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Spécial/ Manoeuvre de diversion/ Memorandum du Maroc adressé à l'ONU/ Presse et réaction algériennes

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  • Carlos Ruiz Miguel
    *******ACTION URGENTE******** *******POUR LA DEFENSE DES DEFENSEURS SAHRAHOUIS DES DROITS DE L HOMME***** *******http://www.birdhso.org/appel0904.html Envoyez
    Mensaje 1 de 1 , 28 sep 2004
      *******ACTION URGENTE********
      *******POUR LA DEFENSE DES DEFENSEURS SAHRAHOUIS DES DROITS DE L'HOMME*****
      *******http://www.birdhso.org/appel0904.html
      Envoyez vos appels à: Ms. Hina JILANI Représentante spéciale du Secrétaire
      Général de l'ONU pour Les Défenseurs des droits humains
      Haut Commissariat aux Droits de l'Homme ,
      Palais des Nations - 1211 GENEVE 10. SUISSE
      E-mail: bmajekodunmi@...


      S O M M A I R E

      1. MEMORANDUM DU MAROC-PRESSE ET RÉACTIONS ALGERIENNES
      - AFP (28-IX-2004): Sahara occidental: "Le mémorandum à l'Onu n'apporte aucun
      élément nouveau" (ministre algérien)
      - LA TRIBUNE (28-IX-2004): Mohamed VI a demandé à rencontrer les représentants
      de la RASD
      - EL WATAN (28-IX-2004): GRAVES ACCUSATIONS DE RABAT A L'ENCONTRE DE L'ALGERIE /
      Sèches répliques d’Alger
      - EL WATAN (28-IX-2004): A. Belkhadem : «Baker a démissionné en raison de
      l’attitude du Maroc» [INTERVIEW AVEC LE MINISTRE BELKHADEM]
      - EL WATAN (28-IX-2004): La provocation marocaine
      - EL WATAN (28-IX-2004): Une folie des grandeurs mal placée
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN: Rabat envoie un mémorandum à l’ONU. Le Maroc ré-exhume
      «le complot algérien»
      - LE JEUNE INDÉPENDANT (28-IX-2004): Sahara occidental : Rabat nous nomme
      «tuteurs» des Sahraouis : Rabat perd l’équilibre
      - LA TRIBUNE (28-IX-2004): Le Maroc dans le désarroi
      - L'EXPRESSION (28-IX-2004): DANS UN MÉMORANDUM ADRESSÉ À L’ONU. Le Maroc
      «avoue» son échec
      - L'EXPRESSION (28-IX-2004): Rabat perd pied
      - LIBERTÉ (28-IX-2004): L’Afrique du sud bouscule les espoirs du Maroc
      échec au roi
      - LIBERTÉ (28-IX-2004): Le palais, la classe politique, les médias. Maroc : tirs
      groupés sur l’Algérie
      - LIBERTÉ (28-IX-2004): L’enfer, c’est les autres


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      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
      ===========================================================


      1. MEMORANDUM DU MAROC-PRESSE ET RÉACTION ALGERIENNE
      http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=040928101549.edw2y8xw.xml

      Sahara occidental: "Le mémorandum à l'Onu n'apporte aucun élément nouveau"
      (ministre algérien)

      ALGER, 28 sept (AFP)
      Le mémorandum à l'Onu rendu public dimanche à Rabat, dans lequel le Maroc a
      dénoncé "l'implication directe" de l'Algérie dans le conflit du Sahara
      occidental, "n'apporte aucun élément nouveau à ce dossier", a affirmé mardi le
      ministre algérien des Affaires étrangères Abdelaziz Belkhadem.
      "Le mémorandum (...) n'apporte aucun élément nouveau au dossier du Sahara
      occidental. C'est un argument rendu déjà obsolète par l'évolution de (cette)
      question et la reconnaissance par la communauté internationale du caractère
      illégal de l'occupation de ce territoire (...)", a souligné M. Belkhadem dans un
      entretien publié par le quotidien El Watan.
      Selon ce texte, l'Algérie, qui "abrite sur son sol (et) soutient le front
      Polisario", exerce une "tutelle" sur ce mouvement armé qui revendique
      l'indépendance du Sahara occidental - une ancienne colonie espagnole annexée par
      le Maroc en 1975.
      Dans ce mémorandum, le Maroc rejette catégoriquement le qualificatif de
      "puissance occupante" du Sahara utilisé par l'Algérie, un terme jugé "totalement
      erroné et déplacé".
      La position de l'Algérie "ne souffre aucune ambiguïté", a ajouté M. Belkhadem,
      précisant que son pays " considère la question du Sahara (occidental) comme un
      problème de décolonisation que les Nations unies ont pris en charge en tant que
      tel".
      M. Belkhadem a également accusé le Maroc d'être à l'origine du "blocage" du
      plan de paix de l'ancien envoyé spécial de l'Onu au Sahara occidental, James
      Baker.
      "M. Baker (...) a démissionné en raison de l'attitude du Maroc", a-t-il
      affirmé.
      L'ONU a réaffirmé en avril 2004 son soutien au plan Baker, qui préconise une
      période d'autonomie de 5 ans au Sahara occidental avant un référendum
      d'autodétermination sur le sort de ce territoire.
      Rabat a rejeté la perspective d'un référendum, considéré comme "obsolète" et
      "inapplicable", et proposé une "large autonomie définitive" dans le cadre de la
      souveraineté marocaine - jugée "non négociable".
      M. Belkhadem a estimé que "les derniers développements de la question,
      notamment la reconnaissance de la RASD par l'Afrique du Sud et l'isoleme nt
      diplomatique du Maroc sur cette question pourraient expliquer" les accusations
      de Rabat à l'encontre de l'Algérie.
      Le 15 septembre, Pretoria avait décidé d'établir des relations diplomatiques
      avec la République arabe Saharaouie démocratiqueautoproclamée en 1976 par le
      Polisario).

      ------------->
      http://www.latribune-online.com/2809/p0101.htm

      La presse marocaine prend pour cible l’Algérie et son Président

      Mohamed VI a demandé à rencontrer les représentants de la RASD

      Mardi 28 septembre 2004

      Par Younes Hamidouche

      Les revirements de la diplomatie marocaine et, surtout, sa déroute à la suite de
      la récente reconnaissance de la République sahraouie (RASD) par la première
      puissance du continent africain, l’Afrique du Sud, ont pris une allure étonnante
      avec l’accusation portée par les dirigeants du royaume marocain contre
      l’Algérie, dans un mémorandum adressé au secrétaire général de l’Organisation
      des Nations unies (ONU), d’être «responsable» et «impliquée» quant à la
      situation au Sahara occidental. L’acharnement du Maroc, au travers de son
      mémorandum, un texte envoyé à l’ONU, explique pour le moins un climat
      d’incertitude chez la diplomatie marocaine. Les tentatives de la partie
      marocaine, opposée dans ce conflit à la RASD et à son représentant le Front
      Polisario, d’intégrer et de mettre l’Algérie dans la peau de «partie concernée»
      dans ce dossier du Sahara occidental, territoire que le royaume marocain a
      annexé au milieu de la décennie 1970 en remplacement de la première puissance
      coloniale, l’Espagne en l’occurrence, persévèrent vainement à l’heure où, à
      force qu’approche la date butoir concernant le mandat de la Minurso, augmente le
      climat de panique au sein de la diplomatie marocaine. La «souveraineté» que
      revendique le Maroc sur le Sahara occidental signifie-t-elle que le royaume
      n’avait point de souveraineté durant la phase allant entre son indépendance en
      1961 et l’année de l’annexion du Sahara occidental ? Soucieuse du droit
      inaliénable des peuples à leur autodétermination, la communauté internationale
      (à travers l’Organisation des Nations unies, et des nations qui connaissent
      parfaitement ce que signifie être spolié de ses droits, comme en témoigne le
      combat sud-africain pour sa liberté sous la conduite de Nelson Mandela et de son
      successeur à la présidence Thabo M’beki, pays qui vient de reconnaître
      officiellement la République sahraouie) s’inscrit en droite ligne d’une légalité
      internationale au sujet de laquelle l’Algérie ne peut aller à contre-courant. Et
      en sa qualité de pays observateur, l’Algérie a martelé à chaque fois son rejet
      de la politique du fait accompli que veut imposer le Maroc quant à un dossier
      qui relève d’une problématique de décolonisation. La plus récente déclaration
      officielle est celle du président de la République Abdelaziz Bouteflika faite
      lors de la session des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Assemblée générale
      de l’ONU, la semaine dernière à New York, dans laquelle l’Algérie a réitéré que
      ce conflit, qui «oppose depuis près de trente ans le Front Polisario au royaume
      du Maroc, reste un problème de décolonisation inachevée». Sur ce plan, l’Algérie
      continuera d’apporter son soutien au Plan de paix des Nations unies et de
      manifester sa pleine disponibilité à contribuer à sa mise en œuvre dans le souci
      de renforcer la stabilité de la région et la solidarité entre ses peuples.
      «Toute tentative d’inscrire la question du Sahara occidental dans un contexte
      autre que celui du parachèvement d’un processus de décolonisation relevant de la
      responsabilité des Nations unies ne peut que conduire à un échec et retarder un
      règlement définitif», a signifié le président algérien. Concernant la
      construction maghrébine, précise le chef de l’Etat, «l’Algérie ne ménagerait pas
      sa contribution à la réalisation de ce projet qui cristallise les aspirations et
      les ambitions des peuples du Grand Maghreb», en relevant que «de notre point de
      vue, cette édification devrait représenter un objectif suffisamment élevé pour
      dépasser les malentendus ou les différends qui peuvent se présenter entre les
      pays de la région» afin de construire «un espace commun de paix, de stabilité,
      de sécurité et de prospérité».Englué dans divers problèmes internes que résument
      les coups durs portés à son économie et à sa stabilité par le phénomène du
      terrorisme, notamment après les attentats de Casablanca et ceux de Madrid, à
      propos desquels le ministre marocain de l’Intérieur souligne –dans un entretien
      publié hier par le quotidien espagnol El Pais- qu’«en tant que Marocain, je ne
      peux que déplorer que certains de mes compatriotes aient pris part à cette
      barbarie», le Maroc tente-t-il de trouver des «ennemis extérieurs» même au prix
      de sacrifier ses voisins ? En visite, à la mi-septembre, chez les deux parties
      directement concernées par le conflit sahraoui, le Maroc et la RASD en
      l’occurrence, Alvaro de Soto, le nouvel envoyé personnel du secrétaire général
      de l’ONU, Kofi Annan, a eu à replacer le contexte de cette question de
      décolonisation datant de près d’un quart de siècle et figurant parmi les
      derniers dossiers de décolonisation attendant d’être réglés dans le cadre de la
      légalité internationale et du droit des peuples à l’autodétermination. Les
      attaques marocaines contre l’Algérie interviennent, donc, au moment où l’ONU a
      décidé de relancer le dossier du Sahara Occidental, notamment après le blocage
      induit par la démission de l’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker,
      remplacé depuis par le Péruvien Alvaro De Soto. Les efforts de ce dernier en vue
      de débloquer la situation et de relancer le processus de paix risquent de
      déboucher sur un autre report du mandat de la MINURSO expirant le 31 octobre
      prochain. Du fait de manœuvres et de spéculations durables dans le royaume du
      Maroc, comme le confirme ce mémorandum qui vise à mettre l’Algérie à l’index en
      la rendant «responsable» d’une situation alors qu’elle ne fait que défendre un
      principe universel connu : la décolonisation et le droit des peuples colonisés à
      l’autodétermination. La rencontre que devait abriter l’Afrique du Sud, avec la
      bénédiction onusienne, -l’Afrique du Sud n’œuvrant que dans le cadre de la
      légalité internationale- et qui devait réunir les responsables de la RASD,
      dirigée par le Président Mohamed Abdelaziz, et le royaume du Maroc administré
      par le roi Mohamed VI, n’a finalement pas débouché sur un résultat positif.
      Mais, le fait est là : c’est la partie marocaine qui a demandé à rencontrer les
      responsables de la RASD et c’est toujours elle qui a fait échouer cette réunion,
      ce qui explique la décision sud-africaine de recourir à la reconnaissance
      officielle de l’Etat sahraoui et l’établissement de relations diplomatiques avec
      lui. Alger et Nouakchott ne sont que des observateurs dans ce conflit opposant
      le Maroc et le Sahara Occidental. Selon le texte onusien annonçant la visite de
      De Soto dans la région du Maghreb, le voyage du diplomate péruvien «constituera
      ses premières consultations avec les parties et avec les pays voisins depuis
      l’élargissement de ses responsabilités, à la suite de la démission de James
      Baker». Les «parties» étant connues et les «pays voisins» aussi. Est-il utile de
      rappeler que l’intitulé du mandat onusien en question est clair comme de l’eau
      de roche n’étant simplement que «le mandat de la Mission des Nations unies pour
      l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO)» ? Le secrétaire
      général des Nations unies, M. Kofi Annan, présentera, à l’issue du mandat de la
      MINURSO, un rapport au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara
      Occidental. James Baker, en charge du dossier du Sahara Occidental de 1997 à
      mi-2004 à l’ONU, a, en démissionnant, accusé le Maroc de tergiverser et de
      retarder le Plan de paix et de fouler des accords que ce pays a signé au même
      titre que le Front Polisario, comme c’est le cas des textes de Houston. Le Front
      Polisario, représentant du peuple du Sahara Occidental, a indiqué avant de
      recevoir, en ce mois de septembre 2004, M. Alvaro De Soto, représentant de
      l’ONU, que la partie sahraouie ne peut sortir du «cadre défini par les
      résolutions 1495 et 1541 du Conseil de sécurité». Le Front Polisario souligne
      que lesdites résolutions «appellent pour la mise en application du Plan de paix
      de M. Baker en tant que solution politique optimale du conflit du Sahara
      Occidental». Le président de la République sahraouie Mohamed Abdelaziz a
      également rappelé que les données du problème sont claires et les
      responsabilités du blocage bien établies, ce pourquoi le Front Polisario
      «appelle la communauté des nations à défendre la légalité internationale au
      Sahara Occidental et exiger la tenue d’un référendum d’autodétermination libre,
      juste et régulier du peuple sahraoui».

      ------------>
      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/09/28/cad_evenement.htm

      GRAVES ACCUSATIONS DE RABAT A L'ENCONTRE DE L'ALGERIE / Sèches répliques d’Alger

      La question des relations algéro-marocaines et le conflit du Sahara-Occidental
      revenaient avec une certaine régularité durant tout l’été. Et même avant, comme
      s’il s’agissait de répondre par avance à certaines interrogations qui sont
      autant de sollicitations, et d’anticiper sur des démarches, une hypothèse qui
      s’est avérée fondée.

      C’est d’abord la sèche réplique de Abdelaziz Belkhadem qui a déclaré avec
      beaucoup de solennité que l’Algérie n’était pas le tuteur du peuple sahraoui. Ce
      qui est clairement adressé à tous ceux qui voulaient contourner l’obstacle du
      plan de paix onusien et sacrifier les droits de ce peuple par le biais d’une
      solution. Fin de l’été, et comme si cela ne suffisait pas, le ministre algérien
      rappelle cette position de principe en présence de l’envoyé spécial de l’ONU
      qu’il venait de recevoir. Belkhadem, en fait, ne rejetait pas des sollicitations
      ou à tout le moins des suggestions espagnoles ou autres en vue de trouver cette
      fameuse solution, mais exprimait devant Alvaro de Soto l’exaspération et le
      refus de l’Algérie de poursuivre cette quête alors même qu’il existe un plan de
      paix accepté par le Maroc et le Front Polisario, les deux parties en conflit,
      endossé par la communauté internationale. En termes très diplomatiques, Alger
      avait fait part de son mécontentement alors même que cette même ONU avait
      identifié le Maroc comme étant la source du blocage. L’autre volet intimement
      lié au premier à cause justement du Maroc, qui a voulu à tout prix conditionner
      l’un par l’acceptation de l’autre, est celui des relations bilatérales dont
      l’assainissement a été confié en décembre 1994 à des groupes de travail. On sait
      aujourd’hui que ces commissions n’ont jamais siégé en raison de l’opposition du
      Maroc qui a fait du règlement du conflit du Sahara-Occidental, «dans le cadre de
      sa souveraineté et de son intégrité territoriale» la condition de la
      normalisation de ses relations avec l’Algérie. Plus clairement, il veut qu’Alger
      cesse de soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et accepte
      le fait accompli marocain au Sahara-Occidental. Son ministre des Affaires
      étrangères, Mohamed Benaïssa, en avait même fait la condition de la relance des
      activités de l’UMA (Union du Maghreb arabe) à Alger même, mais il avait alors
      suscité l’exaspération de ses pairs pour qui la question des frontières du Maroc
      telles que reconnues internationalement n’a jamais été soulevée. Une manière de
      dire au ministre marocain d’énoncer clairement les choses, ce qu’il se garda de
      faire. Mais cette fois, l’Algérie a décidé de rendre coup pour coup et de ne
      plus faire le dos rond quand elle est attaquée. A la surenchère marocaine et aux
      sollicitations extérieures pour l’amener à renoncer à un principe qu’elle n’est
      pas seule à défendre, elle réplique de manière claire et sans équivoque. Ses
      relations avec le Maroc, fait-elle savoir, doivent être «débarrassées de toute
      action unilatérale, et principalement ne plus être tributaires de préalables
      inacceptables, comme la consécration du fait accompli au Sahara-Occidental et le
      mépris de la légalité internationale». L’instauration du visa et sa levée par
      Rabat constituent une action unilatérale, et Alger, rappelle-t-on, avait refusé
      d’appliquer quand le Maroc est revenu sur la mesure qu’il avait imposée il y a
      dix années. Il y a un contentieux, rappelle-t-on de ce côté de la frontière, et
      dernièrement le ministre algérien de l’Intérieur en avait rappelé la consistance
      souvent liée à une seule sécurité prise dans son sens le plus large. Une manière
      de dire que la réouverture des frontières est encore loin et qu’il n’est plus
      question pour les spécialistes de financer l’économie marocaine avec des
      transferts vers le Maroc évalués annuellement à des milliards de dollars. Ceci
      étant, l’Algérie va encore plus loin dans sa réplique au Maroc en rappelant que
      le conflit du Sahara-Occidental relève de la décolonisation et que l’application
      de tous les accords conclus dans ce sens par les parties en conflit est «remise
      en cause par la seule partie marocaine qui persiste à ignorer la légalité
      internationale et à préconiser des solutions en dehors de cette légalité». Plus
      clairement encore, Alger renvoie Rabat à ses engagements internationaux et
      rejette toute politique du fait accompli.
      Ce qui signifie, a-t-elle fait valoir, qu’il n’y aura pas de normalisation des
      relations avec le Maroc tant que cette question n’aura pas été réglée
      conformément aux résolutions des Nations unies et «dans le cadre d’un référendum
      libre et régulier». La précision n’est pas fortuite là aussi, comme pour dire
      que la consultation électorale ne saurait être une fin en soi et qu’elle doit
      bénéficier de toutes les conditions d’équité, de transparence, de probité et
      d’impartialité. L’Algérie pose ainsi ses conditions avec un minimum sans lequel
      rien ne pourrait être possible. C’est sa réponse à la surenchère du Maroc qui
      croyait certainement qu’il pouvait sans risque placer la barre très haut. C’est
      ce qui s’appelle une erreur fondamentale.

      Par T. Hocine

      ------------>
      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/09/28/cad_evenement.htm

      A. Belkhadem : «Baker a démissionné en raison de l’attitude du Maroc»

      Quel commentaire vous inspirent les accusations marocaines ?
      Le mémorandum que le Maroc vient d’adresser au secrétaire général des Nations
      unies n’apporte aucun élément nouveau au dossier du Sahara-Occidental. C’est un
      argumentaire rendu déjà obsolète par l’évolution de la question du Sahara aux
      Nations unies et la reconnaissance par la communauté internationale du caractère
      illégal de l’occupation de ce territoire dont d’ailleurs les Nations unies
      restent saisies au titre de la quatrième commission comme territoire non
      autonome relevant de la résolution 1514 et du droit des peuples à disposer
      d’eux-mêmes.

      N’est-ce pas là une réponse, même indirecte, aux positions de l’Algérie à
      l’égard de la question du Sahara-Occidental et des relations avec le Maroc
      réaffirmées avec force durant tout l’été ?
      La position algérienne, vous la connaissez. Elle a été rappelée, en dernière
      date, par la lettre adressée par le président de la République le 17 août 2004
      au secrétaire général des Nations unies et plus récemment encore lorsqu’il s’est
      adressé à la 59e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle ne
      souffre aucune ambiguïté. L’Algérie considère la question du Sahara comme un
      problème de décolonisation que les Nations unies ont pris en charge en tant que
      tel. Un plan de règlement a été adopté par les Nations unies, endossé par le
      Conseil de sécurité et accepté par les deux parties en conflit, le Maroc et le
      Polisario. Ce plan prévoyait l’organisation d’un référendum au plus tard en
      février 1991. Les tergiversations et autres manœuvres d’obstruction de la part
      du Maroc avaient amené Kofi Annan à désigner James Baker comme envoyé personnel
      pour le Sahara-Occidental avec pour mission d’aplanir les difficultés qui
      entravaient l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple du
      Sahara-Occidental. M. Baker a déployé de grands efforts en vue de relancer le
      processus de règlement. Il a réussi en faisant signer, à l’issue de négociations
      directes entre le Front Polisario et le royaume du Maroc, les accords de Houston
      qui ont réglé les principales questions litigieuses. Après plusieurs mois de
      blocage du fait de l’attitude du Maroc, M. Baker a présenté un plan de paix pour
      l’autodétermination du peuple du Sahara-Occidental. Ce plan, qui a été endossé
      unanimement par le Conseil de sécurité par sa résolution 1495 (2003) a ouvert un
      nouvel espoir pour le règlement de cette question. Mais malheureusement le Maroc
      a repris ses manœuvres de blocage du processus. Cela a été le constat aussi bien
      du secrétaire général que de M. Baker qui, comme vous le savez, a démissionné en
      raison de l’attitude du Maroc.

      Tout compte fait, la question n’est plus bilatéralisée comme l’aurait voulu le
      Maroc. Pourquoi, selon vous ?
      La question n’a jamais été bilatérale. Cette bilatéralisation, comme vous dites,
      fait partie des manœuvres visant à bloquer le processus de règlement de cette
      question pris en charge par les Nations unies. Cela dit, sur le plan bilatéral,
      l’Algérie est disposée à développer, à élargir et à diversifier ses relations si
      nos frères marocains manifestent la même disponibilité.

      Pourquoi, d’après vous, de telles accusations et en ce moment précis ?
      Les derniers développements de la question, notamment la reconnaissance de la
      RASD par l’Afrique du Sud et l’isolement diplomatique du Maroc sur cette
      question, pourraient être une explication.

      N’est-ce pas une manière de faire pression sur l’Algérie pour qu’elle accepte ce
      qu’on appelle un «règlement politique» ?
      Je me suis déjà exprimé sur ce que la presse appelle des pressions sur
      l’Algérie. Pour nous, le plan de paix n’est pas négociable, ni sujet à une
      seconde lecture comme l’a affirmé M. Baker lui-même. Toute solution qui tente de
      s’écarter du plan de paix est vouée à l’échec.

      N’est-ce pas aussi une manière pour les régimes en difficulté de crier au
      complot extérieur ?
      Le statut de pays voisin est la preuve que l’Algérie n’est pas considérée, tout
      comme la Mauritanie, comme partie au conflit et, partant, la bilatéralisation
      que vous avez évoquée est bien sans fondement. Aussi, toute la propagande
      marocaine n’y pourra rien.

      Par T. Hocine

      ------------->
      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/09/28/cad_evenement.htm

      La provocation marocaine

      Encore une fois, le Palais royal marocain brandit l’épouvantail du danger venant
      de l’extérieur pour détourner l’attention de l’opinion publique nationale des
      partis et de l’opposition d’une manière générale sur la situation interne et les
      problèmes intérieurs auxquels est confrontée la population.

      Et le conflit sur le Sahara-Occidental est un parfait dérivatif pour Rabat face
      au risque d’explosion sociale latent... Au plan socioéconomique, l’état des
      lieux est plus que préoccupant de l’avis même des autorités marocaines. Des
      chiffres, pourtant tout ce qu’il y a de plus officiels, font ressortir que dans
      les prochaines années près de la moitié de la population estimée actuellement à
      près de 30 millions de personnes vivra sous le seuil de la pauvreté ou aux
      alentours. D’ores et déjà, le déficit en logements sociaux en milieu urbain est
      de l’ordre de 1,2 million d’unités, cela sans compter les besoins en la matière
      dans les campagnes. Aujourd’hui, les grands centres urbains comme ceux de
      Casablanca, Fès, Agadir et autres sont entourés d’une véritable ceinture de
      misère que sont les milliers de bidonvilles où règnent des conditions de vie
      plus que précaires. De l’avis des observateurs, ce sont autant de viviers pour
      l’implantation de l’intégrisme qui représente aujourd’hui une menace pour la
      monarchie. Le terrorisme intégriste a jusqu’à présent porté des coups sérieux à
      l’économie et à la sécurité du royaume tant et si bien que le gouvernement de
      Driss Jettou éprouve du mal à boucler la loi de finances pour 2005. Les
      perspectives s’annoncent en effet encore plus difficiles au plan énergétique
      avec un prix de référence du baril estimé à 35 dollars en moyenne. Le Maroc
      devra reconduire, dans la perspective la plus optimiste, les déficits de l’année
      dernière. Les investissements extérieurs directs ont chuté de plus de 76% après
      les attentats de Casablanca de mai 2003 ! C’est dire combien les investisseurs
      étrangers estiment peu sûr le royaume depuis les opérations-suicides menées par
      les islamistes intégristes marocains. Les institutions monétaires
      internationales ont de nouveau placé l’économie du Maroc sous surveillance et
      prévenu les autorités de Rabat qu’elles devraient tabler sur un taux de
      croissance autour de 7% par an pour espérer résorber les déficits structurels
      actuels. Ce qui a priori semble difficile à réaliser puisque les autorités n’ont
      pu retenir qu’un taux de croissance de 3% à peine. Quant aux recettes
      d’exportation, notamment dans l’agroalimentaire, elles risquent, elles aussi, de
      connaître comme l’an dernier une stagnation. L’accord d’association avec l’Union
      européenne (UE) ne semble pas donc avoir eu les effets escomptés lors de sa
      signature. La situation est donc des plus dramatiques pour la population rurale
      qui vit de l’agriculture et des exportations agricoles. Une situation que vient
      aggraver l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis puisque plusieurs
      associations des droits de l’homme et de la société civile marocaine ont dénoncé
      sa conclusion et craignent que les effets induits se traduiront par une plus
      grande paupérisation des couches les plus défavorisées de la population. Les
      légumes secs et les médicaments génériques, par exemple, qui seront importés des
      Etats-Unis pourraient être vendus beaucoup moins cher que ceux produits
      localement à la faveur de cet accord. A l’instar de l’accord sur le riz conclu
      avec d’autres pays producteurs et dont l’une des conséquences négatives est que
      dès 2005 le prix du riz importé, notamment d’Egypte, sera moins cher que le riz
      produit localement par les Marocains. Une bonne partie des fellahs du royaume,
      qui produit environ 250 000 quintaux environ par an, ont de quoi être inquiets.
      C’est pour cela que des voix s’élèvent pour demander la renégociation de ces
      accords avec la participation des parties intéressées, notamment les producteurs
      locaux. Les Marocains pourraient connaître dans les prochains mois des jours
      difficiles d’autant que les ressources extérieures sont appelées, dans le
      meilleur des cas, à stagner. Et ce d’autant que la bouffée d’oxygène que pouvait
      représenter l’ouverture des frontières avec l’Algérie pour le royaume tout
      entier n’aura pas lieu. Alger ayant marqué une fin de non-recevoir à
      l’initiative de Rabat.

      Par Réda Bekkat

      ------------->
      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/09/28/cad_evenement.htm

      Une folie des grandeurs mal placée

      Doit-on prendre au sérieux le Maroc, conclure des accords avec lui, le
      considérer comme un partenaire honnête, lui faire confiance ? Il se prend pour
      ce qu’il n’est pas : une puissance qui veut dicter sa loi au monde. C’est ainsi
      qu’il a décidé unilatéralement qu'un référendum d’autodétermination au
      Sahara-Occidental est «obsolète» et «inapplicable».

      A quel titre peut-il prononcer cette sentence ? Ce sont les Nations unies qui
      ont décidé depuis 1966 l’application au Sahara-Occidental de la résolution 1514
      sur le droit des peuples sous domination coloniale à l’autodétermination et à
      l’indépendance. Le régime de Rabat de l’époque avait soutenu totalement la
      démarche. Les trois pays voisins du territoire finiront même par conjuguer leurs
      efforts afin que le peuple sahraoui puisse recouvrer ses droits. Mais chassez le
      naturel et il revient au galop. Le Maroc rétrograde et expansionniste et qui à
      la fin du XXe siècle rêvait encore d’empire, de «droits historiques» sur ses
      voisins. Il a suffi que les Forces armées royales (FAR ) tentent deux coups
      d’Etat en 1973 et 1974 pour que le Trône prenne peur. Il lui fallait trouver une
      diversion et un «ennemi extérieur» pour ressouder l’«union sacrée» autour du
      roi. A la même époque, l’Espagne, puissance occupante, annonçait sa décision de
      se retirer du Sahara-Occidental. C’est l’occasion que va saisir le roi Hassan
      II. Il se mettra alors à revendiquer la «marocanité» du territoire. Mais en
      octobre 1975, nouvelle volte-face. Il décide de le partager avec la Mauritanie
      dès le retrait espagnol en février 1976. Bien entendu, les Sahraouis ne se
      laisseront pas faire. Ils avaient déjà déclenché leur guerre de libération en
      mai 1973 contre l’Espagne sous la bannière du Front Polisario et n’entendent pas
      s’arrêter d’autant que le nouveau colonisateur est un «frère». Leur résistance
      fait plier le maillon le plus faible, la Mauritanie. Celle-ci décide de se
      retirer de la partie qu’elle occupe après un accord conclu en juillet 1978 avec
      la direction sahraouie. Nouveau revirement de Rabat. Ses troupes occupent la
      partie évacuée par les Mauritaniens au nom de la construction d’un mythique
      «grand Maroc qui ira jusqu’au fleuve Sénégal et avalera une bonne partie de
      l’Algérie». Mais ce rêve impérial va se briser face à la guerre de libération
      menée avec succès par l’ALPS. Ces «mercenaires à la solde d’Alger» deviennent
      brusquement incontournables. Le roi Hassan II se déplace en 1981 à Nairobi où il
      annonce solennellement devant le Sommet de l’OUA son accord pour l’organisation
      du référendum d’autodétermination tant réclamé par les instances
      internationales. Poussant plus loin cette logique, il ira jusqu’à rencontrer à
      Rabat, quelques années plus tard, une délégation du Front Polisario. Il engagera
      des négociations avec ce dernier, notamment à Lisbonne et à Bamako. On commence
      à croire en la paix dans la région. Sous les auspices des Nations unies, un
      cessez-le-feu est conclu entre les deux parties en septembre 1991. Un plan de
      paix, mis au point par l’OUA, est repris à son compte par l’ONU, qui décide de
      créer la Minurso et l’envoi de casques bleus pour préparer le terrain à
      l’organisation du référendum. Le secrétaire général de l’ONU nommera quelques
      années plus tard son représentant personnel pour mener à bien la mission. Il
      choisit un ancien secrétaire d’Etat américain, James Baker, connu pour être un
      «faiseur de paix» pour avoir réuni Arabes et Israéliens à la même table à
      Madrid. Il se met au travail et réussit à convaincre Marocains et Sahraouis
      rassemblés à Houston d’accepter un plan pour régler définitivement la crise. Les
      deux parties se mettent à la table. La réussite semble proche. Mais encore une
      fois, Rabat renie ses derniers engagements. Le roi Hassan II ne veut plus
      entendre de référendum. Il propose tout juste une politique de régionalisation
      qui touchera le Sahara-Occidental. En clair, il exige la reddition des Sahraouis
      et veut que la communauté internationale soutienne cette forfaiture. Il a sans
      doute pris exemple sur Israël. Le Maroc n’est-il pas devenu le second pays au
      monde, après l’Etat hébreu, à violer les résolutions des Nations unies ?
      Mohammed VI en fera de même en faisant preuve d’agressivité à l’égard de
      l’Algérie. Il se croit assez puissant pour croire qu’il imposera son diktat.
      Pourtant, il suffit que les Sahraouis reprennent les armes pour lui faire
      baisser le caquet. Et c’est une éventualité à ne pas écarter.

      Par T. B.

      -------------->
      http://www.quotidien-oran.com/quot2965/even.htm

      Rabat envoie un mémorandum à l’ONU

      Le Maroc ré-exhume «le complot algérien»

      Alors que le Secrétaire général de l’ONU attend toujours une réponse marocaine
      sur la mise en oeuvre du plan Baker, il a retrouvé, sur son bureau, un
      mémorandum de Rabat dans lequel elle accuse l’Algérie «d’implication directe»
      dans le conflit du Sahara Occidental.

      Après avoir mal digéré la reconnaissance de la RASD par l’Afrique du Sud, Rabat
      a dévoilé une autre facette de sa diplomatie de fuite en avant, en adressant un
      mémorandum, le 24 septembre au Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan dans
      lequel elle fustige Alger: «l’implication de l’Algérie dans la question du
      Sahara a pris des formes multiples et variées: engagement militaire, appuis
      financier et logistique, mobilisation et encadrement diplomatiques», écrivent
      les Marocains. Rabat qui présente paradoxalement ce mémorandum comme «un
      document officiel du Conseil de sécurité», alors qu’Alger siége dans ce même
      conseil, accuse notamment l’Algérie d’abriter sur son sol le Front Polisario et
      d’exercer une tutelle sur les Sahraouis. Elle refuse, notamment, le terme de
      «puissance coloniale» en argumentant que: «le Sahara fait partie intégrante du
      royaume depuis des temps immémoriaux», évacuant ainsi le débat du droit
      international.

      Pour l’ambassadeur de la RASD à Alger, Mohamed Bessat, ce mémorandum est une
      preuve que: «la mentalité du complot, des menaces extérieures, qu’on croyait
      dépassée, est malheureusement encore utilisée par le Maroc». Le diplomate
      sahraoui soulignera même avec une pointe de complainte à l’égard de l’attitude
      marocaine que: «avec Mohamed VI beaucoup ont cru qu’il y aurait une mentalité
      nouvelle au sein du royaume chérifien. C’est de la diplomatie antique».

      Etant plus constructif que les Marocains, le diplomate sahraoui préfère
      s’attarder sur la position du gouvernement espagnol, dont le ministre des
      Affaires étrangères, José Moratinos a rencontré le MAE sahraoui, Mohamed Salem
      Ould Salem à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, dans une sorte
      de tentative espagnole de médiation qui semblait faire les affaires de Rabat:
      «nous avons dit que l’Espagne, dans la mesure de sa responsabilité historique et
      morale dans ce conflit, doit s’impliquer davantage. Nous n’avons pas besoin de
      médiateur mais du respect du droit international. Au Sahara Occidental, il y a
      une victime et un agresseur. Ce n’est pas Darfour. L’Espagne se doit de réagir
      au-delà de son principe de neutralité active et ne pas rester indifférente. Le
      gouvernement Zapatero doit être au diapason de ce que veulent les Espagnols sur
      ce dossier».

      Pour revenir au mémorandum, la presse marocaine a lâché son venin habituel pour
      porter en triomphe sa diplomatie boitillante. Pour le journal «Al-Bayane»: «les
      manoeuvres algériennes durant plus de trente ans, pour ériger une entité
      fantoche à la dévotion d’Alger, au sud du Maroc, ont toutes échoué et le peuple
      marocain unanime est prêt à tous les sacrifices pour sauvegarder son intégrité
      territoriale». Cette menace larvée n’est rien en comparaison avec «Aujourd’hui
      le Maroc» qui cite les accusations: «sur le plan militaire, l’Algérie n’a pas
      hésité à engager illégalement des unités de son armée régulière au Sahara.

      En effet, à deux reprises, en janvier et février 1976, les Forces Armées Royales
      marocaines se sont trouvées, dans la localité d’Amgala, face à des unités de
      l’armée régulière algérienne, chargées, d’après l’agence de presse officielle
      algérienne, d’assurer le ravitaillement des Sahariens en vivres et médicaments.
      Ces unités étaient, en fait, armées de pièces d’artillerie et de missiles SAM 6
      et SAM 7». Une version qui revient sur les affrontements militaires
      algéro-marocains, sur la bande frontalière après une agression des FAR marocains
      qui a coûté la vie à plusieurs soldats algériens.

      Ainsi, Rabat jette ses dernières forces dans ce mémorandum après avoir rejeté
      l’idée du référendum contenue dans le plan Baker,le qualifiant d’«inapplicable
      (...) d’obsolète». En s’adressant à l’ONU, elle omet juste de mentionner dans ce
      mémorandum que le plan Baker a été soutenu par l’ONU, en avril 2004 et qu’il a
      été entériné par le Conseil de sécurité. Une attitude pathétique.

      Mounir B.

      ---------------->
      http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=10530

      Sahara occidental : Rabat nous nomme «tuteurs» des Sahraouis : Rabat perd
      l’équilibre

      par Mohamed Zaâf

      Le trône marocain s’emmêle encore les pédales et désigne une fois de plus
      l’Algérie comme la source de ses déboires au Sahara occidental, ancienne colonie
      espagnole qu’il a envahie et qu’il colonise par la force des armes depuis 1975.

      Et la réaction du peuple sahraoui a été celle de tous les peuples dignes
      d’occuper une place dans le concert des nations. Il s’est opposé et s’oppose
      toujours à l’occupation. Bien plus, le peuple sahraoui est le seul peuple à ne
      pas recourir au terrorisme dans sa guerre de libération.

      Dans un mémorandum adressé le week-end dernier à l’ONU, Rabat parle
      d’«implication directe» de l’Algérie dans le conflit qui l’oppose au Front
      Polisario. Rabat affirme dans son texte que l’Algérie exerce une «tutelle» sur
      le mouvement sahraoui dont la création remonte à 1973.

      Une affirmation contredite par la réalité du terrain : l’Algérie, n’a-t-elle pas
      rejeté, il n y a pas tellement longtemps, l’idée d’une rencontre à quatre
      (Alger, Paris, Rabat et Madrid) sur le Sahara occidental ? Ne justifiait-elle
      pas son rejet en faisant valoir justement qu’elle ne pouvait se substituer aux
      Sahraouis ? Qu’Alger «ne peut pas et ne veut pas» être leur tuteur ? Faut-il
      aussi rappeler les propos limpides de l’un des piliers de la direction
      sahraouie, M. Mohamed Lamine, pour se convaincre de l’impossibilité d’une
      tutelle sur le peuple sahraoui ? «Si l’Algérie devait avoir la même convoitise
      que le Maroc sur notre terre, nous la combattrons», disait-il, admirable, dans
      une récente émission de la chaîne qatariote El-Djazira.

      Quant à donner une forme accusatrice à la solidarité des Algériens avec le
      peuple sahraoui face à la tragédie qui lui est imposée depuis bientôt trois
      décennies, cela ne peut en aucun cas s’avérer constructif. L’Algérie, qui n’a
      pas à rougir de cette solidarité, bien au contraire, ne se contente pas
      d’accueillir seulement les «séquestrés de Tindouf», elle abrite aussi dans sa
      capitale l’ambassade de la RASD (République arabe sahraouie démocratique), un
      Etat reconnu par des dizaines de pays et qui se trouve être membre fondateur de
      l’Union africaine.

      Un regroupement continental qui ne reconnaît que les frontières héritées du
      colonialisme et qui traite, depuis le début des années 1960 jusqu’à nos jours,
      l’affaire du Sahara occidental comme une question de décolonisation. Quant au
      Maroc dont personne ne s’est hasardé à reconnaître la prétendue souveraineté sur
      cette terre, il a bel et bien fait la guerre à un Etat, car la RASD a été
      proclamée en temps opportun, ne laissant aucun vide juridique au moment de
      l’abandon territorial par l’Espagne et son Tercio.

      Ses fils qui ont eu l’honneur par le passé de dominer un large pan du monde
      arabe occidental, y compris le Maroc et l’Andalousie, vont-ils s’amuser à
      réclamer aujourd’hui ces territoires au nom de l’histoire ? Et même si cela
      était, peut-on remettre aujourd’hui en cause les frontières héritées de la
      période coloniale et créer ainsi un précédent qui risque d’embraser tout un
      continent ? L’autodétermination qu’on a accepté pour notre propre cas comme
      passage à l’indépendance est un droit reconnu, imprescriptible pour tous les
      peuples.

      La région gagnerait à voir ce droit rapidement appliqué à l’un de ses peuples.
      La région doit savoir que c’est là la seule manière de fermer ce dossier pour
      ouvrir celui, plus exaltant, de l’union et de la construction. En tout cas, les
      peuples de la région ont jusque-là appelé chacun par son nom et n’ont jamais
      confondu le Maroc avec la «Saguia El-Hamra oua Ouadi Edhahab».

      Il savent probablement aussi que le vénérable Maë El-Aïnine n’a jamais figuré
      dans l’état civil marocain.

      ------------>
      http://www.latribune-online.com/2809/chroniques.htm

      Le Maroc dans le désarroi

      Mardi 28 septembre 2004

      Par Abdelkrim Ghezali

      La presse marocaine, dans le sillage du palais royal et conformément au contenu
      du mémorandum que l’Etat marocain a adressé au secrétaire général de l’ONU, s’en
      prend avec une virulence et une bassesse inégalées à l’Algérie.Ce mémorandum,
      qui a déclenché de façon parallèle la haine d’une presse aveuglée par son
      chauvinisme sectaire pour voir les contradictions de la thèse marocaine, qui se
      réfère à la définition de «puissance d’occupation», l’interprétant à sa manière,
      fait fi des implications politiques sur les positions mêmes du Maroc vis-à-vis
      de la question palestinienne car les arguments du Maroc sont les mêmes que ceux
      d’Israël et ceux du régime de l’apartheid et même de la France lorsqu’elle a
      occupé l’Algérie.Pour le Maroc, le Sahara occidental n’est pas occupé parce
      qu’il n’y a pas d’Etat dans ces territoires et qu’il n’y a pas de guerre avec un
      Etat. Selon cette logique même, Israël n’occupe pas la Palestine parce que, en
      1948, il n’y avait d’Etat dans ces territoires et que les fondateurs de l’Etat
      hébreu n’avaient pas engagé une guerre contre un Etat mais contre des nomades.
      Cette même logique, le Maroc aurait dû l’appliquer au Koweït lorsqu’il a été
      envahi par le régime de Saddam puisque l’Etat du Koweït n’a existé que par la
      grâce de la Grande-Bretagne en 1961 et que Saddam ne faisait que revendiquer une
      pseudo souveraineté sur des territoires qui ont toujours été le prolongement
      naturel de la Mésopotamie. Mieux encore, la logique expansionniste du Maroc a
      déjà tracé les frontières oniriques du Royaume alaouite qui vont au Sud jusqu’au
      fleuve Sénégal et à l’Ouest jusqu’à une bonne partie de l’Oranie, de la Saoura
      et du Mouggar que le sang des Algériens avait irrigué tout au long de
      l’occupation coloniale. Mais le palais royal oublie hypocritement Seuta et
      Mélila, situées au cœur du royaume et occupées par une puissance étrangère. Ce
      qui explique d’ailleurs les tentations de Zapatero et son ministre des Affaires
      étrangères de se défaire des positions de l’Espagne sur le Sahara occidental et
      dont elle reconnaît pourtant le droit à l’autodétermination. L’autre ineptie
      contenue dans le mémorandum réside dans la concession faite par le Maroc à la
      Mauritanie lorsque le Royaume alaouite avait accepté en 1974 de partager «ses
      territoires» dont il revendique aujourd’hui «la marocanité depuis des
      millénaires», avec le régime de Mokhtar Ould Dada. Enfin, le Maroc crie à qui
      veut l’entendre qu’il est favorable à une solution pour le Sahara occidental
      même «consensuelle». Avec qui un consensus doit s’établir sur le Sahara
      occidental ? Avec le Polisario ? Avec l’Algérie ? Avec l’ONU ou avec ces trois
      parties ? Les arguments fallacieux du Maroc voilent mal son désarroi face à une
      dynamique d’autodétermination inéluctable qu’il sait inévitable. La lecture des
      termes du mémorandum qui n’apporte aucun élément nouveau à un dossier connu
      révèle en fait un désappointement manifeste des autorités et de la presse
      marocaines par le retour de l’Algérie sur la scène internationale et son
      redéploiement diplomatique en faveur des causes justes, qu’elles soient au
      Maghreb, en Afrique centrale, au Moyen-Orient, au Sud-Est asiatique ou en
      Amérique latine. Il n’est un secret pour personne que l’Algérie soutient le
      Polisario, reconnaît la RASD et ne changera pas sa position de principe
      aujourd’hui alors qu’elle n’a pas cédé d’un iota devant la pression marocaine à
      travers ses manipulations des terroristes algériens durant les années où l’Etat
      algérien s’était affaibli. Le Maroc, qui reste un pays important dans la région
      et qui reste l’un des piliers du Maghreb, doit comprendre toutefois que
      l’Algérie, son Etat et ses principes sont forgés par cent trente ans de
      résistance à l’occupation, par sept ans et demi de sacrifices humains et par
      cinquante ans d’engagement en faveur du droit des peuples à l’autodétermination.
      C’est le Maroc qui a organisé une «marche verte» pour «peupler la partie intra
      muros du Sahara occidental» en prévision d’un référendum qui lui serait
      favorable. Aujourd’hui il reproche au représentant du peuple sahraoui de déjouer
      ses plans expansionnistes. Qui est le bouffon du roi, la presse marocaine ou la
      communauté internationale ?

      --------------->
      http://www.lexpressiondz.com/T20040928/ZA4-0.htm

      DANS UN MÉMORANDUM ADRESSÉ À L’ONU
      Le Maroc «avoue» son échec
      28 septembre 2004 - Page : 3

      Nouveau revirement du royaume chérifien en ce qui concerne le Sahara occidental.


      Après avoir soutenu durant des années que le règlement du conflit est
      exclusivement du ressort de l’Algérie et du Maroc, voilà que Sa Majesté le roi
      Mohammed VI adresse une «missive» à l’ONU pour dénoncer ce qu’il appelle
      «l’implication directe d’Alger dans le conflit du Sahara occidental».
      L’Algérie a beau expliquer à son voisin marocain, par le biais notamment du
      ministre des Affaires étrangères, M.Abdelaziz Belkhadem, que le conflit du
      Sahara occidental relève de la responsabilité de l’ONU, Rabat n’en démord pas et
      revient à chaque fois à la charge en accusant Alger d’être derrière le Front
      Polisario. Pourtant, le président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, a
      été très clair là-dessus lors de son discours à l’ONU à l’occasion de la
      dernière assemblée des Nations unies.
      «L’ONU a, depuis longtemps, clairement établi que le Sahara occidental était un
      territoire non autonome relevant de la résolution 1514. Le plan de paix
      unanimement accepté par le Conseil de sécurité prévoit un cadre de règlement
      juste et définitif à travers le libre exercice par le peuple sahraoui de son
      droit inaliénable à l’autodétermination». La mise au point du chef de l’Etat
      face aux élucubrations cycliques du roi du Maroc était on ne peut plus claire.
      Moins d’une semaine après la déclaration du président Bouteflika, le Maroc
      récidive. Dans un «mémorandum» adressé à l’ONU et rendu public, dimanche à
      Rabat, Mohammed VI élargit davantage le fossé entre les deux voisins affirmant
      dans le document transmis à Kofi Annan que «l’implication de l’Algérie dans la
      question du Sahara a pris des formes multiples et variées allant de l’engagement
      militaire aux manquements au droit international humanitaire en passant par
      l’appui financier et logistique et la mobilisation et l’encadrement
      diplomatiques». D’après ce rapport adressé au secrétaire général de l’ONU, daté
      du 24 septembre et largement diffusé par l’agence marocaine de presse MAP, «le
      Front Polisario est une invention de l’Algérie qui exerce sur ce mouvement armé
      une tutelle revendiquant l’indépendance du Sahara occidental». Encore une fois,
      Mohammed VI n’a pas raté l’occasion de jeter l’anathème sur l’Algérie qui
      pourtant n’a de cesse d’appeler depuis 1974 son voisin de l’Ouest d’appliquer
      les résolutions de l’ONU et de juste se conformer aux accords passés avec la
      communauté internationale, notamment celui de Houston en 1990. Pourtant, lors de
      la visite du représentant spécial de Kofi Annan, Alvaro de Soto au Maroc, après
      la spectaculaire démission de James Baker, le souverain marocain, le roi
      Mohammed VI, a pour la première fois laissé entendre en filigrane que la
      question du Sahara n’est pas «interne» au royaume, suggérant ainsi un règlement
      du conflit dans le cadre des Nations unies. Il ne fut pourtant rien, le Maroc
      s’acharne contre l’Algérie puisque le mémorandum n’est ni plus ni moins qu’un
      véritable réquisitoire dressé contre notre pays. «L’Algérie s’est attachée
      depuis 1973 à contrarier systématiquement le parachèvement de l’intégrité
      territoriale du royaume. Et comme le ridicule ne tue pas, les rédacteurs du
      document adressé à M. Annan, se sont même permis des leçons d’histoire qui
      attestent que le Sahara fait partie intégrante du royaume depuis des temps
      immémoriaux».
      Ainsi, d’après le long exposé de Rabat, le «statut du Maroc vis-à-vis du Sahara
      occidental n’est pas celui d’un Etat étranger ou d’une puissance occupante.
      C’est juste une récupération de l’ensemble de son territoire national après le
      recouvrement de son indépendance en 1956». Il est clair, maintenant, que le
      Maroc continuera à narguer la communauté internationale.
      Ses positions versatiles au sujet du Sahara occidental ne risquent pas de
      changer malgré les pressions internationales et la reconnaissance du Front
      Polisario par presque toute la planète.
      Mohammed VI devrait doublement réfléchir et revoir sa «stratégie» qui consiste
      jusqu’ici à dire une chose et faire son contraire.
      Le royaume devrait plutôt s’occuper des graves problèmes économiques que
      traverse le Maroc, au lieu d’orchestrer systématiquement des campagnes de
      dénigrement et de calomnies contre son voisin Alger. Car, peut-on rester
      indéfiniment en marge de la communauté internationale à l’ère de la
      mondialisation?
      En se conformant enfin aux résolutions de l’ONU s’agissant du droit à
      l’autodétermination du peuple sahraoui, le roi ne sera que plus respecté par
      toutes les nations, en mettant ainsi fin à un conflit qui n’a que trop duré.

      Zahir MEHDAOUI

      ------------->
      http://www.lexpressiondz.com/T20040928/ZA4-21.htm

      Rabat perd pied
      28 septembre 2004 - Page : 3

      Perdant de plus en plus pied dans l’affaire du Sahara occidental, le Maroc a,
      sans surprise, pris pour cible l’Algérie.


      Dans un long mémorandum envoyé au Conseil de sécurité de l’ONU, Rabat, dans un
      ultime forcing, tente de justifier son occupation du territoire du Sahara
      occidental - dossier de longue date considéré comme un problème de
      décolonisation par les Nations unies - en imputant à l’Algérie, pour ne pas
      changer, le blocage dont est l’objet le dossier sahraoui. Ainsi, dans ce
      mémorandum, Rabat affirme que «l’implication de l’Algérie dans la question du
      Sahara occidental a pris des formes multiples et variées : engagement militaire,
      appuis financier et logistique, mobilisation et encadrement diplomatiques». La
      totale! Le soutien de l’Algérie au Front Polisario n’a jamais été clandestin et
      entre dans la logique même de la diplomatie algérienne qui a fait du soutien aux
      mouvements de libération en Afrique, en Asie et en Amérique latine l’un des axes
      de sa politique étrangère. De fait, Alger n’a pas fait plus pour le Polisario
      qu’elle n’en a fait pour d’autres pays et mouvements se trouvant dans la même
      situation.
      En réalité, le Maroc a été assommé par la reconnaissance de la Rasd (République
      arabe sahraouie démocratique) par l’Afrique du Sud. Rabat a paniqué devant
      l’effritement continu de sa position sur la question sahraouie et a perdu
      quelque peu la mesure des choses sur une question relevant des instances
      onusiennes depuis maintenant quarante ans. Ce dossier est, comme chacun sait,
      pris en charge par le Conseil de sécurité de l’ONU depuis 1964, époque où ce
      territoire était encore sous la colonisation espagnole. Dans ce mémorandum,
      Rabat, déniant le qualificatif de «puissance occupante», affirme que «le concept
      de la puissance coloniale, selon la convention de Genève de 1949, s’entend d’un
      Etat qui occupe partiellement ou totalement le territoire d’un autre Etat (...).
      Or, ce concept n’a aucune relation avec le Sahara où il n’y a eu ni guerre avec
      un autre Etat, ni occupation du territoire de ce dernier».
      Or, le Maroc fait une lecture à tout le moins biaisée de la Convention de Genève
      et selon laquelle, en revanche, Rabat est bel et bien une puissance occupante du
      territoire sahraoui qui, s’il n’était pas un Etat au moment des faits (marche
      verte de 1975), avait néanmoins un peuple qui à cette même époque luttait contre
      l’occupation espagnole. Le combat de ce peuple pour sa libération était déjà,
      aux yeux des lois internationales, un référent suffisant de l’existence de ce
      peuple et de sa différence avec la partie qui tente de l’annexer et d’annexer
      son territoire comme l’a fait le Maroc en 1975. Donc, aux yeux du droit
      international le Maroc est bien une puissance occupante, principe que conforte
      l’avis pertinent rendu en 1964, -à la demande du Conseil de sécurité-, par la
      Cour internationale de Justice de La Haye (CIJ), laquelle a pu établir qu’il n’y
      avait aucun lien de souveraineté ou d’allégeance entre les peuples du territoire
      du Rio de Oro et de Saguiat El Hamra (nom officiel du Sahara occidental) et le
      royaume chérifien.
      De fait, tout au long de ces années, Rabat a vainement essayé de convaincre la
      communauté internationale que la question du Sahara occidental était un problème
      bilatéral entre le Maroc et l’Algérie, s’opposant par là même à une intervention
      plus appropriée des Nations unies, qui n’ont cessé, tout au long de ces années,
      de recommander l’organisation d’un référendum donnant au peuple sahraoui le
      droit de se prononcer dans la clarté et la transparence sur son devenir. Rabat
      argue encore de «son engagement pour une solution politique qui préserve sa
      souveraineté et son intégrité territoriale et qui permet aux populations de
      gérer directement et démocratiquement leurs affaires locales».
      Or, si solution politique il y a, elle ne peut se faire que dans le cadre de
      négociations entre Rabat et le Front Polisario d’une part, la mise en oeuvre des
      résolutions des Nations unies et, singulièrement, l’application de l’accord
      d’Houston cosigné par les deux parties belligérantes - le Maroc et le Front
      Polisario - d’autre part. En fait, le Maroc a très mal pris autant la
      reconnaissance de la Rasd par Pretoria, que le fait que cette question commence
      à susciter de l’intérêt parmi l’intelligentsia arabe jusque-là mal informée sur
      ses tenants et aboutissants ou moins disposée à l’égard de ce dossier. En
      voulant, contre toute évidence, réduire le conflit maroco-sahraoui à un
      antagonisme entre Alger et Rabat, le Maroc a ainsi fait fausse route, échouant
      en fait à accréditer la réalité d’un conflit algéro-marocain sur la Sahara
      occidental. Rabat est encore le seul à estimer «obsolète» et «inapplicable» un
      référendum au Sahara occidental. Ce qui n’est pas l’avis du Conseil de sécurité
      qui a renouvelé, en avril dernier, son soutien total au plan Baker devant
      justement aboutir, au bout d’une période de cinq ans, à l’organisation d’un
      référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, conformément à la
      définition que fait l’ONU des territoires colonisés. Ce qui, à l’évidence, est
      le cas du Sahara occidental.

      Karim MOHSEN

      ------------->
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=29216

      L’Afrique du sud bouscule les espoirs du Maroc
      échec au roi

      Par Hassan Moali

      Faute d’arguments diplomatiques pour contrer la position de Pretoria, le royaume
      fait diversion.

      La “sortie” diplomatique du royaume chérifien, qui a poussé un énième coup de
      gueule contre l’Algérie, largement relayée du reste par la presse de Sa Majesté,
      n’est pas tout à fait surprenante. Elle dénote, cependant, d’une soudaine montée
      d’adrénaline chez nos voisins de l’Ouest qui ne supportent plus l’attachement
      indéfectible de l’Algérie à la légalité internationale dans le règlement du
      dossier du Sahara occidental. En l’occurrence, le ton du fameux mémorandum
      marocain adressé le 24 de ce mois au conseil de sécurité dégage un fort
      ressentiment vis-à-vis d’Alger, coupable d’avoir appelé un chat un chat, en
      estampillant expressément le conflit maroco-sahraoui de “problème de
      décolonisation”.
      Mais cette position déjà très connue de l’Algérie ne semble pas être le vrai
      détonateur. Sans le souligner officiellement, les dirigeants du royaume semblent
      terriblement affectés par la reconnaissance de la république sahraouie par
      l’Afrique du Sud. Le pays de Thabo Mbeki, qui figure parmi les géants du
      continent, grâce à son influence, est capable à lui seul d’entraîner dans son
      sillage beaucoup de pays africains pour reconnaître au front Polisario son droit
      inaliénable à l’autodétermination. Et cette réalité, le Maroc est loin de
      l’ignorer compte tenu du poids géostratégique et diplomatique de l’Afrique du
      Sud au sein de l’union africaine, mais aussi dans le concert des nations.
      Mohammed VI et ses collaborateurs savent qu’ils venaient de subir un camouflet
      diplomatique via la position du pays de Mandela. Et pour eux, les choses sont
      claires : c’est Alger qui a été derrière la reconnaissance par Pretoria de la
      république sahraouie. D’ailleurs, la salve de dénonciations débitée par les
      médias marocains a ciblé prioritairement l’Algérie. Cette campagne haineuse lève
      le voile sur la vulnérabilité du royaume qui voit ses certitudes sérieusement
      bousculées devant les exigences du droit international, mais aussi des
      aspirations des peuples à disposer d’eux-mêmes.
      Le Maroc a plus que jamais peur devant le repli et le tarissement inexorable de
      ses soutiens traditionnels. En effet, préoccupées beaucoup plus par la lutte
      mondiale contre le terrorisme, les capitales occidentales, à l’image des USA et
      de la France, ne semblent plus vouloir servir d’escabeau à sa Majesté dans son
      entreprise visant à garder par la force le territoire sahraoui. Le retournement
      de situation au sein du gouvernement espagnol est, à cet égard, significatif.
      Le premier ministre, Zapatero, qui a tenté un temps de jouer dans la cour du roi
      contrairement à son prédécesseur, s’est vite rendu compte qu’il ne pouvait aller
      à contresens de la volonté de son peuple qui n’a jamais caché son soutien à la
      cause sahraouie. Et le fameux axe Rabat-Paris-Madrid n’a duré que le temps des
      visites des trois responsables en Algérie et au Maroc. Mieux encore, l’Espagne
      est en passe de rallier la France à sa thèse, désormais favorable au plan
      onusien de James Baker. Autant dire que la diplomatie marocaine se trouve en
      très mauvaise posture dans un contexte international où le conflit sahraoui
      n’emballe pas grand monde.
      Et les ennuis du royaume ne s’arrêteront pas là. Les observateurs s’attendent à
      une autre grosse “mauvaise” surprise en provenance de Lagos.
      Le Nigeria, dit-on, est sur le point d’emboîter le pas à l’Afrique du sud dans
      le cycle des reconnaissances de la république sahraouie. Et connaissant
      l’influence de ce pays pétrolier au sein de l’UA, avec l’Afrique du Sud et
      l’Algérie, il est loisible de deviner la position très inconfortable du Maroc.
      C’est, en effet, une perspective qui effraye au plus haut point Rabat qui voit
      ses thèses battues en brèche en Afrique et au sein du conseil de sécurité.
      Ce pays aura du mal à défendre le bien-fondé de sa position face une prise de
      conscience internationale de plus en plus accrue. Et pour dénoncer ce tableau
      sombre qui pointe à l’horizon, il fallait bien trouver un bouc émissaire pour
      noyer son chagrin. L’Algérie est bien sûr la cible privilégiée.

      --------------->
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=29215

      Le palais, la classe politique, les médias
      Maroc : tirs groupés sur l’Algérie

      Par Abdelkamel K.

      En réaction aux positions internationales, désormais plus favorables à
      l’autodétermination du peuple sahraoui, le souverain alaouite n’hésite pas à
      désigner Alger comme responsable de sa faillite diplomatique.

      Mohammed VI accuse directement l’Algérie d’être la principale cause de blocage
      du dossier sahraoui. Sans fournir la moindre preuve concrète dans sa diatribe,
      le roi du Maroc affirme dans un mémorandum adressé le 24 de ce mois au Conseil
      de sécurité et diffusé, hier, par l’agence MAP, que “l’implication de l’Algérie
      dans la question du Sahara occidental a pris des formes multiples et variées
      allant de l’engagement militaire aux manquements au droit international
      humanitaire en passant par l’appui financier et logistique et la mobilisation de
      l’encadrement diplomatique”.
      Rabat cherche coûte que coûte à démontrer qu’Alger est “partie prenante” dans
      cette affaire du Sahara occidental. Mohammed VI estime que la contribution
      apportée par la diplomatie algérienne dans la perspective d’un règlement de ce
      différend dans ses nombreuses étapes montre que l’Algérie “n’agit pas comme un
      simple membre des Nations unies, soucieux du respect des principes de la
      charte”. Basant son argumentaire sur des passages des précédentes résolutions
      onusiennes, en prenant le soin de couper les phrases là où il faut avec
      l’habileté d’un censeur, le souverain chérifien fait endosser à notre pays toute
      la responsabilité du non-règlement du dossier.
      L’absurdité de la thèse royale ne semble pas avoir de bornes. En effet, dans ce
      rapport qualifié de “document officiel au Conseil de sécurité”, le Maroc rejette
      le qualificatif de “puissance occupante” utilisé par le président Abdelaziz
      Bouteflika dans sa lettre à Kofi Annan en juillet dernier. Le roi s’insurge
      contre l’utilisation de ce concept qu’il juge “erroné et n’ayant aucune relation
      avec le Sahara” où selon lui, il “n’y a eu ni guerre avec un autre État, ni
      occupation du territoire de ce dernier”. L’on se demande alors dans quelles
      circonstances le Front Polisario a fait prisonniers plusieurs milliers de
      soldats des forces armées royales marocaines, dont plusieurs centaines ont été
      récemment libérées à l’appel de nombreuses monarchies du Golfe, notamment le
      Qatar et les Émirats arabes unis.
      Quant à l’histoire du Sahara occidental, le mémorandum ne laisse planer aucun
      doute sur sa “marocanité”, en affirmant qu’il “fait partie intégrante du royaume
      depuis des temps immémoriaux”. Le plan de paix de James Baker qui “réintroduit
      l’idée de référendum” est perçu au palais de Skhirat comme une menace, car il
      prévoit “une période de transition porteuse de tous les dangers pour la quiétude
      des populations locales, la sécurité et la stabilité des États de la région”.
      Excellant dans l’art de maintenir le flou total, le Maroc réitère son
      “engagement pour une solution politique qui préserve sa souveraineté et son
      intégrité territoriale et qui permet aux populations de gérer directement et
      démocratiquement leurs affaires sociales”.
      C’est là une manière de rappeler à la communauté internationale le refus
      catégorique de Rabat d’accepter de tenir un référendum auquel le Front Polisario
      appelle de tous ses vœux. Sur ce point, la position marocaine est des plus
      inexplicables. En effet, alors que les Marocains transférés sur ce territoire
      depuis la Marche verte annoncée le 16 octobre 1975 par le défunt roi Hassan II,
      représentent plus du triple des Sahraouis recensés par la Minurso et ayant le
      droit de voter, soit près de 300 000 contre 80 000, le palais royal ne veut pas
      entendre parler de référendum.
      Tout indique que la confiance ne règne pas entre le roi et ses “sujets”. Dans ce
      genre de situation, la solution pour Rabat est dans la fuite en avant, quitte à
      défendre l’indéfendable.
      En tout état de cause, la monarchie alaouite demeure fidèle à ses positions
      antérieures consistant à tout mettre sur le dos de l’Algérie, même quand il
      s’agit de taire des contestations internes n’ayant rien à voir avec le Sahara
      occidental.

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      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=29214

      L’enfer, c’est les autres

      Par Ghania Khelifi

      En s’obstinant à cultiver le modèle colonialiste, le Maroc y perdra sa
      crédibilité et les intérêts d’ordre économique ou géopolitique.

      Le Maroc rame encore une fois à contre-courant de l’Histoire. Dans son
      mémorandum à l’Onu, le royaume s’émeut d’être traité par l’Algérie et bien
      d’autres États d’ailleurs de “puissance occupante”. Non ! s’indigne le régime de
      Rabat, les Sahraouis sont des sujets consentants et heureux. Sauf que le royaume
      n’explique pas la farouche détermination de ce peuple à vivre libre et souverain
      ni pour quelle raison il s’est doté de moyens de lutte, pour défendre sa cause.
      L’Algérie est accusée de soutenir le Polisario réduit au rang de mouvement armé
      qui revendique l’indépendance du Sahara occidental. L’astuce est usée jusqu’à la
      corde depuis des siècles par les envahisseurs. Le colonisé est toujours la
      victime d’agitation extérieure ou de groupuscules “fellaghas”, “terroristes”,
      “voisins ennemis” et bien d’autres épouvantails pratiques. De ce côté-ci de la
      frontière, on sait toutes les ressources du lexique colonialiste. Pourtant, il
      est surprenant que le monarque marocain que l’on présentait comme moderniste en
      soit acculé à cette stratégie de diversion pour escamoter son problème
      répertorié par les instances et le droit internationaux comme un dossier, certes
      l’un des derniers, de décolonisation. Le discours marocain rappelle un peu celui
      des Israéliens qui invoquent les “temps immémoriaux” de leur présence en
      Palestine pour justifier leur répression de tout un peuple. La légitimité par la
      mythologie est toujours pulvérisée, pourtant, par la percée inexorable de la
      volonté populaire de liberté. En s’obstinant à cultiver le modèle colonialiste,
      le Maroc y perdra sa crédibilité et les intérêts d’ordre économique ou
      géopolitique.
      L’état de guerre permanent permet évidemment au régime de maintenir le pays sous
      pression, de contenir toutes les contestations en mobilisant les populations
      face à la menace de l’ennemi extérieur, en l’occurrence l’Algérie, mais les
      contextes régional et international condamnent déjà Rabat à l’essoufflement. À
      ce moment, il devra se résoudre à négocier avec une certaine RASD, République
      arabe sahraouie démocratique.



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