y la modernziación de ferrocarril y recordó que
Argelia invertirá cerca de 50.000 millones de dólares para infraestructuras,
donde espera contar con las inversiones y la experiencia española siguiendo el
ejemplo de América Latina.

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http://www.efe.es/includesasp/noticias.asp?opcion=6&id=7178479

Argelia apoya visión española Sahara porque busca aplicar P.Baker
Madrid, 26 oct (EFE).- El ministro argelino de Exteriores, Abdelaziz Beljadem,
afirmó hoy que su Gobierno comparte la posición de España sobre el Sahara
Occidental, una vez que se han aclarado los malentendidos y el Ejecutivo español
ha confirmado que busca acercar posiciones entre las dos partes para aplicar el
Plan Baker.
Belkader intercambió impresiones sobre el Sahara con su colega español, Miguel
Angel Moratinos, en una entrevista durante la que acordaron que la próxima
reunión bilateral de alto nivel se celebre en Madrid a finales de enero o
principios de febrero.
Ese encuentro se celebrará probablemente antes de la que España mantendrá con
Marruecos
Belkader y Moratinos exploraron también la posibilidad de que los reyes de
España efectúen una visita a Argelia.
En todo caso, aún no se barajan fechas para esta posible visita de los monarcas
españoles, cuyo previsto viaje a Marruecos está fijado ya para mediados de
enero, precisó Moratinos.
El jefe de la diplomacia española, que firmó hoy con Beljadem un acuerdo para el
reconocimiento mutuo de permisos de conducir, viajará en enero a Argel para
completar los preparativos de la cumbre bilateral.
El ministro de Justicia, Juan Fernando López Aguilar, también visitará la
capital argelina, en el marco de una cooperación "espléndida" frente al
terrorismo.
Los planes de trabajo bilateral incluyen también la firma de un acuerdo de
cooperación económico-financiero y contactos del titular de Industria, José
Montilla, con su homólogo argelino para intensificar la cooperación económica y
comercial, así como el pleno apoyo del Gobierno español a la ejecución del
previsto proyecto de cooperación gasista, que considera "estratégico" para
España.
En una conferencia de prensa conjunta al término de la entrevista, Moratinos
afirmó que "no hay malentendidos" entre ambos países respecto al contencioso del
Sahara y subrayó que los dos Gobiernos están decididos a apoyar la aplicación
del Plan Baker.
El ministro confió en que la resolución que votará el Consejo de Seguridad de la
ONU a finales de la presente semana o principios de la próxima será una
iniciativa "de consenso".
Moratinos insistió en que España siempre ha dicho que desea "crear una dinámica"
que permita "acercar posiciones" entre Marruecos y el Frente Polisario para
poder aplicar el Plan Baker y "resolver definitivamente" la crisis.
Beljadem precisó que Argelia había mostrado hasta ahora su discrepancia con
España porque pensaba que buscaba una solución distinta al Plan Baker II -en el
que se prevé para los saharauis cinco años de autonomía bajo soberanía marroquí
antes de que ejerzan su derecho a la autodeterminación-, pero las explicaciones
del Gobierno español han disipado "el malentendido". EFE
nac/fpb/sm

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http://www.elsemanaldigital.com/articulos.asp?idarticulo=22086

Argelia advierte a Zapatero sobre la política del Sáhara

Elsemanaldigital.com

El ministro de Asuntos Exteriores argelino, Abdelaziz Beljadem, mano derecha del
presidente Buteflika, expresará hoy al presidente del Gobierno su descontento
con la posición española.

26 de octubre.  El ministro de Asuntos Exteriores argelino, Abdelaziz Beljadem,
se entrevista hoy martes con el presidente del Gobierno y el ministro de Asuntos
Exteriores, Miguel Ángel Moratinos, sobre la polémica diplomacia española en el
Magreb. Beljadem es el hombre de confianza del presidente argelino, Abdelaziz
Buteflika, y viene a Madrid para advertirle "seriamente" al Gobierno español
hasta qué punto las relaciones bilaterales pueden verse afectadas por la
política española hacia el Sahara occidental y la "alianza tripartita"
(Marruecos-Francia-España) para resolver el problema del Sahara occidental.

Para Argelia, principal abastecedor de España en gas natural, la nueva política
del Gobierno de Madrid hacia la región es incomprensible. Las autoridades
argelinas reiteran que no tienen la más mínima ambición territorial con respecto
al Sahara. Nos hallamos –ha repetido el ministro de Exteriores Beljadem– ante un
caso evidente de descolonización. Marruecos rehúsa aceptar el llamado Plan Baker
aprobado por Naciones Unidas –entre los países que lo aprobaron en la ONU,
estaba España– que prevé una etapa de autonomía de cinco años que concluirá con
un referéndum de autodeterminación en el que la población se pronunciará sobre
el futuro del país, independencia o sumisión a Marruecos.

El Frente Polisario advirtió días pasados que no excluye empuñar de nuevo las
armas (hay un alto el fuego desde 1992) ante el cerrojazo marroquí. Las
relaciones argelino-marroquíes atraviesan uno de sus peores momentos.

Los Reyes visitarán el año próximo Argelia y Marruecos en un gesto de
"equilibrio" hacia una región especialmente conturbada.

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http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041026082240&tabID=1&ch=\
69

Moratinos recibe hoy a su homólogo argelino con el Sáhara como tema principal de
la agenda

MADRID, 26 Oct. (EUROPA PRESS) -

El ministro argelino de Asuntos Exteriores, Abdelaziz Beljadem, viajará hoy a
Madrid donde, en el marco de los contactos habituales que España mantiene con el
país norteafricano, "vecino y socio estratégico", se reunirá con su homólogo
español, Miguel Angel Moratinos, según informó el Ministerio de Asuntos
Exteriores en un comunicado. La cuestión del Sáhara será el tema principal de la
agenda, así como las relaciones bilaterales.

Durante la reunión, ambos ministros tratarán "tanto cuestiones bilaterales como
las cuestiones regionales e internacionales de mayor actualidad", según el
Ministerio.

Argelia es uno de los países implicados en el proceso de paz en el Sáhara
occidental, siendo el principal valedor del Frente Polisario. El encuentro se
produce precisamente cuando esta semana el Consejo de Seguridad de la ONU debe
decidir si amplía el mandato de su Misión para el Sáhara Occidental (MINURSO),
que concluye el 31 de octubre.

Asimismo, Argelia es uno de los países que forman parte del Proceso de
Barcelona, lanzado en 1995 entre la Unión Europea y los países de la cuenta
mediterránea. El actual Gobierno español desea celebrar el año próximo un nuevo
encuentro euromediterráneo con motivo del décimo aniversario de esta histórica
cita.

Con su visita, Beljadem devuelve la que a su vez realizó el jefe de la
diplomacia española a Argel el pasado 3 de mayo. Según el Ministerio de
Exteriores, este viaje "se encuadra en el programa de contactos fluidos e
intensos entre los ministros de los dos países". En sus seis meses en el cargo,
Moratinos ha mantenido ya tres encuentros con su homólogo argelino y el de
mañana será el cuarto.

Beljadem será recibido en primer lugar por el presidente del Gobierno, José Luis
Rodríguez Zapatero. Luego mantendrá una reunión de trabajo con Moratinos a las
15:00 horas, a la que seguirá una rueda de prensa conjunta de ambos a primera
hora de la tarde. Por último, el ministro argelino será recibido en audiencia
por el Rey Juan Carlos I.


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http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?d_date=20041026&xref=20041026elpepina\
c_24&type=Tes&anchor=elpporesp

Exteriores intenta vencer el rechazo de Argel a la propuesta sobre el Sáhara

  P. E.  -  Madrid

EL PAÍS  -  España - 26-10-2004

El ministro de Asuntos Exteriores, Miguel Ángel Moratinos, le reiterará hoy a su
colega argelino, Abdelaziz Beljadem, que cualquier solución del conflicto del
Sáhara debe pasar por el plan Baker, pero también por un acuerdo entre las
partes. El ministro insistirá en que esta es la doctrina de la ONU, recogida en
la resolución 1.541, y en que en ella se basan los intentos del Gobierno español
de promover una evolución de las negociaciones.

Beljadem declaró la pasada semana a EL PAÍS que no le "gusta" lo que está
haciendo España, y Moratinos le recibe hoy en Madrid para aclarar lo que
considera un malentendido. "Argelia no entiende la posición española, porque
alguien le está enviando mensajes confusos", manifestó ayer a este diario un
estrecho colaborador del ministro, que añadió: "El Gobierno no tiene ninguna
agenda marroquí oculta sobre este problema".

En un momento en el que la polémica vuelve a tomar tintes personalistas, ya que
los independentistas saharauis y Argel están dejando ver claramente su rechazo
de Álvaro de Soto, el diplomático uruguayo elegido por Kofi Annan como sucesor
de Baker, Moratinos centrará sus argumentos en los temas de fondo. Según fuentes
diplomáticas, insistirá en que el plan Baker tiene dos elementos esenciales, el
periodo transitorio de autonomía y el referéndum de autodeterminación, que son
inamovibles, pero sobre los que es preciso trabajar para sondear todas las
posibilidades de que Marruecos lo acepte, como quiere la ONU.

Moratinos se mostró ayer en París más optimista sobre las posibilidades de
arreglo que Kofi Annan.

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http://www.spsrasd.info/sps-s241004.html#3

El  Plan Baker "no admite una segunda lectura y no es modificable" afirma el
ministro argelino Beljadem

MADRID , 24/10/2004 (SPS)  El  Plan para solucionar el conflicto del Sáhara
Occidental elaborado por el que fue Enviado Personal del Secretario General de
las Naciones Unidas, James Baker, "no admite una segunda lectura y no es
modificable", ha afirmado el ministro de Asuntos Exteriores argelino Abdelaziz
Beljadem en una entrevista publicada por el diario español "El País" el pasado
domingo.

Toda maniobra que intente alejarse del plan o salirse del marco de la ONU está
destinada al fracaso, señaló el Sr. Beljadem, quien añadió que la dimisión de
Baker el pasado mes de junio fue debida al hecho de que el Consejo de Seguridad
no asumió hasta el final sus responsabilidades y a que Maruecos volvió la
espalda una vez más a la legalidad internacional". Baker se marchó pero su plan
sigue en vigor, añadió.

El señor Beljadem reiteró a continuación que Argelia no tiene ninguna ambición
territorial sobre el Sáhara Occidental y defiende el inalienable derecho del
pueblo saharaui  a la autodeterminación, tal como lo define la Carta de las
Naciones Unidas.

"¿Por qué no se deja a los saharauis que se expresen libremente sobre su
porvenir?  ¿Por qué no pueden hacer lo mismo que los habitantes de Timor
Oriental, Brunei, Surinam o Belize?", se preguntaba. El ministro argelino
señalaba luego que "Desde este verano, Marruecos se ha lanzado a una escalada
verbal contra Argelia totalmente injustificada,  porque nuestra posición no ha
cambiado". "Sudáfrica reconoce a la RASD y la prensa marroquí insulta a Argelia,
es increíble", observó.

Preguntado sobre la posición española acerca del conflicto del Sáhara
Occidental, el señor Beljadem señaló que es confusa y alimenta las ilusiones de
Marruecos, que así cree que es posible encontrar una solución al margen del
camino trazado por el Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas.

"Lo he dicho ya y lo repetiré en Madrid durante mi visita el próximo martes",
declaró el señor Beljadem, añadiendo que esto no afecta a las relaciones con
España, que gozan de buena salud. ( SPS )

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http://www.eldiarioexterior.com/noticia.asp?idarticulo=2082&subtema=

El ministro de Asuntos Exteriores argelino se reúne con Moratinos
En el que será el cuarto encuentro entre ambos, está previsto se traten asuntos
bilaterales e internacionales, aunque la estrella será la cuestión del Sahara.

Diarioexterior.com
26 de octubre de 2004


Esta tarde está previsto que el ministro argelino de Asuntos Exteriores,
Abdelaziz Beljadem, que se encuentra de visita oficial en Madrid, se reúna con
su homónimo español, Miguel Ángel Moratinos, dentro del marco de contactos
habituales que España mantiene con los países del Norte de África, vecinos y
socios estratégicos.

Ambos ministros tratarán cuestiones "bilaterales, además de las regionales e
internacionales de mayor actualidad", según ha informado el propio Ministerio de
Asuntos Exteriores. De todas formas, está previsto que la cuestión del Sahara
sea el asunto principal del encuentro.

Beljadem también será recibido en audiencia por el Rey Juan Carlos I, y antes de
la sesión de trabajo con Moratinos se verá con el presidente del Gobierno, José
Luis Rodríguez Zapatero.

Contactos fluidos

Con su visita, Baljadem devuelve la que a su vez realizó el jefe de la
diplomacia española a Argel el pasado 3 de mayo. Según el Ministerio de
Exteriores, este viaje "se encuadra en el programa de contactos fluidos e
intensos entre los ministros de los dos países". En sus seis meses en el cargo,
Moratinos ha mantenido ya tres encuentros con su homólogo argelino y el de
mañana será el cuarto.

Así, el primer contacto tuvo lugar el pasado 3 de mayo, en el primer viaje
oficial que Moratinos realizó al Norte de África desde su toma de posesión.
Después, el 14 de julio, acompañando al presidente del Gobierno en su viaje
oficial a Argel. Finalmente, el encuentro mantenido en septiembre en Nueva York,
al margen de las reuniones de la 59ª Asamblea General de la ONU.

Valedor del Polisario

Hay que recordar que Argelia es uno de los países implicados en el proceso de
paz en el Sahara occidental, siendo el principal valedor del Frente Polisario.
Así, este encuentro entre España y Argelia se produce precisamente cuando esta
semana el Consejo de Seguridad de la ONU debe decidir si amplía el mandato de su
Misión para el Sahara Occidental (MINURSO), que concluye el 31 de octubre.

Además, Argelia es uno de los países que forman parte del Proceso de Barcelona,
lanzado en 1995 entre la Unión Europea y los países de la cuenca mediterránea.
El actual Gobierno español desea celebrar el año próximo un nuevo encuentro
euromediterráneo con motivo del décimo aniversario de esta histórica cita.

Centros de tránsito

A pesar de que el tratamiento de los denominados "centros de tránsito" que
algunos países de la UE se han mostrado partidarios de instalar en el Magreb
para acoger a los inmigrantes clandestinos, no está dentro de la agenda,
Baljadem se ha apresurado a decir que su gobierno se muestra totalmente en
contra de su ubicación.

El ministro ya ha explicado que su país no podrá aceptar que se construyan estos
campos en el territorio de un Estado magrebí, indicando que "los inmigrantes
quedarán allí aparcados a la espera de que sus documentos queden regularizados
en un país europeo".

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http://www.libertaddigital.com/./opiniones/opi_desa_21194.html

España-Argelia

Peor que nunca
Alberto Míguez

  El gobierno socialista español pretextando la recuperación de las relaciones
con Marruecos ha sometido su política sobre el Sahara –y sobre el Magreb– a los
dictados de Francia  Las relaciones entre España y Argelia atraviesan uno de sus
peores momentos. Sólo comparable a los primeros momentos de la transición
democrática cuando Argelia y el Frente Polisario acusaban al gobierno de Suárez
de haber traicionado las promesas reiteradas de apoyar la celebración de un
referéndum de autodeterminación en el Sahara occidental, para terminar firmando
–días antes de la muerte de Franco– el infame Pacto de Madrid por el que se
cedía a Marruecos y Mauritania el hasta entonces territorio colonial.

Han pasado casi treinta años y desgraciadamente el conflicto del Sahara sigue
como estaba: miles de refugiados saharauis viven en condiciones espantosas en
Tinduf, Marruecos ocupa la mayor parte de la excolonia (Mauritania renunció
sensatamente a la ocupación),la ONU sigue intentando resolver por su cuenta el
contencioso y Marruecos rechaza cualquier solución que no sea simple y
llanamente la apropiación del territorio y su soberanía indiscutible sobre el
mismo.

El gobierno socialista español pretextando la recuperación de las relaciones con
Marruecos ha sometido su política sobre el Sahara –y sobre el Magreb– a los
dictados de Francia y apoya al sultán marroquí en todos y cada uno de sus
caprichos y veleidades, la principal de ellas, el rechazo del Plan Baker, que su
fallecido padre aprobó y que ahora al joven rey le parece inviable. La sumisión
a Francia en el Magreb y en Europa y la retirada de Irak son los indignos
pilares de esta nueva diplomacia.

El presidente del gobierno español viajó hace semanas a Argelia acompañado de su
ministro de Exteriores y allí, tanto el presidente Buteflika como Abdelaziz
Beljadem, ministro de Exteriores, le cantaron las cuarenta.

La visita de Beljadem a Madrid dentro de unas horas dará la oportunidad al
funcionario argelino para reiterar a Zapatero y Moratinos la decepción de su
país y las consecuencias que tendrá sobre las relaciones bilaterales.

Hay otro aspecto de estas relaciones que preocupa a Argelia y que apenas ha sido
evocado: el abandono por parte española de la construcción del gaseoducto
Orán-Almería, un proyecto ambicioso y carísimo que permitiría a España un acceso
directo a los yacimientos gasísticos argelinos sin pasar por Marruecos, (Argelia
es nuestro primer abastecedor en gas natural) y que completaría al primer
gaseoducto bautizado con el nombre de Durán Farell, el hombre que más hizo por
potenciar las relaciones hispano-argelinas en los últimos treinta años.

Este segundo gaseoducto serviría para consolidar todavía más unas relaciones
excepcionales antaño pero el proyecto ya no goza de la simpatía del gobierno
socialista español. Ni Moratinos ni Montilla han explicado todavía por qué.

Beljadem, un hombre clave en el régimen argelino, anunció en Argel hace tres
días que no piensa ocultar a sus interlocutores españoles la pésima opinión que
tiene de la llamada nueva política exterior y sobre todo, la relacionada con el
Sahara. "No será muy diplomático pero diré lo que pienso", advirtió.

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4. SAHARA-ESPAÑA
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041026135351&tabID=1&ch=\
66

Bardají dice que el JEMAD se ha "alineado" con el PSOE y que EE.UU es un
"gigante militar" y España "un enanito"

"La capacidad de oponer crítica y de convertirse los generales en ministros o
presidentes estuvo muy presentes en los 8 años de Aznar"

MADRID, 26 Oct. (EUROPA PRESS) -

El director del Grupo de Estudios Estratégicos (GEES) y responsable del área
internacional de FAES, Rafael Bardají, que fue asesor ejecutivo de Defensa con
el PP, afirmó hoy las declaraciones del Jefe del Estado Mayor de la Defensa
(JEMAD) --estimando que España da mucho y recibe poco de Estados Unidos--
evidencian que se ha "alineado" con el PSOE, aunque confió en que "rectifique".
Asimismo, subrayó que EE.UU es un "gigante militar" mientras que España es un
"enanito" en esta materia.

"Conozco bien al General (Félix) Sanz, he coincidido con él ocho años en el
ministerio de Defensa y es una persona inteligente. Creo que si realmente
pensaba en sus implicaciones últimas las palabras que dijo ayer, es porque se ha
alineado con una tendencia política y con una visión como es la actual del
Gobierno, pero quiero creer que puede rectificar", aseveró en declaraciones a La
Cope, recogidas por Europa Press.

(...)
"APACIGUAR" A MARRUECOS Y CONFERENCIA ORIENTE MEDIO

Por último, aludió a las nuevas relaciones con Marruecos, que se "entroncan", a
su entender, en "la mentalidad" del presidente del Gobierno, José Luis Rodríguez
Zapatero, de "apaciguar" a los enemigos como "principio rector". "El giro de 180
grados respecto a la política del Sahara sólo puede entenderse como ese intento
de adormecer a las autoridades de Marruecos y a los problemas que emanan a
España de Marruecos. Es un dislate completo", enfatizó.

"De las palabras del general Sanz lo que preocupa más es que es una propuesta
suicida cerrar las puertas a las facilidades españolas a las tropas americanas,
porque nosotros no somos imprescindibles para EE.UU --concluyó--. EE.UU ha
tenido una relación estratégica que ha consolidado en los últimos meses con
Marruecos y muy bien podía poner sus ojos en ese país. Pongo un ejemplo muy
claro: EE.UU está impulsando como propuesta del G-8 una gran conferencia para la
transformación de Oriente Medio, y querían que tuviera lugar en Europa y más en
concreto, en España. Por nuestras gélidas relaciones no ha sido posible y, al
final, el anfitrión será Marruecos".

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http://www.ipsnoticias.net/interna.asp?idnews=31787

SAHARA OCCIDENTAL:
España busca solución a conflicto con Marruecos

Tito Drago

MADRID, 25 oct (IPS) - El futuro de la ex colonia española del Sahara Occidental
se debate entre la autodeterminación, el diálogo y el retorno a la guerra
independentista, explicó este lunes en la capital de España el representante en
este país del Frente Polisario de Liberación, Abdula Arabí.

Simultáneamente, el canciller de España, Miguel Angel Moratinos, señaló que su
país hará esfuerzos para ”acelerar” una solución al conflicto entre Marruecos y
la población saharaui que busca la independencia, que además involucra a
Argelia.

Además, anticipó que ”pronto se podrá conocer que hay visitas y encuentros”
entre autoridades de ambas partes.

No corresponde a España resolver el problema, sino apoyar soluciones dialogadas
y facilitar una dinámica que permita a las partes resolver ”definitivamente” el
conflicto en el marco de la Organización de las Naciones Unidas (ONU).

Por ello, prosiguió, está esperanzado en que el 31 de este mes el Consejo de
Seguridad de la ONU adopte una resolución ”lo suficientemente consensuada para
que podamos todos seguir trabajando en favor de la paz en la zona”.

Moratinos hizo esas declaraciones en París, donde participó este lunes en el
Foro Euromediterráneo y se reunió por separado con sus homólogos de Marruecos,
Argelia y de Francia, la ex potencia colonialista que dominó esos países árabes
del norte de Africa.

En 1991, al designarse al estadounidense James Baker como enviado especial de la
Misión de las Naciones Unidas para el referéndum en el Sahara Occidental
(Minurso) para buscar una salida pacífica, el Frente Polisario y Marruecos
acordaron un cese del fuego, que se mantiene hasta la actualidad.

”Un cese que se mantendrá siempre y cuando se cumpla el plan de paz y se
convoque a un referéndum sobre la autodeterminación”, dijo a IPS Abdula Arabí.

”Nosotros estamos dispuestos a explorar cualquier vía que garantice el derecho a
la autodeterminación, en aras de la paz”, añadió.

Al respecto, Moratinos expresó que España ”siempre ha defendido y seguirá
defendiendo un referéndum de autodeterminación del pueblo saharaui”.

Las posibilidades de diálogo están cifradas en la Minurso, conocida como ”Plan
Baker”, que tras largas negociaciones no prosperó y que ahora se intentará poner
en marcha otra vez. Para ello, la ONU designó al español Alvaro de Soto como su
representante especial, en reemplazo de Baker.

Moratinos, un diplomático experimentado en el mundo árabe, señaló que no se debe
perder tiempo para desbloquear el conflicto cuando antes, pues lo considera ”un
asunto vital” para el futuro del Magreb (Marruecos, Argelia, Túnez y Libia) y
sus relaciones con la Unión Europea.

El Sahara Occidental fue colonia española hasta 1975, cuando una resolución de
la ONU dispuso su descolonización. Dos años antes se había constituido el Frente
Popular de Liberación de Saguia al Hamra y Río de Oro, más conocido como Frente
Polisario de Liberación (FPL), con apoyo del gobierno argelino de entonces.

España retiró sus tropas y autoridades, pero su lugar lo ocupó Marruecos, que
reivindica su soberanía sobre ese territorio.

A fines de los años 80 Marruecos terminó de levantar un muro de 2.500 kilómetros
de largo, ocupando la mayor parte del Sahara Occidental y quedando bajo control
del FPL una pequeña zona, al este del muro, que limita con Argelia y Mauritania
y donde creó la República Arabe Saharaui Democrática (RASD).

Argel y Rabat no ocultan sus diferencias sobre el tema. Argelia, que apoya
política, económica y militarmente al FPL, demanda la independencia del Sahara
Occidental, mientras que Marruecos se opone con la misma contundencia.

La ex colonia española dispone de una gran riqueza natural, en fosfatos, uranio,
hierro, gas natural y petróleo, además de una vasta costa sobre el océano
Atlántico muy rica en pesca.

Marruecos ya ha firmado acuerdos para la explotación de petróleo en el área con
las empresas Total Fine Elf, de Francia, y Kerr Mc Gee, de Estados Unidos. La
RASD, por su parte, suscribió uno con la británica Fusion Oil para evaluar las
reservas de petróleo y gas sobre el territorio que controla, de 210.000
kilómetros cuadrados.

De acuerdo con el Plan Baker, que intentará volver a poner en marcha De Soto, se
deberán convocar comicios para elegir las autoridades autónomas del Sahara
Occidental, que pasaría a ser una región autónoma por cinco años dentro del
reino de Marruecos.

Al cabo de ese quinquenio se convocaría un referéndum de autodeterminación, en
el que los votantes deberán optar por mantener la autonomía o por constituir un
país independiente. Marruecos acepta la primera parte, pero no la segunda, en
tanto que el FPL acuerda con ambas.

Uno de los grandes problemas reside en el derecho de voto. Según el plan de la
ONU, actualmente en ”invernadero”, en esas elecciones podrían participar los
mayores de 18 años reconocidos como votantes por la Minurso y que suman unas
86.000 personas.

También podrían hacerlo los saharauis refugiados en Tinduf, Argelia, y en otros
países y que estén inscriptos en la Alta Comisión de las Naciones Unidas para
los Refugiados (Acnur) y que son otro tanto.

Además, se les reconocería ese derecho a quienes residan de manera continua en
la zona desde diciembre de 1999, residencia que debería ser testificada por lo
menos por tres personas ”creíbles” o con pruebas documentales, según el mandato
de la ONU.

Esta es una de las condiciones más objetadas por el FPL, pues permitiría votar a
marroquíes no originarios ni descendientes de familias saharauis y que se
trasladaron allí después de la retirada española.

Asimismo, Marruecos manifestó objeciones al padrón, presentando unos 150.000
recursos al censo elaborado por la Minurso. (FIN/2004)


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http://www.elsemanaldigital.com/articulos.asp?idarticulo=22088

EL 13 DE NOVIEMBRE

Se prepara una gran manifestación prosaharaui





Elsemanaldigital.com
Todas las organizaciones prosaharuis de España están preparando una magna
concentración en Madrid para reclamar al Gobierno español que garantice la
autodeterminación del Sahara Occidental.

26 de octubre.  El manifiesto que se leerá en la manifestación conjunta del 13
de noviembre en Madrid va a ser exigente con el Gobierno español. La
Coordinadora Estatal de Asociaciones Solidarias con el Sahara (CEAS-Sahara) ha
ultimado ya el texto unitario con el que quiere darse un impulso al Plan de Paz
o de Arreglo conocido como Plan Baker II, que cuenta con el respaldo de la ONU.

Todas las instancias internacionales (Asamblea General y Consejo de Seguridad de
Naciones Unidas, Tribunal Internacional de La Haya, Unión Africana) son unánimes
al resolver que el proceso del Sahara Occidental es un proceso de
descolonización, y por tanto lleva anejo necesariamente un referéndum de
autodeterminación, sin que Marruecos pueda alegar título alguno sobre el
territorio. Pero esas resoluciones quedan siempre en letra muerta por la falta
de voluntad de la ONU de hacerlas cumplir. Y contra eso claman estas
asociaciones.

Por si fuera poco, el cambio de postura del Gobierno español ("¡¡No más
traiciones!!", reza uno de los lemas de la convocatoria) le facilita las cosas
al reino alauita. De ahí que haya aumentado el carácter apremiante de la
reivindicación prosaharaui.

"Queremos recordar a la opinión pública, y en especial al Gobierno español, que
el conflicto histórico del Sahara Occidental debe seguir siendo considerado como
un dossier de descolonización todavía pendiente de resolver", señala el
manifiesto que será leído el día 13.

La advertencia del Frente Polisario de que podría volver a las armas late tras
la siguiente denuncia: "Cualquier otra fórmula que pretenda imponerse, lejos de
facilitar una salida al conflicto, no hace sino poner en riesgo la paz y la
estabilidad del conjunto de la región. Y mucho más cuando la imposición se
quiere cargar sobre las espaldas y a cuenta de la parte mas débil: el pueblo
saharaui". Recuerda la CEAS-Sahara que una parte de este pueblo lleva treinta
años viviendo en los campamentos argelinos del Tinduf (toda una generación de
exiliados), y la otra bajo la represión marroquí en los territorios ocupados,
separados del Sahara libre por un muro minado que no suele ocupar grandes
espacios informativos.

Las organizaciones convocantes pedirán al Gobierno de José Luis Rodríguez
Zapatero que "posibilite el derecho a su libre autodeterminación de forma
activa, en vez de obstaculizarlo": "Queremos del Gobierno español", continúan,
"el mismo talante para el Sahara, que el que utiliza para decir sí a la Paz, sí
a la legalidad internacional y sí al cumplimiento de las resoluciones de
Naciones Unidas en los conflictos de Irak, Palestina... y nunca para el Sahara".

Le reclaman asimismo al Ejecutivo socialista que presione en ese sentido ante la
Unión Europea y ante Marruecos. Hasta el momento la posición de La Moncloa está
siendo exactamente la contraria: instar a la Unión Europea a que se pronuncie en
la forma más conveniente a Marruecos, que es la solución apadrinada por Francia.
De esta forma, la semana pasada, en la Cuarta Comisión de la ONU que se
pronunció sobre el Plan Baker, Chirac y Zapatero consiguieron la abstención del
resto de países de la UE, en vez del voto afirmativo que resultó triunfante.

Por último, la CEAS-Sahara pedirá que el Gobierno "otorgue a la delegación del
Frente Polisario en el Estado español el estatuto diplomático, como único y
legítimo representante del Pueblo Saharaui, tal y como es reconocido por la ONU
y por la UA [Unión Africana]".

Las organizaciones prosaharauis han logrado una unidad operativa importante a
medida que el Ejecutivo de Zapatero se ha ido separando de la causa saharaui,
hasta dar la apariencia de abandonarla por completo, contra la voluntad
mayoritaria del pueblo español, que simpatiza abiertamente con ella. La
manifestación del día 13 quiere ser una gran demostración de fuerza para
intentar rectificar esa postura.


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http://www.eldiariomontanes.es/pg041026/prensa/noticias/Nacional/200410/26/DMO-N\
AC-106.html

Moratinos se desmarca del pesimismo de Annan sobre el conflicto del Sahara
Occidental
El ministro de Exteriores se entrevistó en París con sus homólogos marroquí y
argelino
F. ITURRIBARRÍA/PARIS

El ministro de Asuntos Exteriores, Miguel Ángel Moratinos, se desmarcó ayer del
pesimismo del secretario general de la ONU, Kofi Annan, sobre el conflicto del
Sahara Occidental, quien la semana pasada había considerado «cada vez más
distante» la posibilidad de un acuerdo. «Yo no creo que la solución del problema
del Sahara esté más alejada. Todo lo contrario», declaró el jefe de la
diplomacia española en París, donde se entrevistó con sus colegas de Argelia y
Marruecos.

En esos contactos, mantenidos en el marco de la undécima reunión ministerial del
Fórum Euromediterráneo, «no había crispación ni tensión sino voluntad de diálogo
y de avanzar juntos», aseguró. El ministro español, que mañana recibe a su
homólogo argelino en Madrid con el afán de «acercar a Argel y Rabat», adelantó
que «pronto se hará público que hay visitas y encuentros entre las dos
capitales» pero no brindó más precisiones.

En alusión a la apreciación desesperanzada de Annan, Moratinos opinó que «sería
un mensaje muy negativo trasladar a todas las partes, en particular a la
población saharaui, que estamos más lejos (de una solución) que hace 30 años».
Tras reivindicar el optimismo de la voluntad frente al pesimismo de la razón,
observó que «la voluntad nos obliga a todos a ser responsables ante una
situación francamente preocupante».

Moratinos responsabilizó a «todos», incluida la comunidad internacional, de
haber tenido el asunto «más o menos dormido». «Todos hemos sido cómodos. Se
mandaba el problema a Naciones Unidas. Se votaba cada año o cada seis meses y a
esperar una solución milagrosa», recordó. «Este Gobierno está comprometido a
tratar de resolver este conflicto y no eludir la responsabilidad ante la
complejidad del problema».

Aunque reconoció que España no tiene la llave de la solución, reiteró que Madrid
seguirá defendiendo un referéndum de autodeterminación del pueblo saharaui. A su
juicio, el plan Baker -que prevé un período previo de autonomía para la
ex-colonia española- es un «punto de referencia». «Queremos crear una dinámica
para que las partes puedan aplicarlo», concluyó.

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http://www.larazon.es/noticias/noti_nac17458.htm

Moratinos confía en una “nueva alianza" con Estados Unidos tras las elecciones
de noviembre

Javier Gómez - París
España desea establecer una “nueva alianza” con Estados Unidos tras las
elecciones de este país, el próximo 2 de noviembre, con indiferencia de si vence
el aspirante, John Kerry, o el actual presidente, George W. Bush. Madrid amplía
esta intención de cambio, confirmada ayer en París por el ministro de Asuntos
Exteriores, Miguel Angel Moratinos, a toda la Unión Europea. “Hace falta que
Estados Unidos y la UE tengan una alianza estratégica nueva”, reiteró el
ministro español, presente en la capital gala en la reunión del Foro
Mediterráneo. La única precisión de Moratinos sobre este hipotético nuevo
acuerdo fue que deberá basarse en “el diálogo y la cooperación” para “responder
a los nuevos retos estratégicos” del mundo. El dirigente español no explicó cómo
será posible un acercamiento en caso de que George W. Bush revalide su mandato,
después de las disensiones en temas clave como la guerra de Irak. Preguntado
sobre si respaldaba las declaraciones del titular de Exteriores galo, Michel
Barnier, que confió en una “nueva alianza” francoamericana a partir de las
elecciones, su homólogo español también ratificó su deseo a proponer “una nueva
alianza” a Washington, que debe ser “la mejor de las alianzas posibles”. Acto
seguido, Moratinos consideró válida la actual relación entre Washington y
Madrid, a pesar de recientes vaivenes, como la ausencia del embajador
estadounidense en España, George L. Argyros, en el desfile militar del día de la
Hispanidad. “Yo creo que la alianza estratégica entre Estados Unidos y España
sigue estando presente. Nuestro Gobierno no la ha roto”, matizó el ministro.

En relación con el problema del Sahara Occidental, Miguel Angel Moratinos volvió
a poner buena cara al mal tiempo augurado por algunos responsables
internacionales. El viernes pasado, el secretario general de la ONU, Kofi Annan,
definió “en punto muerto” el proceso de paz en esta zona. El dirigente español
calificó de “pesimista” a Annan y, citando al comunista italiano Antonio
Gramsci, opuso “el otrimismo de la voluntad al pesimismo de la razón”. “Yo no
comparto esa visión pesimista de Kofi Annan porque soy optimista. No creo que la
solución del Sahara esté más alejada. Todo lo contrario”, rebatió el ministro de
Asuntos Exteriores, que minutos después tachó de “preocupante” la situación en
el Sahara Occidental. “Tras muchos años de mantener el problema dormido, de ser
cómodos, se ha creado una nueva dinámica de entendimiento” entre Argelia,
Marruecos, Francia y España, afirmó ante la prensa española Moratinos.

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http://archarso.org.site.voila.fr/manifiesto131104.htm

SÁHARA 30 AÑOS BASTAN
¡¡NO MAS TRAICIONES!!

¡¡NO RENUNCIAREMOS AL REFERÉNDUM DE AUTODETERMINACIÓN!!



Con ocasión del aniversario de la firma de los Acuerdos Tripartitos de Madrid y
coincidiendo en la actualidad con un fuerte deterioro del clima político y
diplomático en la zona, queremos recordar a la opinión pública, y en especial al
Gobierno español, que el conflicto histórico del Sáhara Occidental debe seguir
siendo considerado como un dossier de descolonización todavía pendiente de
resolver, entre otras razones como consecuencia del abandono de
responsabilidades por parte del Gobierno español de la época, llevado a efecto
mediante aquellos Acuerdos Tripartitos o de Madrid de 14 de Noviembre de 1975,
de tan triste memoria y, posteriormente, la falta de voluntad política de los
sucesivos Gobiernos de nuestra Democracia en implicarse activamente en
solucionar de una manera justa y definitiva un conflicto tan nuestro.

De acuerdo a la legalidad internacional, avalada por sucesivas resoluciones de
la Asamblea General y del Consejo de Seguridad de Naciones Unidas, del Tribunal
Internacional de La Haya y de la Unión Africana, la única solución definitiva
pasa por el libre ejercicio del derecho a la autodeterminación del Pueblo
Saharaui.

Cualquier otra fórmula que pretenda imponerse, lejos de facilitar una salida al
conflicto, no hace sino poner en riesgo la paz y la estabilidad del conjunto de
la región. Y mucho mas cuando la imposición se quiera cargar sobre las espaldas
y a cuenta de la parte mas débil: el pueblo saharaui

Atravesamos un momento decisivo. Ahora más que nunca exigimos al Gobierno un
compromiso firme y claro en la resolución de un conflicto que dura ya demasiado
tiempo y que mantiene a un pueblo trágicamente dividido por un muro vergonzoso
sembrado de minas y a miles de familias soportando más de 30 años de
sufrimiento, separación y exilio: una parte viviendo en campamentos de
refugiados en pleno desierto; la otra, privada de los más elementales derechos
individuales, soportando la represión y la falta absoluta de libertades.

Con ocasión de un nuevo aniversario de aquellos acuerdos tripartitos, queremos
reiterar nuestra petición al Gobierno avalada por una inmensa mayoría social:
Que

ASUMA de una vez su responsabilidad histórica con el pueblo saharaui y
posibilite el derecho a su libre autodeterminación de forma activa, en vez de
obstaculizarlo. Queremos del Gobierno español el mismo "talante" para el Sáhara,
que el que utiliza para decir si a la Paz, si a la legalidad internacional y si
al cumplimiento de las resoluciones de Naciones Unidas en los conflictos de:
Irak, Palestina ... y nunca para el Sáhara.

ADOPTE cuantas medidas políticas sean necesarias para demandar a la ONU la
estricta aplicación del Plan de Paz o Plan de Arreglo y la celebración urgente
de un Referéndum de autodeterminación con el fin de cerrar definitivamente el
proceso de descolonización del Sáhara Occidental.

INSTE a la Unión Europea y a sus países miembros a una intervención activa en la
defensa de la aplicación del Plan de Paz y los legítimos derechos del Pueblo
Saharaui reconocidos por la legalidad internacional, mostrando su rechazo a
cualquier iniciativa que pretenda suplantarlos.

EXIJA al Gobierno de Marruecos:

1) Cumplir con los compromisos adquiridos en el Plan de Paz o Plan de Arreglo,
ambos acordados por el Consejo de Seguridad de la ONU, a fin de que se celebre
un referéndum libre, democrático y regular en el Sáhara Occidental lo antes
posible.

2) Respetar los Derechos Humanos en las zonas ocupadas del Sáhara Occidental y
solicitar a la ONU la designación de un Relator que garantice los derechos de
los saharauis mientras estén bajo la ocupación militar marroquí.

ASEGURE unas condiciones de vida dignas en los Campamentos de Refugiados
Saharauis hasta que se realice el referéndum de autodeterminación, a través de
partidas presupuestarias especiales, como indemnización por los perjuicios
ocasionados a este pueblo en treinta años de abandono de las responsabilidades
de los distintos Gobiernos españoles.

OTORGUE a la delegación del Frente Polisario en el Estado español el estatuto
diplomático, como único y legítimo representante del Pueblo Saharaui, tal y como
es reconocido por la ONU y por la UA.

La legitimidad que nos otorga la justa causa del Pueblo Saharaui y el apoyo
creciente de la sociedad nos anima a seguir solidarizándonos con el pueblo
saharaui en su lucha por el ejercicio del derecho de autodeterminación por
encima de los intereses políticos, económicos o estratégicos de algunos países,
de las grandes multinacionales o intereses de particulares.

Madrid, 13 de Noviembre de 2004

COORDINADORA ESTATAL DE ASOCIACIONES SOLIDARIAS CON EL SAHARA, CEAS-SÁHARA

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http://www.gorliz.org/sahara/gorde/000041.php

Manifestación en Bilbao el 23 de octubre
Octubre 24, 2004 09:52 AM.
Miles de personas se manifestaron ayer en Bilbao en solidaridad con el pueblo
saharaui, bajo el lema "Sahara: autodeterminazioa orain, autodeterminación ya".
La manifestación partió a las 13 horas del Arenal, convocada por varias
asociaciones de solidaridad con la causa saharaui de Euskadi. Precedida por una
bandera saharaui de enormes dimensiones, la manifestación reunió a familias y
miembros de diversas asociaciones y partidos políticos.

La convocatoria tiene lugar en visperas de la reunión del Consejo de Seguridad
de la ONU en el que se debatirá la prorroga de la misión de la MINURSO en el
Sáhara Occidental y tras la negativa de España a apoyar el plan Baker en la IV.
Comisión de Descolonización de la ONU, alineándose con Marruecos y Francia y
abandonando su responsabilidad histórica para con el pueblo saharaui.

Por ello, las asociaciones vascas de solidaridad con el Sahara quieren dejar
claro que "la única salida al conflicto saharaui es el ejercicio del Derecho de
Autodeterminación de su pueblo". Por ello, y expresando su "preocupación por las
declaraciones y actuaciones del gobierno español y por la inoperancia de las
Naciones Unidas que sitúan al conflicto en el momento más delicado de los
últimos años", convocaron la manifestación "Para exigir el respeto a la voluntad
mayoritaria de nuestra sociedad y a la Legalidad Internacional".

Los manifestantes denunciaron, asi mismo, el giro pro-marroquí que ha tomado la
posición española en la ONU desde la subida al poder del PSOE. Por ello, y para
presionar al gobierno español para que de una vez haga caso al clamor popular y
a su responsabilidad histórica, el día 7 de noviembre tendrá lugar una
movilización a nivel estatal en Madrid.

Además de la movilización, ayer en el Arenal de Bilbao hubo dos haimas con
proyecciones de video, fotografias, paneles, exposición de carteles y diverso
material informativo sobre el Sahara.

Se pueden ver más fotos en formato grande AQUI:
http://www.gorliz.org/sahara/argazkiak/manibilbo/

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CONVOCATORIA DE MANIFESTACIÓN EN ANDALUCÍA

CONVOCATORIA DE MANIFESTACIÓN EN ANDALUCÍA
Sevilla, 28 de Octubre, 19.00 H.
Desde Plaza Nueva hasta la Delegación del Gobierno en Andalucía
MANIFESTACIÓN
SAHARA: 30 AÑOS BASTAN.
NO MÁS TRAICIONES
Convoca: Asociación Provincial de Amistad con el Pueblo Saharaui de
Sevilla

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Sáhara, el 31 de Octubre. No más traiciones.
Miguel Castro Moreno
Secretario de la Coordinadora Estatal
de Asociaciones solidarias con el Sahara.

Se van a cumplir 30 años desde que en 1975 España abandonara el Sáhara
Occidental y al pueblo saharaui a su suerte, traicionando con ello la confianza
depositada por los saharauis en las autoridades y en el pueblo español. Hoy
nuevamente estamos a las puertas de que se produzca una segunda traición
protagonizada por la diplomacia  española en el Consejo de Seguridad de Naciones
Unidas el próximo 31 de Octubre.

España está obligada a poner en orden su desastrosa política exterior. Para no
seguir dando bandazos, siendo la última nación del planeta con un expediente
colonial sin cerrar. Nuestros partidos políticos no han encontrado el tiempo ni
el modo en 30 años, para dar una solución definitiva a este sangrante conflicto,
que mírese por donde se mire, España y los españoles, somos los únicos y
exclusivos responsables.

El Sáhara Occidental es un territorio pendiente de descolonizar, acogido a las
leyes internacionales y que pasa invariablemente por un referéndum de
autodeterminación. La ONU, obligó a España a organizar un referéndum en 1975,
pero desde las más altas instancias, se prefirió salir de la antigua colonia
del Sáhara evitando enfrentarse a Marruecos, abandonando con engaños al Pueblo
Saharaui e impidiendo su independencia y dejándolos vergonzosamente a merced del
ejercito marroquí.

Marruecos, y su rey Hassan II, de forma oportunista, aprovechó la crisis
política interna de España para pegar un zarpazo al Sáhara, lanzando la "Marcha
Verde" para ocupar ese territorio cuando el Tribunal Internacional de La Haya,
negó a Marruecos toda legitimidad sobre sus pretensiones. Pero a pesar de todo
incluida la ONU, el ejercito Marroquí invadía el Sáhara, precisamente el 31 de
Octubre 1975.

El próximo 31 de Octubre de 2004, el Consejo de Seguridad de la ONU, reabrirá el
debate sobre el Sáhara, comenzando por analizar que tipo de propuestas tiene
Marruecos (pues no ha presentado ninguna), para aplicar el "Plan de Paz para la
libre autodeterminación del pueblo del Sáhara Occidental" más conocido por Plan
Baker II, el cual Marruecos ha rechazado, a pesar de haber sido probado el
pasado año por unanimidad del Consejo de Seguridad y aceptado por el Frente
Polisario, único y legitimo representante del Pueblo Saharaui reconocido por la
ONU.

La política exterior española que le esta diseñando al Presidente del Gobierno
José Luis Rodríguez Zapatero, su Ministro de Exteriores, Miguel Ángel Moratinos,
tanto para la  Unión Europea, como para  la zona del Magreb, incluido Marruecos
y el Sáhara, es insólita, equivocada y denota no solo una falta de conocimiento
real e histórico del asunto, si no la intencionalidad de pagar con "trabajo
sucio" un "canon de confianza" a la UE y a Marruecos, para marcar diferencias de
la España actual, con la política de enfrentamientos del PP. ¿Pero cuanto nos va
acostar esa diferencia?.

Moratinos y su secretario de Estado Bernardino León (antes Presidente de la
Fundación pro Marroquí Tres Culturas),  están trabajando frenéticamente para
crear antes del día 31 de Octubre, un "Club de Amigos de Marruecos" con Francia,
España y EE.UU. para intentar modificar en el Consejo de Seguridad el Plan Baker
II, acomodándolo a las pretensiones anexionistas de Marruecos.  ¿Qué gana España
con convertirse en el representante  oficial y vocero de Marruecos?.

En el fondo de la política de acercamiento a Marruecos, esta defender los
intereses de un centenar de empresas españolas que explotan y especulan en el
país alauita aprovechándose de lo miserables salarios y la falta de derechos
sindicales y de libertades civiles, de paso también los intereses de Francia en
la zona magrebi, y lo más importante, contentar a Mohamed VI.
Para alcanzar una nueva resolución de la ONU a favor de Marruecos, Moratinos
tiene un solo argumento ".. Marruecos ha rechazado el Plan Baker y hay que
cambiarlo".  ¿Ha pensado si el supuesto cambio lo aceptara el Pueblo Saharaui?
¿Y si no lo aceptan los saharauis. Qué?  ¿O es que no le importa a Moratinos lo
que digan los saharauis?.

Lisa y llanamente el Gobierno de España (equivocadamente o no, con buenas o
malas intenciones) de seguir por ese camino sobre el Sáhara estará cometiendo
una segunda traición al pueblo saharaui, como la cometida por Arias Navarro, va
hace ahora 30 años, con los Acuerdo Tripartito de Madrid, entre España,
Marruecos y Mauritania, suscrito el 14 de Noviembre de 1975. traspasándoles
ilegalmente la administración de un territorio que no era suyo.

El Gobierno español del siglo XXI, se ha empeñado en embarga la credibilidad de
España, en una operación de nuevo antinatural, de consolidar la anexión del
Sáhara por Marruecos, en contra de la ONU, del derecho internacional, del pueblo
saharaui, de la opinión pública española y de la totalidad de la comunidad
internacional, excepto Francia. Estamos ante un movimiento horripilante con
gravísimas consecuencias. El Sáhara Occidental no pertenece a Marruecos, país
que solo ocupa la mitad del territorio, pues en la otra mitad están los
combatientes de la Republica Árabe Saharaui Democrática, el Frente POLISARIO.

Mientras que a Marruecos no le sirven ni los Arreglos de Paz, ni los Acuerdos de
Houston, ni el Plan Baker II, para devolver la mitad del Sáhara que ocupa a sus
legítimos propietarios.  El Frente Polisario siempre ha colaborado plenamente
con las Naciones Unidas con vistas al éxito de su empresa de paz en el Sáhara
Occidental, los esfuerzos de este organismo no han podido consumarse en los
trece años que han transcurrido desde el final de la Guerra (de nuevo empieza a
sonar con romperse el alto el fuego decretado en 1991), a causa de la
intransigencia de Marruecos y las repetidas negaciones de ese país de sus
compromisos tomados ante la comunidad internacional.

En estos trágicos momentos para el Pueblo Saharaui, decir públicamente al
presidente Rodríguez Zapatero, que se pueden suscribir íntegramente sus
declaraciones de respeto; a la legalidad internacional, de los Derechos Humanos,
al derecho de los pueblos y la defensa de los grandes ideales de la humanidad.
Pero le recordamos tome buena cuenta de la opinión publica, de intelectuales,
artistas, escritores, periodistas y en especial de las resoluciones de sus
militantes en el seno de su propio partido, de las proposiciones que están
aprobando el Senado, el Congreso y los parlamentos regionales como el Andaluz, a
favor "del derecho inalienable del Pueblo Saharaui a la autodeterminación" y a
decidir su destino con absoluta y legitima libertad, sin que nadie, ni ningún
Gobierno, deba hurtarle ese derecho.

Ningún Estado reconoce, ni reconocerá nunca como legitima la invasión Marroquí
sobre el Sáhara.  Los amigos y amigas del Pueblo Saharauis son muchos en España,
por lo que Zapatero y a Moratinos,  deben recordar que el Gobierno de José Mª
Aznar, desoyendo la opinión publica sobre la Guerra de Iraq, y otros asuntos,
fueron junto al 11-M, motivo de la perdida de votos y del Gobierno, que sin
pensar se encontró el PSOE.   Este tipo de lecciones debe servir al Presidente
ZP, para hacer mejor la costura del traje de la política exterior que esta
diseñando para España, porque puede estallar por el lugar más inesperado e
insólito: el Sahara Occidental.

Si el Gobierno socialista renuncia a su responsabilidad histórica y su
compromiso de tomar en sus manos la defensa del derecho del Pueblo Saharaui,
exigiendo a Marruecos la aplicación sin más demora del Plan de Paz y el estricto
cumplimiento de las resoluciones de la ONU.   Que nadie se extrañe si a favor
del derecho a la autodeterminación e independencia de los saharauis, surgen
movilizaciones y protestas por doquier, conmemorando los 30 años del abandono
español del Sáhara y contra la amenaza de una nueva traición española para
favorecer interés de otras potencias que no son España, y en especial los de una
Monarquía feudal y dictatorial que no respeta los más elementales derechos
humanos. El reino de Marruecos, al que tanto se teme, y al que quieren aliar a
España a toda costa.
Octubre de 2004

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5. SAHARA-MARRUECOS-SERBIA-MONTENEGRO
http://www.map.co.ma/mapesp/noti_portada/uarzazatcine.htm

Serbia-Montenegro retira su reconocimiento por la "pretendida" RASD

    Belgrado, 26 oct.- El gobierno de Serbia-Montenegro (Ex-Yuguslavia) ha
anunciado, hoy martes, la retirada de su reconocimiento por la "pretendida"
RASD(Republica Arabe Saharaui Democratica) e insistido sobre su "apoyo total" a
la "integridad territorial" de Marruecos.

"La decision tomada en 1984 por el gobierno de la ex-Yuguslavia es 'contraria' a
los principios y a la carta de Naciones-Unidas", ha declarado el ministro de
Asuntos exteriores de Serbia-Montenegro, Vuk Draskovic, durante un encuentro con
la prensa en Belgrado celebrado conjuntamente con su homologo marroqui, Mohamed
Benaissa.

"Estamos en contra del establicimiento de un 'pretendido Estado' 'en el
territorio' de otro Estado soberano e independiente", ha subrayado.

"Repito, esten seguros que la 'soberania' y la 'integridad territorial' de
Marruecos tienen y tendran siempre el apoyo total de mi pais", ha aseguradio M.
Vuk Draskovic.

Por su parte, Mohamed Benaissa se ha felicitado de la decision de las
autoridades de Belgrado que entra en el "respeto" de la legalidad internacional,
y de los principios de la carta de la ONU.

El problema del Sahara opone Marruecos al Polisario, desde 1975, fecha en la
cual el Reino ha "recuperado" este territorio en virtud de los acuerdos de
Madrid, firmandos con Espana, ex-potencia colonizadora. El movimiento
"separatista" del Polisario esta apoyado por Argelia que alberga su cupula
directiva en la ciudad de Tinduf.

La retirada por Serbia-Montenegro de su reconocimiento a la "pretendida" RASD,
constituye un "nuevo fracaso" para Argelia y el Polisario.

Al igual que otros grandes paises como la India, la ex-Yuguslavia viene a
alinearse con los paises "respetuosos" de la legalidad y del derecho
international.

Desde entonces, varios paises, principalmente del continente africano y de
America latina, "se dieron cuenta" y retiraron su reconocimiento a la
"pretendida" RASD despues de "darse cuenta" del "fracaso" del proyecto de los
adversarios de la "integridad territorial" del Reino.

La mayoria de los paises, en Africa o en otros continentes, siempre estaban
convencidos de que la cuestion del Sahara solo encontraria su solucion en un
arreglo politico.

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http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041026210140&tabID=1&ch=\
69

Sáhara.- El Gobierno de Serbia y Montenegro retira su reconocimiento a la RASD

BELGRADO, 26 Oct. (EUROPA PRESS) -

El Gobierno de Serbia y Montenegro anunció hoy la retirada de su reconocimiento
a la República Arabe Saharaui Democrática (RASD), proclamada por el Frente
Polisario y mostró su "apoyo total" a la integridad territorial de Marruecos,
según la agencia marroquí MAP.

"La decision tomada en 1984 por el Gobierno de la antigua Yuguslavia es
contraria a los principios y a la carta de Naciones Unidas", declaró el ministro
de Asuntos Exteriores de Serbia y Montenegro, Vuk Draskovic, durante un
encuentro con la prensa en Belgrado celebrado conjuntamente con su homologo
marroquí, Mohamed Benaissa.

"Estamos en contra del establecimiento de un pretendido Estado en el territorio
de otro Estado soberano e independiente", subrayó. "Repito, estén seguros de que
la soberanía y la integridad territorial de Marruecos tienen y tendrán siempre
el apoyo total de mi país", señaló Vuk Draskovic.

Por su parte, el ministro de Asuntos Exteriores marroquí, Mohamed Benaissa, se
felicitó de la decision de las autoridades de Belgrado y consideró que entran en
el respeto de la legalidad internacional y de los principios de la carta de la
ONU.

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#2998 De: arso <arso@...>
Fecha: Mar, 26 de Oct, 2004 6:17 pm
Asunto: Media francophones/ Sélection de presse du 26.10.04
arso2fr
Sin conexión Sin conexión
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AFRICATIME relance encore un SONDAGE sur le Sahara Occidental
Question: Quel doit être le statut du Sahara occidental ?
http://www.africatime.com/maroc/
=========================================================
S O M M A I R E

1. RASD - ONU
SPS: Les échanges de visites entre Saharaouis de deux côtés du mur reprendront le 5 novembre 2004 .
LIBERTE (ALG): L'ambassadeur de la RASD à Alger à Liberté : "Le Maroc doit présenter une contribution historique pour la paix"

2. ONU  - SAHARA
SPS: Mr Annan déplore les retards dans l'organisation d' un référendum au Sahara Occidental
LE SOIR D'ALGERIE: Kofi Annan accable le Maroc
TEL QUEL (Ma): Maroc/algérie. Blanc bonnet, bonnet blanc
AT-TAJDID (25-X-2004)

3. ALGERIE - SAHARA - ESPAGNE
EL MOUDJAHID: M. Belkhadem au quotidien espagnol El Pais
LIBERTE (ALG): Abdelaziz belkhadem depuis hier à Madrid : "Pas de crise entre Alger et Rabat"
AFP: Madrid  et Alger soutiennent le plan Baker
AUJOURD'HUI LE MAROC: Bouteflika continue ses manigances

4. MAROC - DROITS HUMAINS
Human Rights Watch: Communiqué de presse, 21.10.04:  Maroc: la progression des droits humains mise à mal par la répression  antiterroriste
Rapport Maroc, octobre 2004:  Les droits humains à la croisée des chemins (Extraits)

5. MAROC - RAPPORT DE TRANSPARENCY INTERNATIONAL -CORRUPTION
LE JOURNAL HEBDO: 3 questions à Azzedine Akesbi (Secrétaire général de Transparency Maroc)
TEL QUEL (MA): Affaire. Détournement de fonds au palais royal

6. MAROC - LIBERTE DE PRESSE
RSF: Troisième classement mondial de la liberté de la presse (octobre 2004). L'Asie orientale et le Moyen-Orient sont les pires régions au monde

7. MAROC - USA
LE JOURNAL HEBDO: fax

8. TERRITOIRES OCCUPES
LE JOURNAL HEBDO: Télévision. Une chaîne pour les provinces du Sud

9. MAROC- SAHARA
LIBERATION (MA): Commentaire: Si driss le médiocre
AUJOURD'HUI LE MAROC /MAP

10. MAROC- ESPAGNE - ONU
MAP: Miguel Moratinos ne partage pas le pessimisme de Kofi Annan concernant la question du Sahara
LE JOURNAL HEBDO
ONU L'Espagne s'abstient
LE JOURNAL HEBDO: Neutralité.  Zapatero et le Sahara
AUJOURD'HUI LE MAROC: Fassi explique la position marocaine
AL-ALAM  (23-X-2004)

11. ESPAGNE - MAURITANIE
MAPECI (Mauritanie): Visite du ministre  espagnol des Affaires étrangères

12. SERBIE - MONTENEGRO - RASD
MAP: La Serbie-Monténégro retire sa reconnaissance de la prétendue "RASD"

13. SAHARA - BELGIQUE - COLLOQUE
Colloque organisé par l''Intergroupe parlementaire belge " Paix pour le Peuple sahraoui "

14. MAROC - MEXIQUE
LE MATIN MA: Renforcement des relations économiques entre Rabat et Mexico : entretien à Rabat entre M. Fassi Fihri et son homologue mexicaine

15. DROITS HUMAINS - SOLIDARITE- TAMEK
==============================================

1. RASD - ONU

SPS
Les échanges de visites entre Saharaouis de deux côtés du mur reprendront le 5 novembre 2004 .
http://www.spsrasd.info/sps-241004.html#2
Chahid El Hafed , 24/10/2004 (SPS) , Les échanges de visites entre les réfugies sahraouis et leurs conmpatriotes assiégés depuis 1975 dans les territoires occupés du Sahara Occidental coupé par un mur militaire de 2400 km , débuteront le 05 novembre prochain , a-t-on appris de sources concordantes .

La première phase de six mois du programme d'échange de ces visites familiales s'est achevée le 31 Aout 2004 et avait permis 50 échanges de visites de cinq jours , ayant profité à 1208 personnes de deux côtés du mur , selon les chiffres présentés par le HCR , initiateur du programme .

Coupés de leurs familles depuis plus d'un quart de siècle pour cause de l'invasion militaire marocaine de leur pays en 1975 , les Sahraouis ont réussi , à bord d 'avions onusiens à franchir " le mur de la honte " du nom de ce rampant militaire , truffé de mines anti-personnel, de fil barbelé et gardé par plus de 160 000 soldats divisant le Sahara Occidental en deux parties (SPS) .
IDEM : El Moudjahid 25.10.04

LIBERTE (ALG)
L'ambassadeur de la RASD à Alger à Liberté : "Le Maroc doit présenter une contribution historique pour la paix"
Actualité (Edition du 26/10/2004) http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=30313
Propos recueillis par Hafida Ameyar

Liberté : La 4e commission de l'ONU a adopté récemment une résolution réaffirmant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Quel est l'impact de ce document ?
M. Mohamed Yeslam Beïssat : La résolution de la commission chargée de la décolonisation a été une victoire pour le peuple sahraoui, elle a confirmé la validité du plan de règlement de l'ONU de 1990-1991 et du plan Baker, comme solution optimale. Le Maroc n'a pas réussi à introduire les amendements qu'il voulait. Ce qu'il faut retenir, c'est que la 4e commission continue de s'occuper du dossier de décolonisation du Sahara occidental et d'écouter les Sahraouis comme une partie en conflit avec l'occupant marocain.
Seuls 52 pays ont voté pour ladite résolution, alors que 89 autres se sont abstenus. Ces abstentions n'influent-elles pas justement sur la validité de la résolution ?
Dans la procédure des Nations unies, ce sont les voix pour et les voix contre qui comptent. Le nombre d'abstentions n'influe aucunement sur la validité juridique de la résolution. Les pays qui se sont abstenus ont d'ailleurs expliqué leur choix. Ils ne sont ni avec ni contre l'une des deux parties en conflit et ils appuient le principe d'autodétermination du peuple sahraoui. Ces pays ont opté pour l'abstention pour exprimer une position politique, en l'absence d'un consensus.
Trouvez-vous normal que l'Espagne, ancien colonisateur du territoire sahraoui, choisisse l'abstention ?
Ce qui serait normal pour un pays démocratique, c'est que celui-ci exprime la voix ou le sentiment de l'opinion publique, du Parlement. Nous savons que le peuple espagnol n'est pas pour l'abstention. Il a voté récemment pour l'autodétermination du peuple sahraoui, dans les deux chambres du Parlement, les 17 communautés autonomes et les différents villages. Pour cette raison, nous avons été surpris par l'abstention du gouvernement socialiste espagnol. Seulement, cette abstention ne réduit en rien la responsabilité historique de l'État espagnol par rapport au sort tragique du peuple sahraoui et à ce drame qui dure depuis 30 ans.
M. l'ambassadeur, Kofi Annan vient de remettre son rapport au Conseil de sécurité de l'ONU. Quelle est votre appréciation sur ce rapport ?
Le secrétaire général des Nations unies a parlé d'impasse dans son rapport. C'est le résultat de l'intransigeance du Maroc qui a rejeté le plan Baker, pourtant adopté à l'unanimité par le Conseil de sécurité. À partir du moment où le responsable de cette impasse est connu de tous, nous exigeons que la communauté internationale, particulièrement le Conseil de sécurité, prenne les mesures appropriées, pour amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale et à respecter ses engagements, et pour mettre fin à la rébellion marocaine contre les résolutions de l'ONU.
Le Conseil de sécurité se réunira le 28 ou le 29 octobre prochain, pour examiner la question sahraouie. À quoi vous attendez-vous ?
Nous pensons que la communauté internationale n'a pas employé tous les moyens nécessaires pour contraindre le Maroc à accepter et à appliquer le plan Baker, comme il a été signalé dans la résolution 1495. Cette fois-ci, nous souhaitons que la prorogation du mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental, ndlr) soit accompagnée d'un avertissement du Conseil de sécurité à l'encontre du royaume marocain, aux fins de l'amener à présenter une contribution historique pour la paix et la sécurité dans la région, à travers l'acceptation des termes de la résolution de juillet 2003. Si certaines parties continuent d'insister sur une solution "mutuellement acceptable", il faudra alors rappeler que la seule solution mutuellement acceptée par le Front Polisario et le Maroc est le plan de règlement de 1990-1991, qui a été appuyé par les accords de Houston, également acceptés par les deux parties.
Comment expliquez-vous qu'à l'heure de la polémique autour du dossier du Sahara occidental, on entend très peu la voix des Sahraouis ?
Je pourrais reposer la question autrement : pourquoi les médias lourds, tels que notamment les télévisions satellitaires et les grandes agences de presse, ne donnent-ils pas les mêmes opportunités aux parties concernées par le conflit du Sahara occidental ? Cette question en appelle une autre : faut-il attirer l'attention des médias lourds par le sang, les explosions et la terreur ? Je dirais non. J'espère que la voix des nomades sahraouis, patients, équilibrés et pacifiques, prendra le même espace dans les médias lourds que celui accordé à la voix intransigeante et belliciste du Maroc.
H.A.


2. ONU  - SAHARA

SPS
Mr Annan déplore les retards dans l'organisation d' un référendum au Sahara Occidental
http://www.spsrasd.info/sps-241004.html
New york ,24/10/2004(SPS), Le Secrétaire Général de L'ONU , Kofi Annan a deploré les retards enregistrés par son organisation dans l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental , soulignant toutefois qu'il continuera à progresser vers " la réalisation de cet objectif '' .

" L'ojectif consistant à permettre au peuple du Sahara Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination continue donc de se dérober . Je continuerai à examiner les possibilités de progresser vers la réalisation de cet objectif " , a notamment écrit Mr.Annan dans son rapport au Conseil de Sécurité présenté vendredi dernier .

Par ailleurs , le responsable onusien a tiré la sonnette d'alarme sur les risques de famine au sein de la population des réfugiés saharaouis pour cause de pénurie de produits alimentaires de première nécessité .

Les réfugiés risquent de commencer à soufrir d'une pénurie de céréales et d'autres produits de premiere necessité d'ici novembre 2004 , à moins que des fournitures supplémentaires ne soient disponibles , a-t-il averti .

En autre Mr.Annan a demandé une prorogation de six moins du mandat de la MINURSO jusqu'au 30 avril 2005 dans l'espoir que "les deux parties et les Etats voisins utiliseront cette période pour coopérer de bonne fois avec mon représentant spécial afin de mettre un terme à l'impasse actuelle" .

Une résolution de Conseil de Sécurité est attendue vendredi avant l'expiration du mandat de la MINURSO le 31 octobre prochain a -t-on indiqué ( SPS ).

LE SOIR D'ALGERIE
Kofi Annan accable le Maroc
26-10-.04
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2004/10/26/article.php?sid=15012&cid=2

 De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
Le rapport rédigé par le secrétaire général de l'ONU et que le Conseil de
sécurité doit étudier le 31 octobre prochain est accablant pour le Maroc.
 "Le Maroc, mentionne noir sur blanc Kofi Annan, continue de rejeter les
principaux éléments du plan (James Baker - août 2003, ndlr)". Pour sa
part, relèvera "le patron" de l'ONU "le Front Polisario maintient son appui
au plan de paix". "Je tiens aussi, tient-il à mettre en exergue, à exprimer
ma profonde préoccupation au sujet de la récente escalade dans les
diatribes publiques émanant des parties et de la région et leur demande,
instamment, de faire preuve de la plus grande retenue".
Pour preuve que les protagonistes du conflit - et les seuls - sont le Maroc
et le Polisario, le SG de l'ONU leur lance un appel solennel pour la
concrétisation d'objectifs précis. Ainsi, est-il demandé au Polisario de
 "libérer tous les prisonniers de guerre marocain" et au Maroc de
 "coopérer avec le C.I.C.R. pour déterminer ce qu'il est advenu des
personnes qui sont toujours portées disparues". Analysant la question
sensible des missions de la MINURSO (Mission des Nations unies pour
l'Organisation du référendum au Sahara occidental), K. Annan a suggéré
d'étudier la possibilité d'"une éventuelle réduction de son envergure". Le
SG de l'ONU considère, en effet, que "la surveillance du cessez- le-feu
entre les parties par la MINURSO au cours des 13 dernières années a
été un grand succès en matière de stabilisation et de renforcement de la
confiance". La nouvelle répartition des effectifs de la MINURSO devrait,
dans l'esprit de Kofi Annan, aboutir à la suppression des postes de
commandement de Dakhla et Smara, sous occupation marocaine qui
sont de 11 observateurs militaires chacune pour centraliser le tout à
Laâyoune. En contrepartie, le plan prévoit la fermeture du poste de
Mehaires et le transfert de ses compétences à Tifariti, en zone libérée par
le Polisario. Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies
recommande au Conseil de sécurité, en guise de conclusion, "de
proroger le mandat de la MINURSO pour une nouvelle période de six
mois (jusqu'au 30 avril 2005. Du constat clinique et terriblement juste de
Kofi Annan, trois idées force s'imposent d'elles-mêmes. La première est
l'incapacité de l'arbitrage onusien à imposer une solution conforme au
droit international sous l'implication directe et effective du Conseil de
sécurité. Le SG de l'ONU a dans son rapport, habile et "vicieux", en
somme, sommé l'instance décisionnelle des Nations unies de prendre
ses responsabilités. A ce niveau, il est de notoriété publique que c'est le
veto français qui ne permet pas d'avancer vers la voie de la paix et du droit
des peuples à s'autodéterminer. Les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le
Royaume-Uni pour ce qui les concerne sont tout à fait disposés à
permettre au plan Baker d'aboutir. La deuxième lecture qui peut être faite
du volumineux document de Kofi Annan est l'isolement diplomatique de
Rabat par rapport à cette question. Même ses soutiens les plus éhontés
comme Paris n'osent plus avancer à "arguments découverts". Ils savent
que ce serait peine perdue. Il est conseillé au Makhzen à ce niveau de
surenchérir et de "botter en touche" en attendant des jours meilleurs. Le
troisième enseignement à tirer, c'est évident, est que le conflit du Sahara
occidental ne peut pas, ne peut plus être exfiltré "d'un principal cardinal
des Nations unies : la décolonisation et l'un de ses corollaires, le droit
des peuples à l'autodétermination... Le reste est une question de
rapports de force. D'où le désarroi franco-marocain après la
reconnaissance de la RASD par l'Afrique du Sud. Paris et Rabat savent,
plus Paris que Rabat, tout de même, que le geste de Pretoria a sonné le
glas d'une longue période de stagnation et de tassement de la question
sahraouie. La mythique Afrique du Sud a donné un second souffle
diplomatique au Front Polisario et à la RASD. D'autres pays, c'est certain,
emboîteront le pas du pays de Mandela et de Edmond Tutsu. Le peuple
des Ténèbres est sur la voie de l'indépendance...
A. M.

TEL QUEL (Ma)
Maroc/algérie. Blanc bonnet, bonnet blanc
26.10.0 - http://www.telquel-online.com/147/actu_147.shtml
Jamais projet de résolution n'a donné lieu à des interprétations aussi paradoxales de la part de Rabat et d'Alger. Celui présenté à la 4ème commission de décolonisation de l'ONU le 19 octobre est "une victoire pour nous vu le très large taux d'abstention (89 pays dont l'Europe et les grandes puissances)", déclare pompeusement le ministère des A.E à Rabat. Vu d'Alger et de Tindouf, "le vote de 52 pays en faveur du projet est une première et, donc, une victoire pour la thèse de l'autodétermination". Entre les deux, le Péruvien Alvaro de Soto doit réduire l'écart : le Maroc veut une autonomie sans dégâts et Alger pousse pour revenir à l'option du référendum. Bon courage !

AT-TAJDID (25-X-2004)
Projet de prorogation du mandat de la MINURSO pour 6 mois. Le Conseil de
Sécurité va-t-il abroger le second plan Baker ?
() Les puissances internationales vont devoir assumer leurs
responsabilités en cessant de considérer le second plan Baker comme la
meilleure solution au conflit et en accordant au nouvel émissaire du
Secrétaire général de l'ONU de réelles compétences. Les prochaines
délibérations seront un véritable test pour la crédibilité des
initiatives espagnoles en vue de sortir de l'impasse. () Mustafa El
Khalfi)

3. ALGERIE - SAHARA - Espagne

EL MOUDJAHID
M. Belkhadem au quotidien espagnol El Pais

25.10.04 - http://www.elmoudjahid.com/pdf/2004/10/25/html/cooperation.htm#6
"Le plan Baker n'admet pas de seconde lecture et n'est pas modifiable"
Le plan de règlement du conflit du Sahara occidental élaboré par l'ex-envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, James Baker, "n'admet pas de seconde lecture et n'est pas modifiable'', a affirmé le ministre des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, dans un entretien au quotidien espagnol El Pais, publié hier. "Toute man¦uvre pour s'éloigner du plan, ou pour le sortir du cadre de l'ONU, est vouée à l'échec", a souligné M. Belkhadem, ajoutant que la démission de Baker, en juin dernier, est due au fait que ''le Conseil de sécurité n'a pas assumé jusqu'au bout ses responsabilités et que le Maroc a tourné le dos, une fois de plus, à la légalité internationale". "Baker s'en est allé, mais son plan demeure en vigueur", a-t-il ajouté. M. Belkhadem a réitéré ensuite que l'Algérie n'a aucune ambition territoriale sur le Sahara occidental et défend le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, tel que stipulé dans la Charte des Nations unies. ''Pourquoi ne laisse-t-on pas les Sahraouis s'exprimer sans entrave sur leur devenir ? Pourquoi ne peuvent-ils pas faire la même chose que les habitants du Timor oriental, de Brunei, du Surinam ou de Belize ?", s'est-il interrogé. Le ministre des Affaires étrangères a noté que depuis cet été, ''le Maroc s'est lancé dans une escalade verbale contre l'Algérie injustifiée, parce que notre position n'a pas varié". "L'Afrique du Sud reconnaît la République sahraouie et la presse marocaine insulte l'Algérie. C'est incroyable", a-t-il observé. Interrogé sur la suppression du visa d'entrée au Maroc pour les Algériens, M. Belkhadem a souligné que cette mesure a été décidée "unilatéralement", de la même manière que celle par laquelle avait été imposé le visa par Rabat en 1994. "Nous avons créé avec les Marocains deux commissions chargées de la circulation des personnes qui constituent le cadre adéquat" pour régler cette question, a-t-il dit. A une question sur la position espagnole sur le conflit du Sahara occidental, M. Belkhadem a relevé qu'elle est "confuse" et "nourrit les illusions du Maroc" qui croit ainsi qu'il est "possible de trouver une solution en marge du chemin tracé par le Conseil de sécurité des Nations unies". "Je l'ai déjà dit et je le répéterai à Madrid lors de ma visite mardi prochain", a déclaré M. Belkhadem ajoutant que cela "n'affecte pas les relations avec l'Espagne, qui jouissent d'une bonne santé".

IDEM : SPS,  http://www.spsrasd.info/sps-241004.html#2


LIBERTE (ALG)
Abdelaziz belkhadem depuis hier à Madrid : "Pas de crise entre Alger et Rabat"
Par Samia Lokmane
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=30312
Actualité (Edition du 26/10/2004)

Le chef de la diplomatie sera reçu aujourd'hui par le roi Juan Carlos et le Chef du gouvernement  José Luis Rodriguez Zapatero.

Abdelaziz Belkhadem a quitté, hier, Paris où il participait au 11e Forum ministériel euro-méditerranéen pour Madrid. Si la visite de notre chef de la diplomatie au royaume d'Espagne est prévue depuis longtemps, son intervention maintenant, au moment où une bataille acérée autour de la question du Sahara occidental est engagée, revêt un caractère particulier. Elle est lourde de sens d'autant que la position ibérique sur cette question se distingue par une certaine ambiguïté qui agace Alger. M. Belkhadem parle de confusion. C'est en tout cas le terme qui revient dans ses déclarations à la presse. S'agira-t-il pour lui d'obtenir de ses hôtes un jugement franc durant son séjour dans la capitale espagnole ? Si les services du ministère des Affaires étrangères préfèrent inscrire la visite de leur chef dans le cadre de la consolidation du traité d'amitié entre les deux pays, l'affaire du Sahara monopolisera à coup sûr les entretiens que M. Belkhadem aura avec son homologue Miguel Moratinos ainsi qu'avec le Chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero. Le sujet pourrait même être évoqué lors de l'entrevue qu'il aura avec le roi Juan Carlos. Hier à Paris, l'envoyé de Abdelaziz Bouteflika s'est encore fait le devoir de marteler la position algérienne sur l'issue du conflit sahraoui. Au cours d'une conférence de presse organisée au terme du forum, il a plaidé pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination dans le cadre d'un règlement au sein de l'Onu.
Une offensive diplomatique chapeautée par le chef de l'État et relayée depuis plusieurs semaines cette position. À l'origine, elle constituait une mise au point aux tentatives franco-ibériques d'initier un dialogue direct entre Alger et Rabat.
Les autorités algériennes ayant vivement réagi à cette proposition, les deux capitales européennes ont changé de discours et appuyé la démarche onusienne. Pour autant, si Paris préfère éviter ce sujet, Madrid valse. Elle épouse en même temps les thèses algériennes et marocaines.
Le chef de la diplomatie algérienne s'est donc par ailleurs, inscrit en faux contre la thèse du conflit bilatéral algéro-marocain. Au cours de la même conférence de presse, il a déclaré qu'il n'y avait pas de tension entre les deux pays, ou sinon juste une "tension médiatique" qu'il convient d'apaiser. Tout en rejetant toute idée de conflit armé entre l'Algérie et le Maroc, M. Belkhadem a réaffirmé la constance de la position algérienne de soutien à l'autodétermination du peuple sahraoui.
S. L.

AFP
Madrid  et Alger soutiennent le plan Baker 
http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=041026173416.0jjsxk1k.xml
MADRID, 26 oct (AFP) 
L'Espagne et l'Algérie ont affirmé mardi à Madrid qu'elles soutenaient le plan de l'ancien secrétaire d'Etat américain James Baker pour le Sahara occidental et qu'elles allaient oeuvrer à rapprocher les points de vue, alors que la position des deux pays avait paru s'éloigner au cours des derniers mois. 
 "La volonté du gouvernement espagnol est de pouvoir appliquer le plan Baker", a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue algérien Abdelaziz Beljadem. 
 "Je suis heureux de constater que nous développons les mêmes thèses", a déclaré le ministre algérien qui a estimé que l'ambiguïté de la position espagnole à l'égard du plan Baker était levée. 
 Alors que le nouveau gouvernement espagnol a paru prendre ses distances avec le plan Baker depuis son arrivée au pouvoir, en avril dernier, M. Moratinos a affirmé mardi "qu'il n'y avait pas de malentendus entre l'Espagne et l'Algérie sur le problème du Sahara occidental" et que "la diplomatie espagnole n'avait pas changé". 
 "Les deux gouvernements sont décidés à soutenir le droit international, les Nations unies et en particulier le plan Baker", a-t-il dit. Le ministre espagnol a ajouté que "la volonté du gouvernement espagnol était de pouvoir appliquer le plan Baker, et pour cela il fallait faire les efforts diplomatiques nécessaires". 
 M. Beljadem, qui avait déclaré il y a quelques jours que l'Algérie n'appréciait pas la position espagnole sur le Sahara, a déclaré que "le quiproquo était levé". 
 L'Espagne "ne faisant plus référence au plan Baker, nous pensions que la solution souhaitée par Madrid était différente de ce plan. Maintenant que nous avons la confirmation" que l'objectif "c'est le droit international, le plan Baker, le droit du peuple sahraoui à l'autodétermionation, et qu'il faut seulement rapprocher les points de vue pour mettre en oeuvre le plan Baker, il n'y a plus d'ambiguïté et nous sommes d'accord", a remarqué le ministre algérien. 
 A quelques jours d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, M. Moratinos s'est déclaré convaincu qu'il    "y aurait une résolution de consensus". 
 Interrogé sur la position de l'Algérie à propos d'éventuelles modifications au plan Baker, Abdelaziz Beljadem a déclaré que ce plan était "l'aboutissement de négociations entre le front Polisario et le royaume du Maroc. C'est le produit des négociations entre les deux parties au conflit. Il n'y a que ces deux parties qui peuvent discuter de ce plan". 
 L'ONU a réaffirmé en 2004 son soutien au plan Baker qui préconise une période d'autonomie de cinq ans dans ce territoire avant un référendum d'autodétermination. Rabat a rejeté la perspective d'un référendum, considéré comme "obsolète et "inapplicable", et proposé une "large autonomie définitive" dans le cadre de la souveraineté marocaine - jugée "non négociable". 
 Le Sahara occidental, territoire quasi désertique de 266.000 km2, est une ancienne colonie espagnole envahie puis annexée par le Maroc en 1975 et dont le front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame l'indépendance. 


AUJOURD'HUI LE MAROC
Bouteflika continue ses manigances
URL de L'article: http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22111

 Le président algérien compare le Sahara marocain au Timor, au Surinam et à Belize. Il considère donc le Maroc comme une puissance coloniale comparable à la Grande-Bretagne et les Pays Bas.

Décidément, le pouvoir algérien persiste et signe. Après la tentative échouée, il y a quelques jours, de mettre à mal la position du Maroc au sein de la quatrième commission des Nations Unies, c'est au tour du président algérien de s'entêter à défendre l'indéfendable.
A défaut d'arguments politiques, juridiques et historiques solides pour étayer ses thèses, Bouteflika ne s'empêche plus de sombrer dans l'absurde et le ridicule.
Ce fut vendredi soir à Johannesburg lors d'un dîner-débat organisé à l'issue du panel présidentiel sur le NEPAD en présence de chefs d'Etat africains, ministres, représentants d'ONG et de membres de la société civile. L'homme qui a pensé, créé et manipulé les séparatistes du polisario, a clairement affiché sa ranc¦ur envers le Maroc, un pays qui l'a pourtant adopté et formé. Bouteflika, faisant preuve d'une parfaite ingratitude, a continué à tirer dans le dos du Maroc, sous le regard déçu de ses pairs. "La défense du droit des peuples à l'autodétermination, est un principe cardinal de l'Algérie", a affirmé Bouteflika. Nous sommes bien avancés. L'Algérie a défendu le droit à l'autodétermination pour des pays comme Belize, Timor ou le Surinam, pourquoi ne le ferait-elle pas aujourd'hui pour le Sahara occidental ?", a osé dire Bouteflika. Cette déclaration mérite qu'on s'y attarde. Elle montre à quel point Alger, et par ricochet ses sbires de Tindouf, manquent affreusement d'arguments pour soutenir leurs thèses en déphasage complet avec la réalité.
Premièrement, Bouteflika ose comparer le Surinam au polisario. Inutile de rappeler que le Surinam est un pays situé au fin fond de l'Amérique Latine, structuré depuis plusieurs siècles et peuplé d'indiens Mayas. Le Surinam a obtenu son indépendance en 1975 de l'occupation néerlandaise. Dans ce cas, l'occupant se trouvait à des dizaines de milliers de kilomètres de l'occupé. D'ailleurs, jamais les Pays-bas n'ont revendiqué un quelconque droit sur le Surinam et l'indépendance de ce dernier s'est opérée sans aucun problème.
Belize, maintenant. Cet Etat situé dans la même zone géographique que le Surinam, a recouvert son indépendance au début des années 1980 après de longues années d'occupation britannique. Là encore, deux cultures différentes, une puissance occupante et une nation occupée. Personne n'y trouve rien à redire. Quant au Timor Oriental, son indépendance octroyée par l'Indonésie, n'a jamais été considérée comme un séparatisme. Le Timor est une île, pratiquement pas peuplée de musulmans majoritaires en Indonésie. Comment Bouteflika peut-il déclarer de telles énormités? Il sait pourtant bien qu'il n'y aura jamais de Maroc sans ses provinces du Sud et vice-versa. En fait, le pouvoir algérien, en parfait Etat sous-développé, a fait de l'amalgame son arme première, voire l'unique, dans l'affaire du Sahara.
Une poignée de mercenaires à la solde des militaires algériens sont présents au monde entier comme des "guérilleros". Des milliers de civils séquestrés et entassés dans des camps de fortune sont baptisés par Alger comme des "réfugiés". En revanche, les prisonniers marocains, civils et militaires, sont contraints par la torture d'affirmer qu'ils sont réfugiés sur le sol algérien. La manipulation des responsables polisariens et le contrôle militaire des camps de Tindouf sont bizarrement présentés comme une simple aide humanitaire. Cette tactique de l'usage de l'amalgame a, il faut le reconnaître, donné ses fruits surtout pendant la période de la guerre froide. Mais aujourd'hui ce n'est plus le cas. La littérature algérienne n'impressionne plus personne. D'ailleurs, Alger en est consciente. Ses gesticulations et les sorties intempestives de Bouteflika et des responsables du polisario le montrent bien. Le Maroc gardera sa sérénité, même si l'ambassadeur du polisario à Alger, Mohamed Yaslem Bissat, convoque une conférence de presse pour déclarer que ses troupes (en fait inexistantes) sont prêtes à reprendre les armes. D'ailleurs, Alger n'autorisera jamais un passage aux armes car elle sait que tous les combattants polisariens se rendront aux Forces Armées Royales une fois sur le territoire national.
Publié par : Abdelmohsin EL HASSOUNI
Date de publication : 26-10-2004

AL-ALAM
Le journal algérien "Al Wassat" présente l'intervention d'Hassan
Abdelkhaleq dans le programme "Al Ittijah Al Mouakiss". L'Algérie
responsable de l'échec des règlements potentiels du conflit du Sahara.
Le journal algérien "Al Wassat" a présenté le dernier épisode du
programme "Al Ittijah Al Mouakiss" que la chaîne "Al Jazira" avait
consacré aux relations maroco-algériennes. Dans son numéro du 21
octobre, le journal a rapporté que le député marocain Hassan Abdelkhaleq
avait accusé l'Algérie de tenter de perturber la stabilité du Maroc, à
travers l'appui au Polisario () ou l'acquisition d'armes (), précisant
que l'Algérie avait acheté la reconnaissance des Etats de la RASD. M.
Abdelkhaleq a également fait porter aux autorités algériennes la
responsabilité de l'échec des règlements potentiels du conflit du
Sahara. ()

4. MAROC - DROITS HUMAINS

26.10.04
ONU
LE COMITÉ DES DROITS DE L'HOMME EXAMINE LE RAPPORT DU MAROC
[TEXTE COMPLET : http://www.unog.ch/news2/documents/newsfr/ct04016f.htm  ]
EXTRAIT :
(Š)
Examen du rapport
La délégation marocaine a fourni des renseignements complémentaires sur la base d'une liste de questions écrites qui lui avait été préalablement adressée
(CCPR/C/82/L/MAR) et a répondu aux questions posées par des membres du Comité.

Droit à l'autodétermination
Interrogée sur l'évolution de la situation et les progrès réalisés concernant l'organisation du référendum sur la question de l'autodétermination au Sahara occidental, la délégation marocaine, par la voix de M. Hilale, a déclaré qu'en ce qui concerne l'évolution de la question du Sahara marocain, le Maroc a fait preuve, depuis l'adoption du Plan de règlement de 1991, d'une coopération permanente et sans réserve avec la Mission des Nations Unies pour l'organisation
d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), dans l'espoir de faire aboutir le référendum au Sahara marocain. Toutefois, l'application de ce Plan s'est heurtée à des obstacles et des man¦uvres dilatoires systématiquement dressés par le "POLISARIO" pour fausser le processus d'identification. C'est pourquoi le Secrétaire général des Nations Unies a reconnu, en février 2000, qu' "après neuf ans, il n'a pas été possible d'appliquer dans son intégralité quelque
disposition principale du Plan de règlement que ce soit, à l'exception de la surveillance du cessez-le-feu" et ce, en raison "des divergences fondamentales des vues entre les parties au sujet de l'interprétation à donner à ses dispositions principales". Tirant les conséquences de ce constat d'inapplicabilité du plan, le Conseil de sécurité a recommandé au Secrétaire général, dans sa résolution du 29 février 2000, de "prendre l'avis des parties et, compte tenu des obstacles
existants, d'étudier les moyens de parvenir à un règlement rapide, durable et concerté de leur différend". En application de cette recommandation, le Secrétaire général des Nations Unies et son Envoyé personnel de l'époque, M. James Baker, ont présenté le projet d'accord-cadre en juin 2001, et ont relevé que ledit projet "offre ce qui pourrait être la dernière chance pendant les prochaines années". Cette solution de compromis, qui s'inscrit dans le cadre de la pratique
internationale, a démontré à plusieurs reprises que la consultation démocratique sur le statut d'un territoire, tel que négocié entre les parties, peut permettre à une population de s'autodéterminer, a poursuivi M. Hilale.

Dans cet esprit, le Maroc a accepté de négocier sur la base d'un accord-cadre qui comporterait une substantielle délégation de pouvoir. L'acceptation de négociation de cet accord-cadre était motivé par la conviction du Maroc que la réalisation de l'autonomie dans ces provinces s'inscrit parfaitement dans les choix démocratiques et de décentralisation de l'État marocain dans son ensemble. Malheureusement, a déclaré le Représentant permanent du Maroc, "l'Algérie et le
POLISARIO ont refusé la négociation qui leur était proposée par le Secrétaire général. Pire encore, l'Algérie a soumis en novembre 2001 à M. Baker un plan de partage du Sahara; cette proposition a naturellement été rejetée par le Maroc pour des raisons à la fois juridiques et politiques.

Devant le refus des membres du Conseil de sécurité de choisir entre les différentes options qui leur étaient alors soumises, M. Baker a, en janvier 2003, proposé aux parties, sans consultations préalables, son projet de "Plan de paix" dans lequel il a tenté de combiner deux approches inconciliables: le Plan de règlement et le projet d'accord-cadre. Finalement, le Conseil de sécurité a, dans sa résolution 1495 du 30 juillet 2003, rétabli l'ordre naturel des choses en mettant l'accent sur la nécessité de parvenir, au préalable, à l'accord des parties avant d'endosser une quelconque proposition. Cette volonté du Conseil de sécurité a été clairement
confortée, la semaine dernière, par la communauté internationale, lorsqu'une large majorité s'est abstenue de soutenir le projet de résolution algérien devant la Quatrième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU. Le Secrétaire général vient de proposer la prorogation de la mission de la MINURSO jusqu'au 30 avril 2005, en formulant l'espoir que les parties utiliseront cette période pour coopérer de bonne foi avec le Représentant spécial afin de mettre un terme à
l'impasse actuelle et de progresser vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, a rappelé M. Hilale.

Le soutien du Maroc à la solution politique de cette question procède de son attachement inébranlable à la légalité internationale et s'inscrit dans son engagement stratégique en faveur d'un règlement juste et durable de ce conflit, tel qu'il a été réaffirmé par le Roi Mohammed VI devant la cinquante-neuvième session de l'Assemblée générale, lorsqu'il a déclaré que "le Royaume du Maroc demeure disposé à coopérer de manière sincère et déterminée avec les Nations Unies et avec toutes les parties concernées, afin de parvenir à une solution politique, négociée et définitive dans le cadre de la légalité internationale, une solution
garantissant la souveraineté, l'unité nationale et l'intégrité territoriale du Royaume et permettant aux habitants de ses provinces du Sud de gérer eux-mêmes leurs
affaires régionales, dans un environnement démocratique, stable et propice au développement intégré".

Un membre du Comité a pris note avec pessimisme de l'échec des parties à parvenir à un règlement qui permettrait de respecter le droit humain à l'autodétermination; il a exprimé l'espoir qu'une solution sera trouvée, après un si long processus.

Cadre constitutionnel et juridique de l'application du Pacte, droit à un recours effectif et lutte contre l'impunité

Le Comité s'étant enquis de la manière dont - le Sahara occidental étant administré par le Maroc - la population de cette région exerce ses droits énoncés dans le
Pacte, la délégation a déclaré que l'exercice par la population du Sahara marocain des droits énoncés dans le Pacte ne revêt aucun aspect particulier. Le champ
d'application du Pacte s'étend tout naturellement aux provinces du Sud à travers la loi marocaine, en vertu du principe de la territorialité de la loi, a insisté la
délégation. Les garanties judiciaires quant à l'exercice des droits énoncés dans le Pacte sont également les mêmes que celles en vigueur sur l'ensemble du territoire national.
(Š)
Le Comité ayant mentionné des rapports faisant état de harcèlement et d'intimidation à l'encontre de plusieurs Sahraouis du fait qu'ils sont perçus comme des
partisans de l'indépendance du Sahara occidental, la délégation a déclaré que le Comité fait peut-être ici allusion au cas d'une personne poursuivie et jugée pour
atteinte à la sûreté de l'État parce qu'elle tenait des propos séparatistes à l'intérieur du territoire national. Cette personne, comme d'ailleurs plusieurs journalistes,
s'est vu appliquer la grâce royale, qu'elle a refusée en affirmant qu'elle ne pouvait en bénéficier parce qu'elle n'était pas marocaine, a indiqué la délégation
(Š)
La liberté d'expression est conditionnée à l'expression pacifique de cette liberté, a par ailleurs rappelé la délégation. Priée de fournir des détails sur la dissolution
en juin 2003 de la section sahraouie du Forum pour la vérité et la justice, elle a indiqué qu'une section de ce Forum a effectivement été fermée par décision de
justice et a fait valoir qu'aucun appel n'a d'ailleurs été interjeté suite à cette décision.
(Š)


Human Rights Watch
Communiqué de presse, 21.10.04:  Maroc: la progression des droits humains mise à mal par la répression  antiterroriste
Texte complet : http://hrw.org/french/docs/2004/10/21/morocc9523.htm

Rapport Maroc, octobre 2004:  Les droits humains à la croisée des chemins (Extraits)
CONTENU :
RESUME
RECOMMANDATIONS
Au Gouvernement marocain
A l'Instance Equité et Réconciliation
Aux Nations Unies
Au gouvernement américain
A l'Union européenne et à ses Etats membres
A la Ligue Arabe
Appendix I: Human Rights Watch Letter to Moroccan Ministry of Justice
Appendix II: Response of the Ministry of Justice of the Kingdom of Morocco as
provided by the Embassy of Morocco in Washington, DC
Texte complet : http://hrw.org/french/reports/2004/morocco1004/
5. MAROC - RAPPORT DE TRANSPARENCY INTERNATIONAL -CORRUPTION

LE JOURNAL HEBDO
3 questions à Azzedine Akesbi (Secrétaire général de Transparency Maroc)
http://www.telquel-online.com/147/actu_147.shtml
Transparency vient de rendre son classement sur la corruption. En 1999, le Maroc était 40ème, il est 77ème en 2004. Comment expliquez-vous cette chute ?
C'est surtout notre niveau de notation qui est vertigineusement bas (3.2). En 2000, il y avait eu un effet positif grâce à une dynamique lancée, comme la commission pour la moralisation de la vie publiqueŠ Mais rien de concret n'a suivi. Il n'y a eu que de la médiatisation. On ne va pas résoudre la corruption généralisée à coups de slogans.

TEL QUEL (MA)
Affaire. Détournement de fonds au palais royal
http://www.telquel-online.com/146/couverture_146_1.shtml
(AFP et DR)
Près de 15 millions de dirhams détournés, 8 personnes en prison, 2 en fuite, un parlementaire impliquéŠ Tous les détails du scandale du palais d'Agadir.

Agadir vit actuellement au rythme d'un royal fait divers. "Les gens ne sont pas habitués à ce genre de procès. Surtout quand ça touche quelqu'un que tout le monde considérait comme un affranchi", explique un membre du barreau d'Agadir. Le colonel major Mustapha Hilali l'était et ne l'est plus. L'homme qui avait la confiance des rois est tombé. Jeudi dernier, la première       
audience de ce qui est désormais connu comme "l'affaire du palais d'Agadir" (Hilali en était le conservateur), a eu lieu. La chambre criminelle de la Cour d'appel n'a pas encore rendu son jugement. La séance de jeudi n'était qu'un épisode d'un feuilleton qui dure depuis des années. Sa première partie, protégée par les murs du palais royal, est demeurée secrète, inconnue, alimentant les fantasmes et l'imaginaire d'une population locale en quête de sensations. Mais quand on a su qu'une partie de l'argent du palais (qui est aussi celui du contribuable, mais on y pense rarement) avait servi à financer les frasques personnelles de Hilali, l'affaire a éclaté au grand jour. Et l'ancien notable est devenu, aux yeux des Gadiris, une sorte de démon vorace, assez cupide pour oserŠ voler le roi ! C'est en tout cas ce que dit le rapport d'instruction achevé la semaine dernière à Agadir, auquel TelQuel a eu accès. Du fond de sa cellule (il est en prison depuis février 2004), Hilali nie toute responsabilité et affirme sa loyauté à l'égard de son ancien employeur. Comme tout accusé, il demeure innocent tant que le jugement n'est pas définitif. Et ce, même si son histoire dit le contraire.

Palais : un État dans l'État
Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut d'abord assimiler le fonctionnement du palais d'Agadir. La gestion de ce dernier (comme, d'ailleurs, celle des autres palais royaux) a des mécanismes et procédures propres, conçus pour lui assurer une indépendance totale vis-à-vis des intervenants extérieurs. Hormis les appartements et les bureaux de la famille royale, la bâtisse comprend des ateliers de tous genres. Menuiserie, peinture, tôlerie, mécanique, parc automobile, pompe à carburantŠ le palais d'Agadir abrite plusieurs corps de métiers. Leur fonction est d'entretenir les bâtiments, le mobilier et les dépendances. Ce qui laisse deviner le volume des stocks en marchandises et matières premièresŠ À titre indicatif, l'ensemble de la Cour royale consomme, selon le budget 2004, 68,6 millions de dirhams en entretien et réparations. Pour les entrepreneurs locaux, le palais est donc un gros marché. Et un gros employeur. Pas moins de 800 personnes, dont 120 hommes fournis par l'entraide nationale travaillent dans le seul palais d'Agadir. Pour ces derniers, un accord verbal entre la wilaya et l'administration du palais détermine le nombre des élus qui trouveront travail et donc salaire au sein du palais. Le palais a, en outre, ses propres procédures pour la gestion de son budget. Dans l'administration, chaque dépense passe par le contrôle du trésor. Le visa du contrôleur est nécessaire pour débloquer l'argent. Les dépenses, elles, suivent un autre parcours. C'est le secrétariat particulier du roi qui s'occupe des paiements, après qu'ils aient obtenu le visa du conservateur, une personne désignée à la tête de chaque palais pour gérer les dépenses. Avant 2000, le conservateur avait la tâche de donner son aval par l'émission d'un ordre de paiement, et recevait un virement du secrétariat particulier à remettre aux personnes concernées. Depuis 4 ans, le conservateur n'a plus qu'une seule fonction, viser les dépenses. Le paiement ne passe plus par lui, mais s'effectue par virement sur un compte de Bank Al Maghrib au profit du bénéficiaire. Et contrairement à l'administration, il n'y a pas de contrôle de la Cour des comptes, qui a pour mission de vérifier, à la fin de chaque exercice, si les dépenses inscrites dans le budget ont été respectées. Pas pour les palais. C'est dire la marge de man¦uvre des conservateurs. Mustapha Hilali en était un, et pas des moindres.

La chute du conservateur
Le colonel major avait son propre royaume. Au palais d'Agadir, il était le maître incontesté, en l'absence du roi bien entendu, disposant librement de toutes les richesses du lieu (on les imagineŠ) et de ceux qui y travaillaient. En 1988, Abderrahmane Fenaoui entre en scène. Ingénieur de son état, il passe la porte du palais en tant qu'employé de Schindler, une société suisse spécialisée dans l'installation et l'entretien des ascenseurs. Après la rupture des relations d'affaires entre la société suisse et le palais, Fenaoui obtient des accréditations de représentation de marques européennes et lance sa propre société sous le nom d'Upler. Le secrétariat particulier du roi, séduit par son dossier technique, signe un contrat avec Fenaoui. Tout va bien, jusqu'en 2001. Après une opération de réparation, Upler adresse sa facture au conservateur le 15 août 2001. Les mois passent, le règlement n'arrive pas. Le 23 octobre 2002, la facture parvient au secrétariat particulier du roi. Fenaoui respire enfin, mais il prend conscience que Mustapha Hilali change de style. Selon ses déclarations dans le rapport d'instruction, le conservateur du palais d'Agadir exige des contreparties pour accélérer les procédures. Fenaoui lui achète d'abord un téléphone portable, établissant ainsi un contact permanent (et parallèle au circuit normal) avec le conservateur. Les relations d'affaires privées peuvent commencer. Pour commencer, Fenaoui accepte d'équiper la boucherie de Hilali fils, ainsi que son appartement privé. Il va jusqu'à offrir un cheval au colonel major, à l'occasion de l'anniversaire d'un de ses enfants. Mais Hilali s'emballe. En 2003, ce qu'il exige dépasse l'entendement : 40 % de la société Upler au nom de son fils. Fenaoui voit rouge. Il prend contact avec des proches du roi et leur explique son calvaire. Promesse lui est faite de régler le problème dans les plus brefs délais. Les mois passent, Fenoaui ne voit rien venir. On lui conseille de patienter, mais l'homme est d'un tempérament bouillant. Janvier 2003, Fenaoui monte un dossier confidentiel et l'adresse au mensuel casablancais Économie & Entreprises. Le dossier contient des fragments d'une enquête interne dont les conclusions ont été adressées à un officier en poste au palais de Rabat. Dans l'ensemble, elles racontent les méthodes Hilali, tout en détaillant sa fortune personnelle. Des factures, des noms, tout y est. Le dossier va loin en fournissant quelques informations compromettantes sur la gestion d'autres palais, notamment ceux de Rabat, de Marrakech et de Fès. Le magazine entame sa propre enquête, ce qui lui vaut les foudres du cabinet royal. Une plainte, verbale, auprès du ministre de la Justice, débouche sur la convocation de Hassan Alaoui, le directeur de la publication, qui finit par abandonner son enquête. C'est là que les services secrets entament la leur.

Haro sur le colonel !
Quand Mounir Majidi, le nouveau secrétaire particulier de Mohammed VI, se saisit de l'affaire, Hilali entame sa descente aux enfers. Selon des sources bien informées, une tentative de solution à l'amiable est lancée début 2004. Par le biais d'intermédiaires, le cabinet royal offre au colonel major une sortie de secours : reconnaître ses dépassements et rembourser les montants détournés. Les mêmes sources affirment que Hilali se méfiait de cette initiative. Son hésitation lui vaut une convocation à Rabat. Au lieu de se diriger vers la capitale, il prend une autre direction au bord d'une Fiat Uno. Il n'ira pas loin. Son arrestation intervient le 7 février 2004 à Imin Tanout, à 140 kilomètres d'Agadir. Les interrogatoires se suivent, mais ne se ressemblent pas. De nouveaux témoins à charge apparaissent jour après jour. Le dossier s'alourdit, devient accablant pour le colonel major. On n'en est plus au simple abus de pouvoir, tel que le présentait Fenaoui initialement. On découvre des fausses factures, des détournements de fonds, une exploitation illégale des biens du palaisŠ L'ex-conservateur risque gros. Et il n'est pas le seul. Les hommes avec qui il traitait sont traînés en justice dans son sillage. Une cascade d'arrestations lancée par la police judicaire depuis mars dernier a touché 17 personnes, dont 8 sont actuellement incarcérées, 7 en liberté provisoire et 2 en fuite. Hilali et son équipe devaient être présentés à la Cour spéciale de justice (CSJ). Jusqu'en juillet dernier, le dossier s'y trouvait. Après les vacances judiciaires et suite à la dissolution de la CSJ, le dossier a atterri à la chambre criminelle de la Cour d'appel d'Agadir.
Notons d'emblée que l'accusation d'abus de pouvoir a été écartée. L'explication d'un juriste laisse perplexe : "Si l'accusation d'abus de pouvoir avait été maintenue, plusieurs personnes actuellement incarcérées seraient en liberté car leurs défense s'appuierait sur la contrainte exercée sur eux par Hilali". En clair, les pressions exercées par le colonel major sur ses fournisseurs ne constituent pas une excuse valable aux yeux du cabinet royal, qui veut que personne n'échappe à la sanction. Mustapha Hilali doit répondre désormais de 4 accusations : détournement de carburant, détournement de pièces de rechange, détournement de salaires, et utilisation de fausses factures à fin d'enrichissement personnel.
Commençons par la carburant. Un audit interne commandé par le cabinet royal a démontré que depuis la chute de Hilali, la consommation du palais d'Agadir en carburant avait baissé de 30 %. Autrement dit, l'ancien conservateur commandait au moins 30% de plus de carburant qu'il n'était nécessaire pour alimenter le parc automobile, ainsi que le chauffage du palais. De plus, Hilali a été incapable de justifier une livraison de 3 tonnes de gasoil au profit du "l'ancien palais d'Agadir". C'est du moins l'expression figurant sur le rapport d'instruction. On en déduit donc qu'il y a (au moins) deux palais royaux à Agadir (qu'en sait le public ? Toutes les enceintes royales se ressemblent et on ne sait pas ce qu'il y a derrière), et que les malversations de Hilali portent sur le nouveau. Or l'ancien palais n'a pas été livré en gasoil depuis presque 10 ans. Le colonel major rejette ces accusations et invoque la responsabilité d'un certain capitaine Senhaji, responsable de la logistique en général et du carburant en particulier. Senhaji, lui, affirme n'avoir assisté à aucun détournement. Toutefois, deux témoins affirment avoir assisté au remorquage du gasoil dans des citernes de 200 litres et de l'essence dans des bidons de 20 litres. Destination : la ferme du colonel, à 25 kilomètres d'Agadir. Fenaoui avait mentionné cette ferme et celle de Sidi Bennour dans le dossier qu'il avait déposé chez Économie & Entreprises. Impressionné par leur niveau d'équipement, il avait parlé de "ranchs".

La méthode Hilali
Une autre accusation fait état de 13 millions de dirhams en factures non justifiées, couvertes par Hilali. Attestant frauduleusement d'opérations qui n'ont pas eu lieu, ces fausse factures émanent de 6 sociétés gadiries : Les frères Jaouhar, MPH, Jour & Nuit, Melouki Taib, Agadir équipement industriel (AEI) et le Centre commercial d'Agadir. Ces deux dernières sociétés appartiennent à Ahmed Boumkouk, membre de la chambre des conseillers, actuellement à l'étranger. Le patron de Jour & nuit est en fuite et les dirigeants des 3 dernières sociétés sont tous sous les verrous. Un contrôle physique sur place a démontré qu'il n'y avait aucune trace des marchandises objets des fausses factures. Par ailleurs, Fenaoui devenant incontrôlable, Hilali a fait appel à Youham, une autre société d'ascenseurs, pour concurrencer Upler. Selon le témoignage du patron de Youham, Abderezak El Bakri, sous les verrous depuis le 20 mai dernier, Hilali l'incitait à gonfler les factures. Dans leur majorité, ces factures portaient en réalité sur des réparations futiles, mais étaient présentées au moment du paiement comme de nouvelles acquisitions de machines. Les montants sur les factures étaient donc aussi injustifiés que faramineux.
À son entrée en fonction, en 1990, Houcine Menouzi, secrétaire particulier de Hilali, avait reçu de ce dernier un chèque de 70.000 DH, en plus de 240.000 DH prélevés sur les salaires des employés du palais. Objectif : alimenter la caisse noire du palais. Autre source d'alimentation de la caisse noire, la vente des racines d'arbre du palais, que Hilali déterrait et vendait sans vergogne ! Selon le témoignage de Menouzi (lui aussi incarcéré), la caisse noire servait théoriquement à payer les commandes urgentes dont la livraison ne pouvait s'accommoder de la lenteur du circuit habituel. Mais dans la majorité des cas, les dépenses de la caisse servaient à financer les achats personnels du colonel. Entre 1997 et 2001, la moyenne des détournements était de 30.000 DH par mois ! Quand le trou entre les recettes et les dépenses de la caisse devenait trop visible, Hilali le comblait à coup de fausses factures livrées par ses fournisseurs habituels. Même si elles ne recouvraient aucune dépense réelle, elles étaient réglées, sans vérification, par le secrétariat particulier du roi. Ainsi, la caisse pouvait même dégager un excédent ! Mais elle n'était pas uniquement alimentée par les fausses factures. Hilali puisait aussi dans la paie. Ce qui lui vaut l'accusation de détournement des revenus des salariés du palais, surtout ceux provenant de l'entraide nationale. Selon les témoignages recueillis par la police, le staff de Hilali retenait leurs indemnités de titularisation. La cagnotte : 274.000 dirhams. À cela s'ajoute l'inscription d'une proche (Rkia Hilali) dans la liste des employés du service civil : 1600 DH par mois, pour une femme qui ne vivait même pas au Maroc. Il n'y a pas de petits profits. Une autre proche, sa belle-s¦ur, lui permettait d'empocher son salaire alors qu'elle n'exerçait pas au palais. Et ce n'est pas fini. Selon le témoignage de son secrétaire particulier, Hilali continuait à percevoir les salaires de deux employés du palais, alors qu'ils avaient quitté leurs fonctions respectivement en 1993 et en 1994. En salaires cumulés, cela fait, à aujourd'hui, plus de 140.000 DH détournés par le colonel major. Mais Hilali ne détournait pas uniquement les salaires, il détournait aussiŠ les salariés. Plusieurs parmi eux ont travaillé, à un moment ou un autre, dans ses deux "ranchs".
La gestion des stocks apporte également son lot de malversations. Quand on a plusieurs entrepôts sous sa coupe, la tentation est grande. Le colonel major avait un faible pour la tôle, le bois et la peinture. Pour équiper ses "ranchs", il faisait travailler des maîtres artisans. Au frais du palais et en puisant dans ses stocks de matières premières, bien entendu. Même mécanisme pour les pièces de rechange automobile. Les marques et les aspects techniques des pièces acquises par le colonel major ne correspondaient pas toujours aux véhicules du palais. Un total de 700.000 DH en pneus et batteries automobiles non conformes au parc du palais, donc probablement destinés à d'autres voitures. À l'instar des entreprises privées ou de l'administration, le palais a ses procédures d'enregistrement des entrées et sorties de marchandises. Mais que faire quand le maître à bord opère par instructions verbales ? Les employés portent le chapeau. C'est ce qu'avance Hilali. Mais cette ligne de défense ne l'absout pas de la responsabilité globale, qu'il n'a jamais cessé d'exercer. Quels qu'en soient les auteurs, les opérations frauduleuses lui seront de toute façon imputées, sa responsabilité ne peut être dégagée du fait qu'il assume la charge de gestionnaire du palais. Surtout quand Mounir Majidi y veille personnellement.

Transparency Maroc : inutile ou caution morale ?   

Notre ONG, aux moyens modestes, essaie d'attirer l'attention sur l'ampleur de la corruption, de faire des propositions, d'entamer des actions de sensibilisation avec le MEN. Reste que le gouvernement détient les verrous institutionnels et juridiques et que les acteurs économiques ont aussi un rôle à jouer.

Pourquoi la lutte anti-corruption a-t-elle autant de mal à mobiliser ?
Les Marocains sont très sensibles à la corruption, mais ils la vivent comme un système. S'il y a une réelle volonté politique pour changer, il peut y avoir une réelle mobilisation. À l'occasion de notre manifeste, nous avions contacté tous les groupes parlementaires. Seuls deux nous ont reçus. De la même manière, nous espérions beaucoup du projet de loi anti-corruption de l'ex-ministre Najib Zerouali. Malheureusement, les deux ont disparu des circuits.

6. MAROC - LIBERTE DE PRESSE

RSF
Troisième classement mondial de la liberté de la presse (octobre 2004). L'Asie orientale et le Moyen-Orient sont les pires régions au monde
http://www.rsf.fr/article.php3?id_article=11704
EXTRAIT :
" Au Maroc (126e) également, les autorités demeurent très susceptibles dès que la vie au Palais royal ou la question du Sahara occidental sont abordées dans la presse. Plusieurs journalistes sont abusivement poursuivis en justice et certains ont été condamnés à des peines de prison. Des journalistes étrangers ont été expulsés du pays. "
7. MAROC - USA

LE JOURNAL HEBDO
fax
La tenue d'une conférence américaine au Maroc en décembre prochain se précise. Lundi dernier, à l'occasion de la visite de William Burns au Caire, le département d'Etat a tenu à affirmer que le secrétaire d'Etat adjoint américain au Proche-Orient se rendrait par la suite au Maroc pour préparer le projet de conférence sur les réformes du Proche-Orient.
8. TERRITOIRES OCCUPES
LE JOURNAL HEBDO
Télévision. Une chaîne pour les provinces du Sud
26.10.04 - http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2095
Le 6 novembre 2004, le Maroc fête le 29ème anniversaire de la Marche verte. Une commémoration marquée cette année par le lancement d'une nouvelle chaîne de télévision à partir de Laâyoune et dont le maître d'¦uvre n'est autre que la TVM.  Le projet ne date pas d'hier et le démarrage de la chaîne, prévu au départ en 2001, se verra retardé. A l'époque, le ministère de l'Intérieur, premier instigateur, aurait même pris contact avec des journalistes sahraouis, dont certains anciens responsables des structures de communication du Polisario, avant de délaissée l'idée sans autre formes d'explication. La condition actuelle du dossier Sahara n'est sans doute pas étrangère à ce revirement.
9. MAROC- SAHARA

LIBERATION (MA)
Commentaire: Si driss le médiocre
26.10.04 - http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=14#
La semaine dernière certains téléspectateurs marocains ont eu droit sur la chaîne Al Jazeera à un lamentable Driss Basri. Du coup, l'ex-puissant ministre de l'Intérieur du temps de SM Hassan II revient sur la scène médiatique dont il était le grand manipulateur et l'éternel locataire, mais cette fois-ci, le retour s'est fait par la petite porte accompagnant une colère et une condamnation collectives sans précédent.
Beaucoup disent avoir trouvé la personne tellement "changée" qu'ils en sont écoeurés, d'autres déclarent avoir découvert un homme si médiocre qu'ils s'étonnent du fait qu'il a pu diriger le pays durant une si longue période.
Tout cela ne nous dispense pas de réfléchir sur un parcours politique national où on a eu successivement des mandarins installés pendant de longues périodes et presque inéluctablement avec des fins tragiques et ce, depuis un Oufkir "le boucher" jusqu'à un Dlimi "le double" et enfin un Driss Basri renvoyé à la fin du règne de SM Hassan II.
L'ascension du fameux Driss a été particulièrement fulgurante sur trois décennies de la vie du pays. Il était le chef de file d'une génération de fonctionnaires pour qui l'honnêteté est faiblesse, la droiture naïveté et l'intérêt général un simple attrape-nigauds. Ils ont appris que la promotion sociale consiste à privilégier toutes les voies et procédés contraires à la loi et l'éthique et à rejeter toutes les valeurs nationales et patriotiques pour étant une supercherie.
C'est l'époque où les "directives occultes" furent érigées en système politique donnant lieu à une corruption généralisée de toutes les sphères du pouvoir. Les droits humains bafoués, la justice déracinée de ses principes d'équité, l'administration transformée en champ de razzias, la religion en mascarade, l'économie en rente sauvage et la culture en folklore animant les cercles de l'autorité.
Faut-il aujourd'hui s'attendrir sur sa chute brutale et sa vile décadence ? La réponse est négative. D'abord parce que l'homme continue à faire mal à son pays là où il est encore en mesure de le faire.
Et surtout parce qu'il y a des choses qu'on doit rappeler avec insistance. N'est-ce pas cet homme-là qui, à travers les médias publics de propagande dont il disposait en maître absolu, sur plus de 20 années, a fait la morale aux opposants, tous les opposants, sur le sens du patriotisme poussant la vulgarité et l'indécence jusqu'à qualifier péjorativement les victimes de juin 1981 de martyrs des baguettes de pain? Comment se fait -il qu'il est passé dès les premières heures de son exil largement volontaire et encore hypothétique aux formes les plus vulgaires et rudimentaires de mercenariat et de chantage ?
N'est-ce pas cet homme-là pour qui le roi défunt a congédié l'opposition nationale en 1993 (comprenant dans ses rangs la crème des militants et héros ayant combattu et réussi à vaincre le colonialisme pour édifier le Maroc indépendant) ? Se rappelle-t-on qu'à cette époque, on avait transformé le refus de l'opposition de siéger aux côtés de Driss Basri dans le même gouvernement en un acte de lèse-majesté et une atteinte aux valeurs sacrées de la nation? Et pour expliciter encore mieux les choses, il est bon de rappeler que Driss Basri s'était transformé alors par un communiqué des plus officiels en une valeur sacrée de la nation !
Il est toujours utile de rappeler que cet homme qu'on disait de terrain avait l'ambition d'être aussi un théoricien du régime et c'est dans le cabinet de son super-ministère que furent forgées les thèses les plus extravagantes sur l'administration territoriale et sur le rôle et les fonctions de l'agent d'autorité, sur le statut de Gouverneur et de Wali, et tous les contre-sens de la décentralisation et de la déconcentration typiques à la périodeŠetc. Nos concitoyens doivent se rappeler cela pour pouvoir réfléchir sur les moyens d'enterrer une pénible période ayant fécondé la crise économique, la manipulation du champ religieux pour accoucher de l'intégrisme en tant qu'opérateur du champ politique, du terrorisme dit islamiste, de la régression intellectuelle et culturelle et d'autres tares qui plombent la marche du pays
Driss Basri et sa cour sont partis certes aujourd'hui mais le Maroc n'en est pas indemne, le système qu'il a favorisé continue d'être puissant au sein de l'administration, de l'économie, des institutions et de l'autorité. Les politiques de proximité et le nouveau concept de l'autorité en souffrent péniblement. Le Maroc moderniste et démocratique ne peut éluder cette question, elle est d'intérêt national.

Bachir ZNAGUI

AUJOURD'HUI LE MAROC /MAP
Attachement de l'Istiqlal à la souveraineté
sur le Sahara
http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22113
26.10.04
 Intervenant lors d'une conférence organisée par le Parti de l'Istiqlal, le secrétaire général de ce parti, Abbas El Fassi, a souligné que la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud ne peut faire l'objet de négociations.

La souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud ne peut faire l'objet de négociations, a affirmé le secrétaire général du Parti de l'Istiqlal (PI), M. Abbas El Fassi, soulignant que la question du Sahara marocain est une priorité nationale qui concerne l'ensemble du peuple marocain. Intervenant, samedi soir, lors d'une conférence sur "La lutte du Parti de l'Istiqlal pour la démocratie et l'intégrité territoriale", organisée par les sections régionales du parti, M. Abbas El Fassi a rappelé qu'au lendemain de l'indépendance, les tribus du Sahara avaient tenu spontanément à renouveler la Baiâa à feu SM Mohammed V, exprimant ainsi leur fidélité et leur loyalisme au Trône alaouite et à leur identité marocaine. Mettant en exergue la réalité historique du Sahara marocain, M. Abbas El Fassi a insisté sur l'attachement indéfectible du peuple marocain à la souveraineté territoriale du Royaume. Plusieurs rois du Maroc sont originaires des provinces du Sud, a-t-il précisé citant à titre d'exemple les dynasties des Almoravides et des Almohades.
Concernant la reconnaissance par l'Afrique du Sud de la fantomatique "RASD", M. El Fassi a souligné "qu'on ne doit pas qualifier cette action d'échec diplomatique", soulignant l'impératif d'une mobilisation des partis politiques et de la société civile pour qu'ils puissent jouer pleinement leur rôle dans la défense et la sensibilisation à la cause nationale aux côtés de la diplomatie. Il ne faut pas oublier que depuis 1989, quelque 34 pays ont retiré leur reconnaissance à cette entité fantoche, a rappelé M. Abbas El Fassi, réitérant que le Maroc a remporté une victoire diplomatique lors du vote de la quatrième commission de l'Assemblée générale de l'ONU sur une proposition algérienne. Ainsi, sur les 191 pays membres des Nations unis, 89 pays se sont abstenus dont les 5 pays membres permanents et les pays arabes à l'exception de l'Algérie a-t-il expliqué.
Après avoir affirmé que tout le peuple marocain est tenu par le serment de l'esprit de la Marche verte, M. Abbas El Fassi a rappelé les efforts déployés pour garantir l'essor des provinces du Sud, soulignant que le gouvernement a présenté dernièrement un programme de développement du Sahara d'une valeur totale de 700 milliards de cts.
Publié par : MAP
10. MAROC- Espagne - ONU

MAP
Miguel Moratinos ne partage pas le pessimisme de Kofi Annan concernant la question du Sahara
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/moratinos-contre-annan.htm
Madrid, 25/10/04 - Le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos, a affirmé lundi qu'il ne partageait pas le "pessimisme" du secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, concernant la question du Sahara, assurant que la solution du conflit "n'est pas aussi éloignée" , rapporte la presse espagnole.

"Je ne partage pas la vision pessimiste de Kofi Annan parce que je suis optimiste. Je ne crois pas que la solution est aussi éloignée. Tout le contraire" , a dit M. Moratinos dans une rencontre avec la presse espagnole, en marge de la 11-ème édition du Forum méditerranéen à Paris.

"Nous avons des problèmes et on dit que le pessimisme de la raison s'oppose à l'optimisme de la volonté", a ajouté le chef de la diplomatie espagnole qui a réitéré la volonté de son pays à "accélérer" une solution au conflit dans le cadre d'une "nouvelle dynamique d'entente" .

Les dirigeants internationaux devraient être "responsables" devant une situation "préoccupante", a affirmé M. Moratinos, qui a indiqué avoir participé à une rencontre quadripartite sur le Sahara en marge du Forum méditerranéen avec ses homologues français, marocain et algérien.

Rejetant les critiques contre les actions de la diplomatie espagnole concernant le conflit du Sahara, M. Moratinos a assuré que le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero "s'engage à tenter de résoudre ce conflit" .

"Nous ne savons pas si nous y parviendrons mais nous ne voulons pas repousser ou faillir à la responsabilité devant la complexité du problème" , a-t-il ajouté, reconnaissant que l'Espagne "n'a pas la clef de la solution" mais tentera d'aider les parties à trouver cette solution, sous les auspices de l'ONU.

Après avoir demandé à ce que l'on facilite la dynamique qui permettra aux parties de résoudre "définitivement" ce conflit, M. Moratinos a formé le voeu que le Conseil de sécurité de l'ONU adopte, lors de sa réunion du 31 octobre, une résolution "suffisamment consensuelle pour que nous puissions continuer à travailler tous pour la paix dans la région" .

Abordant les relations entre le Maroc et l'Algérie en liaison avec le conflit du Sahara, M. Moratinos a indiqué que la diplomatie espagnole s'efforce de rapprocher Alger et Rabat dans une "logique naturelle de rapprochement, d'entente et de coopération" .

"Nous sommes dans le 21-ème siècle et avec la nécessité de l'intégration maghrébine et les défis urgents" auxquels il faut faire face, une solution du conflit du Sahara est indispensable, a-t-il dit.
IDEM : LE MATIN.MA : http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=39941

 
LE JOURNAL HEBDO
 ONU L'Espagne s'abstient
26.10.04 - http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2078
 L'Espagne s'est pour la première fois abstenu lors d'un vote
 marqué par un fort taux d'abstention sur l'autonomie du
 Sahara. Cette posture est une nouvelle inclination du
 gouvernement espagnol qui a toujours appuyé l'option
 référendaire. Le scrutin de la Quatrième commission de
 l'Assemblée générale portait sur le plan de règlement de James
 Baker, ancien secrétaire d'Etat américain et ex-représentant
 spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara
 Occidental, qui prévoit une période d'autonomie de cinq ans
 suivie d'un référendum d'autodétermination sur le statut
 définitif du territoire.Seuls 52 pays ont voté pour, zéro contre
 mais 89 parmi les Etats membres qui ont pris part à la
 consultation se sont abstenus. La Quatrième commission est notamment chargée des questions de décolonisation.

 Pressions
 L'ambassadeur d'Algérie Abdallah Baali, dont le pays appuie les revendications du Front Polisario sur  l'autodétermination, a aussitôt dénoncé les " pressions " exercées selon lui sur les Etats membres avant le vote, citant l'abstention des 25 pays membres de l'Union européenne, que d'autres voient comme le signal qu'une révision du plan Baker est nécessaire. Côté Polisario l'amertume est grande même si le patron de la diplomatie séparatiste Salem Oul Salek n'a pas hésité à clamer haut et fort que " c'est une nouvelle victoire du peuple sahraoui ". L'Algérie a essuyé " un camouflet sans précédent ", rétorque-t-on du côté marocain par l'agence officielle MAP qui a repris un article du quotidien " Al Hayat " (édition du Caire). Pour le Maroc, ce vote est considéré comme un signe d'approbation du " message d'ouverture et d'attachement du Maroc à la légalité internationale ", selon un communiqué diffusé par le ministère marocain des Affaires étrangères.Ce communiqué a encore réaffirmé que le conflit du Sahara Occidental était " bel et bien un différend maroco-algérien ". L'agence France Press, a elle, considéré que le Maroc a remporté une belle victoire diplomatique, insistant sur la tiédeur des Etats membres à l'ONU à l'égard du plan Baker.

LE JOURNAL HEBDO
Neutralité.  Zapatero et le Sahara
26.10.04 - http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2076
 José Rodriguez Zapatero a qualifié, dans " El Pais ", les relations entre l'Espagne et le Maroc d'excellentes en raison des multiples intérêts que partagent les deux pays. " Nous avons aussi là-bas 800 entreprises et plusieurs intérêts économiques ", a-t-il ajouté, soulignant que les deux pays sont passés " en peu de temps de la crise de Perejil à l'envoi de militaires espagnols et marocains en mission de paix conjointe en Haïti ". Mais c'est sur la question du sahara que le chef du gouvernement espagnol a été le plus prolixe, considérant que " 30 années sans solution " sonnaient le glas du plan Baker. Il a mis au même niveau la légalité internationale exprimée dans chacune des résolutions de l'ONU et la position marocaine de refuser en bloc certains points inclus dans ses résolutions.

AUJOURD'HUI LE MAROC
Fassi explique la position marocaine
26.10.04 - http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22112    
Dans un entretien accordé au quotidien "El Pais", le ministre délégué aux Affaires étrangères, a passé en revue les derniers développements de l'affaire du Sahara marocain marqués par le changement de la position espagnole et l'hostilité algérienne.

Dans son édition du dimanche 24 octobre, le quotidien espagnol "El Pais" a publié un dossier consacré à l'affaire du Sahara marocain et les derniers développements de ce conflit. À cette occasion, le journal madrilène a publié un entretien avec le ministre délégué aux Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri, qui a passé en revue les différents aspects de l'affaire du Sahara marocain et a expliqué la position du Maroc sur les derniers développements, notamment la nouvelle position espagnole, l'évolution du dossier aux Nations unies et l'attitude hostile de l'Algérie. S'agissant de la position de l'Espagne, le ministre a souligné que le nouveau gouvernement espagnol essaye de parvenir à un accord entre les parties pour trouver une solution de compromis au conflit du Sahara face à l'impasse actuelle. "Le gouvernement espagnol comprend que nous sommes dans l'impasse et parie sur l'émergence d'un accord, puisqu'on ne peut pas imposer une solution aux parties", a dit le ministre.
Commentant certaines réactions d'une partie de l'opinion publique espagnole qui critique la nouvelle position espagnole, M. Fassi Fihri a précisé que les efforts déployés par le nouveau gouvernement socialiste ont pour objectif de trouver une solution au conflit du Sahara et a souligné que l'action de l'exécutif espagnol s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la communauté internationale. "La position de l'Espagne s'inscrit dans le cadre des efforts de la communauté internationale et des résolutions du Conseil de sécurité pour aider les parties au conflit et les Etats voisins à trouver une solution politique", a précisé le ministre délégué aux Affaires étrangères qui a souligné la satisfaction du Maroc pour le fait que le gouvernement espagnol "travaille dans ce sens avec d'autres pays comme la France".
En ce qui concerne la position de l'Algérie, M. Fassi Fihri a regretté l'attitude d'Alger qui s'acharne de plus en plus contre l'intégrité territoriale du Maroc, en dépit des gestes du Royaume pour apaiser la tension et normaliser les relations entre les deux pays. À ce titre, il a rappelé que la nouvelle campagne de l'Algérie contre le Maroc "s'est déclenchée peu après le geste d'ouverture et de réconciliation de Sa Majesté le Roi, en juillet dernier, de supprimer le visa pour les ressortissants algériens qui veulent voyager au Maroc". M. Fassi Fihri a précisé que cet acharnement a "augmenté après l'envoi en septembre au Conseil de sécurité d'un mémorandum marocain qui n'avait aucune intention belliqueuse".
Pour ce qui est des allégations algériennes accusant le Maroc de bloquer le processus de solution du conflit sur le Sahara, le ministre a précisé que le Maroc n'a jamais fermé la porte à une solution du conflit, contrairement à l'Algérie qui a toujours bloqué toutes les actions visant à trouver une solution négociée et acceptable par toutes les parties. "C'est l'Algérie qui s'est évertuée à bloquer toute avancée depuis que le Conseil de sécurité nous a invités à négocier pour trouver une solution de compromis", a dit M. Fassi Fihri. Le dernier blocage, a rappelé le ministre, a eu lieu au sein de la 4ième Commission des Nations unies lorsque Alger s'est obstinée à rompre le consensus en présentant, pour son compte, une résolution qui n'a obtenu qu'un appui très limité. "Si l'Algérie ne tournait pas le dos au processus marqué par le Conseil de sécurité tout serait plus facile", a conclu M. Fassi Fihri.
Par : Omar DAHBI               

AL-ALAM  (23-X-2004)
Des nouvelles filtrent avant la réunion du Conseil de sécurité. Un
Projet  espagnol, appuyé par la France pour une solution politique au
conflit du Sahara.
Des sources médiatiques arabes ont rapporté que le gouvernement espagnol
préparait un projet d'accord politique, visant à parvenir à une solution
politique au conflit du Sahara () et qui devrait être présenté au cours
des prochains jours devant le Conseil de sécurité (). Ces sources ont
ajouté que la France appuyait le projet espagnol qui exclue l'idée de
l'organisation d'un référendum et écarte le Plan Baker. ()
11. Espagne - MAURITANIE

MAPECI (Mauritanie)
Visite du ministre  espagnol des Affaires étrangères
26.10.04
Le nouveau message de l'Espagne
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, est arrivé jeudi dernier à Nouakchott. Il fut reçu par le Président Ould Taya avant de tenir une séance de travail avec son homologue mauritanien Mohamed Vall Ould Bellal. Les deux ministres ont tenu une conférence de presse en début d'après midi du 21 octobre au Centre International des Conférences de Nouakchott.
La visite de M Moratinos a été certainement l'occasion de passer en revue les relations qui unissent la Mauritanie et l'Espagne, (l'Espagne étant l'unique pays européen frontalier de la Mauritanie) ainsi que le nouvel élan que ces relations auront connues, déjà, avec la visite de l'ex-ministre espagnole des affaires étrangères Mme Anna Palacio au lendemain du 8 juin 2003, ainsi qu'avec la visite effectuée par le Président Ould Taya en Espagne le 1er juillet 2003, quelques semaines après la tentative de putsch avortée.

Les relations entre les deux pays se sont renforcées et diversifiées au fil du temps embrassant des secteurs comme la pêche, l'hydraulique, les hydrocarbures, la santé, la culture, l'éducation et depuis quelques temps, la sécurité dans les domaines de la lutte contre le Terrorisme et l'immigration clandestine .
Le Royaume d'Espagne considère la Mauritanie depuis 2001 comme pays prioritaire dans le cadre du Plan de Coopération Espagnole 2001- 2004. Un statut qui permet à notre pays de bénéficier de tous les instruments et mécanismes de financement de l'Agence espagnole de la coopération internationale.
Intervenant après le changement de gouvernement en Espagne avec le départ de M Aznar, la visite de Moratinos est venue comme pour annoncer le maintien de la qualité des relations. D'autant plus que la visite de Moratinos avait été précédée de celle de M. Alvaro Iranzo Guitierez, ambassadeur directeur des Affaires Politiques Étrangères, chargé de la Méditerranée, du Proche Orient et de l'Afrique, envoyé spécial du nouveau chef du gouvernement espagnol, M Zapatero qui avait été reçu 21 juillet 2004 à Nouakchott par le Président Ould Taya et auquel il avait transmis un message d'amitié, du nouveau Premier ministre Espagnol.
Aussi, la conférence de presse animée par les deux chefs de diplomatie mauritanienne et espagnole aura été une occasion de confirmer davantage cette " excellence " des relations, et même une certaine convergence de vue sur les problèmes de l'heure et également, pour donner l'impression que la gauche comme la droite en Espagne ont la même politique étrangère à l'égard de la Mauritanie.
Mais il n'échappe à personne que la question du Sahara Occidental semble avoir occupé une place de choix dans les thèmes abordés par le patron de la diplomatie espagnole avec ses interlocuteurs mauritaniens.
En effet, cette visite intervient à un moment où les relations maroco-algériennes sont particulièrement tendues au terme d'une nouvelle escalade verbale, d'accusations mutuelles, de regain de tension et de duel devant les organes des Nations Unies. Morationos aura tout de même prévenu que les vieilles querelles doivent appartenir au passé, que l'Europe ¦uvrera à la mise en place d'un Maghreb Uni face à une Union Européenne(UE) décidée à l'accompagner , et que l'UE ne peut continuer à supporter à son flanc sud, un conflit qui a duré trente ans.

Les ministres face à la Presse
S'exprimant au cours du point de presse conjoint M Mohamed Vall Ould Bellal le ministre mauritanien des affaires étrangères a exprimé sa satisfaction de recevoir "notre très grand ami Moratinos dont la présence parmi nous est un signe éloquent d'amitié et de solidarité".
Une visite qui illustre pour le patron de la diplomatie mauritanienne, les excellentes relations qui existent entre la Mauritanie et l'Espagne. Ould Bellal a souligné que les relations entre les deux pays qui portaient sur la pêche, les importants échanges commerciaux se fondent sur une même vision en terme de sécurité, de lutte contre le terrorisme et d'immigration clandestine, mais aussi la même ambition, pour la promotion du dialogue des civilisations et la compréhension entre les peuples.
A son tour, le chef de la diplomatie espagnole a tenu à souligner que sa visite se veut un signe fort en faveur de l'amitié et de la solidarité entre la Mauritanie et l'Espagne et de disponibilité à renforcer les relations entre les deux pays. Le ministre espagnol a révélé avoir invité son homologue mauritanien pour une visite en Espagne, en début d'année prochaine, annonçant à l' occasion, que le Président du Gouvernement espagnol, M. Zapatero effectuera une visite en Mauritanie au cours de l'année 2005.
Au sujet de la teneur de ses entretiens avec le Président Ould Taya M. Moratinos a indiqué que ceux-ci ont porté sur l'affaire du Sahara, où l'Espagne fera preuve à l'avenir d'un engagement positif, les relations UE -UMA, ainsi que l'initiative du chef du Gouvernement espagnol portant sur une Alliance des Civilisations.
Une initiative, approuvée par la Mauritanie qui la considère, utile et opportune pour la construction de la compréhension et pour la création d'un espace géopolitique qui promeut les valeurs d'entente, d'amitié et de paix.
Interrogé sur la signification de cet "engagement positif" au sujet du conflit du Sahara occidenta,l M Morationos a expliqué qu'il s'agit, d'être engagé de façon positive et active en passant de la neutralité passive, à un engagement décidé et ferme dans le sens dit-il, où " l'Espagne ne peut plus rester les bras croisés dans l'attente d'une solution magique ". Concernant une question relative à la tentative de putsch manqué du 8 août dont certains des instigateurs étaient en formation à Madrid, s'il y eut collaboration entre la Mauritanie et l'Espagne dans ce sens, M Morationos a reconnu avoir parlé avec le président Ould Taya du sujet, lui avoir transmis le soutien politique et institutionnel de l'Espagne mais qu'il n'y eut aucune collaboration concernant les auteurs présumés de la tentative de putsch du 8 août.
A une autre question relative à l'idée avancée par M Moratinos (au cours de son séjour au Maroc à la veille de sa visite en Mauritanie) sur l'urgence d'une "solution acceptée par toutes parties" en conflit au Sahara occidental, s'il ne s'agissait pas là d'une voie à un éventuel réexamen du plan Baker, M Moratinos a déclaré que " l'Espagne souhaite que le plan Baker soit appliqué, mais, dans une dynamique de dialogue, de concertation, de responsabilité et d'efforts diplomatiques".
Enfin notons qu'au cours de la conférence de presse le ministre des affaires étrangères espagnol a lancé un appel en faveur de la construction maghrébine choisissant de s'adresser directement aux citoyens maghrébins. Le temps des vieilles querelles, c'est du passé,a-t-il déclaré "il faut regarder l'avenir et l'avenir vous appartient, il appartient aux nouvelles générations qui doivent créer de nouvelles instances, de nouveaux espaces et on ne peut pas continuer avec un problème comme celui du Sahara pour cacher la nécessité d'Union. Et tout le monde doit participer dans cet effort historique et stratégique. C'est l'appel que je lance à partir de Nouakchott pour qu'ensemble nous menons ce combat pour la paix, la stabilité, et la prospérité du Maghreb et de l'Europe ". Un message très clair qui signifierait que si les gouvernants au Maghreb n'oeuvrent pas à l'Union, l'Europe pourrait être tentée de traiter avec les Peuples. Les gouvernements autoritaires ou frileux pourraient y voir de l'ingérence. Pourtant une ingérence pour la paix, la stabilité et la prospérité ne doit pas faire peur. IOM
12. SERBIE - MONTENEGRO - RASD

MAP
La Serbie-Monténégro retire sa reconnaissance de la prétendue "RASD"
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/serbie_montenegro_recon_rasd.htm
Belgrade, 26/10/04 - Le gouvernement de Serbie-Monténégro (Ex-Yougoslavie) a annoncé, mardi, le retrait de sa reconnaissance de la prétendue "RASD" et insisté sur son "appui total" à l'intégrité territoriale du Maroc.

"La décision prise en 1984 par le gouvernement de l'ex-Yougoslavie est contraire aux principes et à la charte des Nations-Unies", a déclaré le ministre des affaires étrangères de Serbie-Monténégro, M. Vuk Draskovic, lors d'un point de presse à Belgrade tenu conjointement avec son homologue marocain, M. Mohamed Benaissa.

"Nous sommes contre l'établissement d'un soi-disant Etat sur le territoire d'un autre Etat souverain et indépendant", a-t-il souligné.

"Je répète, soyez sûrs que la souveraineté et l'intégrité territoriale du Maroc ont et auront l'appui total de mon pays", a assuré M. Vuk Draskovic.

De son côté, M. Mohamed Benaissa s'est félicité de la décision des autorités de Belgrade qui s'inscrit dans le respect de la légalité internationale, et des principes et de la charte de l'ONU.



13. SAHARA - BELGIQUE - COLLOQUE

Colloque organisé par l''Intergroupe parlementaire belge " Paix pour le Peuple sahraoui "
Vendredi 19 novembre 2004 à 9.30h
Au Parlement belge
Salle de Commission 12 de la Chambre
Rue de Louvain 21 - 1009 BRUXELLES
>> PROGRAMME :  http://arso.org.site.voilà.fr/collbrux.html
Informations, inscriptions:   Fax : 02/511.89.19   E-mail :  mailto:sahraoui.comite@...

14. MAROC - Mexique

LE MATIN MA
Renforcement des relations économiques entre Rabat et Mexico : entretien à Rabat entre M. Fassi Fihri et son homologue mexicaine
25.10.2004 - http://www.lematin.ma/economic/economic.asp?id=maeco&ida=6851
Le renforcement des relations économiques entre le Maroc et le Mexique a été au centre d'un entretien à Rabat entre le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taib Fassi Fihri et la vice-ministre mexicaine des Relations extérieures, Maria de Lourdes Aranda Bezaury, en visite de travail au Maroc.

Dans une déclaration à la MAP à l'issue de cette rencontre, M. Fassi Fihri a indiqué avoir évoqué avec la responsable mexicaine "les relations bilatérales compte tenu de nos similitudes, de nos expériences respectives en matière de consolidation de l'Etat de droit, des réformes économiques et de signature d'accords de libre-échange".
Le Mexique a conclu des accords de libre-échange avec les Etats-Unis, le Canada, l'Union européenne, le Japon et avec une trentaine d'autres pays.
"Il y a un terrain d'entente entre Rabat et Mexico, et nous essayons de développer nos relations économiques", a dit M. Fassi Fihri, ajoutant que sur le plan culturel, les deux pays ont des acquis qu'il faut exploiter davantage.
Les deux parties, a-t-il souligné, ont également procédé à un large tour d'horizon sur l'évolution du multilatéralisme et les réformes souhaitées au niveau de l'ONU et du Conseil de sécurité, outre les questions d'actualité au niveau du bassin méditerranéen, la situation en Irak et au Proche Orient et l'évolution du Maghreb, notamment la question du Sahara marocain et "l'espoir de parvenir à une solution politique dans le cadre de la souveraineté marocaine pour permettre l'édification du Maghreb".
Pour sa part, la responsable mexicaine a déclaré à la presse qu'elle a eu un entretien fructueux avec son homologue marocain particulièrement sur les questions de l'heure et d'intérêt commun.
Elle a, par ailleurs, annoncé qu'une délégation mexicaine de haut niveau se rendra le mois prochain au Maroc.
La vice-ministre mexicaine des Relations extérieures, en visite de travail de deux jours au Maroc, participera à des activités à caractère culturel, organisées par l'ambassade du Mexique à Rabat, notamment l'inauguration d'une bibliothèque mexicaine à Rabat et aura également une rencontre avec des membres du corps diplomatique accrédité au Maroc.
Elle se rendra ensuite à Casablanca pour rencontrer des hommes d'affaires marocains, à l'initiative de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

15. DROITS HUMAINS - SOLIDARITE- TAMEK

Communiqué  du Comité "Liberté pour le Passeport de Ali Salem Tamek" (*)
- Conscient du haut degré de la souffrance de l'ancien détenu politique sahraoui Ali Salem Tamek conséquence directe de ses séjours carcérals antérieurs et les séries de grève à la faim qu'il a observées et qui ont aggravé ainsi son état de santé devenu aujoud'hui alarmant;

- Compte tenu du contenu du dossier médical de l'ancien détenu politique sahraoui Ali Salem Tamek affirmant qu'il souffre de maladies cutannées graves conséquence des modes de traitements médicaux qu'il a subis lors des périodes critiques de ses séries de grève de la faim;
- et pour le faire jouir de son droit légitime à accéder aux soins médicaux efficaces à l'étranger,

le Comité "Liberté pour le Passeport de Ali Salem Tamek", communique à l'opinion international ce qui suit:
1- demande aux autorités marocaines de délivrer à Ali Salem Tamek son passeport;
2- lance un appel solennel à toutes les organisations des droits de l'homme pour apporter leur soutien au combat légitime de Ali Salem Tamek pour la possession d'un passeport lui permettant d'aller à l'étranger pour accéder aux soins médicaux efficaces;
3- appelle tous les Sahraouis et Sahraouies à exprimer leur solidarité et leur soutien à l'ancien détenu politique sahraoui Ali Salem Tamek.

Fait, le 25 Octobre 2004
Pour le Comité "Liberté pour le Passeport de Ali Salem Tamek":
- HAYDAR AMINATOU
- ELMOUTAOIKIL MOHAMED
- NOUMRI BRAHIM
- RAHMOUNI BRAHIM
- DAHANE BRAHIM
- ELHAMED MAHMOUD
- HMAD HAMMAD
- ELAARBI MASSAOUD
- LABKAM ENNAJEM
- ABIDAR BRAHIM

(*): le Comité "Liberté pour le Passeport de Ali Salem Tamek" est une initiative civile de solidarité et de soutien du combat légitime de Ali Salem Tamek pour la possession d'un passeport lui permettant d'aller à l'étranger pour accéder aux soins médicaux efficaces. L'adhésion à cette initiative est ouverte à toutes les potentialités partout dans le monde.
envoyer les adhésions à : mailto:collectif.ddhs@...
--------
voir aussi : APPEL URGENT : un passeport et des soins médicaux pour ALI SALEM TAMEK.
http://www.afapredesa.org/Comunicados/fr_campagne_passeport_TAMEK_22_10_04.htm

-- 

#2997 De: Carlos Ruiz Miguel <ruizmi@...>
Fecha: Mar, 26 de Oct, 2004 2:13 am
Asunto: Spécial Le Journal "Démocratie à la marocaine"-Droits humains-Répression
ruizmi2004
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S O M M A I R E

1. "DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"-DROITS HUMAINS-RÉPRESSION
- LE JOURNAL (Nº 179 23-X-2004): Le « J’accuse » de l’ONG américaine
- LE JOURNAL (Nº 179 23-X-2004): Les vérités cruelles de HRW
- LE JOURNAL (Nº 179 23-X-2004): Droits de l’Homme : le rapport explosif
- LE JOURNAL (Nº 179 23-X-2004): Neuf cas d’abus : l’échantillon de la honte
- LE JOURNAL (Nº 179 23-X-2004): L’aveu d’impuissance
- LE JOURNAL (Nº 179 23-X-2004): Les contre-vérités de Bouzoubaâ
- LE JOURNAL (Nº 179 23-X-2004): La justice, principal accusé
- LE JOURNAL (Nº 179 23-X-2004): Entretien: « La justice refuse les pièces à
conviction »


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
===========================================================


1. "DÉMOCRATIE À LA MAROCAINE"-DROITS HUMAINS-RÉPRESSION
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2104

Le « J’accuse » de l’ONG américaine

C’est un véritable réquisitoire contre la justice marocaine que Human Right
Watch a rendu public, jeudi dernier à Rabat.
« Les droits de l’Homme à la croisée des chemins », le titre du rapport de l’ONG
américaine est largement plus optimiste que son contenu. Extraits du rapport.

Le silence coupable de l’IER Consacrant une large partie aux limites juridiques
de l’Instance, les auteurs sont sceptiques, face au silence de la commission sur
les événements récents. « La commission a commencé son travail dans un climat de
détérioration des pratiques des droit de l’Homme (...) Les mauvais traitements
de ceux qui sont arrêtés aujourd’hui rappellent les abus du passé pour lesquels
la commission est supposée aider le Maroc à tourner la page. (...) Mais les
failles actuelles montrent que, malgré les indéniables progrès du Maroc en
matière de droits de l’Homme, les forces de sécurité ont encore une fois bafoué
la règle de droit en toute impunité et que la justice peut toujours être mise au
service du corps exécutif. Ceci est une menace aux droits de l’Homme pour tous
les Marocains, et la commission ne peut ignorer cela qu’au péril de sa propre
crédibilité ».

La farce du CCDH « Malheureusement, le Conseil consultatif des droits l’Homme,
qui a été restructuré, a terni sa propre crédibilité avec la publication le 15
juin 2004 de son premier rapport annuel sur les droits de l’Homme au Maroc. (…)
Le rapport du Conseil pour 2003 est faible aussi bien quant à l’illustration des
abus qu’aux recommandations pour les prévenir.(…) Il ne fait, mention ni du
centre de détention secret de Temara (..) ni du rôle de la DST, dite DGST. »

Temara, un label pour la torture En septembre 2003, le ministre de la Justice
Bouzoubaâ déclarait que « la DST n’avait pas le statut de police judiciaire »,
ce qui implique que les agents de la DST ne peuvent pratiquer des arrestations,
détenir ou interroger des suspects. Bien plus, expliquait-il, la DST soumet
l’information à la police judiciaire qui conduit alors les enquêtes criminelles.
Le ministre des droits de l’Homme Mohammed Aujjar a déclaré à HRW, le 5 février
2004 : « Il n’y a pas de centre de détention de la DST à Témara, mais une
brigade de la police judiciaire. Il y a bien des installations de la DST, mais
celles-ci ne sont pas destinées à la détention de personnes ». La lettre du
ministre de la Justice à HRW, datée de juin 2004, nie aussi l’existence de
centres de détention de la DST :le ministre de la Justice Bouzoubaâ a réitéré
son démenti, le 2 juillet, dans une interview avec l’agence gouvernementale
Maghreb Arab Press (MAP). Il a déclaré que « Les temps des lieux de détention
secrète sont révolus ». Le lieu de détention de Témara, a-t-il ajouté, est
“légal” et “géré par la police nationale ». Néanmoins, les preuves que les
interrogatoires menés à Temara sont opérés de façon secrète sont irréfutables.
Peu importe qu’ils soient déclarés sous la direction de la police judiciaire,
les suspects islamistes détenus à Témara déclarent unanimement qu’ils étaient
détenus secrètement et interrogés par des agents qu’ils ont affirmé appartenir à
la DST. (…) l Les détenus déclarant avoir été transportés à et en dehors du lieu
de détention de Témara, les yeux bandés, et identifient leur lieu de détention
grâce à des repères comme la distance parcourue et les cris des animaux
provenant du zoo mitoyen qu’ils pouvaient entendre à partir de leurs
cellules.(...)

Impunité pour les abus
« Le Maroc est contraint, par la loi internationale sur les droits de l’Homme,
de prendre des mesures effectives pour prévenir la torture et les mauvais
traitements des détenus. Des investigations spontanées et impartiales doivent
être menées pour traiter des allégations crédibles de torture et de mauvais
traitement des détenus et des poursuites disciplinaires et criminelles doivent
être engagées lorsque des preuves tangibles sont établies. Faillir à cette
obligation encourage la culture de l’impunité dans les rangs des agents
d’autorité et contribue, par voie de conséquence, à institutionnaliser la
torture ».

-------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2141

Les vérités cruelles de HRW

Q Dans un article consacré au cinq années de règne de Mohammed VI et publié dans
l’édition du 2 août 2004 du magazine français L’Express, on pouvait lire le
passage suivant : " Secrétaire général du CCDH, Driss Benzekri confirme des "
cas de violence ", ainsi qu’un problème de coordination " entre la police
judiciaire te la DST. Ce militant des droits de l’homme, qui a passé vingt ans
dans les geôles de Hassan II, se refuse cependant de parler de " régression ". "
Il n’y a pas eu, affirme-t-il, de volonté systématique de torturer. Mais des
erreurs et des dépassements dus à l’inadaptation des forces de l’ordre, qui
n’étaient pas préparées à faire face à un phénomène terroriste d’une telle
ampleur. " " Au delà de l’argument central du secrétaire général du CCDH qui est
de dédouaner les services marocains, deux éléments de se passage retiennent
l’attention : Le ton affirmatif de Driss Benzekri et la mention de ses " vingt
ans dans les geôles de Hassan II ". Le doute ne transparaît à aucun moment dans
les propos de M. Benzekri. Il a parlé avec l’autorité de celui qui a enquêté II
et puis rendu sa sentence. Circulez il n’a y a rien à voir. Le rappel de ses
années passées dans les geôles de Hassan II sert d’éléments de crédibilité. "
S’il a lui même souffert de la répression, alors on peut lui faire confiance "
semble être la réaction escomptée à la suite d’un tel rappel. Nombre
d’observateurs tombent dans le piège. Un piège qui a la vie dure. Il faut alors
attendre qu’une Amnesty International ou qu’une Human Right Watch (HRW),
organisations forte de leur prestige internationales, viennent contredire les
propos de ceux de nos ex-militants des droits de l’Homme. Le rapport publié par
HRW cette semaine sur la gestion de l’après 16 mai par les autorités marocaines
est dévastateur pour tous ceux qui ont cherché à nier ou relativiser les
exactions de l’appareil sécuritaire marocain. Si le communique de l’ONG
américaine alterne le chaud et le froid, une lecture approfondie de son rapport
se révèle cruelle pour le CCDH, l’IER, la justice marocaine, l’appareil
sécuritaire, en fait pour le Pouvoir marocain. En publiant les détails des
exactions et de leurs circonstances, HRW expose le double langage des autorités
et réfute les dénégations dirigées contre le dernier rapport d’Amnesty
International. Mais, Le rapport de HRW est surtout important parce qu’il montre
les limites de la stratégie d’entrisme de Driss Benzekri et de ses amis. Nous
avons été longtemps agnostique dans ce débat. Nous avions des doutes sur la
capacité de militants des droits de l’Homme à convertir au respect de la règle
de droit l’appareil sécuritaire d’un régime qui refuse la démocratisation. Nous
pensions aussi que ces militants méritaient que la société fasse confiance à
leur jugement. Nous estimions aussi que leur succès dépendait de leur volonté de
dénoncer les exactions du Pouvoir. L’après 16 mai a constitué leur examen de
passage. Apres les enquêtes publiées par la presse indépendante nationale, les
rapports d’Amnesty International et enfin celui de HRW, il est difficile de leur
délivrer un certificat de réussite.

------------->
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2098

Droits de l’Homme : le rapport explosif

L’aplomb avec lequel les autorités marocaines nient les débordements de
l’après-16 mai vient d’être ébranlé par la publication du rapport de
l’organisation américaine Human Right Watch. Démonstration implacable de la
soumission de la justice au pôle sécuritaire, le rapport a rendu furieux le
pouvoir marocain.
Cela aurait pu être un énième rapport sur les droits de l'Homme au Maroc. Sauf
que le plus gênant dans la publication de l'enquête de Human Right Watch, c'est
très probablement le timing. Trois mois après la polémique suscitée par le
rapport spécial d'Amnesty International sur le centre secret de Témara, l'ONG la
plus puissante d'Amérique remet les pendules à l'heure. Oui, Témara est bien un
centre de détention secret. N'en déplaise, expliquent les auteurs, au ministre
marocain de la Justice qui affirme le contraire. Non, les exactions commises
après le 16 mai ne concernent pas seulement cinq cas, comme le déclarait le
gouvernement marocain au lendemain de la publication du rapport d'Amnesty le 24
juin dernier. Neuf nouveaux cas de tortures, de détentions abusives ou de procès
abusifs viennent d'être révélés par les enquêteurs de l'organisation américaine.

L’assurance pour justifier l’injustifiable
À quelques jours de la présentation devant le comité onusien à Genève de la
version officielle de la situation des droits de l'Homme au Maroc, le document,
rendu public jeudi dernier, écorne sérieusement la crédibilité du Royaume et de
ses officiels. Car plus que la démonstration implacable de l'asservissement de
la justice au pôle sécuritaire, ce que l'on retient à la lecture de la
soixantaine de pages, c'est l'aplomb avec lequel les dignitaires du gouvernement
justifient l'injustifiable. Principalement sur des sujets dont ils ne maîtrisent
ni les tenants ni les aboutissants. Le rapport regorge de déclarations
contradictoires, de témoignages, d'arguties juridiques qui remisent au placard
les déclarations d'intention ou les effets d'annonce du Pouvoir marocain après
la publication du rapport spécial d'Amnesty sur le « Abou Ghraib » marocain.

Espoir déçu
En juin dernier, le Maroc avait en effet espéré effacer les traces du rapport de
l'ONG nobelisée en assurant que les débordements révélés allaient être punis. Du
moins, c'est ce qu'assurait le Premier ministre, en visite début juillet en
France. Quelques jours plus tard, le ministre de la Justice calmait ses ardeurs,
expliquant d'une part que les dérives ne concernaient que cinq cas de
dépassement de garde à vue pour lesquels une enquête devait être diligentée, et
d'autre part que la prison verte était totalement légale. « À l’écoute des
déclarations du Premier ministre, explique Philippe Luther, responsable
d'Amnesty pour le Maghreb, nous avons été rassurés car c'était une forme de
reconnaissance de l'existence des dérives. Mais par la suite, les propos du
ministre de la Justice sont venus anéantir nos espoirs. Ce double discours joue
contre le Maroc. Nous n'avons pas encore réagi car nous attendons tout de même
de voir ce qui va sortir de ces enquêtes ». Entre-temps, Human Right Watch aura
permis de combler le vide. Preuve aussi que les temps ont changé : l'ouverture
du Maroc à l'international implique désormais que le travail de vérité et de
mémoire n'attend plus des décennies pour se faire.

La version officielle en porte-à-faux à Genève
Lundi 25 octobre à Genève, il y a fort à parier que l'argumentation des
officiels marocains perdra de sa superbe. Car pour prouver la bonne foi du Maroc
en matière de droits de l'Homme, le rapport officiel devrait mettre en avant les
efforts menés sur le plan législatif. Avec, comme pivot central de la
démonstration marocaine, l'Instance Equité et Réconciliation mise sur pied en
janvier dernier. Espérons pour nos officiels en déplacement à Genève que le
rapport de Human Right Watch ne sera pas distribué… A la page 23, ils pourraient
s’étrangler en lisant cette phrase assassine : « La commission ne peut ignorer -
les abus de l'après-16 mai, ndlr - au péril de sa propre crédibilité ». C'est
pourtant ce que cette institution-symbole a fait, comme d'ailleurs le
gouvernement et la classe politique, toujours prompte à se satisfaire de
déclarations d'intention. Elle non plus, ne sort pas aujourd'hui, grandie de la
publication du rapport de Human Right Watch, car l'enquête souligne à quel point
nos politiques aiment se satisfaire d’effets d’annonce.

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2099

Neuf cas d’abus : l’échantillon de la honte

Les enquêteurs de l’ONG américaine révèlent de nouveaux cas de tortures, de
sévices sexuels, opérés dans le centre secret de Témara. Extraits.

• Vingt ans les yeux fermés
Dans la soirée du 10 juin 2003, Abdelghani Ben Taous, enseignant d’études
islamiques à l’université de Casablanca, corrige des copies d’examen quand une
dizaine d’hommes armés font irruption à son domicile « sans mandat d’arrêt »,
racontera plus tard sa soeur aux enquêteurs de Human Right Watch (HRW). Ce père
de trois enfants, âgé de 45 ans, accusé d’être un émir de la Salafia Jihadia,
était si faible le jour de son procès qu’il s’adressera au juge en restant
assis. Détenu à Témara durant 16 jours, il y subit un tabassage en règle
(gifles, coups de bâton, décharges électriques). Son avocat précisera que « son
client a été déshabillé par plusieurs officiers de sécurité qui lui ont par la
suite introduit à deux reprises un doigt dans l’anus, en le menaçant de viol ».
Présenté devant le procureur, il est transféré à la prison de Salé. Mais le 23
juillet, il est de nouveau rapatrié à Témara. Motif : l’homme a refusé de signer
un document qui- rétroctivement, autorisait la police à fouiller sa maison. Il y
restera neuf jours au bout desquels il finira, sous la torture, par signer des
aveux…les yeux bandés. Confessions qui lui vaudront une peine de 20 ans.

• Pour quelques dollars de plus
Vendeur de téléphones mobiles, Ahmed Chikou, âgé de 53 ans, est arrêté , le 6
juin 2003 à 10 heures du matin dans sa boutique. La police affirme y avoir
trouvé 914 000 dirhams alors que Chikou, lui, n’a reconnu détenir que 17 000
dollars. Accusé d’être le porteur de fonds d’un éminent membre du GICM, le
Groupe islamique combattant marocain, l’homme, père de trois enfants,
disparaîtra pendant deux mois. Quelques jours avant la date de son procès en
août 2003, Ahmed Chikou finit par rencontrer un avocat. Le jour du procès, il
découvre que non seulement la date officielle de son arrestation a été falsifiée
(le 20 juillet) mais que le juge affirme que l’accusé avait jusque-là bénéficié
des services d’un avocat commis d’office, Kamal Al Alaoui. Or le passeport
indique qu’à cette même époque, celui-ci était à l’étranger ! Innocenté pour les
accusations de terrorisme, Ahmed Chikou écopera néanmoins de 4 ans de prison et
de 500 000 DH d’amende pour détention de devises pour le compte d’une
organisation terroriste, et pour la tenue de meetings sans autorisation.

• Les vertus de la torture
Quand la police se présente au domicile de Abderrazak Er-Rtaoui le 18 mai 2003,
cet épicier, père de sept enfants, est absent. Peu importe, la police embarque
son frère, revient quelques heures plus tard fouiller la maison et arrête
Abderrazak. Quelques semaines plus tard, la famille apprendra par voie de presse
qu’il est inculpé dans le cadre des attentats de Casablanca. Sa mère rapporte
que son fils lui a confié avoir signé ses confessions les yeux bandés, après
avoir été déshabillé, battu, torturé à l’électricité et privé de sommeil. Il a
été condamné le 18 août à 30 ans de prison pour crimes terroristes.

• 30 ans pour inadvertance
Le 18 mai, lorsque la police débarque au domicile d’Aziz Shafai à Sidi Moumen,
ce jeune homme de 24 ans prépare son DEUG de mathématiques. Cousin d’un des
kamikazes, il travaille à temps partiel pour financer ses études. Son crime : ne
pas avoir pris au sérieux les confidences de son cousin qui lui avait confié
quelques semaines auparavant que des attentats terroristes allaient avoir lieu.
Le jeune homme écopera pour cela de 30 ans de prison.

• Torture sexuelle
Né en 1976, Mohamed Al-Assal, mécanicien résidant à Douar Sekouila, a été arrêté
à 22 heures le 21 mai 2003 avec …50 de ses voisins. Accusé de planifier des
attaques à Marrakech, d’atteinte à la sûreté nationale, de complots pour
destructions de biens publics et tenue de meetings sans autorisation, il écope
de la perpétuité. Mohamed confiera à sa sœur avoir été détenu à Casablanca avant
d’être transféré à Témara. Il affirme avoir été victime de sodomie via
l’introduction d’une bouteille dans l’anus. Lui ne signera pas de confessions
les yeux bandés, puisque c’est une feuille blanche sur laquelle il devra apposer
sa signature.

• La justice « d’en haut »
C’est sous le visage d’un ami de longue date que le policier s’est présenté, le
11 juin 2003 à 21 heures, au domicile d’Abdelkhalid El Yazri, avant de lui
passer les menottes. Ce comptable au chômage âgé de 46 ans est accusé d’héberger
des étrangers. Mais quand sa sœur exige le mandat d’arrêt, le policier lui
répond avoir des instructions « de gens haut placés », et ajoute : « Ne nous
embête pas avec ça ». Pendant trois mois, la famille reste sans nouvelles. Sa
date d’arrestation officielle sera « reportée » au 27 juin 2003. Torturé durant
les interrogatoires au point de ne plus pouvoir « se tenir droit », il affirme
avoir été contraint de signer des aveux après avoir passé 17 jours dans des
installations de la police judiciaire à Casablanca et 5 jours à Témara. Jugé en
septembre 2003, il a été condamné à 10 ans de prison pour hébergement
d’étrangers et refus de dénonciation de terroristes.

• Abus panarabe
Quand le 8 juin 2003 un policier en civil se présente au domicile de Mohamed
Oussama Boutaher et l’invite à « prendre un café », le jeune homme vient à peine
de sortir de prison. Un an plus tôt, l’homme avait été arrêté en Syrie pendant
trois mois puis extradé vers le Maroc où il purgera une charge de six mois sans
qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Quelques heures plus tard, inquiète
suite à l’absence prolongée de son fils, la mère de Mohamed Oussama se rend au
commissariat de quartier, sans résultat. Sur le chemin, elle reconnaît l’homme
qui a offert un café à son fils. Celui-ci lui conseille de ne pas s’inquiéter,
Mohamed, promet-il, sera de retour le lendemain. 24 jours plus tard, la famille
apprendra par la télévision que leur fils est arrêté pour terrorisme. Plus tard,
le jeune homme de 35 ans leur confiera avoir fait un passage à Témara où il a
été torturé à l’électricité pour « donner des noms qu’il ne connaissait pas »,
avant de finir à la prison de Salé. En larmes, il confiera à sa mère que la
police lui avait bandé les yeux en lui intimant la phrase suivante : « On va te
mettre devant quelqu’un qui va réciter des choses et tu diras “oui, j’ai vu ces
choses” ». Puis Mohamed est conduit dans une pièce attenante où l’attend un
homme qu’il n’identifie pas et devant lequel il doit signer un document. Ce
n’est qu’à la deuxième rencontre qu’il comprend que c’est un juge d’instruction.
Il rejette alors ses premières confessions en précisant qu’il avait été torturé.
Le juge ne tiendra pas compte de ses allégations. Septembre 2003, Boutaar est
condamné, pour possession d’armes et d’explosifs, à 12 ans de prison. Son
inculpation repose uniquement sur ses confessions.

• Absence de droits de l’homme au Maroc : l’arme de dissuasion italienne
La vie d’Aissam Khaled, menuisier de 36 ans, installé depuis une dizaine
d’années en Italie avec sa femme et ses enfants, a vu sa vie basculer du jour au
lendemain. Le 18 novembre 2003, lui et cinq autres Marocains sont arrêtés par
les autorités italiennes qui les suspectent d’activités terroristes. Le
lendemain, le juge d’instruction refuse de les inculper pour preuves
insuffisantes. La décision leur sera fatale puisqu’ils seront immédiatement
extradés vers le Maroc sur ordre du ministre italien de l’Intérieur. La veille,
la police leur avait donné trois options. La première consistait à travailler
pour les services secrets italiens, la seconde de revendiquer tout simplement le
statut de terroriste. Ces deux options ont été présentées par les services
italiens comme les plus avantageuses, raconte Khaled. La troisième consistait à
rejeter ces premières options ce qui impliquait une extradition vers le Maroc,
l’option la plus déconseillée parce que la plus risquée. « Les droits de l’Homme
ne sont pas respectés là-bas et vous ne saurez même pas où vous vous trouverez
», leur dit-on. Khaled précise n’avoir eu qu’une demi-heure pour faire son
choix.
Interrogé des heures durant à son arrivée au Maroc, Khaled affirme avoir été
détenu secrètement dans une cellule d’un mètre sur deux sans fenêtre. Trois
jours plus tard, il sera relâché. Trois de ses compatriotes, détenus, eux,
pendant plus de deux mois, seront remis en liberté.

• Accusateurs par procuration
Les auteurs du rapport sont formels : « Le processus qui a mené à la
condamnation de Hassan Kettani est foncièrement différent des cas présentés
ci-dessus », lit-on dans le document. Traité avec plus d’égard que les
transitaires de Témara, l’imam Kettani n’aura pas pour autant un « procès
équitable ». Plus précisément, le juge a refusé de faire comparaître les 25
témoins à charge, seule base d’inculpation qui a conduit Kettani en prison pour
20 ans.

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2100

L’aveu d’impuissance

Le Makhzen a une habitude parfaitement rodée : intégrer dans ses rangs la
dissidence quand la pression devient trop forte. En décembre dernier, cette
tactique a été largement consommée avec la création dans la précipitation de
l’Instance Equité et Réconciliation. Précipitation que beaucoup imputaient à la
volonté du Pouvoir de répondre de manière détournée aux premières publications
de rapports sur les cas de torture et d’atteinte aux droits de l’Homme.
D’éminentes figures de la société civile avaient ainsi intégré les rangs,
relançant le vieux débat sur la meilleure façon de faire évoluer la scène
politique marocaine. Aujourd’hui, la publication du rapport de H. R.W. souligne
les limites de la logique d’entrisme. Et plus que le silence de la commission
royale suite aux abus de l’après-16 mai, les propos du président de l’Instance
Driss Benzekri devant les auteurs du rapport sont à eux seuls symboliques.
Interrogé le 3 février dernier sur les limites juridiques de l’Instance, sur la
faiblesse de ses prérogatives l’empêchant ainsi d’obliger les agents de l’Etat à
témoigner, Benzekri a eu cette réponse significative : « Le Roi nous a assuré
qu'il veillerait à ce que les autorités coopèrent avec nous. Celles-ci ont
confirmé qu’elles étaient conscientes de la décision royale. Mais la commission
n’a pas été investie de pouvoirs légaux et nos demandes de coopération ne sont
pas légalement recevables. Nous devons voir comment cela va fonctionner » . Une
réponse claire qui montre l’espace réservé à la contestation une fois passées
les portes du palais. Mais à qui revient-il alors de se battre pour renforcer
les institutions si les figures emblématiques finissent par adouber le principe
qui fait du Roi et non des institutions le contre-pouvoir du... pouvoir.

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2101

Les contre-vérités de Bouzoubaâ

« En ce qui concerne les allégations sur l’usage de la violence pour soutirer
les aveux des inculpés et sur la signature des procès-verbaux sous la menace,
elles sont infondées et ne reposent sur aucune preuve puisqu’il n’y a pas de
plainte des inculpés ou de leurs avocats déposée à ce sujet devant le parquet
lors des étapes du procès (..) ». Cet extrait de la réponse du ministre de la
Justice donne le ton. Invité à s’expliquer sur les dysfonctionnements observés
par les enquêteurs, Mohammed Bouzoubaâ, dont le département refusera de recevoir
la mission de Human Right Watch quelques mois plus tôt, niait ainsi tout en bloc
dans une lettre datée du 5 juin. « En révisant les procès-verbaux de la police
judiciaire, il s’est avéré que les dispositions juridiques régissant la mise en
garde à vue ont été respectées », écrivait ainsi le ministre, ajoutant que « les
allégations qui prétendent que les détenus sont présentés au ministère public
les yeux bandés sont fausses. De plus, aucun organe judiciaire n’a reçu de
plaintes à ce sujet ».
L’analyse de la réponse par les auteurs du rapport est, quant à elle, tout aussi
cinglante que le ton de la réponse ministérielle. « La réponse du ministère,
peut-on lire dans le rapport, ne satisfait pas sur une série de points
saillants. Primo, une des plus sérieuses déficiences de la procédure du code de
procédure pénal marocain n’exige pas de la police judiciaire d’informer les
détenus sur leurs droits, y compris le droit d’exiger une expertise médicale
indépendante menée par une autorité compétente. Secundo, les prolongements de
garde à vue sont opérés sans examen préalable avec le procureur,
particulièrement dans les cas de terrorisme. Tertio, certains détenus n’ont pas
eu droit à une assistance juridique, et par conséquent n’ont pas pu être avertis
de leur droit à demander une expertise médicale. (…) La réponse du ministre n’a
pas porté sur la question de savoir si les procureurs avaient rempli toutes les
conditions requises par la loi destinées à informer les détenus de leurs droits
».

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2102

La justice, principal accusé

Une conférence de presse a été organisée par Human Right Watch (HRW) le jeudi 21
octobre à Rabat pour présenter un rapport qui accuse ouvertement la justice
marocaine.
Instrument juridique de taille dans le processus de répression qui a suivi les
événements du 16 mai, la justice marocaine est aujourd’hui, avec la DST,
l’institution la plus visée par les rapports des ONG de défense des droits de
l’Homme, notamment celui de Human Right Watch. Un rapport accablant qui met le
doigt sur des cas précis où la loi marocaine a été violée, avec la complicité,
ou le silence, des magistrats. Cela remet en avant la question de l’indépendance
de la justice au Maroc. Mardi 20 octobre, siège du ministère de la Justice. Il
est 9 heures. Eric Goldstein et Jamil Dakouar, auteurs du rapport de HRW, sont
reçus par cinq responsables du même ministère : M.Lididi, secrétaire général,
Moulay Hachem, directeur du cabinet du ministre, Tayeb Cherkaoui, directeur des
affaires pénales, Khaled Mokhtari, conseiller juridique, et Brahim Bouabid
(affaires internationales). Ils ont pour mission de répondre aux abus soulevés
par le rapport de HRW. Concernant la violation de l’article 24 du code de
procédure pénale, selon lequel le prévenu doit être informé des motifs de son
arrestation, les réponses apportées par les quadras du ministère de la Justice
ont été, encore une fois, trop générales et peu convaincantes : « Tout se passe
correctement, dans la légalité, et la police est obligée d’informer … Le
procureur est tenu de visiter les suspects … ». Pour la énième fois, les
responsables du ministère de la Justice promettent à leurs interlocuteurs
l’envoi d’une liste des policiers sanctionnés, prouvant qu’il n’y a pas
d’impunité pour eux. Selon les responsables de HRW, les autorités envoient le
plus souvent des statistiques, jamais de noms. Parce que les noms sont
vérifiables. Concernant le centre de Témara, les fonctionnaires de ce ministère
ont estimé que cela relève de l’Intérieur. « C’est aux responsables de ce
département (de l’Intérieur) qu’il faut poser la question », a dit l’un d’eux.
Lors de cette rencontre, la question du refus par les juges de convoquer les
témoins, selon la volonté de la défense, a été également soulevée. La réponse
des responsables du ministère de la Justice était alors la suivante : « Cela
relève de l’appréciation des juges. Les juges sont indépendants. On ne peut pas
influencer les décisions des juges. Il y va de l’indépendance de la justice
marocaine », ont-ils conclu.

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http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=2103

Entretien
« La justice refuse les pièces à conviction »

- Quels ont été vos contacts avec les enquêteurs de HRW ?
En tant qu’avocat de certains détenus, ils m’ont posé des questions liées aux
conditions d’incarcération, à la situation dans les prisons, au respect des
conditions des procès après les événements du 16 mai, etc.

- Ont-ils soulevé des cas précis ?
Oui, les cas de Hassan Kettani, Abou Hafs, Abdelmajid Raiss, Abdelghani
Bentaouss, etc. Ils sont tous liés aux événements du 16 mai, sauf Hassan
Kettani, impliqué injustement dans deux dossiers : avant et après 16 mai. On a
passé en revue toute l’évolution du dossier depuis février 2003, c’est-à-dire
avant les événements. Une évolution qui a finalement érigé Hassan Kettani en
instigateur principal de ce qui s’est passé à Casablanca. Nous avons aussi
évoqué les conditions du déroulement de son procès.

- Quelles sont les principales violations que vous avez constatées lors des
procès ?
Aucun dossier n’a bénéficié du droit de convoquer les témoins. C’est un droit
qui est pourtant prévu par les articles 323 et 325 du code de procédure pénale.
Par ailleurs, dans le cadre des dossiers liés aux événements de Casablanca, tous
jugés à Rabat par la Cour d’appel, la justice avait refusé toutes les pièces à
conviction. Et son refus n’était pas argumenté, ce qui est contraire à la loi
marocaine. Même dans les tribunaux militaires, où les pièces à conviction sont
parfois dangereuses (armes, munitions, explosifs, etc.), ces dernières sont
présentées.

- Avez-vous des données concernant les Marocains transférés de Guantanamo ?
Cinq personnes ont été en effet transférées de cette base, dont Abdellah
Tabarak. Elles sont actuellement en instruction à Rabat, et accusées
d’appartenance à une organisation terroriste, falsification, tenue de réunions
non autorisées, etc.

____________

#2996 De: wsahara@...
Fecha: Mar, 26 de Oct, 2004 2:05 am
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 25-X-2004
wsahara@...
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Mensaje: 1
De: Khatry Beirouk y Carlos Ruiz Miguel
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 25-X-2004

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Llamamiento urgente
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Llamamiento urgente del ex preso político saharai Ali Salem Tamek a quien las
autoridades marroquíes de las zonas ocupadas no conceden el pasaporte.
Queridos amigos y militantes,
Os escribo para deciros que me encuentro privado de mi pasaporte que necesito
con urgencia lo antes posible porque tengo que salir al extranjero para
hospitalizarme. No es necesario decir que sufro de diferentes enfermedades
(asma, crisis cardiacas, reumatismo, males de intestino y estómago, problemas
de piel…) como resultado de mi detención y de mis 17 huelgas de hambre que
realicé antes de mi liberación.
Algunas de esas enfermedades y otros nuevos síntomas, según creo, son
consecuencia de las inyecciones que me pusieron los sanitarios del hospital
marroquí en el que estuve ingresado. Por todo esto os pido urgentemente que
presionéis a las autoridades marroquíes para que realicen una investigación
transparente sobre estos hechos.
Espero tener noticias vuestras pronto y muchas gracias.
TAMEK Ali Salem

Por favor enviar cartas de protesta :
FAX DEL MINISTERIO MARROQUI DEL INTERIOR:  0021237762056
FAX DEL MINISTERIO MARROQUI DE JUSTICIA:  0021237730772
FAX DEL MINISTERIO MARROQUI DE ASUNTOS EXTERIORES:  0021237765508



Temas de este resumen:
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S U M A R I O

1. SAHARA-ESPAÑA-ONU:

   - EL PAÍS: La diplomacia española y el Sáhara Occidental, POR Ahmed Bujari
http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041025elpepinac_17&type=Tes&am\
p;anchor=elpporopi&amp;d_date=

   -LIBERTAD DIGITAL: La segunda retirada del Sáhara , Juan Carlos Girauta
http://www.libertaddigital.com/./opiniones/opi_desa_21165.html

   -LIBERTAD DIGITAL: Moratinos contradice a la ONU y dice que la solución para
el Sahara "no está más alejada"
http://www.libertaddigital.com/./noticias/noticia_1276236028.html

   -PRENSA LATINA: Consultas en ONU sobre Sahara occidental
http://www.prensalatina.com.mx/Article.asp?ID=%7B35515432-2C26-40FE-BA39-650201F\
4DB7D%7D&language=ES


2. SAHARA-ESPAÑA-ARGELIA
   -EUROPA PRESS: Moratinos recibe mañana a su homólogo argelino con el Sáhara
como tema principal de la agenda
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041025154100&tabID=1&ch=\
69

   -EFE: Belkhadem inicia mañana en Madrid una visita oficial
http://www.efe.es/includesasp/noticias.asp?opcion=6&id=7171156


3. SÁHARA-TERRITORIOS OCUPADOS-ESTRATEGIA ECONÓMICA DE COMPLICIDAD EN LA
OCUPACIÓN
-AFROL NEWS: Nueva línea de transporte de carga entre Canarias y Sáhara
Occidental
http://www.afrol.com/es/articulos/14619


4. ESPAÑA-MARRUECOS
- YAHOO NEWS: El PP presenta una proposición no de ley para regular las
relaciones marítimas con Marruecos
http://es.news.yahoo.com/041025/4/3pocp.html



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SÁHARA-INFO: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
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1. SAHARA-ESPAÑA-ONU

- EL PAÍS: La diplomacia española y el Sáhara Occidental, por Ahmed
Bujari
http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041025elpepinac_17&type=Tes&am\
p;anchor=elpporopi&amp;d_date=

TRIBUNA: EL FUTURO DE LA EX COLONIA ESPAÑOLA AHMED BUJARI

La diplomacia española y el Sáhara Occidental

El autor pide al Gobierno español que mantenga el compromiso con el 'plan Baker'
y el referéndum para respetar los "intereses y derechos" del pueblo saharaui.
El problema radica en la obstrucción marroquí a un referéndum de
autodeterminación justo

Ahmed Bujari es representante del Frente Polisario ante la ONU.

EL PAÍS  -  España - 25-10-2004


Con los ojos puestos en la próxima reunión del Consejo de Seguridad, la
diplomacia española ha sido activada desde el verano con la aparente intención
de librar una batalla decisiva por una solución al conflicto del Sáhara
Occidental. Tras un periodo de balbuceos y ambigüedades bien sincronizados, la
naturaleza y parámetros de la solución que se persigue empiezan a despuntar con
cierta claridad en el horizonte. El optimismo inicialmente retenido por la
dirección política saharaui ha sido gradualmente menguado por una percepción
más realista en virtud de la cual se asume hoy que el rumbo de la diplomacia
española se dirige con toda probabilidad hacia una colisión directa no
provocada con las aspiraciones legítimas del pueblo saharaui de alcanzar su
plena independencia. La diplomacia saharaui se prepara a sí misma, a sus
aliados y amigos para este escenario que era hace unos meses algo remoto.

En efecto, España dice que busca introducir ajustes al Plan Baker (1); otorgar a
Álvaro de Soto un "nuevo mandato" (2) que le permita iniciar una "nueva
dinámica" (3) con el objetivo de lograr un "gran acuerdo que garantice los
derechos de todas las partes" (4).

Tomados en su conjunto, los cuatro elementos reflejan la emergencia de un
análisis centrado en una inesperada visión hobbesiana sobre el presente y
futuro de la región del norte de África que no cuadra con las exigencias del
multilateralismo sano exhibido en otras latitudes.

La seguridad y estabilidad del trono marroquí, que los dirigentes marroquíes han
atado erróneamente con el "botín" del Sáhara Occidental en lugar de revalidarlas
con una política honesta en aras a un desarrollo económico y democrático
internos que todos estaríamos dispuestos a apoyar, se convierte en un eje
esencial de esta visión que deja en segundo plano todo lo demás, incluida la
legalidad internacional y el mantenimiento de la confianza de otros actores
fundamentales en el devenir de dicha región desde donde procede el suministro
seguro de gran parte de las fuentes energéticas esenciales para el país y para
Europa.

Tomados en su individualidad, los cuatro elementos están articulados sobre un
planteamiento cuyo trasfondo hace tabla rasa de la doctrina de la ONU sobre la
descolonización que ha hecho del principio de autodeterminación el pilar básico
de su enfoque sobre el Sáhara Occidental. El Plan de Arreglo de 1990 y el Plan
de Paz o Plan Baker de 2003 fueron, con la aprobación del Consejo de Seguridad,
concebidos con el explícito objetivo de responder a este principio, que
Marruecos aceptó voluntariamente. El referéndum no ha podido hasta ahora ser
organizado, no por deficiencias estructurales de dichos planes, sino porque
Marruecos, con el apoyo nunca negado de Francia, decidió finalmente sabotear el
proceso que había inicialmente aceptado.

Cuando se habla de "introducir" ajustes al Plan Baker, los responsables
españoles no son explícitos. Y en realidad no pueden serlo. El Plan Baker, como
el Plan de Arreglo, está construido sobre dos pilares inseparables, que son un
periodo transitorio y un referéndum de autodeterminación. El primero es
necesario para el despliegue de las Naciones Unidas en el territorio. El
segundo es la razón de ser de la implicación de la ONU. No caben ajustes o
cambios. No hay por donde meter el dedo meñique por mucho que nos arremanguemos
las mangas de la camisa, ya que, el ajuste, la modificación o es estructural, lo
cual es simplemente inaceptable o afecta a un elemento irrelevante en la
estructura, lo que hace innecesaria la insistencia en la modificación.

Los responsables españoles no son por tanto explícitos porque en realidad el
Plan Baker no puede ser modificado sino mediante su eliminación total. Eso es
lo que quiere Marruecos, a fin de reemplazarlo por un nuevo plan, por una nueva
dinámica, que descartando la opción de la independencia de todo referéndum,
concentre los esfuerzos, las "negociaciones" en la mayor o menor dimensión de
un estatuto autonómico al Sáhara Occidental como parte "integrante" del Reino
de Marruecos.

El segundo elemento del despliegue diplomático español hace referencia a Álvaro
de Soto. La insistencia marroquí -como lo prueban los debates actuales en la IV
Comisión de la ONU- y española en obtenerle un mandato amplio conlleva ciertas
interrogantes legítimas y no ayuda en todo caso al propio Álvaro de Soto, sea
cual fuere su rol en el futuro.

El planteamiento tomado desde la inocencia implica que De Soto puede triunfar
ahí donde Baker fracasó; es decir, vencer la resistencia marroquí y francesa a
un proceso de solución basado en la legalidad internacional. Si bien los
milagros existen la presunción no es del todo realista en este caso específico
del Sáhara Occidental y ello no debe ser tomado fuera de contexto. Álvaro de
Soto es el representante especial del secretario general, cuyas funciones están
definidas por el Plan de Arreglo. No es el enviado personal. Ni puede acumular
las dos funciones.

El tercer elemento, como el primero, parte de la asunción de que en el
transcurso de los 17 años anteriores, no hubo dinámica hacia una solución. Hubo
efectivamente una que contó no sólo con el acuerdo del Frente Polisario y de
Marruecos, sino también con el respaldo del Consejo de Seguridad. Si el
fundamento de la "nueva dinámica" es el respeto al derecho a la libre
determinación del pueblo saharaui, ponerla en marcha es un ejercicio de dudosa
utilidad en la medida en que supondría poner el cuentakilómetros en posición
cero y emprender de nuevo el largo camino recorrido tras 16 años de intensos
combates, 17 años de esfuerzos y 750 millones de dólares invertidos por la
comunidad internacional, para llegar posiblemente al punto de estancamiento
actual, ya que el problema no radica en la dinámica, sino en la obstrucción
marroquí a toda dinámica que desemboque en un referéndum de autodeterminación
justo y libre.

Si por el contrario, el fundamento es otra cosa distinta y opuesta a este
principio básico e irrenunciable por medio del cual Andorra, Kuwait, Timor,
Tuvalu y tantos otros, son junto a España y China naciones con asiento en la
ONU, dicha dinámica no tiene ciertamente ninguna posibilidad de avanzar mas
allá de algunos metros. Decidir recorrerlos causaría un choque frontal con los
intereses del pueblo saharaui y un daño innecesario a la credibilidad interna e
internacional de la diplomacia que se arriesgue a ello.

Finalmente, el cuarto elemento, parte de la presunción de que todas las partes
"tienen derechos". Marruecos puede que tenga "intereses" por ahora ilegítimos.
Mas no tiene, estrictamente hablando, derechos que puedan ser alegados o
contemplados como parte inexorable de un posible acuerdo global.

En segundo lugar, este cuarto elemento parte también de la presunción de que en
el pasado no hubo acuerdo cuando el Plan de Arreglo fue el producto de un "gran
acuerdo" entre el Frente Polisario y el Reino de Marruecos. Fue, y lo es
todavía, una solución "mutuamente aceptable" y "mutuamente aceptada" por las
dos partes y respaldada por la Comunidad Internacional. No fue una solución
"impuesta". Los acuerdos de Houston, que complementaron el plan, fueron
firmados por las dos partes. No fueron tampoco impuestos. Desde estas premisas,
qué posibilidades tendría para cuajar el preconizado "acuerdo global" que no
tuvieron los anteriores acuerdos es una pregunta cuya respuesta no la tiene por
ahora la diplomacia española, si es que hay respuesta.

Durante los encuentros hispano-saharauis celebrados entre junio y septiembre de
este año, se le pidió al Gobierno español tres cosas alternativas.

Una, moral, consistente en el deseo saharaui de que España asuma las
responsabilidades que le incumbieron como potencia administradora del
Territorio y retomar el proceso de descolonización trágicamente abandonado en
1975 para encauzarlo a su culminación natural y legal. Ello tendría un profundo
impacto estratégico en las relaciones de futuro. Conviene recordar que, según su
Departamento jurídico, las Naciones Unidas no reconocen a los acuerdos
tripartitos de Madrid un valor eximente de las obligaciones que unieron España
con su antigua provincia.

Dos, racional, consistente en mantener el compromiso del anterior Gobierno con
el Plan Baker y con los Acuerdos de Houston. Es una opción que un Gobierno
socialista con relaciones históricas con el Frente Polisario puede
tranquilamente asumir, y tiene al mismo tiempo el mérito de evitar la
confrontación con una u otra parte, ya que dichos acuerdos son obra de la ONU.
Es decir, obra de la legalidad internacional.

Tres, difícil de calificar, que en caso de que España no quiera hacer ninguna de
las dos cosas anteriores, se le pidió que no haga nada entonces, ya que hacerlo,
conduciría, en las circunstancias presentes, a chocar con la posición de una u
otra parte.

Los actuales acontecimientos indican que el choque con los intereses y derechos
del pueblo saharaui es casi inevitable. Espero y deseo sinceramente que, por el
bien de la gran amistad que nos une a los socialistas y une a las dos opiniones
públicas, no se llegue a un punto de no retorno.


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-LIBERTAD DIGITAL: La segunda retirada del Sáhara , Juan Carlos Girauta
http://www.libertaddigital.com/./opiniones/opi_desa_21165.html
Múltiples y poderosas razones exigen firmeza ante Marruecos. He aquí algunas: un
nítido patrón de hostilidad unilateral en el pasado reciente, como el
desabastecimiento y hostigamiento de la flota pesquera, la crisis de los
embajadores, la escaramuza de Perejil o las concesiones petrolíferas en aguas
de jurisdicción no pacífica; la convicción de que el negocio que genera la gran
plataforma de producción de droga del Rif y el infame negocio del tráfico humano
serían inviables sin la colaboración activa o pasiva del régimen; las
obstrucciones a la investigación de los atentados del 11 M, unidas a la más que
probable penetración de los grupos islamistas radicados en España por parte de
la inteligencia marroquí; la continuidad histórica en la provocación dentro de
una estrategia de largo alcance; los objetivos de dicha estrategia, que no son
otros que apropiarse de territorios de soberanía española; las presiones
dirigidas a acallar a nuestra prensa; las maniobras para consumar la anexión
del Sáhara Occidental.
Si cada una de estas razones constituye un desafío para España, la más
apremiante es la última: dentro de tres días el Consejo de Seguridad de la ONU
se pronunciará sobre el plan de paz. Hace treinta años que la posición de todos
los grupos políticos españoles sobre nuestra ex colonia viene coincidiendo en lo
esencial. Se trata de la obligación histórica, moral y jurídica de no defraudar
de nuevo a los saharauis. Nadie ha abandonado esta actitud... hasta que
llegaron Rodríguez y Moratinos.
Moratinos practica una diplomacia ajena a nuestros intereses y obsesionada con
desandar lo andado por sus predecesores, y en su empeño está dispuesto a entrar
en contradicción con la posición histórica del PSOE. Lo peor que podía hacer es
exactamente lo que ha hecho: entregarse a la diplomacia francesa para corregir
el plan de paz hasta que le guste a Mohamed VI. El viraje incomoda, entre
otros, a Argelia, de cuyos recursos energéticos dependemos.
Así, las contradicciones en política interna han acabado extendiéndose a un
grave asunto exterior que puede desestabilizar el Magreb. Entramos en una
semana decisiva sin que la ONU, ni los Estados Unidos, ni Marruecos, ni
Argelia, ni el Frente Polisario, sepan si seguimos apoyando el plan Baker y
defendiendo el derecho de los saharahuis a la autodeterminación .
Las señales que estamos enviando a Marruecos se interpretarán indefectiblemente
como muestras de debilidad. Tienen razón; sólo la debilidad explica la traición
al pueblo saharaui y el sometimiento a Francia, que dejó meridianamente claro en
la crisis de Perejil quién era su aliado. Tras tanta patada en la espinilla a
los Estados Unidos, tampoco hay muchas dudas acerca de lo que podemos esperar
de ellos. Rodríguez y Moratinos han logrado por fin reducir España a la
insigificancia. Lo pagarán de nuevo los saharauis.

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   -LIBERTAD DIGITAL: Moratinos contradice a la ONU y dice que la solución para
el Sahara "no está más alejada"
http://www.libertaddigital.com/./noticias/noticia_1276236028.html
DICE QUE ESPAÑA ACELERARÁ UNA RESOLUCIÓN
Moratinos contradice a la ONU y dice que la solución para el Sahara "no está más
alejada"
Miguel Ángel Moratinos,  ministro español de Asuntos Exteriores, se mostró
contrario a la opinión vertida por el secretario general de Naciones Unidas,
Kofi Annan. En su opinión, la solución para el conflicto del Sahara Occidental
"no está más alejada, sino todo lo contrario". Incluso, adelantó que España
está comprometida en acelerar el proceso para una resolución.

LD (EFE) El ministro español de Exteriores, Miguel Ángel Moratinos, afirmó que
la solución para el conflicto de Sahara Occidental "no está más alejada, sino
todo lo contrario", en contra de la opinión del secretario general ONU, Kofi
Annan.

En un encuentro con la prensa española, tras participar en una reunión
ministerial del Fórum Euromediterráneo, Moratinos expresó el compromiso de
España de "acelerar" una solución. Después de muchos años de tener el problema
"dormido", se intenta entrar ahora "una nueva dinámica de entendimiento", dijo
el ministro español, quien mantuvo contactos en París con sus colegas de
Marruecos, Argelia y Francia.


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   -PRENSA LATINA: Consultas en ONU sobre Sahara occidental
http://www.prensalatina.com.mx/Article.asp?ID=%7B35515432-2C26-40FE-BA39-650201F\
4DB7D%7D&language=ES

Consultas en ONU sobre Sahara occidental
Naciones Unidas, 25 oct (PL) Con las partes del conflicto del Sahara occidental
lejos de llegar a un acuerdo, el Consejo de Seguridad de la ONU comienza hoy
una serie de consultas en torno al territorio ocupado por Marruecos.
En septiembre pasado el enviado especial Alvaro De Soto emprendió una nueva
gestión diplomática con el rey marroquí Mohamed VI y dirigentes del
independentista Frente Polisario para definir posiciones.
También se reunió con el canciller de Argelia y el presidente de Mauritania, dos
Estados de la región indispensables en el arreglo del contencioso.
A cada interlocutor se le pidió parecer sobre el plan de paz para la libre
determinación de la ex colonia española, adoptado por el Consejo de Seguridad
de la ONU.
Hace unos dias recibió un espaldarazo en una resolución de la comisión de
asuntos politicos y de descolonización de la Asamboea General.
Mientras el Polisario mantuvo su apoyo a dicho plan, Marruecos sigue rechazando
aspectos tales como la independencia entre las opciones a votar en un
referendo.
La potencia ocupante sólo acepta negociar un estatuto de autonomía que mantenga
la conquista territorial de 1975 bajo el reino marroquí.
Argelia, al igual que Polisario, se niega a discutir cualquier aspecto de la
propuesta de arreglo si Marruecos no accede a apoyarlo, y Mauritania respaldará
cualquier solución que sea aceptable para ambas partes.
El secretario general de la ONU, Kofi Annan, señaló en un informe que sin
superarse el estancamiento actual el objetivo de que el pueblo saharauí pueda
ejercer su derecho a la libre determinación sigue siendo difícil de alcanzar.
Entretanto recomendó prorrogar el mandato de la misión observadora (MINURSO) de
232 efectivos por un nuevo período de seis meses hasta abril de 2005, lo que se
considerará durante la semana.
Pero advirtió que la reducción de su número puede afectar el fomento de la
confianza, que incluye liberaciones de prisioneros marroquíes e intercambios de
visitas familiares, asi como la gestión del conflicto.
Por el momento, la zona de responsabilidad de la misión se ha mantenido en calma
sin indicios de intentos de reanudar las hostilidades.





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2. SAHARA-ESPAÑA-ARGELIA
   -EUROPA PRESS: Moratinos recibe mañana a su homólogo argelino con el Sáhara
como tema principal de la agenda
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041025154100&tabID=1&ch=\
69

España/Argelia.- Moratinos recibe mañana a su homólogo argelino con el Sáhara
como tema principal de la agenda

MADRID, 25 Oct. (EUROPA PRESS) -

El ministro argelino de Asuntos Exteriores, Abdelaziz Beljadem, viajará mañana a
Madrid donde, en el marco de los contactos habituales que España mantiene con el
país norteafricano, "vecino y socio estratégico", se reunirá con su homólogo
español, Miguel Angel Moratinos, según informó hoy el Ministerio de Asuntos
Exteriores en un comunicado. La cuestión del Sáhara será el tema principal de
la agenda, así como las relaciones bilaterales.

Durante la reunión de mañana, ambos ministros tratarán "tanto cuestiones
bilaterales como las cuestiones regionales e internacionales de mayor
actualidad", según el Ministerio.

Argelia es uno de los países implicados en el proceso de paz en el Sáhara
occidental, siendo el principal valedor del Frente Polisario. El encuentro se
produce precisamente cuando esta semana el Consejo de Seguridad de la ONU debe
decidir si amplía el mandato de su Misión para el Sáhara Occidental (MINURSO),
que concluye el 31 de octubre.

Asimismo, Argelia es uno de los países que forman parte del Proceso de
Barcelona, lanzado en 1995 entre la Unión Europea y los países de la cuenta
mediterránea. El actual Gobierno español desea celebrar el año próximo un nuevo
encuentro euromediterráneo con motivo del décimo aniversario de esta histórica
cita.

Con su visita, Baljadem devuelve la que a su vez realizó el jefe de la
diplomacia española a Argel el pasado 3 de mayo. Según el Ministerio de
Exteriores, este viaje "se encuadra en el programa de contactos fluidos e
intensos entre los ministros de los dos países". En sus seis meses en el cargo,
Moratinos ha mantenido ya tres encuentros con su homólogo argelino y el de
mañana será el cuarto.

Mañana, Abdeljadem será recibido en primer lugar por el presidente del Gobierno,
José Luis Rodríguez Zapatero. Luego mantendrá una reunión de trabajo con
Moratinos a las 15:00 horas, a la que seguirá una rueda de prensa conjunta de
ambos a primera hora de la tarde. Por último, el ministro argelino será
recibido en audiencia por el Rey Juan Carlos I.


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   -EFE: Belkhadem inicia mañana en Madrid una visita oficial
http://www.efe.es/includesasp/noticias.asp?opcion=6&id=7171156

Belkhadem inicia mañana en Madrid una visita oficial Argel, 25 oct (EFE).- El
ministro argelino de Asuntos Exteriores, Abdelaziz Belkhadem, llegará mañana,
martes, a Madrid, en una visita oficial invitado por su homólogo Miguel Angel
Moratinos, indicaron hoy fuentes oficiales en Argel Esta visita forma parte del
marco de "diálogo y concertación continuos entre los dos países", precisaron las
mismas fuentes.
La estancia de Belkhadem en España será una oportunidad para analizar con
Moratinos "las relaciones bilaterales y las cuestiones regionales e
internacionales de interés mutuo".
El jefe de la diplomacia argelina será recibido por el Rey Juan Carlos, así como
por el jefe del gobierno español, Jose Luis Rodríguez Zapatero, dijeron las
fuentes oficiales argelinas. EFE


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3. SÁHARA-TERRITORIOS OCUPADOS-ESTRATEGIA ECONÓMICA DE COMPLICIDAD EN LA
OCUPACIÓN
- AFROL NEWS: Nueva línea de transporte de carga entre Canarias y Sáhara
Occidental
http://www.afrol.com/es/articulos/14619

Economía - Desarrollo
Nueva línea de transporte de carga entre Canarias y Sáhara Occidental
afrol News, 25 de Octubre - La empresa canaria Naviera Armas ha ampliado sus
destinos a África Oeste al inaugurar una nueva línea de transporte marítimo de
carga entre Las Palmas de Gran Canaria y el puerto saharaui de Dakhla. La nueva
línea, que en principio operará quincenalmente, combina su servicio regular con
el puerto mauritano de Nouadhibou, en Mauritania, cubriendo el trayecto en 20
horas.
La empresa naviera ha inaugurado su nueva línea de carga con el puerto saharaui
de Dakhla - antigua Villa Cisneros - con el buque Caribbean Trailer. El
carguero realizó su primer viaje para comprobar la operativa del puerto,
transportando material de construcción y cajas de cartón a Dakhla, para luego
recoger pescador congelado con destino al puerto de Las Palmas.

El Caribbean Trailer combina su servicio regular con el puerto mauritano de
Nouadhibou (Mauritania) con esta nueva oferta. Naviera Armas es pionera en el
transporte a la vecina Mauritania y ahora lo vuelve a ser en el puerto más
importante de Sáhara Occidental.

El buque cuenta con 98 metros de eslora, quince de manga y 340 de GT, alcanzando
una velocidad de doce nudos. Su capacidad de carga es de 50 contenedores de
cuarenta pies o de 110 de veinte pies.

El nuevo puerto de Dakhla, que es una importante base pesquera, ha sido
acondicionado con una rampa preparada para el Caribbean Trailer y para buques
de mayor porte. El puerto está situado a cinco kilómetros al sur de la ciudad,
unido por un puente de acceso de 1.500 metros a la zona Este de la península de
Río de Oro y cuenta con una gran explanada para las maniobras de carga y
descarga de mercancías.

Naviera Armas tiene previsto una frecuencia quincenal entre Las Palmas y Dakhla,
que puede convertirse en semanal si así lo requiere la demanda. El buque cubre
la distancia entre los dos puertos en veinte horas.

La empresa naviera, que opera desde hace más de 60 años en las Islas Canarias,
mantiene además rutas entre las islas del archipiélago canario, donde también
oferta cruceros para turistas.

A nivel internacional, además de Mauritania y ahora Sáhara Occidental, Naviera
Armas cuenta con líneas de transporte de pasajeros y mercancías entre las Islas
Canarias y Cabo Verde, donde cuenta con dos destinos: Porto Novo, en la isla de
Santo Antão y Mindelo, en la isla de São Vicente.
By staff writer
© afrol News

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4. ESPAÑA-MARRUECOS
- YAHOO NEWS: El PP presenta una proposición no de ley para regular las
relaciones marítimas con Marruecos
http://es.news.yahoo.com/041025/4/3pocp.html
España/Marruecos.- El PP presenta una proposición no de ley para regular las
relaciones marítimas con Marruecos
MADRID, 25 (EUROPA PRESS)
El Partido Popular ha presentado una proposición no de ley, para su debate
mañana en la Comisión de Asuntos Exteriores, en la que solicita al Gobierno que
impulse las negociaciones con Rabat para delimitar "formalmente" todas las
fronteras marítimas entre ambos Estados, según un comunicado hecho público
hoy.
El Grupo Parlamentario Popular en el Congreso considera urgente que se llegue a
"un acuerdo que delimite claramente las fronteras marítimas entre España y
Marruecos de conformidad con el Derecho Internacional".
Por ello, solicita al Gobierno que impulse las negociaciones que permitan
"llegar a un acuerdo con Marruecos que delimite formalmente todas las fronteras
marítimas hispano-marroquíes". Además, piden al Ejecutivo de Zapatero que
asiente la equidistancia "como principio básico de delimitación del espacio
marítimo entre los dos países".
En la exposición de motivos, el PP destaca que de las 22 fronteras marítimas
sólo tres están claramente definidas y aceptadas por las partes implicadas, y
de las 19 fronteras por definir, nueve lo son con Marruecos.
Asimismo, señala que el pasado 29 de julio, el Gobierno marroquí autorizó a dos
compañías petroleras australianas y a una británica la prospección petrolífera
en aguas que España considera suyas por rodear a Melilla, las islas Chafarinas
y la Isla de Alborán. En este sentido, el grupo parlamentario del PP pide al
Gobierno que solicite a Marruecos información detallada sobr estas
autorizaciones
Al mismo tiempo, una empresa española está esperando que el Gobierno apruebe una
normativa que le permita perforar en aguas que Marruecos reivindica como suyas.




&#61663;--------------------------FINAL DEL
MENSAJE---------------------------------------&#61664;

#2995 De: arso <arso@...>
Fecha: Lun, 25 de Oct, 2004 7:07 pm
Asunto: Media francophones/ Sélection de presse du 25.10.04
arso2fr
Sin conexión Sin conexión
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AVERTISSEMENT
Cette liste de diffusion a pour but de rassembler un éventail le plus complet possible  des publications ayant trait au conflit du Sahara Occidental dans son contecxte régional et international. Les informations contenues dans les articles reproduits ne sont pas forcément véridiques. Il ne nous est pas possible de procéder à des vérifications ou contre-enquêtes et l'immédiateté de la diffusion ne le permettrait  pas. Au lecteur de juger de la crédibilité des sources. Nous relevrons cependant que l'expérience a montré que  l'Agence de presse marocaine MAP diffuse régulièrement des informations totalement fausses. Que les lecteurs en prennent bonne note.
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AFRICATIME relance encore un SONDAGE sur le Sahara Occidental
Question: Quel doit être le statut du Sahara occidental ?
http://www.africatime.com/maroc/
Réponses possibles:
...Un Etat indépendant
...Un térritoire marocain
...Un térriroire algérien
...Un territoire espagnol
...Une zone algéro-marocaine
...Autre
...Sans avis

C'est le 3ème sondage en un mois, le précédent posait la question : Le roi Mohammed VI doit-il reconnaître la République sahraouie ?
Il a été retiré du site à 2 reprises et toutes traces effacées des archives. Divers surfeurs ont signalé des irrégularités. Ces sondages ne sont aucunement fiables et sujets à des manipulations. PAS SERIEUX !!!!!
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APPEL URGENT : un passeport et des soins médicaux pour ALI SALEM TAMEK.

http://www.afapredesa.org/Comunicados/fr_campagne_passeport_TAMEK_22_10_04.htm

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S O M M A I R E

1. SAHARA - ONU - RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL ( SUITE)
AUJOURD'HUI LE MAROC: Prorogation de six mois du mandat de la Minurso
AL BAYANE (Ma): Rapport de Kofi Annan . Sahara : Aucune parade à la solution politique
L'EXPRESSION  (ALG.): Le pessimisme de Kofi Annan
MAP: La souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud ne peut faire l'objet de négociations, affirme Abbas El Fassi
L'ECONOMISTE (Ma): ?Sahara: Le ras-le-bol de Kofi Annan
LIBERATION (Ma): Sahara marocain: Maturité onusienne après 29 ans de conflit

2. SAHARA - ALGERIE- MEDIATION NEPAD
EL MOUDJAHID ( Alg): Intervention du Président Bouteflika lors du dîner-débat en marge de la réunion sur le NEPAD à Johannesburg . "Nous sommes des hommes de paix"
EL MOUDJAHID (Alg): Sahara occidental. Les vérités de Bouteflika
ANGOLAPRESS: Bouteflika ouvert à une médiation Nigeria-Sénégal-Afrique du Sud
AL BAYANE (Ma): Sahara marocain . Bouteflika : une troïka africaine peut prendre des initiatives

3. ESPAGNE - SAHARA
LA TRIBUNE (Alger): Moratinos évoque à Nouakchott une "dynamique de dialogue" pour le déblocage de la situation

4. ALGERIE - MAROC - SAHARA
LA TRIBUNE ( Alg): Le président de la République répond aux supputations du royaume voisin "L'Algérie ne déclarera jamais la guerre au Maroc"
LE QUOTIDIEN D'ORAN ( Alg): La sagesse comme courage
APS: M. Belkhadem réaffirme à Paris qu'il n'y a pas de crise entre l'Algérie et le Maroc
L'OPINION (Ma): L'Algérie étend son espionnage spatial sur le Maroc

5. ALGERIE - ESPAGNE
APS: M. Belkhadem en visite officielle mardi en Espagne

6. ALGERIE -  SAHARA - PLAN BAKER
LIBERTE (Alg): Abdelaziz Belkhadem l'a affirmé à El Pais. Le plan Baker "n'est pas modifiable"

7. AFRIQUE DU SUD - MAROC - SAHARA
LA TRIBUNE(Alg): Dans une lettre à Mohamed VI, Thabo Mbeki accuse : "Le Maroc dénie au peuple du Sahara occidental son droit à l'autodétermination"

8. MAROC - SAHARA - BLA-BLA ! !
LE MATIN (Ma): Point de vue : Sahara l'amnésie historique
L'OPINION (Ma): Conférence sur " L'évolution du dossier du Sahara : Réalité et perspectives " à la Fondation Allal El Fassi). M. M'hamed Boucetta :La solution à la question du Sahara passe par la politique de régionalisation globale qu'il convient de constitutionnaliser
L'OPINION (Ma): A l'émission "Al Ittijah Al Moâkiss" d'"Al Jazeera"). Hassan Abdelkhalek met à nu les contradictions des thèses de l'Algérie

9. MAROC - DROITS HUMAINS
MAP: Le Maroc présente son 5ème rapport périodique devant le comité des droits de l'Homme à Genève

10. MAROC- ESPAGNE - ECONOMIE
MAP - RECTIFICATION: La nouvelle diffusée par la MAP du 22.10.04 "Nouvel  échec des séparatistes à la 4-ème foire internationale  de San Mateo (Iles Canaries) "
MAP: Canaries : Les hommes d'affaires boycottent le Maroc

11. ALGERIE - AFRIQUE - TERRORISME INTERNATIONAL
LE COURRIER INTERNATIONAL (Revue de presse  Afrique): Mobilisation pour lutter contre le terrorisme
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1. SAHARA - ONU - RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL ( suite)

AUJOURD'HUI LE MAROC
Prorogation de six mois du mandat de la Minurso
Date de publication : 25-10-2004
URL de L'article: http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22041

Pas d'accord en vue sur le Sahara, a indiqué Kofi Annan dans le rapport, présenté vendredi au Conseil de sécurité. Le secrétaire général de l'ONU a demandé la prorogation de six mois du mandat de la Minurso, tout en désignant l'Algérie comme un acteur dans le conflit.

L'escalade sur le Sahara marocain ne profite pas à la paix. Le constat a été établi par Kofi Annan dans son rapport sur la situation au Sahara, présenté vendredi au Conseil de sécurité. "Lorsque j'ai présenté mon précédent rapport, en avril 2004, il n'y avait pas d'accord entre les parties sur le Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental.
Un tel accord semble plus lointain aujourd'hui. Il n'existe pas non plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle". C'est clair et net, même si l'expression "peuple du Sahara" est très peu conforme à la réalité du terrain. Elle n'est pas toutefois aussi connotée que cette pseudo-entité de "peuple sahraoui", créée par l'Algérie. Les raisons de l'impasse, Kofi Annan les explique par les divergences des parties en conflit. La position du Maroc est sans ambiguïté : il est "prêt à négocier un statut d'autonomie mutuellement acceptable qui permettrait à la population du Territoire d'administrer ses propres affaires, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume", indique le secrétaire général de l'ONU. Celle de l'autre camp est bien connue : application du plan de James Baker.
La nouveauté du rapport réside toutefois dans le fait qu'il souligne, comme une chose allant de soi, la responsabilité d'Alger dans le conflit. A ce sujet, les propos de Kofi Annan marquent un tournant des Nations Unies dans l'appréhension des parties en conflit. L'Algérie a perdu son statut d'observateur pour revêtir celui d'acteur. Kofi Annan précise en effet que "le front polisario maintient son appui au Plan de paix, la position de l'Algérie reste également inchangée". Le secrétaire général de l'ONU ajoute : "ceux-ci (c'est-à-dire l'Algérie et le polisario) sont tous deux opposés à l'examen d'un aspect quelconque du Plan de paix, à moins que le Maroc n'accepte de le soutenir". L'énergie qu'Alger investit dans le dossier du Sahara s'est révélée à double tranchant. Son implication totale dans le conflit, l'impressionnante mobilisation de sa diplomatie pour contrarier l'intégrité territoriale du Maroc prouve, même si Alger s'en défend, que son attitude n'est pas celle d'un pays attachée à une prétendue position de principe. En la citant comme un acteur dans le conflit, Kofi Annan prouve que le mémorandum, adressé par le Maroc aux Nations Unies, n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Kofi Annan déplore au demeurant "la récente escalade dans les diatribes publiques émanant des parties et de la région et leur demande instamment de faire preuve de la plus grande retenue". Par ailleurs, le rapport comporte un autre élément inédit. Le secrétaire général de l'ONU y fait part de sa préoccupation devant les réseaux de passeurs d'émigrés clandestins qui prospèrent dans la partie du territoire algérien où campe le polisario.
Le secrétaire général de l'ONU ajoute que c'est le polisario qui l'a informé de l'existence de deux groupes de clandestins originaires du Pakistan et du Bangladesh. "Les deux groupes ont affirmé qu'ils avaient été abandonnés dans le désert par leurs guides, lesquels leur avaient promis le passage en Europe". La mention par le polisario de ces clandestins intervient après l'arrestation, au mois de septembre, par les autorités mauritaniennes de125 candidats à l'émigration clandestine. Ils s'apprêtaient à s'introduire au territoire marocain à bord de véhicules appartenant à des bandes du polisario. Le risque que le polisario ne transforme la région en plate-forme de tous les trafics est réel. Et la communauté internationale devrait davantage s'en préoccuper.
Kofi Annan a également rappelé qu'il reste encore "412 prisonniers, dont certains sont détenus depuis plus de 20 ans". Il a lancé un nouvel appel au polisario pour qu'il libère tous les prisonniers de guerre marocains. Il a conclu son rapport par la recommandation de proroger le mandat de la Minurso pour une nouvelle période de six mois, jusqu'au 30 avril 2005.
Publié par : Aziz DAKI

AL BAYANE (Ma)
Rapport de Kofi Annan . Sahara : Aucune parade à la solution politique
(10/25/2004) http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=44171
Le SG de l'Onu a déclaré, dans son dernier rapport sur la Sahara marocain, que Alvaro de Soto doit continuer à travailler pour "parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable"
La perspective d'un accord sur un plan de paix pour l'autodétermination au Sahara semble plus lointain aujourd'hui qu'en avril dernier, estime le Secrétaire général de l'ONU dans son dernier rapport sur le Sahara, qui recommande le maintien des forces actuelles de la Minurso.
Le Maroc "était prêt à négocier un statut d'autonomie mutuellement acceptable qui permettrait à la population du Territoire d'administrer ses propres affaires, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume", a souligné le SG dans son rapport rendu public vendredi dernier.
Mais, "le Front Polisario et l'Algérie sont tous deux opposés à l'examen d'un aspect quelconque du Plan de paix, à moins que le Maroc n'accepte de le soutenir."
Par ailleurs, Kofi Annan a rappelé qu'à la suite de la démission de son Envoyé personnel, il demandé à son nouveau Représentant spécial pour le Sahara, Alvaro de Soto, de "continuer à travailler avec les parties et les États voisins en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permettrait au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination". Cette déclaration déboute clairement la diplomatie algérienne qui ¦uvre pour le renvoi pur et simple du représentant spécial du SG de l'Onu pour le Sahara.
Le SG de l'Onu a, par ailleurs, lancé "un nouvel appel au Front Polisario pour qu'il libère tous les prisonniers de guerre marocains qu'il continue de détenir". Kofi annan a rappelé qu"il reste encore 412 prisonniers, dont certains sont détenus depuis plus de 20 ans. Il a réitéré donc son appel au Front Polisario, "afin qu'il accélère la libération de tous les détenus restants, conformément au droit international humanitaire et aux nombreuses résolutions du Conseil de sécurité et déclarations de son Président".
Le rapport n'a pas manqué de traduire la préoccupation du SG de l'Onu quant à l'apparition, dans la zone tampon fortement minée, de migrants clandestins, dont certains demeurent occasionnellement égarés sans moyens de subsistance appropriés pendant de longues périodes, rappelant que des groupes de migrants clandestins sont hébergés par le Polisario.

L'EXPRESSION  (ALG.)
Le pessimisme de Kofi Annan
25 octobre 2004 - http://www.lexpressiondz.com/T20041025/ZA7-14.htm

La secrétaire général de l'ONU a montré beaucoup de pessimisme quant à une solution rapide du conflit sahraoui.

Kofi Annan n'y est pas allé par trente-six chemins en laissant entendre d'emblée, dans un rapport au Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, que la solution de ce conflit lui semble plus que jamais éloignée. M.Annan a ainsi déclaré: "Lorsque j'ai présenté mon précédent rapport en avril 2004, il n'y avait pas d'accord entre les parties sur le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental" (...) "Un tel accord apparaît plus lointain aujourd'hui. Il n'existe pas non plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle." Le mot est lancé, il y a donc, selon le secrétaire général de l'ONU, "une impasse" dans la prise en charge du dossier sahraoui, lequel évoque également la possible réduction de la force d'observation onusienne du cessez-le-feu au Sahara occidental. Sans que l'on puisse assimiler cette déclaration à un désengagement de l'ONU de l'affaire sahraouie, il est loisible d'estimer que M. Annan - qui n'a pas usé de toutes les possibilités que lui offre la Charte de l'ONU pour trouver une solution à ce genre de problème - fait la part belle au Maroc qui ne semble pas demander plus qu'un gel en l'état indéterminé de la question, continuant tranquillement d'occuper le territoire sahraoui sans possibilité pour le peuple du Sahara occidental de se prononcer sur son avenir. Or, les Nations unies en adoptant la résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 avaient clairement condamné le colonialisme et toutes les pratiques de ségrégation et de discrimination dont il s'accompagne, sous quelque forme et en quelque endroit qu'ils existent, de même que la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés, (résolution 1514 sus-citée) de l'Assemblée générale, affirme et proclame solennellement la nécessité d'y mettre rapidement et inconditionnellement fin. Cela a été fait ailleurs dans des cas similaires à celui du Sahara occidental, singulièrement au Timor-Est, alors occupé par l'Indonésie. C'est le Conseil de sécurité qui avait, au début de ce millénaire, obligé Jakarta à organiser un référendum d'autodétermination pour le peuple timorais. Pourquoi ce qui a été possible (ou rendu possible) au Timor-Est ne pouvait-il pas l'être au Sahara occidental? Le Maroc serait-il plus puissant que ne l'était l'Indonésie pour faire plier la communauté internationale à ses desiderata? Certes non ! Il y a là un cas flagrant d'occupation d'un territoire étranger de la part du Maroc, et le Conseil de sécurité de l'ONU est suffisamment équipé en l'occurrence pour faire respecter par Rabat les résolutions de l'ONU sur cette question de décolonisation. La question n'est pas en effet d'imposer une solution, comme le déclarent certaines parties, indirectement intéressées par le dossier, mais de faire appliquer par le Maroc toutes les lois internationales afférentes à un dossier qui demeure une question de décolonisation et non point, comme tente de le faire accroire le royaume chérifien, un contentieux algéro-marocain soluble dans des négociations entre Alger et Rabat. Les efforts de Paris, et accessoirement ceux de Madrid, tentant d'accréditer la bilatéralité algéro-marocaine du dossier sahraoui ayant échoué, il faut revenir à la réalité qui reste la prise en charge totale de la question du Sahara occidental par l'ONU en amont et en aval, tant il est vrai que l'organisation d'un référendum d'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental reste du seul ressort des Nations unies et d'elles seules, comme cela avait été le cas au Timor-Est et dans d'autres contrées confrontées à ce type de problème (cf. le Kosovo pris en charge par l'ONU, qui y a organisé samedi des élections législatives). Depuis des décennies, et singulièrement depuis l'accord de cessez-le-feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, parties belligérantes au Sahara occidental, Rabat n'a fait que gagner du temps, acceptant les accords d'Houston, et diverses résolutions, pour ensuite revenir sur ses engagements et même dénoncer des accords qu'il a cosignés. Les dérobades du Maroc sont connues de tous sans que cela fasse agir ou réagir notamment les Nations unies. Ne pas imposer une solution au Maroc certes, alors c'est le Maroc qui, tout en bafouant les lois internationales, continuera à gérer à sa guise un territoire ne lui appartenant pas. Or, cette occupation marocaine du Sahara occidental ne crée pas, et ne créera jamais quelle que soit sa durée, la légitimité du Maroc sur ce territoire car viendra un jour ou il faudra bien rendre des comptes. Il est curieux à ce propos d'entendre le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, dire à propos de l'occupation de Gibraltar par la Grande-Bretagne qu' "il est très étrange que l'on commémore dans l'Union européenne, en plein XXIe siècle, l'occupation d'une partie d'un Etat membre par un autre". En effet, mais cette étrangeté s'applique aussi bien à l'Espagne qui, en plein XXIe siècle, occupe des territoires qui ne sont pas les siens, Ceuta et Melilla, villes marocaines, de même que le Maroc qui occupe lui aussi un territoire non autonome, le Sahara occidental.
Quand le consensus ne parvient pas à solutionner un problème de cet ordre, le mieux est encore de faire appliquer le droit international, qui reste le droit des peuples à l'autodétermination et à l'indépendance, qui est le seul moyen d'arriver à une issue pacifique et cette obligation reste de la responsabilité pleine et entière des Nations unies qui sont tenues d'assurer à tous les peuples colonisés le droit à s'autodéterminer et à se prononcer sur leur devenir.
Karim MOHSEN

MAP
La souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud ne peut faire l'objet de négociations, affirme Abbas El Fassi   
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/abbas%20fassi_sahara_dev.htm
Fès, 24/10/04- La souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud ne peut faire l'objet de négociations, a affirmé le secrétaire général du parti de l'Istiqlal (PI), M. Abbas El Fassi, soulignant que la question du Sahara marocain est une priorité nationale qui concerne l'ensemble du peuple marocain.

Intervenant samedi soir lors d'une conférence sur "la lutte du Parti de l'Istiqlal pour la démocratie et l'intégrité territoriale", organisée par les sections régionales du parti, M. Abbas El Fassi a rappelé qu'au lendemain de l'indépendance, les tribus du Sahara avaient tenu spontanément à renouveler la Baiâa à feu SM Mohammed V, exprimant ainsi leur fidélité et loyalisme au trône Alaouite et à leur identité marocaine.

Mettant en exergue la réalité historique du Sahara marocain, M. Abbas El Fassi a insisté sur l'attachement indéfectible du peuple marocain à la souveraineté territoriale du Royaume. Plusieurs rois du Maroc sont originaires des provinces du Sud, a-t-il précisé citant à titre d'exemple les dynasties des Almoravides et des Almohades.

Concernant la reconnaissance par l'Afrique du Sud de la fantomatique "RASD", M. El Fassi a souligné "qu'on ne doit pas qualifier cette action d'échec diplomatique", soulignant l'impératif d'une mobilisation des partis politiques et de la société civile pour qu'ils puissent jouer pleinement leur rôle dans la défense et la sensibilisation à la cause nationale aux côtés de la diplomatie.

Il ne faut pas oublier que depuis 1989, quelque 34 pays ont retiré leur reconnaissance à cette entité fantoche, a rappelé M. Abbas El Fassi réitérant que le Maroc a remporté une victoire diplomatique lors du vote de la quatrième commission de l'Assemblée générale de l'ONU sur une proposition algérienne.

Ainsi, sur les 191 pays membres des nations unis, 89 pays se sont abstenus dont les 5 pays membres permanents, les pays arabes à l'exception de l'Algérie a-t-il expliqué.

Après avoir affirmé que tout le peuple marocain est tenu par le serment de l'esprit de la Marche verte, M. Abbas El Fassi a rappelé les efforts déployés pour garantir l'essor des provinces du Sud, soulignant que le gouvernement a présenté dernièrement un programme de développement du Sahara d'une valeur totale de 700 milliards de cts.

Traitant de l'importance du renforcement de la régionalisation, M. Abbas El Fassi a fait part de la possibilité d'accorder progressivement davantage de prérogatives aux provinces du Sud, à travers les conseils régionaux provinciaux et locaux.

S'agissant du "forum de l'Avenir", prévu prochainement au Maroc, le leader du Parti de l'Istiqlal a souligné que le choix du Royaume pour abriter cette manifestation s'explique par sa renommée et son choix pour la consécration de la démocratie. Le "forum de l'avenir", a précisé, M. El Fassi qui réunira notamment les pays du G8, des pays arabes, le Pakistan et la Turquie constituera une plate-forme de dialogue dans les domaines économiques, sociales et politiques et permettra au Maroc de défendre davantage la cause de l'intégrité territoriale.

L'ECONOMISTE (Ma)
?Sahara: Le ras-le-bol de Kofi Annan
 http://www.leconomiste.com/article.html?r=4
· La situation pire qu'en avril dernier
· L'ONU s'inquiète du trafic humain dans la région
Kofi Annan est excédé et pessimiste. La perspective d'un accord sur un plan de paix "semble encore plus lointain aujourd'hui qu'en avril dernier", dit-il dans son dernier rapport diffusé le 22 octobre. Pis, "il n'existe pas non plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle", poursuit le Secrétaire général de l'ONU. Ce n'est pas dans ses habitudes, lui dont les déclarations sont généralement optimistes et proactives. Son dernier rapport au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara adopte un ton grave et rappelle celui d'il y a quelques années, où, dépassé, il s'inquiétait (voire tempêtait) du temps et de l'argent perdus dans le conflit du Sahara, et vainement.
Les Nations unies n'en peuvent plus d'un dossier qui traîne depuis trente ans et dont chaque rebondissement aboutit à un statu quo, voire à l'impasse et qui prolonge à n'en plus finir le mandat de la Minurso. Kofi Annan a d'ailleurs vivement recommandé la reconduction du mandat de la Minurso pour six autres mois. Mais force est de constater, comme l'ajoute le rapport, qu'il n'y a aucune évolution, depuis 1991!
Nul besoin d'un dessin pour comprendre le ton intransigeant de Kofi Annan adopté dans ce rapport, et dont un communiqué daté d'hier fait état. La surenchère d'Alger et de Rabat ces derniers mois n'a pas été des plus fructueuses. Elle aura au final agacé les Nations unies qui ne voient dans l'attitude des deux pays voisins qu'"un manque de retenue". Annan parle de "diatribes publiques émanant des parties". "Je tiens à exprimer ma profonde préoccupation au sujet de la récente escalade dans les diatribes publiques émanant des deux parties et de la région et leur demande instamment de faire preuve de la plus grande retenue". Une petite revue de la presse maroco-algérienne de ces deux derniers mois fera comprendre pourquoi le SG de l'ONU demande impérativement une plus "grande retenue"ŠLes insultes cachées ou non à l'égard de l'un ou de l'autre des protagonistes n'ont pas manqué. Les choses donc ont empiré jusqu'à parler de guerre. Le Maroc et l'Algérie (et son protégé le polisario) "ne sont pas sur la bonne voie" pour résoudre ce conflit. L'Algérie et le polisario rejettent les nouvelles issues proposées après le départ de James Baker, s'accrochent encore à son plan.
Quant au Maroc, il répète encore et toujours son attachement à une solution d'autonomie du Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine. Alger a rejeté la médiation française et espagnole et accuse le Maroc de tous les torts, quand celui-ci, via sa presse, dénonce "la mauvaise foi" algérienne. Bref, si issue il y a, elle ne viendra qu'après un apaisement général et un rétablissement des relations maroco-algériennes Š En attendant, Kofi Annan "lance un nouvel appel au polisario pour qu'il libère tous les prisonniers de guerre marocains qu'il continue de détenir".
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Après le terrorisme, le trafic humain


Annan s'inquiète de "l'apparition (croissante) dans la zone-tampon, fortement minée, de migrants clandestins, dont certains demeurent occasionnellement égarés sans moyens de subsistance appropriés pendant de longues périodes". D'autant que ce phénomène " se déroule dans la zone d'opérations de la Minurso qui n'a ni le mandat ni les ressources nécessaires pour y faire face". "Cet aspect fait clairement partie intégrante d'un phénomène beaucoup plus vaste lié au trafic d'êtres humains dans la région", indique le rapport. Notons que, selon plusieurs observateurs, la région figure dans la zone noire du terrorisme international.
Mouna KADIRI

LIBERATION (Ma)
Sahara marocain: Maturité onusienne après 29 ans de conflit
25.10.04 - http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=1

Le rapport du secrétaire général de l'ONU sur le Sahara marocain enregistre les difficultés que l'organisation a rencontrées dans sa quête d'une solution consensuelle au conflit. Le document remis au Conseil de sécurité propose la prorogation du mandat de la Minurso pour les six prochains mois afin de continuer à superviser les opérations de cessez-le-feu et les autres missions à caractère humanitaire en coordination avec les HCR et CICR.
Ce délai de six mois aura d'ailleurs pour objectif fondamental de donner le temps nécessaire à M. De Soto, le représentant personnel du SG pour ce dossier en vue de parvenir avec les parties à une solution consensuelle acceptée par tous. M. Annan a appelé les parties notamment le Maroc et l'Algérie à se montrer coopératifs avec M. Alvaro. De Soto.
Le Conseil de sécurité devra ainsi se retrouver dans les prochains jours pour approuver le document de M. Annan et d'en faire une déclaration ou une nouvelle résolution. Cela surviendra au plus tard le 30 du mois courant.
Ainsi, la tension provoquée depuis le début de l'été par les man¦uvres de la diplomatie bouteflikienne n'aura finalement servi qu'à démystifier les thèses séparatistes et leurs adeptes. Cette tension actuellement à son summum devra s'apaiser dans les prochaines semaines. D'où, le moment propice pour la relance des véritables efforts afin de mettre à profit cette volonté de paix et de réconciliation que le Maroc affiche et qui, malheureusement, demeure sans réponse de la part des parties adverses.
L'ONU qui a eu d'abord à traiter en 1975 d'une question nationale marocaine d'extrême importance sans en réaliser la véritable portée et signification, se trouve aujourd'hui en meilleure position pour offrir une solution adéquate. Mais il a fallu 29 ans pour l'organisation internationale pour se détacher de ses propres dogmes, bureaucraties et Autres chroniques :
Omra: le calvaire des candidats continue  préjugés afin d'avancer vers une issue valable pour tous et qui s'insère dans une conception d'avenir pour la région nord-africaine.
Souhaitons que cette évolution positive longtemps attendue, soit irréversible pour ne pas connaître au gré des conjonctures des zones de turbulences aussi dangereuses, sinon pires que celle qui vient de s'achever cette semaine. Les Marocains, quasi-unanimes, se rendent compte avec une certaine amertume que leurs voisins algériens demeurent dominés par un pouvoir boumédiéniste déguisé. Un voisinage peu commode pour deux peuples qui se respectent et se solidarisent depuis toujours.
Adam CHARIF


2. SAHARA - ALGERIE- MEDIATION NEPAD

EL MOUDJAHID ( Alg)
Intervention du Président Bouteflika lors du dîner-débat en marge de la réunion sur le NEPAD à Johannesburg . "Nous sommes des hommes de paix"
25.10.04 - http://www.elmoudjahid.com/pdf/2004/10/25/html/menuhtml.htm
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, est intervenu, vendredi soir à Johannesburg, lors d'un dîner-débat organisé à l'issue du panel présidentiel sur le NEPAD, en présence de Chefs d'Etat africains, ministres, représentants d'ONG et de membres de la société civile où il a évoqué notamment les questions de la dette et du Sahara occidental.
Voici le texte intégral de cette intervention:

"Des questions ont été posées qui, sans aucun doute possible, ont été couvertes par la réponse du président de l'Union Africaine. Vous connaissez mon sens de la discipline et vous avez témoigné que dans les conférences internationales, j'ai souvent plaidé pour qu'il y ait un seul porte-parole au nom de la délégation, de toute la délégation africaine. Cela ne fut pas le cas parce que je connais mon ami Tabo M'beki qui est turbulent et je connais mon ami Wade qui est turbulent, lui aussi. A cause de leur turbulence, j'ai trouvé une espèce d'interstice pour dire que je n'ai rien à ajouter parce que Messieurs ont tout dit. Mais, en réalité je pensais que notre chef avait tout dit. Je crois que la première des questions qui a été posée dans cette salle, c'est une question qui me concerne personnellement plus que les autres Chefs d'Etat. Je voudrais rassurer ceux qui ont parlé des femmes et des jeunes, j'ai l'impression, douce illusion, que je suis le meilleur porte-parole de femmes et des jeunes dans mon pays, mais par voie de conséquence, si je le suis dans mon pays, je le suis en Afrique aussi.
Pour ce qui est du problème de la dette, j'ai eu l'impertinence de dire aux Grands de ce monde et à des responsables extrêmement importants des institutions internationales que pour ce qui est de l'effacement de la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés, ça ressemblait exactement à un médecin qui va voir son patient qu'il sait moribond. Il va le réconforter en lui disant : "Mon cher ami, tu peux mourir tranquille parce que ta dette, moi, je vais la prendre en charge". Les pays les plus pauvres et les plus endettés, ce sont les pays en cessation de paiement quand bien même on les égorgerait, ils n'ont pas un penny à payer.
Les Présidents qui sont autour de cette table appartiennent à des pays qui ne sont pas éligibles à l'effacement de la dette. Pour ce qui est de mon pays, je vous donne un exemple très simple que vous pouvez parfaitement comprendre. Supposez que l'Algérie se soit endettée à hauteur de 10 dollars. Elle a déjà payé 26 dollars pour voir sa dette passer de 10 dollars à 9 dollars. Je ne sais pas si mon raisonnement est accessible et si vous avez compris. Là, mon pays s'est endetté à hauteur de 10 dollars, il a déjà payé 26 dollars et les 10 dollars ne sont que 9 dollars actuellement. C'est juste, ce n'est pas juste, c'est équitable, ce n'est pas équitable, je ne crois pas que ce soit des problèmes de morale ou des problèmes, même de simple politique. C'est des problèmes de comptabilité aussi et des comptabilités particulièrement rigoureuses.
Je voudrais dire à ce sujet que nous avons proposé, dans des batailles épiques, et je crois que le professeur Wadé - je l'appelle professeur Wadé parce que mon affection est telle pour lui que j'ai du respect à la fois pour l'homme et pour la science qui est la sienne-avait pris à c¦ur de nous faire une étude exhaustive sur la dette africaine, et de nous dire que certains de nos pays avaient payé, peut-être, de fausses factures comme étant des dettes véritables.
Notre ignorance dans ce domaine est telle que nos attendons que le professeur Wadé organise cette Conférence africaine pour nous permettre de mieux comprendre les sentiers tortueux de la dette mais, pour ce qui me concerne, je dois dire que nous sommes allés voir les gens à qui nous devons de l'argent, à qui nos pays doivent de l'argent, nous ne devons de l'argent à personne en tant que personne humaine, mais à qui nos pays doivent de l'argent.
Nous avons proposé l'effacement de la dette, ça n'a pas été accepté, nous avons proposé l'effacement d'une partie de la dette, ça fait l'objet d'études interminables, nous avons proposé la reconversion de la dette, on a dit on peut étudier cela, nous avons demandé la reconversion de la dette dans le cadre culturel et social, on nous dit vous avez oublié quelque chose, nous avons dit d'accord nous voudrions vous voir reconvertir la dette dans le cadre économique, nous allons y réfléchir, nous a-t-on dit.
Ceci dit, si j'ai simplifié les choses c'est pour vous dire, qu'elles sont particulièrement faciles entre créditeur et débiteur. Ne croyez pas que nos rencontres avec nos partenaires américains, européens, asiatiques sont des rencontres tout à fait sociales et conviviales. Elles restent très amicales. Elles restent dans le cadre de l'urbanité et de ce que l'on peut avoir comme relations civilisées entre hommes. Je crois que nous faisons ce que nous pouvons en utilisant tous les arguments possibles, et si je me rappelle de ce qui s'est passé dans la Conférence du Caire entre les Chefs d'Etat européens et les Chefs d'Etats africains, je dois dire que c'est, sans aucun doute possible, après notre réunion tenue à Johannesburg, précisément depuis 1962, que mon pays est indépendant, c'est la plus grande séance de psychothérapie collective à laquelle j'ai assisté personnellement et en tant que ministre des Affaires étrangères et en tant que Chef d'Etat . Les Africains ont sorti tous les dossiers depuis l'esclavage jusqu'au pillage des ressources jusqu'à la fuite des cerveaux, puisque nous sommes exportateurs, non seulement des capitaux, mais aussi de matière grise.
Les Européens se sont défendus du mieux qu'ils pouvaient, mais je dois dire que tout ce- ci n'a pas été inutile. Nous parlons de plus en plus sérieusement et il est important que l'Afrique, qui était complètement marginalisée à Seattle, soit maintenant un partenaire à part entière du G8, à part entière de toutes les puissances aussi bien américaine, asiatique, qu'européenne. Pour parler d'égal à égal des problèmes les plus sérieux du monde et pour parler également des solutions possibles, car la politique est et restera toujours l'art du possible.
Un jour, sans aucun doute possible, comme l'expliquait le Président Wadé tout à l'heure, nous essayerons, à travers lui, et à travers le Président de l'Union Africaine de trouver moyen de réduire le gap technologique qui existe entre les pays hautement informatisés et les autres et nous, nous sommes les autres.Vous le savez bien, et bien dans ce domaine aussi de la dette nous trouverons des solutions. Elles ne seront pas révolutionnaires, elles ne seront pas radicales, elles soulageront progressivement nos pays et vous aurez constaté que dans l'exposé que j'ai fait sur la situation de la santé et de l'éducation dans le continent africain qu'il y avait des efforts qui ont été faits et je dois rendre hommage à nos partenaires qui nous ont aidés, mais je continue à dire que c'est insuffisant.
Le fait de dire que c'est insuffisant ne signifie pas du tout que je refuse ce que l'on nous offre maintenant, c'est quelque chose que nous ne pouvons pas refuser, mais nous reviendrons à la charge autant de fois qu'il faudra pour réaliser les objectifs que nous nous sommes fixés dans le cadre africain.
Ayant répondu aux questions les plus simples, je voudrais maintenant m'adresser à mon ami et frère de la société civile du Sénégal. D'abord, il me reproche une amitié, ça ne me rajeunit pas beaucoup, mais qui aura bientôt un demi-siècle entre le Président Wadé et moi-même. Renier cette amitié c'est se renier soi-même. Etre un ami avec quelqu'un ne signifie pas qu'on peut être d'accord sur tout et même des frères jumeaux ne peuvent pas être d'accord sur tout. L'amitié, précisément dans ce cas précis, nous permet d'être en désaccord sur des problèmes fondamentaux, mais l'amitié implique que chacun de nous postule que l'autre est sincère dans sa façon de poser le problème et que c'est un point de vue qu'il faut écouter attentivement et avec respect.
Ayant mis à l'abri mon ami Wadé et davantage l'affection que je lui porte, je voudrais vous dire que l'Algérie est un pays qui a accédé à l'indépendance après bientôt huit ans de guerre, un million et demi de morts. Le continent africain en est témoin, ne pouvait, au lendemain de l'indépendance, faire qu'une politique de principe. Après huit ans de guerre, nous avons accepté aux accords d'Evian avec les Français, que notre pays aille à l'autodétermination et qu'il choisisse s'il voulait être algérien ou pas et nous avons fait confiance à notre peuple et notre peuple s'est prononcé.
Cette politique de principe est devenue un dogme religieux pour nous. Nous l'avons défendue d'abord dans notre continent pour toutes les colonies de notre continent sans exception, sauf quand il s'est agi de choisir d'autres voies pour permettre à tel ou tel autre pays d'accéder à l'indépendance.
Ce principe est l'un des principes cardinaux de la Charte de l'Organisation des Nations unies, je n'ai pas eu le privilège d'être l'un des rédacteurs, mais je crois qu'elle fait le consensus de la communauté internationale et l'Algérie appartient à ce consensus.
Ce consensus stipule que tous les peuples non autonomes ont le droit à l'autodétermination, autodétermination ne signifie pas nécessairement indépendance, autodétermination signifie le libre choix de chacun de ce qu'il veut devenir.
Dans ce cas précis, autrefois dans une vie antérieure en tant que ministre des Affaires étrangères, je gérais ce problème devant les Nations unies en même temps que le Surinam, que Belize que Brunei et que Timor et sur les cinq territoires non autonomes. Vous pouvez vérifier les archives des Nations unies, vous trouverez la même résolution d'autodétermination du peuple de Brunei, du peuple du Surinam, du peuple du Timor, du peuple de Belize et du peuple du Sahara occidental.
J'ajoute ceci, c'est que l'Organisation de l'Unité Africaine a consacré, a sanctifié un principe cardinal à cause des conflits frontaliers et le mien en a vécu de tout à fait tragique avec nos frères et voisins marocains en 1963.
L'Organisation de l'Unité Africaine a opté définitivement pour l'intangibilité des frontières héritées du système colonial, parce que nous nous sommes aperçus qu'il n'y avait pas deux pays africains qui n'avaient pas des problèmes de frontières. Nous avons donc choisi la solution qui pouvait nous permettre de garantir le maximum de stabilité au continent africain. Je crois que nous avons garanti le maximum de stabilité au continent africain, de par ce choix qui pouvait être coûteux pour les uns ou pour les autres, mais qui était dans le cadre d'une vision acceptable pour nous tous.
J'ai bonne mémoire, je me rappelle, que le royaume frère du Maroc avait accédé à l'Organisation de l'Unité Africaine en faisant des réserves, pourquoi ces réserves ? Parce que le Maroc à ce moment-là, revendiquait la Mauritanie. Les réserves se faisaient sur la Mauritanie et le Maroc a participé avec nous à l'Organisation de l'Unité Africaine et je rends hommage à la contribution de ces hommes qui sont pleins de talent, d'esprit et de sens de la fraternité.
Je voudrais, pour ce qui me concerne, vous mettre tout à fait à l'aise en vous disant, pour ce qui est des intérêts, l'Algérie n'a ni chameau ni chamelle dans l'affaire du Sahara occidental.
L'intangibilité des frontières héritées du système colonial fait que l'Algérie reconnaît les frontières du Maroc quand il a accédé à l'indépendance en 1956 de même qu'elle reconnaît les frontières de la Tunisie quand elle a accédé à l'indépendance en 1956, ou ceux qui se souviennent savent qu'il y a une période d'autonomie interne qui est allée vers l'indépendance.
La Mauritanie a été créée en 1960 par le général de Gaulle, l'Algérie, quant à elle, n'a été indépendante qu'en 1962, c'est-à-dire après que la carte de la région ait été dessinée. Si je dis cela, c'est parce que j'ai eu le privilège de connaître et le général de Gaulle et le général Franco.
Et pour les avoir connus, je dois dire que je ne pense pas que le général de Gaulle aurait pu faire la moindre concession au général Franco s'il y avait un seul droit, 1% des droits de la colonisation française sur le Sahara occidental qui était sous occupation coloniale espagnole. Et je sais pour avoir connu le général Franco, qu'il n'aurait pas fait la moindre concession au général de Gaulle sur ce qu'il croyait être son territoire propre.
Bien que le Président Obasanjo m'a mis complètement à l'aise dans sa réponse, je vais vous dire ici que l'Algérie ne défend qu'un principe, je vous prends à témoin tous et à travers vous l'opinion internationale et principalement mes frères ici, avec qui j'ai partagé le pain et le sel.
L'affaire du Sahara occidental n'est pas un casus belli entre l'Algérie et le Maroc, en aucune manière, en aucune manière, en aucune manière. Ceci dit l'Organisation des Nations unies-oui vous devez applaudir parce que nous sommes des hommes de paix, vous devez parce que nous sommes des hommes de paix-. Je répète l'affaire du Sahara occidental n'est pas un casus belli entre l'Algérie et le Maroc, en aucune manière, en aucune manière, en aucune manière.
Je sais de quoi je parle ; en 1963 j'étais ministre des Affaires étrangères et il y avait une guerre entre le Maroc et l'Algérie. La seule partie victorieuse dans cette guerre était ni le Maroc ni l'Algérie, c'était la guerre; jamais, plus jamais cela, jamais, plus jamais cela, plus jamais cela.
Maintenant il y a un petit peuple, je regrette de dire un petit peuple parce que je n'aime pas concevoir que les peuples soient petits parce que ils sont numériquement moins nombreux que les autres. Les peuples sont toujours très grands de la même manière que nous avons unanimement à travers la communauté internationale condamné l'invasion du Koweït par l'Irak de l'époque.
De la même manière nous n'aimons pas la politique du fait accompli d'où qu'elle vienne, même si elle vient d'un frère et d'un voisin qui nous est très cher, qui nous est plus cher que la prunelle de nos yeux.
Je voudrais vous mettre à l'aise, je suis né et j'ai grandi au Maroc. C'est vous dire la nostalgie que j'ai pour ce pays frère, et toute l'affection que je peux avoir pour ce pays, si quelqu'un ici dans cette salle souffre du fait que le Maroc ne soit pas avec nous, c'est bien votre humble serviteur.
Ceci étant dit, il se trouve que mon pays est un pays qui a payé très cher les principes, je ne peux pas dire, j'ai défendu l'autodétermination à Belize, à Brunei, ou à Timor ou au Surinam, et parce que là ce n'est pas la même frontière, et que le volume d'intérêt est nécessairement fort considérable et beaucoup plus important avec le Maroc et le Sahara occidental, que je vais me renier.
C'est un problème des Nations unies, ce n'est pas un problème de l'Algérie. Il n'y a pas de problème entre le Maroc et l'Algérie, il y a un problème entre le royaume du Maroc et le Polisario.
Je donne mandat devant vous à mes frères, ils ont la possibilité de contacter les deux parties, ils ont la possibilité d'avoir les deux parties quand ils veulent, dans le cadre de la résolution 1541 adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité. Ils trouvent la solution, qu'ils veulent qui est acceptable pour les deux parties, et ils n'ont pas besoin de nous consulter, ils mettent Sénégal, Afrique du Sud, Nigeria, Algérie. L'Algérie ne peut pas se substituer au peuple du Sahara occidental et j'ajoute ceci, mon peuple a payé la liberté très cher pour ne pas comprendre que d'autres peuples puissent la chérir de la même manière que lui.
J'espère avoir été convaincant, mais j'espère surtout vous dire que si le Sénégal et l'Algérie ont des positions qui ne sont pas divergentes, qui parfois paraissent parallèles sur ce problème, ceci m'amène à penser que la foi, parce que c'est un homme de foi que je lui connais le Président Abdoulay Wadé ne peut être qu'un intermédiaire de bonne volonté, qu'un frère et pour Sa Majesté le Roi du Maroc, pour lequel j'ai de l'amitié, de l'affection, l'affection que j'ai partagée avec son père et son grand-père et pour l'Algérie qu'il a connue et dont il a été un compagnon de lutte et l'un des compagnons depuis l'indépendance quand il était dans l'opposition et quand il n'était pas dans les responsabilités qui sont les siennes.
Voilà ce que vous vouliez entendre peut- être, aurai-je été convaincant ou pas ? Je ne cherche pas à l'être, je cherche simplement à dire que mon pays n'a ni chamelle ni chameau à gagner dans l'affaire du Sahara occidental, mais mon pays restera, peut-être, le seul pays au monde à aller dire devant l'Assemblée générale des Nations unies, devant le Conseil de sécurité, devant le secrétaire général des Nations unies : notez que l'Algérie aura été le seul pays au monde à défendre le principe d'autodétermination des peuples.
Cela fait partie de l'Algérie indépendante, ça fait partie de l'histoire de mon pays et dans quelques jours au 1er Novembre, nous allons fêter le 50e anniversaire de la Révolution algérienne.
Mesdames et Messieurs, je vous remercie.''


EL MOUDJAHID (Alg)
Sahara occidental. Les vérités de Bouteflika
L'intervention  sur le Sahara occidental du Président Abdelaziz Bouteflika samedi soir à  Johannesburg devant ses pairs africains et les représentants de la société civile a eu le mérite de "remettre les pendules à l'heure", estiment nombre d'observateurs politiques et diplomatiques à Alger qui soulignent que "la clarté du propos" et "la  force de conviction" tendent à "recadrer la question du Sahara occidental" dans son contexte naturel, celui inscrit depuis des lustres dans un problème de décolonisation inachevé ou plus prosaïquement affirmé, "au processus dévoyé".        
Le Président de la République a "rafraîchi beaucoup de mémoires oublieuses" en ce que la pertinence des arguments autant politiques que juridiques ne laissait aucune marge à l'interprétation des options et des positions de l'Algérie depuis l'origine du problème du Sahara occidental, lui-même lié dans sa nature comme dans sa substance à toutes les autres questions de décolonisation.        
Aussi, le long développement fourni autour de la "légalité internationale" à commencer par le "respect absolu du droit sacré à l'autodétermination des peuples", tend-il à faire valoir ce que l'Algérie n'a eu de cesse d'afficher avec constance à savoir qu'il s'agit ici "d'un droit sacré qui a été appliqué à travers l'histoire de la décolonisation à tous les peuples à travers le monde de Belize à Bruneï, de Timor au Surinam et bien sûr à l'Algérie elle-même entre autres pays".        
La question posée ici, indique t-on dans les milieux politiques et diplomatiques, est de tenter de savoir "pourquoi aurait-on peur d'un référendum" quand par ailleurs tout le monde, y compris les meilleures volontés, avaient fini par "jeter l'éponge" face aux tergiversations et aux retournements dont a fait preuve le Maroc tout au long des processus de négociations directes avec le Front Polisario.
Mieux encore, rappelle-t-on, les surprises sont légion dans la gestion du dossier en raison des "reniements complets" - souvent de dernière minute - après que les signatures aient été apposées au bas des accords et autres documents, ayant valeur juridique intrinsèque. Ce qui pousse souvent les diplomates onusiens à une autre interrogation : "Jusqu'où les plénipotentiaires marocains sont-ils sérieux ou non ?".  L'exaspération vis-à-vis de Rabat , note-t-on, a même atteint un Chef d'Etat et un négociateur de haut niveau.       
Tous ceux, Africains d'abord, onusiens ensuite qui ont eu à travailler sur ce dossier de près se sont résolus finalement à faire leur cette formule célèbre selon laquelle "le Maroc a l'art d'ériger la confusion en stratégie de l'immoblisme". D'année en année en effet, qui ne se souvient des handicaps successifs mis par Rabat sur la voie de la recherche de la solution référendaire, tantôt pour le contrôle de l'opération de recensement, tantôt pour injecter des "sahraouis d'importation", tantôt pour contester les experts onusiens de la Minurso ou tantôt pour suspendre unilatéralement toute collaboration.
Ces dérives n'ont cependant jamais empêché la communauté internationale de continuer à oeuvrer avec patience et ténacité pour la mise en oeuvre des résolutions consacrant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, droit qui, comme l'a réaffirmé à Johannesburg le Président  Abdelaziz Bouteflika, "symbolise toute la puissance de la légalité internationale", celle-là même qui tend à éloigner au plus loin le "spectre de la loi de la jungle" ou celle des "puissants sur les faibles".        
C'est à partir de ce postulat que le Président de la République a fondé son argumentation pour au moins trois fortes affirmations et  réaffirmations :
- l'Algérie n'a aucune revendication territoriale et n'est mue que par son attachement ferme au respect de l'autodétermination des peuples, notamment sur la base des résolutions 1514 et 1495  ainsi que des autres résolutions pertinentes concernant le Sahara occidental qui ont clairement fixé et avalisé le plan de règlement.
- l'Algérie considère que la question du Sahara occidental ne constitue pas un casus-belli avec le Maroc.         - l'Algérie est disposée à accepter les conclusions de tous les efforts pour un dialogue direct entre les deux parties au conflit tenant compte de la volonté du peuple sahraoui à qui "nul ne peut se substituer".        
Ces vérités réitérées et dites avec le rituel de la conviction ont été perçues comme une "mise au point" on ne peut plus précise à l'adresse de ceux qui "ont choisi l'intoxication et la désinformation pour seules armes" et qui "ne reculent devant rien pour oxygéner des thèses largement éculées et qui ont démontré hélas, pour leurs auteurs, leur inanité". Il était une époque en effet où l'on parlait des "palinodies grotesques" de Rabat  : elles ne résistent décidément pas à l'usure du temps et des faits.


ANGOLAPRESS
Bouteflika ouvert à une médiation Nigeria-Sénégal-Afrique du Sud
http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=291939
Alger, Algérie, 25/10 - Le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a souhaité "que le Nigeria, le Sénégal et l`Afrique du Sud entament des négociations avec le Royaume du Maroc et le Front Polisario, les deux parties en conflit direct sur le processus de décolonisation du Sahara Occidental".
Bouteflika qui s`exprimait à Johannesburg, à l`occasion du forum du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD), autorise par la même occasion, ses trois partenaires du NEPAD, "dés qu`ils aboutiront à une solution acceptable et acceptée par les protagonistes, à ajouter [au texte de l`accord], la signature de l`Algérie".
Répondant aux supputations du Maroc selon lesquelles le conflit sahraoui serait "algéro-marocain" et que Alger "se préparerait à mener une guerre contre le Maroc", M. Bouteflika a assuré solennellement devant ses paires, que l`Algérie "ne déclarera jamais la guerre au Maroc, car nous sommes des hommes de paix".
"Le Sahara occidental n`est pas un casus belli entre l`Algérie et le Maroc frère", a insisté le président algérien.
Il a tenu à rappeler à l`occasion, qu`au terme de l`absurde guerre des frontières ayant opposé Algériens et Marocains en 1963, "le vainqueur n`était ni l`Algérie, ni le Maroc, mais la guerre".
"Le conflit oppose le Royaume du Maroc au Front Polisario", indique Abdelaziz Bouteflika en Afrique du Sud, pays qui a officiellement reconnu, il y a quelques semaines, la RASD en établissant des relations diplomatiques avec elle.
L`Algérie, précise Bouteflika, a toujours fait du droit des peuples à l`autodétermination, un "principe cardinal", principe qu`elle a "toujours défendu devant les Nations unies".
"L`Algérie a défendu à l`époque, le droit à l`autodétermination pour des pays comme Belize, Timor ou le Surinam. Pourquoi ne le ferait-elle pas aujourd`hui, pour le Sahara occidental ?" s`interroge le président Bouteflika, quant à ce "problème de décolonisation" posé en Afrique du Nord.
Le président algérien s`exprimait à Johannesburg, à l`occasion du forum-bilan des trois premières années du NEPAD, qui vise l`éradication de la pauvreté et la promotion du développement sur le plus pauvre des continents.
C`est donc sur la base du droit international et du respect de la légalité internationale, que l`Algérie, par la voix de son président Bouteflika, exclut le risque d`escalade entre Algériens et Marocains, du fait que le problème du Sahara occidental oppose le royaume du Maroc au Front Polisario.
Cette Escalade est également regrettée par le secrétaire général de l`ONU, Koffi Annan, dans son récent rapport au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara occidental et sur la mission onusienne (MINURSO) déployée sur place, depuis bientôt une décennie et demie.

AL BAYANE (Ma)
Sahara marocain . Bouteflika : une troïka africaine peut prendre des initiatives
(10/25/2004) http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=44172
"L'Algérie ne déclarera jamais la guerre au Maroc, car nous sommes des hommes de paix", a affirmé le président algérien Abdelaziz Bouteflika, dont les propos ont été rapportés samedi par la télévision algérienne.
Le président Bouteflika s'exprimait vendredi à Johannesburg, à l'occasion du forum du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement en Afrique), initiative pour éradiquer la pauvreté et promouvoir le développement de l'Afrique.
"Le Sahara occidental n'est pas un casus belli entre l'Algérie et le Maroc frère", a ajouté le président algérien, rappelant la guerre des frontières qui a opposé les deux pays en 1963. Il y a eu la guerre entre les deux pays "et le vainqueur n'était ni l'Algérie ni le Maroc, mais la guerre", a-t-il noté.
Tout en excluant le risque d'escalade entre les deux pays, Abdelaziz Bouteflika a réitéré néanmoins la position de l'Algérie sur la question du Sahara occidental, à savoir que "le conflit oppose le Royaume du Maroc au front Polisario".
Tout en insistant sur le fait que la question sahraouie ne "peut trouver sa solution que dans le cadre des Nations Unies", le président Bouteflika a invité ses "amis" du NEPAD, les présidents sud-africain, sénégalais et nigérian, à prendre des initiatives: "Je donne mandat à mes amis du NEPAD pour prendre toute initiative et l'Algérie y souscrira pleinement", s'est-il engagé.
3. ESPAGNE - SAHARA

LA TRIBUNE (Alger)
Moratinos évoque à Nouakchott une "dynamique de dialogue" pour le déblocage de la situation
 23 Octobre 2004
Publié sur le web le 25 Octobre 2004

Younes Hamidouche

L'Espagne soutient le plan Baker pour le règlement de la question sahraouie

Selon l'APS, le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, a déclaré jeudi dernier à Nouakchott, que l'Espagne "soutient le plan Baker", pour le règlement du conflit du Sahara occidental. "L'Espagne soutient le plan James Baker" a-t-il déclaré en référence au plan de paix de l'ancien envoyé spécial (ex-secrétaire d'Etat américain) du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental qui a démissionné depuis en cédant place au péruvien Alvaro de Soto. L'Espagne indique soutenir ce plan et déclare vouloir son application grâce à "une dynamique de dialogue et de diplomatie active, car nous ne pouvons attendre une solution magique pour un problème vieux de 30 ans", a notamment souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères lors de sa visite de quelques heures jeudi dernier en Mauritanie. Les deux pays conviennent, selon l'Agence France presse (AFP), rapportant les propos de Miguel Angel Moratinos, de "passer d'une neutralité passive à un engagement actif et positif" en vue d'aider à trouver une solution à ce conflit opposant le royaume du Maroc au Front Polisario et la République sahraoui (RASD).

Le chef de la diplomatie espagnole, ajoute l'AFP, a souligné dans ce cadre que son pays et la France "n'ont pas un plan de paix à proposer mais veulent continuer à coordonner et pousser vers une solution dans le cadre des Nations unies". Par ailleurs, et selon l'agence mauritanienne d'information (AMI), le ministre espagnol a abordé lors de sa rencontre avec le chef de l'Etat mauritanien, Maaouya Ould Sid Ahmed Taya, la question du Sahara occidental "à propos duquel la Mauritanie et l'Espagne ont une vision partagée" et que ces deux pays "vont travailler dans la même direction pour une plus grande intégration maghrébine et pour faciliter les rapports entre l'Union européenne et le Maghreb". Un ensemble maghrébin qui est "un objectif majeur tant pour les pays concernés que pour l'Europe et c'est le message fort que j'apporte ici à Nouakchott", a-t-il dit.Animant un point de presse jeudi à Nouakchott en compagnie de son homologue mauritanien, Mohamed Vall Ould Bellal, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a souligné, toujours selon l'AMI, que "l'Union européenne abesoin d'un Maghreb uni.

C'est dans cet esprit que l'Espagne observe un engagement positif pour la solution du problème du Sahara qui date depuis près de trente ans. Nous voulons faciliter le dialogue dans le respect des résolutions des Nations unies et dans le cadre d'une dynamique consensuelle". Et c'est pourquoi Miguel Angel Moratinos a lancé un appel aux pays de la région pour "oublier le passé, se tourner vers l'avenir et laisser de côté les vieilles querelles". L'abstention de l'Espagne lors du récent vote de la 4e Commission de l'ONU, à l'issue duquel le Maroc a crié "victoire" alors que la dénomination même de ladite commission de "décolonisation" résume toute la mission onusienne (Minurso) établissant clairement l'impératif d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, expliquerait-il cette "dynamique consensuelle" à laquelle fait référence Madrid ? L'ancienne colonie espagnole, sous occupation marocaine depuis près de trois décennies, est en attente de solution dans le cadre de l'ONU. Le rapport du secrétaire général de cette dernière, Kofi Annan, devait être rendu public hier à New York.

Le mandat de la Minurso arrive à expiration le 31 du mois en cours. Avant cette date, le Conseil de sécurité aura à se pencher sur la question. Voulue par le Maroc comme "partie en conflit", l'Algérie ne cesse de réitérer qu'elle ne peut ni ne veut se substituer au peuple sahraoui et à ses représentants du Front Polisario. La reconnaissance par l'Afrique du Sud, en puissance africaine grandissante depuis l'avènement du gouvernement multiracial de Nelson Mandela et de Thabo Mbeki, de la RASD semble avoir courroucé le Maroc. Pour sa part, l'Algérie persévère à défendre des principes universellement établis, à commencer par le respect de la légalité internationale et du droit des peuples à leur autodétermination. C'est nourrie de ces principes, comme rappelé souvent par le ministre des Affaires étrangères, que la diplomatie algérienne continuera d'oeuvrer et de mener ses relations. Cela devrait être une nouvelle fois réitéré jeudi prochain à l'occasion de la visite à Madrid de Abdelaziz Belkhadem. Une visite intervenant suite à celle effectuée dernièrement par son homologue espagnol ainsi que du président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, à Alger.

A la mi-octobre 2004, le chef de la diplomatie algérienne avait indiqué que les entretiens avec les responsables espagnols seront axés sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun, ainsi que sur la préparation de la réunion du groupe 5+5, au niveau des ministres des Affaires étrangères, prévue à Alger, après le mois de ramadhan.
4. ALGERIE - MAROC - SAHARA

LA TRIBUNE ( Alg)
Le président de la République répond aux supputations du royaume voisin "L'Algérie ne déclarera jamais la guerre au Maroc"

Lundi 25 octobre 2004
http://www.latribune-online.com/2510/politique.htm
Par Younes Hamidouche

"L'Algérie ne déclarera jamais la guerre au Maroc, car nous sommes des hommes de paix." La phrase est du président Bouteflika répondant sans doute aux supputations du royaume du Maroc qui occupe son voisin du Sud, le Sahara occidental, selon lesquelles le conflit sahraoui serait "algéro-marocain" et Alger "se préparerait à mener une guerre contre le Maroc". Le président de la République, dont les propos ont été rapportés samedi soir par la télévision algérienne, s'exprimait la veille, vendredi 22 octobre 2004, à Johannesburg, à l'occasion du forum du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD) visant l'éradication de la pauvreté et la promotion du développement sur le plus pauvre des continents.Après de longs mois d'approximations marocaines et de vaines tentatives du royaume de faire de l'Algérie une partie en conflit alors qu'elle n'est concernée que par sa qualité de pays voisin qui tient à la défense des principes immuables portant sur le droit des peuples à l'autodétermination et au respect strict de la légalité internationale, notre pays réplique ainsi clairement. "Le Sahara occidental n'est pas un casus belli entre l'Algérie et le Maroc frère", a souligné le président algérien, s'exprimant en terre sud-africaine, symbole de la lutte universelle pour la liberté des peuples. Au pays de Nelson Mandela et de Thabo M'beki, Abdelaziz Bouteflika rappelle, en effet, que la guerre des frontières ayant opposé Algériens et Marocains en 1963, alors que l'Algérie sortait à peine d'une guerre d'indépendance des plus sanglantes, n'avait connu qu'un seul vainqueur, la guerre elle-même. "Le vainqueur n'était ni l'Algérie ni le Maroc, mais la guerre", a relevé le chef de l'Etat algérien à ce propos. Escalade à laquelle a fait allusion le secrétaire général de l'ONU, Koffi Anan, dans son récent rapport au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara occidental et sur la mission onusienne (MINURSO) déployée sur place depuis bientôt une décennie et demie. Cette Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, sous occupation marocaine, dénote à travers le sens même de sa dénomination la justesse de la cause du peuple sahraoui qui lutte depuis plus d'un quart de siècle pour sa liberté et son droit à l'autodétermination. Aussi, les textes de l'ONU, à commencer par l'inscription depuis toujours de la question du Sahara occidental, parmi les dossiers à traiter dans le cadre de la décolonisation, appuient la lutte légitime du peuple sahraoui et de ses dirigeants du Front Polisario et de la RASD. C'est donc sur la base du droit international et du respect de la légalité internationale que l'Algérie, par la voix de son président Bouteflika, exclut le risque d'escalade entre Algériens et Marocains du fait que le problème du Sahara occidental oppose le royaume du Maroc au Front Polisario. "Le conflit oppose le Royaume du Maroc au front Polisario", indique Abdelaziz Bouteflika en Afrique du Sud, pays qui a officiellement reconnu, il y a quelques semaines, la RASD en établissant des relations diplomatiques avec elle. L'Algérie, précise Bouteflika, a toujours fait du droit des peuples à l'autodétermination un "principe cardinal", principe qu'elle a "toujours défendu devant les Nations unies". "L'Algérie a défendu à l'époque le droit à l'autodétermination pour des pays comme Belize, Timor ou le Surinam. Pourquoi ne le ferait-elle pas aujourd'hui pour le Sahara occidental ?" s'interroge le président Bouteflika quant à ce "problème de décolonisation" posé en Afrique du Nord. A l'adresse de ses partenaires du NEPAD, le président algérien ajoute en substance : "Que le Nigeria, le Sénégal et l'Afrique du Sud entament les négociations avec les deux parties [le royaume du Maroc et le Front Polisario, NDLR] et, s'ils aboutissent à une solution acceptable et acceptée, alors qu'ils ajoutent [au texte d'accord] la signature de l'Algérie."La communauté internationale, dans son ensemble, et à travers les textes de l'ONU -notamment les résolutions du Conseil de sécurité et le plan de règlement-, soutient les principes universellement établis, la décolonisation en premier. L'Algérie ne déroge pas à la règle. C'est sans doute pourquoi Abdelaziz Bouteflika a souligné que la question sahraouie ne "peut trouver sa solution que dans le cadre des Nations unies".   
Y. H. 


LE QUOTIDIEN D'ORAN ( Alg)
La sagesse comme courage
 (EDITORIAL)
Par Maâchou Blidi
 
Serait-ce suffisant pour rasséréner des gens dont on ne sait au juste s'ils n'entendent pas déjà tonner les canons ou s'ils ne croient pas qu'il leur serait plus profitable d'y courir les premiers ? La tension entretenue au Maroc sur l'éventualité d'un conflit armé avec l'Algérie paraît, en tout cas, avoir atteint un point d'aiguisement rarement approché lors des crises précédentes qu'ont connues les relations entre les deux pays. Et même à supposer que cette façon de chauffer les tambours soit plus préoccupée d'assourdir de rudes difficultés socio-économiques internes que de prévenir ce qui serait de bruyantes approches militaires algériennes aux frontières, le fait est qu'une franche explication sur les intentions de chacun s'impose.
En soulignant que "l'Algérie ne déclarera pas la guerre au Maroc", le Président Bouteflika a solennellement fixé la position algérienne. Cela s'adresse aux dirigeants et au peuple marocains autant que cela prend à témoin l'opinion internationale. Et nul n'aurait à faire douter, normalement, de ce qui est la parole d'un chef d'Etat.
Quelles raisons, au demeurant, aurait l'Algérie à se précipiter dans un pareil conflit ? Malgré des difficultés devenues ordinaires, sa cohésion interne n'est pas en danger au point qu'il faille agiter une quelconque détermination externe pour la ressouder. Et quoi qu'elle puisse regretter de ce que les Marocains maintiennent comme flou sur un bornage définitif des frontières, le statu quo topographique n'a pas été bousculé, à ce jour, au point d'entraîner un alignement de blindés. Il est vrai, ceci dit, qu'un conflit trentenaire traverse le territoire du Sahara Occidental sans qu'y soit trouvée encore une solution. Et le fait que le Maroc persiste par toutes sortes de subterfuges à nier l'identité du vis-à-vis armé qui combat son occupation désormais coloniale de ce territoire, ne rapproche pas précisément d'une issue logique et juste à ce contentieux. Si le mot guerre peut concerner le Maghreb, il s'applique directement à cette situation encore dramatique malgré une suspension d'armes qui dure, tout de même, depuis dix ans.
 Sans doute trop occupé à la guerre diplomatique qu'il mène aux principes fondateurs de l'Organisation des Nations unies, à commencer par le droit des peuples à l'autodétermination, le Maroc en est arrivé à oublier ce que ce cessez-le-feu doit à la patience du Polisario. Et d'avoir trop tiré sur la corde du refus d'un référendum qui mettrait légalement les choses au clair, amène le Maroc à fabriquer, pour son opinion interne comme pour la communauté internationale, l'image d'une Algérie qui serait ou se voudrait "la Prusse du Maghreb".
 Par agacement, on serait tenté de dire: qu'à cela ne tienne ! Mais ce serait encourager l'aventure sur laquelle fantasme de plus en plus un Makhzen dansant au-dessus des difficultés qui l'assaillent. Qu'il lui arrive, une fois, de faire dire que l'Algérie est en train de se surarmer pour emporter rapidement la décision, ou de faire écrire, une autre fois, que les avions Sukhoï ne sont pas en mesure de faire la différence en cas de conflit, traduit bien la fixation qu'il observe sur l'hypothèse d'une guerre qui servirait ses projets de diversion. C'est peut-être habile autant que cela relève d'un bien triste courage. La bravoure qui consacrerait la dignité du peuple marocain serait, en effet, d'envisager sérieusement et d'accepter sereinement le verdict d'un référendum au Sahara Occidental. Mais qui a dit que le Makhzen se souciait de la dignité du peuple marocain ? Agiter le spectre d'une guerre contre l'Algérie est nettement plus facile...


APS
M. Belkhadem réaffirme à Paris qu'il n'y a pas de crise entre l'Algérie et le Maroc
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=74242
[Aps 25/10/04]  Paris - Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem a affirmé, lundi à Paris, qu'il n'y a "ni crise, ni tension entre l'Algérie et le Maroc".
M. Belkhadem, qui a tenu une conférence de presse au terme de la session ministérielle du forum méditerranéen, a estimé qu'il y a une "tension médiatique" alimentée "souvent par des informations tendancieuses et amplifiées par des rumeurs".

"Il y a divergence entre le Maroc et l'Algérie sur le règlement de la question du Sahara Occidental, mais dans d'autres domaines, et notamment en ce qui concerne la coopération bilatérale, il n'y a aucune divergence entre nous, mais une approche commune", a ajouté M. Belkhadem, répondant à de nombreuses questions de journalistes sur les relations algéro-marocaines.

"Nous sommes disposés à coopérer pleinement avec le Maroc dans tous les secteurs", a-t-il encore ajouté, avant d'affirmer que "le Sahara occidental ne saurait constituer un casus belli entre le Maroc et l'Algérie". "En aucun cas l'Algérie ne fera la guerre au Maroc et en aucun cas l'Algérie ne cessera de soutenir le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui", a-t-il dit.

Le chef de la diplomatie algérienne a rappelé, à cet égard, que le Maroc, qui a accepté le plan Baker, "négocié dans des villes marocaines et européennes avant d'être signé à Houston par les Sahraouis et les Marocains", a "changé radicalement de position en avril dernier et a rejeté ce plan tournant le dos au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui , agrée et accepté par le Royaume chérifien depuis 1981, lors du sommet de l'OUA à Nairobi et aux Nations Unies".

M. Belkhadem a, par ailleurs, déclaré que l'Algérie, dont la lutte de libération a été "parachevée par les accords d'Evian et l'exercice par le peuple algérien de son droit à l'autodétermination, ne cessera d'appuyer et de défendre le même droit pour le peuple sahraoui" .

Il a de plus indiqué qu'il a rencontré à deux reprises, en marge du forum méditerranéen son homologue marocain, Mohammed Benaissa, avec qui il a abordé le développement de la coopération bilatérale et les moyens à mettre en oeuvre pour arrêter "la tension médiatique" entre les deux pays, afin, a-t-il dit, de mettre fin à "la vindicte, la diffamation et l'insulte".

Il a évoqué, par ailleurs, le mandat donné par le président Bouteflika aux présidents sud-africain, Thabo Mbeki, sénégalais, Abdou Diouf et nigérian, Olusegun Obasanjo, pour prendre des initiatives en vue du règlement de la question du Sahara occidental.

"L'Algérie souscrira pleinement aux résultats du referendum d'autodétermination du peuple sahraoui", a-t-il encore déclaré.

L'OPINION (Ma)
L'Algérie étend son espionnage spatial sur le Maroc
25.10.04 - http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=5846
Des sources européennes spécialisées dans les questions de l'aviation affirment que l'Algérie discute avec plusieurs agences spatiales d'Europe, des Etats Unis d'Amérique, de Russie et de Chine dans le but de choisir la partie qui prendra en charge la mise sur orbite d'un nouveau satellite de reconnaissance.

L'Algérie veut que ce nouveau satellite soit plus performant que le satellite algérien " Alsat 1 " mis sur orbite le jeudi 28 novembre 2002, officiellement destiné à suivre la situation de l'environnement sur terre, par le contrôle des catastrophes naturelles et des accidents industriels. Toutefois, des sources militaires européennes avaient à l'époque indiqué que le satellite algérien était destiné à la surveillance des activités dans les pays voisins, ainsi que leurs mouvements militaires et leurs installations civiles et militaires.

L'appareil d'information des forces spatiales russes avait révélé le 28 novembre 2002 qu'une fusée russe de type " Cosmos 13 M " a été lancée à partir de la base spatiale militaire de Blisitsk au Nord-Ouest de la Russie pour mettre sur orbite deux satellites, l'un russe et l'autre algérien. Les forces spatiales russes avaient indiqué que le satellite algérien pesait près de 90 kg et mis sur orbite à 700 km de la terre.

Selon les milieux européens spécialisés dans les questions de l'espace, la mission de ce nouveau satellite algérien, dont la fabrication est assurée par des sociétés européennes, est de surveiller des objectifs sur terre dont la dimension est d'un mètre et demi.

Les observateurs relèvent que l'Algérie a depuis 2003 consacré une grande partie des tâches de son satellite pour surveiller les mouvements au Maroc, en Mauritanie et dans une partie du Sénégal.

Jusqu'à présent, le coût de fabrication du nouveau satellite algérien ainsi que les frais de sa mise sur orbite demeurent inconnus. Toutefois, les milieux de l'industrie spatiale européens croient que le poids de ce satellite est de près de 130 kg et qu'il permettra, grâce aux caméras dont il est équipé, la prise de photos d'une haute précision, ce qui devrait permettre un agrandissement d'une qualité supérieure pouvant dépasser 1,5 m de diamètre.

Les observateurs militaires occidentaux relèvent que les efforts algériens de surveillance des pays voisins s'inscrivent dans le cadre d'une course effrénée à l'armement de la part de l'Algérie et qui s'est accentuée depuis les années 90.

La moyenne des dépenses militaires algériennes a augmenté d'une manière sensible et soutenue depuis la deuxième moitié des années 70. Jusqu'à l'an 2004, l'augmentation annuelle a varié entre 22% et 80% dont la grande part est allée pour l'acquisition d'équipements militaires auprès de l'ex-URSS et par la suite auprès des pays qui sont issus de son effritement. Les premières années de l'actuelle décennie ont enregistré la plus grande augmentation en matière d'acquisition d'équipements militaires, des opérations de modernisation de l'aviation militaire, des chars, de l'artillerie. Les forces aériennes algériennes ont accédé au 3ème rang par leur puissance et leur importance, après l'Egypte, au niveau de la partie Nord du continent africain.

Il en est de même pour les chars et l'artillerie tractée et automatique.

L'effectif des troupes, des unités paramilitaires, de la gendarmerie et de la police a également doublé.

L'Algérie a, par ailleurs, accru ses achats en armements en dehors des pays de l'ancien bloc socialiste. Elle a ainsi acquis des avions de transport et de soutien auprès des Etats Unis d'Amérique, de la France ainsi que des radars. Elle a aussi étendu et renforcé ses capacités de reconnaissance aérienne non seulement par des avions, mais aussi par un satellite lancé depuis la Russie vers la fin de 2002, d'autant plus qu'elle est en cours de conclusion d'accord pour l'achat d'équipements militaires auprès de la Chine et de l'Inde.

L'Algérie développe, dans un secret total, un programme de missiles sol-sol d'une portée dépassant 560 km, notamment en améliorant les missiles achetés aux pays de l'ex-bloc socialiste et de Corée du Nord. Elle améliore également, avec une cadence accélérée, la maintenance de ses équipements militaires, y compris l'aviation et les blindés et fabrique localement certaines pièces de rechange.

Les forces armées algériennes

  L'armée de terre : 207.000 hommes répartis en 6 régions militaires.

  La marine : 7.000 hommes répartis en 4 bases navales : Mers El Kebir, Alger, Annaba et Jijel
  Les fores paramilitaires : 191200

  La gendarmerie 68.000 hommes, les forces de la sûreté nationale 30.000 ; la garde républicaine 1200, les forces d'autodéfense près de 100.000.

* Source : L'Institut International des Etudes Stratégiques 2003-2004.
Omar NAJIB
5. ALGERIE - Espagne

APS
M. Belkhadem en visite officielle mardi en Espagne
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=74210
[Aps 25/10/04]  Alger - M. Abdelaziz Belkhadem, Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères, effectuera mardi une visite officielle en Espagne à l'invitation de son homologue espagnol, M. Miguel Angel Moratinos, indique un communiqué du Ministère des Affaires étrangères.La visite qui "entre dans le cadre du dialogue et de la concertation continue instaurés par les deux pays, sera l'occasion pour les deux ministres d'examiner les relations bilatérales et les questions régionales et internationales d'intérêt commun", précise la même source.

M. Belkhadem sera reçu par le Roi Juan Carlos et par le Chef du Gouvernement espagnol M. José Luis Rodriguez Zapatero, ajoute le communiqué.

6. ALGERIE -  SAHARA - PLAN BAKER

LIBERTE (Alg)
Abdelaziz Belkhadem l'a affirmé à El Pais. Le plan Baker "n'est pas modifiable"
Par Rédaction de Liberte
La 24 (Edition du 25/10/2004) http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=30287

Le plan de règlement du conflit du Sahara occidental, élaboré par l'ex-envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, James Baker, "n'admet pas de seconde lecture et n'est pas modifiable", a affirmé le ministre des affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, dans un entretien au quotidien espagnol El Pais, publié hier. "Toute man¦uvre pour s'éloigner du plan ou pour le sortir du cadre de l'ONU est vouée à l'échec", a souligné M. Belkhadem, ajoutant que la démission de Baker, en juin dernier, est due au fait que "le Conseil de sécurité n'a pas assumé jusqu'au bout ses responsabilités et que le Maroc a tourné le dos, une fois de plus, à la légalité internationale".
"Baker s'en est allé, mais son plan demeure en vigueur", a-t-il ajouté. M. Belkhadem a réitéré ensuite que l'Algérie n'a aucune ambition territoriale sur le Sahara occidental et défend le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, tel que stipulé dans la Charte des Nations unies. "Pourquoi ne laisse-t-on pas les sahraouis s'exprimer sans entrave sur leur devenir ? Pourquoi ne peuvent-ils pas faire la même chose que les habitants du Timor oriental, de Brunei, du Surinam ou de Belise ?" s'est-il interrogé.
Le ministre des Affaires étrangères a noté que, depuis cet été, "le Maroc s'est lancé dans une escalade verbale contre l'Algérie injustifiée, parce que notre position n'a pas changé". "L'Afrique du Sud reconnaît la République sahraouie et la presse marocaine insulte l'Algérie. C'est incroyable", a-t-il fait observer. Interrogé sur la suppression du visa d'entrée au Maroc pour les algériens, M. Belkhadem a souligné que cette mesure a été décidée "unilatéralement", de la même manière que celle par laquelle avait été imposé le visa par Rabat en 1994.
"Nous avons créé avec les marocains deux commissions chargées de la circulation des personnes qui constituent le cadre adéquat" pour régler cette question, a-t-il dit. À une question sur la position espagnole sur le conflit du Sahara occidental, M. Belkhadem a relevé qu'elle est "confuse" et "nourrit les illusions du Maroc" qui croit ainsi qu'il est "possible de trouver une solution en marge du chemin tracé par le Conseil de sécurité des Nations unies". "Je l'ai déjà dit et je le répéterai à Madrid lors de ma visite mardi prochain", a déclaré M. Belkhadem.
7. AFRIQUE DU SUD - MAROC - SAHARA

LA TRIBUNE(Alg)
Dans une lettre à Mohamed VI, Thabo Mbeki accuse : "Le Maroc dénie au peuple du Sahara occidental son droit à l'autodétermination"

Lundi 25 octobre 2004
http://www.latribune-online.com/2510/p02.htm
Par Amar Rafa

Le 1er août, Thabo Mbeki adressait un argumentaire détaillé au roi Mohamed VI pour lui expliquer sa position sur le Sahara. Un hebdomadaire paraissant en Hexagone, France-Maghreb, en a publié quelques extraits.Dans sa lettre, le président sud-africain Thabo Mbeki rappellera que l'annonce de reconnaissance de la RASD avait été faite par l'ex-président Nelson Mandela en conformité avec les décisions antérieures de l'organisation de l'OUA que son pays a jointe en 1994. Mais, a-t-il révélé, "votre père le défunt Hassan II a imploré le président Mandela de ne pas mettre à exécution sa décision", en ajoutant que "Boutros Boutros-Ghali et d'autres leaders du monde ont formulé la même demande auprès du président Mandela" et que le même point de vue a été communiqué à Thabo Mbeki lors de sa prise de pouvoir. L'argument invoqué, selon lui, était de "donner aux négociations engagées sous les auspices du Conseil de sécurité et du secrétaire général des Nations unies une chance pour réussir". Thabo Mbeki a affirmé : "Nous étions sûrs que le Maroc et le Front Polisario ¦uvraient avec le secrétaire général des Nations unies pour convenir des modalités d'un processus qui pourrait permettre au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination [Š] Cependant, le 9 avril, la réponse du gouvernement du Maroc au plan de paix onusien tend sans équivoque à priver le peuple du Sahara occidental de son droit à l'autodétermination, contrairement aussi bien au droit international inviolable et fondamental qu'aux engagements solennels pris par le gouvernement du Maroc", fera-t-il remarquer. Il exprimera sa conviction que "le secrétaire général des Nations unies et son envoyé personnel ont le droit de conclure que le Maroc n'accepte pas le plan de règlement qu'il a approuvé pendant plusieurs années et n'accepte pas actuellement non plus les éléments essentiels du plan de paix".M. Mbeki écrit encore au roi Mohamed VI : "Le 9 avril, la réponse de votre gouvernement soutient que les paramètres d'une telle ''autodétermination'' qui pourrait être exercée par le peuple du Sahara occidental doivent être déterminés par le gouvernement du Maroc. Votre gouvernement procédera alors à la définition de ces paramètres comme une solution d'autonomie qui exclurait la possibilité de l'option d'indépendance à soumettre à la population du Sahara occidental." Selon lui, "cela constitue une tentative non déguisée de dénier le simple droit à l'autodétermination que l'organisation des Nations unies est tenue, par sa Charte, de défendre et promouvoir, et dont l'exercice par le peuple du Sahara occidental est visé par elle pendant environ deux décennies".Le président sud-africain a relevé la similitude avec la question palestinienne qui unit les deux pays dans leur résolution de fournir tout effort possible pour que le peuple palestinien exerce son droit à l'autodétermination. Il réaffirmera en outre : "Nous pensions que l'objectif principal du Maroc dans les négociations menées par les Nations unies était de garantir au peuple du Sahara occidental l'exercice de son droit à l'autodétermination [Š]", regrettant que "le 9 avril, la réponse du gouvernement du Maroc à l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies nous a convaincus que nous étions dans l'erreur à cet égard". Il s'avère, ajoute-t-il, que le Maroc n'a absolument aucune intention de respecter le droit du peuple du Sahara occidental de déterminer son sort". Plus loin, il dira dans sa lettre à Mohamed VI qu'"il est devenu impossible pour nous de continuer à espérer que notre reconnaissance de la RASD constitue un facteur matériel au profit de ce que le Conseil de sécurité a qualifié de solution juste, durable et mutuellement acceptable, laquelle solution prévoirait l'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental". Thabo Mbeki indiquera en outre que "l'impasse causée par le gouvernement du Maroc a créé une situation dans laquelle tout retard supplémentaire de notre part à reconnaître la RASD sera inévitablement traduit par un abandon de notre soutien au droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination [Š]". Et de conclure par l'annonce de discussions avec le Front Polisario pour l'ouverture d'une ambassade de la RASD dans son pays.   

A. R. 
8. MAROC - SAHARA - BLA-BLA ! !

LE MATIN (Ma)
Point de vue : Sahara l'amnésie historique
25.10.2004 -  http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=39929
La question du Sahara occidental qui empoisonne la situation maghrébine et africaine depuis une trentaine d'années, apparaît aujourd'hui comme l'un des ultimes avatars d'un contexte international qui fait désormais partie du passé. Cette question qui a été portée sur la scène diplomatique à la suite de toute une série de coups montés, demeure un facteur de discorde inutile et nocif. Trop longtemps, la vérité a été occultée par tous ceux qui avaient intérêt à faire perdurer ce conflit. Le temps est venu de rétablir les faits dans leur exactitude et de rappeler des éléments d'appréciation qui ont été occultés.
Le Maroc est un des pays les plus vieux Etats-nations du monde. Sa situation au carrefour stratégique de la nation arabe, de l'Afrique et de l'Europe lui a toujours valu d'être convoité par les puissances.
Malgré cela, depuis le VIIème siècle, il a su maintenir son unité de la Méditerranée jusqu'au Sahara, et préserver son identité. Cependant, à la fin du XIX° siècle, commence la période coloniale.
Le Maroc est assailli de toute part. En 1912, le protectorat français est établi sur la plus grande partie du territoire. Ce protectorat est suivi d'un protectorat espagnol dans l'extrême nord et l'extrême sud, que l'on a pu analyser comme une sorte de sous-location consentie à Madrid par Paris. C'est ainsi qu'une partie du pays a été séparée administrativement de l'autre, malgré les protestations du Sultan.
Après l'indépendance intervenue en 1956, S.M. Mohammed V réaffirme aussitôt les droits du Maroc à se réunifier de Tanger à Lagouira. Mais, pour le malheur du Maroc, la décolonisation effectuée par la France ne fut pas conduite de pair par l'Espagne, qui après avoir libéré le nord conserva le Sahara occidental (Rio de Oro), Tarfaya et Sidi Ifni. Une fois encore, des réserves expresses furent formulées par le gouvernement marocain quant à l'intégrité territoriale du pays demeurée inachevée.
L'Espagne libérera Tarfaya puis Sidi Ifni mais s'accrochera au Sahara occidental. S.M. le Roi Hassan II, qui a vainement tenté de faire entendre raison au général Franco, décidera alors de porter l'affaire devant les Nations unies
Le 16 décembre 1965, l'Assemblée générale de l'ONU vote une résolution demandant à l'Espagne, puissance administrative, d'arrêter les modalités de la décolonisation du Sahara en consultation avec le Maroc et la Mauritanie, mais l'Espagne continue à tergiverser et tente même, avec l'aide du régime algérien de l'époque, de lancer l'idée nouvelle d'une entité distincte du Maroc, c'est à dire de favoriser la sécession du Sahara dans le cadre artificiel qui, bien entendu, constituerait un satellite de la puissance coloniale.
En 1969, le traité algéro-marocain d'Ifrane met fin à cette première man¦uvre et permet d'envisager un règlement pour le Sahara. L'Algérie, comme la Mauritanie, apporte alors son soutien à la revendication marocaine visant à réunir le Sahara au reste du Maroc.
Peu de temps après, le régime algérien opère un revirement de fait, il commence à s'opposer à la décolonisation du Sahara et au retour au Maroc de ce dernier, en recourant à une véritable manipulation.
Il convient de rappeler qu'au début des années 70, le régime algérien de Houari Boumediene a noué des relations de plus en plus étroites avec l'Union soviétique et l'ensemble des pays communistes. Le bloc de l'Est cherche alors encore à bouleverser l'échiquier politique international et à prendre des gages en Afrique . L'Algérie constitue l'un des piliers de cette politique hégémonique.
En octobre 1971, Boumediene et Kossyguine concluent un accord qui fait du FLN, le parti unique algérien, un "parti frère" du parti communiste d'Union soviétique.A cette occasion, les deux pays mettent au point une stratégie commune concernant l'Afrique et le Maghreb visant notamment à déstabiliser le Maroc dont l'importance géopolitique et la position de trait d'union entre le nord et le sud n'ont pas besoin d'être soulignées.
En 1973, Alger passe avec Madrid un accord secret sur le Sahara occidental. Cet accord prévoit d'organiser un référendum portant sur l'autonomie du territoire et la création d'une entité politique distincte du Maroc. De fait, pour les dirigeants algériens et espagnols, il s'agit surtout d'éviter la réunification du Sahara au Maroc et de s'entendre, au contraire, pour exercer une sorte de double protectorat. Cet accord est dénoncé par le Morehob qui est alors la seule organisation sahraouie plaidant pour le départ des occupants espagnols et le rattachement de la province au Maroc.
C'est dans ces conditions que le régime algérien favorise l'émergence d'un nouveau mouvement tout à sa dévotion, le " polisario ".
Lancé par quelques Marocains d'opposition, le polisario bénéficie aussitôt d'un appui massif de l'Algérie sur le plan financier, diplomatique et matériel. Conçu comme une machine de guerre contre le Maroc, ce groupe trouve également des soutiens auprès de tous ceux qui militent, dans le monde, pour l'idéologie révolutionnaire et marxiste.
C'est ainsi que des médias occidentaux vont lui accorder une large publicité et lui permettre de faire son entrée sur la scène internationale alors même qu'il ne représente en aucune façon les habitants du Sahara.
L'avis de la Cour internationale
Pour sa part, le Maroc qui avait soumis la question du Sahara au comité des Comité des Nations unies sur les territoires non autonomes dès 1957, a obtenu que l'affaire soit portée devant la Cour internationale de justice.
La question essentielle qui est posée est de savoir si le Sahara occidental était au moment de la colonisation un territoire sans maître et, si la réponse à cette question est négative, quels étaient les liens juridiques de ce territoire avec le Royaume.En acceptant de lier la politique à suivre pour accélérer la décolonisation du territoire aux conclusions de la Cour sur ces questions, il était clair que la communauté internationale admettait qu'un problème d'intégrité territoriale pour le Maroc se posait toujours.
A la première question, la Cour répond nettement que le territoire n'était pas sans maître lors de la colonisation. Sur la seconde question, elle reconnaît que des liens juridiques d'allégeance existaient entre les tribus locales et le Sultan du Maroc. Cet avis était donc satisfaisant pour le Maroc puisqu'il reconnaissait la souveraineté traditionnellement exercée sur le territoire par la monarchie marocaine, sous la forme d'allégeance. Dès lors, le Maroc était légitimement justifié à vouloir récupérer la province qu'une décolonisation au parcours sinueux lui avait ravie. Le 16 octobre 1975, feu S.M. Hassan II prend acte de l'avis de la Cour et annonce l'organisation d'une Marche Verte destinée à récupérer les provinces du Sud.
La Marche verte, lancée le 6 novembre 1975 doit être analysée comme la réaction spontanée d'un peuple face à une puissance qui défend son droit face à une puissance. C'est un procédé nouveau de décolonisation : la reconquête pacifique est une sorte de référendum militant où la totalité du peuple marocain s'est trouvée impliquée, notamment les originaires du Sahara.
L'Espagne décide alors de se retirer du territoire et ouvre une négociation avec le Maroc qui y associe la Mauritanie. Le 14 novembre 1975, un accord tripartite est signé à Madrid entre l'Espagne, le Maroc et la Mauritanie. Il prévoit de transférer au Maroc la plus grande partie du territoire et à la Mauritanie une zone plus petite dans l'extrême sud. Le 10 décembre suivant, l'Assemblée générale des Nations-Unies entérine "prend acte " de cet accord. A ce moment, l'affaire aurait pu être réglée sans problème. La population du territoire ayant, par ailleurs, ratifié la réunification par l'intermédiaire de son assemblée représentative. Mais l'Algérie se mit en travers du processus.
Constatant que l'officine du polisario était bien incapable de s'opposer à la réunification du Sahara avec le Maroc et le peu d'échos que ses thèses trouvaient auprès de la population locale, le régime algérien donne alors l'ordre à son armée d'entrer sur le territoire et d'investir des positions abandonnées par les Espagnols. Très vite, l'armée marocaine s'est trouvée face aux troupes algériennes qui sont refoulées après quelques combats. Dans leur retraite, les militaires algériens entraînent de force quelques milliers de Sahraouis qui sont déplacés jusqu'en Algérie, dans la région de Tindouf.
Défait militairement et diplomatiquement, le régime algérien tente de prendre sa revanche. Grâce aux quelques milliers de personnes qui ont été enlevées au Sahara et installées à Tindouf, il crée la fiction d'un peuple auquel il va donner le nom d'une prétendue république sahraouie (RASD), fondée à Alger le 28 février 1976.
La fiction prend corps
Le polisario, véritable satellite des services de renseignements algériens, est mis sur le devant de la scène et présenté indûment comme le représentant du peuple sahraoui.En vérité, c'est le régime algérien qui le manipule et c'est par la seule Algérie qu'il parvient à faire entendre sa voix. La thèse algérienne est adoptée par les organisations révolutionnaires et marxistes du monde entier qui se font les complices de l'opération. Désormais, le conflit du Sahara qui vient d'être créé de toutes pièces devient un cheval de bataille contre le Maroc.
L'Algérie ne lésine pas sur les moyens qu'elle accorde aux dirigeants du polisario et déploie pour leur propagande. Les ambassades et les diplomates algériens servent de relais, des sommes considérables sont investies pour acheter des complicités. En Afrique, l'Algérie rallie les régimes promarxistes, fait pression sur les plus faibles, achète les plus démunis.
L'affaire sera ainsi portée devant l'Organisation de l'unité africaine qui va y perdre beaucoup de son crédit. Pour donner du poids à sa créature, l'Algérie emploie des mercenaires, délègue des conseillers militaires et débloque un matériel considérable afin de mener des agressions contre l'armée marocaine. C'est le début d'une longue guerre.
Il est remarquable de constater que malgré toute cette agitation, la population sahraouie vivant sous l'autorité marocaine conserve son calme et ne dément à aucun moment son allégeance au Royaume. Bien plus, ce sont des dissidents du polisario ou des Sahraouis détenus à Tindouf qui vont se mettre à rallier le Maroc, malgré la surveillance dont ils font l'objet de la part de la police politique algérienne et des miliciens du polisario.
Le Maroc résiste à l'agression militaire qui va bientôt s'essouffler. A partir du début des années 80, un mur de protection et une stratégie de contre-guerilla permettent de tenir le territoire à l'abri des menaces. Parallélement, les provinces laissées en déshérence par les Espagnols sont mises en valeur, équipées, reconstruites et intégrées dans le processus de développement.
Le Maroc construit des routes, restaure les villes, bâtit des écoles, des hôpitaux, des logements, installe des lignes électriques et des circuits de distribution d'eau potable. A marche forcée, le Sahara rattrape le temps perdu et le niveau de vie des sahraouis (environ cent mille personnes à la fin des années 70) connaît une sensible amélioration. Bien entendu, la population est totalement intégrée à la vie publique marocaine, elle élit des députés et est représentée dans tous les secteurs politiques ou administratifs. Le contraste est frappant avec le sort qui est réservé aux quelque sept ou huit mille personnes qui ont été déportées de force à Tindouf par les Algériens et leurs complices.
Soumis à la surveillance et aux exactions de la police du polisario, ces pauvres gens connaissent un véritable enfer dans des camps de fortune où ils sont parqués pour les besoins de la propagande. Véritables pantins dont les ficelles sont tirées par des gens sans scrupules, ils ne sont là que pour accréditer la thèse d'un peuple privé de ses droits. Il est tout de même extraordinaire que parmi toutes les délégations du HCR ou autres qui sont allées les rencontrer dans des voyages organisés par la police algérienne, personne n'ait jamais eu le courage de leur demander s'ils ne préféreraient pas vivre au Sahara marocain qui a toujours été prêt à les accueillir.
A plusieurs reprises, le gouvernement marocain ou l'association représentative des sahraouis du Maroc, l'Aosario, ont jeté un cri d'alarme pour alerter la communauté internationale sur le sort des otages de Tindouf. Des rapports précis ont été transmis aux organisations régionales et internationales, aux associations humanitaires et aux gouvernements. Les pressions algériennes sont telles que personne ne daignera au début des années 90 pour que de nombreux sahraouis détenus à Tindouf puissent s'échapper et crier la vérité à la face du monde.
Mais tous ceux qui ont voulu garder les yeux fermés durant de longues années feront encore semblant de ne rien voir. Il se trouve encore des milliers de personnes qui sont à Tindouf, privées de tout droit et de tout moyen de faire entendre leur voix.
C'est une des réalités les plus tristes de ce conflit. En tout cas, il doit être clair que le Maroc est prêt à les accueillir dans des logements qu'il a construits à leur intention depuis 1976.
Depuis quelques années, la communauté internationale dont une grande partie a trop longtemps été complice de la man¦uvre algérienne, commence à découvrir la vérité.
Les choses sont de plus en plus claires : le conflit du Sahara a été une intervention diabolique du régime algérien contre le Maroc, et il constitue l'une des plus grandes impostures du siècle.
Ce conflit a été initié et perpétué par la seule Algérie, avec quelques complices sur le plan international et grâce à la lâcheté ou à l'aveuglement du plus grand nombre.
Il visait un double objectif :
-Assurer l'hégémonie algérienne au Maghreb et permettre au système du FLN d'assouvir sa volonté de puissance, d'une part.
-Constituer un facteur de déstabilisation du Maroc dans le contexte de l'affrontement est-ouest, d'autre part.
Accessoirement, il faut ajouter que certains milieux algériens, dans l'armée ou la police, ont réalisé d'extraordinaires bénéfices en trafiquant sur les aides humanitaires et sur les livraisons d'armes et qu'ils ont fait du conflit du Sahara une affaire juteuse. L'ambition démesurée et la corruption ont été les deux causes essentielles de la durée du conflit. Le peuple algérien ne s'y est pas trompé et il a toujours considéré avec le plus grand scepticisme les discours de propagande en faveur du polisario. Il est inutile de préciser qu'à l'exception de quelques individus qui ont lié leur destin à celui du régime algérien, les Sahraouis de Tindouf demeurent attachés aux Maroc dans leur majorité écrasante.
Rendre justice au Maroc
Il est temps que l'imposture prenne fin et que les torts qui ont été faits au Maroc soient réparés.
Si l'on veut honnêtement démêler le vrai du faux, il faut reprendre le dossier d'une manière objective et constater que le Maroc a été victime d'une manipulation orchestrée par des individus que l'histoire a déjà jugés.
Il serait scandaleux et injuste que le complot qui a été fomenté à l'encontre du Maroc, au nom d'idéologies dont tout le monde a pu constater la faillite, se perpétue alors que ces idéologies et leurs instigateurs ont disparu.
Il serait absurde que le Maroc soit la dernière victime de ces systèmes et de ces doctrines qui ont fait tant de mal.
Le Maroc ne veut régler aucun compte, il demande simplement que son droit soit reconnu et qu'on lui rende justice dans l'intérêt de la paix et de la stabilité du Maghreb, mais également dans l'intérêt de sa population sahraouie qui ne doit plus être l'enjeu des calculs et des intrigues mais vivre tranquillement dans un pays réunifié, tout entier consacré au progrès et au développement.
* Fondateur du MOREHOB et de l'AOSARIO

L'OPINION (Ma)
Conférence sur " L'évolution du dossier du Sahara : Réalité et perspectives " à la Fondation Allal El Fassi)
M. M'hamed Boucetta :La solution à la question du Sahara passe par la politique de régionalisation globale qu'il convient de constitutionnaliser
25.10.04 - http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=5847
" L'adoption par le Maroc du régime de la régionalisation peut à la fois répondre aux exigences intérieures de la démocratie de proximité associant les habitants à la gestion des affaires incombant à leurs régions respectives (...) et à celles internationales de mettre un terme au conflit artificiel sur le Sahara par une clôture définitive de ce dossier ".

Ainsi s'exprimait, vendredi dernier, M. M'hamed Boucetta, membre du Conseil de la présidence du Parti de l'Istiqlal et ancien ministre des Affaires étrangères lors d'une conférence organisée par la Fondation Allal El Fassi sur le thème on ne peut plus d'actualité : " L'évolution du dossier du Sahara : réalité et perspectives ".

Précisant sa pensée novatrice apportant une solution audacieuse à la question du Sahara qui semble s'enliser au fil des décennies, M. M'hamed Boucetta, devant une assistance nombreuse qui prêtait une écoute attentive aux propos de l'homme qui en sait long sur les développements d'un dossier des plus épineux que les Nations Unies aient eu à traiter, a proposé rien moins que la constitutionnalisation du processus de la régionalisation et l'organisation d'un référendum populaire pour que l'ensemble du peuple puisse se prononcer sur les structures du nouveau régime, ses objectifs et les prérogatives qui peuvent en découler. Celles-ci devant se conformer aux spécificités économiques, sociales et culturelles de chaque région et être en harmonie avec ses aspirations. Et M. M'hamed Boucetta de soutenir que le texte (de la nouvelle Constitution) devrait statuer sur la faculté laissée à chaque région de bénéficier d'une marge en équation avec ses spécificités, et ce, par le biais de consultations référendaires régionales. Il a en outre préconisé, pour l'élaboration d'un texte en adéquation avec les données sociales, économiques et culturelles du Maroc, la participation de spécialistes marocains, experts, hommes de droit, professeurs universitaires... qui s'inspirent des modèles qu'offrent les régimes basés sur la régionalisation dont il a cité tout particulièrement, la France, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne.

Le Maroc s'acheminant de toute façon vers ce type de régime, M. M'hamed Boucetta a souligné l'intérêt pour l'administration centrale de céder certaines prérogatives à la région ce qui, juge-t-il ne pourra se traduire que par un traitement plus rationnel de nos affaires intérieures. Parallèlement, a-t-il assuré, il sera loisible sur le plan international de barrer la route à toutes les man¦uvres hostiles de l'Algérie à l'égard de notre intégrité territoriale.

Avant d'arriver à ces conclusions, M. M'hamed Boucetta a rappelé l'historique de la question du Sahara depuis sa colonisation jusqu'à nos jours, passant par le traité de Madrid qui stipule clairement sa décolonisation, un thème qui n'est plus de mise que depuis que l'Algérie s'en est mêlée. Cette dernière, a-t-il rappelé, ou plutôt ses dirigeants ont depuis monté tout un dossier pour contrarier les intérêts du Maroc. Et ce bien que notre pays ait tout fait depuis 1830 jusqu'à nos jours, en soutenant dans un premier temps les Algériens dans leur combat contre le colonialisme français. Celui-ci ne nous le pardonnera pas et se vengera par l'annexion de territoires marocains à l'Algérie. Puis, en considérant notre propre indépendance inachevée tant que ce pays voisin n'a pas accédé à la sienne. En retour l'Algérie a montré bien de l'ingratitude envers le Maroc qui n'a pas tari de concessions pourvu qu'un climat d'entente et de bon voisinage s'installe dans les relations bilatérales qui soit propice à l'accomplissement d'un groupement des pays du grand Maghreb qui demeure à l'état embryonnaire.

" Il n'y a pas d'espoir que l'Algérie renonce à son attitude dans l'avenir, alors que pour nous l'objectif, tel que nous l'avons tracé depuis le début est clair, libérer le territoire national et construire le grand Maghreb (ou l'union Nord-africaine) qui est devenue une nécessité impérieuse. C'est pourquoi nous devons aller de l'avant et parachever le processus de régionalisation ", a souligné M. M'hamed Boucetta.

Pour sa part, M. Larbi Messari, membre du Comité exécutif du Parti de l'Istiqlal, intervenant au début de la conférence, a fait un rapport chronologique détaillé de toutes les étapes importantes dans les relations algéro-marocaines. Emaillé de dates, son exposé a démontré que depuis toujours, alors que le Maroc est dans son droit, agit dans le cadre de la légalité et se montre respectueux de toutes les règles de bienséance dans ses rapports avec son voisin de l'Est, l'Algérie n'a de cesse d'envenimer les relations bilatérales et de chercher à nuire à nos intérêts légitimes soit directement ou par Polisario interposé.
M. SEDRATI

L'OPINION (Ma)
A l'émission "Al Ittijah Al Moâkiss" d'"Al Jazeera"). Hassan Abdelkhalek met à nu les contradictions des thèses de l'Algérie
25.10.04 - http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=5848
M. Hassan Abdelkhalek, député et membre du Comité exécutif du Parti de l'Istiqlal a mis à nu les contradictions des thèses de l'Algérie qui prétend ne pas être partie au conflit tout en allant jusqu'à proposer au secrétaire général de l'ONU le partage du Sahara.

Dans une prestation réussie à l'émission "Al Ittijah Al Moâkiss" d'"Al Jazeera" où il était confronté à M. Mohamed Bouazarah, membre actif du Front de libération national algérien (FLN-au gouvernement), Hassan Abdelkhalek a souligné que le différend est bel et bien maroco-algérien en mettant en relief l'implication multiforme de l'Algérie dans ce conflit et les conséquences de l'attitude d'Alger sur les relations maroco-algériennes.

L'Algérie est l'adversaire principal du Maroc dans l'affaire du Sahara et le responsable numéro un de la tension artificielle entretenue dans la région, a-t-il notamment affirmé.

Le député Hassan Abdelkhalek s'est attelé à démontrer le bien-fondé de la position du Maroc concernant ses provinces sahariennes et la responsabilité qui incombe à l'Algérie dans la persistance de ce conflit artificiel.

Par ailleurs, selon deux sondages réalisés "Al Jazeera" à l'occasion de l'émission "Al Ittijah Al Moâkiss", l'Algérie est responsable de la détérioration répétée des relations maroco-algériennes. Selon un sondage réalisé via Internet, 86,9 pc des 5476 sondés pensent que l'Algérie est responsable de la détérioration des relations bilatérales contre seulement 13,1 pc pour le Maroc.

Un autre sondage, réalisé par téléphone lors de cette émission consacrée au thème "Qui est responsable de la détérioration répétée des relations maroco-algériennes ?", révèle que 61 pc des personnes sondées imputent à l'Algérie la responsabilité de cette évolution négative contre 39 pc pour le Maroc.

Ces deux sondages interviennent 24 heures après le camouflet essuyé par l'Algérie lors du vote, lundi, par la quatrième commission de l'ONU d'une résolution algérienne sur le Sahara marocain. Sur les 191 membres des Nations unies, seuls 52 ont voté en faveur de la résolution algérienne, alors que 89 pays se sont abstenus et 50 n'ont pas pris part au vote.

M. Mohamed Bennouna, ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, a souligné que ce vote qui brise le consensus qui a toujours marqué l'adoption des résolutions concernant cette question, constitue "un signal clair donné à M. Kofi Annan et à son représentant spécial pour aller de l'avant et au delà du plan Baker, et tenter de trouver un dénominateur commun entre les parties".

9. MAROC - DROITS HUMAINS

MAP
Le Maroc présente son 5ème rapport périodique devant le comité des droits de l'Homme à Genève
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/5eme-rapport-droitshomme.htm
Genève, 25/10/04- Le Maroc a présenté lundi à Genève devant le Comité des droits de l'Homme son 5ème rapport périodique sur la mise en oeuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui met en relief les progrès et réalisations accomplis par le pays dans le domaine des droits humains depuis son précédent rapport, présenté en octobre 1999.

Dans ses remarques de présentation de ce rapport, l'ambassadeur du Maroc auprès de l'ONU à Genève, M. Omar Hilale, qui était accompagné d'une importante délégation gouvernementale marocaine, a rappelé comment, "depuis son accession au Trône, le 23 juillet 1999, SM le Roi Mohammed VI a entrepris de mettre en place un projet de société démocratique et moderniste basé sur l'enracinement de la culture des droits de l'Homme, la mise en oeuvre de la politique de proximité et de participation, la revalorisation du rôle de la femme et de la famille et la consolidation de la solidarité sociale".

"Le Souverain a, en outre, mis en chantier la réforme en profondeur de l'Administration et de la justice, parce qu'elles sont deux piliers essentiels du processus menant au renforcement de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.

"Parallèlement à ce choix, a poursuivi M. Hilale, le gouvernement marocain, sous les Hautes directives de SM le Roi Mohammed VI, ne cesse de multiplier les efforts sur les plans normatif et institutionnel pour la promotion, la protection et la défense des droits de l'Homme, notamment en vue de clore définitivement et de manière juste et équitable, le dossier hérité du passé sur la disparition forcée et la détention arbitraire, par la réhabilitation des victimes dans le cadre de la continuité et du développement d'un Maroc solidaire, réconcilié avec lui même et résolument tourné vers l'avenir".

"Tous ces efforts, a relevé l'ambassadeur, ont été concrétisés par une série de réformes de la législation touchant particulièrement les aspects des droits civils et politiques, ainsi que ceux des droits économiques, sociaux et culturels". S'agissant du nouveau Code de la famille adopté à l'unanimité par le Parlement, l'ambassadeur a souligné qu'"il s'inscrit dans le sillage de la stratégie politique du Maroc, résolument engagé sur la voie de l'édification d'une société démocratique, moderniste, solidaire et profondément attachée aux principes universels et aux valeurs religieuses qui prônent l'égalité entre l'homme et la femme, la justice, le respect et la tolérance".

"Répondant au souci de consolider la cohésion familiale, a-t-il dit, le nouveau Code de la famille est venu mettre fin à l'iniquité qui pèse sur la condition de la femme, tout en préservant les intérêts des enfants et en sauvegardant la dignité de l'Homme".

Mais l'enracinement des droits de l'Homme et des libertés fondamentales dans les textes juridiques a également concerné l'espace des libertés publiques, a rappelé le diplomate marocain.

"Ainsi, a-t-il souligné, dans le but de répondre aux attentes et aux ambitions de la société civile et de toutes les composantes de la Nation marocaine, le Code des libertés publiques promulgué le 15 novembre 1958, régissant les libertés d'association, de rassemblement et de la presse, a été récemment révisé par l'introduction de nombreux et d'importants amendements, permettant, entre autres, la simplification des procédures administratives, la réduction, voire la suppression des sanctions privatives de liberté à la faveur des amendes, la garantie de la transparence et le renforcement du pouvoir judiciaire dans le contrôle de la légalité des décisions administratives".

M. Hilale a par ailleurs mis en exergue "les aménagements institutionnels" entrepris dans le cadre de la réorganisation du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) et la mise en place d'un "Ombudsman" dénommé "Diwan Al Madhalim".

"S'agissant du CCDH, dont les attributions ont été élargies, a-t-il rappelé, la représentativité étendue et l'indépendance renforcée, il y a lieu de porter à votre connaissance qu'il a présenté à SM le Roi, pour la première fois, en plus d'un rapport sur les prisons, un rapport dans lequel il a objectivement mis en valeur les avancées réalisées en matière de promotion des droits de l'Homme, mais aussi attiré l'attention sur les cas de violation recensés dans le cadre de la lutte antiterroriste et sur les questions qui préoccupent les défenseurs des droits humains".

Pour sa part, "Diwan Al Madhalim", a poursuivi le diplomate marocain, "s'assigne pour objectif d'être l'instrument efficient de promouvoir l'intermédiation entre le citoyen et l'Administration". Mais, a-t-il ajouté, "cette Institution ne se veut pas uniquement un bureau de requêtes, mais également une force de proposition pour la réforme de la législation, de l'administration et de la justice.

Et de rappeler que "cette nouvelle institution sera ainsi appelée, en collaboration avec le CCDH, à s'occuper des droits des Marocains séquestrés à Tindouf, au mépris des dispositions pertinentes du Pacte International relatif aux droits civils et politiques et à oeuvrer à la préservation de la dignité de nos ressortissants résidant à l'étranger".

M. Hilale a rappelé qu'en plus de ces deux institutions, "deux mécanismes d'une importance capitale ont vu le jour pour enrichir, promouvoir et consolider l'espace des droits humains". "Il s'agit, a-t-il précisé, de la Commission indépendante d'arbitrage placée auprès du CCDH, chargée de l'indemnisation des préjudices matériel et moral subis par les victimes de la disparition forcée et de la détention arbitraire et leurs ayants droit, et de "l'Instance équité et réconciliation", approuvée le 6 novembre 2003, suite à une recommandation adoptée à l'unanimité par le CCDH. Et de relever que la Commission indépendante d'arbitrage, saisie dans les délais de 5127 requêtes d'indemnisation, a rendu à la date de février 2003, plus de 4000 sentences définitives, allouant aux victimes ou à leurs ayants droit, plus de 1.000 millions de dirhams (100 millions de dollars) d'indemnités.

Quant à l'Instance Equité et Réconciliation (IER), a souligné M. Hilale, "elle s'inscrit dans le cadre de la profonde portée philosophique, maintes fois, soulignée par SM le Roi, pour clore, de manière juste et équitable, le dossier des violations des droits de l'homme".

Et de citer les propos tenus par le Souverain marocain dans son message adressé le 10 janvier 2001 aux participants au 34ème Congrès de la Fédération Internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), et dans lequel il déclare: "Nous avons accordé aux droits de l'Homme une attention particulière, laquelle a pris forme à travers plusieurs mesures et actions visant à réconcilier les Marocains avec leur passé et à remédier aux dépassements et violations.

Notre objectif a toujours été d'asseoir les conditions à même de garantir un avenir meilleur à travers la réparation du préjudice, la réhabilitation des victimes et l'établissement de garanties préventives et protectrices qui permettent de rompre avec les pratiques du passé".

Rappelant par ailleurs "les actes terroristes ignobles qui ont endeuillé le Maroc le 16 mai 2003", M. Hilale a indiqué que ce drame "a poussé le gouvernement à déposer un projet de loi anti-terroriste, afin de disposer d'une législation ad hoc en la matière".

"L'adoption de cette loi avec la sauvegarde de toutes les garanties prévues par la législation en vigueur, explique l'attachement du Maroc à la défense des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, comme cela découle du Discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI, après les attentats de Casablanca", a assuré le diplomate.

Et de citer un extrait de discours, dans lequel le Souverain assure que "le terrorisme ne passera pas. Le Maroc restera fidèle à ses engagements internationaux et poursuivra, sous Notre conduite, avec conviction, assurance et ténacité, la marche engagée pour concrétiser notre projet sociétal démocratique et moderniste".

Estimant que les progrès réalisés par le Maroc en matière de promotion et de protection des droits de l'Homme, "ne doivent, en aucun cas, constituer un motif d'autosatisfaction", et qu'au contraire, "ils doivent être une source d'encouragement pour la poursuite de l'édification de l'Etat de droit", M. Hilale a assuré, en conclusion, que "les autorités marocaines demeurent, plus que jamais, résolument déterminées à poursuivre et à multiplier leurs efforts, afin de parachever notre projet de société démocratique et moderniste".

La délégation marocaine entourant M. Hilale pour cet examen du Rapport périodique du Maroc, qui durera toute cette journée de lundi, est composée de M. Mohieddine Amzazi, Gouverneur, directeur d'études et d'analyses à la Direction générale des affaires intérieures, M. Jamal Mokhtatar, secrétaire général de la Province à la Direction générale des affaires intérieures, M.Mohamed Abdennabaoui, conseiller au cabinet du ministre de la Justice, et Mme Jalila Hoummane et M. Azzeddine Farhane, conseillers à la mission du Maroc à Genève.


10. MAROC- Espagne - ECONOMIE

MAP - RECTIFICATION
La nouvelle diffusée par la MAP du 22.10.04 "Nouvel  échec des séparatistes à la 4-ème foire internationale  de San Mateo (Iles Canaries) "
EST DENUEE DE TOUT FONDEMENT. CE N'EST PAS LA PREMIERE FOIS QUE CETTE AGENCE DETOURNE LA VERITE.

AUJOURD'HUI LE MAROC
Canaries : Les hommes d'affaires boycottent le Maroc
URL de L'article: http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=22036

Les hommes d'affaires des Iles Canaries sont de plus en plus nombreux à manifester leur déception quant au développement des relations économiques entre l'archipel et le Maroc.

Les hommes d'affaires des Iles Canaries sont de plus en plus nombreux à manifester leur déception quant au développement des relations économiques entre l'archipel et le Maroc. Après une première étape marquée par un enthousiasme inédit dans l'histoire des relations maroco-canariennes, le malaise est en train de s'installer chez les hommes d'affaires de l'archipel. Ces derniers sont déçus par le fait que le rapprochement, qui devait créer une nouvelle dynamique de coopération économique, a été monopolisé par des personnes bien déterminées qui ont profité de leurs positions à la tête des confédérations des entrepreneurs des deux côtés pour faire des affaires personnelles et empêcher tous ceux qui ne font pas partie de leur circuit de nouer des relations d'affaires au Maroc. Cette situation a poussé les hommes d'affaires canariens à entamer une opération de boycott de toutes les manifestations organisées par ce "club restreint". Mercredi dernier, la communauté des affaires de l'Archipel a boudé une rencontre organisée à Las Palmas sur les opportunités d'affaires au Maroc. Malgré l'invitation du conseiller commercial de l'ambassade d'Espagne à Rabat, les hommes d'affaires canariens ont préféré s'absenter. Dans la salle, il y avait moins d'une vingtaine de personnes. Certains entrepreneurs canariens qui ont boycotté la rencontre ont affirmé à ALM qu'à travers leur attitude, ils ont voulu faire passer un message clair pour attirer l'attention des autorités marocaines sur ce qui se passe. Depuis la visite en juin aux Canaries de la délégation présidée par le chargé de la mission au Cabinet royal, Fadel Benyaïche, qui a été d'un très grand succès, ceux qui ont pris le relais, nous ont déçus, explique-t-on.
Date de publication : 25-10-2004


11. ALGERIE - AFRIQUE - TERRORISME INTERNATIONAL

LE COURRIER INTERNATIONAL (Revue de presse  Afrique)
Mobilisation pour lutter contre le terrorisme
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=28448&provenance=accueil&bloc=02
Lors de la deuxième réunion sur "la prévention et la lutte contre le terrorisme", qui s'est tenue à Alger les 13 et 14 octobre, l'Union africaine a réaffirmé sa volonté de rejoindre ce combat international. Avec quels moyens ? s'interroge le quotidien algérien La Tribune.
Discours d'Abdelaziz Bouteflika devant les membres de l'Union africaine - AFPLe continent africain est parmi les plus exposés à la menace terroriste si l'on en croit Le Soleil, de Dakar : "L'Afrique a enregistré 296 actes terroristes entre 1990 et 2002, qui ont occasionné plusieurs milliers de victimes." Mais le quotidien ne précise pas ce que ces chiffres recouvrent. Quoi qu'il en soit, l'Union africaine s'est engagée à développer sur le continent la stratégie commune imposée par la communauté internationale.

En juillet 1999, la convention d'Alger posait les jalons de la future lutte africaine antiterroriste. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, dont le pays était en proie depuis plusieurs années à des actes meurtriers perpétrés, selon lui, par le GIA ou des groupes salafistes, affirmait alors que "l'action solidaire pour contenir et éliminer la menace terroriste exige un échange régulier d'informations et d'expériences, l'assistance mutuelle ainsi que la mobilisation des ressources de la coopération technique disponible en Afrique et à l'échelle internationale".

Cet appel n'avait alors pas eu d'écho auprès des pays africains. Ce n'est qu'après le 11 septembre 2001 et les déclarations du président américain George Bush en faveur de la convention d'Alger que 36 pays africains se décidèrent à la ratifier. Septembre 2002 voyait ensuite la première réunion intergouvernementale sur la prévention et la lutte contre le terrorisme. Lors de cette réunion, l'Union africaine (UA) insista "sur la nécessité et l'importance de la mise en place d'instruments de législation communs, de la coopération et de l'échange d'informations entre tous les pays membres".

Et La Tribune d'Alger de noter que "la deuxième réunion intergouvernementale sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, mercredi 13 octobre 2004 à Alger, a réaffirmé l'importance de ces instruments en vue de contenir la menace terroriste". Le Soleil rapporte que "le président Bouteflika s'est réjoui de la présence à ces assises de représentants des Nations unies, de l'Union européenne et des partenaires de l'Union africaine, dont les engagements résolus aux côtés de l'Afrique ont été réaffirmés au cours des différentes interventions".

Pourtant, remarque La Tribune, les propos qui ont été tenus sont quasiment les mêmes que ceux entendus lors de la première réunion, celle de 1999, à savoir la nécessité de la mise en service rapide du Centre africain d'études et de recherches sur le terrorisme (CAERT), de la signature et de la ratification par tous de la convention d'Alger et de la prise de mesures pour assurer l'entrée en vigueur de ce texte. Cette vaste entreprise semble pour le moins irréalisable dans un continent où "la lutte pour le pouvoir, la dégradation des conditions de vie, les clivages ethniques et raciaux et leur instrumentalisation, ainsi que la prédation économique, sont autant de facteurs favorisant la pratique du terrorisme à grande échelle", commente La Tribune.

Younes Hamidouche, l'un des journalistes de ce quotidien, s'interroge sur la crédibilité de la manifestation. "Les pays participants ont reconnu que le terrorisme ne reculait pas en Afrique. De plus, considérant les liens qui existent entre terrorisme, trafic de drogue, crime organisé et trafic d'armes, l'harmonisation des législations africaines paraît pour le moins irréaliste. Certains pays africains, notamment ceux en proie à des guerres civiles, éprouvent de grandes difficultés à imposer leur autorité sur les territoires qu'ils sont censés contrôler", constate-t-il.

De fait, le contrôle des frontières et des déplacements de groupes qualifiés de terroristes nécessite des moyens humains et technologiques que la majorité des pays africains ne possèdent pas. En outre, la collaboration entre gouvernements laisse souvent à désirer, notamment entre l'Algérie et le Maroc au sujet du Sahara occidental.

D'ailleurs, analyse La Tribune, lors du colloque de l'OTAN sur la sécurité méditerranéenne de septembre 2004, en Mauritanie, "la présence d'experts étrangers a démontré à quel point les pays africains étaient très dépendants de l'expertise et de la technologie de l'Occident dans la lutte antiterroriste. Une dépendance aggravée par le sous-développement chronique et les situations d'instabilité politico-sécuritaires auxquels la majorité des pays africains font face".

Cependant, souligne Le Soleil, "si l'on en croit le directeur exécutif d'Interpol, Jean-Michel Louboutin, la quasi-totalité des 182 pays membres d'Interpol seront bientôt raccordés au réseau de l'organisation mondiale de police, avec un effort tout particulier pour l'Afrique, où 44 pays vont bénéficier de connexions satellitaires dans l'année à venir". Et M. Louboutin d'ajouter : "Notre réseau offre aujourd'hui l'unique possibilité de tisser un véritable maillage efficace en termes de communications sécurisées et d'accès à des services et des informations de police essentielles pour prévenir le crime, au premier rang desquels les bases de données."

La Tribune doute toutefois que ce système fasse reculer le terrorisme. Pour le quotidien algérois, "les pays africains devraient songer à s'attaquer en premier lieu au terrorisme local avant de vouloir s'attaquer au terrorisme international".
Seham Boutata
-- 


#2994 De: wsahara@...
Fecha: Lun, 25 de Oct, 2004 12:55 am
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 24-X-2004
wsahara@...
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Mensaje: 1
De: Khatry Beirouk y Carlos Ruiz Miguel
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 24-X-2004

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Llamamiento urgente
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Llamamiento urgente del ex preso político saharai Ali Salem Tamek a quien las
autoridades marroquíes de las zonas ocupadas no conceden el pasaporte.
Queridos amigos y militantes,
Os escribo para deciros que me encuentro privado de mi pasaporte que necesito
con urgencia lo antes posible porque tengo que salir al extranjero para
hospitalizarme. No es necesario decir que sufro de diferentes enfermedades
(asma, crisis cardiacas, reumatismo, males de intestino y estómago, problemas
de piel…) como resultado de mi detención y de mis 17 huelgas de hambre que
realicé antes de mi liberación.
Algunas de esas enfermedades y otros nuevos síntomas, según creo, son
consecuencia de las inyecciones que me pusieron los sanitarios del hospital
marroquí en el que estuve ingresado. Por todo esto os pido urgentemente que
presionéis a las autoridades marroquíes para que realicen una investigación
transparente sobre estos hechos.
Espero tener noticias vuestras pronto y muchas gracias.
TAMEK Ali Salem


Temas de este resumen:
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S U M A R I O


1. SAHARA-TERRITORIOS OCUPADOS-ESPAÑA-MARRUECOS-UE-ESTRATEGIA ECONÓMICA DE
LEGITIMACIÓN DE LA OCUPACIÓN
http://www.canariasahora.com/portada/editar_noticia.asp?idnoticia=52131&idtemage\
neral=1

http://www.la-opinion.com/secciones/noticia.jsp?pIdNoticia=21700&pIdSeccion=4

http://www.canariasahora.com/ceconomia/editar_noticia.asp?idnoticia=52167&idtema\
general=4

2.    SAHARA-ONU-MARRUECOS-ARGELIA-ESPAÑA
      - EL PAÍS: (24.10.04): SÁHARA, TRES DÉCADAS DE CONFLICTO
      - EL PAÍS: Sáhara Occidental, el acuerdo inalcanzable
      - EL PAÍS: ENTREVISTA: TAIEB FASSI-FIHRI - Ministro adjunto de Asuntos
         Exteriores de Marruecos: "España apuesta por un compromiso" / I.
CEMBRERO
      - EL PAÍS: ENTREVISTA: ABDELAZIZ BELJADEM - Ministro de Asuntos
         Exteriores de  Argelia: "No nos gusta el enfoque español" /. CEMBRERO
         http://www.afrol.com/es/articulos/14613
         http://www.informativos.telecinco.es/dn_17624.htm


3.      SAHARA-ESPAÑA

- EL PAÍS: FOTONOTICIA . Un empujón al pueblo saharaui. EL PAÍS - País
           Vasco
- EL PAÍS: (23.10.04): ANTONIO ELORZA/ España / Cuba: el repliegue


4. SÁHARA-ESPAÑA-MARRUECOS-INTOLERANCIA MARROQUÍ

    - Unos jóvenes increpan a los organizadores de una muestra sobre el Sáhara

http://www.levanteemv.com/secciones/noticia.jsppIdNoticia=57608&pIndiceNoticia=1\
4&pIdSeccion=12


5. SAHARA-TERRITORIOS LIBERADOS-ESPAÑA
      -El muro persiste y la ONU, ¿desiste?
     http://www.diariodeavisos.com/hoy/noticias/islas/archipielago/P63069A.html

6.     SAHARA-ESPAÑA-MAURITANIA

       http://www.diariocordoba.com/noticias/noticia.asp?pkid=150615
       -  De España a Mauritania Diario CORDOBA viaja con el ministro de Asuntos
Exteriores
      Periplo con el ministro de Asuntos Exteriores y Cooperación, Miguel Angel
Moratinos, que quiere            poner a Córdoba en el mundo

7. SÁHARA-ESPAÑA-ARGELIA
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041024135141&tabID=1&ch=\
69

Francia.- Moratinos asiste mañana en París al Foro Euromediterráneo para
impulsar el diálogo con el Magreb




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SÁHARA-INFO: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
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1. SAHARA-TERRITORIOS OCUPADOS-ESPAÑA-MARRUECOS-UE-ESTRATEGIA ECONÓMICA DE
LEGITIMACIÓN DE LA OCUPACIÓN
http://www.canariasahora.com/portada/editar_noticia.asp?idnoticia=52131&idtemage\
neral=1
[DESTACADO:
"Mauricio informó también del documento, que se elabora conjuntamente
con el Gobierno estatal, y que se denomina La nueva Canarias en la
nueva Europa. Este trabajo estará terminado a finales de este año y, en
el mismo, la Comunidad Autónoma Canaria se ofrece a Bruselas como un
centro internacional de cooperación al desarrollo cultural y político en
el Atlántico medio. El consejero de Economía explicó que, con ese
objetivo, a principios del próximo mes de diciembre, los embajadores de
España en África celebrarán un encuentro en las
Islas, en el que se analizará el nuevo instrumento de vecindad de la UE,
destinado a la cooperación y el desarrollo con los países vecinos más
pobres."

http://www.la-opinion.com/secciones/noticia.jsp?pIdNoticia=21700&pIdSeccion=4
[DESTACADO:
"Canarias y el Estado trabajan en el papel de las Islas en la nueva UE
Los gobiernos canario y central trabajan en estos momentos en un
documento donde se plasmará el papel de la nueva Canarias en la nueva
Europa,. título de este compromiso.
Un texto donde se dejará claro que la relación del Archipiélago con la
Unión Europea no se basa sólo en los "que Canarias le pide a Europa
sino, también, en lo que le puede ofrecer como plataforma de cooperación
al desarrollo económico y político del Atlántico medio y del continente
africano", explicó ayer el consejero de Economía y Hacienda del Gobierno
de Canarias, José Carlos Mauricio.
En este punto, tanto el consejero canario como el secretario de Estado
para la Unión Europea, Alberto Navarro, coincidieron en destacar el
nuevo instrumento de vecindad aprobado en el seno de la Unión con el
objetivo de que las zonas transfronterizas puedan ayudar al desarrollo
de sus países vecinos. En el caso de Canarias, este instrumento se
podría materializar en una fuerte inversión en países cercanos como
Marruecos o Mauritania, que será gestionada desde el Archipiélago.
Mauricio destacó como ejemplo de este servicio canario a la Unión
Europea, la próxima conferencia de embajadores africanos que se
celebrará en las Islas en unos breve.
El secretario de Estado valoró que Canarias haya sido la primera
comunidad autónoma donde su parlamento regional aprobó una moción para
apoyar el voto positivo en el referéndum de la Constitución Europea.
"Canarias está a la vanguardia española en este asunto, igual que España
lo está con respecto al resto de países", insistió Navarro quien
solicitó una importante participación ciudadana el próximo 20 de febrero
en las urnas.
El secretario de Estado recordó la importancia que ha tenido para
España, y en especial para la Comunidad canaria, su inclusión en la
Unión Europea hace ya 18 años."



http://www.canariasahora.com/ceconomia/editar_noticia.asp?idnoticia=52167&idtema\
general=4
- LA GACETA DE CANARIAS/EL MUNDO (18-X-2004): A vueltas con las aguas


CRÓNICAS METROPOLITANAS

A vueltas con las aguas

FEDERICO ECHANOVE


Adán Martín dijo el viernes pasado que si existiera un papelito en el que se
dijese que la Comunidad Autónoma dispone de aguas territoriales propias, eso
serviría para controlar la inmigración ilegal. A veces uno piensa que los
políticos están tan acostumbrados a tomarnos el pelo que deben pensar que somos
capaces de tragar con todo, porque, que se sepa, ningún papelito tiene por sí
mismo propiedades milagrosas y, para evitar tanto la llegada como la salida de
pateras y otras embarcaciones lo que se precisan son, de un lado, más medios
materiales y, de otro, el desarrollo de los países de origen de los
infortunados que se arriesgan a tales travesías. Y el que Canarias no tenga
aguas territoriales, no creo que afecte mucho a las patrulleras del ministerio
del Interior cuando reciben un aviso.

De hecho, tampoco existe ningún tipo de delimitación formal de aguas con
Marruecos en Andalucía, y si bien el asunto del Sáhara se lo ha impedido hasta
ahora a Canarias en el Atlántico, los contenciosos de Gibraltar, Ceuta y
Melilla lo han desaconsejado en el Mediterráneo. Otra cosa es que, como el
propio Adán nos dijo el otro día en Madrid a los periodistas canarios allí
acreditados, se implante un servicio integrado de guardacostas con los medios
de todas las administraciones y que esté dirigido por el Gobierno regional.
¿Pero hace falta para eso delimitar con Marruecos las 200 millas con el Sáhara
invadido y perjudicar a un tercero? Qué quieren que les diga, a Coalición
Canaria se le ve en esto mucho el plumero y aunque la cuestión admita muchos
matices, parece que le está haciendo descaradamente el juego a Mohammed VI.

Otro tanto ocurre con las prospecciones petrolíferas, de las que no está de más
recordar que las que solicitó Repsol lo fueron entre Canarias y la zona de Tan
Tan y Tarfaya, al norte de la frontera que la ONU reconoce entre Marruecos y el
Sáhara, no como las que Mohammed VI dio a empresas norteamericanas y francesas.
También dirán que las aguas territoriales son necesarias para protegernos de
los vertidos, aunque la delimitación de una frontera marítima poco tenga que
ver con eso y existan otro tipo de medidas destinadas más específicamente al
control de los petroleros, como la creación de una Zona Marítima de Especial
Sensibilidad. De todos modos, si tanto les preocupa el ‘piche’ y el paso de los
petroleros deberían, ya puestos, cerrar también la refinería de Cepsa en
Tenerife ¿no? O, sin llegar tan lejos, atender alguna vez los informes de los
técnicos de la propia consejería y de la Unión Europea en contra del Puerto de
Granadilla.
Lo peor es que el cuento de las aguas ‘les pone’ tanto que son capaces de
utilizarlo para vendernos a todos la moto de que es una buena compensación a la
pérdida de perras que, si Mauricio no lo remedia, habrá en los Presupuestos.
¡¡Vivan los zifios!!

federico29@...


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2.    SAHARA-ONU-MARRUECOS-ARGELIA-ESPAÑA
      - EL PAÍS: (24.10.04): SÁHARA, TRES DÉCADAS DE CONFLICTO

http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041024elpepiint_15&type=Tes&an\
chor=elpporint
SÁHARA, TRES DÉCADAS DE CONFLICTO
Sáhara Occidental, el acuerdo inalcanzable
Casi 30 años después de la retirada de España, la solución al conflicto está más
lejos que nunca
IGNACIO CEMBRERO  -  Madrid
EL PAÍS  -  Internacional - 24-10-2004
La integración del Magreb estimularía el crecimiento económico en España

La subsistencia de un conflicto larvado, desde hace 29 años, en una antigua
colonia española crea un foco de inestabilidad al suroeste de Europa e impide
la integración del Magreb, que estimularía, a su vez, el crecimiento económico
en la orilla norte del Mediterráneo.

Los intercambios comerciales entre España y sus vecinos norteafricanos superan
desde hace años al comercio con los países suramericanos, pero podrían aún
aumentar mucho más. Este pronóstico no es un sueño. Un estudio encargado por el
Ministerio de Finanzas de Italia a prestigiosos catedráticos de Economía pone de
relieve que España sería el principal beneficiario si la Unión del Magreb Árabe
arrancase de una vez

Deseoso de desmarcarse del Gobierno del PP y de contribuir a desenmarañar el
conflicto del Sáhara, el Ejecutivo socialista español apuesta por una
diplomacia activa y rápida. No en balde el presidente José Luis Rodríguez
Zapatero llegó a vaticinar, en abril, en París, que a finales de octubre se
podría alcanzar una solución.

Después de la retirada militar de Irak, en abril, el Sáhara constituye la
principal iniciativa de la diplomacia española. Detrás de las declaraciones
algo confusas, y a veces contradictorias, sobre la validez del plan de James
Baker o del derecho a la autodeterminación, el ministro de Asuntos Exteriores,
Miguel Ángel Moratinos, tiene un objetivo: retocar esa propuesta de paz para
que Marruecos la acepte.

Presentado a las partes en enero de 2003, el plan de paz elaborado por el
antiguo secretario de Estado norteamericano obtuvo, seis meses después, el
visto bueno de Argelia y del Frente Polisario y a continuación fue aprobado por
unanimidad por el Consejo de Seguridad de la ONU. Marruecos, en cambio, lo
rechaza porque prevé un referéndum de autodeterminación tras un periodo de
autonomía del territorio de cuatro o cinco años. Autodeterminación puede
significar independencia.

Dentro de cuatro días, el Consejo de Seguridad debe de nuevo pronunciarse sobre
este plan. La diplomacia española trabaja codo a codo con la francesa para que,
aun proclamando la validez de ese plan, otorgue a Álvaro de Soto, el
representante especial para el Sáhara del secretario general de la ONU, Kofi
Annan, un cierto margen de maniobra para proponer retoques que inciten a
Marruecos a levantar su veto.

Esta nueva posición española ha propiciado, junto con otros factores, la mejora
de la relación entre Madrid y Rabat. El descontento de Argel quedó, en cambio,
puesto de manifiesto cuando su ministro de Exteriores, Abdelaziz Beljadem,
desatendió una invitación de Moratinos para reunirse con él y con su homólogo
marroquí, Mohamed Benaissa, en Arcila.

El embajador español en Argelia, Juan Leña, es convocado con frecuencia al
Ministerio de Exteriores, donde le reprochan el activismo político español que
suscita en Rabat falsas esperanzas que le incitan a "dar la espalda a la
legalidad internacional". Pasado mañana Beljadem reiterará estos argumentos a
Moratinos en Madrid.

Por si esto no bastase, las autoridades argelinas lamentan que el Gobierno
español no dé carácter prioritario al principal proyecto económico bilateral:
la construcción de un segundo gasoducto, el Medgaz, que, sumergido, enlazaría
en 2006 la costa de Orán con Almería. Argelia es ya, hoy en día, el primer
proveedor energético de España.

Poco después de que la diplomacia española se movilizase para sacar del callejón
sin salida el contencioso del Sáhara, la relación entre Argelia y Marruecos
experimentó un nuevo deterioro. La dimisión, en junio, de Baker, sustituido
poco después por De Soto, hizo subir de tono la polémica entre los dos vecinos,
a la que se sumó el Polisario. En una carta enviada a Annan, su líder, Mohamed
Abdelaziz, advierte que el alto el fuego en el Sáhara, vigente desde 1991, "no
puede ser disociado" de la celebración de un referéndum.

La tensión alcanzó su cenit tras la decisión del presidente de África del Sur,
Thabo Mbeki, de establecer plenas relaciones con la República Árabe Saharaui
Democrática (RASD), una entidad creada por el Polisario. Previamente, Mbeki
mandó una misiva al rey Mohamed VI en la que compara a los saharauis con el
pueblo palestino. Que uno de los pesos pesados de África haya dado ese paso ha
supuesto un duro golpe para Rabat.

Mientras los dirigentes de ambos países intercambiaban comunicados o
declaraciones acusatorias, la prensa de Argel o de Casablanca se hacía eco de
movimientos militares intimidatorios. Aunque esas maniobras son inexistentes,
la solución a la disputa parece "más distante" que nunca, según advierte Annan
en su informe del viernes..

En vísperas de la reunión del máximo órgano de la ONU, EL PAÍS ha recogido el
punto de vista del titular de Asuntos Exteriores argelino y del ministro
adjunto marroquí, Taieb Fassi-Fihri, ascendido en dos ocasiones por Mohamed VI
y descrito como el cerebro de la diplomacia marroquí. A este periódico le
hubiese gustado hacerse eco de la opinión del Frente Polisario, pero éste no
contestó a la petición de entrevista.
----------->


http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041024elpepiint_16&type=Tes&an\
chor=elpporint
SÁHARA, TRES DÉCADAS DE CONFLICTO
ENTREVISTA: TAIEB FASSI-FIHRI Ministro adjunto de Asuntos Exteriores de
Marruecos
"España apuesta por un compromiso"
I. CEMBRERO  -  Tánger
EL PAÍS  -  Internacional - 24-10-2004
Taieb Fassi-Fihri, ministro adjunto de Exteriores de Marruecos. (EL PAÍS)

Taieb Fassi-Fihri, de 46 años, es economista de formación. Se dedicó a la
enseñanza en París antes de regresar a Rabat, donde, en 1986, se incorporó al
Ministerio de Asuntos Exteriores. En 1998, un año antes de la muerte del rey
Hassan II, ingresó en el gabinete real, donde su labor fue apreciada por el
nuevo monarca, Mohamed VI. Por eso le nombró primero, en 1999, secretario de
Estado de Exteriores y, en 2002, ministro adjunto.

Desde entonces Fassi-Fihri dirige, junto con el titular de la cartera, Mohamed
Benaissa, de 67 años, el Ministerio de Exteriores. Considerado como más afín al
soberano -Benaissa es un ministro heredado de Hassan II- Fassi-Fihri fue
descrito, durante la crisis diplomática hispano-marroquí, como el dirigente
marroquí más inflexible. Él siempre desmintió esta acusación proferida por los
colaboradores de la ex ministra Ana Palacio.

Tras una jornada de trabajo, Fassi-Fihri recibió a este corresponsal, con un
refresco en la mano, en la suite de su hotel de Tánger, adonde se había
trasladado siguiendo los pasos de Mohamed VI, que pasó varios días en la ciudad
del Estrecho. Aunque, a diferencia de Benaissa, no habla español, el ministro
adjunto se explica con nitidez.

En el Sáhara "el Gobierno español comprende que estamos en un callejón sin
salida y apuesta por la emergencia de un compromiso, dado que no se puede
imponer una solución a las partes", señala Fassi-Fihri. "Trabaja en ello con
otros países como Francia". "Esto nos satisface".

Al ministro adjunto le sorprende la suspicacia de parte de la opinión pública
española ante la actitud del Ejecutivo socialista: "Pero si la posición de
España se enmarca en los esfuerzos de la comunidad internacional y las
resoluciones del Consejo de Seguridad para ayudar a las partes implicadas en el
contencioso y a los Estados vecinos a alcanzar una solución política". Además
del Sáhara, otros factores contribuyen a mejorar la relación entre Rabat y
Madrid. "Lo que más ha cambiado", subraya Fassi-Fihri, "ha sido nuestra
voluntad de mantener un diálogo permanente, de empeñarnos en ponernos de
acuerdo sobre todos los problemas bilaterales". "Hemos establecido una
metodología de trabajo para no sólo anticipar las crisis y abortarlas antes de
que estallen, sino aprovechar todo el potencial de cooperación que existe entre
nosotros".

La reconciliación hispano-marroquí ha ido acompañada por un auge de la tensión
entre Rabat y Argel. "Observamos y lamentamos las declaraciones argelinas, que
van en crescendo", se queja Fassi-Fihri. "Utilizan un nuevo léxico, más
virulento, que describe a Marruecos como la potencia ocupante" del Sáhara. "En
paralelo, Argelia desarrolla una ofensiva diplomática agresiva".

Para Fassi-Fihri, Argel "desencadenó esta campaña poco después de que su
majestad el Rey hiciese, en julio, un gesto de apertura y conciliación al
suprimir el visado para los ciudadanos argelinos que deseen viajar a
Marruecos". "Se incrementó después del envío, en septiembre, al Consejo de
Seguridad de un memorándum marroquí cuyo propósito no era belicoso". "Recordaba
con hechos la implicación de Argelia en el conflicto" del Sáhara.

"En Argel o en Tinduf siempre ondea la bandera argelina", contesta el ministro
adjunto cuando se le pregunta dónde se toman las decisiones que afectan al
Polisario. "Argel ejerce una tutela sobre el Polisario", sostiene.

Mohamed Abdelaziz, el líder del movimiento independentista, ha dejado caer, en
una carta recién enviada a Kofi Annan, secretario general de la ONU, que
mantener el alto el fuego en el Sáhara sólo tendría sentido si se convoca un
referéndum. "Por supuesto que esperamos que no reanuden las hostilidades",
interrumpidas desde hace 13 años, recalca Fassi-Fihri. "Si lo hace, como
amenaza de vez en cuando, el pueblo marroquí unánime sabrá defender su interés
superior". El ministro adjunto se empeña una y otra vez en desmentir la imagen
de un Marruecos que dice "no" a las propuestas de paz para el Sáhara, la última
la elaborada en 2003 por James Baker. "Créame, no somos el país que cierra la
puerta", insiste. "Es Argelia la que se esfuerza en bloquear cualquier avance
cuando el Consejo de Seguridad nos invita a negociar para alcanzar una solución
de consenso".

La última traba, Argelia la puso esta semana "al romper el consenso que
prevalecía hasta entonces en la IV Comisión de la Asamblea General de la ONU
[sobre descolonización] y presentar, por su cuenta, una resolución que recabó
un apoyo muy limitado", se alegra Fassi-Fihri. Encabezada por Francia y España,
la UE rehusó respaldarla y optó por abstenerse con otros 64 países; 52 votaron a
favor.

Marruecos dijo "sí", recuerda el ministro adjunto, a la primera propuesta de
Baker, que no llegó a ser sometida al Consejo de Seguridad, y objetó la
segunda. Ésta preveía primero la elección de instituciones autonómicas en el
Sáhara "con un cuerpo electoral establecido con criterios arbitrarios y no
democráticos". "Esto hubiese creado tensiones sobre el terreno entre la
población local".

Tras un lustro de autonomía se hubiese celebrado un referéndum de
autodeterminación. "No nos da miedo el referéndum como tal, sino las
modalidades y condiciones de su desarrollo", precisa Fassi-Fihri. "¿Por qué
Mohamed Abdelaziz figuraba en una lista provisional de votantes y no su
hermana?", se pregunta antes de poner otros ejemplos que ilustran, según él, la
arbitrariedad del censo.

Pese al mal momento que atraviesa la región, Fassi-Fihri se niega a ser
pesimista: "Tengo tendencia a ser optimista porque hay una creciente toma de
conciencia de que Marruecos y Argelia deben normalizar su relación y construir
el Magreb para responder juntos a múltiples desafíos". "Si, sobre el Sáhara,
Argelia no diese la espalda al proceso marcado por el Consejo de Seguridad todo
sería más fácil".
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http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041024elpepiint_14&type=Tes&an\
chor=elpporint
SÁHARA, TRES DÉCADAS DE CONFLICTO
ENTREVISTA: ABDELAZIZ BELJADEM Ministro de Asuntos Exteriores de Argelia
"No nos gusta el enfoque español"
I. CEMBRERO  -  Argel
EL PAÍS  -  Internacional - 24-10-2004
Abdelaziz Beljadem, ministro de Asuntos Exteriores argelino. (EL PAÍS)
España "alienta ilusiones en Rabat" que le incitan a dar la espalda a la
legalidad
"No queremos que el Sáhara Occidental sea un 'casus belli' entre nuestros dos
países"

Abdelaziz Beljadem, de 59 años, no es un ministro cualquiera en Argelia. Al
tiempo que desempeña la cartera de Exteriores ejerce un papel destacado en la
política interior. Es uno de los artífices de la reelección, en abril, del
presidente Abdelaziz Buteflika. Tachado de ultraconservador, Beljadem,
inspector de Hacienda de profesión, se ha vuelto a significar ahora por sus
reticencias a la modificación del código de la familia que, si prospera,
mejorará la suerte de la mujer argelina. Coincide así con los islamistas
moderados representados en el Parlamento.

Sin departirse de su sonrisa, pero acelerado, Beljadem recibió a este
corresponsal en un salón de su ministerio en presencia de tres diplomáticos que
tomaron puntualmente nota de sus palabras.

"No voy a ser muy diplomático", afirma de entrada cuando se le pregunta por el
nuevo enfoque español, "le diré que no nos gusta". A Beljadem le cuesta
entender la postura española. "Está envuelta en niebla", subraya. Tiene además
el inconveniente de "alentar ilusiones por parte de Marruecos" que le hacen
creer que "es posible encontrar una solución al margen del camino trazado por
el Consejo de Seguridad".

"Todo esto se lo dije" a los españoles "y lo repetiré en Madrid" el próximo
martes, prosigue Beljadem, cuando el ministro se entreviste con su homólogo
español en vísperas de la reunión sobre el Sáhara del Consejo de Seguridad del
que forman parte España y Argelia. Esta discrepancia, precisa, "no repercute
sobre la relación que goza de buena salud". "Prueba de ello es que esperamos en
el 2005 una visita de los Reyes de España".

El plan elaborado por James Baker, aprobado por unanimidad por el Consejo de
Seguridad, "no admite una segunda lectura ni es modificable", resalta Beljadem.
Rechaza así de antemano los intentos hispano-franceses para que el representante
especial, Álvaro de Soto, sea autorizado a proponer retoques que animen a Rabat
a aceptarlo. "Cualquier maniobra para alejarse del plan, o para sacarlo del
marco de la ONU, está abocada al fracaso".

Beljadem lamenta que el autor de ese plan, el ex secretario de Estado Baker, ya
no sea el encargado de buscar una solución al conflicto. "Dimitió en junio
porque el Consejo de Seguridad no asumió hasta el final sus responsabilidades y
Marruecos dio, una vez más, la espalda a la legalidad internacional", asegura.
"Baker se ha ido pero su plan sigue vivo".

"Argelia no tiene ninguna ambición territorial sobre el Sáhara, pero sí defiende
el derecho inalienable del pueblo saharaui a autodeterminarse recogido en la
Carta de la ONU", insiste el ministro. "Pregunto una cosa sencilla: ¿por qué no
se deja a los saharauis expresarse sin cortapisas sobre lo que quieren ser?".
"¿Por qué no pueden hacer lo mismo que los habitantes de Timor Oriental,
Brunei, Surinam o Belice?".

Desde principios del verano, "Marruecos se ha lanzado en una escalada verbal
contra Argelia injustificada porque nuestra posición no ha variado", se queja
Beljadem. Tras el reconocimiento, en septiembre, de la RASD por el presidente
surafricano, Thabo Mbeki, la polémica subió de tono. "Suráfrica reconoce a la
República Saharaui y la prensa marroquí insulta a Argelia", recuerda el
ministro argelino. "¡Es increíble!".

¿Pero no está en marcha una ofensiva diplomática argelina para ganar, sobre todo
en África, adeptos a sus tesis? "No", responde Beljadem, "sólo hay el
redespliegue de la diplomacia de un país normalizado, gracias a la concordia
civil [indulto a islamistas dispuestos a reinsertarse], tras un periodo
difícil, en los noventa, en el que nos golpeó el terrorismo".

Marruecos y los vecinos europeos de Argelia se pensaron durante años que la
política sobre el Sáhara la decidía en Argel la jerarquía castrense. Tras su
reelección, en abril, el presidente Buteflika cambió la cúpula militar y, aun
así, la política magrebí se mantiene inalterable. Los interlocutores de Argelia
"deben saber, mejor que nadie, que esa línea política es constante", subraya
Beljadem.

La constancia no está reñida con la firmeza. A finales de julio, Mohamed VI
suprimió el trámite del visado, impuesto 10 años antes, para los argelinos que
viajen a Marruecos, pero, en contra de lo previsto por la diplomacia española o
francesa, Argel no correspondió a ese gesto reabriendo la frontera terrestre que
cerró en 1994.

"Con ese gesto se rectificaba otra medida, la de la imposición del visado
decidida unilateralmente por Rabat en 1994", recuerda Beljadem. "La
reciprocidad no pasa por la reapertura" de la frontera, añade. "Tenemos con los
marroquíes dos comisiones dedicadas a la circulación de personas y ése es el
marco adecuado para acordarlo". "La comprensión mostrada por Madrid y París

[con la iniciativa real] no viene al caso".

A diferencia de Marruecos, donde la marroquinidad del Sáhara goza de un apoyo
unánime, el respaldo al Polisario suscita discrepancias en Argelia. El general
Nezzar, ex ministro de Defensa, o el líder islamista, Abassi Madani, lo
critican. "Yo diría que sólo se representan a sí mismos", observa Beljadem. "Y
añadiría que aquí hay libertad de expresión y que no encarcelamos a los que
disienten".

Casi tres décadas después del inicio del conflicto, no se vislumbra aún ninguna
solución. El periodista británico Toby Shelley, autor de un libro sobre el
Sáhara (Endgame in the Western Sahara), sostiene que para que las grandes
potencias se decidan a resolver el contencioso, el Polisario debería reanudar
las hostilidades, por lo menos a pequeña escala. Así lo desean, según él, los
jóvenes saharauis.

"No decidimos nada en lugar del Polisario", afirma Beljadem cuando se le
pregunta quién puede desenterrar el hacha de guerra. "Ahora bien, también
decimos que no queremos que el Sáhara sea un casus belli entre nuestros dos
países", matiza.

La disputa sobre la ex colonia puede, si evoluciona en perjuicio de Marruecos,
hacer correr riesgos a la monarquía alauí. "No tenemos ninguna voluntad de
desestabilizar a Marruecos", insiste Beljadem. "Pero, ¿por qué se
tambalearía?". "De Gaulle descolonizó Argelia y Francia se mantuvo en pie". "La
mejor solución, la que da estabilidad, es la paz".

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3.SAHARA-ESPAÑA

http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?d_date=&xref=20041024elpvas_2&type=Te\
s&anchor=elpepiautpvs
FOTONOTICIA
Un empujón al pueblo saharaui
EL PAÍS - País Vasco - 24-10-2004

Varios centenares de personas salieron ayer de El Arenal bilbaíno en
manifestación para pedir la autodeterminación del pueblo saharaui. La marcha
con banderas de la República Árabe Saharaui Democrática (RASD) discurrió en un
ambiente festivo. Un puñado de saharauis se mezclaron con los bilbaínos que
apoyaron ayer su causa. A las once de la mañana la Asociación de Amigos de la
RASD instaló dos jaimas (tiendas típicas del desierto) con información,
exposiciones de fotos y carteles sobre el Sáhara.

------------------------&#61664;
ANTONIO ELORZA
España / Cuba: el repliegue
EL PAÍS - España - 23-10-2004
(...)
En cuanto al aparente progresismo de la nueva política sobre Cuba, conviene
recordar que está guiada puntualmente por los mismos criterios y con las mismas
coartadas que están llevando al Gobierno de Zapatero a abandonar al pueblo
saharaui en aras de unas buenas relaciones con Marruecos. Coartada principal,
en parte verdadera: la tosquedad de Aznar agudizó las tensiones hasta un límite
intolerable. Pero al mismo tiempo, el Gobierno del PP impulsó y mantuvo la
Posición Común por la democracia en Cuba, y resistió a las presiones que le
invitaban a secundar el rechazo marroquí al plan Baker. Parece razonable
restaurar un buen clima con Rabat, ¿pero qué garantías ofrece Zapatero de un
mínimo de autogobierno para el Sáhara en un Marruecos no democrático? Sin duda
es más cómodo, en nombre de un supuesto realismo progresista, abandonar a su
suerte a demócratas cubanos y a saharauis. En todo momento, siguiendo la línea
de actuación más fácil, con menos obstáculos, lo cual lleva a entenderse con
aquel que detenta el poder, por arbitrario que éste sea. El reino de Marruecos
ganará al parecer en estabilidad, y también lo hará la dictadura de Fidel
Castro. Todo ello a corto plazo, ignorando las demandas de la democracia y de
la justicia. Sólo faltaba la irrupción del PP. ¿Piensa alguien de veras en
Cuba?


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4.  SÁHARA-ESPAÑA-MARRUECOS-INTOLERANCIA MARROQUÍ

       - Unos jóvenes increpan a los organizadores de una muestra sobre el Sáhara

http://www.levante-emv.com/secciones/noticia.jsp?pIdNoticia=57608&pIndiceNoticia\
=14&pIdSeccion=12

Unos jóvenes increpan a los organizadores de una muestra sobre el Sáhara

Noemi Oms, Benicarló

La asociación SMARA ha presentado una queja por escrito ante la policía local de
Benicarló por los altercados sufridos por la entidad durante el mediodía de ayer
en la plaza constitución de la ciudad. Esta organización no gubernamental sin
ánimo de lucro pretendía con su participación en la muestra de entidades
sociales de la ciudad dar a conocer su trabajo y sus objetivos de reforzar los
tradicionales lazos de amistad entre España y el Sáhara, realizando, a la vez,
una labor voluntaria dentro de la cooperación internacional, ayuda al
desarrollo y ayuda humanitaria. Es por esta razón que SMARA no faltó a la cita
que ayer convocaba la concejalía de bienestar social a todas las entidades de
tipo social del municipio en uno de los núcleos más céntricos.

Lo que en principio era una fiesta de la diversidad, acabó sin embargo,
evidenciando la tensión que se vive entre Marruecos y el Sáhara por ansiada
independencia que apoya SMARA para la República Árabe Saharaui Democrática y
que rechaza el Reino de Marruecos. Un grupo de jóvenes de entre 10 y 16 años y
de origen marroquí increpó a los miembros de la organización e incluso rallaron
varias fotografías expuestas al público donde se mostraban las costumbres y
forma de vida a la que actualmente debe hacer frente la comunidad de refugiados
que vive en campamentos debido a la complicada situación política. Asimismo, uno
de estos menores agujereó una de las fotografías en las que aparecía la imagen
de tres mujeres y una de ellas sostenía la bandera de la República Árabe
Saharaui Democrática. Una situación de la que se percató uno de los voluntarios
que consiguió coger al responsable, que a su vez intentó agredirlo. Los miembros
de SMARA estudian la posibilidad de presentar una denuncia por los hechos
ocurridos.

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5.     SAHARA-TERRITORIOS LIBERADOS-ESPAÑA
http://www.diariodeavisos.com/hoy/noticias/islas/archipielago/P63069A.html
Visita canaria a Tinduf - Expedición al muro

El muro persiste y la ONU, ¿desiste?
Mientras una barrera de 2.700 kilómetros mantiene a los saharauis fuera del
Sahara, el Plan Baker no sale adelante
Los tonos amarillos y tostados del desierto apenas permiten que se distinga a lo
lejos el muro del mismo color que divide los territorios ocupados por Marruecos,
en el Sahara Occidental, y los llamados territorios liberados, arduamente
defendidos por el movimiento independentista saharaui del Frente Polisario.
Monika Borer - EFE
Tinduf (Argelia) - ONU

Si no es por las explicaciones de un alto mando del ejército saharaui (sus
fuerzas armadas no tienen grados), los detalles sobre esta franja que atraviesa
el desierto desde La Güera hasta Zaag apenas serían reconocibles para quien
visita el lugar por primera vez.

Ese lugar es Mahbas, cerca de Tifariti, en pleno desierto, a unos 250 kilómetros
-tres horas en un robusto jeep todoterreno- de los campamentos de refugiados de
Tinduf, en Argelia. Hasta él se desplazó la semana pasada una delegación
canaria para manifestarse en símbolo de apoyo al pueblo saharaui ante la
barrera misma y la mirada atenta de los soldados marroquíes que estaban de
guardia sobre el muro, a menos de un kilómetro de distancia. Un centenar de
representantes de las administraciones canarias, sindicatos, universidades y
sobre todo de las Asociaciones Canarias de Solidaridad y Amistad con el Pueblo
Saharaui (ACSPS y ACAPS) quiso apoyar así a este pueblo que se vio desplazado
de sus territorios al iniciar la Marcha verde del vecino marroquí en el año
1975.

"Por favor, no se acerquen más ni hagan nada que pudiera despertar la sospecha",
solicita Mohamed Ali, el mencionado líder militar, encargado de dirigir la
vigilancia de la séptima brigada del ejército marroquí instalada en esta zona.
La petición no es descabellada, ya que los soldados marroquíes cuentan con
ametralladoras pesadas, bazucas y distintos tipos de minas: antiblindados,
antitanques, antipersonas y antigrupos.

"Lo que nosotros podemos ver es un muro, pero por detrás hay otra muralla que
suele ser una construcción maciza de tierra y cemento", explica el que es
llamado capitán por los otros combatientes. "Suele haber hasta dos o tres muros
detrás, todo con el objetivo de obstaculizar el avance de un posible ataque del
Frente Polisario", añade. Además, Ali señala los "obligados" campos de minas y
la red de alambrado frente a la base de la ofensiva marroquí.

La ficha técnica de este Muro de la Vergüenza, como es llamado por los
saharauis, da más datos: Tiene una longitud total de 2.720 kilómetros de largo
y es protegido por 160.000 soldados armados. Su construcción empezó en 1980 y
se llevó a cabo en seis fases. Hoy en día cuenta con 240 baterías de artillería
pesada, más de 20.000 kilómetros de alambre de espinos, miles de vehículos
blindados y millones de minas antipersonales prohibidas por las convenciones
internacionales.

Unas convenciones internacionales que aparentemente no han logrado traspasar
hasta este lugar en medio de la nada, a pesar de que la Organización de las
Naciones Unidas (ONU) también esté representada en la zona y sus observadores
velen por que se respete el alto el fuego acordado entre las dos partes en el
año 1991.

Desde ese momento en adelante, el lento avance de los esfuerzos diplomáticos por
resolver el conflicto que causó una sangrienta guerra (aún se pueden ver las
huellas de la lucha armada en forma de restos de proyectiles clavados en la
arena) ha puesto a prueba la paciencia por la que se conoce al pueblo saharaui.
La gran esperanza estaba depositada en el Plan Baker, o Plan de Arreglo, este
último siendo en palabras del delegado del Frente Polisario en Las Palmas de
Gran Canaria, Luchaa Mohamed, "una versión descafeinada del Plan Baker". Ambos
prevén un período de autonomía de unos cinco años, después del cual se
celebraría un referéndum para decidir la autodeterminación del Sahara.

Sin embargo, las negociaciones apenas avanzan. Hace unos días tan sólo tomaron
un rumbo que supuso un duro golpe para el Frente Polisario. Según informa la
agencia Efe, el Comité de Descolonización de la ONU votó a favor de una
resolución que apoya el Plan Baker para el Sahara Occidental, pero la fuerte
abstención representa más una victoria para Marruecos que para los saharauis.

Un total de 52 países apoyaron la resolución y ninguno se manifestó en contra,
pero su adopción se hizo con 89 abstenciones, un número muy elevado que no
invalida el texto, pero sí le resta peso político y sobre todo moral, ya que
sus decisiones no son vinculantes. La delegación de Marruecos salió de la
reunión considerando el resultado "una victoria", mientras que la de Argelia,
que es autora del texto y es el principal apoyo político con el que cuentan los
independentistas saharauis, partió claramente de mal humor.

España no se involucra
El Comité de Descolonización ha apoyado tradicionalmente las resoluciones
relativas al Sáhara Occidental por consenso y la elevada abstención, ejercida
entre muchos otros por los países de la Unión Europea, incluida España, supone
una grieta a la unidad que en los últimos años había mostrado este organismo.
La resolución adoptada se limitaba prácticamente a endosar otra del Consejo de
Seguridad en la que el máximo órgano decisorio expresó su apoyo "al plan de paz
para la libre determinación del pueblo del Sáhara Occidental como solución
política óptima basada en el acuerdo de las dos partes". Además, apoya las
gestiones del secretario general por encontrar una solución política mutuamente
aceptable para solucionar el contencioso territorial.

Sin embargo, no menciona de forma explícita al actual enviado especial del
secretario general de la ONU en el Sáhara Occidental, el peruano Álvaro de
Soto, como deseaba Marruecos. "Argelia ha decidido ignorar" al representante
especial, lo que, en opinión del embajador marroquí ante la ONU, Mohamed
Benouna, "significa que está bloqueando los esfuerzos para buscar una solución
política" a la disputa".

De Soto sustituyó al ex secretario de Estado estadounidense James Baker, que fue
nombrado enviado especial de la ONU en el Sáhara el 17 de marzo de 1997 y
dimitió el pasado 11 de junio, tras años de infructuosos esfuerzos.

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6. SAHARA-ESPAÑA-MAURITANIA
http://www.diariocordoba.com/noticias/noticia.asp?pkid=150615

De España a Mauritania Diario CORDOBA viaja con el ministro de Asuntos
Exteriores

Periplo con el ministro de Asuntos Exteriores y Cooperación, Miguel Angel
Moratinos, que quiere poner a Córdoba en el mundo


24/10/2004


nia, Muauiya Sidi Ahmed Uld Tayá, y con el ministro de Asuntos Exteriores,
Mohamed Vall Uld Bellal. El país árabe tiene gran importancia para España por
su proximidad con Canarias, por el papel que desempeña en el contencioso del
Sáhara Occidental, por su pertenencia a la Unión del Magreb Arabe, por su
situación geográfica entre el mundo árabe y el Africa negra y porque en sus
costas faenan pesqueros españoles.

El viaje, en términos internos, se considera "de los fáciles" dadas las buenas
relaciones entre ambos países. La delegación española está compuesta por un
grupo de cinco asesores, dos escoltas y los dos periodistas de Diario CORDOBA.
Las cuatro horas de vuelo que separan a los dos países dejan mucho margen para
el trabajo, para consultar asuntos con el ministro, y hasta para preparar su
agenda, que a la vuelta ha quedado cerrada prácticamente hasta el mes de
diciembre, incluyendo una visita a Baena (el próximo 13 de noviembre) en la que
el diputado del PSOE por Córdoba ha puesto mucho empeño en participar en un acto
con el sector olivarero de la zona.

Con Moratinos viaja casi siempre su jefe de gabinete, Javier Sancho, un
funcionario de la Unión Europea que el ministro fichó tras conocerlo ya hace
años en la Conferencia de Barcelona (1995). A partir de entonces, entre ellos
se inició una colaboración que se ha trasladado a esta nueva responsabilidad.
Sancho lo controla todo. Es un observador nato, que calibra las situaciones y a
las personas, que informa y orienta al ministro y que conduce (o reconduce) los
acontecimientos, además de asesorarlo en las estrategias de trabajo.

Como el viaje es a Africa, le acompaña María Lledó, asesora del ministro para
asuntos de Africa, una diplomática que domina cinco idiomas, entre ellos el
preciado y tan difícil árabe. El director general para el Mediterráneo, Oriente
Próximo y Africa, Alvaro Iranzo, es otro de los imprescindibles para este
periplo, que en el avión aprovechó para adelantar asuntos con el ministro
--"aquí es difícil que se escape", dijo-- o la visita, en la que el contencioso
saharaui era uno de los puntos a tratar, con el objetivo -como señaló Moratinos
en la conferencia de prensa que celebró en la capital mauritana, Nouakchott- de
pasar de una "neutralidad pasiva" a una "diplomacia activa" que resuelva el
problema del Sahara Occidental y, con él, saque adelante la Unión de los Países
del Magreb. El viaje también sirvió para testimoniar el apoyo del jefe del
Gobierno español, José Luis Rodríguez Zapatero, al presidente Uld Tayá y a su
proceso de reforma en el país, que el pasado 28 de septiembre registró la
última intentona de golpe de Estado. También para trasladar ese modelo Córdoba
(de diálogo, de tolerancia, de respeto mútuo y de conocimiento), que el
ministro de Asuntos Exteriores insiste en considerar la base de la propuesta de
alianza de civilizaciones lanzada recientemente en la Asamblea General de
Naciones Unidas por el presidente José Luis Rodríguez Zapatero

Nueve personas viajan con el ministro, las antedichas, y los responsables de
comunicación exterior y de prensa, Alvaro Díaz y Begoña Quesada,
respectivamente. El programa oficial está medido al milímetro. Los viajeros
aparecen relajados, aunque su vida no es precisamente un paraíso de ocio. En
realidad, no paran, apenas disfrutan de fines de semana o de días libres porque
los domingos es un momento estupendo para los viajes intercontinentales, y los
demás días son laborables, claro. Pero aprovechan este momento de cercanía para
resolver con Moratinos todos esos asuntos de despacho que es imposible abordar
en el día a día.

El avión de las Fuerzas Aéreas Españolas se convierte en una oficina en la que,
por turnos, todos van teniendo su momento de trabajo con el jefe. A la hora de
viaje, le toca el turno a este periodista. Queremos saber cómo se las arregla
este hombre para sobrevivir a tanta actividad. Aparentemente, sin problemas.
Moratinos duerme ahora más en casa que cuando era enviado especial de la UE a
Oriente Próximo. Desayuna con su esposa en Madrid, escucha la radio y lee El
País y Le Monde . Después verá el dossier de prensa, y dará instrucciones para
salir al paso de esto o aquello, o para resolver cualquier problema. A partir
de ahí, la jornada se vive de muchas maneras, la mayor parte de ellas viajando.
Ya es más cómodo, pues tiene un avión a su disposición, no hay esperas en los
aeropuertos. Esté donde esté recibe los informes de las embajadas de España en
todo el mundo, que a diario mandan el telegrama , un informe más o menos breve
para decir "´sin incidencias" o para relatar un golpe de Estado. Quién sabe. Lo
que


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7. SÁHARA-ESPAÑA-ARGELIA
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041024135141&tabID=1&ch=\
69

Francia.- Moratinos asiste mañana en París al Foro Euromediterráneo para
impulsar el diálogo con el Magreb

MADRID/PARIS, 24 Oct. (EUROPA PRESS) -

El ministro de Asuntos Exteriores y Cooperación, Miguel Angel Moratinos asiste
mañana en París a la reunión del Foro Euromediterráneo, en compañía de sus
homólogos de Francia, Portugal, Argelia, Egipto Marruecos, Turquía, Grecia,
Malta, Túnez y los ministros delegados de Exteriores de Italia y Grecia.

El Foro se creó en 1994 y, a diferencia del llamado 'Proceso de Barcelona', que
nació un año más tarde como ámbito formal para impulsar el diálogo entre las
dos orillas del Mediterráneo, éste es un marco de reflexión informal cuyo
principal objetivo es servir de "laboratorio de ideas" y facilitar un debate
abierto y flexible.

Se celebra anualmente y en la sesión de mañana los asuntos que se pondrán encima
de la mesa, según fuentes diplomáticas consultadas por Europa Press, serán la
cooperación antiterrorista, la seguridad en el Mediterráneo y la nueva política
de vecindad de la Unión Europea, además de los asuntos regionales.

El Ejecutivo socialista ha apostado por relanzar el diálogo con el Mediterráneo
y Norte de Africa promoviendo con sus socios comunitarios distintas iniciativas
de cooperación en áreas de interés común, como el combate contra el terrorismo o
la inmigración ilegal.

En este contexto, los jefes de la diplomacia de España, Francia, Italia y
Portugal propusieron recientemente en Roma usar la metodología de los fondos
regionales europeos para fomentar el desarrollo del norte de Africa y del
Magreb.

DECIMO ANIVERSARIO DE BARCELONA

Moratinos llegará esta noche a París, donde cenará con el resto de las
delegaciones. Mañana tendrá lugar una reunión de trabajo matutina de todos los
miembros, en el Centro de Conferencias Internacionales de París. En torno a las
12.30 está prevista una rueda de prensa conjunta presidida por el ministro galo
y anfitrión del encuentro, Michel Barnier.

España prepara ya la Cumbre Euromediterránea de 2005, año en que se celebra el
décimo Aniversario del Proceso de Barcelona lanzado en la ciudad condal bajo
presidencia española del Consejo Europeo. Con este objetivo, miembros del
Departamento que dirige Miguel Angel Moratinos trabajan con sus homólogos del
Reino Unido, que será quien asuma la presidencia de la Unión Europea el segundo
semestre del año que viene, para celebrar el evento.

El martes, Moratinos recibirá en Madrid a su homólogo argelino, Abdelaziz
Beljadem con quien podrá repasar, además, el conflicto del Sahara, a escasos
días de que el Consejo de Seguridad de la ONU se pronuncie sobre un nuevo
mandato de la Misión de Naciones Unidas para el Referéndum en el Sáhara
Occidental (Minurso).


&#61663;--------------------------FIN DEL
MENSAJE---------------------------------------&#61664;

#2993 De: arso <arso@...>
Fecha: Do, 24 de Oct, 2004 8:43 pm
Asunto: Media francophones/ Sélection de presse du 24.10.04
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*******ACTION URGENTE********
*******POUR LA DEFENSE DES DEFENSEURS SAHRAHOUIS DES DROITS DE L'HOMME*****
*******http://www.birdhso.org/appel0904.html
Envoyez vos appels à: Ms. Hina JILANI Représentante spéciale du Secrétaire Général de l'ONU pour Les Défenseurs des droits humains

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S O M M A I R E
1. SAHARA - ONU
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: L'ONU et l'impasse au Sahara Occidental
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: SAHARA OCCIDENTAL. L'impasse de Kofi Annan
- APS: La nouvelle résolution onusienne est "un grand succès pour la cause sahraouie" déclare l'ambassadeur de la RASD à Alger
- LA NOUVELLE REPUBLIQUE: Rapport de Kofi Annan sur le Sahara-Occidental. Une caution pour une autre "solution"
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: L'AMBASSADEUR DE LA RASD A ALGER "La Minurso doit être présente en force"
- L'EXPRESSION ALGER: L'AMBASSADEUR SAHRAOUI À ALGER "Le Maroc se rebelle contre la légalité internationale"
- LE SOIR D'ALGERIE: CONFÉRENCE DE PRESSE DE L'AMBASSADEUR DE LA RASD "L'heure est à l'application de ce qui a été convenu durant 18 ans"
- EL WATAN: L'Ambassadeur de la RASD à Alger . "Le Conseil de sécurité doit voter des sanctions contre le maroc"
- LA TRIBUNE: L'ambassadeur de la RASD à Alger demande au Conseil de sécurité d'être ferme avec le Maroc
- LE JEUNE INDEPENDANT: L'ambassadeur de la RASD à Alger : Le Maroc est la seule partie qui bloque le règlement du conflit du Sahara occidental
- EL WATAN: L'amertume de Kofi Annan
- LA NOUVELE REPUBLIQUE: Rapport de Kofi Annan sur le Sahara-Occidental . Une caution pour une autre "solution"
- LA TRIBUNE: Dans son rapport au Conseil de sécurité rendu public vendredi. Le secrétaire général de l'ONU fait état d'"impasse" au Sahara occidental
- L'OPINION MA: Dans un rapport du S.G. de l'ONU au Conseil de sécurité)
- LE MATIN MA: Selon le dernier rapport de Kofi Annan : pas d'accord en vue sur le Sahara marocain

2. SAHARA - MAROC
- AL BAYANE: Et si l'on décolonisait, pour de bon ! (10/24/2004)

3. SAHARA-MAROC-ESPAGNE
- MAP: M. Fassi Fihri : La position de l'Espagne s'inscrit dans le cadre des efforts de la communauté internationale pour trouver une solution de compromis au conflit du Sahara

4. SAHARA-ALGÉRIE-AFRIQUE DU SUD
- L'EXPRESSION: BOUTEFLIKA À PARTIR DE L'AFRIQUE DU SUD. "L'autodétermination, un principe cardinal"
- LA TRIBUNE: La défense du droit des peuples à l'autodétermination est un principe cardinal de l'Algérie
La nouvelle republique: Le chef de l'Etat défend le droit des peuples

5. USA-SAHARA-MAROC-ALGÉRIE
- AL BAYANE: Sahara: encore une fois, les USA prônent une solution politique (10/24/2004)
William Burns pour un dialogue Rabat-Alger

6. SAHARA-CAMPS DE RÉFUGIÉS
- LA TRIBUNE: Réfugiés sahraouis : situation alarmante

7. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS
- LE MATIN. MA: Travaux d'intérêt général : la Promotion nationale renforce son action

9. SAHARA-ALGÉRIE-MAROC
- LIBERTE: Bouteflika l'a déclaré, hier, à Johannesburg. "Il n'y aura jamais de guerre entre 'Algérie et le Maroc"

10. USA - ALGERIE
- AP: Création d'un groupe parlementaire d'amitié Algérie/Etats-Unis

11. SAHARA - PARTI SOCIALISTE SUISSE
- RESOLUTION ADOPTEE LORS DU CONGRES DU PARTI SOCIALISTE SUISSE 23 - 24.10.04

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1. SAHARA - ONU

LE QUOTIDIEN D'ORAN
L'ONU et l'impasse au Sahara Occidental
 http://www.quotidien-oran.com/quot2987/editorial.htm
Par M. Saâdoune
24.10.04
Dans le conflit du Sahara Occidental, et malgré l'approbation du plan Baker par le Conseil de sécurité, l'ONU reste tributaire de l'accord des parties concernées, le Maroc et le Polisario. Le souci répété des principaux membres du Conseil de sécurité de n'imposer aucune solution aux parties privilégie la recherche du consensus et exclut de facto le recours aux moyens contraignants prévus par le chapitre 7 de la charte des Nations unies.
Ces instruments faisant défaut, c'est sans surprise que Kofi Annan a refait le constat d'impasse. Le Maroc a gagné du temps pendant plus d'une décennie en participant au sein des Nations unies à un processus devant aboutir à un référendum d'autodétermination. Mais gagner du temps n'a pas donné une légitimité internationale au Maroc sur le Sahara Occidental. En rejetant en définitive le principe du référendum d'autodétermination, il a balayé les progrès accomplis en direction d'une solution admise par l'ensemble de la communauté internationale.
L'ONU, qui a en effet travaillé avec l'accord de l'ensemble des parties, dont le Maroc, dans cette perspective référendaire, ne dispose pas de solution alternative. La solution "politique" prônée par le Maroc comporte ce paradoxe qu'elle veut sortir de la solution onusienne, tout en le faisant entériner par l'organisation internationale. Une dérobade que Kofi Annan n'est pas près d'accepter, préférant faire le constat froid d'une situation d'impasse.
S'il est clair que le Maroc ne veut pas entendre parler d'autodétermination, il est tout aussi clair qu'il peine, malgré le soutien de Paris et l'ambiguïté de Madrid, à faire avaliser ses vues. Les excès verbaux de ces dernières semaines avec des allusions guerrières découlent de cette incapacité. En refusant d'écouter les "amicales pressions" de Paris et de Madrid visant à l'amener à renoncer au principe d'autodétermination et à le placer comme une partie au conflit du Sahara Occidental - chose qui n'a rien de nouveau -, Alger s'attire des propos venimeux dans la presse et la classe politique marocaines.
Kofi Annan a exprimé sa préoccupation devant cette montée des "diatribes" mais il semble bien faire la part des choses. Le risque d'une guerre entre l'Algérie et le Maroc n'est pas sérieux. Le vrai risque est que la permanence du blocage amène l'ONU à se dessaisir du dossier. Dans cette perspective, la possibilité d'une reprise des hostilités entre le Polisario et le Maroc deviendrait plus sérieuse.
Kofi Annan a insisté pour que les forces de la Minurso qui surveillent l'application du cessez-le-feu ne soient pas réduites au "détriment de la capacité et de la crédibilité du rôle opérationnel et politique de l'ONU". A défaut de pouvoir trouver une solution au confit, il souhaite que l'ONU conserve sa capacité à le maintenir gelé. Il est clair que dans l'esprit de Kofi Annan, l'ONU reste dans le jeu, même si son rôle consiste à gérer l'impasse et non à la résoudre.

LE QUOTIDIEN D'ORAN
SAHARA OCCIDENTAL. L'impasse de Kofi Annan
 24.10.04 - http://www.quotidien-oran.com/quot2987/even.htm
Le secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan, a estimé vendredi dans un rapport relatif à la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental) que les parties au conflit ne sont pas plus proches aujourd'hui d'un consensus sur le Plan de paix pour l'autodétermination du peule sahraoui qu'ils ne l'étaient au moment de la publication du précédent rapport, en avril dernier. Il ajoutera qu'aucun accord n'a été trouvé sur les moyens de surmonter "l'impasse actuelle".
Kofi Annan se dit, en outre, préoccupé devant l'escalade constatée récemment dans "les diatribes publiques" échangées par "les parties", qu'il ne nomme pas, mais qu'il invite à faire preuve de la plus grande modération. S'agissant de l'appel lancé par le Conseil de sécurité pour réexaminer la composante militaire de la Minurso, le secrétaire général recommande soit le maintien de l'effectif actuel, soit le retrait de 37 militaires, tout au plus. Et ce, pour préserver, "à la demande des deux parties", la surveillance effective du cessez-le-feu.
 Il rappellera que son représentant spécial, Alvaro de Soto, a mené des consultations dans la région dans le contexte de la résolution 1541 de 2004 par laquelle le Conseil de sécurité a réaffirmé son soutien au plan de paix. Or, ce représentant, constate-t-il, lors de sa tournée au Maghreb, a buté sur le refus du Maroc de modifier sa position sur ce même plan. Il fera ressortir le fait que le royaume chérifien continue de rejeter les meilleurs éléments du plan auquel il oppose la formule d'autonomie "mutuellement acceptable qui permettrait à la population du territoire d'administrer ses propres affaires, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume".
 Le rapport indique que le Polisario maintient, en revanche, son soutien au plan de paix. Idem pour l'Algérie. Le secrétaire général de l'ONU note que le Polisario et l'Algérie refusent d'examiner un quelconque aspect de ce plan à moins d'un changement d'attitude du Maroc. Et de constater "qu'il n'existe plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle". Et l'objectif de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination "continue de se dérober".
 Kofi Annan s'est toutefois réjoui que les parties se soient accordées sur la reprise des visites familiales, en demandant instamment "aux parties" de continuer à coopérer avec le HCR et la Minurso, "en vue de l'application effective des mesures de confiance et de leur expansion à de nouvelles activités". La poursuite de ces mesures exige cependant le versement de contributions financières de pays donateurs. Kofi Annan demande aussi de libérer les prisonniers de guerre et de coopérer avec le CICR pour déterminer ce qu'il est advenu des personnes portées disparues du fait du conflit.
 Le rapport signale, d'autre part, l'apparition, dans la zone tampon fortement minée, de migrants clandestins, dont certains sont égarés, sans moyens de subsistance appropriés pendant de longues périodes. Un aspect que le SG lie au phénomène plus grave, celui du trafic d'êtres humains. Le Front Polisario a informé la mission onusienne que 20 personnes en provenance du Pakistan avaient été découvertes le 2 septembre à proximité du site Tifariti. Ces personnes ont affirmé avoir été abandonnées à leur sort par des guides qui leur ont promis le passage en Europe. Il signale le fait pour signifier que la Minurso ne dispose pas de moyens de faire face à ce type de problème même si cela a lieu dans la zone de ses opérations.
 Revenant sur le rôle de la Minurso, Kofi Annan plaide pour son maintien, au regard de son importance dans la gestion du conflit et dans "le renforcement de la confiance". Les deux parties souhaitent que ses effectifs ne soient pas réduits "notamment en cette période". Il a demandé par conséquent que le mandat de la mission soit prorogé de six mois jusqu'au 30 avril 2005.
Omar S.

APS
La nouvelle résolution onusienne est "un grand succès pour la cause sahraouie" déclare l'ambassadeur de la RASD à Alger
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=74082
[Aps 23/10/04]  Alger - La dernière résolution de l'ONU réaffirmant le droit du peuple Sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance "est un grand succès pour la cause sahraouie", a déclaré samedi l'Ambassadeur de la République Arabe Sahraoui Démocratique (RASD) à Alger, Mohamed Yeslem Baisset.Cette résolution, adoptée par la quatrième Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation de l'Assemblée générale de l'ONU, conformément à la résolution 1514 du 14 décembre 1960 du Conseil de sécurité de l'Onu, réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'indépendance "constitue un grand succès pour la cause sahraouie qui doit se traduire par la décolonisation du territoire du Sahara occidental, occupé par le Maroc", a souligné M. Baisset au cours d'une conférence de presse.

L'ambassadeur sahraoui a souligné que la Commission de l'AG de l'ONU a été l'occasion, ''pour la première fois, d'organiser un grand débat au sein du conseil de sécurité depuis 14 ans", ce qui démontre, a-t-il poursuivi, l'intérêt particulier accordé par la communauté internationale au conflit du Sahara occidental, et au problème de la décolonisation de ce territoire occupé.

M. Baisset a en outre soutenu qu'en s'abstenant de voter la résolution onusienne, le Maroc a "une fois de plus tourné le dos" au plan de règlement onusien et aux accords de Houston visant la décolonisation du Sahara occidental , "dans le cadre de la poursuite de sa politique coloniale dangereuse qui fait fi de la légalité internationale" .

Cette politique, a indiqué le diplomate sahraoui, "lève une fois de plus le voile sur les véritables intentions du Maroc de ne pas coopérer avec la communauté internationale que dans la mesure ou celle ci est prête à lui reconnaître ses forfaits au Sahara occidental".

L'ambassadeur sahraoui a en outre soutenu que le Conseil de sécurité des Nations Unies et la communauté internationale doivent agir pour "mettre un terme à la politique de fait accompli poursuivie par les autorités marocaines" afin de permettre au peuple sahraoui "d'exercer pleinement ses droits légitimes à l'autodétermination et à l'indépendance".

M. Baisset a également averti "des grands dangers politiques et sociaux" résultant du refus marocain des résolutions des Nations Unies et de la légalité internationale.

Le diplomate sahraoui a souligné dans ce contexte, que le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies mentionne que la lenteur actuelle dans le processus de décolonisation du Sahara occidental "est due au refus du Maroc d'appliquer la résolution 1495 qui appelle à l'application du plan Baker pour le règlement du conflit Sahraoui, accepté et signé par les deux parties en conflit que sont le Maroc et le front Polisario".

M. Baisset a précisé que cette lenteur ''n'est surtout pas due à des désaccords au sein des membres du conseil de sécurité" d'autant, a-t-il ajouté que les pays qui se sont abstenus de voter cette dernière résolution "ont assuré que leur abstention ne signifie pas qu'il soutiennent le Maroc".

La nouvelle résolution de l'ONU , a rappelé M. Baisset, réaffirme le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, la légitimité du plan de règlement onusien et africain pour le Sahara occidental, et attire l'attention des pays membres du conseil de sécurité sur le fait que le territoire du Sahara Occidental est un territoire colonisé.

24-10-2004
LA NOUVELLE REPUBLIQUE
Rapport de Kofi Annan sur le Sahara-Occidental. Une caution pour une autre "solution"
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18044&idc=4&PHPSESSID=2097600ad3615f7e79ad1fe37d70dbfb
Le contenu du rapport final du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, M. Kofi Annan, sur le dossier du Sahara-Occidental et que le Conseil de sécurité aura à trancher le 31 octobre n'est pas une grande surprise tant il invite une fois encore le Conseil de sécurité à proroger le mandat de la Minurso jusqu'au 30 avril 2005, tout en évoquant les changements techniques qui doivent s'opérer à la lumière de la situation et de l'évolution de la question du Sahara-Occidental. Tout en regrettant la démission de son ex-envoyé personnel pour le Sahara-Occidental, M. James Baker en l'occurrence, le SG de l'Onu retiendra que "pendant toute la durée de son (Baker) mandat à ce titre, il a mis le meilleur de son sens exceptionnel de la diplomatie au service du règlement du conflit. Je lui en suis profondément reconnaissant et déplore que les parties n'aient pas mieux tiré profit de son concours". La nouvelle mission attribuée à Alvaro Do Soto en tant que représentant spécial de Kofi Anan pour le Sahara-Occidental consistera à "continuer à travailler avec les parties et les Etats voisins en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permettrait au peuple du Sahara-Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination", est-il mentionné dans le rapport.
L'attachement du SG de l'ONU au plan du règlement de Baker, qui garantit l'exercice du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, est on ne peut mieux exprimé, mais cette position de principe qui reflète les résolutions onusiennes selon la charte des Nations unies sera-t-elle maintenue ?
Au dernier chapitre (le sixième) dudit rapport qui a trait aux observations et recommandations du SG de l'ONU, Kofi précise clairement : "Lorsque j'ai présenté mon précédent rapport en avril 2004 - le Conseil de sécurité avait, pour rappel, voté en faveur du référendum selon le plan de paix, NDLR - il n'y avait pas d'accord entre les parties sur le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara-Occidental." Il observera aussi qu'"un tel accord semble très lointain aujourd'hui", soutenant par ailleurs qu'"il n'existe pas non plus d'accord sur les mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle". Tout en promettant d'¦uvrer à l'examen des possibilités d'atteindre l'objectif qui "consiste à permettre au peuple du Sahara-Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination", M. Annan relèvera toutefois que cette solution continue de "se dérober" sans pour autant d'en identifier ou d'en situer les responsabilités.
Pis encore, dans son rapport, il n'est nullement mentionné que les multiples prorogations du mandat de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara-Occidental depuis 1991 sont aussi la conséquence directe du manque de fermeté de l'ONU dans l'application de ses propres résolutions pour le règlement du conflit, laissant ainsi la voie aux man¦uvres de Rabat et de son allié français pour faire perdurer le conflit en piétinant la légalité internationale.
Kofi Annan conclut son rapport en espérant que les deux parties en conflit et les Etats voisins exploiteront la période allant d'octobre à avril 2005 pour "coopérer de bonne foi avec le représentant spécial afin de mettre un terme à l'impasse actuelle et de progresser vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable".
24-10-2004
Karima Bennour



LE QUOTIDIEN D'ORAN
L'AMBASSADEUR DE LA RASD A ALGER "La Minurso doit être présente en force"
 24.10.04 - http://www.quotidien-oran.com/quot2987/even.htm
Les représentants de la République sahraouie en Algérie dénoncent fermement les propositions émises dans le rapport
de l'Onu au Conseil de sécurité.
L'ambassadeur du Sahara Occidental en Algérie, Mohammed Yaslam Bassit, qui a animé une conférence de presse hier à Alger, estime, en effet, "qu'en raison de l'obstination du Maroc, il faudrait que les observateurs militaires de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation de référendum au Sahara Occidental) soient présents en force au Polisario". "Nous sommes défavorables à une éventuelle réduction du nombre des observateurs de la Minurso. Il faudrait qu'elle accomplisse son travail correctement ou qu'elle se retire", tranche M. Bassit.
 L'intervention de l'ambassadeur du Sahara Occidental intervient au moment où le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, réfléchit à la possibilité de "réduire d'environ 16% le nombre des observateurs militaires de la Minurso, passant de 230 actuellement à 196". Car, a-t-il dit, "il n'y a eu aucun signe indiquant qu'une des parties aurait l'intention de reprendre les hostilités dans un avenir prévisible". M. Kofi Annan a également fait part de son scepticisme quant à une éventuelle issue du problème du Sahara Occidental. L'ambassadeur du Polisario en Algérie ne partage pas l'opinion de Kofi Annan sur ce sujet. Selon lui, "l'Algérie a mis 130 ans pour obtenir son indépendance, l'apartheid a duré cinq siècles en Afrique du Sud. Le Sahara Occidental est colonisé depuis 29 années mais nous avons bon espoir que notre pays retrouve enfin son indépendance".
 L'ambassadeur du Polisario considère, en outre, que la quatrième commission de l'Assemblée générale de l'Onu, tenue récemment, a enregistré des avancées considérables dans le dossier de décolonisation du Sahara Occidental. "Les manoeuvres du Maroc ont échoué, malgré la politique de provocation et l'escalade menée ces derniers jours, le dossier sahraoui a bénéficié d'un grand appui au cours de cette réunion. Même le Maroc y a assisté, ce qui veut dire qu'il reconnaît la République sahraouie, c'est une grande victoire pour nous !", soutient M. Bassit.
 Par ailleurs, dans une correspondance à Kofi Annan, le secrétaire général du Front Polisario, Mohammed Abdelaziz, s'inquiète de "l'attitude du gouvernement du Maroc, qui si elle ne cesse pas, peut conduire toute la région vers une situation imprévisible". "La honteuse tentative marocaine de dévier l'attention de la communauté internationale de la vérité, cherchant un bouc émissaire à son inacceptable politique d'obstruction aux efforts des Nations unies, est un pas vers l'inconnu et un fait que nous condamnons", écrit le SG du Front Polisario. Ce dernier dénonce également "les stratégies ridicules" du Maroc qui "transforme un problème de décolonisation qui concerne le peuple sahraoui et le gouvernement de la puissance occupante en un problème "bilatéral" avec un des observateurs du processus de paix (en référence à l'Algérie, ndlr) et qui constitue une nouvelle preuve du manque de volonté et une tentative de tromper le peuple marocain et la communauté internationale".
 Le Front Polisario réitère sa position: ce problème doit être réglé entre le peuple sahraoui et le Royaume du Maroc à travers l'exercice par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination.
Amel Blidi

L'EXPRESSION ALGER
L'AMBASSADEUR SAHRAOUI À ALGER "Le Maroc se rebelle contre la légalité internationale"
24 octobre 2004 - http://www.lexpressiondz.com/T20041024/ZA4-14.htm

L'ambassadeur sahraoui à Alger accuse le Maroc d'être le fief du terrorisme dans la région et appelle la France et l'Espagne à durcir le ton.

C'est le Maroc qui bloque. Le constat, encore une fois, rappelé par le Front Polisario reste sans appel : le Maroc est de plus en plus isolé sur la scène internationale. Les pressions s'accroissent sur le royaume chérifien coupable de vouloir, au mépris de la légalité internationale, entraver la mise en oeuvre du plan Baker.
Hier à Alger, Mohamed Yeslem Beissat, ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a énuméré point par point, la position de la Rasd vis-à-vis du rapport du secrétaire général de l'ONU, document rendu public jeudi dernier, duquel il faut retenir l'inquiétude de ce dernier par rapport à l'impasse politique dans laquelle s'est fourvoyé le règlement de cette question.
Lui emboîtant le pas, le diplomate sahraoui pointe du doigt la partie marocaine qu'il accuse, sans ménagement, de s'inscrire contre la volonté et la légalité internationales. "L'impasse politique est du fait du Maroc et non des pays voisins et acteurs dans cette crise, comme certains en font écho", lance l'ambassadeur sahraoui pour qui l'heure a officiellement sonné, pour que le Conseil de sécurité durcisse le ton face au Maroc, "un pays qui s'est rebellé contre la légalité internationale" et à qui "il faut demander des comptes, voire sanctionner", et d'ajouter: "Il faut être courageux contre ce pays!" La France et l'Espagne, deux pays que le conférencier accuse de duplicité par rapport à cette question, sont sommés de faire pression sur Mohammed VI pour l'application des résolutions du plan Baker. "Le moment est venu pour que ces deux pays (la France et l'Espagne) cessent de soutenir la politique dangereuse du Maroc", a-t-il encore une fois appelé.
Mohamed Yeslem Beissat, en réponse aux réserves exprimées par Kofi Annan au sujet de la prolongation du mandat de la Minurso et de l'éventuelle diminution de ses membres, pense, au contraire, qu'il faut renforcer l'équipe onusienne, la doter en moyens ainsi que prolonger son mandat.
A une question de savoir si le recours au combat armé contre le royaume chérifien est prévu par la partie sahraouie, le représentant de la Rasd à Alger, tout en insistant sur la détermination de son pays à user de tous les moyens pacifiques, a néanmoins concédé l'éventualité d'une telle décision au cas où le colonisateur persiste dans son refus à reconnaître le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Sur la question de la libération des prisonniers de guerre, celui-ci rappelle les résolutions du plan Baker et exhorte les autorités marocaines à relâcher les détenus sahraouis et de donner aussi suite au sort réservé aux disparus.
Aux recommandations faites, la semaine précédente, par le comité spécial chargé d'étudier la situation concernant l'application de la déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, l'orateur se dit satisfait de constater que tous les pays s'intéressent de près au règlement et s'impliquent davantage dans ce cadre pour le règlement de ce conflit, selon les résolutions du plan de l'ONU. "Il y a un consensus dans cette commission au sujet de notre droit à l'autodétermination. Même la Chine et la Russie y sont favorables." Etant un "acquis" et une "grande victoire" pour la cause sahraouie, les propositions de l'instance onusienne sonnent, selon M.Beissat, comme une défaite cuisante pour la partie marocaine et marquent, on ne peut plus clairement, son isolement sur la scène internationale, du moment que ces mêmes suggestions accréditent, de la façon la plus officielle qui soit, les résolutions du plan Baker et le droit à l'autodétermination explicité par l'ONU via les résolutions 14-15 de 1960.
Se lançant dans une véritable diatribe contre le Maroc, un pays qu'il accuse de violation à grande échelle des droits de l'Homme. M.Beissat considère que la monarchie chérifienne est le berceau du terrorisme international et un exportateur de terroristes à travers le monde. "Le Maroc est l'Afghanistan de l'Afrique du Nord", l'a-t-il comparé, en appelant la France et l'Espagne à changer de position vis-à-vis de ce pays, sinon c'est toute la région qui se retrouverait, de fait, exposée à un scénario-catastrophe.
Amine GOUTALI

LE SOIR D'ALGERIE
CONFÉRENCE DE PRESSE DE L'AMBASSADEUR DE LA RASD "L'heure est à l'application de ce qui a été convenu durant 18 ans"
24.10.04 - http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2004/10/24/article.php?sid=14905&cid=2

Dans une conférence de presse animée hier par l'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique en Algérie, Mohamed Yeslem Beissat interpelle le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, sur "l'inacceptable attitude du Maroc concernant le processus de paix au Sahara occidental".
Le représentant de la RASD a par ailleurs, saisi le président du Conseil de sécurité des Nations unies, Sir Emry Jones Parry, en dénonçant la politique de "provocation et d'escalade menée ces derniers jours par les autorités marocaines et qui fait encourir de sérieuses menaces pour la paix et la sécurité dans la région d'Afrique du Nord". Il condamnera énergiquement la visite qu'a effectuée le Premier ministre marocain à Layoune, capitale de la RASD. "Il s'agit-là d'un acte provocateur, irresponsable qui dit long sur la politique d'agression et d'oppression poursuivie par le royaume du Maroc au Sahara occidental". L'ambassadeur de la RASD déplore l'attitude du Maroc à refuser de coopérer de "manière constructive à la mise en ¦uvre des résolutions pertinentes de l'ONU sur le Sahara occidental et tout indique qu'il continuera à faire fi des décisions de celle-ci, mettant en péril la paix et la stabilité de toute la région". A ce titre, la RASD, par la voix de son ambassadeur appelle le président du Conseil de sécurité à intervenir de toute urgence pour "mettre un terme à la politique du fait accompli des autorités marocaines afin de redresser le processus de décolonisation au Sahara occidental dont l'objectif est de permettre au peuple sahraoui d'exercer pleinement ses droits légitimes à l'autodétermination et à l'indépendance". Mohamed Yeslem Beissat rappellera à cet effet, que le Conseil de sécurité a, par sa résolution 1495 de 2003, demandé aux deux parties, le front Polisario et le royaume du Maroc, d'accepter et d'appliquer le plan de paix, "la RASD a répondu oui à cet appel. C'est pourquoi, nous sommes en droit de demander au Conseil de prendre toutes les mesures appropriées pour que le Maroc coopère avec les efforts de la communauté internationale par l'acceptation du plan de paix en vue de sa mise en ¦uvre. Il notera enfin les dérives du royaume du Maroc, notamment depuis le règne de Mohamed VI, qui rejette toutes les résolutions internationales, particulièrement sa volte-face concernant l'acceptation du plan Baker. Aujourd'hui, il n'est plus question de continuer les discussions. L'heure est à l'application de ce qui a été convenu durant 18 ans d'efforts énormes et dont le coût a dépassé les 700 millions de dollars". Il se réjouira de la politique internationale qui fait pression sur le Maroc afin qu'aboutisse le processus de paix. Il ne manquera pas d'interpeller la France et le Maroc "à ne plus commettre les erreurs stratégiques comme par le passé". La RASD poursuivra sa lutte de la manière la plus pacifique, soutiendra son ambassadeur, mais utilisera d'autres moyens si le Maroc ne comprend pas la voie que nous avons choisie".
N. Y.

EL WATAN
L'Ambassadeur de la RASD à Alger . "Le Conseil de sécurité doit voter des sanctions contre le maroc"
24.10.04 - http://www.elwatan.com/2004-10-24/2004-10-24-6603
L'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique en Algérie, Mohamed Yeslem Beissat, a appelé hier le Conseil de sécurité de l'ONU à cesser la " politique de souplesse " prônée à l'égard du Maroc, dans le cadre du traitement du dossier sahraoui.

Lors d'une conférence de presse animée au siège de la RASD, Yeslem Beissat a ainsi insisté sur la nécessité pour les membres du Conseil de sécurité de prévoir des sanctions et d'user de pressions pour contraindre les autorités marocaines à se plier à la légalité internationale et à appliquer les résolutions de l'ONU. " Les expériences de Slobodan Milosevic et de Saddam Hussein militent en faveur de la prise de telles mesures contre le Maroc ", a déclaré Mohamed Yeslem Beissat, qui a estimé en outre que le blocage par le royaume du Maroc du règlement du dossier, tel que préconisé par le Conseil de sécurité, peut avoir des conséquences dommageables sur la région. Quelle appréciation fait-il de la situation dressée par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, lors de la présentation, vendredi dernier, de son rapport au Conseil de sécurité ? Yeslem Beissat a répondu qu'il ne partageait pas le pessimisme des déclarations de M. Annan. " L'espoir existe et la solution existe aussi. C'est le manque de volonté politique du Makhzen qui pose problème. Et c'est à cet aspect du problème auquel le Conseil de sécurité doit remédier ", a mentionné Yeslem Beissat. Pour le conférencier, les engagements pris par le Maroc dans le cadre des accords de Houston et le soutien franc dont jouit le plan Baker au sein de la communauté internationale sont autant de facteurs plaidant en faveur d'un rappel à l'ordre musclé des autorités marocaines. En plus de ces rappels, Yeslem Beissat a indiqué que son peuple n'était pas prêt à se défaire de son droit à l'autodétermination. Pour le représentant sahraoui, il n'y a pas d'autre plan que celui de Baker. Kofi Annan a, rappelle-t-on, estimé vendredi dernier qu'une sortie de l'impasse au Sahara-Occidental restait encore éloignée. " Lorsque j'ai présenté mon précédent rapport en avril 2004, il n'y avait pas d'accord entre les parties sur le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara-Occidental. Un tel accord apparaît plus lointain aujourd'hui. Il n'existe pas non plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle ", a indiqué M. Annan. A souligner que le plan Baker prévoyait d'octroyer au Sahara-Occidental une autonomie pendant une période de transition de cinq ans, avant la tenue d'un référendum d'autodétermination. L'ambassadeur de la RASD en Algérie a qualifié aussi d'inopportune, dans le contexte actuel marqué par les tensions dans la région, l'idée évoquée par M. Annan de réduire la force d'observation du cessez-le-feu de l'ONU (Minurso), en place sur ce territoire depuis 1991. A la question de savoir justement si la situation d'" impasse " à laquelle a fait allusion M. Annan peut être à l'origine d'une reprise du conflit armé entre le Maroc et le Sahara-Occidental, Mohamed Yeslem Beissat a indiqué que la RASD continuera son combat pacifique pour " montrer que le Maroc n'est pas pour la paix ". Revenant sur le vote de la quatrième commission des Nations unies, le diplomate sahraoui a indiqué que le nombre élevé des pays ayant participé au suffrage montre un intérêt plus important dans le monde pour le dossier du Sahara-Occidental. Un dossier, a-t-il dit, appréhendé par tous, y compris par le Maroc, comme un problème de décolonisation.
Zine Cherfaoui

LA TRIBUNE
L'ambassadeur de la RASD à Alger demande au Conseil de sécurité d'être ferme avec le Maroc
"Les autorités marocaines menacent la paix dans la région"

Dimanche 24 octobre 2004 - http://www.latribune-online.com/2410/p02.htm

Par Nissa Hammadi

A la veille de l'expiration, le 31 octobre, du mandat de la Mission des Nations unies (Minurso), le Sahara occidental appelle à la prorogation du délai de cette mission pour permettre l'organisation d'un référendum. L'ambassadeur de la RASD, Mohamed Yeslem Beissat, a rejeté hier lors d'un point de presse, l'éventualité de la réduction de l'effectif de la Minurso, et demandé au contraire de l'étoffer pour cadrer avec la réalité du terrain. Commentant le pessimisme de Kofi Annan quant à la résolution du conflit Maroc-Sahara occidental, le conférencier déclare que "la solution existe. C'est le plan Baker. Ce qui manque, c'est la volonté politique". L'ambassadeur de la RASD demande au Conseil de sécurité d'être ferme avec le Maroc et l'obliger à respecter la légalité internationale. Dans une lettre adressée au président de cette organisation internationale et datée du 14 octobre, le secrétaire général du Front Polisario fait part de son inquiétude au sujet "de la politique de provocation et d'escalade menée ces jours-ci par les autorités marocaines et qui fait encourir de sérieuses menaces pour la paix et la sécurité dans la région d'Afrique du Nord". Il cite dans ce sens la visite du Premier ministre marocain à l'Ayoune, capitale du Sahara occidental. Dans une autre correspondance, Mohamed Abdelaziz condamne implicitement les attaques marocaines contre l'Algérie, estimant que "la honteuse tentative marocaine de dévier l'attention de la communauté internationale de la vérité, cherchant un bouc émissaire à son inacceptable politique d'obstruction aux efforts des Nations unies, sont un pas vers l'inconnu et un fait que nous condamnons". Evoquant le mémorandum envoyé par le Maroc au Conseil de sécurité, le secrétaire général du Front Polisario pense que "le Maroc essaie de culpabiliser un des observateurs du processus de paix dans une tentative claire de falsifier les faits et la nature propre du conflit du Sahara occidental comme problème de décolonisation, comme il est signalé dans les agendas au niveau de l'Assemblée générale du Conseil de sécurité. L'ambassadeur de la RASD en Algérie parle, lui, d'"accusations gratuites contre l'Algérie" et demande à l'Espagne et la France de "ne pas commettre des erreurs stratégiques contre le Polisario". A la question de savoir, dans le cas où la communauté internationale lui tournerait le dos, si le Polisario optera pour la solution des armes, l'ambassadeur de la RASD répond : "Nous continuerons à lutter contre le Maroc par notre patience et des moyens pacifiques. A défaut, nous prendrons les armes comme nous l'avons fait par le passé." Pour l'instant, le Sahara occidental privilégie le langage de l'effort diplomatique. La résolution de la quatrième commission de décolonisation des Nations unies est qualifiée de "victoire" pour avoir "parlé de sa fiabilité du plan Baker" et "rejeté les amendements introduits par le Maroc". L'ambassadeur de la RASD explique l'attitude des abstentionnistes, dont l'Union européenne, par "leur façon de dire qu'ils sont désolés de ne pas voir une solution pointer à l'horizon". Pour lui, le Maroc est le seul obstacle à une solution en faveur du Polisario.   

LE JEUNE INDEPENDANT
L'ambassadeur de la RASD à Alger : Le Maroc est la seule partie qui bloque le règlement du conflit du Sahara occidental
par Hamidou B.
24.10.04 - http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=11102
Mohamed Yeslem Beissat, ambassadeur de la RASD à Alger, a appelé hier, Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, "à fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination au Sahara occidental". Cet appel du diplomate sahraoui intervient au lendemain de la déclaration faite par le SG des Nations unies, affirmant qu'une qu'"une sortie de l'impasse au Sahara occidental entre le Maroc, le front Polisario et l'Algérie semblait plus éloignée que jamais".

Mohamed Beissat a expliqué tout au long de son intervention que le règlement du conflit existe, "le Conseil de sécurité [ayant] adopté à l'unanimité le plan de paix" de James Baker. Il accuse à ce propos le Maroc de continuer de mettre des entraves au règlement de cette question de décolonisation.

Pour l'ambassadeur de la RASD, "il n'y a pas de volonté politique chez le Makhzen". Dans ce contexte, il a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à faire pression sur le Maroc pour se conformer à la légalité internationale. Tout en fustigeant le régime de Mohamed VI, le diplomate sahraoui a assuré que le vote de la 4e commission de l'Assemblée générale de l'ONU est "un grand acquis" pour la cause sahraouie.

Et, a-t-il affirmé, "c'est une défaite pour le royaume du Maroc et ses alliés qui ont tenté vainement de modifier la résolution". L'ambassadeur s'est longuement attardé sur la 4e commission, soulignant notamment que ceux qui se sont abstenus lors du vote, citant l'Union européenne (UE), ont clairement affirmé dans les débats, qu'ils restent attachés au plan de règlement et au plan de paix.

C'est dire, a-t-il fait remarquer, que le "Maroc est de plus en plus isolé". Le diplomate sahraoui affirme que le palais Royal est le seul responsable du blocage actuel, rappelant à ce propos que le front Polisario et les autorités de la RASD ont accepté le plan Baker pour aller vers un règlement définitif du conflit.

"Mais malheureusement, accuse-t-il, c'est le Maroc qui refuse son application". Il a relevé le laxisme de l'ONU dans l'application de ses résolutions. Mohamed Yeslam a souligné que l'institution onusienne doit mettre fin au langage de l'ambiguïté.

"Il y a, a-t-il dit, une seule partie qui bloque le règlement du conflit, c'est le royaume du Maroc". Il a réfuté, dans ce sillage, toute solution autre qui ne prend pas en considération le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Il a rappellé à ce propos, "le triste accord de Madrid". Le diplomate sahraoui a réagi aux propos de Kofi Annan concernant la réduction des effectifs de la MINURSO au Sahara occidental, indiquant que la partie sahraouie est contre cette option.

Parlant de la situation interne du Maroc, le conférencier a affirmé qu'elle est explosive, relevant la corruption à grande échelle, l'immigration clandestine, la pauvreté, ainsi que la drogue qui fait des ravages dans la société marocaine.

Il indiqué que le Maroc est devenu "l'Afghanistan de l'Afrique du Nord". "Le royaume, a-t-il relevé, est devenu un exportateur de terroristes et de drogue". Dans ce contexte, il a souligné que le rapport établi par Human Watch est accablant sur les violations des droits de l'homme au pays de Mohamed VI.

Ce rapport, a-t-il dit, a clairement cité les prisons secrètes et le non-respect des droits de l'homme". Il convient de rappeler que le Conseil de sécurité étudiera la semaine prochaine le rapport que lui présentera Kofi Annan sur le Sahara occidental.
H. B.



EL WATAN
L'amertume de Kofi Annan
24.10.04 - http://www.elwatan.com/2004-10-24/2004-10-24-6604
Depuis 1991, soit depuis que l'application du plan de paix de l'ONU est passée régulièrement en revue par le Conseil de sécurité, les rapports des secrétaires généraux qui se sont succédé à ce poste comportent toujours deux chapitres. Le constat d'abord et les recommandations ensuite. La règle a été observée encore une fois par Kofi Annan qui se montre vraiment amer.


C'est l'impasse, affirme-t-il à l'intention des quinze membres du Conseil de sécurité, et rien n'a changé depuis son précédent rapport en date du 23 avril 2004, sauf la démission de son envoyé spécial, James Baker, auteur du " Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara-Occidental " qui porte son nom d'ailleurs. Et le blocage, constate-t-il, comme il l'a fait pour son rapport d'avril dernier, vient toujours du Maroc qui rejette ce plan. C'est là l'élément essentiel qu'il tire d'ailleurs des conclusions auxquelles a abouti la mission en septembre dernier de M. Alvaro de Soto qui occupe le poste de représentant, personne n'ayant encore succédé à James Baker. Selon lui, l'accord qu'il escompte pour ce plan " semble encore plus lointain aujourd'hui. Il n'existe pas non plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle. L'objectif consistant à permettre au peuple du Sahara-Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination, continue donc de se dérober. " M. Annan va droit au but et se montre d'une extrême précision pour chacun de ses propos. Et la conclusion est facile à tirer. Il revient à l'ONU de tirer la conséquence d'un tel blocage du moment que son origine est parfaitement identifiée. En accepter les termes serait admettre l'échec de l'ONU et entériner un déni de justice. Kofi Annan, qui recommande une prorogation du mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara-Occidental) pour une nouvelle période de six mois, sait que le retrait de cette force pourrait être lourd de conséquences. D'ailleurs, il a tenu à exprimer sa " profonde préoccupation au sujet de la récente escalade dans les diatribes publiques émanant des parties de la région " auxquelles il demande de " faire preuve de la plus grande retenue ". Et la question se pose comme pour chaque réunion de ce genre qui sera suivie d'un débat dans les prochains jours et d'un vote avant la fin de ce mois. Que décidera l'ONU ?
T. Hocine



LA NOUVELE REPUBLIQUE
Rapport de Kofi Annan sur le Sahara-Occidental . Une caution pour une autre "solution"
24.10.04 - http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18044&idc=4&PHPSESSID=2097600ad3615f7e79ad1fe37d70dbfb

Le contenu du rapport final du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, M. Kofi Annan, sur le dossier du Sahara-Occidental et que le Conseil de sécurité aura à trancher le 31 octobre n'est pas une grande surprise tant il invite une fois encore le Conseil de sécurité à proroger le mandat de la Minurso jusqu'au 30 avril 2005, tout en évoquant les changements techniques qui doivent s'opérer à la lumière de la situation et de l'évolution de la question du Sahara-Occidental. Tout en regrettant la démission de son ex-envoyé personnel pour le Sahara-Occidental, M. James Baker en l'occurrence, le SG de l'Onu retiendra que "pendant toute la durée de son (Baker) mandat à ce titre, il a mis le meilleur de son sens exceptionnel de la diplomatie au service du règlement du conflit. Je lui en suis profondément reconnaissant et déplore que les parties n'aient pas mieux tiré profit de son concours". La nouvelle mission attribuée à Alvaro Do Soto en tant que représentant spécial de Kofi Anan pour le Sahara-Occidental consistera à "continuer à travailler avec les parties et les Etats voisins en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permettrait au peuple du Sahara-Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination", est-il mentionné dans le rapport.
L'attachement du SG de l'ONU au plan du règlement de Baker, qui garantit l'exercice du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, est on ne peut mieux exprimé, mais cette position de principe qui reflète les résolutions onusiennes selon la charte des Nations unies sera-t-elle maintenue ?
Au dernier chapitre (le sixième) dudit rapport qui a trait aux observations et recommandations du SG de l'ONU, Kofi précise clairement : "Lorsque j'ai présenté mon précédent rapport en avril 2004 - le Conseil de sécurité avait, pour rappel, voté en faveur du référendum selon le plan de paix, NDLR - il n'y avait pas d'accord entre les parties sur le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara-Occidental." Il observera aussi qu'"un tel accord semble très lointain aujourd'hui", soutenant par ailleurs qu'"il n'existe pas non plus d'accord sur les mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle". Tout en promettant d'¦uvrer à l'examen des possibilités d'atteindre l'objectif qui "consiste à permettre au peuple du Sahara-Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination", M. Annan relèvera toutefois que cette solution continue de "se dérober" sans pour autant d'en identifier ou d'en situer les responsabilités.
Pis encore, dans son rapport, il n'est nullement mentionné que les multiples prorogations du mandat de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara-Occidental depuis 1991 sont aussi la conséquence directe du manque de fermeté de l'ONU dans l'application de ses propres résolutions pour le règlement du conflit, laissant ainsi la voie aux man¦uvres de Rabat et de son allié français pour faire perdurer le conflit en piétinant la légalité internationale.
Kofi Annan conclut son rapport en espérant que les deux parties en conflit et les Etats voisins exploiteront la période allant d'octobre à avril 2005 pour "coopérer de bonne foi avec le représentant spécial afin de mettre un terme à l'impasse actuelle et de progresser vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable".
24-10-2004
Karima Bennour

LA TRIBUNE
Dans son rapport au Conseil de sécurité rendu public vendredi. Le secrétaire général de l'ONU fait état d'"impasse" au Sahara occidental
Dimanche 24 octobre 2004 - http://www.latribune-online.com/2410/politique.htm
Par Younes Hamidouche

Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Kofi Annan, fait état d'"impasse" au Sahara occidental, dans son rapport au Conseil de sécurité publié -comme attendu- vendredi à New York, et appelle les "parties" concernées, le Maroc et le Front Polisario, ainsi que l'ensemble de la "région" nord-africaine à la "plus grande retenue". "Lorsque j'ai présenté mon précédent rapport, en avril 2004, il n'y avait pas d'accord entre les parties sur le Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Un tel accord semble plus lointain aujourd'hui. Il n'existe pas non plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle", souligne à ce sujet M. Annan dans son rapport. Selon le secrétaire général de l'ONU, l'objectif consistant à permettre au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination continue donc de se dérober. "Je continuerai à examiner les possibilités de progresser vers la réalisation de cet objectif", souligne néanmoins Kofi Annan qui, "entre-temps", déclare qu'il tient à exprimer sa "profonde préoccupation au sujet de la récente escalade dans les diatribes publiques émanant des parties et de la région et leur demande instamment de faire preuve de la plus grande retenue". Il y a donc, en dépit de ce constat d'impasse, une volonté onusienne de "progresser vers la réalisation de cet objectif" consistant à permettre au peuple sahraoui "d'exercer son droit à l'autodétermination". Le secrétaire général recommande au Conseil de sécurité d'envisager de proroger le mandat de la Minurso pour une nouvelle période de six mois, soit jusqu'au 30 avril 2005, et espère que les "deux parties" ainsi que les "Etats voisins" utiliseront cette période pour "coopérer de bonne foi" avec son représentant spécial, Alvaro de Soto, en vue de "mettre un terme à l'impasse actuelle et de progresser vers une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable". Evoquant ce qui est "positif" dans cette question inscrite à l'ordre du jour du Conseil de sécurité de l'ONU, Kofi Annan relève "l'accord des parties concernant la reprise des visites familiales [qui] est un signe dont il faut se réjouir". Le secrétaire général de l'ONU demande instamment aux parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario, de continuer à coopérer avec son représentant spécial, le HCR et la Minurso "en vue de l'application effective des mesures de confiance et de leur expansion à de nouvelles activités". En somme, les tentatives marocaines de mettre l'Algérie dans une position de partie en conflit échouent de nouveau. Plus globalement, les textes onusiens sont clairs là-dessus. Et le dernier rapport en date publié il y a quelques dizaines d'heures seulement le rappelle avec une grande netteté. "On s'efforce aussi de mettre au point une approche coordonnée entre les parties, les pays voisins et les autres parties intéressées concernant ce qui semble être un phénomène croissant de migrations illégales vers l'Europe, à travers le Sahara occidental", rapporte Kofi Annan à ce propos. Et cela apparaît clairement comme l'illustre la partie de ce rapport dans son aspect portant sur les "migrations illégales". L'Algérie, comme sa diplomatie l'a toujours souligné, est un pays voisin qui a son mot à dire dans le processus de décolonisation du Sahara occidental, territoire colonisé par le Maroc à peine le peuple sahraoui sorti de l'occupation espagnole il y a de cela près de trente ans. Par ailleurs, pour ce qui est du programme d'échange de visites familiales entre Sahraouis, il est indiqué que la "première phase" dudit programme "a été mise en ¦uvre avec la pleine coopération des parties, ainsi que de l'Algérie, en tant que pays d'asile", mentionne aussi le secrétaire général de l'ONU en ce qui concerne les "réfugiés sahraouis". Dans la partie du rapport portant sur les effectifs de la mission onusienne au Sahara occidental, le secrétaire général de l'ONU rappelle que la Minurso est chargée, entre autres missions qu'elle a depuis le début des années 1990, et "s'agissant de ses tâches militaires", de "surveiller le cessez-le-feu, le cantonnement des troupes des deux côtés, dans des sites désignés, la garde de certaines armes et munitions et le retrait de toutes les forces de l'Armée royale marocaine ou la démobilisation des forces militaires du Front Polisario, en fonction des résultats du référendum envisagé". "Comme il s'est avéré impossible d'appliquer le Plan de règlement, les activités militaires de la Minurso ont été limitées à la surveillance du cessez-le-feu", ce qui ramène les effectifs de sa composante militaire à "230 hommes, effectifs maintenus à ce jour". Cette relative réduction des effectifs de la mission n'a pas empêché la sauvegarde du cessez-le-feu. "La zone placée sous la responsabilité de la Mission est généralement demeurée calme et il n'y a eu aucun signe indiquant que l'une quelconque des parties aurait l'intention de reprendre les hostilités dans un avenir prévisible".Le tout intervient dans une conjoncture marquée par "l'apparition, dans la zone tampon, fortement minée, de migrants clandestins dont certains demeurent occasionnellement égarés sans moyens de subsistance appropriés pendant de longues périodes", ce qui constitue "un sujet de préoccupation croissante", estime le Premier responsable l'ONU.    
Y. H.

L'OPINION MA
Dans un rapport du S.G. de l'ONU au Conseil de sécurité)
24.10.04 - http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=5826
Une sortie de l'impasse au Sahara, " plus éloignée que jamais "
Dans un rapport au Conseil de sécurité, M. Annan a également évoqué la possibilité d'une réduction de la force d'observation du cessez-le-feu de l'ONU en place sur le territoire depuis 1991, au coût de 3,7 millions de dollars par mois. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a déclaré vendredi qu'une sortie de l'impasse au Sahara entre le Maroc, le front Polisario et l'Algérie semblait plus éloignée que jamais. "Lorsque j'ai présenté mon précédent rapport en avril 2004, il n'y avait pas d'accord entre les parties sur le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", déclare M. Annan. "Un tel accord apparait plus lointain aujourd'hui. Il n'existe pas non plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle", ajoute-t-il. M. Annan indique que selon les responsables du maintien de la paix, le nombre des observateurs militaires de la Minurso pouvait être diminué d'environ 16%, passant de 230 actuellement à 193, décision qui est du ressort du Conseil de sécurité. "Il n'y a eu aucun signe indiquant que l'une quelconque des parties aurait l'intention de reprendre les hostilités dans un avenir prévisible", dit-il, ajoutant toutefois que toute réduction au-delà de ce seuil "porterait préjudice au rôle de l'Organisation". Les Etats membres de l'Onu ont exprimé leur préoccupation devant l'augmentation du nombre, de l'ampleur et du coût de ses opérations de maintien de la paix dans le monde, et ont souhaité des réductions dans les régions où la situation sur le terrain s'est stabilisée.


LE MATIN MA
Selon le dernier rapport de Kofi Annan : pas d'accord en vue sur le Sahara marocain
24.10.2004 |  http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=39907
"Lorsque j'ai présenté mon précédent rapport, en avril 2004, il n'y avait pas d'accord entre les parties sur le Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara. Un tel accord semble plus lointain aujourd'hui", rappelle le Secrétaire général, Kofi Annan dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara. La perspective d'un accord sur un plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara semble plus lointain aujourd'hui qu'en avril dernier, estime le Secrétaire général de l'ONU dans son dernier rapport sur le Sahara, qui recommande le maintien des forces actuelles de la Mission pour préserver, à la demande des deux parties, la surveillance effective du cessez-le-feu.
Il rappelle également que son Représentant spécial, Alvaro de Soto, a mené ses consultations dans le contexte de la résolution 1541 (2004), par laquelle le Conseil de sécurité a réaffirmé son soutien au Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara. Or, poursuit-t-il, "lors des consultations qu'il a tenues dans la région, mon Représentant spécial a constaté que le Maroc n'avait pas modifié sa position au sujet du Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara".
Le Maroc, indique le Secrétaire général, "continue de rejeter les principaux éléments du Plan mais a indiqué qu'il était prêt à négocier un statut d'autonomie mutuellement acceptable qui permettrait à la population du Territoire d'administrer ses propres affaires, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume".
Pour sa part, indique le rapport, "le Front Polisario maintient son appui au Plan de paix, la position de l'Algérie reste également inchangée et ceux-ci" sont tous deux opposés à l'examen d'un aspect quelconque du Plan de paix, à moins que le Maroc n'accepte de le soutenir. Constatant "qu'il n'existe pas non plus d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle", Kofi Annan indique que "l'objectif consistant à permettre au peuple du Sahara d'exercer son droit à l'autodétermination continue donc de se dérober".
"Entre-temps, je tiens à exprimer ma profonde préoccupation au sujet de la récente escalade dans les diatribes publiques émanant des parties et de la région et leur demande instamment de faire preuve de la plus grande retenue", ajoute-t-il.
"Sur un plan positif ", Kofi Annan salue "l'accord des parties concernant la reprise des visites familiales" comme "un signe dont il faut se réjouir", et il "demande instamment [aux parties] de continuer à coopérer" avec son Représentant spécial, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et la MINURSO.
Il rappelle toutefois que la poursuite de ces mesures exige le versement sans retard de contributions généreuses de la part des pays donateurs. Rappelant qu'il reste encore " 412 prisonniers, dont certains sont détenus depuis plus de 20 ans ", il " lance un nouvel appel au Front Polisario pour qu'il libère tous les prisonniers de guerre marocains qu'il continue de détenir, ainsi qu'au Maroc et au Front Polisario afin qu'ils continuent de coopérer avec le CICR pour déterminer ce qu'il est advenu des personnes qui sont toujours portées disparues du fait du conflit ".
Le rapport signale comme un sujet de préoccupation croissante " l'apparition, dans la zone tampon fortement minée, de migrants clandestins, dont certains demeurent occasionnellement égarés sans moyens de subsistance appropriés pendant de longues périodes ".
" Cet aspect fait clairement partie intégrante d'un phénomène beaucoup plus vaste lié au trafic d'êtres humains dans la région ", souligne le Secrétaire général dont le rapport indique que le 2 septembre, la Mission a été informée par le Front Polisario de ce que " 20 personnes en provenance du Pakistan avaient été découvertes à proximité du site qu'elle occupe à Tifariti. Les deux groupes ont affirmé qu'ils avaient été abandonnés dans le désert par leurs guides, lesquels leur avaient promis le passage en Europe ".
Kofi Annan indique porter cette question à l'attention du Conseil de sécurité, car ce phénomène se déroule dans la zone d'opérations de la MINURSO qui n'a ni le mandat ni les ressources nécessaires pour y faire face", souligne Kofi Annan, qui indique que la question a été soumise au HCR et à l'Organisation internationale pour les migrations (OMI).
Par ailleurs, abordant la question des effectifs de la Mission, le Conseil de sécurité lui ayant demandé d'examiner une "éventuelle réduction de son envergure ", le Secrétaire général souligne que " la surveillance effective du cessez-le-feu entre les parties par la MINURSO au cours des 13 dernières années a été un grand succès en matière de stabilisation et de renforcement de la confiance ",
les deux parties ayant reconnu que la Mission avait joué un rôle extrêmement utile dans ce contexte.
Après consultation du " commandant de la Force de la MINURSO " auprès des autorités militaires marocaines et celles du Polisario au sujet de la réduction éventuelle des effectifs globaux de la composante militaire de la Mission", " les deux parties ont indiqué qu'elles préféraient nettement que les effectifs de la Mission ne soient pas réduits, notamment en cette période ", indique le rapport.
" Comme je l'ai indiqué plus haut, je suis convaincu que la composante militaire de la Mission, telle qu'elle est structurée actuellement, et compte tenu de son effectif présent, représente un élément essentiel du renforcement de la confiance et de la gestion du conflit au Sahara et qu'aucune réduction ne devrait intervenir au détriment de la capacité et de la crédibilité du rôle opérationnel et politique de l'ONU " souligne Kofi Annan. " Si le Conseil de sécurité décide toutefois de réduire les effectifs de la Mission, je suis fermement convaincu qu'une réduction qui dépasserait la configuration définie " dans le rapport porterait préjudice au rôle de l'Organisation, affirme-t-il.
Cette configuration prévoit notamment la suppression des postes de commandement sectoriels de Dakhla et Smara qui comptent actuellement 11 observateurs militaires chacun, et le transfert de leurs responsabilités au quartier général de la Force à Laâyoune, ainsi que la fermeture d'un site à Mehaires dont les responsabilités seraient transférées au site de Tifariti. Entre-temps, conclut le Secrétaire général, " je recommande au Conseil de sécurité d'envisager de proroger le mandat de la MINURSO pour une nouvelle période de six mois, jusqu'au 30 avril 2005 ".

2. SAHARA - MAROC

AL BAYANE
Et si l'on décolonisait, pour de bon ! (10/24/2004)
par Mohamed Chafik
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=44150
Diverses analyses faites récemment du dossier sahraoui appellent quelques remarques quant au vrai fond du problème. Il y a lieu de penser tout d'abord que, si les dirigeants de l'Afrique du Sud sont allés jusqu'à comparer le sort du peuple sahraoui à celui du peuple palestinien, c'est que, probablement, ils ne savent de l'histoire de l'Afrique du Nord rien de plus que ce que les politiciens algérois ont bien voulu leur dire et répéter.
Ces politiciens, souvenons-nous en, ont été portés au pouvoir par le nassérisme divaguant des années soixante, puis confortés dans leur attitude de suffisance par le baâthisme paranoïaque des années soixante-dix. Ils continuent de s'aveugler sur le fait que l'islamisme destructeur est le fils légitime du panarabisme en détresse. Ivres du sentiment de puissance que leur procure une rente pétrolière en exponentielle croissance, ils se défoulent en de frénétiques gesticulations visant à intimider périodiquement un pays frère depuis longtemps pris en grippe pour des raisons ressortissant à la psychanalyse. Se répandant sans cesse en menaces et invectives, ils en oublient d'écouter les geignements de leurs propres compatriotes taraudés par bien des tourments.
Malheureusement, comme les instances internationales ne semblent entendre que ceux qui crient le plus fort, elles se trouvent amenées à ne percevoir des problèmes locaux ou régionaux que leurs parties émergentes. La diplomatie étant l'art d'accommoder au faux-semblant le pis-aller, elles ne s'inquiètent sérieusement des vraies causes d'un douloureux événement que lorsqu'il est déjà trop tard. Essayons donc de les aider en allant au fond des choses, quitte à offusquer nos adeptes du non-dit et du pas-à-dire, très nombreux, hélas, et influents.
L'Organisation des nations unies, l'Union africaine, l'Afrique du Sud ou tout autre pays mal instruit des tenants et aboutissants des affaires nord-africaines, devraient se faire à l'idée que les Imazighen, c'est-à-dire les Berbères, ne sont pas résignés à se considérer comme une ethnie en voie d'extinction. Loin s'en faut. Ils se sentent mal à l'aise, où qu'ils se trouvent au Maghreb.
Universalistes par penchant naturel ou par nécessité, ils tiennent pour négligeables les différences entre les races.
Mais, en l'étape actuelle de leur histoire, ils s'estiment, à juste raison, opprimés culturellement, et plus ou moins discriminés politiquement et économiquement. La nature austère de leurs contrées et les vicissitudes d'une saga millénaire leur ayant forgé un tempérament d'endurance et de patience, ils souffrent sans trop se plaindre depuis près d'un demi-siècle, après avoir porté la partie la plus lourde du joug colonial européen. Comme surpris dans leur bonne foi et leur confiance en des coreligionnaires affichant une piété sans faille en apparence, c'est au fil de plusieurs décennies qu'ils ont pris conscience du déni de justice dont ils sont victimes. Mais, très vite, ils ont compris l'importance du symbolique. Ils se veulent désormais les champions du dur combat pour la sécularisation de la vie publique et rechignent de plus en plus clairement à admettre que l'Afrique du Nord, le berceau de leur civilisation et le réceptacle des flux civilisateurs qui les ont imprégnés, puisse un jour se nommer Maghreb arabe. Pour l'heure, ils tiennent à ce que toutes leurs démarches restent pacifiques et menées en interne.
Or, des signes de nervosité se manifestent par-ci et par-là chez les militants de la cause amazighe, au fur et à mesure que l'affaire du Sahara occidental semble poser problème à l'humanité tout entière, après n'avoir été, aux yeux des Imazighen, qu'un simple malentendu entre dirigeants marocains et algériens sans atomes crochus les uns pour les autres. La communauté internationale, très peu avertie du fait berbère, ne pouvait pas prêter toute l'attention voulue aux détails de la dénomination République Arabe Sahraoui dont s'est affublé le Polisario. Et voilà qu'on cherche sérieusement à lui faire envisager la possibilité d'entériner la création d'un Etat se disant d'emblée arabe sur un territoire à haute valeur symbolique au regard de l'émotion presque religieuse qu'inspire aux berbères leur histoire médiévale. C'est en effet le grand Sahara occidental qui a été le témoin privilégié de la naissance de la dynastie almoravide, celle-là même qui, au XIe siècle, esquissa le premier tracé de ce qui fut appelé à devenir rapidement la carte de l'Afrique du Nord politique, englobant le Maroc, la Mauritanie, l'Algérie, la Tunisie et la Libye, c'est-à-dire la majeure partie des régions berbérophones un ensemble auquel les Européens ont longtemps donné le nom dépréciatif de Barbaria, passant outre à l'avis du grand Montaigne disant en ses essais qu'"il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage".
Le journaliste anglais Toby Shekkey, du Financial Times, interviewé par l'hebdomadaire marocain le Journal, estime que "...Le refus de Rabat d'accorder aux Sahraouis le choix entre intégration et indépendance a engendré la frustration de la communauté internationale...". Si l'on devait parler de frustration, ne serait-il pas plus objectif et plus pertinent de penser à celle, bien plus réelle et mieux ressentie, du peuple amazighe ?
Il est des ressentiments qui, pour être intériorisés, n'en deviennent que plus dangereux. Les Imazighen en sont réduits à se sentir étrangers chez eux, en des territoires dont ils n'ont jamais spolié personne, et qu'ils ont toujours défendus avec vaillance. Au fait, pourquoi le Maghreb dit arabe n'arrive-t-il pas à se former ? C'est précisément parce qu'il n'est pas arabe, et ne peut le devenir ni par la force ni par la ruse.
Jusqu'à ce jour, bien que lésés en plus d'un partage dans la convivialité qui caractérise apparemment leurs rapports avec les Maghrébins se donnant des origines arabe, les Berbères, qu'ils soient marocains, algériens, tunisiens, libyens ou mauritaniens, ont su raison garder. La création d'une république arabe sahraouie aurait valeur à leurs yeux d'une étape décisive dans la marche forcée vers l'arabisation imposée à l'Afrique du Nord depuis cinquante ans.
Suffisamment atteints dans leur amour propre ethnique, et même humiliés de plusieurs manières dans leurs vies collectives et individuelles, au quotidien, ils tentent, sans y arriver vraiment, de signifier à la conscience mondiale, si soucieuse de mener à bien les dernières tâches de décolonisation, qu'ils sont eux-mêmes colonisés, de façon archaïque, mais terriblement efficace. Il existe bien des peuples que les instances internationales ont soutenus à bout de bras pour leur permettre de se réapproprier des territoires ancestraux dont ils ont été expulsés en des temps immémoriaux. Les Imazighen n'en demandent pas autant. S'ils n'ont jamais eu vocation à vraiment coloniser, ils n'ont jamais non plus durablement cédé à quelque colonisateur que ce fût. De ce fait, ils n'ont jamais abandonné la terre qui a bercé leur devenir. Et ils tiennent à en rester les maîtres, en tant qu'Imazighen, dans la mesure où l'ethnocide programmé, dont ils subissent déjà les effets, n'aura pas le temps d'être mené à bout.
L'histoire témoigne de leur acharnement à résister et à se défendre, et Dieu sait s'ils ont eu à faire face à des armées déferlantes ou à des hordes d'envahisseurs affamés. Mais, ouverts aux idées, ils ont accueilli sans réserve toute influence civilisatrice; aussi ont-ils contribué à l'élaboration des grandes cultures méditerranéennes, celle des Egyptiens, leurs cousins, celle des Grecs, des Latins, des Chrétiens et des Musulmans. Leur adhésion à tout mouvement en quête d'universalité aura-t-elle été la cause d'une certaine stagnation de leur propre civilisation ? Leur envie irrésistible de connaître l'autre et de chercher à le comprendre a fait qu'ils ont peu ¦uvré pour valoriser leur propre patrimoine culturel, pourtant riche de potentialités et proche de l'humanisme. Dans l'antiquité, ils se sont signalés par la vigueur de leur pensée, qu'ils ont exprimée en grec, puis en latin. Au Moyen-Age et au début des temps modernes, ils se sont fait remarquer par leurs approches rationalisantes des problèmes de l'esprit. Au siècle dernier, ils ont écrit en anglais, en français, et même en néerlandais. Mais il y a seulement une trentaine d'années qu'ils ont commencé à publier en leur propre langue des romans, des pièces de théâtre et des poèmes dignes d'être mentionnés en tant que productions écrites.
Il était temps; car il se trouve que les particularismes se bousculent déjà au portillon de la culture universelle dont la venue a été tant rêvée. Les identités sont sommées en quelque sorte de disparaître, ou de s'affirmer suffisamment pour être habilitées à participer au débat fédérateur, ou, le cas échéant, à se positionner dans le clash des civilisations, qui, semble-t-il déjà, fait des victimes. Contrairement à la mauvaise réputation qui leur a été faite par les colonialismes français et espagnol, les Berbères n'aspirent qu'à la paix; mais ils ne sont pas peuple à abdiquer son droit à l'existence, en tant qu'entité ethnique et culturelle. En silence, ils ruminent leurs frustrations, mais sont prêts à se battre loyalement. Toby Shelley, lui qui se veut faiseur d'opinions et analyste patenté des sentiments des autres, lui le citoyen d'un pays ayant droit de veto au Conseil de sécurité, a-t-il sérieusement interrogé l'histoire et la géographie de l'Afrique du Nord? Que sait-il du passé et du présent des "Berbers" de son dictionnaire? (Quel dommage pour l'humanité que des médias toujours pressés et prompts à formuler des jugements à l'emporte-pièce la guident dans ses choix et décisions ! Les dictatures du sensationnel, du superficiel, du faux et du mensonge, sont déjà en place).
Il est vrai que Toby Shelley n'est spécialiste que du Moyen-Orient et... du Sahara (marocain), deux régions si proches l'une de l'autre, à l'évidence; les panarabistes algérois lui en ont donné la preuve. Eux-mêmes ne s'enivrent-ils pas de vapeurs de pétrole à la manière de leurs congénères d'Irak et d'ailleurs ? Voici trente ans qu'ils s'évertuent à forger de toutes pièces le premier élément d'une future république arabe unie populaire socialiste et superpuissante, suffisamment tout au moins pour pouvoir phagocyter (ô le beau rêve!), dans l'ordre, la Mauritanie, la Libye, puis la Tunisie, en attendant que mûrisse... le reste. Les arabes auront ainsi démontré qu'ils sont plus forts et plus unis ailleurs qu'ils ne le sont chez eux.... Et la berbérité? Quelle barbarité?... Vous plaisantez!... D'abord Al-Barbar sont des arabes; et ensuite ils n'existent plus.
Il existe bien pourtant un peuple amazighe kabyle humilié et voué à la misère; un peuple amazighe aurasien acculé au mercenariat militaire; un peuple amazighe mozabite persécuté pour ses croyances religieuses; un peuple amazighe chenoui au territoire sans cesse quadrillé et ratissé; un peuple amazighe senoussi contraint de s'adonner à la petite contrebande pour pouvoir survivre; un peuple amazighe gourari mourant de soif dans le désert et surveillé de très près; et aussi un peuple amazighe targui spolié de tout. Les Touaregs n'ont-ils pas été, de toute leur existence et jusqu'en 1920, totalement indépendants ? Et voici ce que dit de l'Aurès la vraie histoire de l'Algérie, pas celle qu'ânonnent des écoliers en pleurs: "Peuplé de Berbères, l'Aurès, véritable bastion est une terre d'irrédentisme, opposé à toutes influences extérieures... Les Français ne colonisèrent jamais vraiment l'Aurès, où éclata en novembre 1954 la guerre de l'indépendance algérienne". Mais les Français se sont bien vengés en livrant à des arabistes brailleurs de slogans les fiers peuples amazighes, targui, aurasien, kabyle, et autres. Ces peuples ont-ils été réellement décolonisés?... Oui, MM. Annan, Baker, et Mbeki, l'Afrique du Nord n'est pas encore décolonisée! Regardez-y de plus près.


3. SAHARA-MAROC-ESPAGNE

MAP
M. Fassi Fihri : La position de l'Espagne s'inscrit dans le cadre des efforts de la communauté internationale pour trouver une solution de compromis au conflit du Sahara 
http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004bis/fassi%20fihri_sahara_position%20espagne.htm
Madrid, 24/10/04- Le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, M. Taib Fassi Fihri, a affirmé que le nouveau gouvernement espagnol tente de trouver un accord entre les parties pour parvenir à une solution de compromis au conflit du Sahara face à l'impasse actuelle.

"Le gouvernement espagnol comprend que nous sommes dans l'impasse et parie sur l'émergence d'un accord, puisqu'on ne peut pas imposer une solution aux parties", a dit M. Fassi Fihri dans une déclaration au journal espagnol El Pais, publiée dimanche.

Le ministre a fait part de son étonnement face à la suspicion manifestée par une partie de l'opinion publique espagnole à l'égard des efforts consentis par le gouvernement socialiste pour contribuer à trouver une solution au conflit du Sahara, soulignant que l'action de l'exécutif espagnol s'inscrit dans le cadre des efforts de la communauté internationale.

"La position de l'Espagne s'inscrit dans le cadre des efforts de la communauté internationale et des résolutions du Conseil de Sécurité pour aider les parties au conflit et les Etats voisins à trouver une solution politique", a affirmé M. Fassi Fihri, assurant que le Maroc est satisfait que le gouvernement espagnol "travaille dans ce sens avec d'autres pays comme la France".

Parallèlement, le ministre a regretté la position de l'Algérie de plus en plus acharnée contre l'intégrité territoriale du Maroc, en dépit des gestes du Royaume pour apaiser la tension et normaliser les relations entre les deux pays.

La nouvelle campagne de l'Algérie contre le Maroc "s'est déclenchée peu après le geste d'ouverture et de réconciliation de Sa Majesté le Roi en juillet dernier de supprimer le visa pour les ressortissants algériens qui veulent voyager au Maroc", a noté M. Fassi Fihri, soulignant que l'acharnement de l'Algérie a "augmenté après l'envoi en septembre au Conseil de Sécurité d'un mémorandum marocain qui n'avait aucune intention belliqueuse".

Le ministre a rappelé que le Maroc n'a jamais fermé la porte à une solution du conflit, contrairement à l'Algérie qui s'obstine à bloquer tous les efforts et toutes les actions visant à trouver une solution négociée et acceptable par toutes les parties.

"C'est l'Algérie qui s'est évertuée à bloquer toute avancée depuis que le Conseil de sécurité nous a invités à négocier pour trouver une solution de compromis", a dit M. Fassi Fihri, relevant que le dernier obstacle posé par l'Algérie a été son obstination à "rompre le consensus au sein de la 4ème commission de l'Assemblée Générale de l'Onu en présentant, pour son compte, une résolution qui n'a obtenu qu'un appui très limité".

Il est à rappeler que les trois quarts des Etats membres de l'ONU n'ont pas soutenu le projet algérien qui tend à entraver les efforts en cours pour aboutir à une solution politique consensuelle.

En dépit de cette situation, le ministre s'est dit optimiste quant à l'avenir de la région maghrébine. "J'ai tendance à être optimiste parce qu'il existe une plus grande prise de conscience que le Maroc et l'Algérie devraient normaliser leurs relations et construire le Maghreb pour répondre ensemble aux multiples défis", a-t-il dit.

"Si l'Algérie ne tournait pas le dos au processus marqué par le Conseil de Sécurité tout serait plus facile", a enchaîné M. Fassi Fihri.

Abordant, par ailleurs, les relations entre le Maroc et l'Espagne, le ministre a fait remarquer que d'autres facteurs contribuent à l'amélioration de ces relations. "Ce qui a le plus changé, c'est notre volonté de maintenir un dialogue permanent et de nous engager à se mettre d'accord sur tous les problèmes bilatéraux" , a dit M. Fassi Fihri.

"Nous avons établi une méthodologie de travail pour, non seulement, anticiper les crises et les faire avorter avant qu'elles n'éclatent mais aussi exploiter tout le potentiel de coopération existant entre nos deux pays", a-t-il conclu.


4. SAHARA-ALGÉRIE-AFRIQUE DU SUD

L'EXPRESSION
BOUTEFLIKA À PARTIR DE L'AFRIQUE DU SUD. "L'autodétermination, un principe cardinal"
24 octobre 2004 - http://www.lexpressiondz.com/T20041024/ZA4-2.htm

Le chef de l'Etat a clairement mis les points sur les "I" à l'adresse du voisin marocain.

A partir de Johannesburg, le chef de l'Etat a réitéré, vendredi soir, la position de l'Algérie à l'égard de la question du Sahara occidental. "L'Algérie a toujours fait du droit des peuples à l'autodétermination un principe cardinal qu'elle ne cesse de défendre (...) L'Algérie a défendu, à l'époque, le droit à l'autodétermination pour des pays comme Belize, Timor ou le Surinam, pourquoi ne le ferait-elle pas aujourd'hui pour le Sahara occidental, d'autant plus qu'il s'agit d'un problème de décolonisation", a indiqué Bouteflika, lors d'un dîner-débat organisé à l'issue du panel présidentiel sur le Nepad.
Ainsi, la déclaration du chef de l'Etat, qui intervient à quelques jours seulement de l'examen de l'éventualité de la prorogation du délai de la Minurso sur la base du rapport établi par le chargé onusien du dossier du Sahara occidental, M.Alvaro de Soto, n'a pas été sans réaffirmer l'attachement de l'Algérie à une solution dans le cadre de la légalité internationale, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. La déclaration de Bouteflika à partir de l'Afrique du Sud, pays qui a rendu publique tout récemment sa reconnaissance officielle du Sahara occidental, constitue également une réponse aux dirigeants marocains qui "excellent" dans l'usage de subterfuges en vue, d'une part, d'impliquer l'Algérie dans le conflit du Sahara occidental, et d'autre part, pour que ce même conflit perdure...
Bouteflika exhorte, d'une manière implicite, le royaume chérifien à mettre un terme à son entêtement et à se plier aux résolutions des Nations unies concernant le conflit qui l'oppose au Front Polisario. Une vision que le secrétaire d'Etat adjoint américain, chargé du Proche-Orient, M.William Burns, n'a pas manqué de souligner, lors de son passage, jeudi dernier, dans la capitale marocaine. "Les Etats-Unis restent attachés à l'application des résolutions de l'ONU pour résoudre le conflit du Sahara occidental", a noté M.Burns.
Et avant lui, c'est l'ancien envoyé spécial du SG de l'ONU, M.James Baker, qui a réitéré son espoir de voir le peuple sahraoui disposer de son droit à l'autodétermination. C'est dire que Washington s'aligne sur la position adoptée par Alger, soutenue du reste par la majorité des pays de la planète. Le royaume chérifien, lui, est acculé de toutes parts.
Par ailleurs, le président Bouteflika a plaidé, lors de son intervention, vendredi, à la réunion consacrée au dialogue des parties prenantes au Nepad pour la "renaissance de l'Afrique".
Le chef de l'Etat a mis l'accent, en effet, sur une volonté affichée de "faire de chaque Africain l'acteur et le bénéficiaire de cette renaissance". C'est donc dans cette optique que s'inscrit, aux yeux du président algérien, l'importance que revêt le Nepad pour le développement humain. Bouteflika a axé son intervention, en outre, sur le triptyque santé, éducation et formation. Trois vecteurs essentiels qui traduisent l'urgence de replacer le continent africain sur la dynamique, précise Bouteflika, "d'une ère fondée sur le savoir, dans laquelle l'Afrique doit s'adapter en investissant davantage dans le développement des compétences et des capacités humaines".
Ameziane MOKRANE

LA TRIBUNE
La défense du droit des peuples à l'autodétermination est un principe cardinal de l'Algérie
Le problème du Sahara occidental est celui d'un territoire colonisé, selon Abdelaziz Bouteflika

"L'Algérie a défendu le droit à l'autodétermination pour Belize ou le Surinam, pourquoi ne le ferait-elle pas pour le Sahara occidental ?"

Dimanche 24 octobre 2004- http://www.latribune-online.com/2410/divers.htm

Par Amine Echikr

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a affirmé vendredi soir à Johannesburg que l'Algérie a toujours fait du droit des peuples à l'autodétermination un "principe cardinal" qu'elle ne cesse de défendre. "L'Algérie a toujours fait de la question d'autodétermination des peuples son principe cardinal, un principe qu'elle a toujours défendu devant les Nations unies", a indiqué le chef de l'Etat à une question sur la position de l'Algérie à l'égard de la question du Sahara occidental. Le président Bouteflika, qui assistait à un dîner-débat organisé à l'issue du panel présidentiel sur le NEPAD en présence de chefs d'Etat africains, a expliqué que "l'Algérie a défendu à l'époque le droit à l'autodétermination pour des pays comme Belize, Timor ou le Surinam." "Pourquoi ne le ferait-elle pas aujourd'hui pour le Sahara occidental ?", s'est-il interrogé, d'autant, a-t-il précisé, qu'il s'agit d'un "problème de décolonisation". A cet égard, il a réaffirmé l'attachement de l'Algérie à une solution de cette question, dans le cadre de la légalité internationale, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Il ira encore plus loin en déléguant le pouvoir de négociations aux pays initiateurs du NEPAD. "Que le Nigeria, le Sénégal et l'Afrique du Sud entament les négociations avec les deux parties [le royaume du Maroc et le Front Polisario ; NDLR] et s'ils aboutissent à une solution acceptable et acceptée alors qu'ils ajoutent [au texte] la signature de l'Algérie", a dit en substance Abdelaziz Bouteflika.Cette énième mise au point de la part des autorités algériennes survient au moment où le Maroc ne sait plus à quel saint se vouer. Le roi Mohamed VI, à travers ses relais, a eu beau jeu de vouloir impliquer de manière directe l'Algérie l'accusant de se surarmer et de pousser au pourrissement dans la région. Il fut peu suivi sur cette voie. De revers en revers et face à un discours de vérité, le Maroc devra se conformer à court ou moyen terme à l'esprit de la Charte des Nations unies ainsi que de celle de l'Union africaine.Pour rappel, le dernier Etat à avoir reconnu la RASD est l'Afrique du Sud. La situation du Sahara occidental fait actuellement l'objet d'examen à l'ONU.   
A. E. 


La nouvelle republique
Le chef de l'Etat défend le droit des peuples
"Un principe cardinal pour l'Algérie"
24.10.04 http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=18043&idc=4
Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé vendredi soir à Johannesburg que l'Algérie a toujours fait du droit des peuples à l'autodétermination un "principe cardinal" qu'elle ne cesse de défendre.
"L'Algérie a toujours fait de la question de l'autodétermination des peuples son principe cardinal, un principe qu'elle a toujours défendu devant les Nations unies", a indiqué le chef de l'Etat à une question sur la position de l'Algérie à l'égard de la question du Sahara-Occidental.
Le président Bouteflika assistait à un dîner-débat organisé à l'issue du panel présidentiel sur le Nepad en présence de chefs d'Etat africains, ministres, représentants d'Ong et de membres de la société civile.
"L'Algérie a défendu à l'époque le droit à l'autodétermination pour des pays comme Bélize,
le Timor ou le Surinam. Pourquoi ne le ferait-elle pas aujourd'hui pour le Sahara-Occidental", s'est interrogé le président Bouteflika, d'autant,
a-t-il précisé, qu'il s'agit d'un "problème
de décolonisation".
A cet égard, il a réaffirmé l'attachement de l'Algérie à la solution de cette question dans le cadre
de la légalité internationale, conformément aux résolutions du Conseil
de sécurité de l'Assemblée générale l'Onu.





5. USA-SAHARA-MAROC-ALGÉRIE

AL BAYANE
Sahara: encore une fois, les USA prônent une solution politique (10/24/2004)
William Burns pour un dialogue Rabat-Alger
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=44160
William Burns, Secrétaire d'État adjoint américain chargé du Proche-Orient, a rappelé jeudi dernier à Rabat, lors d'un point de presse, la position de son pays concernant le Sahara marocain. "Les États-Unis sont attachés à une solution politique au conflit du Sahara", a-t-il précisé. Et son pays n'essayera d'imposer aux parties concernées aucune solution.
C'est là une position que les USA ont exprimée à maintes reprises, durant les dernières années. Elle signifie que Rabat et Alger ont à dialoguer et à s'entendre. Burns l'a dit ouvertement et de façon directe: Washington "encourage le Maroc et l'Algérie à promouvoir leurs relations pour créer une meilleure atmosphère au profit aussi bien des Marocains que des Algériens et de l'ensemble du Maghreb, et pour trouver une solution politique".
De la sorte, l'administration américaine se range du côté des Nations Unies et soutient les efforts de leur S.G. Kofi Annan et son représentant personnel Alvaro de Soto, pour une solution équitable. Ce que l'Algérie rejette et tente de saper, quitte à attiser la tension, à envenimer ses relations avec Rabat et à renvoyer aux calendes grecques l'édification du Maghreb.
S'il est une conclusion à tirer de la position américaine, mais aussi de l'attitude similaire de la France, de l'Espagne et des trois quarts des membres des l'ONU, c'est que la communauté internationale ne se leurre plus, que le différend existe bel et bien entre la Maroc et l'Algérie, États existants et reconnus, et que la tension est artificielle et absurde. Et, quand ces pays parlent de dialogue et de solution, il n'y a pas la moindre allusion aux séparatistes du "Polisario".
Pour le Maroc, sa position demeure immuable. C'est la coopération avec les Nations Unies, la porte ouverte au dialogue et le respect des principes et des droits. Toute autre démarche menaçant son intégrité territoriale ou lui dictant la voie à suivre ne saurait aboutir.
Lors du point de presse de jeudi, William Burns n'a pas manqué de saluer la décision du Maroc d'annuler les procédures du visa d'entrée pour les Algériens. Une initiative à même de créer une atmosphère de sérénité et encourager le dialogue, le rapprochement et l'entente. Mais le dialogue suppose une autre partie. Hélas, celle-ci n'est pas prête à s'y engager...
A. Jamali



6. SAHARA-CAMPS DE RÉFUGIÉS

LA TRIBUNE
Réfugiés sahraouis : situation alarmante
Dimanche 24 octobre 2004- http://www.latribune-online.com/2410/p09.htm

Par Ghada Hamrouche

Les 165 000 réfugiés sahraouis des quatre camps à Tindouf vivent dans des conditions très difficiles. Cette situation précaire est la conséquence d'une raréfaction des dons étrangers et des dures conditions climatiques dans le désert. De ce fait, a déclaré le coordonnateur du système des Nations unies en Algérie à l'occasion du forum du quotidien El Moudjahid, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) enregistre un taux de malnutrition des plus élevés et une importante défaillance nutritive parmi cette population. Il informera l'assistance de la publication prochaine d'une étude sur la situation et l'état des femmes et enfants sahraouis dans les camps de Tindouf. Cet état des lieux sera rendu public à la fin du mois de novembre prochain au cours d'une conférence de presse, annoncera-t-il.
G. H.   


7. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS

LE MATIN. MA
Travaux d'intérêt général : la Promotion nationale renforce son action
8. http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=regio&ida=39869
Dans le cadre de la requalification de la ville de Laâyoune entamée depuis l'année précédente, la promotion nationale supporte une grande partie des travaux divers.
La PN effectue des travaux de dallage, carrelage, reboisement de plusieurs quartiers de la ville sur une superficie de 60000 m2 pour un coût de 18.000.000 DH offrant 181 journées de travail.
Elle effectue également des travaux de carrelage, dallage et pose de bordure de trottoirs dans les lotissements Alaouda avenue Mecqa, des établissements scolaires, souk Jamal et la plage de Tarfaya sur un périmètre de 30800 m2 pour un montant de 94.000.000 DH offrant 106440 journées de travail.
La PN réalise également deux espaces verts et de jeux au quartier industriel de la ville sur une surface de 9110 m2 pour un montant de 2.600.000 DH offrant la possibilité de 18435 journées de travail.
Ces espaces comprennent 4 terrains de sport collectif, des espaces aménagés, la PN effectue également des travaux de refonte et d'équipement des maisons de jeune et terrains sportifs pour le coût de 2.000.000 DH.
Dans cette opération qui a concerné 14 maisons de jeunes, 16 jeunes entreprises ont été intégrées dans le cadre de l'encouragement des jeunes promoteurs.
Enfin, la PN effectue aussi des travaux d'aménagement concernant dallage, carrelage et pose de bordure sur une superficie de 19500 m2 pour un coût de 3.000.000 DH offrant 16200 journées de travail.
Bientôt, la PN entamera la construction de presque 1000 logements dans un cadre de partenariat avec l'agence urbaine.

9. SAHARA-ALGÉRIE-MAROC

LIBERTE
Bouteflika l'a déclaré, hier, à Johannesburg. "Il n'y aura jamais de guerre entre 'Algérie et le Maroc"
Par Abdelkamel K.
Edition du 24/10/2004) http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=30235
Devant la tournure prise par les évènements et les derniers développements de la question du Sahara occidental, Abdelaziz Bouteflika est revenu, vendredi soir, à la charge en Afrique du Sud à l'occasion d'une session du Nepad. Rassurant, le chef de l'état cherchait apparemment à faire baisser la tension, car les Marocains, il faut le dire, ont joué la carte belliciste, faisant craindre à la communauté internationale la préparation d'une guerre par Alger. Mettant en avant l'intention de l'Algérie d'acquérir 80 Mig 29, Rabat a mené une campagne enflammée contre l'Algérie.
De Johannesburg, Bouteflika s'est montré très rassurant. Réitérant la position de l'Algérie, en affirmant que c'était un problème mettant aux prises les Sahraouis et les Marocains, le chef de l'état a demandé à ses pairs du Nepad de proposer une solution à cette question, tout en insistant sur le fait que l'Algérie y adhérera. Mieux, il a coupé court à toutes les spéculations quant à l'éventualité d'un conflit armé entre les deux pays en déclarant que le conflit du Sahara occidental "n'est pas un casus belli entre l'Algérie et le Maroc". Rappelant la guerre entre Alger et Rabat de 1963, il a affirmé que le seul vainqueur était la guerre, avant de répéter à trois reprises : "Il n'y aura jamais de guerre entre l'Algérie et le Maroc." "Nous sommes des hommes de paix", a insisté Bouteflika, qui a vivement souhaité une solution africaine au problème du Sahara occidental. Dans le même registre, le secrétaire général des Nations unies a estimé dans son rapport au conseil de sécurité que l'issue de cette question semblait plus éloignée que jamais. Selon Kofi Annan, "il n'existe pas d'accord quant aux mesures qui pourraient être prises pour surmonter l'impasse actuelle". Il a également évoqué la possibilité d'une réduction de la force d'observation du cessez-le-feu de l'ONU en place sur le territoire sahraoui depuis 1991, date de la signature de l'accord entre le Front Polisario et le Maroc. L'entretien de cette force coûte à l'ONU 3,7 millions de dollars par mois, a précisé M. Annan. L'effectif pourrait être diminué de 16%, selon les experts, a-t-il ajouté.
Il passerait de 230 à 193 soldats. De son côté, le sous-secrétaire d'état américain, William Burns, en visite au Maroc, a déclaré que Washington "soutient les efforts du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et de son représentant personnel pour trouver une solution à cette question".
Le diplomate américain a précisé que les états-Unis "encouragent le Maroc et l'Algérie à promouvoir leurs relations pour créer une meilleure atmosphère au profit aussi bien des Marocains que des Algériens et de l'ensemble du Maghreb". Burns a affirmé que son pays est "attaché à une solution politique au conflit du Sahara occidental et qu'il n'essayera pas d'imposer une telle solution".

10. USA - ALGERIE

AP
Création d'un groupe parlementaire d'amitié Algérie/Etats-Unis
dimanche 24 octobre 2004, http://fr.news.yahoo.com/041024/5/442cb.html
ALGER (AP) - Le président de l'Assemblée Populaire Nationale algérienne (APN) Amar Saadani a annoncé samedi soir "la création d'un groupe parlementaire d'amitié Algérie/Etats-Unis".

L'ambassadeur des Etats-Unis à Alger Richard Erdman a profité de l'occasion pour souligner que son pays "valorise les réformes engagées par l'Algérie dans les différents domaines", a rapporté l'APN dans un communiqué diffusé après un entretien entre M. Saadani et le diplomate.

Richard Erdman a réitéré "le soutien des Etats-Unis à l'Algérie en vue d'approfondir ces réformes, notamment dans le domaine de l'économie, la justice, l'éducation et les droits de la femme".

L'ambassadeur des Etats-Unis a également annoncé que son pays "aidera l'Algérie dans son processus d'adhésion à l'Organisation Mondiale du Commerce".

Selon le communiqué de l'APN, la rencontre a permis aux deux parties d'"évoquer plusieurs questions d'intérêt commun, notamment la situation en Irak et en Palestine et la crise du Darfour" au Soudan. "La qualité des relations entre les deux pays et la convergence des vues concernant nombre de questions maghrébines et africaines et de coopération en matière de lutte contre le terrorisme sont à même de consolider les opportunités de rapprochement entre les deux pays", a souligné l'APN. AP
ham/cr

11. SAHARA - PARTI SOCIALISTE SUISSE
RESOLUTION ADOPTEE LORS DU CONGRES DU PARTI SOCIALISTE SUISSE 23 - 24.10.04
en présence d'une délégation sahraouie composée de Mohamed Sidati, ministre délégué pour l'Europe et membre du
Secrétariat National du Front POLISARIO et Senia Ahmed représentante du Front POLISARIO en Suisse et auprès de l'ONU Genève.

Le parti socialiste suisse
 
Préoccupé par la persistance de la situation conflictuelle qui prévaut au
Sahara Occidental et tout particulièrement les reports sine die de la tenue
du Référendum d'autodétermination peuple du Sahara Occidental dans le cadre
d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte
des Nations Unies,
 
Se félicite de l'acceptation par le Front Polisario du Plan de Paix pour
L'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, qui constitue une solution
politique optimale reposant sur un accord entre les deux parties et appuyé
par unanimité par le Conseil de Sécurité dans ses résolutions 1495 (2003)du
31 juillet 2003 et 1541 (2004) du 29 avril 2004,
 
Se félicite également de la réussite de l'application des mesures de confiance,
mises en place par le HCR et la MINURSO,  qui a permis à des milliers de
citoyens sahraouis de se retrouver après plus de 29 années de séparation,
des deux côtés du mur érigé par les forces marocaines au Sahara Occidental,
et appelle les deux parties à poursuivre leur collaboration avec le HCR
et la MINURSO pour la continuation de ces échanges pour des raisons humanitaires,
 
Salue la décision courageuse de l'Afrique de Sud de reconnaître officiellement
la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en application des principes
et des objectifs prévus par les chartes de l'Union Africaine et des Nations
Unies,
 
Invite le gouvernement du Maroc et le Front Polisario à coopérer pleinement
avec les Nations Unies pour assurer, sans plus de retard, la tenue d'un référendum
libre, équitable et impartial, sur l'autodétermination du peuple du Sahara
Occidental
 
Demande aux de parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario,
de procéder à l'échange de prisonniers de guerre encore en leurs mains et
demande au Maroc d'éclaircir sans retards additionnels le sort de disparus
sahraouis et de libérer tous les détenus politiques qu'il détient,
 
Réaffirme son soutien au peuple sahraoui et à son droit à l'autodétermination,
conformément aux multiples résolutions de l'ONU, de l'UA, de l'UE ainsi que
de l'Internationale socialiste et d'autres organisations nationales et internationales
à travers le monde,
 
Appelle la communauté internationale à poursuivre son soutien au peuple sahraoui
jusqu'à ce qu'il soit maître de son destin.



-- 
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
                                    A R S O
Association de soutien a un referendum libre et regulier au Sahara Occidental
                CH-2800 DELEMONT
E-mail: mailto:arso@...    URL: http://www.arso.org
Tel.:+41 32 422 87 17                Fax: +41 32 422 87 01
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#2992 De: wsahara@...
Fecha: Do, 24 de Oct, 2004 2:28 am
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 23-X-2004
wsahara@...
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Mensaje: 1
De: Khatry Beirouk y Carlos Ruiz Miguel
Asunto: Medios españoles/Selección de prensa del 23-X-2004

Temas de este resumen:
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S U M A R I O


1.SAHARA-ONU
-CANARIAS AHORA: Annan aconseja prorrogar la Minurso pese a admitir que el
proceso está estancado
http://www.canariasahora.com/portada/editar_noticia.asp?idnoticia=52106&idtemage\
neral=3

- EL PAÍS: Annan dice que la solución del Sáhara está ahora más lejos   / S. P
http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041023elpepiint_10&type=Tes&an\
chor=elpporint&d_date=


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2.SAHARA-ESPAÑA
-NOTICIAS DE NAVARRA: El Gobierno español contra la voluntad del pueblo saharaui
http://www.noticiasdenavarra.com/ediciones/2004/10/23/opinion/d23opi5.129936.php

-EUROPA PRESS: De Palacio buscará un acuerdo en Exteriores para evitar
"piruetas" y admite "cambios" en el Sahara, pero pactados
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041023124322&tabID=1&ch=\
66

-EUROPA PRESS: Sáhara.- Las organizaciones andaluzas de apoyo al Sáhara
felicitan al Parlamento autonómico por ayudar a pueblo saharaui
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041022221430&tabID=1&ch=\
69

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3.SÁHARA-CAMPAMENTOS DE REFUGIADOS
-LA OPINION: El Sahara Occidental: un conflicto cercano
  La patria virtual : Muchos jóvenes saharauis refugiados en Tinduf sólo conocen
su tierra del Sahara Occidental a través del relato de los mayores
http://www.la-opinion.com/secciones/noticia.jsp?pIdNoticia=21707&pIdSeccion=7

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4.MARRUECOS-ESPAÑA
A -YAHOO NEWS: Benaisa señala que el contingente hispano-marroquí en Haití es
una "primera iniciativa" entre "amigos"
http://es.news.yahoo.com/fot/ftxt/20041023095751.html
[NOTA: ¿Y EL CONTINGENTE CONJUNTO HISPANO-MARROQUÍ EN BOSNIA SE HIZO A
PESAR DE NO SER "AMIGOS"? Tropas españolas ya cooperaron con las
marroquíes en Bosnia, en 1996, aunque bajo mando francés y en un
contexto de la OTAN ]

B -YAHOO NEWS: Mohamed VI insiste en que la misión en Haití persigue el "anclaje
de la buena vecindad" con España

http://es.news.yahoo.com/fot/ftxt/20041022231510.html




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SÁHARA-INFO: http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
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1.SAHARA-ONU
-CANARIAS AHORA: LA BÚSQUEDA DE UN ACUERDO "ESTÁ CADA VEZ MÁS DISTANTE"
Annan aconseja prorrogar la Minurso pese a admitir que el proceso está estancado
http://www.canariasahora.com/portada/editar_noticia.asp?idnoticia=52106&idtemage\
neral=3

El secretario general, Kofi Annan, recomendó este viernes prorrogar el mandato
de la Misión de la ONU en el Sahara Occidental (Minurso), pese a indicar que
cada vez parece "más distante" llegar a un acuerdo para superar el actual
estancamiento en el proceso de paz.
EFE. Naciones Unidas
Annan presentó sus observaciones en un informe dirigido al Consejo de Seguridad
sobre las actividades de la Minurso, en donde lamentó que la búsqueda de un
acuerdo entre las partes, Marruecos y el Frente Polisario, "está cada vez más
distante".

Asimismo, indicó que tampoco se ha alcanzado una posición común sobre "cómo
superar el actual punto muerto" en que se encuentra el proceso político para
lograr la paz.

Precisó que "el objetivo de permitir al pueblo del Sáhara Occidental de ejercer
su derecho a la autodeterminación continúa siendo difícil", así como se
comprometió a "buscar oportunidades para avanzar hacia esa meta".

El secretario general mostró su preocupación por la reciente escalada de la
tensión en pronunciamientos públicos de ambas partes, así como de países de la
región, por lo que pidió la "máxima moderación".

Ante tal situación, recomendó al Consejo de Seguridad mantener la actual
dotación de la Minurso, así como extender su mandato por un período de seis
meses hasta el 31 de marzo próximo.

La misión de la Minurso, que se estableció en 1991 para vigilar el alto al fuego
y para supervisar el referendo de autodeterminación establecido en el Plan de
Arreglo, que nunca se celebró, está formada actualmente por 203 observadores
militares.

Sobre el proceso de paz, Annan apuntó que tras la dimisión de James Baker como
su enviado especial en el Sáhara el pasado 11 de junio, es su representante
especial, el peruano Álvaro de Soto, quien asumió el cargo para buscar "una
solución política justa, duradera y que sea aceptada mutuamente".

De Soto inició en septiembre una ronda de consultas en la región, en la que se
entrevistó con el rey de Marruecos, así como líderes del Frente Polisario, y
representantes de gobierno de Argelia y Mauritania.

Tras la gira, De Soto se cercioró de que no existe ningún cambio de posición
respeto al Plan Baker, que fue apoyado por el Consejo de Seguridad como "una
solución óptima" siempre que tenga el acuerdo de las partes.

Annan detalló en su informe que Marruecos sigue rechazando elementos del plan,
pero indica que está dispuesto a negociar una "autonomía aceptable" que
permitiría al pueblo saharaui gestionar sus propios asuntos, respetando la
soberanía e integridad territorial del reino.

Por su parte, el Frente Polisario y Argelia se oponen a cualquier discusión o
modificación del Plan Baker, a no ser que Marruecos primero lo acepte, mientras
que Mauritania ha mostrado su apoyo a cualquier solución que "sea mutuamente
acordada".

El plan Baker prevé un período de autonomía de unos cinco años, después del cual
se celebraría un referéndum para decidir la autodeterminación del Sahara
Occidental.

El embajador marroquí, Mohammed Benouna, indicó a que la única posibilidad para
avanzar en el proceso de paz es que Marruecos y Argelia empiecen a entablar
negociaciones "reales".

"Hemos entrado en el período post-Baker, por lo que la prioridad ahora es
encontrar una salida al impasse, un común denominador para empezar las
negociaciones", declaró.

El representante del Polisario ante la ONU, Ahmed Bujari, afirmó que el informe
de Annan "reitera que el objetivo de la ONU es la organización de un referendo
de autodeterminación del pueblo saharaui", así como subrayó que su movimiento
"no reabrirá ninguna negociación sobre el Plan Baker o el Plan de Arreglo".

Entretanto, Annan en su informe exhortó al Frente Polisario a liberar a los más
de 400 prisioneros de guerra marroquíes que tiene detenidos, algunos de ellos
desde hace 20 años, y pidió su colaboración con el Comité de la Cruz Roja
Internacional, que está auspiciando sus repatriaciones.

También mostró su inquietud por el fenómeno de la inmigración clandestina
irregular y de tráfico de personas que pasan por el Sáhara Occidenta en
dirección a Europa, especialmente en los alrededores de donde opera la Minurso.

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- EL PAÍS: Annan dice que la solución del Sáhara está ahora más lejos   / S. P
http://www.elpais.es/articuloCompleto.html?xref=20041023elpepiint_10&type=Tes&an\
chor=elpporint&d_date=
Annan dice que la solución del Sáhara está ahora más lejos
S. P.  -  Nueva York
EL PAÍS  -  Internacional - 23-10-2004

El secretario general de Naciones Unidas, Kofi Annan, distribuyó ayer en el
Consejo de Seguridad su informe sobre la situación en el Sáhara Occidental, en
el que lamenta que la posibilidad de alcanzar un acuerdo entre Marruecos y el
Frente Polisario para la solución pacífica del litigio "está más lejos" ahora
que hace seis meses. Es más, señala que no hay ni siquiera un concilio de las
partes sobre lo que puede hacerse para superar el actual bloqueo que se vive en
el proceso político.

El tono del informe de Annan es pesimista, hasta el punto que señala que "el
objetivo de permitir al pueblo del Sáhara Occidental que ejerza el derecho a la
autodeterminación continúa siendo inalcanzable". Y expresó además su "profunda
preocupación" por la reciente "escalada" en la retórica pública de las partes,
a las que pidió "contención". A pesar de todos estos obstáculos, la ONU se
mantiene firme en su compromiso por hacer avanzar el proceso político: "Seguiré
buscando las oportunidades para avanzar hacia ese objetivo".

Kofi Annan, en sus observaciones sobre la situación, defendió la prórroga del
mandato de la Misión de Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara
Occidental (Minurso). En este punto dijo que su área de responsabilidad
"permanece en calma" y señala que "no hay indicaciones" que lleven a pensar que
las partes "se vayan a embarcar de nuevo en una acción hostil en el futuro
próximo". Por eso sugiere al Consejo de Seguridad la opción de que se reduzca
su personal. Una posibilidad que comparte Estados Unidos, pero que debe ser
negociada.

Presos marroquíes
También señala que el Frente Polisario "sigue imponiendo algunas limitaciones a
los movimientos" de las patrullas en algunas áreas del territorio, y aunque
asegura que no están teniendo efecto en las labores de supervisión, pide que se
faciliten las tareas. Sobre la liberación de presos de guerra marroquíes, Annan
se felicita por los pasos que se están dando, aunque recuerda que aún hay 412
prisioneros. Una de las novedades es que cita al creciente problema de la
inmigración ilegal, dando a entender que el Sáhara Occidental se está
convirtiendo en una de las rutas del tráfico de seres humanos.

Lo que está en el aire es el futuro del emisario de la ONU a la región, Álvaro
de Soto. El secretario general se limita a urgir a las partes a que "continúen
cooperando" con su representante, pero no lo cita expresamente. Annan hace
referencia a De Soto sólo al principio del informe, cuando recuerda la dimisión
de James Baker. Sus observaciones deben servir de base para que se pueda votar
el jueves la prórroga de la misión.





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2.SAHARA-ESPAÑA
-NOTICIAS DE NAVARRA: El Gobierno español contra la voluntad del pueblo saharaui
http://www.noticiasdenavarra.com/ediciones/2004/10/23/opinion/d23opi5.129936.php

Por begoña errazti esnal

E L pasado 19 de octubre el Gobierno español mostró claramente su política
respecto al conflicto del Sahara al no defender expresamente en la ONU la
celebración de un referéndum de autodeterminación, alineándose con Marruecos y
Francia. Se entendían así las palabras del ministro de Exteriores, Miguel Ángel
Moratinos, que el pasado 11 de julio subrayaba que "celebrar un referéndum en
el Sahara provocaría una grave crisis generalizada en el Norte de África".

Posición del ministro del PSOE que única y estrictamente puede entenderse desde
la connivencia con el Gobierno de Marruecos con el que hace frente común.

Debemos de recordar al señor Rodríguez Zapatero y al señor Moratinos que con su
actitud incumplen las resoluciones de Naciones Unidas. Si ya es grave a estas
alturas cuestionar la vía del referéndum para la resolución del conflicto,
mucho más es poner en cuestión el derecho inalienable, y reconocido por la ONU
en la resolución 3458, del pueblo saharaui a decidir su futuro. De esta manera,
el Gobierno del PSOE incumple flagrantemente la legalidad internacional.

Ya el 16 de octubre de 1975 el Tribunal de la Haya decretó que ni Marruecos ni
Mauritania tenían derecho alguno sobre el territorio, y que no había ningún
motivo para oponerse a la autodeterminación del pueblo saharaui.

Un conflicto que se prolonga desde que España abandonara el Sahara Occidental
sin la adecuada descolonización y lo entregara a Mauritania y Marruecos tras un
acuerdo sin legalidad alguna. La posterior retirada de Mauritania por su
debilidad en la guerra contra los saharauis tuvo como consecuencia la ocupación
de Sahara Occidental por parte de Marruecos, así como su legítima defensa por
parte de los saharauis englobados en el Frente Polisario

En la actualidad, al pueblo saharaui se le están negando sus derechos
individuales y colectivos, obligándole a vivir exiliado en unas condiciones
extremas en el desierto argelino, en los campamentos de refugiados de Tinduf y
en el Sahara Occidental ocupado por Marruecos, la situación es gravísima, con
cientos de personas detenidas y desaparecidas, por no hablar de las malas
condiciones de vida impuestas a los saharauis.

Los sucesivos gobiernos españoles han hecho caso omiso a su obligación
descolonizadora, aún cuando prometieron lo contrario a los saharauis.

El señor Felipe Gonzalez es un ejemplo sangrante de ello ya que incumplió sus
promesas de principios de los ochenta de apoyar los derechos del pueblo
saharaui y parece ser que la historia se repite: el señor Rodríguez Zapatero se
alinea con Marruecos en las votaciones de la ONU.

Muchos son los saharauis que recuerdan con lágrimas en los ojos las promesas y
consiguiente traición del presidente González. Promesas grabadas en una
intervención de ese líder socialista allá en los campamentos. Promesas que hoy
sabemos incumplidas.

Asimismo, el Gobierno de Rodríguez Zapatero ha desoído el mandato del Parlamento
español que el pasado 13 de julio aprobó con el apoyo de todos los grupos
parlamentarios una proposición no de ley respecto al Sahara Occidental en el
que se instaba al Gobierno socialista a que "promueva todas las iniciativas
políticas que contribuyan a conseguir un acuerdo consensuado entre las partes,
que respete la legalidad internacional y el legítimo derecho del pueblo
saharaui a la libre determinación de acuerdo con la Carta de las Naciones
Unidas".

El PSOE deberá explicar ante la opinión pública las razones por las que renuncia
a defender el derecho saharaui a decidir su destino, así como su alineamiento
con Marruecos, un estado colonialista y feudal, muy lejano de lo que es un
estado democrático que vulnera sistemáticamente los derechos humanos y
libertades básicas.

Es evidente que Marruecos, con EEUU y Francia como aliados, no puede consentir
la celebración de un referéndum pues esta genuina expresión de la democracia
demostrará que el pueblo saharaui desea desarrollar libremente su nación en la
RASD.

París y Washington desean un Sahara marroquí para hacer valer ciertas
concesiones petrolíferas e intereses geopolíticos. La ocupación y la falta de
libertad de un pueblo por puros intereses mercantilistas. ¿El Gobierno del PSOE
va a colaborar tan claramente contra los derechos de las personas y del pueblo
saharaui?

Supongo que todo esto será difícil de aceptar por los miles de militantes y
simpatizantes del PSOE que día a día se solidarizan con el pueblo saharaui: en
las vacaciones escolares, en ayuntamientos y ONGs. También esperan su respuesta
y seguro que no quieren oír hablar de una nueva traición y abandono.

Dejémonos de eufemismos. Se debe cumplir con la legalidad internacional. Se
trata simple y llanamente de permitir el inalienable ejercicio del derecho de
autodeterminación de un pueblo, algo que ni gobiernos ni organismos
internacionales pueden ni deben obstaculizar. Ya está bien. El pueblo saharaui
lleva sufriendo demasiados años y no nos podemos permitir ningún grado de
permisividad en nuestra exigencia de una solución definitiva y respetuosa con
sus derechos.

Quedan pocos días para que la ONU ponga sobre la mesa el futuro del Sahara. El
día 31 termina una vez más la misión de la Minurso. Desde aquí hago un
llamamiento al Gobierno español para que apoye definitivamente una ampliación
de su mandato y adopte una postura firme en pro del reconocimiento del derecho
de autodeterminación del Sahara y la celebración del referéndum. Otra actitud
no sería entendida.

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-EUROPA PRESS: De Palacio buscará un acuerdo en Exteriores para evitar
"piruetas" y admite "cambios" en el Sahara, pero pactados
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041023124322&tabID=1&ch=\
66

Resta importancia a las crisis regionales del PP, donde ve "generosidad" aunque
cada uno tenga sus "legítimas ambiciones"
MADRID, 23 Oct. (EUROPA PRESS) -
La nueva presidenta del Consejo de Política Exterior del PP, Loyola de Palacio,
asegura que su partido va "a buscar" un pacto con el Gobierno en materia de
política internacional, similar al que tienen los "países serios" para evitar
"piruetas" en este área. En declaraciones a Europa Press admitió, además,
posibles "movimientos" en la posición española respecto al conflicto del
Sahara, siempre y cuando se pacte con la oposición.
"Yo no digo que a lo mejor no haya que terminar haciendo cierto tipo de
movimientos --señaló--, lo que pasa es que no puede ser que en un punto que se
ha mantenido a lo largo de los años se rompa de manera unilateral la posición
acordada y mantenida durante este tiempo".
En este contexto, De Palacio subrayó que la tradición de buscar el consenso en
asuntos de política exterior viene de "la época de los Gobiernos de (Adolfo)
Suárez, Felipe González y (José María) Aznar", cuando se pactaban las "grandes
líneas" de actuación, pese a los "matices".
A continuación, apuntó que ahora se ha hecho un "quiebro total" respecto al
Sahara y avisó de que los cambios "bruscos" no son positivos, especialmente
cuando se hacen de forma 'unilateral', por la vía de los "hechos consumados".
"No se trata de que no se puedan hacer en un momento dado cambios. Pero si se
trata de política exterior, los quiebros bruscos no son nunca buenos", alertó.
"ESTAR A LA ALTURA" DE UN PACTO DE ESTADO
Entonces, De Palacio insistió en que su partido va a "buscar" un pacto de Estado
con los socialistas en este campo, y apeló a la responsabilidad del Gobierno
para "estar a la altura" de los países "serios". "Espero que cuando el Gobierno
Zapatero de verdad vea como suceden las cosas por ahí fuera y comprenda que no
se trata de andar haciendo piruetas en el área de política exterior, creo que
sí será posible llegar a ese acuerdo y desde luego por parte del PP lo vamos a
buscar y espero que lo consigamos", añadió.
La todavía vicepresidenta de la Comisión Europea destacó, en declaraciones a
Europa Press, que "todos los países serios" cuentan con ese tipo de acuerdos.
"Hay áreas en las cuales hay que tener ese tipo de pactos entre el partido de
Gobierno y el de oposición, que en su momento será otra vez partido de
Gobierno. Un área es el de política exterior, otra la antiterrorista y algunos
puntos neurálgicos donde lo que hacen falta son políticas de Estado",
determinó.
"A lo largo de los años lo ha habido, lo que pasa es que un acuerdo quiere decir
que se cuenta por parte del Gobierno con la oposición --continuó--. Hay que
buscar un gran pacto. Todos los países serios lo tienen y España es un país
serio, lo creo firmemente: somos un gran país. Lo que hace falta es que todos
estemos a la altura de las circunstancias".
LA CONSTITUCION UE: "POSITIVA" PARA ESPAÑA
De Palacio, que presidirá la sesión constitutiva del Consejo de Política
Exterior del PP el próximo jueves en Madrid, habló también del nuevo Tratado
constitucional europeo, que será motivo de referéndum en España el próximo 20
de febrero.
En primer lugar, garantizó que su partido va a impulsar "claramente" el apoyo al
"sí" en esa consulta, puesto que la nueva Constitución supone, a su entender,
"un paso adelante" en la construcción europea" y es "positivo" para la UE y
"también para España".
"También para España, porque es un texto mucho más claro, más entendible y,
además, contiene elementos claves como que la Unión Europea se construye a
través de los Estados, cuyas fronteras y realidad se protege plenamente porque
se apuesta por una sociedad y una economía liberal y por una sociedad solidaria
--argumentó--. Todo eso son apuestas del PP".
No obstante, especificó que ese Tratado tiene "un pero", en referencia al nuevo
reparto de poder en el Consejo, que conlleva la "pérdida de peso" de España.
"Hemos dicho que la negociación del Gobierno Zapatero no fue la mejor, sino
todo lo contrario. Eso no quita para que, globalmente, el texto sea claramente
favorable para la UE en su conjunto y para todos los Estados de la UE, incluida
España y a pesar de ese 'pero'".
De Palacio indicó que su partido aún no ha diseñado la campaña que llevará a
cabo para demandar el 'sí' en el referéndum, aunque aseguró que los 'populares'
van a trabajar para "explicar a la gente todos los puntos que hay".
"LEGÍTIMAS AMBICIONES" EN EL PP
A continuación, fue preguntada por la situación actual de su partido después de
las 'crisis' que han sufrido organizaciones regionales como la de Galicia o
Madrid. "Lo que yo he visto y percibo dentro del partido es espíritu de equipo,
de trabajo y de conjunto al servicio de unas ideas, al servicio de los
ciudadanos y dentro de una gran generosidad, dentro de que luego la gente tiene
sus legítimas ambiciones", afirmó.
"Que haya dos listas en algunos sitios es una cosa que sucede en los partidos y
que parece totalmente normal --continuó--. Y creo que lo que se está
produciendo es que luego se están resolviendo las cosas como se hace en el PP:
desde el sentido de la responsabilidad y desde el sentido de la generosidad por
parte de todos".
De Palacio comentó que el congreso nacional del PP fue "muy bien" y la figura de
su nuevo presidente, Mariano Rajoy, salió "enormemente reforzada". "Todo el
equipo estuvo trabajando por unos planteamientos que son los del PP y por su
puesta al día, porque ha habido una serie de 'afinados' en lo que son nuestras
propuestas en la sociedad, manteniendo lo que ha sido nuestro programa
electoral y proyectándonos de cara al futuro para hacer unas ofertas a los
ciudadanos", remachó.
Dicho esto, subrayó que ahora tocan los congresos regionales donde es "normal"
que se presenten distintas candidaturas y luego se "aprueben, se incida, se
vote, se decida y para adelante". "Insisto, desde la generosidad y ha cohesión
ideológica de un partido que mira hacia el futuro, que es lo que tenemos que
hacer", enfatizó.


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-EUROPA PRESS: Sáhara.- Las organizaciones andaluzas de apoyo al Sáhara
felicitan al Parlamento autonómico por ayudar a pueblo saharaui
http://www.europapress.es/europa2003/noticia.aspx?cod=20041022221430&tabID=1&ch=\
69

SEVILLA, 22 Oct. (EUROPA PRESS) -
La Federación Andaluza de Asociaciones Solidarias con el Sáhara (FANDAS-Sáhara)
y la Delegación del Frente Polisario para Andalucía felicitaron hoy a los
parlamentarios andaluces por la aprobación unánime, en sesión plenaria, el
pasado Jueves 7 de Octubre, de una proposición no de ley defendida por IU, que
aceptó las enmiendas presentadas por el PSOE y PP, acerca del apoyo al pueblo
saharaui.
En aquella sesión, los grupos políticos aprobaron reafirmar "su solidaridad con
el pueblo saharaui y su apoyo para que éste pueda realizar, según las
previsiones de la ONU, un referéndum sobre su autodeterminación libre, justo y
transparente". En la misma proposición no de ley aprobaron instar al Gobierno
de la Junta a "incrementar las dotaciones presupuestarias para el 2005 en
materia de ayuda humanitaria a este pueblo en cuantos ámbitos sean necesarias
estas ayudas y en coordinación con el importante movimiento asociativo andaluz
de amistad y solidaridad con el Pueblo Saharaui".
Ante esta votación, el delegado del Frente Polisario para Andalucía, Mohamed
Salem Daha, manifestó "el agradecimiento del pueblo saharaui al Parlamento de
Andalucía, que, por primera vez desde su constitución, y de una forma unánime,
exige la realización de un referéndum de autodeterminación libre, justo y
transparente" y al pueblo andaluz por su "solidaridad en estos 30 años de
exilio".
Por su parte, el presidente de FANDAS-Sáhara, Francisco Guerrero, manifestó "su
satisfacción por el acuerdo sin excepción de todos los parlamentarios andaluces
que reafirman el derecho del pueblo saharaui a decidir libremente sobre su
futuro y por saber escuchar el sentimiento de todos los andaluces y andaluzas
solidarios con el Sahara".



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3.SÁHARA-CAMPAMENTOS DE REFUGIADOS

-LA OPINION: El Sahara Occidental: un conflicto cercano
  La patria virtual : Muchos jóvenes saharauis refugiados en Tinduf sólo conocen
su tierra del Sahara Occidental a través del relato de los mayores
http://www.la-opinion.com/secciones/noticia.jsp?pIdNoticia=21707&pIdSeccion=7

El pueblo saharaui ha tenido que saltar obstáculos muy grandes para mantener su
pugna por el regreso al Sahara Occidental y por la construcción allí de su tan
anhelado Estado. En una sociedad refugiada mayoritariamente joven, muchos
miembros ni siquiera conocen físicamente su tierra y sólo tienen una idea por
los relatos de los mayores. Son los desterrados de la patria saharaui.

Más de la mitad de los cerca de 200.000 refugiados de los campamentos saharauis
de Tinduf, Argelia, son jóvenes y muchos de ellos no sólo nacieron lejos de su
patria sino que ni siquiera han visto la tierra de donde son. Esta situación
agrava el trauma que supone, ya de por sí, ser refugiado, vivir esperando sin
otra esperanza que la de dejar algún día el inhóspito rincón argelino del
Sahara, la única alternativa que les quedó ante la invasión ilegítima marroquí.
"Yo he visto el mar, pero no el de mi tierra, la de los saharauis. No he visto
mi tierra nunca. Y eso es duro", cuenta Hamdi Mohamed, un abogado que ha sido
destinado a cubrir una vacante de periodista en Radio Nacional Saharaui. Se fue
de los campamentos de Tinduf cuando sólo tenía 10 años y volvió hace uno.
Enviado a Cuba, destino de otros saharauis, estudió Derecho en La Habana aunque
ahor