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7397Lobby pro marocain (avril 2013)

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    1 may 2013
      S O M M A I R E


      1. LOBBY PRO MAROCAIN AUX ÉTATS UNIS
      - LAKOME (26-IV-2013): Mohamed VI demande à Bill Clinton d'arranger une rencontre Obama-Mohamed VI. Pas de communication téléphonique entre Mohammed VI et Obama
      - LAKOME (24-IV-2013): Washington : une délégation marocaine a rencontré les dirigeants de lobbies pro-israéliens
      - MAP (16-IV-2013): Dénaturer le mandat de la Minurso. A rebours des impératifs géostratégique (Peter Pham, Joe Grieboski, Foreign Policy Research Institute)
      - MAP (17-IV-2013): Dénaturer le mandat de la Minurso c'est plonger le Sahara dans des abîmes insondables (Peter Pham)
      - MAP (17-IV-2013): Dénaturer la mission de la MINURSO, une tentative contreproductive (Samir Bennis)


      2. LOBBY PRO MAROCAIN EN EUROPE
      - LE MAG(KHZEN) (6-IV-2013): Eneko Landaburu, l'ex-ambassadeur de l'UE, blâme le Maroc avant de le quitter
      - ATLAS INFO (9-III-2013): Sahel : "L'Algérie seule n'a pas la clé", l'apport du Maroc est "décisif" (Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense au Parlement européen)

      2.1. LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE
      - LAKOME (9-IV-2013): « Le roi du Maroc achète la classe politique française » (Zemmour)
      - MAP (21-IV-2013): «Dénaturer le mandat de la Minurso «déstabilisera indûment» le processus de négociation» (Rachida Dati)
      - MAGHREB CONFIDENTIEL (No. 1054) (28-II-2013): Le procès Gdeim Izik fêté à Paris
      - TSA (3-IV-2013): Ali Amar, journaliste marocain co-auteur de Paris-Marrakech, luxe, pouvoir et réseaux: "Les relations entre la France et le Maroc sont basées sur la compromission et la corruption"
      - ATLAS INFO (10-IV-2013): Le sénateur Christian Cambon en Algérie pour "aplanir" les problèmes entre Algériens et Marocains
      - MAP (9-III-2013): Christian Cambon-Nul ne peut altérer les relations séculaires entre la France et le Maroc
      - ATLAS INFO (21-III-2013): Saint-Prot: le Roi Mohammed VI mène une diplomatie africaine de grande envergure, portée par une vision à long terme
      - LE MAG(KHZEN) (18-IV-2013): La <régionalisation avancée> comme fondement de la mise en œuvre du Projet Marocain d'<Autonomie>

      2.2. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
      - YABILADI (23-IV-2013): Espagne : Le gendre du roi impliqué dans la vente de la Régie des tabacs du Maroc à Altadis
      - MAP (9-IV-2013): Sahara Occidental: L'indépendance <n'est pas> une solution <réaliste> (Fernando Reinares)
      - MAP (10-IV-2013): Espagne: Les associations "pro-Polisario" profitent de l'argent des contribuables et préfèrent perpétuer le conflit au Sahara (José Maria Lizundia)

      2.3. LOBBY PRO MAROCAIN EN BELGIQUE
      - APS (8-IV-2013): Violation des droits humains au Sahara occidental : le silence de la Belgique "étonnant"


      3. LOBBY PRO MAROCAIN EN AMERIQUE (PANAMA)
      - MAP (4-IV-2013): Le conflit du Sahara n'est pas entre le Maroc et le polisario, mais plutôt avec l'Algérie (Fernando Núñez Fábrega, MAE panaméen)
      - MAP (19-IV-2013): L'<autonomie>, est l'initiative pour sortir le conflit de l'enlisement (La Estrella, journal panaméen)


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      1. LOBBY PRO MAROCAIN AUX ÉTATS UNIS
      http://fr.lakome.com/index.php/politique/693-pas-de-communication-telephonique-entre-mohammed-vi-et-obama

      Mohamed VI demande à Bill Clinton d'arranger une rencontre Obama-Mohamed VI
      Pas de communication téléphonique entre Mohammed VI et Obama

      Publié le vendredi 26 avril 2013 13:25
      Écrit par Lakome


      Il n'y a pas eu d'échange téléphonique entre Mohammed VI et Barack Obama à propos de la Minurso ces derniers jours, comme l'avaient rapporté plusieurs médias marocains.
      Une source proche de l'administration américaine a nié l'existence d'une récente conversation téléphonique entre le roi Mohammed VI et le président Barack Obama, rapportée par certains médias marocains dans le contexte de la crise qui a secoué les relations entre les deux pays à propos de la Minurso.
      Cette source, qui a requis l'anonymat, a informé Lakome que l'échange qui eu lieu entre les deux chefs d'Etat s'est limité à une lettre du roi du Maroc transmise au président américain mais elle n'en a pas révélé le contenu. Cet échange de lettre s'est fait selon plusieurs sources à travers leurs missions respectives à l'ONU.

      Lors de la tournée des émissaires du palais à travers les capitales mondiales, le ministre des Affaires étrangères Saâdeddine El Othmani avait tenté de rencontrer son homologue américain John Kerry, mais, a appris Lakome, ce dernier avait décliné le rendez-vous en invoquant "un agenda chargé".

      Le cabinet royal marocain a émis hier un communiqué dans lequel il attribue le vote du Conseil de sécurité d'une résolution qui n'inclut pas l'élargissement des pouvoirs de la Minurso, aux « initiatives et communications », menées par le roi Mohammed VI avec de nombreux chefs d'Etat, en plus des messages acheminés par les émissaires du roi vers plusieurs capitales afin d'expliquer la position marocaine.
      Plusieurs journaux locaux avaient rapporté que le roi Mohammed VI a téléphoné au président américain Barack Obama lui demandant d'annuler la décision de son administration et lui faisant part de l'intention du Maroc, en cas de refus, de se retirer du processus de paix qui se déroule sous les auspices de l'ONU.


      A quand la première rencontre Obama-Mohammed VI ?

      Malgré les bonnes relations entre le Maroc et les Etats-Unis et les demandes répétées du palais, les deux chefs d'Etat ne se sont jamais rencontrés officiellement depuis la première élection de Barack Obama à la Maison Blanche fin 2008. Lakome a d'ailleurs appris de source proche des démocrates américains que le récent entretien entre l'ex-président Bill Clinton et Mohammed VI, tenu au palais royal de Rabat en février dernier, a largement porté sur le souhait du Souverain de rencontrer l'actuel locataire de la Maison Blanche.

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      http://fr.lakome.com/index.php/politique/685-washington-une-delegation-marocaine-rencontre-les-dirigeants-du-lobby-israelien

      Washington : une délégation marocaine a rencontré les dirigeants de lobbies pro-israéliens

      Publié le mercredi 24 avril 2013 18:12
      Écrit par Lakome


      Une délégation marocaine composée de hauts responsables sécuritaires, d'un ancien ministre et d'un patron de presse proche du régime a rencontré ces derniers jours les dirigeants de puissants lobbies pro-israéliens aux Etats-Unis.
      Lakome a appris qu'une délégation marocaine s'est rendue aux Etats-Unis il y a quelques jours. Elle était composée notamment de hauts responsables sécuritaires, d'un ancien ministre et d'un patron de presse proche du régime.

      Cette délégation a rencontré l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger mais surtout les dirigeants des principaux lobbies pro-israéliens aux Etats-Unis : l'AIPAC («American Israel Public Affairs Commitee») et l'AJC («American Jewish Commitee»).
      Le contenu des discussions entre Marocains et lobbyistes pro-Israël n'a pas été rendu public. Ces échanges interviennent pendant une période de tensions entre le Maroc et les Etats-Unis suite à «l'épisode Minurso».
      Dans ses actions de lobbying aux Etats-Unis - dédiées principalement à la question du Sahara Occidental- la diplomatie marocaine fait appel depuis plusieurs années à des lobbies conservateurs connus pour leurs positions pro-sionistes.


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      http://www.lematin.ma/express/Denaturer-le-mandat-de-la-Minurso_A-rebours-des-imperatifs-geostrategiques/180898.html

      Dénaturer le mandat de la Minurso. A rebours des impératifs géostratégique (Peter Pham, Joe Grieboski, Foreign Policy Research Institute)


      La proposition appelant à dénaturer le mandat de la Minurso va à rebours des impératifs géostratégiques de la région du Maghreb et du Sahel, où le Maroc se distingue comme un havre de stabilité et une référence en matière de réformes et de consolidation des droits de l'Homme sur l'ensemble du territoire national.

      Au moment où le Royaume fait preuve d'ouverture et de transparence pour ce qui est de la situation des droits de l'Homme et de l'évolution de son processus démocratique, cette proposition passe sous silence le manque de volonté manifeste de la part de l'Algérie et du polisario à s'inscrire de bonne foi dans le processus de négociations, ce qui met en péril la sécurité dans la région et fait le lit à une radicalisation dans les camps de Tindouf, devenus aujourd'hui le ventre mou de toute stratégie de lutte anti-terroristes efficiente.

      Il convient de rappeler, dans ce contexte, que le Maroc, soucieux de la nécessité de sortir la question du Sahara de l'impasse, avait répondu à l'appel de la Communauté internationale et mis, en 2007, sur la table des négociations un plan d'autonomie jugé «crédible, sérieux et réaliste, ainsi qu'une approche à même de satisfaire les aspirations des populations concernées à gérer leurs propres affaires dans la paix et la dignité».



      Dénaturer le mandat de la Minurso reviendrait donc à plonger le conflit du Sahara et la région dans des abîmes insondables, «car cela se traduirait par une politisation préjudiciable à cette mission onusienne, qui n'a pas lieu d'être au vu des réalisations accomplies par le Maroc en matière de développement et des droits de l'Homme au Sahara», fait observer, à ce propos, Peter Pham, directeur du centre Michael S. Ansari, relevant de l'Atlantic Council, un centre de recherche basé à Washington.

      Cette proposition accouchée sans consultation préalable, «est de nature aussi à saper la confiance nécessaire au processus de négociation entre les parties concernées dans ce conflit», a dit Peter Pham, qui aurait aimé voir cet «intérêt» s'exprimer à l'égard «des violations des droits de l'Homme perpétrées quotidiennement par les milices du polisario dans les camps de Tindouf, au sud ouest de l'Algérie».

      «Il ne faut pas que le Maroc, un modèle de stabilité, soit victime de ses succès dans une région en proie aux doutes et à la violence», a souligné cet expert américain des questions sécuritaires et géostratégiques africaines, en mettant en garde que la crédibilité de la Minurso «serait sérieusement écornée en cas de modification de son mandat».



      Dans un récent entretien à la MAP, Joe Grieboski, un expert américain en matière de sécurité et de lutte anti-terroriste, avait mis l'accent sur la nécessité pour les Nations unies et le Conseil de sécurité de «mettre Alger et le polisario face à leurs responsabilités», seul moyen, soutient-il, de «donner du sens» au processus onusien. Dans l'absence d'une telle démarche, «Alger et les séparatistes persisteront dans leur déni de la vérité aussi bien historique que factuelle», a-t-il estimé.



      Le think-tank américain Foreign Policy Research Institute appelle, par ailleurs, à se méfier de l'instrumentalisation, voire d'une «théâtralisation ostentatoire» des questions des droits de l'Homme en travestissant des principes nobles pour servir de vils desseins.

      En effet, depuis la présentation de l'initiative marocaine d'autonomie au Sahara, la question des droits de l'Homme a été méthodiquement instrumentalisée par les séparatistes et leurs soutiens algériens pour tenter de dévier le processus de négociation de sa trajectoire et de s'en servir comme prétexte pour ne pas s'engager résolument et de bonne foi dans la recherche d'une solution politique.

      Le polisario est un mouvement séparatiste soutenu par le pouvoir algérien et qui revendique la création d'un Etat factice au Maghreb. Cette situation bloque tous les efforts de la Communauté internationale pour une solution du conflit basée sur une autonomie avancée dans un cadre souverain marocain et une intégration économique et sécuritaire régionale.


      Publié le : 16.04.2013 - 14h03 - Fouad Arif, MAP

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      http://www.lemag.ma/Expert-US-Denaturer-le-mandat-de-la-Minurso-c-est-plonger-le-Sahara-dans-des-abimes-insondables_a69930.html

      Dénaturer le mandat de la Minurso c'est plonger le Sahara dans des abîmes insondables (Peter Pham)

      MAP - Fouad ARIF - publié le Mercredi 17 Avril à 12:11 modifié le Mercredi 17 Avril - 12:11


      Washington : Dénaturer le mandat de la Minurso reviendrait à plonger le conflit du Sahara et la région dans des abîmes insondables, "car cela se traduirait par une politisation préjudiciable à cette mission onusienne, qui n'a pas lieu d'être au vu des réalisations accomplies par le Maroc en matière de développement et des droits de l'Homme au Sahara", a déclaré à la MAP, Peter Pham, Directeur du centre Michael S. Ansari, relevant de l'Atlantic Council, un centre de recherche basé à Washington.

      "Il ne faut pas que le Maroc, un modèle de stabilité, soit victime de ses succès dans une région en proie aux doutes et à la violence", a souligné cet expert américain des questions sécuritaires et géostratégiques africaines, en mettant en garde que la crédibilité de la Minurso "serait sérieusement écornée en cas de modification de son mandat".

      Cette proposition accouchée sans consultation préalable, "est de nature aussi à saper la confiance nécessaire au processus de négociation entre les parties concernées dans ce conflit", a dit Peter Pham, qui aurait aimé voir cet "intérêt" s'exprimer à l'égard "des violations des droits de l'homme perpétrées quotidiennement par les milices du polisario dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie".

      "Des milliers de personnes sont parquées dans des conditions inhumaines dans ces camps et souffrent de l'exacerbation de la situation humanitaire, au mépris des conventions internationales pertinentes tant est si bien qu'aujourd'hui on peut parler de misère générationnelle au sud-ouest de l'Algérie, sans la moindre opportunité économique ou politique, notamment pour les jeunes".

      A contrario, "nous entendons beaucoup de bruits de la part de certaines ONG auto-proclamées des droits de l'homme qui profitent de la liberté de mouvement et d'accès au Maroc pour se rendre dans le royaume et rédiger des rapports biaisés et iniques", a-t-il déploré, en qualifiant "d'ironique que le Maroc soit ainsi victime de son ouverture sur le monde et de ses succès en matière de réformes tous azimuts".

      Peter Pham a, par ailleurs, formé le vœux que "les voix de la sagesse finiront par prévaloir et éviter que soit élargi le mandat de la Minurso qui équivaut à une politisation que rien ne justifie, car s'engager sur ce chemin est porteur de risques et de dangers que la région toute entière ne pourra supporter".

      Le conflit du Sahara dit occidental , rappelle-t-on, est un conflit imposé au Maroc par l'Algérie qui finance et qui héberge sur son territoire à Tindouf le mouvement séparatiste du Polisario.

      Le Polisario soutenu par le pouvoir algérien revendique la création d'un Etat factice au Maghreb. Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une intégration économique et sécuritaire régionale.

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      http://www.lemag.ma/Expert-Denaturer-la-mission-de-la-MINURSO-une-tentative-contreproductive_a69926.html

      Dénaturer la mission de la MINURSO, une tentative contreproductive (Samir Bennis)

      MAP - publié le Mercredi 17 Avril à 11:05 modifié le Mercredi 17 Avril - 11:05


      New York : La tentative de dénaturer la mission de la MINURSO et d'élargir le cadre de son action pour y inclure la surveillance des droits de l'Homme au Sahara marocain est injustifiée et contreproductive et n'est pas de nature à aider au règlement de ce conflit artificiel, a affirmé Samir Bennis, un expert en relation internationale.

      Une telle démarche n'est pas de nature à aider au règlement de ce conflit artificiel ni à servir à stabiliser la région, a souligné mardi à la MAP à New York, Bennis expert à l'ONU.

      C'est une tentative totalement incompréhensible au regard des avancées remarquables du Maroc en matière des droits de l'Homme et de démocratisation, saluées par la Communauté internationale, y par compris le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a-t-il dit.

      Dans son dernier rapport soumis début avril au Conseil de Sécurité de l'ONU, Ban Ki-moon s'est félicité de la coopération du Maroc avec les procédures spéciales du Conseil des Droits de l'Homme (CDH) et s'est dit encouragé par les récentes recommandations du Conseil National des Droits de l'Homme entérinées par le Royaume.

      A cet égard, Ban Ki-moon a qualifié de développement positif la création du CNDH et de ses antennes régionales et souligné que les autorités marocaines ont facilité l'accès aux procédures spéciales des Nations Unies.

      Aujourd'hui, ce dont le monde a besoin, notamment à la lumière de ce qui se passe au Mali et dans la région du Sahel, confrontée à l'effondrement des structures de l'Etat, au terrorisme et au crime organisé, c'est plutôt d'une approche qui oeuvre à un rapprochement réel entre les parties au conflit et préparer le terrain pour arriver à une solution dans l'intérêt des populations de la région, la stabilité et la sécurité régionale et internationale.

      Dans ce contexte, la proposition marocaine d'autonomie est, comme souligné, à maintes reprises par le Conseil de sécurité, une solution de compromis sérieuse et crédible à même de préserver les intérêts de toutes les parties et demeure une solution gagnant-gagnant, a rappelé ce conseiller politique, auteur d'un ouvrage sur les relations maroco-espagnoles.

      Et de rappeler que dans son dernier rapport début avril aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU, Ban Ki-moon, a encouragé les parties à privilégier plutôt la logique du donnant-donnant.

      Une réunion consacrée aux derniers développements de la question nationale s'était tenue, lundi au Cabinet Royal, en présence de Conseillers du Souverain, du Chef du Gouvernement, des leaders des partis politiques, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement.

      Cette réunion a été consacrée aux derniers développements concernant la question nationale au sein des Nations Unies, et plus particulièrement certaines initiatives tendant à dénaturer le mandat de la MINURSO.

      Le conflit du Sahara dit occidental, rappelle-t-on, est un conflit imposé au Maroc par l'Algérie qui finance et héberge sur son territoire à Tindouf le mouvement séparatiste du polisario. Ce mouvement est soutenu par le pouvoir algérien et revendique la création d'un Etat factice au Maghreb. Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une intégration économique et sécuritaire régionale.


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      2. LOBBY PRO MAROCAIN EN EUROPE
      http://www.lemag.ma/Eneko-Landaburu-l-ex-ambassadeur-de-l-UE-blame-le-Maroc-avant-de-le-quitter_a69494.html?com

      Eneko Landaburu, l'ex-ambassadeur de l'UE, blâme le Maroc avant de le quitter

      Adam Sfali - Lemag - publié le Samedi 6 Avril à 10:54 modifié le Lundi 8 Avril - 09:09


      Rabat : Le franco-espagnol Eneko Landaburu ambassadeur de l'UE au Maroc, aurait tenu des propos inamicaux sur le royaume à un ministre du gouvernement d'Abdelilah Benkirane.

      Son mandat arrivé à terme, l'ambassadeur chef de la Délégation de l'Union européenne auprès du Royaume du Maroc, le socialiste espagnol Eneko Landaburu, a quitté son poste pour être remplacer par l'ex-Chef de mission adjoint de l'Ambassade du Royaume Uni au Maroc, Rupert Joy.

      Sauf que le départ d'Eneko Landaburu, ne s'est point passé sur une note positive.

      Selon une source informée, citée par un média arabophone de la place, Eneko Landaburu, aurait tenu avant de partir, à dire ses quatre vérités à un ministre du gouvernement d'Abdelilah Benkirane.

      Motif, le refoulement par les autorités marocaines, de la délégation d'eurodéputés pro-Algérie, qui voulaient partir au Sahara, pour y provoquer des mouvements d'insurrection.

      En effet, le diplomate espagnol n'a pas digéré le réponse marocaine, qu'il a considéré comme affront à une institution européenne.

      En son temps, la délégation de l'Union européenne auprès du Royaume du Maroc, était restée muette, lorsqu'avaient été refoulés de l'Aéroport de Casablanca, Willy Meyer et <sa bande>, <missionnés par l'Algérie>.

      Point de communiqué ou de prise de position publique n'avaient été exprimé de la part de la représentation européenne au Maroc, concernant cette affaire, ce qui avait été compris en son temps, comme trés intelligent de la part de l'UE, qui ne tombait pas ainsi dans le piège tendu par l'Algérie et qui consistait à provoquer une crise entre le royaume et l'Europe, pour arriver à l'echec du traité de libre échange, qui se négocie entre les deux parties.

      Les mêmes sources ont indiqué que la carrière européenne d'Eneko Landaburu est terminée, et qu'il rejoindra un établissement européen très proche du palais royal marocain, la fondation Jacques Delors.

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      http://www.atlasinfo.fr/Sahel-L-Algerie-seule-n-a-pas-la-cle--l-apport-du-Maroc-est-decisif-Arnaud-Danjean_a41169.html

      Sahel : "L'Algérie seule n'a pas la clé", l'apport du Maroc est "décisif" (Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense au Parlement européen)

      Mardi 9 Avril 2013 modifié le Mardi 9 Avril 2013 - 22:59


      Le Sahel n'est la chasse gardée de personne, c'est un dossier d'intérêt général où chacun a sa place et son rôle, a affirmé le président de la sous-commission Sécurité et défense au Parlement européen, Arnaud Danjean, soulignant que l'apport du Maroc pour le retour de la paix et la stabilité dans cette région est "décisif".

      "Personne ne doit s'approprier ce dossier et aucun Etat ne peut jouer seul un rô le clé. C'est la grande leçon de cette crise", a déclaré mardi à la MAP, M. Danjean à l'issue de ses entretiens à Bruxelles avec le président de la commission Affaires étrangères à la Chambre des représentants, Ali Kébiri.

      M. Danjean a précisé que "l'Algérie seule n'a pas la clé" et que le Mali ne peut se relever seul de cette crise. Il faut que les pays d'Europe, du Maghreb et du Sahel travaillent ensemble pour trouver une solution à ce dossier. C'est une œuvre collective", a-t-il souligné, notant que l'UE insiste beaucoup dans sa stratégie pour le Sahel sur la coopération régionale et doit en faire une priorité et quasiment une condition pour le développement de cette région.

      L'eurodéputé a en outre affirmé que "les événements du Mali et d'Aïn Amenas ont sans doute ouvert les yeux aux autorités algériennes sur la nécessaire coopération", notant que dans ce dossier très complexe de l'instabilité au Sahel et au Mali, chacun doit pouvoir apporter sa contribution à hauteur de ce qu'il perçoit être un enjeu pour lui.

      Le président de la sous-commission sécurité et défense au Parlement européen a également fait observer que les destins des pays européens et africains sont interconnectés et interdépendants et que l'insécurité au Sahel ne peut pas laisser indifférent la stabilité au Maghreb et de l'Europe.

      "Entre le Sahel et l'Europe il n'y a qu'une frontière qui est le Maghreb. C'est donc une évidence pour l'UE et le Maghreb de travailler ensemble et de coopérer pour mettre fin aux réseaux terroristes et criminels qui déstabilisent toute la région du Sahel. C'est un impératif et c'est une exigence fondamentale", a insisté M. Danjean.

      Après avoir indiqué que la stratégie de l'UE pour le Sahel comprend deux volets étroitement imbriqués qui sont la sécurité et le développement, M. Danjean a affirmé que dans cette approche-là, "il y a la place pour un fort partenariat avec le Maroc", un pays qui a des savoir-faire, des connaissances et de l'expertise.

      D'ailleurs, a-t-il poursuivi, le président français a bien insisté, lors de sa récente visite au Maroc, sur l'apport tout à fait décisif que peut avoir le Maroc dans l'appui de tout ce que l'UE entreprend dans son ensemble.

      Sur le plan sécuritaire, la coopération antiterroriste entre le Maroc et l'UE est intense à travers l'échange d'information, et le cas échéant, des opérations et sur le plan militaire il faudra réfléchir à ce que peuvent apporter les forces marocaines dans une mission des Nations-Unies qui est appelée à prendre le relais des forces françaises au Mali, a-t-il souligné.

      M. Danjean s'est, en outre, dit frappé au Mali par le besoin de ce pays de revitaliser ses institutions et son économie, ajoutant que Bamako compte beaucoup sur ses voisins du nord dont le Maroc fait partie et dont le "rôle est reconnu par tous".


      Mardi 9 Avril 2013 - 18:23

      Avec MAP


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      2.1. LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE
      http://fr.lakome.com/index.php/medias/616-le-roi-du-maroc-achete-la-classe-politique-francaise-zemmour

      « Le roi du Maroc achète la classe politique française » (Zemmour)

      Publié le mardi 9 avril 2013 10:37
      Écrit par Lakome


      L'animateur Eric Zemmour et l'ancienne ministre de l'Intérieur Michelle Alliot-Marie ont parlé à l'antenne de la « trop grande intimité » entre élites françaises et maghrébines.

      L'émission de débats « Zemmour et Naulleau » sur la chaine Paris Première a été le théâtre le 5 avril dernier d'un échange peu commun en France entre le présentateur controversé Eric Zemmour et l'ex-ministre de l'Intérieur Michelle Alliot-Marie, débarquée en 2011 en pleine révolution tunisienne après avoir proposé à Ben Ali l'assistance sécuritaire de la France.
      Eric Zemmour revient sur ces liens entre Paris et les régimes autocrates d'Afrique du nord : « Il y a une trop grande intimité entre la classe politique française, de droit comme de gauche, et les élites et dirigeants des 3 pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc. On a l'impression que le roi du Maroc, pour ne pas le nommer, « achète » toute la classe politique française ».
      « Et médiatique !», ajoute Alliot-Marie...

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      http://www.lematin.ma/express/Denaturation-du-mandat-de-la-Minurso-_Destabilisera-indA-ment-le-processus-de-negociation-/181126.html

      «Dénaturer le mandat de la Minurso «déstabilisera indûment» le processus de négociation» (Rachida Dati)


      Dénaturer le mandat de la Minurso «déstabilisera indûment» le processus de négociation en vue du règlement de la question du Sahara, a affirmé l'eurodéputée française et vice-présidente de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Rachida Dati.

      Elargir le mandat de la Minurso pour englober la surveillance des droits de l'Homme «revient à mettre en doute tous les efforts considérables réalisés de sa propre initiative par le Maroc pour trouver une solution politique, juste et durable au conflit du Sahara», a souligné Rachida Dati dans un communiqué.

      L'ex-ministre de la Justice, qui «regrette vivement» la proposition de dénaturer le mandat de la Minurso, a appelé à «ne pas déstabiliser, par ce genre d'initiative, un pays, qui représente aujourd'hui un modèle de stabilité pour l'ensemble du monde arabe».

      «Prenons garde également à ne pas fragiliser un allié sûr dans la lutte contre le terrorisme, à un moment où la menace terroriste se fait de plus en plus pressante dans le Sahel», a-t-elle averti.

      Rachida Dati a, en outre, affirmé que l'émotion qu'a suscitée cette démarche au Maroc est non seulement compréhensible. Elle est justifiée car «elle laisse planer un soupçon inacceptable sur la capacité du Maroc à faire respecter les droits de l'Homme dans cette région», a-t-elle fait observer. Or, a-t-elle rappelé, la nouvelle Constitution voulue par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et adoptée par les Marocains en 2011, a entériné des avancées considérables pour la démocratie marocaine.

      Le Président français, François Hollande a, bien, tenu aussi à rappeler le 4 avril devant le Parlement marocain, les réussites importantes du Maroc en matière de droits de l'Homme, a-ajouté Rachida Dati qui a formé le vœu que la France s'engage aux Nations unies pour le rappeler.

      L'eurodéputée française a indiqué que «le Maroc n'est pas un partenaire international lambda. Il est plus qu'un allié, il est un ami pour l'Europe et les Etats-Unis». «On ne traite pas les amis ainsi», a-t-elle regretté.


      Publié le : 21.04.2013 - 09h01 - MAP

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/cercles-de-pouvoir/2013/02/28/le-proces-gdeim-izik-fete-a-paris,107946952-ART

      MAGHREB CONFIDENTIEL n°1054

      28/02/2013
      CERCLES DE POUVOIR

      Le procès Gdeim Izik fêté à Paris

      Le 25 février, l'avocat Michel de Guillenchmidt organisait, dans son cabinet parisien, la première conférence de presse de l'Association de promotion des libertés fondamentales (APLF) qu'il préside. Celle-ci rendait public un rapport saluant le déroulement du procès, du 1er au 17 février, des 24 activistes sahraouis accusés d'avoir tué onze gendarmes, durant le démantèlement du camp de Gdeim Izik, fin 2010 (MC nº949) . Sur les neuf observateurs de l'APLF, quatre sont membres de l' Observatoire d'Études Géopolitiques (OEG), dont son directeur Charles Saint-Prot, toujours présent pour célébrer les avancées du royaume (MC nº1010) .
      Sans s'émouvoir que le procès ait eu lieu devant une juridiction militaire, et sans commenter le jugement, l'APLF a estimé que les "garanties d'un procès équitable que donne l'Etat de droit" semblaient "pleinement remplies". Michel de Guillenchmidt a même vanté un "procès exemplaire". Voilà qui va enthousiasmer le Conseil national des droits de l'homme (CNDH, créé par dahir royal en 2011), qui avait commandé ce rapport !

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      http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/les-relations-entre-la-france-et-le-maroc-sont-basees-sur-la-compromission-et-la-corruption_24243.html

      Ali Amar, journaliste marocain co-auteur de Paris-Marrakech, luxe, pouvoir et réseaux
      "Les relations entre la France et le Maroc sont basées sur la compromission et la corruption"

      Propos recueillis par Hadjer Guenanfa


      Ali Amar, un journaliste marocain. Ancien responsable de la rédaction du Journal hebdomadaire, il est aussi co-auteur du livre Paris-Marrakech, luxe, pouvoir et réseaux . Entretien :


      Dans Paris-Marrakech, luxe, pouvoir et réseaux, vous décrivez une relation franco‑marocaine basée sur des réseaux tissés entre des personnalités françaises et le pouvoir marocain. Est‑ce que les choses ont changé depuis l'arrivée d'un président socialiste à l'Élysée en 2012 ?

      Absolument pas ! Il aurait été assez naïf de dire que les choses pouvaient changer avec la seule arrivée de François Hollande malgré les promesses qui ont été faites sur une reconfiguration des relations France‑Afrique et particulièrement avec le Maroc. Quelle que soit la couleur politique du locataire de l'Élysée, les relations sont toujours les mêmes entre la France et le Maroc. Les anciens réseaux sont toujours présents au sein du Parti socialiste.

      Maintenant, il y a une nouvelle génération de jeunes au Parti socialiste français, comme Nadjat Valaud‑Belkacem, Pierre Moscovici ou encore Manuel Valls. Elle a régénéré les mêmes types de relations construites sur des réseaux anciens et qui sont dans la continuité des relations incestueuses entretenues par les élites françaises avec les cercles du pouvoir marocain. Ce sont des relations anciennes et particulières où se mêlent les intérêts économiques et affairistes. Je pense d'ailleurs que c'est un terme qui est plus représentatif de ce genre de relations. Et puis, il y a aussi un très fort lobby marocain à Paris.

      Je pense qu'il n'y a aucun pays au Maghreb ou ailleurs qui a ce genre de relations et cette influence extraordinaire qu'a le Makhzen marocain avec ce cercle d'influence qu'on peut retrouver auprès des élites médiatiques, dans le show business mais aussi et surtout auprès du patronat français. Ils constituent un réseau imbriqué qui semble être inextricable. Et même si les relations personnelles de François Hollande avec le Maroc ne peuvent pas être considérées comme celles de ses prédécesseurs, sa prise de position personnelle est marginale tant les relations sont profondes et très particulières. Des relations basées sur la compromission et la corruption.

      On n'est pas seulement dans une relation d'influence et de séduction, on est dans une corruption généralisée des élites françaises par le Makhzen marocain. On déroule le tapis rouge pour les entreprises françaises. Cela peut être considéré comme une politique volontariste d'attraction des investissements. Mais en réalité, derrière ça, se cachent des intérêts particuliers personnalisés où on donne des avantages en nature ou financiers à ceux qui apportent ces affaires. Et ça traduit par ce qu'on appelle ici « la diplomatie Mamounia » du nom du célèbre palace Mamounia.


      C'est pour cette raison qu'on n'entend jamais de critiques émanant du gouvernement français contre le Maroc…

      Il y a une véritable chape de plomb qui s'est abattue sur la presse française depuis des années. Je ne parle pas de certains journalistes ou journaux indépendants, surtout les journaux électroniques qui peuvent aujourd'hui faire la différence. Mais généralement, les grands patrons de presse ont des relations très particulières avec le Maroc. Chose qui fait que les critiques n'apparaissent pas. Les médias en France sont pour la plupart assujettis et contrôlés par des réseaux de lobbying qui ne critiquent pas le Maroc.


      François Hollande félicitera le Maroc pour les réformes entreprises depuis deux ans pour amorcer une transition démocratique. Cela correspond‑il à la réalité sur terrain ?

      François Hollande a loué la qualité des réformes entreprises par la monarchie quand il a reçu Mohamed VI à Paris. D'ailleurs il était le premier chef d'État africain et étranger reçu à l'Élysée après l'élection de Hollande. La réalité est évidemment toute autre. Le Maroc, comme tous les autres pays arabes, a été soumis à la pression du printemps arabe et la réforme constitutionnelle, complètement imaginée et montée dans les arcanes du palais, n'est en fait qu'une réforme cosmétique. Il n'y a pas de changement. Et puis, paradoxalement, cette nouvelle Constitution donne beaucoup plus de pouvoir au roi lui-même et à son entourage. Sur le terrain, il y a toujours une répression policière contre les voix dissonantes. Une dizaine de jeunes du mouvement du 20 février, qui a un peu représenté dans la rue la contestation pendant les révolutions arabes, sont toujours emprisonnés au Maroc. Ce sont des jeunes condamnés à des peines de prison seulement pour avoir porté une voix dissonante par rapport à la propagande de l'État.


      Y aura-t-il des sujets que François Hollande évitera d'aborder lors de sa visite ?

      Toutes les visites présidentielles françaises au Maroc ont d'abord un caractère fortement économique. Le Maroc est la chasse gardée des grandes entreprises françaises du CAC 40. Donc le débat essentiel portera sur la coopération économique et sur la prévalence des entreprises françaises au Maroc. D'autres sujets seront abordés dont l'influence marocaine en Afrique de l'Ouest et la crise au Mali. La France voudrait évidemment que le Maroc intervienne davantage. Ce qui n'est pas du goût de l'Algérie pour des raisons stratégiques.

      Ensuite, certains sujets ne vont pas être abordés de la manière avec laquelle la gauche française les portait avant l'élection de François Hollande. Je parle évidemment du Sahara occidental. La position de la gauche était de défendre l'autodétermination du Sahara occidental. Aujourd'hui on voit bien qu'elle se range du côté du projet d'autonomie proposé par le palais.

      Mais les questions liées aux droits de l'Homme ne seront absolument pas abordées. François Hollande disait qu'à chaque fois qu'il visiterait un pays du Sud, il irait à la rencontre de la société civile, des organisations de défense des droits de l'Homme. On voit bien dans son programme aujourd'hui qu'on lui a réservé une rencontre avec des individualités et des organisations adoubées par le palais. Les vraies voix qui constituent l'opposition du Maroc, dont le mouvement du 20 février, les ONG et la presse indépendante ne seront pas conviés à une rencontre avec lui. Donc en fait, François Hollande est en porte‑à‑faux avec ses promesses. On est dans une sorte de continuité de la diplomatie économique, de complaisance, et de complicité avec le régime marocain.


      Les violations des droits de l'Homme commises par Rabat au Sahara occidental sont‑elles un tabou dans les relations franco‑marocaines ?

      Les exactions commises au Sahara occidental n'ont jamais été abordées par la France sous Sarkozy ou Hollande. Mais il ne s'agit pas que des exactions au Sahara occidental. Il y a aussi les procès politiques contre les opposants, l'absence d'indépendance de la justice marocaine. Jamais la France n'a émis la moindre critique contre le Maroc concernant ces questions. Il y a un tabou, un silence et pas de reconnaissance de ces exactions. La France ne fait que louer les réformes. Nous sommes encore dans un schéma qui a prévalu dans les pays arabes (avant les révolutions, NDLR). La France soutient les dictateurs en place jusqu'au bout. Avec le Maroc, la France ne peut pas se permettre de déroger à cette règle parce qu'elle estime que c'est un pays stratégique pour ses investissements et que c'est un allié dans sa politique sécuritaire régionale.


      Dans votre livre, vous évoquez les scandales sexuels impliquant des personnalités françaises et qui ont été étouffés. La justice marocaine a condamné récemment un jeune athlète algérien pour des attouchements sur un mineur. Pensez‑vous que le verdict aurait été le même s'il n'était pas algérien ?

      Je pense que la comparaison entre les deux affaires est quelque peu complexe mais c'est un problème important. Quand ces affaires sexuelles contre des mineurs mettent en scène des personnes du sérail en France, qui ont une certaine importance, ces personnes sont systématiquement relaxées quelles que soient les enquêtes menées contre elles.

      Ce garçon, qui est un Algérien, aurait pu être d'une autre nationalité. Quand ce sont des personnes qui n'ont pas un intérêt quelconque avec le Maroc, elles sont jetées en prisons. Sans préjugés sur sa culpabilité car je n'ai pas étudié le dossier. C'est le propre de la justice marocaine à deux vitesses qui protège les puissants et les personnalités publiques françaises qui viennent au Maroc pour assouvir leurs pulsions sexuelles. Ces personnalités sont souvent les meilleures voix qui défendent le Maroc à l'étranger.


      03/04/2013 à 18:50

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      http://www.atlasinfo.fr/Le-senateur-Christian-Cambon-en-Algerie-pour-aplanir-les-problemes-entre-Algeriens-et-Marocains_a41176.html

      Le sénateur Christian Cambon en Algérie pour "aplanir" les problèmes entre Algériens et Marocains

      Mardi 9 Avril 2013 modifié le Mercredi 10 Avril 2013 - 11:53


      Le président du groupe d'amitié France-Maroc, le sénateur Christian Cambon, a annoncé mardi un projet de visite à Alger où il plaidera, a-t-il affirmé, pour le réchauffement des relations entre l'Algérie et le Maroc, deux voisins en désunion à cause de leur différend sur la question du Sahara.

      "Je pars la semaine prochaine en Algérie où je dirais à mes interlocuteurs : il faut mettre fin aux problèmes qui vous divisent, vous Algériens et Marocains », a martelé le sénateur français qui était interrogé depuis Paris par la chaîne de télévision Médi1TV qui émet depuis Tanger (nord du Maroc).

      "Il faut instaurer une solide coopération maroco-algérienne pour le bien des deux peuples et du Maghreb", a-t-il ajouté en commentant la visite qu'a effectuée les 3 et 4 avril le président français François Hollande au Maroc.

      Le président du groupe d'amitié franco-marocain s'était déjà rendu en mars au Maroc où il avait rencontré plusieurs responsables.

      Lors de sa visite d'Etat au Maroc, le chef de l'Etat français a réaffirmé le soutien de la France au plan de large autonomie proposé par le Maroc pour résoudre ce conflit vieux de 38 ans. Ce plan est « crédible et sérieux », avait déclaré François Hollande devant le Parlement marocain avant de souligner les avancées du Maroc en matière des droits de l'Homme.

      Il a également plaidé pour une intégration du Maghreb. « Je le redis ici : c'est une base sérieuse et crédible en vue d'une solution négociée", a affirmé, à propos du plan de large autonomie, François Hollande sous les applaudissements nourris des parlementaires. Les partis politiques marocains toutes tendances confondues accusent Alger d'avoir créé le Polisario, un mouvement indépendantiste qu'elle « héberge et arme ».

      Lors de son émission, la télévision Médi1TV a qualifié de « positifs » les résultats de la visite du président français au Maroc, estimant que ce dernier pourrait « se placer» dans un éventuel « rôle » de facilitateur en vue d'un rapprochement entre les deux puissants voisins du Maghreb, formé également de la Libye, la Tunisie et la Mauritanie.

      François Hollande qui connaît l'Algérie pour y avoir passé un stage en 1978 et s'être rendu en décembre 2012 dans ce pays pour relancer les relations franco-algériennes combien si difficiles depuis des décennies.

      Dans un rapport publié mardi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté à un "règlement urgent" de la question du Sahara en raison de "la montée de l'instabilité et l'insécurité" dans la région du Sahel et appelé à l'ouverture des frontières entre le Maroc et l'Algérie dans l'intérêt de la région et de la communauté internationale



      Mardi 9 Avril 2013 - 22:59

      Par Mohamed Chakir


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      http://www.atlasinfo.fr/Christian-Cambon-Nul-ne-peut-alterer-les-relations-seculaires-entre-la-France-et-le-Maroc_a40106.html

      Christian Cambon-Nul ne peut altérer les relations séculaires entre la France et le Maroc

      Samedi 9 Mars 2013 modifié le Dimanche 10 Mars 2013 - 22:12



      Leila Aichi est « une sénatrice du groupe des Verts dont les positions sont connues (et) qui a entrepris imprudemment une initiative isolée en choisissant le Sénat de la République française comme cadre de cette manifestation », a déploré Christian Cambon dans une déclaration à Atlasinfo.fr.

      Récemment, le "Collectif Associatif International Almohagir" a demandé à Christian Cambon l'exclusion « immédiate » de la sénatrice d'origine algérienne Leila Aichi pour avoir organisé en février une rencontre pour le "compte des mercenaires du Polisario".

      Dans une pétition, le collectif estime que Mme Aichi « ne peut à la fois siéger dans le groupe d'amitié franco-marocain et continuer à soutenir des adversaires avérés de l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc ».

      Au terme d'une entrevue à Rabat avec Mohamed Cheikh Biadillah, président de la Chambre des conseillers, Christian Cambon a ajouté que « le groupe que j'ai l'honneur de présider au Sénat s'est désolidarisé de manière parfaitement claire de cette initiative" "Cette sénatrice a évidemment le droit d'exposer ses thèses et ses théories mais nous considérons que le Sénat ne peut servir de cadre à ce genre de colloque (et) s'il y a des colloques au Sénat sur la question du Sahara, a-t-il poursuivi, ces derniers doivent présenter les thèses face à face et ne pas exposer une thèse militante avec des gens qui sont connus » pour leurs positions hostiles au Maroc.

      Pour Christian Cambon, "le rôle du Sénat, ce n'est pas de rajouter de l'huile sur le feu, c'est au contraire d'ouvrir les voies du dialogue et de la compréhension mutuelle".

      Plaidant pour la consolidation des relations « séculaires et exemplaires» entre la France et le royaume, le président du groupe a souligné que "nous nous sommes opposés à l'organisation de ce colloque, malheureusement il était déjà organisé.
      « Cet incident ne se reproduira plus et si elle (la sénatrice) a d'autres manifestations à organiser, elle ira les organiser ailleurs qu'au Sénat. Elle a reçu notre message 6 sur 5", a indiqué à Atlasinfo.fr le responsable du groupe d'amitié France-Maroc.

      Lors de sa visite à Rabat, ce dernier a rappelé que la France appuie la proposition marocaine d'une large autonomie au sahara.. Il a en outre salué les réformes entreprises par le roi Mohammed VI dans le but "d'entraîner le Maroc dans la voie de la démocratie et de la modernité".

      "Alors que le printemps arabe, pourtant riche de promesses démocratiques et de lutte contre la pauvreté, semble laisser un goût amer et inachevé, le Maroc, lui, a choisi une autre voie. Les initiatives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI (…) sont en passe de porter leurs fruits », s'est félicité le responsable français.

      "Pendant que d'autres se déchirent, vous construisez le TGV, des infrastructures routières, des ports de dimension internationales (et) vous nous donner un exemple de dynamisme économiques mais aussi (d'autres) initiatives fortes », a-t-il conclu.

      De son côté, le président de la Chambre des Conseillers, Dr Mohamed Cheikh Biadillah, a mis l'accent sur l'engagement du Maroc "d'améliorer les relations bilatérales », estimant que « la diplomatie parlementaire a un grand rôle à jouer pour continuer cette mission".


      Samedi 9 Mars 2013 - 17:24

      Propos recueillis par Mohamed Chakir

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      http://www.atlasinfo.fr/Saint-Prot-le-Roi-Mohammed-VI-mene-une-diplomatie-africaine-de-grande-envergure-portee-par-une-vision-a-long-terme_a40517.html

      Saint-Prot: le Roi Mohammed VI mène une diplomatie africaine de grande envergure, portée par une vision à long terme

      Jeudi 21 Mars 2013 modifié le Dimanche 24 Mars 2013 - 18:04


      Dans un entretien à Atlasinfo, Charles Saint-Prot, universitaire, spécialiste des relations internationales et directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques de Paris*, analyse la tournée du Roi Mohammed VI en Afrique qui s'inscrit, selon lui, dans une dynamique de grande envergure, portée par la vision à long terme du Souverain. Il a également souligné que les Etats africains doivent prendre leurs responsabilité pour le retour du Maroc au sein de l'UA, qui a besoin d'un pays comme le Maroc, en particulier en raison des dangers et des défis auxquels fait face le continent africain.


      Le Roi Mohammed VI a entamé depuis le 15 mars une tournée africaine: Sénégal, Côte d'Ivoire, Gabon. Dans quel cadre cette tournée s'inscrit-elle ?

      La tournée du Roi Mohammed VI en Afrique, à partir du 15 mars 2013, s'inscrit dans le cadre général d'une politique africaine dynamique et cohérente, qui a ses racines dans l'Histoire. De fait, le Maroc est le seul pays du Maghreb à avoir un ancrage traditionnel et constant en Afrique, sur le plan humain, économique, politique et religieux (islam malikite, confréries). Du coup, il est le seul qui a réellement une politique africaine suivie, une connaissance, une proximité et des liens humains. Par ailleurs, le Maroc est le trait d'union entre l'Europe et l'Afrique sub-saharienne grâce à sa longue façade Atlantique de Tanger à la Mauritanie.


      Le Souverain marocain a fait de l'Afrique un axer majeur de sa politique. Quelle est la vision stratégique en la matière ?

      En effet, le Roi Mohammed VI a fait de l'Afrique une priorité de la diplomatie du royaume. Il accorde une importance essentielle à la concrétisation effective de la coopération Sud-Sud. On sait que la progression de cette coopération est l'un des grands défis pour le monde méridional. Le Maroc est pleinement engagé sur ce dossier et il donne l'exemple : une dynamique politique, économique et de coopération en Afrique ; l'action de l'Agence marocaine de coopération internationale ; la formation des cadres ; des acteurs de choix : la RAM, le secteur de la banque, les services, un réseau de PME très dense, etc. Et en plus, le Maroc a augmenté les aides au profit de nombreux pays, il a réalisé toute une série de projets socio-économiques, il a annulé les dettes des pays africains les moins avancés. Il accueille également des milliers d'étudiants africains dont le plus grand nombre bénéficie de bourses de l'Etat marocain. Tout cela procède d'une vision, d'une coopération Sud-Sud à la fois humaine, solidaire et dynamique. Donc une diplomatie africaine de grande envergure portée par la vision à long terme du Roi Mohammed VI.


      Cette tournée intervient dans le contexte des derniers développements de la situation au Mali. Le ministre malien des Affaires étrangères, Tiéman Coulibaly a déclaré, le 18 mars dernier, que toutes les solutions devant permettre au Mali de retrouver sa stabilité passent obligatoirement par le Maroc. Comment le Maroc peut aider le Mali à surmonter cette grave crise ?

      La stabilité –c'est-à-dire la paix- dans la région du Sahel est une ardente obligation. C'est la condition du développement. Sur ce point, il convient de souligner l'engagement constant du Royaume en faveur de la paix et du développement de l'Afrique. Le Maroc est un Etat crédible et sérieux fermement engagé dans la stabilité au Sahel et au Sahara. Il est crédible car il n'a pas d'arrière-pensée et ne joue pas un double ou un triple jeu comme certains autres Etats. C'est pourquoi, un pays comme le Mali qui tente de se reconstruire a tout intérêt à s'appuyer sur un tel partenaire avec lequel il a des liens anciens et solides. En outre, le Maroc est un Etat sérieux qui a toutes les compétences pour apporter une aide décisive dans la résolution des crises


      L'Algérie a toujours nié la présence au nord Mali des combattants du Polisario dans les rangs des terroristes radicaux. Or, le Mali a confirmé officiellement cette présence. Quelles leçons peut-on en tirer du point de vue géopolitique ?

      Depuis quelques années, le Mali accuse le Polisario d'utiliser son territoire pour des enlèvements et trafic de drogue et soupçonne des membres du groupe séparatiste de collusion avec AQMI. Récemment le ministre malien Tiéman Coulibaly a fait état des « liens avérés » existant entre le Polisario et les groupes terroristes qui sévissent au Mali et dans la zone sahélo-saharienne Au début mars, certains journaux occidentaux, dont Le Figaro et l'hebdomadaire Valeurs actuelles, ont également mentionné la présence de membre du Polisario dans les rangs terroristes au nord du Mali. Cela conduit à se poser des questions quand on sait que le Polisario est une créature et une marionnette de l'Algérie. En tout cas c'est bien la preuve que la stabilité dans la région sahélo-saharienne forme un tout. Il y a une collusion entre les groupes terroristes, les narcotrafiquants et le Polisario. Tous ces groupes sont des facteurs de désordre. On ne peut pas prétendre éteindre l'incendie dans un endroit et laisser dans un autre prospérer des pyromanes comme le Polisario! Il est donc urgent de régler le conflit entretenu artificiellement par Alger au Sahara marocain si l'on veut préserver la stabilité et sécurité de toute cette région et du Maghreb.


      En 1984, la défunte Organisation de l'Unité Africaine (actuellement l'Union africaine) avait accueilli le groupe séparatiste parmi ses membres, provoquant le retrait du Maroc. Selon vous, le retour du Maroc au sein de cette instance n'est-il pas plus que jamais d'actualité?

      En 1984, la diplomatie algérienne du carnet de chèque, relayée par le secrétaire général de l'OUA Edem Kodjo, et les accointances de certains régimes avec le bloc communiste avaient permis d'offrir un siège au Polisario – ou à la prétendue RASD. Cette opération qu'on a pu qualifier de « hold up », a discrédité l'OUA qui a perdu tout crédit. Aujourd'hui, la plus grande partie des Etats qui avaient prêté la main à cette opération ont changé d'optique et pensent qu'il faut soutenir le plan marocain d'autonomie pour mettre fin à un conflit qui n'a que trop duré. Il est clair que l'organisation africaine ne peut que constater que certains de ses membres ont jadis fait le jeu d'un Etat qui n'a en réalité aucune affinité avec l'Afrique au détriment d'une nation, le Maroc, qui a toujours manifesté le plus grand intérêt pour l'Afrique. L'idée d'union africaine avait été lancée, dès 1957, par le roi Mohammed V qui prit l'initiative de la première conférence des chefs d'Etat des pays africains indépendants. En 1961, la Charte de Casablanca fut l'ébauche de l'OUA, crée deux ans plus tard. C'est dire si la situation est aujourd'hui anormale et ressentie comme telle par la grande majorité des Etats africains qui souhaitent le retour du Maroc. C'est à eux de prendre leur responsabilité dans l'intérêt de l'Afrique en annulant la décision lamentable de 1984 de façon à exclure l'intrus et faire revenir la nation qui a toute sa place dans l'organisation. Bien sûr, une telle décision serait la sagesse même puisque l'Union africaine a besoin d'un pays comme le Maroc, en particulier en raison des dangers et des défis auxquels fait face le continent africain.


      Jeudi 21 Mars 2013 - 12:37

      Propos recueillis par Hasna Daoudi

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      http://www.lemag.ma/La-regionalisation-avancee-comme-fondement-de-la-mise-en-oeuvre-du-Projet-Marocain-d-Autonomie_a69973.html

      La <régionalisation avancée> comme fondement de la mise en œuvre du Projet Marocain d'<Autonomie>

      Michel Rousset - publié le Jeudi 18 Avril à 12:16 modifié le Jeudi 18 Avril - 12:16


      Il est apparemment quelque peu paradoxal d'affirmer que la régionalisation avancée constitue le fondement de la mise en œuvre du Projet Marocain d'Autonomie (PMA) dans la mesure où la réforme de la régionalisation annoncée par Sa Majesté le roi Mohammed VI le 6 novembre 2008 dans son discours prononcé à Marrakech à l'occasion du 33e anniversaire de la Marche verte est largement postérieure à la publication du PMA rendu public au printemps de l'année 2007. Mais ce paradoxe n'est que chronologique car à bien y réfléchir il existe une étroite complémentarité entre les deux démarches intellectuelles qui ont conduit le souverain chérifien à proposer pour l'organisation territoriale du royaume une régionalisation fondée sur les mêmes principes fondamentaux : unité de l'Etat, de la nation et du territoire, équilibre des compétences et solidarité nationale.

      L'antériorité du PMA a été le déclencheur de la réforme de la régionalisation avancée et on en veut pour preuve l'affirmation par le roi devant le parlement le 12 octobre 2007 que la réussite de la mise à niveau de l'économie et de la réforme administrative passait par « (…) la régionalisation avancée et la déconcentration administrative (…) ». Aujourd'hui, les principes fondamentaux de la régionalisation avancée ont été intégrés dans la Constitution de 2011, tandis que la loi organique portant statut régional est en cours de réalisation.

      On peut donc penser que la mise sur pied de la nouvelle région ne saurait tarder, même s'il faut tenir compte des délais incompressibles de la procédure d'élaboration de la législation organique prévue par la Constitution. Or tandis que ce processus de modernisation de l'organisation territoriale du royaume progresse, on constate que les négociations relatives à l'adoption du projet de statut d'autonomie ont été abandonnées du fait que la partie adverse ne les a jamais abordées de bonne foi ; elle a toujours refusé de discuter le principe même de l'autonomie, parce qu'elle craignait que la mise en œuvre de celle-ci et son acceptation par les populations, ne soient la manifestation irrécusable d'une véritable autodétermination interne des populations sahraouies.
      Aujourd'hui, le Maroc ne peut plus accepter un statu quo dont les populations sont les premières victimes ; et le paradoxe serait bien que toutes les régions du royaume bénéficient d'un statut avancé alors que les provinces du sud ne pourraient obtenir l'autonomie dont elles espéraient bénéficier eu égard à l'entêtement du voisin algérien et de son protégé polisarien. C'est pourquoi il s'est peu à peu instauré une sorte d'interaction ou d'interactivité comme l'on dit aujourd'hui, entre la régionalisation avancée et le PMA, la première devenant en quelque sorte le fondement du second qui cependant l'avait précédée.

      On vient de voir pourquoi la mise en œuvre du PMA était justifiée à la fois pour une raison d'ordre interne, à savoir la régionalisation avancée qui devrait être effective dans un court ou moyen terme, et une raison d'ordre international, en l'espèce l'échec des négociations de Manhasset et les tentatives de certaines puissances de porter atteinte à la souveraineté du Maroc sur les territoires sahariens récupérés en appelant à un élargissement du mandat de la Mission des Nations Unies pour l'Organisation d'un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) au domaine de la surveillance des droits de l'Homme.
      Cela dit, il convient maintenant d'évoquer les modalités de cette mise en œuvre.

      Une première remarque d'ordre méthodologique doit tout d'abord être présentée. En matière d'organisation spécialement administrative, il n'est pas mauvais qu'une nouvelle institution soit soumise à une période d'expérimentation permettant d'en vérifier la pertinence et les éventuelles insuffisances. Et c'est bien ce qu'il convient de faire en ce qui concerne le PMA et cela d'autant plus que la réussite de cette mise en œuvre sera un argument péremptoire pour faire admettre la pertinence de la proposition marocaine. Est-il besoin de souligner que celle-ci accorde à la future région une autonomie législative, exécutive et juridictionnelle plus étendue que celle qui est prévue dans le cadre de la régionalisation avancée et cela dans un large domaine de compétences exclusives ?

      Sur le plan organique et pour l'essentiel, il n'y a évidemment aucune contradiction entre ce que prévoit le PMA et les principes constitutionnels de 2011 à l'exception toutefois de la possibilité pour la région du sud marocain de créer des juridictions et un Conseil économique et social. L'élection du parlement, l'élection du chef de gouvernement et la responsabilité de ce dernier devant le parlement sont parfaitement compatibles avec ce que décide la Constitution de 2011 s'agissant de l'assemblée régionale et du statut du président de cette assemblée.

      En revanche, il est difficile d'anticiper ce que sera la compétence de la future région avancée. Mais rien n'interdit au législateur dans le cadre de la nouvelle loi organique prévue par l'article 146 de la Constitution, de définir les limites des compétences de la nouvelle région de droit commun et de prévoir, conformément aux dispositions du PMA, les compétences du parlement de la région du Sahara.

      On peut sans doute objecter à cette proposition que cela établirait une distinction entre le régime juridique applicable à l'ensemble des régions du royaume et celui qui aurait cours dans les provinces du sud ; cette objection n'est cependant pas recevable si l'on veut bien considérer que cette distinction est le résultat de la spécificité, y compris sur le plan international, du problème posé par le retour des provinces sahariennes au sein de la communauté nationale.

      Naturellement, et pour respecter la terminologie constitutionnelle, il conviendrait de remplacer « parlement » par « assemblée » et « chef du gouvernement » par « président ».

      En revanche, à partir du moment où les régions dans leur ensemble et spécialement la région autonome des provinces du sud, obtiennent des compétences élargies dans le cadre du principe d'équilibre invoqué par le souverain dans son discours du 6 novembre 2008, il est parfaitement possible de justifier que la région autonome du sud bénéficie de compétences élargies puisque ce principe général d'équilibre « (…) renvoie à la nécessité de déterminer les compétences exclusives de l'Etat et de doter, en même temps, les institutions régionales des prérogatives nécessaires pour leur permettre de s'acquitter pleinement des missions de développement qui leur sont dévolues (…) ».

      Il est par ailleurs naturel que le principe d'autonomie qui caractérisera aussi les nouvelles régions marocaines, milite en faveur de la création d'une administration régionale qui se substituera à l'administration nationale pour le traitement de toutes les compétences qui auront été régionalisées et ceci à la différence de ce qui existait jusqu'alors sur la base des dispositions de la loi régionale de 1997. L'importance de cette administration et les divers rouages dont elle devra être constituée, devront évidemment être corrélés avec l'ampleur et la nature des compétences transférées par l'Etat.

      Mais s'agissant des provinces du sud composant la future région autonome du Sahara, la création de cette administration et de ses divers rouages relèvera de la compétence des autorités régionales qui seront les mieux placées pour décider en toute connaissance de cause quelles institutions administratives seront les plus aptes à prendre en compte les particularités locales, qu'il s'agisse des activités économiques ou des particularités culturelles ; on ajoutera que le point 15 du PMA devrait conduire à la création d'une cellule chargée de réfléchir aux orientations de la politique régionale vis-à-vis de l'extérieur, qu'il s'agisse de la consultation de la région par l'Etat pour certaines affaires touchant aux intérêts de la région ou pour la mise en œuvre d'une politique régionale de coopération décentralisée.

      Il faut enfin évoquer la présence de l'Etat dont les compétences exclusives seront exercées en tant que de besoin par un délégué du gouvernement qui sera aussi chargé de veiller au respect de la Constitution et de la loi régionale ainsi que le sera la fonction des walis et gouverneurs dans les autres régions du royaume vis-à-vis des institutions régionales mais désormais selon des procédés d'alerte ou de mise en garde dont l'absence d'effet serait suivie par la saisine des juridictions compétentes pour faire respecter la légalité et la Constitution.
      Sans doute nous n'avons pas exploré toutes les potentialités juridiques et administratives de la mise en œuvre du PMA, mais nous en avons analysé les principaux éléments, c'est-à-dire ceux qui conditionnent le fonctionnement d'un mécanisme destiné à permettre aux populations de la future région autonome du Sahara de gérer démocratiquement leurs affaires dans la paix et la sécurité que seules peuvent leur apporter l'appartenance au royaume du Maroc et les garanties de la nouvelle Constitution de 2011.



      Michel Rousset
      Professeur honoraire à la faculté de droit de Grenoble
      Conseiller auprès du Centre d'Etudes Internationales



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      2.2. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
      http://www.yabiladi.com/articles/details/16880/espagne-gendre-implique-dans-vente.html

      Espagne : Le gendre du roi impliqué dans la vente de la Régie des tabacs du Maroc à Altadis

      Publié le 23.04.2013 à 14h05 |
      Par La rédaction


      Iñaki Urdangarin, gendre du roi Juan Carlos d'Espagne, est intervenu, en 2003, dans la vente, à hauteur de 80%, de la Régie des tabacs marocaine au groupe espagnol Altadis. L'information est révélée ce mardi 23 avril, par le quotidien espagnol El Pais. Selon ce dernier, Iñaki Urdangarin avait, à l'époque, agi d'abord comme simple consultant, avant d'être embauché par la suite en tant que conseiller stratégique par l'entreprise espagnole au Maroc. L'Espagnol touchait alors 2900 euros par mois, soit plus de 30 000 dirhams. On ne sait, cependant, pas si cette affaire cacherait des malversations ou autres.
      En Espagne, Iñaki Urdangarin, époux de la fille cadette du roi, l'infante Cristina, et ancien champion de handball, est actuellement au cœur d'une enquête judiciaire. Il est soupçonné d'avoir détourné, avec son associé Diego Torres, plusieurs millions d'euros d'argent public, et ce à travers l'Institut Noos, une société de mécénat qu'il a présidée entre 2004 et 2006.


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      http://www.lematin.ma/express/Sahara_L-independance-n-est-pas-une-solution-realiste-/180577.html

      Sahara Occidental: L'indépendance <n'est pas> une solution <réaliste> (Fernando Reinares)


      Des <experts> internationaux spécialisés dans les questions stratégiques et de défense ont estimé que l'indépendance du Sahara «n'est pas une option réaliste et encore moins pratique», en faisant état de faits «probants qui attestent de l'implication d'éléments du polisario aussi bien dans les rangs des groupes terroristes qui sévissent dans la région, que dans les opérations de kidnappings et les trafics de tout genre».


      «Il existe des faits probants attestant de l'implication d'éléments du polisario dans ces fléaux qui minent la région, faits qui sont corroborés par plusieurs sources», a indiqué à la MAP Laurence Aida Ammour, chercheuse associée à l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux et consultante en sécurité internationale, qui a pris part, lundi, à une conférence organisée au McDaniel College, dans la ville de Westminster (Etat du Maryland), sur le thème : «Changement politique et sécurité en Afrique du Nord», en collaboration avec le centre de recherche Center for Navy Analyses (CNA).

      L'enlèvement en octobre 2011 de deux travailleurs humanitaires espagnols et d'un autre de nationalité italienne, en plein coeur du camp de Rabouni, a constitué «la preuve éclatante de l'implication du polisario avec les groupes terroristes, d'autant plus que les camps de Tindouf étaient censés être sous surveillance étroite aussi bien de la part des milices des séparatistes que par l'armée algérienne», a fait observer Laurence Aida Ammour.

      Elle a, dans ce contexte, pointé du doigt «des complicités internes sans lesquelles une telle opération n'aurait pas pu avoir lieu», en soulignant que ce rapt a poussé «les autorités espagnoles à procéder à la fermeture de plusieurs <br/><br/>(Message over 64 KB, truncated)