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Media francophones/Sélection de presse du 7-III-2007

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  • Carlos Ruiz Miguel
    *****INTIFADA SAHRAOUI***** http://www.arso.org/intifada2005.htm ****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l INTIFADA 2005****
    Mensaje 1 de 1 , 7 mar 2007
      *****INTIFADA SAHRAOUI*****
      http://www.arso.org/intifada2005.htm

      ****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
      http://www.arso.org/intifadalistpris.htm

      *****NOUVEAU: LE MUR DE LA HONTE: LE SITE WEB ESSENTIEL********
      http://www.murominassahara.8m.com/



      S O M M A I R E

      1. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-CRIMES DU MAKHZEN CONTRE L'HUMANITÉ-DÉSINFORMATION DU
      MAKHZEN
      - SPS: Le juge Garzon va enquêter sur les "crimes" commis par le Maroc au Sahara
      Occidental depuis 1975
      - EL WATAN: Le juge Garzon va enquêter sur les crimes marocains
      - EL WATAN: Entre autonomie et génocide
      - EL MOUDJAHID: Le juge Garzon va enquêter sur les «crimes» commis par le Maroc
      depuis 1975
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN: LA JUSTICE ESPAGNOLE OUVRE LE DOSSIER: Enquête sur un
      génocide au Sahara Occidental
      - AFP/LE MONDE/LE JEUNE INDÉPENDANT: Sahara occidental: le parquet espagnol
      demande une instruction pour génocide
      - AFP/LE MONDE: Sahara occidental/plainte: le Maroc est un "Etat de droit"
      (Driss Jettou)
      - BAYANE AL-YOUM: Plainte judiciaire en Espagne contre de hauts responsables
      marocains
      - AUJOURD'HUI LE MAROC: Garzon dément les gesticulations d’El Mundo

      2. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-MAROC-LA TRAHISON
      - AFP/LE MONDE: Sahara occidental: l'Espagne accueille avec intérêt le plan
      d'autonomie (déclaration commune)
      - MAP/LE MATIN: Madrid a accueilli "avec intérêt" la proposition d'autonomie
      (déclaration commune)
      - MAP: Zapatero souligne la position "constructive" de madrid pour "contribuer à
      la recherche d'un grand accord entre les parties"
      - LIBÉRATION.MA: José luis Zapatero, lors d’une conférence de presse à Rabat: Le
      "projet" d’<autonomie> au Sahara, une "plate-forme pour le dialogue"
      - WANADOO.MA: Sahara: Madrid "apprécie" les efforts de Rabat pour une solution
      - LE MATIN: Rabat et Madrid sur la meme longueur d'ondes. le Roi offre un
      déjeuner en l'honneur du chef du gouvernement espagnol. Les accords conclus
      - MAP/LE MATIN: Les deux pays confirment leur attachement à la paix, la sécurité
      et le progrès dans la région
      - MAP/LE MATIN: Driss Jettou : des liens féconds
      - L'ÉCONOMISTE (6-III-2007): Maroc/Espagne: L’heure des grands bilans: Les
      échanges commerciaux en bonne progression/Lutte contre le terrorisme,
      l’émigration clandestine… une coopération exemplaire/Seul point de friction: Le
      dossier du Sahara
      - L'OPINION: VIII-ème session de la réunion de haut niveau maroco-espagnole.
      Accords de coopération dans les domaines de l’énergie, de la justice, de
      l’emploi et de l’émigration
      - MAP/AL BAYANE: Un partenariat stratégique
      - MAP: La rencontre de Rabat a "renforcé le climat de confiance" entre les deux
      pays (Zapatero)
      - AL BAYANE: Appui de l¹Espagne au Maroc
      - LIBÉRATION.MA: Fathallah Oualalou s'entretient avec son homologue espagnol. Le
      Maroc, principal marché africain pour les exportations espagnoles
      - L'ÉCONOMISTE: Maroc-Espagne: Six conventions signées
      - AFP: Zapatero - Jettou : les échanges commerciaux ont dominé les entretiens

      3. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-MAROC-CÉCITÉ ALGERIENNE
      - EL MOUDJAHID: Zapatero: «Madrid prête à soutenir une solution du conflit du
      Sahara occidental sous l’égide des Nations unies»
      - LIBERTÉ: Conflit sahraoui. Coup dur pour le plan marocain d’<autonomie>

      4. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-UE-MAROC-SPOLIATION DES RICHESSES
      NATURELLES
      - LE MATIN: Accord de pêche Maroc-UE. La commission européenne satisfaite
      - MAP/LE MATIN: Vers la ratification de l'accord avec l'UE
      - LA VÉRITÉ (No. 288): Pêche baisse de 18% des tonnages des captures en 2006:
      Vers un retour de l'Ue sans pillage

      5. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS
      - LE MATIN: El Aaiun - "développement". Investissement de 3 MMDH

      6. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS-FANTAISIES DU LOBBY JOURNALISTE PRO
      MAROCAIN EN CÔTE D'ÎVOIRE
      - MAP: "Provinces du sud": Des ""villes clés en main"" surgies des dunes, écrit
      un journal ivoirien

      7. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-COMÉDIE DU MAKHZEN
      - LIBÉRATION.MA: Entretien avec Mohamed Mrini membre du Bureau politique du
      parti USFP
      - MAP/LIBÉRATON.MA: Khalihenna s'entretient avec une délégation du "First Step
      Forum"
      - LIBERTÉ: IL A ÉTÉ LANCÉ PAR LE ROYAUME CHÉRIFIEN. Le faux site Internet des
      Sahraouis

      8. SAHARA OCCIDENTAL-VIETNAM-MAROC-COMÉDIE DU MAKHZEN
      - AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA : Des représentants de partis politiques font la
      promotion du "projet" d'<autonomie> à Hanoï.

      9. SAHARA OCCIDENTAL-ARABIE SAOUDITE-MAROC-RETROUVAILLES DES TYRANS
      - L'ÉCONOMISTE: Deux émissaires de Mohamed VI à Ryad [AVEC NOTE]


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      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

      NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
      http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
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      1. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-CRIMES DU MAKHZEN CONTRE L'HUMANITÉ-DÉSINFORMATION DU
      MAKHZEN
      http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/03/sps-070307-2.html

      Le juge Garzon va enquêter sur les "crimes" commis par le Maroc au Sahara
      Occidental depuis 1975


      Madrid, 07/03/2007 (SPS) Le ministère public de l’Audience nationale, la plus
      haute instance pénale en Espagne, a demandé au célèbre juge Baltasar Garzon
      d’enquêter sur les accusations de "crimes internationaux" commis par "32
      dirigeants et militaires marocains" au Sahara Occidental depuis 1975, date de
      l'occupation de ce territoire par le Maroc, a rapporté mardi le quotidien
      espagnol El Mundo, cité par l'APS.

      Ces accusations sont contenues dans une plainte qui avait été présentée le 14
      septembre dernier à la haute juridiction par un collectif d’associations
      espagnoles de défense des droits de l’homme.

      Cette demande d’enquête fait suite à l’avis favorable à l’admission de la
      plainte émis par le ministère public, a précisé le journal.

      Consécutivement à cet avis, le juge Garzon a demandé à la partie plaignante
      d’identifier les crimes imputés à chaque dirigeant et militaire marocain objet
      de l’action en justice.

      Lors de la présentation de la plainte, Me Manuel Ollé Sesé, avocat au barreau de
      Madrid, président de l’Association de défense des droits de l’homme d’Espagne
      (APDHE), avait déclaré que les crimes internationaux mentionnés dans la plainte
      portent sur des actes de "génocide, torture, disparitions forcées de personnes,
      séquestrations, assassinats et blessures".

      "Dans la plainte sont relatées, en détail, les circonstances dans lesquelles ont
      été perpétrés ces actes, comment 40.000 sahraouis avaient dû fuir leur pays,
      comment ils étaient séquestrés, torturés, parfois jetés depuis des hélicoptères
      dans le vide, comment d’innombrables crimes étaient commis contre eux et tous
      les actes relevant du génocide", avait-il précisé. (SPS)


      020/090/700 071125 MAR 07 SPS

      ---------->
      http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=62575

      Le juge Garzon va enquêter sur les crimes marocains


      La question du Sahara-Occidental a connu hier un développement aussi important
      qu’inattendu. Mais en tout état de cause, il y a, sans le moindre doute,
      l’effet de la pression de très nombreuses organisations non gouvernementales
      (ONG) sahraouies et mondiales.

      C’est en ce sens qu’il faut interpréter la décision du ministère public de
      l’Audience nationale. La plus haute instance pénale en Espagne a, en effet,
      demandé au célèbre juge Baltasar Garzon d’enquêter sur les accusations de «
      crimes internationaux » commis par « 32 dirigeants et militaires marocains » au
      Sahara-Occidental depuis 1975, date de l’invasion suivie de l’occupation de ce
      territoire par le Maroc. C’est ce que rapportait hier le quotidien espagnol El
      Mundo. Ces accusations sont contenues dans une plainte qui avait été présentée
      le 14 septembre dernier à la haute juridiction par un collectif d’associations
      espagnoles de défense des droits de l’homme. Cette demande d’enquête fait suite
      à l’avis favorable à l’admission de la plainte émise par le ministère public, a
      précisé le journal. Consécutivement à cet avis, le juge Garzon a demandé à la
      partie plaignante d’identifier les crimes imputés à chaque dirigeant et
      militaire marocain, objet de l’action en justice.

      Lors de la présentation de la plainte, Me Manuel Ollé Sesé, avocat au barreau de
      Madrid, président de l’Association de défense des droits de l’homme d’Espagne
      (APDHE), avait déclaré que les crimes internationaux mentionnés dans la plainte
      portent sur des actes de « génocide, torture, disparitions forcées de personnes,
      séquestrations, assassinats et blessures ».

      « Dans la plainte, sont relatées, en détail, les circonstances dans lesquelles
      ont été perpétrés ces actes, comment 40 000 Sahraouis avaient dû fuir leur
      pays, comment ils étaient séquestrés, torturés, parfois jetés depuis des
      hélicoptères dans le vide, comment d’innombrables crimes étaient commis contre
      eux et tous les actes relevant du génocide », avait-il précisé.

      Ainsi donc, le combat des militants sahraouis des droits de l’homme ne sera pas
      vain. Il a été salué par différentes instances internationales comme le
      Parlement européen, et la plupart des organisations de défense des droits de
      l’homme.

      Une question sur laquelle justement était interpellé le chef du gouvernement
      espagnol à l’occasion de sa visite au Maroc. Et selon une première lecture des
      déclarations faites durant son séjour, M. Zapatéro donne l’impression de ne pas
      avoir dit aux Marocains ce que ces derniers voulaient entendre. En d’autres
      termes, un soutien sans réserve à leur plan qui vise à perpétuer l’occupation
      par leur pays du Sahara-Occidental. L’Espagne, a-t-il dit, « apprécie les
      efforts déployés par le Maroc pour relancer le processus qui devrait aboutir à
      une solution définitive et durable à la question du Sahara-Occidental, qui soit
      acceptée par toutes les parties dans le respect de la légalité internationale ».
      Les termes sont bien pesés aussi bien pour la solution préconisée qui doit être
      agréée par les parties au conflit, que sa conformité avec la légalité
      internationale, jusque-là incarnée par l’ONU qui se heurte au blocage marocain
      pour appliquer son propre plan. Ce qui signifierait un rejet pur et simple du
      plan marocain, déclaré nul et non avenu par le Front Polisario.


      T. Hocine

      ---------->
      http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=62594

      Entre autonomie et génocide


      Au moment où le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero
      distribuait hier de bons points au Maroc à propos de son énième 'projet'
      d’<autonomie> qu’il propose pour le règlement du dossier sahraoui, le parquet
      de l’Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a demandé au
      juge Baltasar Garzon d’instruire une plainte déposée contre 32 responsables
      marocains pour génocide au Sahara occidental.

      Des sources judiciaires espagnoles ont en effet confirmé hier les révélation
      faites par le quotidien El Mundo selon lesquelles le parquet de l’Audience
      nationale jugeait cette plainte recevable en raison « du principe de
      juridiction universelle reconnu en Espagne ». Cette information tombe ainsi
      comme un cheveu sur la soupe pour les autorités marocaines qui s’apprêtent à «
      vendre » le 'projet' d’<autonomie> via un intense lobbying diplomatique et à
      grand renfort médiatique. Une affaire qui ne manquera pas de jeter la suspicion
      sur le 'projet' de Sa Majesté du fait qu’elle exhume un passif pas très glorieux
      des anciens serviteurs du royaume dans les territoires occupés du Sahara. Ce «
      génocide » dont parlent les plaignants vient appuyer les pratiques de l’armée
      marocaine dans les territoires occupés du Sahara, que les ONG internationales
      ont de tout temps dénoncées, et relayer les râles de ce peuple auxquels
      l’establishment américain, français et même espagnol oppose une sourde oreille.

      Zapatero qui achevait hier une visite officielle au Maroc ne pensait pas si bien
      décrire une situation au Sahara qui, d’après lui, « n’est bonne pour personne ».
      Pour ce faire, il propose de « trouver une solution définitive » au conflit. Une
      solution que tous les partenaires appellent de leurs vœux, mais dont les voies «
      d’accès » semblent pour l’heure bouchées aussi longtemps que la finalité de ce
      conflit n’est pas partagée par tous les partenaires.

      Si les Sahraouis à travers leur représentant légitime, le Polisario, restent
      attachés à la solution onusienne qui passe par un référendum
      d’autodétermination, au même titre que l’Algérie, le Maroc, lui, n’envisage le
      dénouement que dans l’optique d’une « marocanisation » du Sahara. Le
      référendum, dont le principe a été pourtant accepté par le défunt Hassan II et
      son ex-bras droit Driss Basri, ne devrait servir, selon Rabat, qu’à légitimer
      l’annexion de ce territoire au Maroc moyennant une autonomie. Une « solution »
      rejetée et par le Polisario et par l’Algérie en ce qu’elle enterre la
      résolution de l’ONU et le plan Baker qui évoquent explicitement un référendum
      d’autodétermination. Devant ce « vice de forme », le Maroc sous l’impulsion de
      la France et de l’Espagne tente d’intégrer l’Algérie comme partie prenante du
      conflit en proposant un dialogue trilatéral.

      Une idée qui a été rejetée par Alger qui maintient sa position que le conflit
      est bilatéral et doit être traité conformément à la légalité internationale.

      Hier, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre
      marocain Driss Jettou, Zapatero a estimé que « le plan d’autonomie marocain a
      été conçu dans le but de rétablir les négociations directes entre les parties
      concernées dans le cadre de l’ONU ». Autrement dit, le Premier ministre
      espagnol appuie subtilement le projet marocain avec cette précision qu’il
      fallait amener Alger à souscrire à la démarche. Son homologue Driss Jettou n’a
      d’ailleurs pas manqué de le féliciter pour l’attitude « responsable et
      constructive » de l’Espagne qui contribuerait d’après lui « à la recherche d’un
      accord entre les parties ».


      Hassan Moali

      ---------->
      http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/03/06/5042852

      Le juge Garzon va enquêter sur les «crimes» commis par le Maroc
      depuis 1975

      Par : EL MOUDJAHID
      Le : mardi 06 mars 2007


      Le ministère public de l’Audience nationale, la plus haute instance pénale en
      Espagne, a demandé au célèbre juge Baltazar Garzon d’enquêter sur les
      accusations de "crimes internationaux" commis par "32 dirigeants et militaires
      marocains" au Sahara occidental depuis 1975, date de l’occupation de ce
      territoire par le Maroc, a rapporté hier le quotidien espagnol El Mundo. Ces
      accusations sont contenues dans une plainte qui avait été présentée le 14
      septembre dernier à la haute juridiction par un collectif d’associations
      espagnoles de défense des droits de l’homme. Cette demande d’enquête, fait
      suite à l’avis favorable à l’admission de la plainte émis par le ministère
      public, a précisé le journal. Consécutivement à cet avis, le juge Garzon a
      demandé à la partie plaignante d’identifier les crimes imputés à chaque
      dirigeant et militaire marocain objet de l’action en justice.

      Lors de la présentation de la plainte, Me Manuel Ollé Sesé, avocat au barreau de
      Madrid, président de l’Association de défense des droits de l’homme d’Espagne
      (APDHE), avait déclaré que les crimes internationaux mentionnés dans la plainte
      portent sur des actes de "génocide, torture, disparitions forcées de personnes,
      séquestrations, assassinats et blessures".
      "Dans la plainte sont relatées, en détail, les circonstances dans lesquelles ont
      été perpétrés ces actes, comment 40.000 Sahraouis avaient dû fuir leur pays,
      comment ils étaient séquestrés, torturés, parfois jetés depuis des hélicoptères
      dans le vide, comment d’innombrables crimes étaient commis contre eux et tous
      les actes relevant du génocide", avait-il précisé.

      ----------->
      http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=3548

      LA JUSTICE ESPAGNOLE OUVRE LE DOSSIER: Enquête sur un génocide au Sahara
      Occidental

      par Hamid Guemache


      La justice espagnole s'invite dans le conflit au Sahara Occidental. Le parquet
      de l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a demandé au
      juge Baltasar Garzon d'instruire une plainte pour génocide déposée contre 32
      responsables marocains pour génocide au Sahara Occidental, a-t-on indiqué mardi
      de source judiciaire.

      Cette source a confirmé à l'AFP des informations du quotidien El Mundo selon
      lesquelles le parquet de l'Audience nationale jugeait cette plainte recevable
      en raison du principe de juridiction universelle reconnu en Espagne. Le journal
      El Mundo (centre-droit) a publié cette information le jour d'un sommet
      gouvernemental hispano-marocain à Rabat, où a notamment été évoquée une
      proposition marocaine de plan d'autonomie pour le Sahara Occidental. La source
      judiciaire interrogée par l'AFP a précisé que la plainte évoquée par le journal
      avait été déposée en septembre et que l'avis du parquet remontait au 5 décembre.
      Le juge Garzon n'a pas encore décidé s'il allait instruire cette plainte qui
      vise 32 anciens responsables sécuritaires marocains, dont l'ancien ministre de
      l'Intérieur, Driss Basri, homme fort du règne du défunt roi Hassan II.

      Il a demandé aux associations espagnoles proches des Sahraouis qui ont déposé
      cette plainte de préciser leurs griefs avant de se prononcer. Il n'a pas à ce
      jour reçu de réponse, a-t-on ajouté de même source. Les plaignants dénoncent
      l'existence depuis 1975, année de l'annexion du Sahara Occidental par le Maroc,
      d'»un plan systématique d'élimination du peuple sahraoui mis en oeuvre de
      manière organisée et hiérarchisée». Ils affirment que «plusieurs milliers de
      Sahraouis» ont disparu lors de la guerre d'invasion du Sahara Occidental par le
      Maroc et après l'annexion de cette ancienne colonie espagnole en 1975. La
      plainte déposée à Madrid recense les noms de 206 de ces personnes disparues
      entre 1975 et 1980.

      Lors de la présentation de la plainte, Me Manuel Ollé Sesé, avocat au barreau de
      Madrid, président de l'Association de défense des droits de l'homme d'Espagne
      (APDHE), avait déclaré que les crimes internationaux mentionnés dans la plainte
      portent sur des actes de «génocide, torture, disparitions forcées de personnes,
      séquestrations, assassinats et blessures». «Dans la plainte sont relatées, en
      détail, les circonstances dans lesquelles ont été perpétrés ces actes, comment
      40.000 Sahraouis avaient dû fuir leur pays, comment ils étaient séquestrés,
      torturés, parfois jetés depuis des hélicoptères dans le vide, comment
      d'innombrables crimes étaient commis contre eux et tous les actes relevant du
      génocide», avait-il précisé. Si le célèbre juge espagnol instruit l'affaire, ce
      sera une première qui va modifier considérablement les rapports de force dans la
      région en faveur du Polisario. Le mouvement sahraoui a toujours accusé Rabat de
      violer les droits de l'homme au Sahara Occidental. Du coup, c'est toute la
      politique de colonisation marocaine qui va se retrouver derrière le box des
      accusés.

      En plus, les responsables marocains ne sont pas accusés de simples délits, mais
      de génocide, ce qui est extrêmement grave pour l'image du Royaume. Un tel
      procès va ruiner les efforts du Royaume de Mohammed VI d'asseoir son pouvoir
      sur le Sahara Occidental et peser lourdement dans les relations entre Madrid et
      Rabat, au moment où le plan marocain pour l'autonomie du Sahara Occidental
      semble obtenir le soutien du gouvernement espagnol. En visite à Rabat, le
      Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, a déclaré que son pays
      «apprécie» les efforts du Maroc pour une solution au conflit au Sahara
      Occidental. La décision du parquet espagnol de demander une instruction pour
      génocide contre 32 anciens hauts responsables marocains tombe mal pour Mohammed
      VI. Le Maroc doit présenter son plan d'autonomie du Sahara Occidental en avril
      au Conseil de sécurité de l'ONU. Le Polisario l'a déjà qualifié de «nul et non
      avenu».

      ----------->
      http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30017139@7-60,0.html
      http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=29534

      Sahara occidental: le parquet espagnol demande une instruction pour génocide

      06.03.07 | 18h14


      Le parquet de l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a
      demandé au juge Baltasar Garzon d'instruire une plainte pour génocide déposée
      contre 32 responsables marocains pour génocide au Sahara occidental, a-t-on
      indiqué mardi de source judiciaire.

      Cette source a confirmé des informations du quotidien El Mundo selon lesquelles
      le parquet de l'Audience nationale jugeait cette plainte recevable en raison du
      principe de juridiction universelle reconnu en Espagne.

      Le journal El Mundo (centre-droit) a publié cette information le jour d'un
      sommet gouvernemental hispano-marocain à Rabat, où a notamment été évoquée une
      proposition marocaine de plan d'autonomie pour le Sahara occidental.

      La source judiciaire interrogée par l'AFP a précisé que la plainte évoquée par
      le journal avait été déposée en septembre et que l'avis du parquet remontait au
      5 décembre.

      Le juge Garzon n'a pas encore décidé s'il allait instruire cette plainte qui
      vise 32 anciens responsables sécuritaires marocains, dont l'ancien ministre de
      l'Intérieur, Driss Basri, homme fort du règne du défunt roi Hassan II.

      Il a demandé aux associations espagnoles proches des indépendantistes sahraouis
      qui ont déposé cette plainte de préciser leurs griefs avant de se prononcer. Il
      n'a pas à ce jour reçu de réponse, a-t-on ajouté de même source.

      Les plaignants dénoncent l'existence depuis 1975, année de l'annexion du Sahara
      occidental par le Maroc, d'"un plan systématique d'élimination du peuple
      sahraoui mis en oeuvre de manière organisée et hiérarchisée".

      Ils affirment que "plusieurs milliers de Sahraouis" ont disparu lors de la
      "guerre d'invasion" du Sahara occidental par le Maroc et après l'annexion de
      cette ancienne colonie espagnole en 1975.

      La plainte déposée à Madrid recense les noms de 206 de ces personnes disparues
      entre 1975 et 1980.

      Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame l'indépendance du Sahara
      occidental et milite pour un référendum d'autodétermination que l'ONU peine à y
      organiser depuis 1992.

      Rabat propose un plan d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine qu'il
      doit présenter en avril au Conseil de sécurité de l'ONU.

      Le Polisario l'a déjà qualifié de "nul et non avenu".

      ----------->
      http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30018855@7-60,0.html

      Sahara occidental/plainte: le Maroc est un "Etat de droit" (Driss Jettou)

      06.03.07 | 19h42


      Le Maroc est un "Etat de droit", a déclaré mardi à Rabat le Premier ministre
      marocain, Driss Jettou en réaction à une plainte déposée à Madrid contre des
      responsables marocains pour "génocide" au Sahara occidental.

      "Le Maroc est un Etat de droit. Il respecte la loi. Nous défendons notre droit,
      notre territoire" avec un projet "important sur l'autonomie" qui "respecte la
      souveraineté marocaine", a déclaré Driss Jettou.

      Il répondait à une question d'une journaliste espagnole qui lui demandait son
      avis au sujet d'une liste de responsables, dont l'ancien ministre de
      l'Intérieur Driss Basri, cités dans cette plainte.

      Cette dernière, selon une source judiciaire espagnole à Madrid, a été déposée en
      septembre 2006 auprès de l'Audience nationale - la plus haute instance pénale -
      par des associations espagnoles qui soutiennent le front Polisario.

      Ce mouvement réclame l'indépendance du Sahara occidental avec le soutien de
      l'Algérie.

      "Le parquet de l'Audience nationale a demandé au juge Baltasar Garzon
      d'instruire une plainte pour génocide déposée contre 32 responsables marocains
      pour génocide au Sahara occidental", a indiqué la source judiciaire à Madrid.

      Le juge Garzon n'a pris "aucune décision", a souligné pour sa part une source
      proche de la délégation du président du gouvernement espagnol Jose Luis
      Rodriguez Zapatero en visite à Rabat.


      De son côté, l'Association le Sahara marocain a indiqué mardi à Rabat qu'elle
      compte aussi déposer une plainte auprès de l'Audience nationale, contre
      notamment des dirigeants du Front Polisario pour "atrocités commises contre les
      populations sahraouies".

      "Nous allons déposer prochainement une plainte contre l'Etat algérien et contre
      des responsables du Polisario dont certains vivent actuellement en Espagne pour
      les atrocités commises contre les populations sahraouies établies à Tindouf
      (sud-ouest algérien) ainsi qu'au Sahara occidental durant la guerre", a déclaré
      à l'AFP, Réda Taoujni président de l'Association Sahara marocain.


      La plainte des associations espagnoles a été révélée mardi par le journal El
      Mundo (centre-droite) au moment où se tenait à Rabat le 8e sommet
      hispano-marocain sous la présidence du président du gouvernement espagnol Jose
      Luis Rodriguez Zapatero et du Premier ministre, Driss Jettou.

      Les deux parties ont notamment évoqué à cette occasion une proposition marocaine
      sur l'<autonomie> pour le Sahara occidental.


      La plainte déposée à Madrid recense les noms de 206 de ces personnes disparues
      entre 1975 et 1980, selon les associations proche du Polisario.


      Ce dernier réclame l'indépendance du Sahara occidental et milite pour un
      référendum d'autodétermination que l'ONU n'est pas parvenu à organiser depuis
      1992 en raison de profondes divergences sur le corps électoral sahraoui.

      Rabat propose un plan d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine qu'il
      doit présenter en avril au Conseil de sécurité de l'ONU.

      Le Polisario l'a déjà rejeté.

      ------------>
      BAYANE AL-YOUM

      Plainte judiciaire en Espagne contre de hauts responsables marocains


      Plainte judiciaire en Espagne contre de hauts responsables marocains, que le
      juge Garçon pourrait convoquer : des associations saharaouies accusent Basri,
      Laanigri, El Kadiri, Bennani et Ben Hachem de violations des droits de l'homme.
      Le juge Garçon a décidé de poursuivre 32 hauts responsables marocains, suite à
      une plainte déposée par plusieurs associations des droits de l'homme espagnoles
      qui soutiennent les Sahraouis, a indiqué hier le quotidien El Mundo. Le Premier
      ministre Jettou a démenti avoir connaissance de cette information.

      ----------->
      http://www.aujourdhui.ma/nation-details52816.html

      Garzon dément les gesticulations d’El Mundo


      Les informations, rapportées par le quotidien espagnol El Mundo, selon
      lesquelles le juge Baltasar Garzon aurait engagé des poursuites contre des
      responsables marocains pour génocide ont été démenties par des sources
      judiciaires espagnoles.

      C’était prévisible. Depuis que les gouvernements marocain et espagnol ont
      annoncé la date de la tenue de la haute commission mixte, les observateurs
      avisés s’attendaient à des tentatives de la part de la droite aznarienne pour
      saboter les travaux de cette réunion stratégique ou, du moins, en envenimer le
      climat.
      Et ce fut le cas. Le quotidien El Mundo était au rendez-vous. Dans son édition
      d’hier, mardi 6 mars, ce journal a consacré deux articles et un édito à une
      information selon laquelle le juge de l’Audience nationale Baltasar Garzon
      aurait reçu des instructions du procureur général espagnol pour procéder à
      l’instruction d’une plainte pour génocide dans les provinces du Sud déposée
      contre 32 responsables marocains par des associations pro-Polisario à Madrid.

      Selon El Mundo, le juge Garzon aurait déjà engagé la procédure pénale et les
      démarches internationales pour convoquer et pouvoir entendre les responsables
      marocains concernés.
      Une information infondée qui a été immédiatement relayée par les agences de
      presse algérienne et polisarienne et reprise par les sites des associations
      proches des 'séparatistes' de Tindouf.
      Mais la rumeur n’a pas trop prospéré. Et les gesticulations d’El Mundo n’ont pas
      fait long feu. Une dépêche de l’agence de presse espagnole EFE a mis fin aux
      spéculations. Selon EFE, le juge Baltasar Garzon « n’a pas encore pris de
      décision » concernant la plainte présentée par lesdites associations contre de
      hauts responsables marocains pour de prétendues « disparitions de Sahraouis ».
      Les sources judiciaires citées par l’agence espagnole expliquent que le
      magistrat de l’Audience nationale n’a même pas encore reçu des associations
      pro-Polisario des informations précises sur les faits qu’elles disent reprocher
      aux 32 personnalités marocaines citées dans la plainte en question. Me Garzon a
      d’ailleurs officiellement saisi les plaignants pour leur demander des
      précisions sur leur requête. Une demande qui est restée sans suite puisque les
      plaignants ne se sont pas encore manifestés. Un fait qui s’explique par le
      non-fondé de leur requête.
      Il est d’ailleurs très clair que l’objectif de cette plainte n’était nullement
      d’aboutir à un vrai procès étant donné que ses initiateurs savaient
      pertinemment qu’elle n’avait aucune chance de prospérer. Mais, ce qu’ils
      cherchaient à faire, c’était uniquement l’utiliser à des fins de propagande. Et
      ce fut le cas, hier, mais cela n’a pas duré plus de deux heures. De la petite
      provocation. On s’attendait à mieux de la part des amis espagnols de Mohamed
      Abdelaziz.


      Le 7-3-2007
      Par : Omar DAHBI

      <--------------------------------->
      2. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-MAROC
      http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30019592@7-60,0.html

      Sahara occidental: l'Espagne accueille avec intérêt le plan d'<autonomie>
      (déclaration commune)

      06.03.07 | 20h38


      L'Espagne a accueilli avec "intérêt" la proposition marocaine d'autonomie au
      Sahara occidental, considérant qu'elle pourrait "déclencher une nouvelle
      dynamique de dialogue", selon une déclaration commune publiée après le 8ème
      sommet de coopération Hispano-marocain, qui s'est achevé mardi à Rabat.

      "La partie espagnole a accuelli la proposition marocaine avec intérêt et
      considère qu'elle pourrait déclencher une nouvelle dynamique de dialogue pour
      surmonter l'impasse actuelle et de progresser sur cette base pour parvenir à un
      résolution de ce différend qui assure le principe de l'autodétermination", a
      précisé la déclaration commune.

      Madrid a ainsi exprimé un avis plus favorable au plan d'<autonomie> du Maroc en
      apportant un soutien mesuré et en marquant une évolution de sa position sur ce
      projet que Rabat compte remettre à l'ONU en avril, estiment des milieux
      politiques dans la capitale marocaine.

      Le Maroc et l'Espagne, ajoute la déclaration commune, "ont renouvelé leur
      engagement à trouver une solution politique juste, définitive et mutuellement
      acceptable dans le cadre des Nations unies" à la question du Sahara.

      "Il faut trouver une solution définitive" au conflit, a pour sa part déclaré le
      chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero lors d'une
      conférence de presse conjointe avec son homologue marocain, Driss Jettou.

      "Le plan d'autonomie marocain a été conçu dans le but de rétablir les
      négociations directes entre les parties concernées dans le cadre de l'ONU", a
      estimé M. Zapatero.

      Le 'projet' d'<autonomie> marocain a été rejeté par le Front Polisario qui
      réclame l'indépendance du Sahara occidental - avec le soutien de l'Algérie -
      depuis 1975, date à laquelle le Maroc a annexé cette ancienne colonie
      espagnole, le considérant comme partie intégrante de son territoire.

      ------------->
      http://www.map.ma/fr/sections/boite2/maroc-espagne-sahara/view
      http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=sahar&id=70630

      Madrid a accueilli "avec intérêt" la proposition d'autonomie
      (déclaration commune)


      Rabat, 06/03/07-L'Espagne a accueilli "avec intérêt" la proposition d'autonomie
      pour le Sahara et "considère qu'elle pourrait déclencher une nouvelle dynamique
      de dialogue", lit-on dans une déclaration commune rendue publique, mardi à
      Rabat, au terme de la réunion de Haut niveau maroco-espagnole.

      "La partie espagnole a accueilli cette proposition avec intérêt et considère
      qu'elle pourrait déclencher une nouvelle dynamique de dialogue pour surmonter
      l'impasse actuelle et progresser sur cette base pour parvenir à une résolution
      de ce différend qui assure le principe de l'autodétermination", indique la
      déclaration.

      Le Maroc et l'Espagne, ajoute le texte, "ont renouvelé leur engagement à trouver
      une solution politique juste, définitive et mutuellement acceptable dans le
      cadre des Nations Unies" à la question du Sahara.

      La déclaration précise que le Maroc a exposé à la partie espagnole les grandes
      lignes de la proposition d'autonomie que le Royaume entend présenter
      prochainement.


      Dernière modification 06/03/2007 17:41

      --------->
      http://www.map.ma/fr/sections/boite2/sahara___m._zapatero/view

      Zapatero souligne la position "constructive" de madrid pour "contribuer à la
      recherche d'un grand accord entre les parties"


      Madrid, 07/03/07 - Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez
      Zapatero a insisté, mercredi, sur la position "constructive" de son
      gouvernement pour "contribuer activement à la recherche d'un grand accord entre
      les parties au conflit" au Sahara.

      M. Zapatero, qui intervenait devant le Sénat espagnol au lendemain de sa visite
      à Rabat, a indiqué qu'après "toute cette trajectoire <sans accords> [NOTE:
      ZAPATERO IGNORE LE PLAN DE PAIX ET LES ACCORDS DE HOUSTON!], sans que les
      représentants de l'ONU puissent réaliser des avancées entre les parties, le
      Maroc a présenté une nouvelle initiative, à formaliser devant l'ONU, que le
      gouvernement (espagnol) voit avec intérêt, parce qu'elle peut ouvrir la voie au
      dialogue et à un accord définitif".

      La position du gouvernement espagnol à cet égard s'articule autour de deux
      principes : "un accord entre <toutes> les parties, parce que sans accord il n'y
      a pas de solution, et le respect de la légalité internationale et des
      résolutions de l'ONU", a-t-il fait savoir.

      Le gouvernement espagnol est convaincu de "la nécessité d'un grand accord" entre
      les parties à la recherche duquel il compte "contribuer activement".

      La position du gouvernement espagnol est "chaque jour plus constructive", a
      insisté M. Zapatero, c'est pourquoi l'Espagne, "avec responsabilité et un sens
      de l'Histoire, observera une position constructive de recherche d'un accord",
      parce qu'une solution au Sahara est importante pour "le futur de tout le
      Maghreb".

      Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue marocain M. Driss
      Jettou, Zapatero avait lancé, mardi à Rabat au terme de la 8ème réunion de haut
      niveau entre les deux pays, un "appel à toutes les parties directement
      concernées pour qu'elles relancent le dialogue et les négociations".

      Le chef du gouvernement espagnol avait également indiqué que son pays a
      "accueilli avec intérêt" l'initiative du Maroc de présenter le plan d'autonomie
      à l'ONU, un plan qui doit servir de "voie pour relancer le dialogue entre toutes
      les parties afin de parvenir a un accord définitif respectant les principes des
      Nations-Unies".


      Dernière modification 07/03/2007 13:26.

      ----------->
      http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=18279

      José luis Zapatero, lors d’une conférence de presse à Rabat: Le "projet"
      d’<autonomie> au Sahara, une "plate-forme pour le dialogue"


      «Le plan d’<autonomie> proposé par le Maroc constitue une 'plate-forme' pour
      l’ouverture d’un 'dialogue direct' entre les différentes parties concernées par
      ce dossier. L’Espagne est disposée à user de tous ses instruments diplomatiques
      pour organiser une rencontre directe entre ces parties sous l’égide de l’ONU
      afin d’arriver à une solution définitive à ce conflit ».

      C’est en ces termes que le président du gouvernement espagnol José Louis
      Zapatero s’est exprimé hier à l’issue de la haute réunion mixte
      maroco-espagnole qui s’est tenue à Rabat. Une réunion qui insuffle une nouvelle
      dynamique aux relations maroco-espagnoles et pose un nouveau jalon vers le
      renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays. « La présence au
      Maroc d’une délégation de haut niveau atteste de l’engagement de l’Espagne et de
      la priorité qu’il accorde au bon voisinage avec le Maroc», a souligné de son
      côté le Premier ministre Driss Jettou. Si les questions politiques, nationales
      et internationales, ont accaparé une bonne partie des discussions, les deux
      délégations ont passé en revue les dossiers qui lient les deux pays, ayant
      trait notamment à la coopération économique, culturelle, anti-terroriste ou
      migratoire.

      Les deux responsables se sont félicités du progrès réalisé dans le domaine de la
      lutte contre l’immigration clandestine. Un progrès qui s’est soldé par une
      baisse de 60% du flux migratoire illégal. Dans ce cadre, José Zapatero a
      indiqué que le nombre de travailleurs marocains saisonniers en Espagne a été de
      1871 en 2006 et de 5000 durant les deux premiers mois de 2007. Alors que les
      travailleurs fixes se sont élevés à 500 en 2006 et à 447 pendant les deux
      premiers mois de cette année. « Nous sommes pour plus d’égalité et moins
      d’illégalité », a-t-il ajouté.

      Dans le domaine culturel, Driss Jettou a annoncé la prochaine création d’une
      université espagnole à Tétouan. « Un terrain de 100 hectares a été affecté à ce
      projet qui sera entériné vers la fin du mois d’avril », a-t-il dit.
      La coopération économique entre le Maroc et l’Espagne s’est trouvée renforcée à
      l’issue de cette réunion marquée par la signature de cinq conventions de
      coopération dont deux dans le domaine de l’énergie. Deux mémorandums d’entente
      ont ainsi porté sur des financements partiels des projets du parc éolien de
      Tanger et de la centrale thermo-solaire de Ain Béni Mathar. Deux conventions de
      financement seront conclues, à cet effet, entre l’Institut espagnol de Credito
      Oficial et l’Office national de l’électricité. Autre secteur, celui de
      l’emploi. Un mémorandum d’entente a été signé portant sur un appui
      institutionnel au ministère marocain de l’Emploi et de la Formation
      professionnelle. L’Agence espagnole de coopération internationale participera à
      son élaboration, financement et exécution de ce programme qui vise l’appui à la
      mise en place de l’observatoire de l’emploi, la formation des inspecteurs de
      travail et à la lutte contre le travail des enfants.

      Une convention-cadre de coopération entre l’Institut supérieur de la
      magistrature et le centre espagnol des études juridiques portant sur une durée
      de trois ans a été également signée. Elle porte sur l’échange d’informations et
      l’appui à la formation initiale et continue. Un autre accord concerne la
      coopération dans le domaine de la prévention de l’émigration illégale des
      mineurs non accompagnés. Les mesures prévues par cet accord portent notamment
      sur des projets de développement dans les régions d’origine de ces mineurs, la
      lutte contre les réseaux de trafic de personnes, l’assistance des mineurs
      marocains se trouvant sur le sol espagnol. Enfin, un dernier projet d’accord
      porte sur la mise à disposition d’un terrain pour la construction d’une école
      espagnole à Rabat.


      Amina SALHI

      --------->
      http://www.wanadoo.ma/wanadoo3/fr/infos_loisirs/news/detail.cfm?id_rub=2&id_article=2759

      Sahara: Madrid "apprécie" les efforts de Rabat pour une solution


      L'Espagne "apprécie" les efforts du Maroc pour une solution au conflit du
      Sahara, dans le respect de la légalité internationale, a déclaré le chef du
      gouvernement espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero lors d'un dîner offert en
      son honneur lundi soir à Rabat.

      M. Zapatero a réaffirmé la "neutralité" de son pays sur ce dossier alors que
      Rabat compte beaucoup sur Madrid - et également sur Paris - pour soutenir son
      plan d'autonomie qui sera présenté à l'ONU en avril prochain.
      "L'Espagne apprécie les efforts déployés par le Maroc pour relancer le processus
      qui devrait aboutir à une solution définitive et durable à la question du Sahara
      occidental, qui soit acceptée par toutes les parties dans le respect de la
      légalité internationale", a déclaré M. Zapatero lors du dîner offert en son
      honneur par le Premier ministre Driss Jettou.

      M. Jettou a évoqué lors du dîner les 'risques' d'"<instabilité> et de
      <balkanisation>" de cette région d'Afrique au cas où une "entité factice" s'y
      installerait, allusion à la République arabe sahraouie démocratique (RASD,
      autoproclamée en 1976 par le Front Polisario).
      "Le royaume du Maroc est déterminé à conjurer ces 'risques' à travers le statut
      d'<autonomie élargie> qui permettra aux habitants du Sahara de gérer leurs
      propres affaires, dans le cadre de la souveraineté, de l'unité et de
      l'<intégrité territoriale> du Maroc", a ajouté le Premier ministre marocain.


      Mis en ligne le 06 mars 2007)

      ---------->
      http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=coope&id=70619

      Rabat et Madrid sur la meme longueur d'ondes
      le Roi offre un déjeuner en l'honneur du chef du gouvernement espagnol


      Publié le : 06.03.2007 | 16h23


      Plusieurs accords bilatéraux ont été signés à l'occasion de la 8e session de la
      réunion de haut niveau

      Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et le Premier
      ministre Driss Jettou ont co-présidé, hier à Rabat, les travaux de la huitième
      session de la réunion de Haut niveau maroco-espagnole. Au menu : plusieurs
      dossiers d'une plus haute importance.

      Il s'agit en premier lieu de développer la coopération économique entre les deux
      pays. “ Les entreprises espagnoles sont présentes avec force au Maroc dans
      différents secteurs. Nous avons signé plusieurs conventions qui permettront de
      renforcer davantage la coopération économique”, affirme José Luis Rodriguez
      Zapatero, qui qualifie les relations entre les deux pays d'excellentes, à tous
      les niveaux, notamment en matière d'échanges commerciaux et d'investissements.

      Pour la seule année 2006, les échanges commerciaux avec l'Espagne ont représenté
      près de 15% des échanges extérieurs du Maroc et près du quart des échanges (24
      %) avec l'Union européenne. Ce sont des échanges équilibrés, puisque le taux de
      couverture a atteint cette année-là près de 97%, note Driss Jettou.
      En outre, plus du quart des investissements drainés en 2006 par le Maroc l'ont
      été en provenance de l'Espagne, notamment dans les secteurs de l'industrie, du
      tourisme et de l'immobilier.

      Aussi, estime le Premier ministre marocain aujourd'hui plus que jamais, les deux
      pays ont besoin d'instruments opérationnels pour renforcer la coopération
      financière bilatérale, comme le sont déjà les opérations de reconversion de la
      dette en investissements.


      **********
      Le chef du gouvernement espagnol se félicite de la ratification de l'accord de
      pêche. Pour lui le Maroc a ainsi donné un signal fort en matière de
      coopération. En parallèle, l'Espagne a annoncé la mise en place d'une ligne de
      crédit de 16 millions d'euros pour la restructuration de la flotte de la pêche
      maritime.
      ********


      “ Nous avons aussi parlé d'un projet ambitieux pour l'Afrique et l'Europe : la
      liaison ferroviaire fixe entre les deux rives du Détroit. Nous allons déployer
      beaucoup d'efforts pour faire aboutir ce projet ”, dit M. Jettou, optimiste.

      *********
      S'agissant du dossier du Sahara, José Luis Rodriguez Zapatero estime que
      l'Espagne appuiera toute solution acceptée par toutes les parties dans le
      respect de la légalité internationale et qui permettra de trouver une issue
      définitive à ce conflit.

      Il déclare que quand le 'projet' marocain d'<autonomie> sera présenté, il
      constituerait la base d'un dialogue pour la communauté internationale et pour
      les négociations directes entre les parties dans le cadre de l'ONU. “ Il faut
      trouver une solution dans les plus brefs délais pour mettre fin à ce problème
      qui dure depuis des années ”, annonce-t-il.
      **********

      Par ailleurs, le dossier de l'immigration a été largement discuté lors de cette
      rencontre de haut niveau. Le chef du gouvernement espagnol félicite le Maroc
      pour les efforts qu'il entreprend pour lutter contre l'immigration clandestine.

      Il affirme que des résultats probants ont été enregistrés au cours des dernières
      années grâce à un équilibre entre, d'un côté, l'aspect de sécurité et de
      contrôle au niveau des frontières et d'un autre côté, le volet de coopération
      qui offre aux Marocains une immigration légale grâce à des contrats de travail.
      “ 500.000 Marocains travaillent légalement en Espagne et bénéficient de tous
      leurs droits ”, indique-t-il.

      Driss Jettou signale, pour sa part, que la baisse “ spectaculaire ” du nombre
      des migrants illégaux en 2005 et 2006 est due aussi à la croissance économique
      et la baisse du taux de chômage que connaît le Royaume.

      A l'occasion de la réunion de haut niveau maroco-espagnole, les deux parties ont
      convenu d'adopter des mesures de prévention visant entre autres le développement
      social et économique des régions d'origine des mineurs non accompagnés, la lutte
      contre le réseau de trafic de personnes, la protection et l'assistance des
      mineurs marocains se trouvant sur le territoire espagnol et la facilitation de
      leur retour, ainsi que de leur insertion sociale.

      Les actions de prévention seront axées sur la sensibilisation des mineurs, leurs
      familles et la société, ainsi que sur des mesures de protection et des actions
      en matière de retour. Afin de faciliter les relations de partenariat dans ce
      domaine, un comité de suivi sera créé et se réunira une fois par an au Maroc et
      en Espagne.


      REPÈRES

      Les accords conclus :

      > Mémorandum d'entente entre le gouvernement du Maroc et celui d'Espagne sur le
      financement partiel d'un parc éolien à Tanger.
      > Mémorandum d'entente entre le gouvernement du Maroc et celui d'Espagne sur le
      financement partiel d'un projet de centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar.
      > Mémorandum d'entente de coopération entre le ministère de l'Emploi et de la
      Formation professionnelle du Maroc et le ministère du Travail et des Affaires
      sociales de l'Espagne.
      >Convention cadre de coopération entre les deux instituts des études judiciaires
      du Maroc et de l'Espagne.
      >Projet d'accord de mise à disposition d'un terrain pour la construction d'une
      école espagnole à Rabat.
      >Accord entre le Maroc et l'Espagne sur la coopération dans le domaine de
      prévention de l'émigration illégale de mineurs non accompagnés, leur protection
      et leur retour concerté.


      Mostafa Bentak | LE MATIN

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      http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=royal&id=70628

      Les deux pays confirment leur attachement à la paix, la sécurité et le progrès
      dans la région

      Publié le : 06.03.2007 | 20h57


      Au cours de leurs entretiens, S.M. le Roi et M. Zapatero procèdent à un échange
      approfondi sur les questions régionales et internationales et réitèrent leur
      volonté de renforcer leur concertation politique, économique et au plan humain
      et social.

      Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, accompagné de S.A.R. le
      Prince Moulay Rachid, a reçu, mardi au Palais Royal Dar Essalam à Rabat, Son
      Excellence Monsieur José Luis Rodriguez Zapatero, président du gouvernement
      espagnol, en visite au Maroc à l'occasion de la tenue de la VIIIe session de la
      réunion de haut niveau maroco-espagnole.

      A cette occasion, S.M. le Roi Mohammed VI et Son Excellence Monsieur José Luis
      Rodriguez Zapatero se sont félicités de l'évolution significative des relations
      entre les deux pays dans les différents volets de leur coopération. Les deux
      parties ont réitéré leur volonté d'approfondir l'ensemble des rapports
      bilatéraux, dans le cadre du partenariat stratégique qui unit les deux pays
      dans les domaines de la concertation politique, de la coopération économique et
      du développement humain et social.

      Sa Majesté le Roi et le président du gouvernement espagnol ont également procédé
      à un échange approfondi sur les questions régionales et internationales
      d'intérêt commun.
      Ils ont confirmé l'engagement ferme des deux pays à la paix, la sécurité et le
      progrès dans l'ensemble de la région.

      A cette occasion, le Souverain, accompagné de S.A.R. le Prince Moulay Rachid, a
      offert un déjeuner en l'honneur de son illustre hôte, auquel ont assisté, du
      côté espagnol, MM. Miguel Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères, et
      Alfredo Perez Rubalcaba, ministre de l'Intérieur. Ont également pris part à ce
      déjeuner MM. Driss Jettou, Premier ministre, Mohamed Benaïssa, ministre des
      Affaires étrangères et de la Coopération, Chakib Benmoussa, ministre de
      l'Intérieur et Taïeb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à
      la Coopération.

      A son arrivée au Palais Royal, le président du gouvernement espagnol a été
      accueilli par S.A.R. le Prince Moulay Rachid avant de passer en revue un
      détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs.


      | MAP

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      http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=1555

      Driss Jettou : des liens féconds

      Publié le : 06.03.2007 | 14h30


      Les liens entre le Maroc et l'Espagne n'ont jamais été aussi féconds
      qu'aujourd'hui, notamment et surtout sur le plan des échanges commerciaux et
      des projets et perspectives d'investissements, a affirmé, aujourd'hui à Rabat,
      le Premier ministre, Driss Jettou.

      M. Jettou qui intervenait lors de l'ouverture de la 8e Réunion de haut niveau
      maroco-espagnole, qu'il a coprésidée avec son homologue espagnol, José Luis
      Rodriguez Zapatero, a ajouté que pour la seule année 2006, les échanges
      commerciaux avec l'Espagne ont représenté près de 15% des échanges extérieurs
      du Maroc et près du quart des échanges (24%) avec l'Union européenne,
      soulignant que les flux des échanges ont été substantiels et quasiment
      équilibrés, puisque le taux de couverture a atteint cette année-là près de 97%.

      D'un autre côté, a-t-il poursuivi, plus du quart des investissements drainés en
      2006 par le Royaume (26,4%) l'ont été en provenance de l'Espagne, notamment
      dans les secteurs de l'industrie, du tourisme et de l'immobilier.

      Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé que près d un demi million de
      touristes espagnols ont visité le Maroc en 2006 (467.956), soit deux fois plus
      qu en 2003.

      "Nous avons aujourd'hui plus que jamais besoin d'instruments opérationnels pour
      notre coopération financière bilatérale, comme le sont déjà les opérations de
      reconversion de la dette en investissements", a ajouté M. Jettou qui a qualifié
      d'"éminemment positif" le bilan des relations entre les deux pays.

      Il s'est, en outre, réjoui de la qualité et de l'efficacité de la coopération
      opérationnelle entre le Maroc et l'Espagne face au phénomène de l'immigration
      illégale, une coopération dont les résultats "significatifs et tangibles sont
      désormais unanimement reconnus", a-t-il dit.

      "Le Maroc et l'Espagne ne peuvent, à ce titre, que se féliciter des avancées
      permises par la Conférence ministérielle euro-méditerranéenne sur la migration
      et le développement qui s'est tenue à Rabat en juillet 2006", a-t-il signalé.

      Le Comité de suivi de ladite conférence, appelé à se tenir à Madrid en mai 2007,
      a fait remarquer M. Jettou, devrait permettre d'aller de l'avant dans le
      traitement de cette question humaine, sensible et stratégique, au caractère
      structurel et régional de plus en plus marqué.

      Concernant les travaux de la huitième Réunion de haut niveau, le Premier
      ministre s est dit persuadé que celle-ci s'inscrira "comme un moment fort et un
      tournant qualitatif" dans le développement des relations bilatérales.

      La présence d'une importante délégation espagnole à l'occasion de cette réunion,
      a-t-il affirmé, témoigne de "la densité, de la qualité et de la sérénité qui
      caractérisent aujourd'hui la relation maroco-espagnole, une relation
      constructive et féconde, portée sur un avenir commun prometteur".


      | MAP

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      http://www.leconomiste.com/article.html?a=76689

      Maroc/Espagne: L’heure des grands bilans

      · Les échanges commerciaux en bonne progression

      · Lutte contre le terrorisme, l’émigration clandestine… une coopération
      exemplaire

      · Seul point de friction: Le dossier du Sahara


      La visite de Rosé Luis Rodriguez Zapatero au Maroc sera couronnée aujourd’hui
      mardi 6 mars par une audience royale. Le chef du gouvernement espagnol, à la
      tête d’une forte délégation, aura passé à Rabat moins de 24 heures, juste pour
      coprésider, avec Driss Jettou, la 8e réunion de haut niveau. L’ordre du jour
      est concentré. Dès son arrivée prévue hier en fin d’après-midi, il devait avoir
      un tête à tête avec son homologue marocain Driss Jettou. Au menu, l’examen des
      dossiers économiques et les échanges commerciaux. Au même moment, sont prévues
      des rencontres sectorielles des ministres espagnols avec leurs homologues
      marocains.
      Il est incontestable que cette rencontre, qui devait avoir lieu en septembre
      dernier, permettra de faire le bilan de la coopération bilatérale entamée
      depuis trois ans. Elle a été intense sur plusieurs plans.

      D’abord, économique. En effet, les chiffres des échanges commerciaux de l’année
      écoulée sont là pour le démontrer, indique Enrique Verdeguer, conseiller
      économique et commercial de l’ambassade d’Espagne à Rabat. Ainsi, les
      exportations espagnoles vers le Maroc ont enregistré une hausse de 14,9%, pour
      s’établir en volume à 2,56 milliards d’euros, soit plus de 28 milliards de DH.
      Quant aux exportations marocaines vers l’Espagne, elles ont progressé de 15,7%
      pour s’établir à 2,43 milliards d’euros, soit 26,7 milliards de DH.
      La balance commerciale est en faveur de l’Espagne à hauteur de 130 millions
      d’euros.

      Sur le registre de l’accord de pêche, le Maroc a donné un signal en ratifiant
      l’accord de pêche à la veille de la visite de Zapatero. Ainsi, les bateaux
      espagnols commenceront à opérer à partir d’avril prochain. Des questions
      techniques restent à régler d’ici là comme la puissance de la lumière à
      utiliser la nuit, la liste des bateaux qui seront contrôlés par le Maroc…
      De son côté, Madrid a annoncé la mise en place d’une ligne de crédit de 16
      millions d’euros, soit 176 millions de DH pour la restructuration de la flotte
      de la pêche artisanale. Cette ligne permettra la reconversion de 4.100 bateaux
      de pêche.

      Autre signal de Rabat en direction de Madrid: la libération de 52 prisonniers
      espagnols, la moitié de la population carcérale ibérique au Maroc, à l’occasion
      de la naissance de la princesse Lalla Khadija.

      La lutte contre le terrorisme, l’émigration clandestine, le trafic de drogue
      sont autant de dossiers sur lesquels la coopération est exemplaire. Les deux
      gouvernements ne cessent de le clamer haut et fort et avec des résultats
      concrets (cf. www.leconomiste.com).

      On ne manquera pas d’aborder le problème du rapatriement des mineurs, sans
      pouvoir parvenir, du moins dans l’immédiat, à un accord définitif.


      Cependant, une question centrale reste le seul point de friction entre les deux
      pays.
      En effet, le Plan d’autonomie dans les 'provinces du sud', qui dominera cette
      rencontre, ne plaît pas tout à fait à Madrid. L’accueil qui lui a été réservé à
      l’issue de la visite en Espagne de la délégation marocaine a été qualifié de
      «froid» dans le langage diplomatique. Autrement dit, Madrid développe une
      fixation sur le droit de l’autodétermination et demande de l’inclure dans le
      Plan et dans le cadre des Nations unies. Pourquoi se braquer sur ce dossier
      alors qu’aucun autre nuage n’apparaît à l’horizon, s’interroge un diplomate?
      Dans son calcul, Madrid ne veut pas fâcher Alger. D’ailleurs, une visite
      officielle du roi d’Espagne Juan Carlos est programmée en Algérie à partir de
      la semaine prochaine. Une manière de rassurer nos voisins de l’Est. Cette
      attitude à l’égard d’Alger est claire, même si elle va à l’encontre de la
      position affirmée par les capitales qui comptent dans le monde et qui ont été
      visitées par la délégation marocaine. Pour présenter le Plan d’autonomie à
      Paris, Washington, Londres ou ailleurs, l’initiative marocaine a été saluée.
      Même l’Union européenne, dont l’Espagne est membre, a loué les efforts de paix
      du Maroc dans le problème du Sahara. Le ministre allemand des Affaires
      étrangères, qui assure la présidence, a fait l’éloge de l’initiative marocaine
      visant à accomplir des efforts dans un conflit bloqué depuis de nombreuses
      années.


      Mohamed CHAOUI

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      http://www.lopinion.ma/spip.php?article15266

      VIII-ème session de la réunion de haut niveau maroco-espagnole
      Accords de coopération dans les domaines de l’énergie, de la justice, de
      l’emploi et de l’émigration
      "Un moment fort et un tournant qualitatif" dans le développement des relations
      bilatérales


      Le Maroc et l’Espagne ont signé, mardi à Rabat, à l’issue des travaux de la
      huitième réunion de Haut niveau tenue sous la co-présidence du Premier
      ministre, M. Driss Jettou, et du président du gouvernement espagnol, M. José
      Luis Rodriguez Zapatero, plusieurs accords de coopération portant notamment sur
      les domaines de l’énergie, de la justice, de l’emploi et de l’émigration.
      Il s’agit d’un mémorandum d’entente sur le financement partiel d’un parc éolien
      à Tanger, et d’un mémorandum d’entente sur le financement partiel d’un projet
      de centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar, qui ont été signés par le
      ministre des Finances et de la Privatisation, M. Fathallah Oualaalou et le
      ministre espagnol de l’Industrie, du tourisme et du commerce, M. Joan Clos.

      Un mémorandum d’entente de coopération entre le Ministère de l’Emploi et de la
      Formation professionnelle et le ministère espagnol du Travail et des affaires
      sociales a été signé également à cette occasion par Mustapha Mansouri,
      ministre, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et M. Caldera Sanchez
      Capitan, ministre espagnol du Travail et des affaires sociales.

      Les deux pays ont aussi conclu une convention cadre de coopération entre
      l’Institut supérieur de la Magistrature et le Centre des études juridiques
      espagnol, qui a été signée par M. Mohamed Bouzoubaâ, ministre de la Justice et
      son homologue espagnol, M. Mariano Fernandez Bermejo.

      Un projet d’accord relatif à la mise à disposition d’un terrain pour la
      construction d’une école espagnole à Rabat, a également été signé par M.
      Mohamed Benaissa, ministre des Affaires étrangères et de la coopération et son
      homologue espagnol, M. Miguel Angel Moratinos.

      Et enfin un accord portant sur la coopération dans le domaine de la prévention
      de l’émigration illégale des mineurs non accompagnés, leur protection et leur
      retour concerté a été signé par M. Abderrahim Harrouchi, ministre du
      Développement social, de la Famille et de la Solidarité et M. Caldera Sanchez
      Capitan, ministre espagnol du Travail et des affaires sociales.

      Intervenant lors de la séance d’ouverture de la VIII-ème session de la Réunion
      de haut niveau maroco-espagnole, M. Driss Jettou a affirmé que les liens entre
      le Maroc et l’Espagne n’ont jamais été aussi féconds qu’aujourd hui, notamment
      et surtout sur le plan des échanges commerciaux et des projets et perspectives
      d’investissements.

      M. Jettou a ajouté que pour la seule année 2006, les échanges commerciaux avec
      l’Espagne ont représenté près de 15 pc des échanges extérieurs du Maroc et près
      du quart des échanges (24 pc) avec l’Union européenne, soulignant que les flux
      des échanges ont été substantiels et quasiment équilibrés, puisque le taux de
      couverture a atteint cette année-là près de 97 pc.

      D’un autre côté, a-t-il poursuivi, plus du quart des investissements drainés en
      2006 par le Royaume (26,4 pc) l’ont été en provenance de l’Espagne, notamment
      dans les secteurs de l’industrie, du tourisme et de l’immobilier.

      Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé que près d’un demi million de
      touristes espagnols ont visité le Maroc en 2006 (467.956), soit deux fois plus
      qu en 2003.

      "Nous avons aujourd hui plus que jamais besoin d’instruments opérationnels pour
      notre coopération financière bilatérale, comme le sont déjà les opérations de
      reconversion de la dette en investissements" , a ajouté M. Jettou qui a
      qualifié d’"éminemment positif" le bilan des relations entre les deux pays.

      Il s’est en outre réjoui de la qualité et de l’efficacité de la coopération
      opérationnelle entre le Maroc et l’Espagne face au phénomène de l immigration
      illégale, une coopération dont les résultats significatifs et tangibles sont
      désormais unanimement reconnus, a-t-il dit.

      Le Maroc et l’Espagne ne peuvent, à ce titre, que se féliciter des avancées
      permises par la Conférence ministérielle euro-méditerranéenne sur la Migration
      et le Développement qui s’est tenue à Rabat en juillet 2006 , a-t-il signalé.

      Le comité de suivi de ladite conférence, appelé à se tenir à Madrid en mai 2007,
      a fait remarquer M.Jettou, devrait permettre d’aller de l’avant dans le
      traitement de cette question humaine, sensible et stratégique, au caractère
      structurel et régional de plus en plus marqué.

      Concernant les travaux de la Huitième réunion de Haut niveau, le Premier
      ministre s’est dit persuadé que celle-ci s’inscrira comme "un moment fort et un
      tournant qualitatif" dans le développement des relations bilatérales.

      La présence d’une importante délégation espagnole à l’occasion de cette réunion,
      a-t-il affirmé, témoigne de "la densité, de la qualité et de la sérénité qui
      caractérisent aujourd’hui la relation maroco-espagnole, une relation
      constructive et féconde, portée sur un avenir commun prometteur".

      De son côté, le président du Gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez
      Zapatero, a qualifié d’"exemplaire" la coopération du Maroc avec l’Espagne dans
      la lutte contre l’immigration clandestine.

      Intervenant lors de la séance d’ouverture M. Zapatero a indiqué que son pays "se
      félicite de la coopération exemplaire du Maroc dans la lutte contre la migration
      illégale et dans l’organisation de la migration régulière".

      Les résultats de cette coopération "efficace et positive sont éloquents", a-t-il
      dit, citant à cet égard la baisse de 60 pc des tentatives d’émigration
      clandestine vers l’Espagne en provenance du Maroc.

      M. Zapatero a par ailleurs salué, la contribution de la communauté marocaine
      établie en Espagne, estimée selon lui à 500.000 membres, dans le développement
      économique du pays d accueil.

      S’ agissant des relations bilatérales sur le plan économique, le président du
      Gouvernement espagnol a souligné que les échanges commerciaux ont connu une
      hausse de 20 pc en 2006, rappelant que le nombre des entreprises espagnoles
      installées au Maroc s’élève à plus de 1.000 unités.

      "Le Maroc et l’Espagne oeuvrent pour la promotion des liens de coopération
      culturelle, scientifique et technique", a ajouté M. Zapatero, formant le voeu
      de voir le projet d Université des deux Rois se réaliser, car, a-t-il dit, il
      s’agit "d’un signal fort" de la volonté des deux pays d’aller de l avant pour
      le renforcement de leurs liens historiques.

      Le responsable espagnol, qui s’est félicité du "climat d’amitié et de confiance"
      ayant marqué les travaux de la 8ème réunion de Haut niveau, a salué les efforts
      entrepris par SM le Roi Mohammed VI pour le développement du Maroc.

      M. Zapatero a par ailleurs réitéré le soutien "total" de l’Espagne à la demande
      du Maroc pour un statut avancé avec l’UE.


      Examen des moyens de renforcer la coopération entre les ministères de
      l’Intérieur des deux pays

      Dans le cadre des travaux de la 8-ème session de la Réunion de Haut niveau
      maroco-espagnole, le ministre de l’Intérieur, M. Chakib Benmoussa, et le
      ministre délégué à l’Intérieur, M. Fouad Ali El Himma, se sont réunis, lundi au
      siège du ministère de l’Intérieur, avec le ministre espagnol de l’Intérieur, M.
      Alfredo Pérez Rubalcaba.

      Cette réunion, qui s’est déroulée en présence des proches collaborateurs des
      ministres, a été consacrée à l’examen et à l’évaluation de la coopération entre
      les deux départements ainsi qu’à l’étude des mécanismes appropriés pour la
      renforcer davantage, indique un communiqué commun rendu public à l’issue de
      cette rencontre.

      Les ministres se sont félicités vivement de l’excellence de la coopération entre
      les services des deux ministères, notamment dans les domaines de la lutte contre
      le terrorisme, l’immigration clandestine et le trafic international illicite des
      stupéfiants.

      Evoquant les nouveaux défis en matière de terrorisme, ils ont procédé à une
      évaluation de l’état de la menace terroriste dans le bassin méditerranéen et
      dans la zone sahelo-saharienne, notamment suite aux dernières mutations
      organisationnelles et opérationnelles au sein des groupes terroristes.

      Dans ce cadre, ils ont réitéré leur volonté de consolider encore davantage la
      coopération dans ce domaine par un échange rapide, efficace et efficient de
      renseignements et d’expertise.

      Les ministres se sont félicités également de la coopération fructueuse en
      matière de lutte contre la drogue, coopération qui s’est soldée par
      d’importantes saisies de drogues et le démantèlement de réseaux de trafic
      illicite de stupéfiants.

      Concernant la lutte contre l’immigration clandestine, les responsables ont pris
      acte des avancées réalisées dans le cadre du groupe migratoire mixte
      maroco-espagnol, ainsi que les réalisations notables résultant de la
      collaboration entre les services des deux pays et qui se sont traduites par une
      baisse notable des tentatives d’immigration clandestine.

      Les ministres ont toutefois mis l’accent sur la nécessité de mener des
      concertations permanentes afin de favoriser l’immigration légale, conformément
      à l’esprit de la Déclaration de Rabat sur l’immigration et le Développement.

      Les discussions se sont déroulées dans un climat d’amitié et de confiance
      mutuelle qui traduit l’excellence des relations entre les deux pays en général
      et les deux ministères de l’Intérieur en particulier, souligne le communiqué.

      Dans une déclaration à la presse au terme de cette réunion, M. Benmoussa s’est
      félicité de l’"excellente qualité" de la coopération bilatérale en matière de
      lutte antiterroriste, de gestion de la question migratoire, de lutte contre le
      trafic des stupéfiants et de la coopération dans le domaine de la protection
      civile.

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